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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 11:00

Algérie : Sit-in des médecins résidents dans de nombreux hôpitaux

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Aujourd'hui, les médecins résidents comptent organiser plusieurs sit-in à travers de nombreux hôpitaux. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens a lancé un appel pour tenir des sit-in au sein d'une dizaine de CHU répartis sur plusieurs wilayas. 

De Mustapha Bach à Alger en passant par les CHU de Constantine, Annaba, Oran et jusqu'à Tlemcen, Blida et Sétif, ce collectif qui représente également l’ensemble des Médecins Résidents Algériens exerçant sur le territoire national, avec la collaboration et le soutien des Médecins Généralistes nouvellement diplômés, des Internes et des Externes en médecine, compte mobiliser de nombreux médecins pour lancer un cri de colère contre leur marginalisation par les autorités publiques. 

Il faut savoir que cette nouvelle action de protestation intervient quelques jours après la tenue d'un premier sit-in à Alger. Mais "suite à l’ignorance de nos revendications de la part de la tutelle, nous organisons un second sit-in, ce Jeudi 10 Mars 2011 à partir de 11H30, afin d’affirmer notre mobilisation", explique à ce sujet le communiqué du Collectif Autonome des Médecins Résidents Algériens.  

Joint par téléphone, le docteur Benhabid, l'un des représentants de ce collectif autonome, relèvera que cette mobilisation orchestrée par les médecins résidents ambitionne d'envoyer un avertissement aux pouvoirs publics. Les résidents réclament une oreille attentive pour faire aboutir la révision de leur statut, l’amélioration de leur situation et des conditions de travail ainsi que la formation et la prise en charge pédagogique des étudiants en médecine et ce, pour une meilleure prise en charge médicale de nos concitoyens.

Par ailleurs, l'abrogation du service civil est également l'une des priorités de ce mouvement de protestation. "Nous ne refusons pas de servir notre pays. Mais nous voulons que ce dispositif qui a prouvé son inefficacité soit supprimé. Nous sommes prêts à aller servir les patients dans les coins les plus reculés, mais les autorités doivent nous garantir pour cela un plan de carrière", nous fait savoir le docteur Benhabib.

"Nous sommes le seul corps à qui est imposé cette contrainte. Tout le monde sait aujourd'hui que le service civil est un échec car il n'a pas apporté les solutions au déficit de médecins dans les régions enclavées", explique-t- encore en indiquant que les médecins résidents proposent, en échange, de créer des postes budgétaires pour leur permettre de travailler correctement. 

Et si apèrs ce nouveau sit-in, les autorités continuent à occulter leurs revendications, les médecins résidents déclencheront une grève dans l'ensemble des CHU. "Ce qui ne manquera pas de paralyser l'acitivité médicale", avertit le docteur Benhabib. 

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:57

Le gouvernement dos au mur

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La fièvre du front social persiste et prend de l’ampleur. La grogne n’épargne pratiquement aucun secteur depuis quelques semaines. Les sit-in, rassemblements et marches de protestation sont tenus quotidiennement à travers le pays.

Tétanisé, le gouvernement se révèle impuissant à stopper cette montée en puissance du mécontentement, misant toute son intervention sur des réponses sectorielles et techniques au marasme global, cumul d’années de ratages économiques et de panne politique. Deux  semaines après  les «mesures importantes» du Conseil des ministres du 22 février dernier, la contestation, loin de marquer le pas, s’amplifie.

Marasme général

Les étudiants, malgré l’abrogation du fameux décret du 13 décembre 2010, ne lâchent pas prise. Leur mouvement tend aujourd’hui, via l’initiative de créer une coordination nationale, à revoir à la hausse ses revendications. Des enseignants, solidaires, proposent quant à eux une refonte globale du système d’enseignement via des états généraux sur l’enseignement supérieur. Une mobilisation que l’université algérienne n’a pas connue depuis plusieurs années. Plus spectaculaire encore, ce cri de détresse et de colère lancé par des milliers de gardes communaux le 7 mars à Alger. Fort d’une mobilisation qui a concerné toutes les régions du pays, ils ont pu imposer leur marche dans la capitale, interdite à toute manifestation de rue. Ils ne comptent pas céder de sitôt, alors que le gouvernement, par la voix du ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, vient de juger que bien des revendications de ce corps sont «irrationnelles».

Un bras de fer s’installe. Dans le secteur de la santé, les promesses et les assurances de Djamel Ould Abbès n’ont jusqu’ici pu arracher qu’une trêve. Les paramédicaux menacent de revenir à la charge et ils ont démontré par le passé récent qu’ils sont capables de paralyser des hôpitaux. Les médecins ne sont pas en reste et organisent un énième sit-in de protestation aujourd’hui.

