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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:57

La réunion secrète de Bouteflika

bouteflika

 

Abdelaziz Bouteflika a présidé, mercredi dernier au siège de la présidence, une importante réunion avec les plus hauts responsables de l’Etat. C’est ce que nous avons appris de source sûre.

Ont pris part à cette réunion, restreinte et hermétiquement tenue au secret, le président du Sénat Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le président du Conseil constitutionnel Boualem Bessaïeh et le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Belkhadem. Ce conclave a duré toute la journée, nous précise notre source. «Il n’y avait aucun ordre du jour préalable à cette réunion. Et puis, le président a l’habitude de convoquer ce genre de réunions pour consulter, se faire informer ou coordonner des actions. Il y a quelques semaines, il avait par exemple fait de même avec l’ensemble des responsables des services de sécurité, sans que cela soit rendu public.» Mais tout de même, le contexte ainsi que la nature des interlocuteurs de Bouteflika, cette fois, autorisent de légitimes interrogations. Car, en convoquant, ainsi, l’état-major des institutions nationales, en la présence de surcroît du président du Conseil constitutionnel, cela signifie que Bouteflika s’apprête à prendre quelques décisions d’importance. C’est d’autant plus plausible que, toujours selon notre source, Bouteflika a tenu une seconde réunion avec les mêmes responsables, moins Ouyahia, dès le lendemain, jeudi. Dans l’entourage des «Six», l’on avance plusieurs hypothèses. «Il a été question, bien sûr, de la situation générale du pays, de l’évolution de la situation en Libye aussi», croit savoir un proche de Belkhadem. Une autre source évoque, quant à elle, «la volonté de Bouteflika d’octroyer plus de prérogatives aux élus locaux à travers le nouveau code communal qui sera soumis dimanche à l’Assemblée». Ceci, tandis qu’une autre «indiscrétion», avance, elle, des hypothèses un peu plus «osées» : «Si le président convoque ces cinq hauts responsables de l’Etat, c’est qu’il prépare une décision majeure. Et dans ce cas, il ne pourrait s’agir que d’une élection législative ou peut-être aussi locale anticipée ou alors d’une révision de la Constitution.» Il faudrait d’ailleurs rappeler que la révision de la Constitution a été annoncée par Bouteflika lui-même, en 2008 puis en 2009. Après avoir éliminé, le 12 novembre 2008, l’article 74 de la Constitution qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux et qui l’empêchait de se présenter à la présidentielle d’avril 2009, Bouteflika s’était publiquement et à plusieurs reprises engagé à procéder, au cours de son actuel mandat, à une autre révision. «Une révision en profondeur », précisait-il en plus. Car, pour lui, l’actuelle Constitution ne détermine pas, de façon nette, la nature du régime en Algérie. «Nous ne sommes ni dans un régime présidentiel, ni dans un régime parlementaire», ne cesse-t-il de se plaindre, lui qui dispose pourtant de prérogatives d’un régime ultra-présidentiel ! Son projet, et c’est de notoriété publique, est d’accroître la prééminence de la fonction présidentielle sur l’ensemble des institutions institutions pour en faire la seule et exclusive source de pouvoir. Or, la conjoncture internationale qui a spectaculairement évolué en ce début 2011 rend plus que jamais improbables les tentations dictatoriales de cette nature. Est-il alors en train de chercher une formule «habillée», moins choquante en tout cas, pour faire avaler la pilule ?

Un conseil «d’urgence» sur l’emploi

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présidé, jeudi dernier, un très long conseil interministériel sur «la nouvelle politique de l’emploi», avons-nous appris de source gouvernementale. «Ce CIM s’était exclusivement penché sur la préparation de tous les textes d’application, très nombreux et nécessaires à la concrétisation des dernières mesures prises par le Conseil des ministre.» Des mesures qui impliquent en outre de très nombreux secteurs comme celui de l’emploi, mais aussi ceux de l’agriculture, de l’habitat, du tourisme, de la pêche, de l’industrie, de la PME PMI, etc. «C’était quasiment un conseil de gouvernement. Car, et en plus du nombre de secteurs que cela concerne, le gouvernement a été chargé de simplifier la procédure habituelle pour que l’ensemble des textes soient prêts à très court terme.» Il convient de préciser, en effet, qu’en temps ordinaire, une telle procédure prend six mois en moyenne.

