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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 12:33

Bouteflika abroge le décret du 13 décembre

algerie protesta

 

La digue a fini par céder ! Le Conseil des ministres qui s’est réuni mardi 22 février a décidé d'abroger le décret présidentiel du 13 décembre 2010. Il vient ainsi avaliser l’une des recommandations de la Conférence nationale des chefs d'établissements universitaires.

Le conseil des ministres, présidé par le président Boutefliak, a également entériné le reste des recommandations formulées par les chefs d'établissements universitaires.

Il s’agit de la confirmation de la validité du diplôme d'ingénieur d'Etat délivré par les établissements d'enseignement supérieur, le maintien des formations de magister pour les diplômés de l'ancien système de formation universitaire jusqu'à son extinction normale et l'élaboration des textes devant régir les correspondances entre l'ancien système et le système "LMD", tel que prévu par la loi d'orientation de février 2008.

Le président a donné consigne au gouvernement d'apporter « tout son soutien » au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour « l'élaboration rapide des textes relatifs aux correspondances entre l'ancien système d'enseignement universitaire et le nouveau système "LMD’ ».

L’abrogation du décret présidentiel devrait signe la fin du bras de fer engagé entre les étudiants des grandes écoles et d'universités et leur ministère de tutelle.

Depuis la publication du décret en question, les grèves et les rassemblements se succédaient pendant plus de deux semaines.

Les étudiants qui tenaient depuis le 17 février un sit-in quotidien devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur à Alger, ont été bastonnés à deux reprises par les forces de l’ordre.

La direction générale de la sureté nationale a promis d’ouvrir une enquête sur  les dépassements de ses éléments.

Les étudiants contestataires exigeaient du ministère l'abrogation pure et simple du décret présidentiel N°10-135 du 13 décembre 2010 relatif à la classification de leur diplôme.

Ce texte, qui alimente la contestation depuis des semaines sur les campus, assimile les étudiants qui ont suivi leur cursus dans le système classique, soit cinq années d'études pour obtenir le diplôme d'ingénieur d'Etat, à ceux qui obtiennent un master au bout de quatre années dans le cadre du nouveau système LMD

Source DNA Sabrina Boubekeur

Le Pèlerin

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 12:29

La décision n'a pas été unanime : La CNCD appelle à une nouvelle marche à Alger le 26 février

La Coordination remet ça

 

La coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) qui s’est tenue mardi 22 février a décidé d’organiser une nouvelle marche pacifique à Alger le 26 février prochain. L’itinéraire de cette nouvelle manifestation est fixé de la Place du Martyrs vers la Place du 1er mai. Si la décision a été prise à la majorité, des composantes de la Coordination ont décidé de se désolidariser de cette initiative en refusant d’y prendre part.  Notre journaliste raconte les coulisses de ce conclave houleux.

Minerve autour du cou, un pied dans le plâtre, se soutenant sur des béquilles, un homme se meut lentement. Il lui a fallu du temps pour parvenir au premier étage de cette bâtisse qui abrite la maison des syndicats,  à Dar El Beida, dans la banlieue est d’Alger.

Cet homme qui prend place parmi les membres de la coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) est la preuve tangible, s’il en fallait, de ce qu’à été la répression policière du samedi 19 février. Lui, c’est Tahar Besbes, le député du RCD qui a été pris à partie par les forces anti-émeute le blessant gravement.

« Je ne voulais pas rester immobilisé pendant que l’histoire est en marche », dit-il lorsqu’il prend la parole dans cette réunion houleuse et à l’issue franchement incertaine.

La sérénité des rendez-vous passés est fêlée. Dés l’entame, une partie des membres de la coordination, regroupée autour de la ligue Algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), hâtait à mettre sur la table une proposition de scinder la coordination en deux commissions

L’une devant regrouper les associations de la société civile et l’autre les partis politiques. En somme la séparation du « civil » du « politique ».

Autour de cette proposition, on retrouve, outre la ligue Algérienne pour la défense des droits de l’homme, à l’exception de son président d’honneur, Me Ali Yahia Abdenour, les syndicats, comme le SNAPAP, le CLA, le SATEF, le CNES, section d’Oran, le collectif Algérie pacifique et l’association SOS disparus de Mme Dutour. Mustapha Bouchachi, porte-parole de la Coordination n’a pas assisté à cette réunion.

