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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:06

Fronde à L’assemblée

APN

 

Coup de théâtre, hier, à l’Assemblée. Deux partis politiques annonçaient, séparément, une décision identique, celle de la suspension de leur participation au Parlement. Le Front national algérien de Moussa Touati, qui dispose d’un groupe parlementaire de quinze députés, mais surtout le Rassemblement pour la culture et la démocratie, seul parti d’opposition à l'Assemblée populaire nationale, annoncent donc le gel de leurs activités parlementaires. Historiquement, c’en est là une première en la matière.

Politiquement, il s’agit d’un geste fort qui ébranle la squelettique crédibilité de la plus faible Assemblée qu’a eu à connaître l’Algérie indépendante. Outrageusement dominée par les trois partis de l’Alliance présidentielle, le FLN, le RND et le MSP, qu’appuie une sorte de «demi-pensionnaire» de cette même alliance, qu’est le PT de Louisa Hanoune, le retrait du RCD de Saïd Sadi réduira l’APN à un simple comité de soutien de luxe à Abdelaziz Bouteflika. Déjà mal partie en mai 2007 avec le fort taux d’abstention qui avait marqué l’élection législative et la traditionnelle fraude qui avait perverti ses résultats, l’actuelle Assemblée offrira une piètre image d’une institution pour le moins inutile. Tout juste bonne à donner son estampille nécessaire aux décisions gouvernementales, quand Bouteflika daigne l’associer en plus. Le locataire du palais d’El-Mouradia, qui a toujours pris le plus grand soin d’éloigner le Parlement des «choses sérieuses», a fini par prendre habitude de recourir aux ordonnances pour tous les textes d’importance. Désormais, l’Assemblée de Abdelaziz Ziari n’aura même plus quelques interventions de députés de l’opposition à faire valoir pour sauver l’honneur. Le gel de la participation d’un parti comme le RCD «dénudera» et l’Assemblée et le pouvoir. Ses alliés aussi.

Kamel Amarni

Le RCD suspend ses activités parlementaires

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a annoncé hier, via un communiqué de son groupe parlementaire, qu’il suspendait ses activités parlementaires. Une suspension dont le prolongement éventuel sera examiné lors de la prochaine session ordinaire du conseil national du parti, laquelle interviendra dans deux mois.

C’est fait. Un acte joint à la parole. Le RCD suspend sa participation au Parlement. «Le RCD a décidé de suspendre ses activités parlementaires jusqu’à ce que les conditions d’une transmission fidèle des interventions des députés soient garanties», a informé, en effet, le groupe parlementaire du parti dans un communiqué rendu public hier après-midi. Il y a dans cette décision beaucoup d’audace politique, énormément de lucidité, après tout ce que les députés ont subi lors des manifestations publiques. Insultés, réprimés, bastonnés, blessés et objet de tentatives d’assassinat, les députés ne pouvaient continuer à siéger au Parlement comme si de rien n’était. A plus forte raison encore lorsque leur immunité parlementaire est bafouée. Mais comment se traduira cette décision de suspension des activités parlementaires ? Le député Mohcine Belabes, également secrétaire national du parti à la communication et à l’organique, précise : «Dès ce jour, les parlementaires du parti s’abstiendront de participer aux travaux des commissions et aux plénières. En somme, ils ne participeront à aucune activité parlementaire.» Il reste le pourquoi de cette décision. M. Belabes explique qu’«il n’est plus possible d’accomplir les missions parlementaires. L’Assemblée populaire nationale refuse toujours le débat parlementaire sur les véritables préoccupations des citoyens. Elle refuse encore toujours l’institution de commissions d’enquêtes parlementaires. De plus, l’Assemblée se prépare à des débats à huis clos autour du code communal et du code de wilaya, la télévision refusant de retransmettre les débats». Ajoutant : «Et, plus grave encore, l’immunité parlementaire est foulée aux pieds, puisque, aux multiples agressions dont ils sont victimes chaque samedi, les députés sont objet de tentatives d’assassinat, comme il était arrivé au député Saïd Sadi lors de la marche du samedi 5 mars à El- Madania.» Notre interlocuteur a affirmé aussi que «c’est au conseil national du parti, qui se réunira en session ordinaire dans deux mois, de débattre des suites à donner à cette suspension d’activités parlementaires ». Le RCD, pour rappel, réclame, depuis bien avant qu’il ne se résout à cette décision, la dissolution des assemblées élues. Le parti, membre actif de la CNCD qui organise chaque samedi une marche populaire à Alger, a eu déjà à s’illustrer dans des positions du genre quand l’éthique politique l’exige. Lors du Printemps noir en 2001, le parti, pour dénoncer l’assassinat de jeunes en Kabylie par les gendarmes et la répression féroce opposée aux populations de la région, s’est retiré du gouvernement.