Ouyahia convoque son conseil pour le 7 avril

Ahmed Ouyahia a convoqué la réunion du conseil national de son parti, le RND, pour les 7 et 8 avril prochain à Zéralda. Il convient de rappeler que la dernière session de ce conseil remonte au mois de mars 2010, date depuis laquelle Ouyahia ne s’était plus exprimé en public.

Source Le Soir d’Algérie Kamel Amarni

Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:52

Une nouvelle marche aujourd’hui à Alger

  Alger premier pas

 

Les marches sont maintenues pour poursuivre le combat pour le changement du système politique en Algérie.

Infatigable ! La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD tendance partis politiques) s’apprête à tenter, ce matin, de marcher à nouveau dans la capitale, Alger.

Malgré la répression féroce de ses actions et la propagande abjecte l’ayant ciblée depuis sa création, la CNCD se montre toujours déterminée à poursuivre son combat pour «le changement du système qui prend en otages l’Algérie et les Algériens depuis 1962».

En effet, l’organisation veut maintenir la pression sur le régime qui, après la tempête des deux derniers mois (janvier et février), revient à sa véritable nature en rejetant toute ouverture du champ politique. Pour cette nouvelle action, la CNCD décide de revenir à l’itinéraire initial qui a été retenu pour les marches du 12 et du 19 février dernier : de la place du 1er Mai vers la place des Martyrs.

La coordination pourra-t-elle marcher cette fois-ci ? Il suffit juste de voir le dispositif policier mis en place aux quatre coins de la capitale pour connaître la réponse. A l’instar des précédentes actions, cette marche sera sans nul doute interdite. Déployées depuis le début du mois de janvier dernier, des dizaines de véhicules de police n’ont jamais quitté les principales places d’Alger. Comme lors des dernières manifestations, la machine répressive sera renforcée dès les premières heures de la matinée pour empêcher tout rassemblement. Mais cette fois-ci, la police reçoit même l’instruction d’utiliser «la force légale» contre les manifestants. C’est le directeur général de la DGSN, Abdelghani Hamel, qui a donné, jeudi dernier, cet ordre à ses éléments. «En cas de besoin, les services de la police peuvent utiliser la force légale pour mettre un terme à des agissements illégaux», déclare-t-il lors d’une cérémonie organisée au niveau de l’Ecole supérieure de la police d’Alger. Outre la mobilisation des milliers de policiers, les autorités encouragent aussi des jeunes désœuvrés à utiliser la violence contre les manifestants.

Ces jeunes, rémunérés paraît-il par on ne sait qui, se baladaient avec des armes blanches et s’attaquaient aux marcheurs au vu et su des forces de l’ordre. L’un d’eux a même blessé à la main, samedi dernier à El Madania, le président du RCD, Saïd Sadi. Le comble !

L’agresseur n’a même pas été arrêté. Pourtant, au lieu de les livrer à de pseudos «jeunes des quartiers» – car la place du 1er Mai et la place des Martyrs appartiennent à tous les Algériens –, la police a pour mission de protéger aussi les manifestants.

En tous cas, il n’est pas exclu qu’aujourd’hui encore que les mêmes modes opératoires seront reconduits pour intimider ceux qui répondront présents à l’appel à la marche lancé par la CNCD. Parallèlement à la marche d’Alger, la coordination appelle aussi à l’organisation d’actions similaires dans d’autres wilayas à l’intérieur du pays.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:49

Images de fin du monde

Seisme-Japon-4.jpg

8,9 sur l’échelle de Richter. C’est la magnitude record du séisme qui a frappé, dans la matinée d’hier, le Japon. Il s’est produit à 24,4 km de profondeur, à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi. Un tsunami s’en est suivi,

provoqué à proximité de Sendai, avec des vagues atteignant

dix mètres de haut.

Le bilan, provisoire, faisait état, en fin d’après-midi d’hier, de «probablement plus de 1000 morts et de plusieurs centaines de disparus», estime l’agence Kyodo. Bilan appelé à s’alourdir, au vu de la rare violence du tremblement de terre et du raz-de-marée enregistrés. Les images transmises par les canaux du monde entier en témoignent.

Gratte-ciel tanguant par la force des secousses telluriques, maisons et immeubles effondrés tels des châteaux de cartes ou encore gigantesques crevasses sur les autoroutes gondolées.