Les cheminots, pour leur part, ont maintenu les trains dans les gares pendant deux jours en début de semaine, notamment dans la capitale et sa périphérie.

Un mouvement qui risque de reprendre et de s’étendre si les promesses faites par la direction de la SNTF ne sont pas tenues dans le court terme, ont menacé les grévistes.   

Sonatrach aussi...

Secteur névralgique par excellence, celui des hydrocarbures connaît également des convulsions qui peuvent annoncer des perturbations sérieuses dans les jours ou semaines à venir. Pour l’heure, le malaise est exprimé via des grèves de la faim sporadiques et des rassemblements dans les zones pétrolières et gazières du Sud. Un peu loin du monde du travail, comme c’est le cas de le dire, les chômeurs, qui peinent, certes, à adopter une forme d’organisation, font parler d’eux et provoquent des vagues loin de la capitale. Dans les villes de l’est du pays (Annaba, Tébessa, Souk Ahras…), l’exaspération a conduit beaucoup d’entre eux au geste suicidaire, puis à l’émeute cyclique.

Ces mouvements contredisent donc tous les bulletins de bonne santé délivrés régulièrement par le gouvernement, qui parie encore sur la dénégation selon laquelle la protestation ne renferme aucune substance politique, soit une remise en cause massive de sa façon de tenir le pays.  L’UGTA, qui garde une certaine influence dans le monde du travail, est mise à contribution pour désamorcer ce qui peut l’être des foyers de tension.

Mais l’exemple de la grogne dans les universités, la protestation des chômeurs, celle des gardes communaux, qui tous renferment des rudiments de revendications politiques, rendent ces mouvements éligibles à une mobilisation unifiée autour de la contestation du gouvernement et non plus seulement de sa politique.

Source El Watan Mourad Slimani

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:54

Egypte: des centaines de manifestants attaqués place Tahrir au Caire

Le-Caire-manifestants-attaques.jpg

 

Des Egyptiens armés de couteaux et de bâtons ont attaqué mercredi des centaines de manifestants pro-démocratie rassemblés place Tahrir au Caire, selon des témoins et la télévision d'Etat.

"Des voyous pro-Moubarak nous ont attaqués et ont essayé d'entrer sur la place Tahrir, mais nous avons pu les repousser, à coups de bâtons et de jets de pierres", a indiqué à l'AFP un jeune manifestant, Mouez Mohammed.

La place Tahrir était l'épicentre de la contestation qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak en février.

La télévision égyptienne a rapporté de son côté que "des centaines d'hommes munis de couteaux (...) sont entrés sur la place Tahrir", montrant des images de jets de pierres et des centaines de manifestants chassés de la place.

En début de soirée, l'armée avait rétabli le calme sur la place, après avoir démonté les tentes installées par les manifestants après le début de la révolte populaire le 25 janvier, a rapporté l'agence de presse Mena.

Des heurts ont eu lieu entre l'armée et quelques manifestants, et ces derniers ont rapidement été arrêtés "afin de contrôler la situation", a ajouté la Mena.

Les heurts ont éclaté alors que le nouveau gouvernement rencontrait le Conseil suprême des forces armées, à la tête du pays depuis le départ de M. Moubarak, pour lui proposer une loi criminalisant les incitations à la haine, qui pourrait les rendre passibles de la peine de mort, a indiqué la télévision officielle égyptienne.

Les dirigeants militaires du pays tentent de rétablir l'ordre sur plusieurs fronts, au lendemain d'affrontements meurtriers entre musulmans et chrétiens coptes dans le quartier déshérité de Moqattam, dans l'est du Caire, qui ont fait dix morts et 110 blessés, selon le ministère de la Santé.

L'Egypte traverse une période d'insécurité après que la police a disparu des rues alors que le mouvement de contestation contre le régime battait son plein.

Mercredi, les Frères musulmans, le plus important mouvement d'opposition en Egypte, ont accusé des Egyptiens soutenant toujours l'ex-président Moubarak d'attiser la violence, un point de vue largement partagé par la population.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:51

Le trafic a été tiré par les compagnies low cost

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Hier, l'Union des aéroports français (UAF) a dressé un bilan 2010 positif pour les aéroports régionaux. Le classement des aéroports reste inchangé, Toulouse occupe toujours la quatrième place nationale derrière Paris, Nice, Lyon et Marseille. mais arrive ex æquo. Malgré la crise, le trafic a été tiré par les compagnies low cost qui représentent en moyenne 19,6 % du trafic. Une tendance qui s'accentuera à Toulouse puisque la compagnie espagnole Vueling ouvrira le 22 avril huit nouvelles destinations depuis Toulouse.