N’étant dupes de rien, le reste des membres de la coordination, partis politiques et associations et autres collectifs, ont vite compris la manœuvre. Il faut dire qu’ils voyaient les choses venir, dés dimanche dernier, lorsque la réunion d’évaluation de la marche du 19 février a été ajournée à mardi, décision unilatérale de la ligue et du SNAPAP.

Dés Lundi, les représentants des partis politiques et des associations membres de la coordination savaient que la ligue a réuni un certain nombre de syndicats et de collectifs pour peaufiner une stratégie de division de la coordination en deux pôles ou, à défaut,  la faire imploser.

Les débats s’enclenchèrent donc sous vive tension. Les partisans du maintien de la coordination dans sa configuration initiale, c’est-à dire sans la scinder en deux pôles, ont vite fait comprendre à ceux qui seront leurs adversaires du jour que la question de l’organisation de la coordination a été tranchée dés le début et que cette proposition de créer deux commissions est une manœuvre visant à affaiblir la dynamique.

Les amabilités ayant été engagées sans préliminaires, les reproches ont fusé à l’endroit de ceux qui ont décidé d’ajourner la réunion pour ne pas avoir à dénoncer la répression de la marche et les agressions dont on fait l’objet 11 manifestants.

Par moment, les tensions étaient tellement vives que la réunion risquait de ne pas aller à son terme. Et, comme à chaque fois que la réunion coince, il y a ce vétéran des luttes militantes, Me Ali Yahia Abdenour, pour débloquer la situation.

C’est lui, prenant la parole, qui apaisa les tensions. Mais il n’a pas fait que cela. Il a proposé de maintenir la dynamique et de remarcher sur Alger non seulement le samedi 26 février mais tous les samedi.

Sa proposition a été fortement appuyée. Ses collègues de la ligue qui étaient partis sur une autre perspective ne purent que constater les dégâts. Ils ont eu beau revenir à la charge, rien n’est fait. La décision de remarcher le samedi et tous les samedi recueille la majorité.

Les représentants du RCD, du PLD, du MDS, du CNLP, de Tarwa Fathma NSoumer, de la coordination des étudiant du centre, du mouvement citoyen de Kabylie, du congrès mondial Amazigh, de l’association nationale des familles des disparus et d’autres associations soutiennent l’idée de marcher.

D’autorité, Malaoui du SNAPAP demande à lever séance, après avoir déclaré que son syndicat ne marchera pas. Souveraine, l’assemblée lui rappelle que la coordination ne lui appartient pas. Fodhil Boumala intervient et fait rappeler que c’est la majorité qui décide et que même si un membre de la coordination n’adhère pas à une action, il a l’obligation morale d’être au moins solidaire.

Mais rien n’y fait. Ce qui devait arriver arriva. La coordination se scinde en deux : d’un coté ceux regroupés autour de la ligue qui ont bataillé pour l’observation d’une halte en attendant la séparation du civil du politique et de l’autre, plus nombreux, qui ont tranché pour l’appel à des marches chaque samedi à compter du samedi 26 février, non seulement à Alger mais partout ailleurs.

Et c’est Ali Yahia Abdenour à qui est revenu l’honneur de faire le compte rendu des décisions prises à la presse. Il a informé que la majorité a décidé de renouveler la marche le samedi 26 février et tous les samedi.

Il a souligné que pour la marche aura un itinéraire inversé par rapport aux deux précédentes, à savoir de la Place des Martyrs vers la Place du 1er mai.

Dans un coin de la salle, Malaoui du Snapap informait, pour sa part, que la coordination est désormais scindée en deux. C’est dans cette ambiance que la réunion a pris fin après plus de 6 heures de palabres.

Source DNA Mehdi Benslimane

Le Pèlerin

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 12:17

Levée de l’état d’urgence et nouveau cadre pour la lutte antiterroriste

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Trois autres projets, deux ordonnances et un décret présidentiel ont été examinés et adoptés. Ces textes viennent combler le vide juridique induit par la levée de l’état d’urgence et préciser et encadrer le rôle de l’ANP.

Le projet d’ordonnance présidentielle sur la levée de l’état d’urgence a été examiné et adopté, hier, en conseil des ministres. Le texte entrera en vigueur dès sa publication au Journal officiel, selon le communiqué du conseil repris par l’APS. Sans donner de date, l’agence précise que la levée est “imminente”.