Réagir pour éviter le pire

Le parti estime aussi que la situation aujourd’hui recommande des audaces politiques. «Depuis le mois de janvier 2011, le pays a connu des émeutes ayant engendré des morts et de nombreux blessés. Des personnes désespérées se sont immolées, des manifestations pacifiques sont régulièrement réprimées et interdites, les médias publics ou inféodés au pouvoir s’adonnent en toute impunité au lynchage raciste et à la diffamation éhontée de l’opposition. Les parlementaires sont agressés par les services de sécurité et le 5 mars 2011, l’irréparable a failli se produire quand le président du RCD, également député, s’est vu asséner un coup de couteau devant des dizaines de policiers imperturbables.» Poursuivant que «cette tentative d’assassinat (ce n’est pas la première qui vise Saïd Sadi) pose une nouvelle donne politique dans le pays». Logiquement, le RCD a dénoncé un Parlement resté indifférent pendant que des députés se faisaient agresser et, pis, subissaient des tentatives d’assassinat. «Le Parlement n’a ni vu ni entendu ces drames. Il continue à assumer son indignité en avalant les ordonnances les unes après les autres», notant, comme de nécessaire, que «la servilité traditionnelle du Parlement est désormais doublée d’une complicité active puisque c’est l’institution parlementaire elle-même qui demande à ne pas débattre des drames et périls qui pèsent sur l’Algérie». Le RCD a fait œuvre utile en faisant remarquer que le pouvoir reproduit dangereusement les mêmes pratiques auxquelles il a recouru depuis les années 1980. «Il y a trente ans de cela, le même pouvoir accusait les mêmes acteurs d’être à la solde de la CIA et du SDECE et d’avoir brûlé le drapeau et le Coran pour essayer de discréditer le Printemps berbère. C’est ce printemps qui, brisant pour la première fois la peur, a induit les manifestations de Constantine et d’Oran en 1986, maillons des luttes qui ont mené à Octobre 1988. En 1980, le pouvoir a pu circonscrire les luttes démocratiques à la Kabylie. En 1988, il a pu détourner la colère du 5 Octobre pour réorganiser ses clientèles, relancer le système et polluer la scène politique et médiatique. Reproduire les œuvres en 2011 relève de l’aveuglement. En 2011, les revendications sociales et politiques s’expriment dans tout le pays et le contexte régional et international a connu des bouleversements que seul le DRS refuse de voir.»

Sofiane Aït-Iflis

il dispose d’un groupe parlementaire de 15 députés - Le FNA boycotte l’APN

Le FNA (Front national algérien) annonce la suspension de sa participation au Parlement. Dans un communiqué rendu public hier, le parti de Moussa Touati ne précise toutefois pas la nature de cette «suspension». S’agit-il d’un retrait définitif ?

«Le Front national algérien se trouve dans l’obligation de suspendre l’activité parlementaire de ses députés au niveau de l’Assemblée populaire nationale», lit-on exactement dans le communiqué. Lequel communiqué, rédigé sous la forme d’une lettre adressée au président des bureaux de wilaya, Moussa Touati motive cette décision par le fait «qu’en dépit de plusieurs interpellations, les autorités n’ont jamais daigné satisfaire aux revendications inhérentes à la place et au statut des représentants du peuple au sein des assemblées élues et à tous les niveaux». Or, regrettera encore Moussa Touati, «au lieu de rectifier cela, c’est le rôle et le rang du Parlement qui se sont nettement détériorés». Avant de s’interroger : «A quoi sert un Parlement quand les textes les plus importants, dont la loi de finances complémentaire, sont promulgués par voie de décrets présidentiels, entre les deux sessions ? Cela, alors que l’Alliance présidentielle dispose, pourtant, d’une large majorité dans les deux chambres.» Pour le président du FNA, cette position est par ailleurs dictée par le souci du parti de tenir compte «de la dignité du citoyen, de la place que doit occuper le Parlement ainsi que de la dignité du député lui-même. Ce dernier a vu son rôle se rétrécir au point d’être réduit à un simple salaire en contrepartie de lever sa main pour adopter des lois de troisième degré». Il convient de rappeler que le FNA dispose d’un groupe parlementaire de quinze députés au niveau de l’Assemblée populaire nationale. S’adressant aux présidents des bureaux de wilaya, Touati écrira par ailleurs que «ceci est la première étape dans notre combat pour la consécration de la volonté populaire. Quant à la seconde étape, elle consistera en une lutte que nous mènerons pour que soit retiré le projet de loi sur la commune et la wilaya proposé au Parlement». Et de lancer cet appel : «Le Front national algérien invite l’ensemble des élus locaux à prendre part au sit-in de protestation pour faire tomber ce projet de loi préparé en dehors des cadres constitutionnels légaux.» Il ne précise, néanmoins, ni le lieu, ni la date retenus pour l’organisation de cette manifestation.

Kamel Amarni

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 10:03

Algérie - Bouteflika reste, mais à quel prix ?

Bouteflika

 

Qui l’eût cru ? Menacé de départ il y a à peine quinze jours, le président algérien se redresse et oublie, du coup, ses promesses. La raison ? Il s’est retrouvé au centre de stratégies qui nous échappent, celle des Occidentaux obnubilés par l’Aqmi et celle des partis de Sant’Egidio obsédés par la mise à l’écart de l’armée algérienne.

La petite phrase est de Mourad Medelci et date du 7 mars : le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999, n’a pas l’intention de partir avant la fin de son troisième mandat en 2014. Finies les craintes, d’il y a à peine quinze jours, de la contagion tunisienne et égyptienne ; finies les rumeurs qui prédisaient un président annonçant aux Algériens son intention de ne plus se présenter aux prochaines élections et de quitter même le pouvoir avant le terme du troisième mandat pour raison de santé. Fini l’affolement. L’heure est à la bravade : «Le président a été élu pour un mandat qui lui permet de rester aux commandes jusqu'en 2014. Il a été élu et bien élu», a répliqué le ministre algérien à ceux qui n’auraient pas encore saisi la fermeté du message et qui auraient cru aux révélations de WikiLeaks sur les fraudes aux élections de 2009. Malade, dites-vous ? Pensez donc ! Medleci est catégorique : «Permettez-moi de vous rassurer, sa santé est excellente. » Et qu’importe si l’on sait, toujours par WikiLeaks, que le président souffre d’un cancer ! On peut très bien gouverner avec ça ! La résurrection s’accompagne, comme de juste, d’une amnésie. Oubliées les promesses d’ouverture du champ politique et médiatique, de démocratisation de la vie publique. C’est sans état d’âme que le ministre de la Communication, Nacer Mehal, a révélé que l’ouverture du champ audiovisuel en Algérie n’est pas pour demain. «L’ouverture du champ audiovisuel n’est pas encore à l’ordre du jour», a-t-il affirmé, péremptoire, devant la presse, en marge de l’ouverture de la session de printemps du Parlement. M. Mehal a même mis la forme pour paraître le plus méprisant possible. «Je précise, je dis bien, elle n’est pas encore à l’ordre du jour», et d’insister encore : «J’ai bien utilisé le mot encore.» Dans le même temps, l’infatigable Medelci, qui ne craint décidément pas de se contredire, annonçait fièrement, ce mardi 8 mars, que les frontières entre l’Algérie et le Maroc, fermées depuis 1994, ne se rouvriront pas de sitôt. «L'ouverture de la frontière algéro-marocaine n'est pas à l'ordre du jour et nous n'avons mandaté personne pour discuter de cela.» Il y a à peine quinze jours, le mercredi 23 février, sous la pression des évènements et l’influence des Américains, le même Medelci annonçait, lors d'une conférence de presse, que l'Algérie travaillait à accroître ses relations avec «ses amis et frères marocains» et nous apprenait que le Maroc et l'Algérie avaient convenu d'une «initiative politique » destinée à renforcer leurs relations bilatérales. Plus question de cela.