Ouverture du capital

L'UAF a confirmé que l'ouverture du capital des aéroports régionaux se fera courant 2011 par l'état. La première plateforme concernée sera Lyon puis ensuite Toulouse dont l'état détient encore 60 % et la CCI 25 %. G.B.

Source la Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:40

Sud algérien - ENTP Hassi Messaoud - La base ouvrière va maintenir sa protesta

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Le collectif des travailleurs de l’ENTP, une des filiales de Sonatrach dont la direction générale se trouve à Hassi Messaoud, exprime son soutien au combat des travailleurs de Sonatrach.

Malgré les nouvelles résolutions prises par le Top Management de Sonatrach hier, la note de service n°5, émanant de la direction générale de Sonatrach, n’a pas eu l’effet escompté. La base ouvrière reste déterminée à mener jusqu’au bout sa protestation.

Ainsi, après le soutien infaillible des différentes zones de production du Sud aux revendications de leurs collègues de Hassi R’mel, malgré la faible mobilisation de Sonatrach DP Hassi Messaoud, Haoudh El Hamra et Berkaoui, qui n’ont pas encore joint la protestation, c’est au tour du collectif des travailleurs de l’ENTP, une des filiales de Sonatrach dont la direction générale se trouve à Hassi Messaoud d’exprimer son «soutien au combat des travailleurs de Sonatrach production».

Dans un communiqué rendu public hier, ces derniers appellent les travailleurs à se mobiliser et participer massivement à un grand rassemblement prévu demain à la base vie du 11 Décembre 1960 de Hassi Messaoud entre 12h30 et 13h30. Il est à noter enfin que nos différents interlocuteurs, dans le secteur pétrolier, soulignent le fait que ce sont effectivement les travailleurs soumis au système de relève qui souffrent le plus du problème majeur de la non-cotisation des IFRI et indemnité de zone, ce qui les plonge dans une situation de précarité totale au lendemain de la retraite puisqu’ils sont privés de plus de la moitié de ce qu’ils avaient l’habitude de toucher en tant que salariés. Les augmentations exigées par les travailleurs basés au Sud concernent donc le régime indemnitaire en particulier. Des IFRI, qui n’ont jamais subi une quelconque augmentation depuis leur injection dans les salaires durant les années 1990. En outre et depuis la mise en œuvre de la nouvelle grille des salaires de Sonatrach en 2009, un mécontentement a été enregistré dans les zones où la rudesse du travail motive cette réaction.

Des mesures d’apaisement

Dans un communiqué express affiché tous azimuts à travers toutes les provinces pétrolières du pays hier, le PDG de Sonatrach, Noureddine Cherouati, a pris quatre mesures d’apaisement en faveur des pétroliers du sud du pays. Il s’agit de l’extension du bénéfice de l’indemnité compensatoire IZCV pour le personnel soumis à relève, ayant exercé trente-deux années de travail effectif et sans condition d’âge, le bénéfice de l’Allocation de fin de carrière (AFC) calculée sur le salaire de base actuel, la confirmation de l’indexation des heures supplémentaires (HS) sur le salaire de base actuel, l’indexation des formules de calcul des montants de l’Indemnité de travail posté (ITP), de l’Indemnité de nuisance (IN) et de l’Indemnité de zone et conditions de vie (IZCV) au salaire de base actuel.

Le communiqué souligne que ces résolutions ont été prises en concertation avec les représentants des travailleurs de Hassi R’mel, Hamra, Rhourde Nouss et Gassi Touil ainsi que les élus syndicaux des localités concernées, et ce, dans le cadre des différentes visites effectuées ces derniers jours par le PDG de Sonatrach, le SG de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC) ainsi que le SG du syndicat national de Sonatrach. Il est précisé par ailleurs que le délai de trois semaines, demandé lundi à Hassi R’mel par Noureddine Cherouati pour les négociations est maintenu.

Cette période verra la ratification d’un accord salarial avec le partenaire social sur l’augmentation du taux et du montant des primes et indemnités. Les autres préoccupations soulevées par les collectifs feront l’objet d’un examen approfondi, dans une étape suivante, précise le communiqué.

Source El Watan Houria Alioua

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:27

Aux premières loges de l’assaut

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Les années de terrorisme en Algérie continuent d’intéresser le cinéma français.