Et cette vague géante déferlant à une vitesse vertigineuse, le tsunami a tout emporté sur son passage. La lame boueuse charriant voitures, bateaux, pans de murs et autres planches de bois a ainsi pénétré, à certains endroits, jusqu’à cinq kilomètres à l’intérieur des terres, détruisant tout. Des trains de passagers, deux pour l’heure, transportant des centaines de passagers, ont même été signalés disparus, ayant été submergés par le  tsunami. Plus de 80 incendies ont été signalés dans l’ensemble de la zone touchée, avec une dizaine seulement pour la capitale. Dans la région de Tokyo, une raffinerie de pétrole était en feu à Iichihara et des flammes s’élevaient à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Les réacteurs des centrales nucléaires situées dans les préfectures proches de l’épicentre se sont automatiquement arrêtés. Toutefois, un petit départ de feu avait été signalé dans un bâtiment abritant une turbine dans la centrale nucléaire d’Onagawa, dans le nord-est, mais il a été éteint, assurent les autorités. D’ailleurs, aucune fuite radioactive ni dans cette installation ni dans les autres sites nucléaires des préfectures touchées n’a été détectée.  Cependant, et par mesure de précaution, le gouverneur de la préfecture de Fukushima a ordonné l’évacuation de 6000 personnes résidant dans un rayon de trois kilomètres de la centrale nucléaire Fukushima n°1.

Les moyens de transport suspendus

L’aéroport international de Narita, situé à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Tokyo, a suspendu le trafic pendant plusieurs heures, mais a annoncé dans la soirée d’hier que les opérations reprenaient progressivement. Le peuple japonais est pourtant l’un des plus rompus à ce type de manifestations ; ce sont des millions de personnes qui, pris de panique, se sont ruées à l’extérieur des habitations et autres tours de bureaux. Et ce sont d’ailleurs des millions de foyers qui se retrouvent dans le noir, l’électricité ayant été coupée. De même, des milliers de citoyens, travaillant dans les grandes villes, n’ont pas pu rentrer chez eux, dans les banlieues, l’ensemble des moyens de transport en commun ont été suspendus.

Les transports ferroviaires et routiers ont également été interrompus dans une grande partie de l’archipel, en particulier dans Tokyo et sa région, bloquant des millions de personnes qui ont pris d’assaut les hôtels de la ville ou bien tentaient de regagner leur domicile à pied.

Les trains express ont été stoppés dans tout le Nord-Est et les autoroutes de la région de Tokyo fermées quelques minutes après le tremblement de terre. Les côtes de Californie, à l’ouest des Etats-Unis, ont, à leur tour, été touchées par le tsunami nippon. Plusieurs centaines d’évacuations ont été ordonnées hier matin.

Onde de choc…

La mesure concerne cinq comtés côtiers qui ont commencé à être touchés par les vagues, 12 heures après le tremblement de terre. Une alerte au tsunami avait été lancée dans tous les Etats de la côte pacifique des Etats-Unis, de l’Alaska à la Californie. Ce sont d’ailleurs la plupart des Etats riverains du Pacifique, de l’Océanie à l’Amérique latine, qui ont émis des avis d’alerte au tsunami. Les zones côtières ont été évacuées aux Mariannes comme à Guam et à Hawaï. La Colombie a constaté une hausse de cinquante centimètres du niveau de la mer. L’Equateur, où l’état d’exception a été décrété, a ordonné l’évacuation des régions menacées. Les premières vagues ont atteint Hawaï, où les habitants des zones côtières avaient été évacués pendant la nuit.

Source El Watan Ghania Lassal

Le Pèlerin  

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:40

Après le séisme meurtrier, le risque d'accident nucléaire menace le Japon

Seisme-Japon3.jpg

 

 

La menace d'un accident nucléaire inquiétait samedi le Japon, déjà frappé la veille par le séisme le plus violent de son histoire et un tsunami meurtrier, qui a dévasté les côtes nord-est de l'archipel, faisant près de 1500 morts et disparus.

Japon: fuite nucléaire possible après le séisme, 6000 personnes à évacuer

Une opération de secours massive était en cours pour acheminer quelque 50 000 soldats et sauveteurs, avec 190 avions et des dizaines de navires dans les zones sinistrées de la façade Pacifique.

Les autorités s'activaient autour du réacteur N°1 de la centrale nucléaire Fukushima N°1, victime d'une série de problèmes depuis que le puissant séisme et ses répliques à répétition ont perturbé ses circuits de refroidissement. Des problèmes de température sont apparus et l'armée de l'air américaine a délivré du liquide de refroidissement sur place pendant la nuit.

Du césium radioactif a été détecté

Pour autant, un niveau de radioactivité mille fois supérieur à la normale a été détecté dans la matinée dans la salle de contrôle du réacteur et le Premier ministre Naoto Kan a ordonné l'évacuation de 45 000 personnes dans un rayon de 10 kilomètres autour de la centrale.