Sauvé par l’Aqmi !

Bref, on l’a compris, ce n’est plus cette Algérie de Bouteflika diminuée diplomatiquement qui parle aujourd’hui ; ce n’est plus celle-là, ébranlée par les évènements de Tunisie et d’Égypte, fragilisée, assimilée aux pouvoirs dictatoriaux du monde arabe et que les évènements avaient conduit à se justifier puis à faire des concessions, qu’on entend. C’est une autre, ragaillardie, qui n’a plus besoin de négocier ses soutiens extérieurs pour rester au pouvoir. Ce sont ces soutiens extérieurs, justement, qui expliquent ce retour en grâce. Les évènements de Libye et la crainte d’une offensive islamiste sur le Maghreb ont fait reculer les Etats-Unis et les capitales européennes qui, au début du mois de février, exhortaient le pouvoir de Bouteflika à «un vrai changement ». Le président Obama, rappelons- nous, au lendemain de la levée de l’état d'urgence, s’était dit «impatient de voir les prochaines mesures qui seront prises pour permettre aux Algériens d'exercer pleinement leurs droits universels, dont la liberté d'expression et d'association ». Et, c’est dans cette perspective que les États-Unis continueront à coopérer avec l’Algérie, avait-t-il ajouté. Avant lui, le secrétaire d’État adjoint chargé des Affaires politiques, William Burns, en visite à Alger, avait parlé de «peuples en quête de liberté, de dignité et d'opportunités », précisant que «la réponse à ces aspirations devrait être “la plus ouverte, la plus sérieuse, la plus claire et le plus tôt possible”». Jusqu’à la fin février, les Américains attendaient donc Bouteflika sur le «vrai changement » Puis tout bascula. Devant la détérioration de la situation en Libye et l'affaiblissement de la Tunisie, les États-Unis changent de discours. Oubliées les critiques et les mises en garde qui ont suivi les marches empêchées de l'opposition à Alger. Place à un discours positif et conciliant à l'égard du pouvoir algérien. «Les Américains et les Français veulent éviter que le régime algérien ne tombe aussi, parce qu'il peut jouer un rôle-clé pour stabiliser le Grand Maghreb et éviter qu'Al Qaïda ne profite du chaos», explique un analyste algérien au journal Sud-Ouest. «Le fait que l'opposition peine à mobiliser joue en faveur du pouvoir», ajoutet-il. «Pour les Américains, une instabilité générale dans tout le Maghreb – même momentanée – pourrait favoriser Al Qaïda. Dans le rapport du Congrès américain sur l'Algérie, les craintes américaines sont clairement exprimées. Du coup, ils préfèrent épargner le régime algérien et lui faire jouer le rôle de stabilisateur dans la région, en limitant notamment les risques d'une implantation d'Aqmi chez les voisin», analyse le journal électronique TSA. Tout cela est parfaitement exprimé par Daniel Benjamin, coordonnateur de la lutte antiterroriste au département d'Etat lors d'une conférence de presse qu'il a animée au siège de l'ambassade américaine à Alger. Interrogé sur un éventuel «changement démocratique » qui serait recommandé par le gouvernement américain aux Algériens, le conférencier s'en est vertement défendu, affirmant que «ce n'est pas aux Etats-Unis de prescrire quoi que ce soit», insistant au passage que «c'est aux Algériens de déterminer leur sort». Les Etats-Unis s'interdisent «toute tentative d'ingérence dans les affaires internes d'un pays».

À quel prix ?