Le film L’Assaut, qui relate le détournement de l’avion d’Air France et sa fin brutale sur le tarmac de Marignane le 26 décembre 1994, est sorti mercredi sur les écrans français. Pour mener à terme ce long métrage, basé sur des faits véridiques, le cinéaste Julien Leclercq a travaillé en parfaite symbiose avec les gendarmes du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN), qui mena l’assaut décisif pour venir à bout des terroristes de GIA. Cet épisode a été l’un des plus médiatiques des années noires. Le 24 décembre, la veille de Noël, quatre Algériens membres des Groupes islamiques armés (GIA) s’emparent de l’Airbus A-300 d’Air France, assurant la liaison Alger-Paris, à l’aéroport Houari Boumediène. Sur plus de 200 passagers, trois seront exécutés par le commando entre le 24 et le 25 décembre.

Le 26, l’avion décollera vers l’aéroport de Marseille-Marignane, où les terroristes seront tués par les gendarmes du GIGN après une opération rocambolesque, mais efficace. Des millions de téléspectateurs suivirent en direct à la télévision le dénouement heureux. Parmi eux, un jeune homme encore, Julien Leclercq, qui restera fasciné par cet episode, au point, quelques années plus tard, devenu cinéaste en 2004 (on lui doit déjà Chrysalis en 2006), de vouloir en faire un film. «J’ai vécu le truc en direct», dit-il de façon un peu légère dans un entretien de promotion. Plus tard, il lit le livre écrit par les gendarmes du groupe d’intervention, il donnera le même titre à son film : L’Assaut. Julien Leclercq avoue du reste, sans aucune arrière-pensée, avoir travaillé de très près avec le GIGN. Les acteurs ont vécu en immersion avec les soldats pour être proches de leur action. Plus fort encore, pour faire plus juste, «hormis deux comédiens qui jouent le rôle de gendarmes, la scène de l’assaut final a été tournée avec des vrais gendarmes», confie le réalisateur.

«Je ne voulais pas avoir de figurants avec lesquels je me serai demandé est-ce que cela s’est bien passé comme ça ? » Avec eux, il n’avait qu’à dire «action !» D’autant que pendant tout le tournage, un ancien gendarme, blessé lors du coup de feu de décembre 1994, était constamment présent pour prodiguer ses conseils. Bref, sur ce plan-là, le film pourra être vu comme une vraie reconstitution de l’événement, pour ne pas dire un documentaire, nourri également par les témoignages d’otages de l’avion.  Pour le reste, bien sûr, le cinéaste a construit un scénario dans les règles du genre du film grand public, avec une partie intimiste où on voit un officier dans sa vie privée, avec femme et enfant, avant l’opération à laquelle il va devoir participer. C’est bon pour l’émotion ! On entre aussi dans le secret (?) des relations intergouvernementales entre Alger et Paris.

Enfin, on suit le parcours des terroristes.

Là, on ignore les sources sur lesquelles s’est basé le scénariste. En tout cas, on voit les islamistes armés de la préparation jusqu’à leur entrée daans l’avion, puis au moment du détournement, les négociations, et les tueries. Si sans accord ministerial au plus haut niveau, le cinéaste n’avait pas pu travailler avec le très secret GIGN, un autre mystère demeure. En effet, pour la production du film, confie le réalisateur, un ancien airbus d’Air France, qui avait ensuite été la propriété d’Air Togo, a été acheté, avant son désossage et son transfert vers la Turquie. Il a transporté par la route, sans les ailes, avec escorte de la gendarmerie, de Bordeaux jusqu’à Melun, «700 kilomètres en onze jours».

Décidemment, la production du film a bénéficié d’aides substantielles et de soutien non négligeables. Cependant, le cinéaste se défend d’avoir voulu prendre parti, ni pro GIGN (comment est-ce possible avec une contribution aussi franche ?), ni pro GIA (il ne manquerait plus que ça !), ni pro-politique (algérienne ou française ?). Alors serait-ce un simple documentaire pour la bonne cause, doublé d’une fiction dont on connaît la fin, avec des tumultes d’hommes et de femmes qui se trouvent mêlés à l’histoire douloureuse en train de se faire ? A chacun de se faire son opinion.

*L’Assaut de Julien Leclercq, scénario : Julien Leclercq, Simon Moutaïrou d’après l’œuvre de Roland Môntins et Jean-Michel Caradec’h. Avec entre autres : Vincent Elbaz, Grégori Dérangère, Mélanie Bernier, Philippe Bas, Aymen Saïdi, Chems Dahmani, Mohid Abid, Djanis Malki, Fatima Adoum, Hugo Becker, Abdelhafid Metalsi, Samira Lachhab, Samira Sedira, Lounès Tazaïrt, Djanis Bouzyani, Faridh Badaoui.