Cette ordonnance vient ainsi, 19 ans après, abroger le décret législatif du 6 février 1993 qui a prorogé l’état d’urgence institué par le décret présidentiel le 9 février 1992 pour “restaurer l’ordre public et à mieux assurer la sécurité des personnes et des biens, ainsi que le bon fonctionnement des services publics”

Lutte antiterroriste oblige, trois autres projets, deux ordonnances et un décret présidentiel ont été examinés et adoptés. Ces textes viennent combler le vide juridique induit par la levée de l’état d’urgence et préciser et encadrer le rôle de l’ANP.

Le premier texte abroge l’ordonnance du 6 février 1993 tout en précisant les missions de l’armée dans la lutte contre le terrorisme. Le second, lui, “délègue” à la mission de conduite et de coordination de la lutte contre le terrorisme et la subversion. Les services de sécurité engagés dans la lutte contre le terrorisme vont opérer sous la coupe de l’état-major de l’armée. Les modalités d’exécution seront précisées par un texte d’application des ministères de la Défense et de l’Intérieur. Il est précisé que les textes en question n’induiront pas de situation nouvelle, mais permettront la poursuite de la lutte contre le terrorisme.

Le dernier texte, une ordonnance, introduit une nouvelle disposition dans le code de procédure pénale, un complément qui permet au juge d’instruction de mettre en résidence protégée tout inculpé d’acte terroriste. Pour les besoins de l’instruction ou dans le cas où le terroriste serait susceptible de fournir des informations, le juge d’instruction, à la faveur de ce texte qui complète l’article 125 bis 1 du code de procédure pénale, peut placer l’inculpé dans une résidence protégée. L’inculpé aura droit de communiquer avec son avocat et de recevoir des visites. Cette mesure ne peut dépasser trois mois et n’est renouvelable qu’une seule fois. Il est précisé qu’elle ne concerne qu’une certaine catégorie de terroristes. Ce texte, qui vient combler une lacune dans le dispositif, pourrait s’appliquer aux chefs terroristes déjà entre les mains des services de sécurité. C’est le cas de l’ex-émir du GSPC, Hassen Hattab, et Amari Saïfi (Abderrazak El Para), extradé du Niger, tous les deux cités dans des affaires liées aux attentats terroristes. Utile précision, d’autant plus que ces deux chefs terroristes ne se sont jamais présentés devant le juge alors qu’ils sont cités dans plusieurs procès.

Ces trois textes viennent suppléer à la carence induite par la levée de l’état d’urgence pour encadrer la lutte contre le terrorisme, mais explicite, également, le rôle et les missions de l’armée qui demeure ainsi à la tête de ce combat avec sous sa coupe les autres services de sécurité

Source Le Soir d’Algérie Djilali Benyoub

Le Pèlerin

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:58

Algérie - Sécurité, chômage, économie et université - Le nouvel état d’urgence

audition revue de projets

 

Le Conseil des ministres a adopté, hier, l’ensemble des textes inhérents à la levée de l’état d’urgence. Il s’agit d’abord «d’un projet d’ordonnance abrogeant le décret législatif du 6 février 1993 portant instauration de l’état d’urgence». Une ordonnance qui entrera en vigueur «dès sa publication imminente au Journal officiel» précise le communiqué de la présidence.