Voilà donc le régime algérien relancé. A quel prix le pouvoir va-t-il se maintenir ? D’abord par un surcroît de répression. L'Etat-Bouteflika ne peut pas lever l'état d'urgence ni démocratiser la vie publique ni ouvrir le champ médiatique parce qu'il ne s'impose à la société algérienne que par la répression, le garrottage des libertés, la censure, l'interdit. Ainsi, 24 heures après avoir annoncé la «levée imminente de l'état d'urgence», le pouvoir a-t-il annoncé que la marche prévue samedi 26 février à Alger sera interdite ! Autrement dit, la levée d'urgence est de la poudre aux yeux. Ce même Etat ne peut pas résorber le chômage ni le malaise social parce que, n'étant pas dans la gouvernance mais dans le contrôle de la population, il n'a pas de projets d'investissement pour de grands chantiers qui relanceraient l'emploi. Etant dans le contrôle de la population, il ne peut concéder aucune liberté, y compris la liber d'entreprendre ! Ensuite, par un déclin économique. Etant un Etat étranglé par la corruption, cet Etat est incapable de financer un projet d'investissement sans que l'essentiel des fonds n'atterrissent dans des comptes bancaires suisses ouverts par les dirigeants eux-mêmes ou leurs prête-noms. Etant un pouvoir archaïque, il ne dispose pas d'institutions modernes capables de concevoir un plan de sortie de crise et de moderniser l'économie. Rappelons-nous : l'Etat- Bouteflika, n'ayant pas de projets d'investissement pour de grands chantiers qui relanceraient l'emploi, avait tout simplement légalisé le trabendo, le marché informel ! Le premier à avoir cédé, sous l’emprise de l’ébullition sociale suite aux émeutes de janvier 2011, est le président Bouteflika. Lors d'un Conseil des ministres, il a donné consigne au gouvernement d’«alléger» les formalités et procédures destinées au transfert du commerce informel sur la voie publique vers des sites aménagés. Même le patronat partage ces craintes. Les chefs d'entreprise réunis au sein de l'organisation patronale FCE, et qui ont tenu mercredi une réunion pour évaluer les mesures présidentielles, s'étaient dits déçus par lesdites mesures économiques annoncées, mardi 22 février en Conseil des ministres. «Si le gouvernement veut réellement créer des emplois, il doit libérer les initiatives et laisser les gens travailler», affirme le patron d’une société privée au journal électronique TSA. Les patrons s’étaient quittés divisés et inquiets. «Il ne s’agit pas d’un problème d’argent, les banques regorgent de liquidités. Le problème réside dans les obstacles presque infranchissables dressés par le gouvernement sur le chemin des chefs d’entreprise pour investir et utiliser cet argent», avoue le directeur d’une entreprise privée au même journal Des chefs d’entreprise se sont opposés à la rédaction d’un communiqué pour applaudir les mesures présidentielles, comme proposé par des membres du Forum. Bref, le pouvoir, piégé de toutes parts, incapable de proposer une alternative à la revendication nationale et internationale, mais déterminé à rester sur le trône, apparaît aujourd'hui dans toute son impuissance. Pour caricaturer, il préfère apparaître comme le gouvernement du vendeur à la sauvette plutôt que de céder la place ! Aussi, faut-il s’attendre à une brusque flambée de mécontentement et prédire que le (brusque et aléatoire) soutien américain ne sera pas suffisant pour épargner au pouvoir algérien le même sort que les régimes tunisien, égyptien et libyen. Dans une récente étude pour évaluer le risque d'instabilité des pays du monde arabe, rapportée par le quotidien français le Figaro, la très sérieuse banque américaine Merrill Lynch classe l'Algérie à la quatrième place des pays les plus susceptibles de basculer dans une révolution, derrière le Yémen, la Syrie et la Libye. Le classement prend en compte de nombreux indicateurs comme le niveau de pauvreté, le chômage des jeunes ou le type de régime politique. C’est dire…

Source Le Soir d’Algérie Mohamed Benchicou

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:59

La caricature, un acte d’expression

Les caricaturistes Dilem et Plantu.

 

Un dessin de presse, au-delà de son côté artistique, est-il porteur d’un message ? Et si c’est le cas, ce message peut-il être contrôlé ? Peut-il déraper ? Obéit-il à une certaine censure, intervenant quand les limites sont dépassées ? Ce sont ces questions, et bien d’autres que les dessinateurs de presse ont abordées dans leur conférence, mardi dernier, à 17h, au Centre culturel français d’Alger.

Après Constantine, le 5 mars, et Oran, le 7, c’était au tour d’Alger d’accueillir cette rencontre — sous le thème “La caricature : un dérapage contrôlé” — organisée par l’Association de la Fondation Cartooning for Peace (Dessins pour la paix), en collaboration avec l’ambassade de France en Algérie. Depuis sa création, Cartoonig for Peace compte aujourd’hui plus de 80 dessinateurs de 39 nationalités. Leur particularité : leur regard critique sur leur pays et culture.

La salle de spectacles du CCF s’est avérée exiguë pour contenir la foule. Dans son allocution, Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie, résuma le parcours des deux caricaturistes qui ne sont plus à présenter. Bientôt 39 ans de collaboration avec le Monde pour Plantu et presque 20 ans pour Dilem. “À eux deux, ils totalisent plus de 25 000 dessins”, a-t-il ajouté. Ces deux caricaturistes, que l’humour et le dessin réunissent, sont sur un projet commun. Plantu va publier, prochainement, pendant une semaine, ses dessins dans le quotidien Liberté, et durant la même période, Dilem fera la même chose dans le Monde.

C’est avec humour et simplicité qu’ils se sont relayés, abordant chacun, selon son expérience et son itinéraire, la problématique du dessin de presse. C’est à travers leurs planches respectives qu’ils expliquaient quand un dessin de presse peut être “dérapant” et comment le contrôler. Plantu a montré certaines de ses caricatures qui ont été “interdites de parution” par son journal. “Tout est une question d’humour”, ont-ils déclaré. Un humour qui ne doit pas dépasser le seuil de tolérance, et qui ne doit pas heurter. Toujours à propos d’humour, Plantu a affirmé qu’en Algérie, “on trouve un humour qu’on ne trouve pas en France”.

Et d’ajouter qu’on arrive à faire de l’humour à partir d’une tragédie, ce qui n’est pas le cas en France. Abondant dans le même sens, Dilem a fait un aveu de taille : quand on arrive à “croquer le président Bouteflika, le gouvernement algérien ou certains généraux, cela est un signe de liberté que les autres pays arabes n’ont pas”. Pour illustrer ces propos, ils donneront l’exemple de Hassan Karimzadeh, un caricaturiste iranien, condamné à dix ans de prison pour avoir publié une caricature de l’ayatollah Khomeiny ; ou celui du Marocain Khalid Gueddar qui a connu des tracas inimaginables en osant publier également un dessin montrant le roi Mohammed VI… C’est dire l’impact que peut avoir une caricature. Le public a pu voir un court passage de la rencontre de Plantu avec Yasser Arafat en Tunisie, montrant ce dernier dessinant les emblèmes palestinien et israélien. Un dessin qui a fait le tour du monde et porteur d’espoir.