Source El Watan Walid Mebarek

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:19

Libye - Comment El Gueddafi tente d’étouffer la révolte

Kadhafi

Des nouvelles inquiétantes sont parvenues hier à Ras Jdir, le poste-frontière tuniso-libyen, vers lequel quelque 3000 personnes ont afflué. Des témoignages de réfugiés font état d’exécutions systématiques de Libyens qui tentent de rejoindre la Tunisie. Dans les camps de

Ras Jbir (frontière tuniso-libyenne).

Des informations inquiétantes sont rapportées par les réfugiés ayant fui la ville de Zaouia, située à l’ouest de Tripoli. «J’ai vu des hommes armés fouillant toutes les salles de l’hôpital à la recherche de blessés libyens pour les exécuter. Les images étaient atroces. Ils ont été tués à bout portant en visant la tête. Ils nous ont dit que seuls les étrangers pouvaient quitter le pays. Nous étions plusieurs et parmi nous quelques Libyens se sont faufilés, mais ils ont été rattrapés en cours de route pour être froidement exécutés», raconte ce Bengali d’une trentaine d’années, encore sous le choc et visiblement très affecté.

Agent d’hygiène à l’hôpital de Zaouia, il est entré au poste de Ras Jbir avec une centaine de ses compatriotes. D’une voix étouffée, il raconte comment les pro-Gueddafi l’ont malmené en lui confisquant ses papiers, son téléphone portable et son argent. «Ce sont des Ali Baba, ils m’ont tout pris. Je n ai plus rien, même pas mon passeport et c’est le cas de tous ceux  qui ont réussi la traversée.

Il y a des milliers d’autres Bengalis et étrangers qui sont bloqués là-bas, il faut les aider à entrer…», dit-il, avant d’embarquer à bord du bus mis à la disposition des réfugiés se dirigeant vers le camp de Choucha, où s’entassent plus de 13 000 de ses ressortissants dans des conditions les plus inhumaines.

De plus en plus nombreux, ils constituent l’écrasante majorité des réfugiés encore sur le sol tunisien. Pour chaque besoin, ils font des chaînes interminables, parfois de plus de deux heures. Des files d’attente longues de près de 500 mètres au moins se forment devant les véhicules chargés de moyens de télécommunication satellitaire, et mis à leur disposition pour appeler leurs familles. Souvent, ils tentent de franchir les barrières à la recherche d’une bouteille d’eau pour étancher leur soif, d’une cigarette pour calmer leurs nerfs ou tout simplement d’une baguette de pain pour se rassasier, mais c’est peine perdue, parce que ces actes provoquent à chaque fois l’émeute au moment où des milliers profitent pour se servir en même temps.

Les odeurs nauséabondes, les ordures  jetées pêle-mêle autour des camps, la poussière et la chaleur font partie du décor de leur quotidien. Beaucoup sont affaiblis, malades, mal nourris et légèrement habillés pour des nuits  glaciales et des journées torrides. Ils passent leur temps à quémander de l’eau potable et du lait. Ils se font rarement comprendre et recourent au langage des gestes.

Leur situation est une véritable tragédie. Parfois, de petites altercations se transforment en émeute. Cela a été le cas mardi dernier, lorsque quelques Nigérians ont tenté de passer à travers une file d’attente. Une violente bousculade s’en est suivie, poussant les uns et les autres à s’échanger des coups. Le stress et l’angoisse les rendent plus vulnérables. Hier, plusieurs dizaines, pris de colère, ont tenté de revenir vers le poste frontalier pour retourner en Libye. Ils ont tout de suite été calmés par leurs compatriotes, devenus leur porte-parole.  Ils sont doublement victimes. D’abord d’El Gueddafi puis de la ségrégation dont ils font l’objet de la part des grands du monde qui assistent impuissants (impassibles) à leur drame. Hier, un mouvement de foule a failli provoquer l’irréparable. La colère est souvent perceptible sur les visages, comme en cet après-midi lorsque le haut-commissaire des Nations unies aux  réfugiés a rendu visite aux camps. Il lui était quasiment impossible d’y accéder du fait que les Bengalis voulaient tous l’interpeller.