L'Agence de sécurité nucléaire et industrielle a indiqué qu'une fusion pourrait être en cours dans le réacteur, situé à 250 kilomètres au nord de la mégapole de Tokyo.

Du césium radioactif a en effet été détecté aux alentours de cette centrale, ce qui atteste généralement qu'un tel phénomène est en train de se produire, selon un expert.

La compagnie d'électricité gérant l'installation, Tokyo Electric Power (Tepco), a reçu pour instruction d'ouvrir les valves du réacteur pour relâcher de la vapeur radioactive et faire retomber la pression interne, anormalement élevée. Cette opération semble avoir une relative efficacité, selon l'Agence.

Un spectacle de désolation

Une autre centrale nucléaire de la région, Fukushima N°2, connaissait aussi des problèmes de refroidissement sur quatre de ses réacteurs et Tepco a pris des mesures de prévention similaires. La population a aussi été appelée à évacuer la zone de cette centrale, située à une douzaine de kilomètres de Fukushima N°1.

Dès l'aube, les Japonais ont découvert sur les écrans de télévision un spectacle de désolation. Des villes entières ont été entièrement submergées par les eaux au passage du tsunami. Des voitures ont été projetées contre la façade des maisons, et même sur les toits, par la force des vagues déferlantes venues de l'océan Pacifique, qui ont pénétré parfois jusqu'à cinq kilomètres à l'intérieur des terres.

Des survivants ont trouvé refuge sur les toits des immeubles et attendaient les secours, certains agitant un drapeau au passage des hélicoptères. Ailleurs, des bateaux gisaient la coque en l'air, au côté de véhicules enlisés dans un lac de boue où se reflétaient les premiers rayons du soleil.

Sur un quai du port de Hitachi (préfecture d'Ibaraki), plusieurs centaines de voitures étaient en feu, et une partie d'un pont a cédé, entraînant dans sa chute au moins une voiture, selon les médias.

Un bilan provisoire de 1500 morts et disparus

Selon l'agence Kyodo, plus de 3400 habitations ont été détruites. Le bilan provisoire établi par la police fait état de près de 1500 morts et disparus. Entre 200 et 300 cadavres ont été découverts sur une plage de Sendai (nord-est, préfecture de Miyagi) après le passage d'une vague de plus de 10 mètres, mais selon l'agence Jiji, la police n'a pas pu encore s'en approcher car la zone est inondée.

Dans la préfecture de Miyagi, un bateau emporté par le tsunami a pu être localisé et ses 81 passagers ont été secourus par hélicoptères. Les passagers de deux trains portés disparus depuis la veille dans les préfectures voisines de Miyagi et Iwate ont également été retrouvés sains et saufs, selon l'agence Jiji.

Au moins 5,6 millions de foyers restaient privés d'électricité et la compagnie Tepco a averti d'un risque d'interruption de l'alimentation électrique dans la capitale et alentours. Un million de foyers restaient par ailleurs privés d'eau potable.

Le Premier ministre Naoto Kan, de retour d'une visite sur les lieux, a déclaré que la journée de samedi était "cruciale" pour retrouver des survivants, selon l'agence Kyodo. Les Forces d'autodéfense (FAD, nom officiel de l'armée nippone) étaient  mobilisées pour organiser les secours, en réquisitionnant tous les moyens nécessaires.

L'armée américaine a été appelée à l'aide pour transporter par air des soldats et des véhicules, et des navires de la 7e Flotte devaient participer aux opérations de recherches et de secours en mer, au côté de la marine nippone.

Le séisme, d'une magnitude de 8,9, s'est produit vendredi à 14H46 heure locale (05H46 GMT) à 24,4 kilomètres de profondeur et à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi. Selon l'Agence météorologique nippone, il s'agit du plus violent séisme jamais enregistré au Japon.