Le dessin de presse, un acte journalistique

De fil en aiguille, se relayant au micro et au feutre — ils dessinaient en direct, selon l’inspiration du moment —, les deux orateurs ont démontré que le dessin de presse est un acte journalistique à part entière, qui véhicule la vision de son auteur et non son opinion. “Je ne suis qu’un dessinateur, je ne donne pas mon opinion, c’est l’information qui la fait”, a déclaré Dilem. Quant aux limites de la caricature, ils ont été unanimes à affirmer qu’elles “se sentent”. C’est selon les convictions du dessinateur, à sa société, aux mœurs ainsi qu’aux convictions. Toutefois, ils ont précisé que les interdits “ne doivent pas être imposés”.

Concernant leur marge de manœuvre, Plantu a avoué que son dessin doit “coller à l’ouverture [page une] de son journal”. “Quand il y a un sujet imposé, j’arrive à dire des choses, mais ce n’est pas toujours facile”, a-t-il souligné. Chaque jour, il fait trois propositions à sa rédaction qui en choisit une. Ce qui n’est pas le cas pour Dilem qui sévit depuis 1996 dans la page 24 du quotidien Liberté. Il a la liberté d’opter pour tel ou tel sujet, même s’il ne colle pas avec l’actualité du journal.Passant en revue leurs expériences, il en découle que les deux dessinateurs ont connu des situations ubuesques quasi identiques. Plantu “subissant” la “censure” de son journal et les réactions des lecteurs à tel ou tel dessin. Dilem “collectionnant” les procès et les comparutions pour ses caricatures jugées “osées” et portant atteinte à l’individu. Sur sa lancée, il a fait l’aveu qu’il regrettait “certains de ses dessins d’il y a dix ou quinze ans. Aujourd’hui, j’ai beaucoup mûri !”

En outre, Dilem a été mis au défi par un présent de dessiner l’opposition politique en Algérie. Lequel défi a été relevé avec talent.

Deux heures durant, Plantu et Dilem avaient plaidé la cause du dessin de presse, son importance, démontrant par la même occasion que c’est un moyen d’expression et de communication qui favorise l’échange de points de vue.

En marge de cette conférence, une exposition de différents dessins réalisés par Plantu, Dilem et bien d’autres dessinateurs membres de Cartooning  for Peace était visible dans les jardins et la salle d’expositions du CCF d’Alger, permettant d’admirer le talent de ces personnes, mais également la portée des messages véhiculés.

Source Liberté Amine Idjer

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:52

L’OPEP ouvre ses vannes

pompagepetrole.jpg

Le Nigeria, le Koweït et les Emirats arabes unis pourraient produire 300.000 barils supplémentaires par jour pour juguler la hausse vertigineuse des cours de l’or noir, a révélé le Financial Times.

L’appel de vendredi (demain) à une journée de colère au Royaume wahabite poussera-t-il les prix du brut vers un nouveau pic? Le marché «s’inquiète de la «journée de colère» prévue vendredi (en Arabie Saoudite), parce que cela pourrait conduire à des troubles dans ce pays», a estimé Andy Lipow. Quel risque font courir d’éventuelles révoltes dans cette région? «Cela serait important parce que le mécontentement touche la minorité chiite, qui vit essentiellement dans les régions productrices de pétrole, dans l’Est», a fait remarquer l’analyste de Lipow Oil Associates. Ces craintes sont justifiées par des appels à manifester, qui circulent sur Facebook, le 11 mars pour une «Journée de colère» et le 20 mars pour une «Révolution saoudienne». Les initiatives se multiplient pour tenter de calmer le marché pétrolier. Après l’Arabie Saoudite, qui a annoncé l’augmentation de son offre de quelque 700.000 barils par jour pour compenser le manque de la production libyenne des Etats-Unis qui comptent puiser dans leurs réserves stratégiques pour faire face à une éventuelle pénurie, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole qui assure 40% de la demande mondiale entre à son tour dans la danse. Le ministre koweïtien du Pétrole a indiqué que l’Organisation menait des consultations sur l’impact des troubles en Libye.

«Nous avons des consultations, mais nous n’avons pas encore décidé quelle direction prendre», a déclaré à la presse Ahmed Abdallah al-Sabah. Des propos qui ont conduit à spéculer sur une toute prochaine augmentation de la production des pays membres de l’Opep. Dans son édition de mardi le Financial Times révèle que le Nigeria, le Koweït et les Emirats arabes unis pourraient produire 300.000 barils supplémentaires par jour pour juguler la hausse spectaculaire des cours de l’or noir. «Cette hausse de la production, attendue pour début avril et combinée avec l’effort saoudien, devrait compenser la baisse des fournitures liée à la crise libyenne», peut-on lire sur le site du magazine économique français L’Expansion, qui cite le quotidien britannique. Du côté des «mastodontes» de l’Opep on essaie de calmer le jeu. Le ministre saoudien du Pétrole a assuré, mardi, que le marché était bien approvisionné et qu’en cas de carence, le Royaume pouvait faire face à une éventuelle hausse de la production à hauteur de 3,5 millions de barils par jour.

«L’Arabie Saoudite continuera à satisfaire fidèlement les besoins en pétrole du monde», a déclaré Ali al-Nouaïmi à l’agence de presse saoudienne SPA. «Les stocks sont à un niveau sain pour le consommateur et il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter», a souligné, lundi, le ministre de l’Energie du Qatar, Mohammed ben Saleh al-Sada, cité par l’agence de presse qatarie QNA.