Bouteflika a opté donc pour la voie d’ordonnance pour aller vite et éviter un long passage par le Parlement. De sorte à rendre effective la levée de l’état d’urgence aujourd’hui même mercredi ou demain jeudi. En complément à cette ordonnance «mère», pour ainsi dire, le Conseil des ministres a adopté deux autres textes traitant de la lutte antiterroriste et des missions de l’armée. D’abord, un projet d’ordonnance «modifiant et complétant la loi relative à la participation de l’Armée nationale populaire à des missions de sauvegarde de l’ordre public hors des situations d’exception. Ce complément, lit-on encore dans le communiqué, intègre au texte le recours aux unités et formations de l’ANP pour répondre à des impératifs de lutte contre le terrorisme et la subversion». Puis, «un décret présidentiel relatif à la mise en œuvre de l’engagement de l’ANP dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Il confirme que la conduite et la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme et la subversion sont prises en charge par l’état-major de l’ANP». Anticipant sur d’inévitables interprétations de ces textes, la présidence précisera que «ces deux textes n’instaureront aucune situation nouvelle mais permettront par contre la poursuite de la participation de l’ANP à la lutte contre le terrorisme jusqu’à son terme». Enfin, «un projet d’ordonnance complétant le code de procédure pénale». Il s’agit «d’une disposition (…) permettant de placer l’inculpé poursuivi pour terrorisme dans une résidence protégée fixée par le juge d’instruction ». Le second grand chantier de ce Conseil des ministres de crise est l’emploi. Bouteflika a ainsi ordonné au Trésor public d’engager, sans délai, une gigantesque enveloppe pour l’ouverture «d’une ligne de crédit à long terme de 100 milliards de dinars renouvelables afin de permettre aux banques de financer les projets à maturité longue». A partir du mois de mars 2011, «il a été décidé de lancer des sociétés publiques de leasing destinées à alléger le coût de la location-vente des équipements pour les nouvelles PME qui souhaitent recourir à ce dispositif». Dans le domaine agricole, l’Etat prévoit de nombreuses mesures incitatives à la création de l’emploi. Des abattements divers sur les charges pour favoriser la création de nouvelles exploitations agricoles et de nouvelles unités industrielles dans l’agroalimentaire. Mais aussi «des prêts bonifiés à hauteur de un million de dinars par hectare seront alloués pour la mise en valeur des terres et la création d’exploitations». Ainsi que «des crédits bonifiés et à terme seront mis à la disposition des unités industrielles agroalimentaires ». Le logement a, par ailleurs, accaparé une bonne partie des travaux de ce Conseil des ministres. Bouteflika a ainsi ordonné l’accélération de la réalisation des projets en cours, et, sachant l’aspect hautement sensible de ce volet, insiste sur l’urgence de «faciliter l’accès aux logements» aux jeunes. Toujours dans la même posture défensive, Bouteflika fera un net recul au sujet de précédentes mesures prises au sujet de l’université. Tout simplement, il ordonne «l’abrogation des dispositions nouvelles mises en place en décembre 2010» et qui font l’objet d’une contestation estudiantine très vive depuis quelques semaines. Bouteflika a également «ordonné au gouvernement d’apporter tout son soutien au ministère de l’Enseignement supérieur pour l’élaboration rapide des textes relatifs aux correspondances entre l’ancien système d’enseignement universitaire et le nouveau système LMD». Bouteflika lance, manifestement, plusieurs chantiers d’urgence pour s’épargner une colère sociale qui fait des ravages par les temps qui courent.

Source Le Soir d’Algérie kamel Amarni

Le Pèlerin

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 11:48

Ariège – Pyrénées - Les Talcs de Luzenac trouvent un acquéreur

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Désireux de se défaire de certains minerais industriels, Rio a reçu une offre de 340 millions de dollars d’Imerys pour acquérir sa filiale talc.

Poursuivant sa politique de cession d’actifs le géant minier diversifié vient d’annoncer être entré dans des négociations exclusives avec Imerys qui offre 340 millions de dollars pour l’acquisition de sa filiale Talcs de Luzenac. L’offre du spécialiste de la valorisation des minerais demeurera « exclusive » pendant la période requise pour la consultation des différents comités d’entreprises des sites européens appartenant à la filiale talc. L’opération devra également recevoir le feu vert des différentes autorités de régulation.

« Le succès de la vente de notre filiale talc va offrir une plus-value intéressante pour nos actionnaires et de nous concentrer sur nos actifs de grande taille. Imerys est bien placé pour poursuivre la réussite de l’activité talc », s’est réjoui Guy Elliott, le directeur financier du mineur anglo-australien. Menacé par un endettement excessif, Rio Tinto a procédé à d’importantes cessions, notamment les activités aval de l’aluminier Alcan. La revente de ses activités dans les minerais industriels était attendue depuis de nombreux mois.  «  Cette acquisition permettrait à Imerys de se développer, notamment dans les polymères, les peintures, les céramiques et le papier », explique Imerys dans un communiqué.

La filiale talc fait partie de la branche minerais industriels de Rio qui comprend également des entreprises exploitant les borates et le sel. Située dans le village de Luzenac, en haute Ariège, l’entreprise Talc de Luzenac France (TLF), est depuis plus de 100 ans la capitale mondiale du talc, indique le site Internet de l’entreprise. Troisième entreprise industrielle du département, TLF extrait, broie et expédie quelque 400 000 tonnes de talc par an. Pour cela elle exploite la plus grande carrière de talc à ciel ouvert dans le monde et la seule en activité en France, située à Trimouns, à 1700 mètres d’altitude. L’entreprise emploie 270 salariés permanents, et 70 saisonniers durant la campagne d’extraction, d’avril à novembre. La production quotidienne de Luzenac, 1 500 tonnes de talc représente 30% de la production de Rio Tinto et 8% de la production mondiale. Rio emploie globalement 1 000 salariés dans le secteur du talc, répartis dans le monde sur 24 sites en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Asie.