Source RTBF

Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 00:47

 L’Isle Jourdain – Giscaro
Dimanche 14 Septembre 2003 - Départ  8h00 Arrivée  13h 00
14 km / 54 km....Que le Gers est magnifique malgré mes premières ampoules…Une petite étape des pieds en compote

Ci-dessus L'Isle Jourdain, ci-dessous le gîte de Giscaro

Je suis parti de L’Isle Jourdain et rencontrais en chemin Michel et Marie Thérèse …Ce fut un chassé croisé pendant un bon bout de chemin…Je n’eus pas de problème particulier si ce n’est que je portais un sac trop lourd. C’était un jour d’ouverture de la chasse…Je vis du gibier, un lièvre, des faisans…..Je franchissais la nationale à droite puis me dirigeais jusqu’au restaurant de la diligence…La suite du chemin s’effectua sans problème….La journée était très ensoleillée et propice aux ballades.. Je rencontrais d’ailleurs de nombreuses cavalières en formation guidées par un vététiste qui leur indiquait le chemin.  Je crois que nous avons cohabité pendant plus de dix km....C'est dire si ces cavalières prenaient leur temps.. J’arrivais au terme de ma courte étape….  Le Gîte étape « Le Grangé » était perché en haut d’une colline. Il était magnifiquement placé et très bien pourvu…Les propriétaires étaient sympathiques.
J’y arrivais vers 13h00; j‘avais d‘énormes ampoules aux     pieds…Mon calvaire ne faisait que commencer…10E la nuit / 13E chambre et petit déjeuner 23E la 1/2 pension - Tel : 05 62 07 84 92.J’en garderai un souvenir inoubliable.    Le soir je dînais sur l’herbe face à un coucher de soleil magnifique. Les propriétaires qui étaient sortis sont revenus vers 22h00. J’ai discuté un peu avec eux. Ces gens sont charmants.
De quoi avons nous parlé…. de Compostelle naturellement…Je m’endormais vers 23h30

Le Pèlerin

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:20

Olympe de Gouges, une femme du XXIe siècle ».

 


Parmi les femmes remarquables qui ont su allier littérature et défense de la condition f&minine femme, il m’a paru judicieux de parler d’Olympe de Gouges, une femme qui a fait l’objet d’une présentation à Foix, par l’association de la libre pensée ariégeoise. 
Merci pour cette merveilleuse soirée pendant laquelle ont été présentées également deux autres femmes remarquables:
Christine de Pisan et Marie de Gournay,
Sur lesquelles je reviendrai ultérieurement…

Mais que fut la vie d’Olympe de Gouges ?

Qui, en France, connaît l’auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne parue le 14 septembre 1791 ?


Une présidentiable en quête de voix féminines lors de l’élection de 2007 ? La poignée de féministes et les quelques historiens et historiennes qui rêvent de faire entrer au Panthéon une femme de lettres proprement révolutionnaire ?

N’a-t-elle pas su proclamer et appliquer, elle-même, le principe :

« La femme a droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune » ?

Ce passage, le plus cité de tous les écrits d’Olympe de Gouges, a un accent dramatique qui plaît d’autant plus que le reste de la Déclaration se contente de corriger, en le féminisant, le texte de 1789. Donner — concrètement et non dans l’abstrait — tous les droits à tous, y compris à un « sexe supérieur en beauté et en courage », c’était penser autrement, c’est-à-dire avec force et humour, l’ensemble des rapports sociaux et s’inscrire ainsi dans un débat européen sur l’égalité véritable, débat ouvert par les Lumières et qui est encore d’actualité.

Longtemps ignorée (quelques extraits sont publiés en 1840, mais la première version complète est éditée par Benoîte Groult en 1986), la Déclaration signée (et donc pleinement assumée) par de Gouges est dédiée à la reine.

Cette brochure semble être passée inaperçue en son temps, contrairement à la Vindication of the Rights of Women, de Mary Wollstonecraft, traduite dès 1792 et bien moins radicale dans sa forme. Cette publication précède de deux ans la mort sur l’échafaud de de Gouges, pour fédéralisme et antirobespierrisme, le 3 novembre 1793.

Réédité sous une forme souvent tronquée, ce document tend à faire de Marie Gouze, veuve Aubry, dite Olympe de Gouges, une icône internationale du féminisme. Cependant, cette renommée, qu’ignore encore largement l’Hexagone, reste partielle. Quand elle est connue, la fin tragique de la seconde guillotinée de l’histoire de France (Marie-Antoinette l’a devancée de peu) a éclipsé les autres titres de gloire d’une femme au destin transgressif : fille non reconnue d’un père aristocrate et de la belle épouse d’un boucher de Montauban, Occitane montée à Paris après un veuvage précoce, romancière autobiographe et écrivaine de théâtre malmenée, cette antiesclavagiste notoire fut une pamphlétaire novatrice qui sut répandre ses idées par des affiches et par voie de presse : abolir la traite négrière, réformer l’impôt et la Constitution, sauver la tête des monarques, donner à toutes et à tous le droit au divorce et à l’éducation, etc.
De ses multiples combats, on a surtout retenu ses attaques frontales en faveur des femmes. Puisque « la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits » (Déclaration, article I), « la loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les citoyennes et tous les citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes les dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents » (art. VI).