Il est en revanche important de noter que toutes ces déclarations rassurantes n’ont réussi qu’à très faiblement impacter les cours de l’or noir. A New York, le baril a progressé de près de 20 dollars en l’espace de trois semaines. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «Light Sweet Crude» pour livraison en avril n’a accusé mardi qu’un léger recul, de 42 cents par rapport à veille, pour clôturer la séance à 105,02 dollars. La raison évoquée est de taille: «Les seuls pays qui peuvent augmenter leur production-l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis-produisent tous du brut plus riche en soufre, plus difficile à raffiner que le brut libyen», a expliqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Les informations qui circulent à propos d’un départ négocié de Mouamar El Gueddafi, qui lui offrirait une porte de sortie inespérée, ou bien celles concernant la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, affectent aussi d’une manière ou d’une autre les prix du pétrole. Le marché de l’or noir soumis à d’intenses pressions est promis à de fortes turbulences.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:45

Algérie - Le crédit Ettahadi sera lancé avant la fin du mois : «Il suffit de demander»

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La création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage et l’élargissement de la base productive agricole, constituent l’un des objectifs fondamentaux de la politique de renouveau agricole et rural.

A ce titre, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaissa, a indiqué que «toutes les motivations sont réunies pour booster, encore plus loin, le secteur de l’agriculture en Algérie».

Au cours d’une journée d’information, les responsables de wilaya de la vulgarisation, les animateurs de radios locales, les chargés de communication des organismes et services relevant du secteur agricole ainsi que les représentants de la profession agricole et des institutions financières sont «convenablement» informés sur ces dernières mesures.

Le Dr Benaissa a expliqué les modalités d’application du crédit bonifié destiné à la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage, dénommé «Ettahadi» et qui devraient être finalisées avant la fin du mois en cours.

«Nous sommes en train de finaliser les normes d’application de ce crédit avec la Banque de l’agriculture et du développement rural», a déclaré le ministre. Le crédit en question d’une valeur d’un million DA par hectare est parmi les nouvelles mesures prises par l’Etat pour augmenter la base productive agricole et créer, par ricochet, davantage d’emplois. «Pour nous, c’est une grande décision. Elle vient en effet conforter la dynamique de renouveau agricole et rural, lancée en 2008», a souligné le ministre.

Il est, donc, accordé aux jeunes investisseurs qui veulent créer de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage sur des terres relevant du domaine privé de l’Etat et sur celles appartenant aux propriétaires privés. Selon le ministre, l’exploitant qui contracte ce crédit auprès de la BADR aura une période de grâce de deux ans, sans paiement d’intérêt. Mais au-delà de cette échéance, l’investisseur qui ne rembourse pas son crédit à temps sera soumis à des conditions de paiement de taux d’intérêt.

Parmi ces conditions, M. Benaïssa a avancé que le taux d’intérêt devrait se situer entre 1% pour une année de retard, 3% pour cinq années et au-delà de 7 ans, l’exploitant paiera la totalité des intérêts. M. Benaïssa a souligné, dans ce sens, que ce dispositif viendra renforcer le crédit de campagne RFIG également sans intérêts créé en 2008, en ajoutant que la BADR, principal partenaire du secteur, «se dit prête à accompagner les jeunes investisseurs dans la valorisation de leurs patrimoines».

Afin que tout soit clair chez les jeunes exploitants où qu’ils se retrouvent, le Dr Benaïssa a insisté surtout à l’adresse des animateurs de radios locales et responsables de communication pour la véritable vulgarisation pour «contribuer à la mise en œuvre efficiente de ces mesures».

«Je ne peux pas imaginer un développement agricole et rural sans une communication efficiente», a-t-il dit. Le ministre a indiqué que son département compte mobiliser jusqu’à 6 000 vulgarisateurs sans compter les agents des instituts techniques et les vétérinaires, pouraccompagner les créateurs de richesse sur le terrain. Le ministre a instruit les présents, au point de le tancer, de faire un véritable travailde communication. «Toutes lesentraves doivent être levées et dites aux agriculteurs, aux nouveaux exploiteurs agricoles et d’élevagequ’il suffit de demander», a-t-il conclu.

Source Horizons Abbas A. H.

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:40

Une colère qui tombe à pic

La colere en algerie

 

Profitant judicieusement de la conjoncture actuelle, qui prévaut au niveau national et international, différentes couches de la société passent à l’action. Chômeurs, enseignants, cheminots, non- voyants, gardes communaux, médecins, etc. ont manifesté leur colère après une relative accalmie.

Jamais le front social n’a connu autant d’effervescence. Les travailleurs relevant de différents secteurs montent au créneau, quasi simultanément, et demandent tous la prise en charge de leurs revendications socioprofessionnelles. Profitant judicieusement de la conjoncture actuelle, qui prévaut au niveau national et international, différentes couches de la société passent à l’action.

Chômeurs, enseignants, cheminots, non-voyants, gardes communaux, médecins, etc ont manifesté leur colère après une relative accalmie. Tous ont l’espoir de voir leurs doléances satisfaites, en faveur des mesures prises par les autorités publiques pour apaiser la tension sociale. Plusieurs d’entre eux ont soutenu que «c’est le moment ou jamais» pour forcer la main aux responsables et arracher des acquis après plusieurs années d’attente. Les conducteurs de trains ont organisé, il y a quelques jours, une grève inattendue pour demander l’augmentation des salaires, la revalorisation du système d’attribution des primes, la révision du plan de carrière et l’amélioration des conditions de travail.

Cette grève bien que justifiée a surpris les usagers, voire certains ouvriers. Idem pour les non- voyants qui ont observé un rassemblement, avant-hier, à Alger pour dénoncer «l’exclusion» et le «manque de considération» dont ils sont victimes. La situation actuelle a aussi encouragé les gardes communaux à sortir de leurs gonds et occuper les voies publiques. Reçus par le ministre de l’Intérieur, pour la deuxième fois au bout de dix jours, les gardes communaux sont sur le point d’arracher leurs droits. Aussi, depuis le début des révolutions que connaît le monde arabe, l’on a assisté à d’autres mouvements de protestations initiés par les enseignants, les greffiers, mais surtout les chômeurs.