La bonne nouvelle, c’est lui qui va l’annoncer. Un pont aérien sera déployé tout prochainement pour transférer un millier de personnes par jour. L’opération sera prise en charge par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le HCR. A l’aide de mégaphones, l’appel des premiers passagers ayant réglé leur problème de papiers d’identité se fait dans une véritable anarchie.

Le flux de véhicules libyens suscite la suspicion

Hier, l’afflux de Soudanais était impressionnant. Ils arrivaient par dizaines. Ils attendaient d’être installés mais il n’y avait plus de tentes. Au campement, les Somaliens vivent dans la hantise de se faire rapatrier chez eux. «Je n’ai pas de pays. Je ne veux pas retourner en Somalie», lance un réfugié. La main plâtrée, il est sous une tente avec une dizaine de ses ressortissants dont des femmes et des enfants. «J’ai été tabassé par des hommes armés qui m’ont volé tout ce que j’avais sur moi : argent, téléphone, appareil photo et effets personnels. Ils m’ont fracturé le bras alors que ma sœur a été violée sous mes yeux…», raconte-t-il, troublé. Sa sœur est là, avec lui, dans la même tente qu’il partage avec des cousins mariés et pères de famille. Juste à côté, la tente des Erythréens qui eux aussi ne veulent pas retourner dans leur pays. «Il y a de nombreux compatriotes qui sont bloqués à Tripoli et n’attendent que l’occasion pour fuir…», disent-ils.

A quelques dizaines de mètres, des Nigérians se disputent du vieux linge collecté par des volontaires tunisiens. «Nous sommes partis de Tripoli, à bord de taxis et en cours de route, des partisans d’El Gueddafi nous ont interceptés pour nous fouiller et nous enlever tous nos effets personnels. Mon ami a été froidement exécuté et je ne sais même pas pourquoi….», témoigne notre interlocuteur. Il nous montre les traces de violence subies lors de son périple.

Egalement nombreux, les Soudanais occupent plusieurs camps. Certains d’entre eux ont fait plusieurs jours de marche pour quitter la ville de Zaouia et rejoindre, affaiblis, traumatisés et durement affectés, le poste frontalier de Ras Jdir, sans papiers ni argent. «Ils nous ont dit que les étrangers pouvaient rentrer chez eux, alors nous avons décidé de partir. Mais, ils nous ont dépouillés de tout et le taxi nous a laissés en cours de route, alors nous avons poursuivi le trajet à pied…», raconte l’un d’eux. Mardi, la désorganisation des camps commençait à se faire sentir, alors que des structures de stockage des dons apparaissaient à Benguerdane. EIles devront permettre de mieux gérer les colossales aides éparpillées ici et là. Fait énigmatique et bizarre. De nombreux véhicules libyens, type grosse cylindrée, ont traversé le poste de Ras Jdir pour rejoindre la Tunisie, en plus des poids lourds bourrés de marchandises. Les chauffeurs semblent très sereins et donnent l’impression d’être en face de touristes. Selon certains, il s’agit de contrebandiers qui viennent vendre le contenu du double réservoir rempli en Libye.

D’autres, plus nombreux, y voient des militaires libyens venus espionner les lieux. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne dépassent pas la ville de Benguerdane, à 30 km. D’ailleurs, l’un d’eux a failli être lynché par la foule qui n’appréciait pas de voir un «agent d’El Gueddafi» dépasser les limites de Benguerdane.

Source El Watan Salima Tlemçani envoyée spéciale

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:17

Algérie - Douar «Radar» de Tipasa : Rencontre houleuse avec le wali

5 kolea aerien

 

C’est comme ça que se termine ma vie, par un suicide.

Un fils de chahid sans travail et sans logement. J’aime ma femme et mes enfants, malheureusement ma situation est très précaire», tels sont les mots rédigés sur une feuille par Nador Youcef (54 ans), père de 3 enfants, qui s’était pendu à l’intérieur de son gourbi au douar «Radar» à Koléa, la semaine dernière. Les membres de l’Association du quartier Radar, une région rurale où sont érigées des constructions illicites et des habitations précaires. «300 familles sont entassées dans ce ‘‘haï’’, et elles sont toutes venues aujourd’hui voir le wali de Tipasa pour qu’il prenne des dispositions», nous déclare Bennaïdji Mohamed, président de l’Association de ce quartier. «Nous nous sommes déplacés au siège de la wilaya pour le rencontrer pacifiquement, et lui remettre une  lettre de revendications. Malheureusement, le wali ne nous a pas respectés, alors que parmi nous se trouvaient beaucoup de femmes accompagnées de leurs enfants», ajoute-t-il.