Sa vie et ses idées sont désormais bien connues grâce au travail d’Olivier Blanc et à plusieurs rééditions de ses pièces de théâtre et d’autres textes (Côté-femmes, Mille et une nuits, Cocagne). Des travaux universitaires récents projettent une lumière de plus en plus nuancée sur une œuvre singulière (Joan Scott, Eléni Varikas, Christine Fauré, Gabrielle Verdier, Catherine Masson, etc).

Mais les aléas de la notoriété posthume de de Gouges, y compris comme féministe, méritent attention car ils posent la question plus générale des innombrables (semi-) oubliées de l’histoire. Pour avoir pris la parole et fait la preuve de talents jugés masculins, celles-ci passèrent, en leur temps, pour des « femmes-hommes » et des viragos. Cette célébrité première, accrue souvent par des situations qui les rendaient socialement et financièrement vulnérables, a englouti ou marginalisé ces femmes, quand elle ne les a pas métamorphosées en harpies et/ou en martyres.

George Sand n’a pas échappé, non plus que Mme Roland, à ce type de défiguration, à la fois physique et morale. Quant à leurs consœurs écrivaines, féministes ou non, elles ont attendu longtemps avant de reconnaître l’apport de de Gouges à la réflexion politique en général et à la cause des minoritaires (femmes ou esclaves) en particulier. Flora Tristan ne se dit-elle pas, en 1843 dans L’Union ouvrière, « la première qui a reconnu en principe les droits de la femme » ? Déni ou mépris des devancières ? On ne sait, mais les différentes vagues du féminisme ont connu des « oublis » analogues.

La misogynie des « découvreurs » récurrents de de Gouges a, au XIXe siècle, des accents féroces et stupides : « héroïque et folle » (les Goncourt), atteinte de « paranoïa reformataria » (un docteur Guillois), « une toquée dans ses mauvais jours, trop nombreux, ce fut une gâcheuse dans ses meilleurs » (Léopold Lacour), etc. Mais, en ce début du XXIe siècle, il serait fâcheux de voir se mettre en place une vision qui, pour être plus pondérée, n’en resterait pas moins biaisée et tronquée.

Activiste anomique des lettres françaises, de Gouges est inséparable de l’ensemble des débats de son temps et d’un monde violemment genré où les femmes font alors, sans le fard de l’anonymat, une percée remarquée et controversée. Au milieu d’écrivaines francophones talentueuses comme Isabelle de Charrière, Germaine de Staël, Stéphanie de Genlis, Constance Pipelet, Louise de Kéralio et beaucoup d’autres souvent oubliées, de Gouges est, selon Fortunée Briquet en 1804, une des « femmes les plus intéressantes de son temps ».

 

Wikipedia a réalisé une excellente bibliographie de cette Femme remarquable que vous découvrirez en cliquant sur le lien ci-dessous :
Bibliographie d’Olympe de Gouges

Sources diverses Internet et Wikipedia

Le Pèlerin





 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:08

La Libye demande à l’Algérie de la défendre à l’ONU

algerie-libye.jpg

La Libye a demandé à l’Algérie de mener une initiative au Conseil de sécurité des Nations unies pour faire lever les récentes sanctions qui ont été décidées contre le régime de Kadhafi, a affirmé, jeudi, Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères au quotidien El Khabar.

“Mon homologue libyen (Mousa Kousa) m’a fait délivrer un message demandant à l’Algérie de mener une initiative au Conseil de Sécurité pour faire lever les sanctions imposées récemment”, a affirmé le ministre.

Les Nations unies ont imposé des sanctions contre la Libye, notamment un embargo sur les armes et voyages et le gel des avoirs de Kadhafi et sa famille.

Mourad Medelci a mis en garde contre toute ingérence étrangère en Libye, appelant toutes les parties au dialogue, “nous devons être très prudents par rapport aux intentions de toutes les parties” a-t-il dit.

En réponse à la demande libyenne d’intervenir auprès du Conseil de sécurité, le ministre algérien des Affaires étrangères s’est borné à dire que l’Algérie préfère que le traitement de ce genre de questions se fasse à un niveau arabe.