Source usinenouvelle.com Daniel Krajka

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:55

Algérie - CHAN 2011 : L’équipe nationale des A’ éliminée

algerie-tunisie.jpg

 

L’Algérie ne disputera pas la finale de la 2e édition du CHAN 2011 qui se déroule au Soudan. Elle a été éliminée hier en demi-finale par la Tunisie aux tirs au but (5-3) après un match nul (1-1) durant les 120 minutes.

Les Tunisiens ont réussi toutes leurs tentatives, tandis que Hocine Metref avait raté, côté algérien. Les Verts ont débuté timidement la première mi-temps face à une équipe tunisienne bien organisée. C’est donc logiquement qu’ils ont ouvert la marque par Gasdaoui du plat du pied après un joli service de Dhaouadi qui a effacé au passage Meftah. En seconde période, les capés de Benchikha ont présenté un visage nettement meilleur et ils sont parvenus à niveler la marque par l’intermédiaire de Djabou d’un tir splendide des 30 mètres. Les camarades de Laïfaoui aurait pu tuer le match dans les ultimes minutes, profitant du repli des Tunisiens. Mais durant les prolongations, ce sont les poulains de Sami Trabelsi qui étaient les plus proches de doubler la mise, n’était la vigilance de Zemmamouchequi veillait au grain. La série des tirs au but a souri aux Tunisiens plus adroits, lesquels se qualifient en finale qui aura lieu vendredi. L’Algérie se contentera de disputer le même jour (vendredi et non pas jeudi comme prévu au départ) la troisième place.

Fiche technique :

-Stade d’El Merreikh (Khartoum)

-Affluence nombreuse

-Arbitres : Seechum Rahindraparda (Ile Maurice), Edibe Peter (Nigeria), Diarra Balla (Mali).

-Buts : Djabou (62’) Algérie ; Gasdaoui (18’) Tunisie

-Averts : Yekhlef, Maïza, Hadj Aïssa (Algérie) ; Chadli, Aymen, Dhaouadi (Tunisie)

-Algérie : Zemmamouche, Soudani, Yekhlef, Laïfaoui, Maïza (Khoualed 111’), Lemmouchia,  Metref, Messaoud, Djabou (Bouazza 88’), Meftah, Djallit (Hadj Aïssa 54’)

-Entr : Abdelhak Benchikha

-Tunisie : Mathlouli (Jeridi 120’), Souissi, Hicheri, Abdenour Ayemen, Gharbi,  Korbi, Chehoudi (Msakni 50’), Gasdaoui, Chedli, Traoui (Derradji 71’), Dhaouadi

-Entr : Sami Trabelsi

Source El Watan Slimane Mekhaldi

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:51

La CNCD divisée en deux structures

reunion coordination nationale

 

 

La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) est divisée. Les profondes divergences de vues entre ses membres ont fini par pulvériser le peu de cohésion qui existait au sein de cette organisation hétérogène créée le 21 janvier dernier pour encadrer la société et donner un caractère pacifique à la révolte populaire.

Après deux actions réussies – marches du 12 et du 19 février derniers – le différend sur le rôle des partis dans cette organisation a posé problème. Tout a commencé à la veille de la marche du 19 février, empêchée par un impressionnant dispositif de sécurité.

Le collectif de jeunes «Algérie pacifique» avait exigé le retrait des partis politiques. Et les tractations ont commencé au lendemain de la marche. Les résultats sont tombés hier.

A l’issue d’une longue et houleuse réunion, les membres de la Coordination ont étalé leurs divergences au grand jour et ont décidé de se séparer. La CNCD est désormais scindée en deux structures. La première regroupe la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), les syndicats autonomes (Snapap, CLA, Satef et CNES), le Collectif des jeunes chômeurs, l’organisation Algérie pacifique et SOS Disparus. Selon Rachid Malaoui, président du Snapap, elle sera appelée «Coordination de la société civile».   