«Nous avons enregistré toute la scène à l’aide de téléphone portable et du caméscope de ce qui s’est passé à l’intérieur de la salle de l’APW, et nous comptons remettre ces images aux autorités centrales du pays», poursuit-il. «Pourtant tout avait commencé par des applaudissements, quand le premier représentant de l’Etat a pris la parole», conclut-il. Le début de cette rencontre entre les familles de haï Radar avec le chef de l’exécutif de la wilaya de Tipasa s’est rapidement envenimé dans une ambiance électrique. L’anarchie s’est installée. Cela a failli dégénérer. Les familles ont été évacuées de la salle de réunion.

Le renfort des éléments de la sûreté de wilaya était impressionnant. Leur présence autour du bâtiment administratif du wali aura dissuadé les familles en colère. «Nous refusons que nos manifestations soient récupérées par des partis politiques», déclare Abdessalam Belkhiri, un ex-militaire enveloppé d’un grand emblème national.

«Nous ne sommes pas des gens violents. Nous exigeons une enquête sur la gestion du P/APC de Koléa, et souhaitons la régularisation des maisons construites sans permis», ajoute-t-il. «Nous n’avons ni eau potable, ni électricité, ni route. Un enfant atteint de typhoïde est décédé par le passé dans ce haï, et nous enregistrons beaucoup de maladies respiratoires dans notre quartier à cause de la présence de la décharge qui se trouve à proximité de nos maisons. Même notre voisin Nador Youcef vient de se suicider à cause de sa situation sociale. Nous restons là, à Tipasa, jusqu’à l’arrivée de la télévision», affirme-t-il. «C’est un wali, il ne doit pas nous diviser en nous demandant de quelle wilaya nous venons», s’exclame une femme au milieu du groupe qui nous entourait.

Il y a lieu de préciser que le wali de Tipasa, depuis son installation à la tête de la wilaya, s’est déplacé au niveau de plusieurs quartiers des localités de sa wilaya pour s’enquérir personnellement de la situation et discuter avec les familles.

Il avait déjà effectué une visite à haï Radar à Koléa et avait discuté avec les habitants de ce quartier. Selon un responsable de la wilaya, «les difficultés de ces populations sont déjà connues, et des mesures seront prises selon les priorités. Néanmoins nous avons réalisé le recensement des habitations précaires en 2007, les familles recensées en 2007 seront relogées, mais il y a d’autres maisons précaires qui se sont greffées illégalement sur le site après 2007. Nous sommes tenus de respecter la réglementation. Cependant, la situation des familles qui prétendent vivre dans la précarité sera étudiée au cas par cas, car certains éléments veulent en profiter pour bénéficier des avantages sociaux alloués par l’Etat, au profit des vraies familles en situation précaire», conclut-il.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:15

Marathon international de Tiout : Une course dans l’oasis

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Le Marathon de Tiout, qui en est à sa deuxième édition, et organisé par l’agence Eventos, revient à la fin de ce mois de mars. Les performances réalisées en matière d’organisation et de compétition, lors de la première édition, permettent à cet évènement de se placer à la plus haute sphère des marathons algériens. Les témoignages des participants de l’année écoulée sont unanimes à dire que «ce fut absolument magique. Il fallait y être et nous y serons en 2011».

Aussi, les champions du monde militaires qui y ont pris part, lui ont donné toute sa valeur compétitive. Ils ont brillé de mille feux et ont donc offert le plus beau des cadeaux qui soit : celui du spectacle de haut niveau. Pour cette nouvelle édition, les organisateurs ont reçu les promesses que ces champions récidiveront. Ce qu’il faut retenir aussi, c’est que Novo Nordisk, leader mondial dans le traitement du diabète, sera présent sur le site de la compétition avec son stand mobile et procédera, chez tous les participants, à une action de dépistage de diabète, avec mesures anthropométriques et tests de glycémie capillaire.

D’ailleurs, le slogan adopté par les organisateurs est «J’appelle à changer le diabète».

Quant à la ville de Tiout, elle est toujours accueillante, gardant sa dimension humaine, culturelle et  touristique, ce qui a fait toute sa réputation. Le paysage est chargé de valeurs historiques constituant un exemple exceptionnel de l’interaction pluriséculaire entre les hommes et leur environnement et on succombe à ses charmes (voir le site www.mid.com.dz).

Par ailleurs, un comité d’organisation, reconnu pour ses compétences, assure le bon déroulement de la compétition. Les trois boucles de 14 km chacune seront courues durant trois matinées, donnant ainsi tout le loisir aux compétiteurs de s’évader l’après-midi pour apprécier les sites touristiques.