Source maghrebemergent.info

Le Pèlerin

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:02

Nouvelle ville de Boughezoul - Ce sera aussi un centre de savoir

boughezoul

La ville nouvelle de Boughezoul «est un projet structurant qui va contribuer grandement à l’essor socioéconomique des régions steppiques», a affirmé hier à Médéa le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Chérif Rahmani.

Cette mégalopole «servira également de trait d’union entre le Sahara et les villes du Nord du pays», a indiqué le ministre, soulignant que la ville nouvelle de Boughezoul «n’est pas conçue en tant qu’entité urbaine isolée et dépourvue de vocation, mais comme une agglomération futuriste, innovante, créative et attractive à la fois».

M. Rahmani, qui suivait un exposé sur le projet présenté par le directeur général de l’Entreprise de gestion de cette nouvelle ville, a estimé, dans ce contexte, que «la future mégalopole sera un centre de rayonnement qui va influer positivement sur son environnement immédiat, mais au-delà aussi de ses limites géographiques». Le projet, a-t-il ajouté, «va marquer, dans sa conception actuelle, le passage de l’Algérie vers l’ère des énergies renouvelables et des technologies non polluantes». L’approche écologie adoptée dans ce sens, tant sur le plan des normes de construction, des technologies qui seront utilisées et du caractère des structures devant être implantées sur ce site, traduit, selon le ministre, «la volonté affichée par l’Etat d’amorcer ce passage vers le développement durable et d’opter progressivement pour les énergies renouvelables».

Le ministre a rappelé, à ce propos, que «cette option écologique est très bien accueillie y compris par certains partenaires de l’Algérie», évoquant, dans ce contexte, «le don d’un montant de 10 millions de dollars US, fait récemment par le Centre international de l’environnement pour la réalisation de l’un des trois Instituts de recherche prévus dans la nouvelle ville de Boughezoul». M. Rahmani a annoncé, par ailleurs, le début de concrétisation d’un projet de Centre de recherche, sous la tutelle du ministère de la Défense nationale. Le ministre s’est enquis, lors de sa visite de travail et d'inspection, de l’état d’avancement de certains chantiers entamés à la périphérie du site d’implantation de cette mégalopole.

Il s’agit, en l’occurrence, des chantiers de voie de contournement aménagée sur les bordures du lac de Boughezoul, ainsi que le chantier de surélévation de la digue sud de ce plan d’eau. Par ailleurs, le ministre a souligné, mercredi à Aïn Oussara, l’impérative nécessité «d’enraciner chez les jeunes scolarisés la culture des nouvelles technologies pour leur permettre d’être à la page des évolutions scientifiques», en marge d’une une cérémonie de remise d’une cinquantaine de micro-ordinateurs au lycée Cheikh Bouamama offerts par la fondation Déserts du monde.

A Djelfa, le ministre a inspecté un Centre d’enfouissement technique (CET) nouvellement mis en exploitation et dont la réalisation a coûté 250 millions de dinars. Les travaux de décontamination du site d’une décharge publique confiés à une société algéro-française ont été également inspectés par le ministre.

Source Infosoir R.N. /APS

Le Pèlerin

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:00

Il sera sans intérêt pendant 2 ans

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Le crédit bonifié à concurrence à hauteur de 1 million de dinars par hectare accordé aux fellahs pour la création des exploitations agricoles sera à un taux zéro pendant les deux années de sa mise valeur.

C’est ce qu’a affirmé, hier, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, en marge de la journée d’information organisée à l’institut national de recherche en agronomie (INRA) d’El-Harrach (Belfort) .«Le taux d’intérêt sera fixé à 1 % à partir de la 3e année, à 2% pour la 4e et à 5 % pour la 5e ».

Les modalités d'application du crédit bonifié destiné à la création de nouvelles exploitations agricoles et d'élevage devraient être finalisées avant la fin du mois. «Nous sommes en train de finaliser les normes d’application avec la BADR», a indiqué également le ministre. Toujours dans le cadre de ces nouvelles mesures, Benaïssa a expliqué que les concessionnaires bénéficiaires d’une parcelle de superficie inférieure à 10 hectares peuvent solliciter, auprès de la BADR un crédit bonifié ne dépassant pas 1 million de dinars par hectare.