Marche chaque samedi à Alger

Pour leur part, les partis politiques (RCD, MDS, PLD), le Collectif des étudiants, le réseau Wassila, le mouvement des archs, l’Association nationale des familles des disparus, l’Association de défense des droits des enfants, le Collectif national pour la liberté de la presse (CNLP), le président d’honneur de la LADDH, Ali Yahia Abdennour et Fodil Boumala décident de rester dans la CNCD. Ils votent pour l’organisation de marches hebdomadaires (chaque samedi) à Alger. «La Coordination a décidé d’organiser une marche chaque samedi à partir de la place des Martyrs vers la place du 1er Mai. C’est la majorité qui a pris cette décision et, en démocratie, la minorité suit la majorité», a précisé Ali Yahia Abdennour lors d’un bref point de presse animé à l’issue de cette réunion. Et d’ajouter : «Les organisations sont également libres d’organiser des marches dans les wilayas de l’intérieur du pays.»

En parallèle, Rachid Malaoui a animé, lui aussi, un point de presse pour expliquer les motivations de la décision de créer une nouvelle coordination : «Nous avons dit que les partis politiques ne devraient pas diriger la Coordination. Les partis devraient soutenir l’action de la société civile.», justifie-t-il. Dans un communiqué rendu public en fin d’après-midi, les membres de cette nouvelle structure expliquent davantage les raisons qui les ont amenés à sortir de la CNCD : «Devant le refus de la clarification des objectifs de la CNCD et la tentative de la caporalisation de la coordination, il a été décidé de refuser cette tentative d’enfermer la coordination dans un carcan partisan étroit et assumons cette rupture.» «Nous avons décidé de continuer le combat pour aboutir au changement réel du système avec la participation de la société civile et des forces sociales autour d’une charte qui aura pour but d’identifier clairement la composition et les objectifs de la coordination», ajoutent-ils.  

Source El Watan Madjid Makedhi

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:38

Algérie - La Coordination Nationale pour le Changement Démocratique divisée

coordination nationale

 

La coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a éclaté. La réunion de mardi 22 février vers 16 h par la création de deux entités distinctes.

Après des débats très houleux qui ont duré plus de trois heures, les membres de la CNCD ont décidé de se scinder en deux groupes.

La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), le SNAPAP, le CLA, le SATEF, le CNES, Algérie Pacifique ont décidé de créer la coordination de la société civile.

Les partis politiques, le RCD, le MDS, le PLD, quelques organisations estudiantines et Me Ali Yahia Abdenour, ont décidé de maintenir leurs actions en appelant à une marche pour chaque samedi, de la place des Martyrs à celle du 1er Mai.  

Source  El Watan Rabah Beldjenna

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:32

Libye: Kadhafi jure de rétablir l'ordre, menace d'une répression sanglante

Manifestants Tobrouk Libye

 

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, confronté à une révolte populaire sans précédent depuis une semaine, a juré mardi dans un discours télévisé de rétablir l'ordre, brandissant la menace d'une répression sanglante.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, confronté à une révolte populaire sans précédent depuis une semaine, a juré mardi de rétablir l'ordre en brandissant la menace d'une répression sanglante, alors que les violences ont déjà fait au moins 300 morts.

Promettant de se battre "jusqu'à la dernière goutte" de son sang, il a appelé la police et l'armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la "peine de mort".

"Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries", a-t-il lancé dans un discours télévisé enflammé de plus d'une heure. Drapé dans une tunique marron, il s'exprimait devant sa maison bombardée en avril 1986 par les Américains et laissée depuis en l'état.

Son ministre de l'Intérieur, Abdel Fatah Younes, a cependant déclaré qu'il se ralliait à la "révolution", selon des images diffusées mardi soir par Al-Jazira.

"J'appelle toutes les forces armées à répondre aussi aux demandes du peuple en solidarité avec la révolution", a ajouté le ministre vêtu d'un uniforme militaire sur des images diffusées par la chaîne. De hauts responsables libyens, ministres, diplomates ou militaires ont déjà fait défection pour marquer leur opposition à la répression.

Selon des chiffres diffusés dans la soirée par un porte-parole du ministère de l'Intérieur, qui n'a pas fait de commentaire sur la situation de son ministre, les violences ont déjà fait 300 morts (189 civils et 111 militaires).

La plupart des victimes ont été recensées à Benghazi (104 civils et 10 militaires), deuxième ville du pays à 1.000 km à l'est de Tripoli et foyer de l'insurrection, Al-Baïda (18 civils et 63 militaires) et Derna (29 civils et 36 militaires).

"Nous n'avons pas encore fait usage de la force, mais si la situation requiert le recours à la force, nous y recourrons", a pourtant assuré Mouammar Kadhafi dans son discours.