Ces derniers ont exprimé leur ras-le-bol, parfois violemment, dans différentes wilayas et bourgades du pays. A plusieurs reprises, les services d’ordre ont trouvé du mal à maîtriser la situation et éviter les dérapages. D’ailleurs, même si le pays a connu des mouvements de protestations quasi quotidiens durant ces dernières années, jamais la colère n’a atteint un tel degré et les revendications exprimées ont été axées, en priorité, sur le problème du travail. Aussi, faut-il signaler qu’en ce moment des travailleurs de l’Ecole nationale des arts graphiques (ENAG), d’autres de Sonatrach à Hassi R’mel et bien d’autres employés manifestent leur grogne, chacun à sa manière. Pis, il est à craindre que des contractuels ou des jeunes diplômés travaillant dans le cadre du pré emploi ne reviennent à la charge eux aussi, notamment suite à la décision du ministre de la Poste et des TIC de titulariser tous les personnels vacants de son secteur. Les facilités annoncées par l’Etat auront fini par semer un brin d’espoir chez plusieurs couches de la société, jusque-là ignorées, qui aspirent à des conditions de vie meilleures.

Une aspiration légitime qui remonte à la surface après un retard de plusieurs années dans la prise en charge des revendications exprimées. Les pouvoirs publics sont face au défi de gérer une situation inédite et trouver le meilleur équilibre pour satisfaire les uns et les autres.

Source Le Jour d’Algérie Aomar Fekrache

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:34

Le Dalaï-lama n'est pas venu depuis 18 ans.

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Événement Le Dalaï-lama sera à Toulouse du 13 au 15 août

Un protocole de chef d'Etat et une fièvre façon rock star. Le Dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains et chef en exil de son gouvernement, sera dans la Ville rose les 13, 14 et 15août prochains. Dix-huit ans après son dernier passage et trois ans après sa plus récente apparition en France. Ce sont les proches du prix Nobel de la Paix qui régleront les détails de la visite officielle: sécurité et demandes d'audience des personnalités. Et «il dormira dans un lieu tenu secret».

Bon pour le karma des hôteliers

Mais pour les apparitions du chef religieux au Zénith, l'organisation est confiée à des bénévoles. Huit centres d'enseignements ou monastères de la région ont uni leurs forces dans une association baptisée Chemins de sagesse. Ils en ont déjà parcouru un bon bout. Car, pour sa conférence publique, le Dalaï-lama se produira à guichet fermé. «C'est normal, c'est un événement rare, à ne pas manquer. En revanche, il reste des places pour les deux journées d'enseignements qui seront traduites en sept langues», précise François Lecointre, le président du comité d'organisation. Les billets déjà vendus l'ont été pour moitié à des habitants de la région. Mais des Colombiens, des Australiens, beaucoup d'Anglais et d'Espagnols sont aussi annoncés. Une aubaine pour les hôteliers, privés de la clientèle d'affaires au mois d'août. La nouvelle centrale de réservation de l'office de tourisme en frémit déjà. Elle a enregistré une quarantaine de réservations pour les dates de la visite, alors qu'en général pour le mois d'août, les touristes appellent à la dernière minute. En plus, les profils sont œcuméniques: de la chambre d'hôte à l'hôtel trois étoiles.

Source 20minutes.fr Hélène Ménal

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:30

«L’implantation d’industriels français assurera une trentaine de milliers d’emplois»

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La Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF), récemment agréée par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, tend à promouvoir un partenariat industriel durable entre les opérateurs des deux pays. «Les pouvoirs algériens souhaitent moins de commerce et plus d’industrie et c’est notre stratégie à nous. Le commerce est parfois obligatoire et peut constituer une première phase mais ce que nous souhaitons vivement c’est de créer des ponts entre les deux communautés d’affaires française et algérienne afin de les aider à réaliser des partenariats», a indiqué, hier, le président de la CCIAF, Jean Marie Pinel.

Celui-ci explique que la Chambre, agréée le 21 février dernier, a été créée le 24 novembre 2009, suite à la dissolution de la Chambre française de commerce  et d’industrie en Algérie (CFCIA). «La CFCIA existait depuis 1975, mais son agrément est devenu obsolète par le fait de la loi sur les associations de 1990, ce qui a amené les pouvoirs publics à demander sa dissolution pour permettre la création d’une autre chambre en harmonie avec la nouvelle législation», a-t-il rappelé. Selon M. Pinel qui a accordé un entretien à l’APS, il ne s’agit pas uniquement d’un changement de statuts par rapport à l’ex-Chambre, «mais aussi et surtout d’un changement de stratégie».«Les entreprises françaises n’ont pas peur de venir investir en Algérie», a-t-il affirmé ajoutant que «le marché algérien, c’est un marché très porteur qui va fortement se développer».Pour lui, «les entreprises françaises ne sont pas frileuses vis-à-vis du marché algérien. L’implantation de beaucoup d’industriels français en Algérie assurera une trentaine de milliers d’emplois».M. Pinel soutient que «l’Algérie a une carte à jouer pour l’exploitation de son fort potentiel intellectuel, notamment dans les hautes et nouvelles technologies. Un domaine qui intéresse beaucoup les opérateurs français, d’autant que c’est un marché quasi saturé en France».Insistant sur le volet formation, le président de la CCIAF estime que le forum algéro-français, prévu les 29, 30 et 31 mai prochain à Alger, permettra de booster davantage le partenariat entre les deux pays. «La chambre va  s’engager dans le développement de la formation professionnelle en Algérie», a-t-il promis. Evoquant la disposition des 49-51% pour la répartition du capital entre partenaires nationaux et étrangers, il a relevé que «ça ne facilite pas les partenariats, mais il faut du temps pour savoir si les choses vont bien se passer».

La mise en œuvre de la CCIAF intervient, faut-il le souligner, au lendemain de la visite de l’envoyé spécial français, Jean-Pierre Raffarin, au pays, le 20 février dernier.«Les discussions autour des projets de partenariat algéro-français relevant des secteurs comme l’énergie, l’automobile, les matériaux de construction et l’industrie pharmaceutique, avancent bien et beaucoup de difficultés ont été levées», ont souligné MM. Benmeradi et Raffarin, à l’issue d’une séance de travail regroupant des opérateurs économiques des deux pays.