Ils peuvent également bénéficier des autres avantages pour la création des exploitations agricoles dans le cadre de la politique du renouveau rural. Pour ce qui est du domaine privé non exploité, il s’agit, selon lui des dispositifs facilitant l'accès au foncier agricole. Le propriétaire n’ayant pas d’attestation de propriété doit délivrer un certificat de possession par l’APC ou un titre de propriété par voie d’enquête foncière fixé par la loi n° 07 -02 du 27 février 2007. Pour bénéficier du crédit bonifié, il doit se rapprocher de la BADR muni de l’attestation de validation du projet et du certificat de propriété et confirmé dans un cahier des charges, consigné par lui-même et le directeur de l’ONTA. Dans le cadre de l’appui technique, une autre mesure est importante à noter : « Les agriculteurs peuvent bénéficier d’une étude approfondie à titre gratuit, élaborée par le Bureau national études pour le développement rural et peuvent solliciter un accompagnement assuré par l’Entreprise algérienne de génie rural (Eagr). Le ministre a appelé, à cet effet, les conseillers agricoles, les vulgarisateurs, les chambres d’agriculture et les radios locales à traduire ces connaissances pour mieux orienter les fellahs sur le terrain. «Toutes les structures locales sont appelées à communiquer et à vulgariser ces informations et ce, dans le but de la valorisation des terres non exploitées, mais aussi d’inciter ceux qui n’ont pas de terres à accéder au régime de la concession». Les concessionnaires bénéficiaires de parcelles de superficies supérieures à 10 hectares, sont libres de négocier les crédits auprès de la BADR dans le cadre de la législation en vigueur du 23 février 2011. Des journées de sensibilisation autour de ces mesures seront lancées, le 19 mars, à travers toutes les wilayas du pays, même dans les régions les plus reculées, a annoncé le ministre.

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 07:55

Le Roi joue au pompier

Roi Mohamed VI

 

Afin de désamorcer les tensions politiques et sociales et d’arrêter les protestations populaires nées du mouvement du 20 février, Mohammed VI a annoncé hier soir d’importantes réformes : renforcement du statut du Premier ministre, volonté d’ériger la justice en pouvoir indépendant, élargissement du champ des libertés individuelles et reconnaissance constitutionnelle de la composante berbère amazighe.

Le roi Mohammed VI du Maroc a annoncé, hier, d'importantes réformes démocratiques allant notamment vers un renforcement du Premier ministre et l’«élargissement des libertés individuelles», dans son premier discours à la nation depuis les manifestations du 20 février.

«Nous avons décidé d'entreprendre une réforme constitutionnelle globale», a déclaré le souverain, soulignant son «engagement ferme de donner une forte impulsion à la dynamique réformatrice profonde (...) en cours». Cette réforme constitutionnelle sera soumise à «un référendum populaire» dont la date n'a pas été fixée. Dans son discours, Mohammed VI a énuméré sept fondements de ses réformes démocratiques, dont la reconnaissance constitutionnelle pour la première fois de la composante berbère «amazighe», le «renforcement» du statut du Premier ministre, et «la volonté d'ériger la justice en pouvoir indépendant». L’article 65 de l'actuelle Constitution marocaine précise que le Premier ministre, nommé par le roi, «assume la responsabilité de la coordination des activités ministérielles». Le Premier ministre sera nommé, selon la prochaine Constitution, au sein du «parti politique arrivé en tête des élections» de la première Chambre du Parlement marocain et non plus désigné par le souverain, précise le discours royal. «En tant que chef d'un pouvoir exécutif effectif», le Premier ministre sera «pleinement responsable du gouvernement, de l'administration publique (...) et de la mise en œuvre du programme gouvernemental», selon le souverain. «La consolidation de l'Etat de droit (...) l'élargissement du champ des libertés individuelles et collectives (...) ainsi que le renforcement du système des droits de l'homme dans toutes leurs dimensions» figureront dans la prochaine réforme constitutionnelle, a précisé le roi du Maroc.Ce dernier a en outre «décidé d'inscrire», dans le cadre d'une «réforme constitutionnelle globale», le processus de régionalisation dans le royaume, «avec en tête les provinces du Sahara marocain» (Sahara occidental).

Le roi a également annoncé la prochaine formation d'une commission ad hoc pour la «révision de la constitution», dont la présidence sera confiée au constitutionnaliste marocain Abdeltif Menouni. Ce dernier présentera au roi, d'ici à juin, les propositions de réforme de la Constitution, a précisé le souverain. Depuis la promulgation de la première Constitution marocaine en 1962, celle-ci a été plusieurs fois révisée, la dernière en date étant en 1996. Ce discours à la nation est le premier après les manifestations du 20 février à l'appel de plusieurs jeunes, via Facebook, réclamant des «réformes politiques profondes».

Source Infosoir R.I. AFP

Le Pèlerin

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