"Tous les jeunes doivent créer demain les comités de défense de la révolution: ils protègeront les routes, les ponts, les aéroports", a-t-il dit, en appelant ses partisans à manifester à partir de mercredi.

"Aucun fou ne pourra couper notre pays en morceaux", a ajouté le colonel, au pouvoir depuis plus de 40 ans, menaçant de "purger (le pays) maison par maison".

Les violences meurtrières, d'abord concentrées à l'Est, ont touché la capitale dimanche soir, alors que le calme était revenu à Benghazi lundi soir, selon des témoins. D'après l'organisation Human Rights Watch (HRW), la répression a déjà fait "au moins 62" morts à Tripoli depuis dimanche.

"Les milices, les forces de sécurité fidèles à Kadhafi sévissent de façon terrible, cassent les portes, pillent (...). Il est impossible de retirer les corps dans les rues, on se fait tirer dessus", a expliqué à l'AFP la présidente de la Fédération internationale des ligues de droits de l'Homme (FIDH), Souhayr Belhassen.

Des Tunisiens ayant fui le pays ont raconté à l'AFP des nuits de terreur à Tripoli, les hommes de Kadhafi et des mercenaires tirant dans tous les sens, arrêtant, braquant, violant.

Dans la capitale, beaucoup d'étrangers restaient confinés chez eux. L'aéroport était bondé, et de nombreux pays ont annoncé mardi l'envoi d'avions ou de navires pour évacuer des ressortissants.

Réuni en urgence, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé "la fin immédiate" des violences en Libye et condamné la répression des manifestants engagée par le régime du colonel Mouammar Kadhafi.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a parlé d'un "bain de sang totalement inacceptable" et plusieurs élus du Congrès des Etats-Unis ont demandé des sanctions contre le régime libyen.

La Ligue arabe a annoncé que la participation de la Libye à ses réunions était suspendue "jusqu'à ce que les autorités libyennes acceptent les revendications" du peuple libyen "et assurent sa sécurité".

Les Européens étaient divisés sur d'éventuelles sanctions, certains pays redoutant un retour de bâton contre leurs ressortissants sur place ou une ouverture des vannes de l'immigration. Rome craint ainsi de voir affluer entre 200 à 300.000 migrants si la Libye cesse de bloquer les départs.

En Amérique latine, le Pérou est devenu le premier pays à rompre ses relations diplomatiques avec la Libye pour protester contre la répression, tandis que le Nicaragua et Cuba prenaient leurs distances avec cette vague de condamnations internationale.

La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay a exigé l'ouverture d'une "enquête internationale indépendante" sur les violences, évoquant la possibilité de "crimes contre l'humanité".

Sur le plan économique, l'escalade meurtrière en Libye, important producteur mondial d'or noir, a fait trembler les Bourses mondiales et flamber les cours du pétrole.

L'Opep s'est dit prête à augmenter sa production en cas de besoin, tout en assurant que le marché restait largement approvisionné. En revanche, le seul gazoduc reliant la Libye à l'Italie et à l'Europe a été coupé mardi.

Source  El Watan AFP

Le Pèlerin

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 10:21

Libye - El Gueddafi déclare la guerre au peuple libyen

Kadhafi

 

C’est une déclaration de guerre en bonne et due forme qu’a prononcée, hier, le dictateur Mouammar El Gueddafi dans un discours-fleuve à partir d’un immeuble désaffecté. Après avoir lâché ses sbires, ses chars et ses avions de combat contre le peuple qui le vomit, le fantasque dirigeant a opté pour l’escalade verbale.

Particulièrement acariâtre, le roi en déclin, a fait étalage de sa «science» pour mater les millions de Libyens qui réclament depuis quelques jours sa tête. Loin d’adopter une attitude conciliante que lui commande la gravité de la situation, le fantasque El Gueddafi a, au contraire, redoublé de férocité en promettant de marcher sur les cadavres de Libyens. «En avant ! En avant !» s’écriait-il le poing en l’air, à la fin de sa déclaration de guerre contre son peuple. De fait, les forces du changement en Libye devraient se préparer désormais au pire. Et le pire, El Gueddafi, le fou, a repoussé dangereusement ses limites après plus de 800 morts uniquement à Tripoli, selon des recoupements.