Enfin, l’organisateur en l’occurrence, Mohammed Zerrouki, manager de l’agence Eventos , nous a confié que quelque 250 participants, dont l’élite de la DGSN et celle de la Protection civile, prendront part à cette seconde édition du Marathon international de Tiout.

Source El Watan Chafik B

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:10

El Gueddafi déclare la guerre totale

Libye drame humanitaire

 

Mouammar El Gueddafi s’est engagé hier dans une guerre totale contre son peuple en usant d’avions de chasse et de blindés, et jurant de répandre le sang de la rébellion.

Le monde a découvert, hier, des images hallucinantes de villes entières transformées en champs de bataille, qui rappellent au mauvais souvenir la guerre Irak-Iran. Même les enfants et les femmes n’ont pas été épargnés par la folie meurtrière d’El Gueddafi déterminé à sauver son trône quitte à marcher sur les cadavres de ses compatriotes. Comble du cynisme, la télévision officielle du régime finissant a fait un envoi depuis un champ de bataille, à partir duquel le journaliste visiblement dépourvu d’humanité, montrait des cadavres de jeunes combattants tués qu’il affublait du qualificatif de «mercenaires». C’est, poussé jusqu’à l’extrême, la vision macabre d’un régime terroriste décidé à imposer la «solution finale».

Le «guide» déboussolé s’est lancé, hier encore, dans une série d’interviews à des médias étrangers et parlé à «sa télévision libyenne», pour accuser pêle-mêle l’Occident et Al Qaîda d’être responsables de la rébellion.  Le fou a tenté maladroitement de faire un odieux chantage à l’Occident, allant jusqu’à faire les yeux doux à Israël qu’il se propose de sauver d’Al Qaîda ! «Si Al Qaîda réussit à s’emparer de la Libye, alors la région toute entière, jusqu’en Israël, sera la proie du chaos», a-t-il dit à la chaîne publique turque TRT. Sur la zone d’exclusion, il a estimé qu’en cas de mise en place, «les Libyens verront ce que ces pays veulent vraiment faire – prendre leur pétrole – et ils prendront alors les armes». El Gueddafi a aussi de nouveau affirmé qu’il ne quitterait pas le pouvoir, malgré les sanctions internationales et l’ouverture d’une enquête de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité.

Odieux chantage

Au plan diplomatique, il a dépêché hier un émissaire au Caire, au moment où ses forces multipliaient les attaques dans l’est du pays, notamment près d’une raffinerie, contraignant les insurgés à reculer de quelques kilomètres. Abdelrahmane al-Zawi, membre du cercle rapproché du numéro un libyen et responsable des questions de logistique et d’approvisionnement, est arrivé au Caire à bord d’un avion libyen, selon un responsable aéroportuaire. Sur le terrain, où l’insurrection a fait des centaines de morts et poussé à la fuite près de 200 000 personnes depuis le 15 février, les forces d’El Gueddafi semblaient gagner du terrain sur le front est face aux insurgés. Après avoir essuyé des tirs d’artillerie et des frappes aériennes des forces loyalistes, de très nombreux combattants rebelles, amassés dans des dizaines de véhicules, se repliaient vers Ras Lanouf (est), une ville stratégique pétrolière tenue par les insurgés.

Un avion de chasse a mené une attaque touchant la raffinerie située aux abords de Ras Lanouf. Un peu plus tôt, d’importantes explosions avaient été suivies par d’immenses flammes et des boules de feu dans le ciel au-dessus de la raffinerie As Sidra.

El Gueddafi joue le protecteur d’Israël !

Les rebelles semblaient pourtant auparavant avoir gagné du terrain, tirant quelque 50 roquettes, alors que certains avançaient plus vers l’ouest. Après avoir appelé en vain à son départ, les Etats-Unis et l’Europe se sont tournés vers l’opposition, rencontrant respectivement au Caire et à Strasbourg des représentants du Conseil national de transition, mis en place à Benghazi, épicentre de l’insurrection à 1000 km à l’est de Tripoli. Mais à la veille des concertations des Occidentaux à Bruxelles au sein de l’OTAN et de l’Union européenne, la chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, a refusé de soutenir la reconnaissance du Conseil national, estimant que cette décision revenait «au Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement». Paris, Washington et Londres continuent, de leur côté, d’étudier les moyens d’arrêter la répression, dont l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne en Libye. Le vice-président américain, Joe Biden, se trouvait en Russie, réticente à une telle zone.

Source El Watan Hassan Moali et agences

Le Pèlerin

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