Source Horizons M. Kechad.

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:27

Le ministre des Ressources en eau l’a annoncé à la radio chaine I

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Le méga projet relatif au transfert d’eau d’Ain Salah vers Tamanrasset a vu le jour. En effet, le coup d’envoi a été lancé hier dans la matinée avec le transfert des premières quantités d’eau vers des réservoirs de Tamanrasset. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, lors de son intervention à l’émission «Tahaoulet» de la radio chaine I. Le ministre a fait savoir que le transfert a été effectué sur une des deux canalisations parallèles mises en place sur 770 km.  Il a rassuré que d’ici à une semaine  l’eau coulera dans tous les robinets de la wilaya et a promis de se déplacer pour s’assurer du bon déroulement de l’opération. «Nous avons promis de réceptionner ce projet à la fin du mois de mars. Une promesse tenue», a-t-il dit soulignant que ce projet permettra une distribution «équitable» de l’eau pour tous les citoyens algériens. Le ministre a fait savoir que d’autres projets du genre sont inscrits dans le programme quinquennal 2010-2014 citant, entre autres, le transfert d’eau du nord de M’Sila vers Djelfa touchant le sud de Tiaret sur 600 km, indiquant que l’étude de faisabilité devra être prête d’ici à la fin de l’année en cours pour lancer le projet en été 2012.  «C’est un projet, a-t-il indiqué, qui apportera plus d’opportunités de développement dans les Hauts plateaux».  Sur l’épuration d’Oued El Harrach, le ministre a informé que l’étude lancée conjointement avec le ministère de l’Environnement et la wilaya d’Alger est presque terminée. A la question de savoir, par ailleurs, quel serait le nombre des participants attendus au salon international de l’eau, prévu à la fin du mois d’avril, le ministre a avancé que cette édition connaîtra la participation de  320 exposants.

Gestion déléguée : L’Algérie veut reconduire le contrat de Suez

Evoquant la gestion déléguée de la distribution de l’eau, le ministre a fait savoir que concernant l’opérateur français Suez intervenant dans la wilaya d’Alger, des pourparlers ont été enclenchées en vue de reconduire le contrat de ce dernier. «Le contrat d’exercice de Suez expirera dans six mois. Nous voulons qu’elle reste car elle a réalisé des résultats satisfaisants», a-t-il dit soulignant que la société espagnole qui a pris en charge la région oranaise a également réalisé des résultats acceptables, contrairement aux deux autres qui sont intervenus à Constantine et à Annaba.

Source Horizons Wassila Ould Hamouda

Le Pèlerin

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 09:18

Algérie - Crédit à l’achat de véhicules - Il faut attendre encore

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Le retour de ce crédit est, en effet, suspendu à la fabrication de voitures dans notre pays, a déclaré, hier, le ministre des Finances, Karim Djoudi. Deux constructeurs, Renault et Volkswagen, ont affiché leur désir d’investir en Algérie, mais les négociations n’ont pas encore abouti. L’attente risque d’être très longue…

En effet, le ministre des Finances, Karim Djoudi, a apporté, hier, une précision de taille, mettant un terme aux rumeurs ayant circulé ces derniers temps. «Il y a un certain nombre de projets d'usines d'automobiles actuellement en discussion entre le gouvernement algérien et les producteurs.

A partir du moment où ces projets seront réalisés, nous aurons même à accompagner cela par la mise en place (...) de crédits à la consommation pour l'acquisition de véhicules fabriqués sur le marché domestique», a déclaré le ministre à la radio nationale. C’est dire que le crédit à la consommation ne sera repris qu’après la fabrication de véhicules en Algérie. Le ministre a, en outre, rappelé que l'arrêt du crédit à la consommation décidé par la loi de finances complémentaire de 2009 (LFC-2009), avait été pris dans un contexte marqué par «un emballement des importations de véhicules». «Nous étions en 2008 à près de 3,5 milliards de dollars d'importations de véhicules et de pièces détachées», a-t-il affirmé.

Il a encore expliqué que «la logique engagée depuis les LFC-2008 et 2009, était de donner un avantage comparatif à la production nationale et, donc, à partir du moment où la production nationale (d'automobile) pourra se substituer à l'importation, les crédits à la consommation pour cette production pourront revenir». Le principal objectif est donc d’encourager la production nationale et réduire graduellement l’importation des véhicules.

A l’ouverture de la session de printemps de l’Assemblée populaire nationale (APN), le 1er mars, le même responsable avait déclaré au quotidien arabophone Ennahar que le retour au crédit à la consommation était possible. «Le gouvernement actuellement n’a aucune intention de libérer les crédits à la consommation, mais il y a une possibilité que cela soit fait dans la nouvelle loi des finances », avait-il affirmé au journal, sans préciser si cette reprise serait faite dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2011 ou celle de 2012.

La fabrication de véhicules en Algérie prendra encore des années, sachant qu’aucune convention n’a été signée pour le moment avec des constructeurs automobiles.

Il est vrai que le constructeur français Renault avait affiché son intention d’investir dans notre pays. La récente visite de l’envoyée spéciale du Président français, Jean-Pierre Raffarin, le 22 février dernier, devait redynamiser le projet. Le constructeur allemand Volkswagen a aussi affiché son intérêt et «beaucoup insisté pour venir investir en Algérie. Nous avons eu des échanges assez intéressants avec ce groupe», avait indiqué, début janvier, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi.

Les négociations entre les deux parties n’ont pas encore abouti. L’attente sera, semble-t-il, longue pour fabriquer une voiture en Algérie… et aussi pour le retour du crédit à la consommation

Source Infosoir A.H.

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