Hier, des centaines de cadavres ont été brûlés et les rues nettoyées pour faire disparaître les traces du massacre qu’il a ordonné. Tel un sanguinaire pour qui l’odeur du sang renforce son ivresse du pouvoir et sa puissance, El Gueddafi en a demandé davantage, hier, à ses supporters. «Ila al amam ! Ila al amam !» criait-il fiévreusement comme un possédé, invitant ses ouailles à répandre le sang de ceux qui contestent. C’est sans doute la première fois qu’un dirigeant d’un pays prend aussi crûment le monde entier à témoin contre son peuple qu’il menace des pires châtiments.

«Je suis la fierté de la Libye !»

Morceaux choisis d’une littérature guerrière aux accents exterminateurs : «Liquidez-moi ces chats et ces souris qui manifestent dans les rues» ; «il faut en finir avec ces gens drogués par les Tunisiens et les Egyptiens», ou encore : «Allez-y à Derna qui est gouvernée par les partisans de Ben Laden !» lançait-il aux militaires qui lui sont encore fidèles espérant un clin d’œil aux Américains.

Le «guide» brandit le code pénal puisé dans son «livre vert» pour prononcer sa fatwa contre les manifestants armés : «Ils encourent la peine de mort !» Et dans la bouche d’El Gueddafi, cet article du code pénal est vite suivi d’une promesse d’application : «Ils (les manifestants) risquent de subir une riposte similaire à celle de Tienanmen (Chine) et de Falloujah (Irak).» En clair, le dictateur est déterminé à commettre l’innommable pour sauver son trône, irrémédiablement condamné par son peuple et l’histoire. Signe de sa vision aussi paranoïaque que schizophrénique, El Gueddafi justifie par anticipation ses crimes contre l’humanité qu’il s’apprête à commettre, aux yeux de la communauté internationale : «Nous sommes libres d’user de la force qu’il faut pour restaurer l’ordre.» Bonjour le chaos !  Le fantasque «guide» dont le discours était complètement décousu – comme d’habitude – a poussé son narcissisme pathologique jusqu’à confondre sa personne avec son pays. «El Gueddafi est la fierté de la Libye !» tonne-t-il «modestement».

Seul John Kerry…

Quid des manifestants ? «Ce sont tous des jeunes enfants drogués ; il n’y a pas une seule personne qui soit normale parmi ces gens-là», lance, sans rire, l’indécrottable despote. En revanche, il nie qu’il a eu recours aux bandes de mercenaires qui sèment mort et désolation à Tripoli, Benghazi et Derna. Pourtant, la chaîne Al Jazeera a montré, hier, une dizaine d’éléments de cette légion (du déshonneur) étrangère recrutés en Afrique noire. On y apercevait surtout des passeports du Soudan, du Tchad, du Niger et du Nigeria. A l’heure où nous mettons sous presse, des sources rapportent que le bras droit du guide, Ahmed Kadhaf Addam – dont le nom fait tressaillir –, a été envoyé en Egypte pour recruter des mercenaires. Le dictateur sait qu’il ne pourra plus compter sur l’armée qui commence à lui désobéir, sort donc son chéquier pour s’offrir une armée de mercenaires. Un groupe d’officiers libyens a en effet appelé, hier, les militaires du pays à «rallier le peuple» afin d’écarter Mouammar El Gueddafi du pouvoir, selon Al Jazeera. Les militaires rebelles proposent, d’après la même source, de marcher d’abord sur Tripoli, la capitale.

Un peu plus tôt, des informations ont fait état de l’assignation à résidence du général Abu Younis Bakr, commandant en chef des forces armées libyennes, en raison de son incapacité à mater les manifestations anti-Gueddafi, alors que les gardes frontières libyens ont abandonné leurs postes à la frontière avec l’Egypte. Le sénateur américain, John Kerry, n’a pas hésité, hier, à mettre en garde les militaires libyens contre «d’éventuelles poursuites pour crimes de guerre». Il a par ailleurs invité les dirigeants du monde à «faire pression pour précipiter la chute du régime». Mais rien de bien concret n’a été décidé dans ce sens si ce n’est le commentaire d’Angela Merkel qui a qualifié le discours d’El Gueddafi «d’effrayant». Or, les Libyens qui se font massacrer à huis clos attendent plus que de simples déclarations attristées ou encore la suspension de leur pays des réunions de la Ligue arabe. Question à un dinar libyen : El Gueddafi est-il un mal utile pour les Occidentaux ?

Source  El Watan Hassan Moali

Le Pèlerin

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