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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:46

Les universitaires «assiègent» le ministère de l’Enseignement supérieur

rassem-etudiant-souhil

 

Près d’un millier d’étudiants ont observé, hier, un sit-in devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les protestataires venus des instituts et des grandes écoles d’Alger avaient décidé en fin de journée de passer la nuit sur place. Par ailleurs, le mouvement de protestation a gagné plusieurs universités du pays, celle de Laghouat ayant même été fermée hier par les grévistes. A Bab Ezzouar, les étudiants ont bloqué l’accès au rectorat et aux instituts de l’USTHB. Les futurs ingénieurs remettent en cause le décret présidentiel n°10-315 du 13 décembre 2010.

Le mouvement de protestation des étudiants en ingéniorat ainsi que celui des élèves des écoles préparatoires aux grandes écoles est passé, hier, à un stade supérieur avec la fermeture par les étudiants à travers le territoire national de plusieurs instituts, dont ceux de Boumerdès, Bouira, Tizi-Ouzou et Alger, au centre et ceux d’Oran et de Laghouat à l’ouest et au sud du pays. Hier, des centaines d’étudiants ont afflué vers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour y observer un sit-in devant son entrée principale. Ils ont décidé de se regrouper, expliquent leurs délégués, après avoir reçu une réponse négative à leur principale revendication de la part de leurs responsables respectifs. «Il ne nous reste plus qu’à montrer notre mécontentement directement au principal responsable du secteur, le ministre lui-même», a déclaré un délégué de l’UGEl. Hier, en fin de journée, M. Harraoubia devait recevoir les secrétaires généraux des organisations estudiantines, selon ces derniers. Une réunion est également prévue pour aujourd’hui entre le ministre et les directeurs d’instituts. Hier à Bab Ezzouar, les grévistes ont bloqué l’accès au rectorat, aux instituts ainsi que pour les véhicules. Selon les délégués des étudiants, l’arrêt des cours et la paralysie des activités de l’université se poursuivront, en attendant les résultats de la rencontre programmée pour aujourd’hui. Les étudiants en ingéniorat dans les différentes spécialités à l’USTHB étaient encore rassemblés hier dans l’enceinte de l’université. Ils ont procédé au blocage de l’accès aux instituts et aux classes de cours. «Certains enseignants ont compris nos revendications, mais pour les autres. Mais d’autres avec lesquels nous avons eu des discussions ont quand même tenu à donner leurs cours. On ne comprend pas cette réaction. Ils ont pourtant été étudiants en ingéniorat comme nous et vécu ainsi les mêmes problèmes», s’exclame un délégué du mouvement estudiantin. Les étudiants protestataires mettront aussi en évidence le fait que le recteur de l’université a refusé de les recevoir. «Le recteur ne veut pas discuter avec nous de nos revendications. Sa décision va ainsi à l’encontre des directives du ministère insistant pour que nous soyons reçus.» Les revendications des étudiants en ingéniorat concernent principalement le décret présidentiel n°10- 315 du 13 décembre 2010, modifiant et complétant le décret présidentiel n°07-304 du 29 septembre 2007, fixant la grille indiciaire des traitements ainsi que le régime de rémunération des fonctionnaires. Les étudiants, dont ceux de l’USTHB demandent notamment le maintien du titre du diplôme d’ingéniorat d’Etat pour les étudiants de l’ancien système et l’équivalence du diplôme d’ingéniorat d’Etat avec le diplôme du master (bac+5), en référence aux décisions des conseils scientifiques des différentes facultés. Il s’agit aussi de l’équivalence du diplôme DES (bac+4) avec le master 1 (bac+4) ainsi que l’équivalence du diplôme DES (bac+4) + post-graduation avec le diplôme du master (bac+5) et l’équivalence du diplôme de magister avec la 2e année de l’école doctorale du système LMD.

Source Le Soir d’Algérie F.-Zohra B.

Le Pèlerin

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:43

Algérie - Des hommes libres dans un pays libre

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L'appel pressant que vient de lancer M. Abdelhamid Mehri, à travers sa lettre ouverte au président de la République et aux autres décideurs en faveur de la libération des initiatives et de la levée des entraves aux débats entre Algériens, n'a rien d'inhabituel chez lui.

Mais il prend une forte résonance dans un contexte algérien effervescent et de bouleversements dans le monde arabe. Par ses propositions pratiques, il permet de cadrer le débat sur le seul enjeu pertinent pour l'Algérie, à savoir le changement pacifique du régime. L'insistance de l'ancien secrétaire général sur cet aspect pacifique tient au constat, qu'il n'est pas le seul à faire, que l'Algérie est un pays où les tentatives de changement sont chèrement payées en termes de pertes en vies humaines.

Il y a dans cet appel d'un homme politique qui a accumulé une expérience considérable et qui est une mémoire vivante du combat des Algériens pour la liberté, un appel à la raison adressé aux gouvernants. Il est temps de prendre acte que ce régime n'apporte que du négatif à la société algérienne et de saisir que le seul enjeu pertinent pour le présent et l'avenir des Algériens est d'aller vers ce changement pacifique, vers la démocratie et l'Etat de droit.

Cet appel s'adresse à tous les Algériens et tente de déciller les yeux. Il faut sortir de l'aveuglement, dangereux en ces temps délicats et difficiles, qui consiste à ne rien voir de politique dans les expressions, parfois violentes, de colère et de désarroi qui proviennent de la société algérienne. M. Mehri évoque dans cette attitude l'image étonnante d'un «médecin qui attendrait de ses malades la prescription d'un remède !».

Il faut également cesser de souligner combien nous sommes «différents» des Tunisiens et des Egyptiens. Le fait que les responsables égyptiens affirmaient, quelques heures encore avant la prise de la place At-Tahrir, qu'ils n'ont rien à voir avec la Tunisie, devrait amener à plus de circonspection dans le propos. Car, comme dirait le poète, ces régimes sont bien des semblables. Ils ont une «même nature» et ils veillent à se prévaloir d'une «façade démocratique clinquante et empêchent, en pratique et par de multiples moyens, de très larges catégories de citoyens de participer effectivement à la gestion des affaires du pays».

Ce sont ces situations lourdes, inhérentes à ce régime, qui, s'ajoutant aux difficultés de la vie quotidienne, font que les «conditions de l'explosion sont réunies».

De manière explicite, M. Mehri traduit les appréhensions de très nombreux citoyens qui craignent que l'autisme du pouvoir ne fasse, encore et encore, le lit des violences qui ont meurtri l'Algérie au cours des deux dernières décennies.

«Les voix qui revendiquent le changement de ce régime et qui sont soucieuses qu'il advienne dans un climat de paix et de libre débat, sont nombreuses». C'est un fait. Le caractère «impératif» de ce changement est visible pour ceux qui veulent voir et refusent de s'aveugler. M. Mehri fait des propositions concrètes pour que les énergies créatrices de la société algérienne puissent s'exprimer et prendre en charge la démocratie, comme effectivement elle a pris en charge la révolution.

C'est encore une fois un appel pressant pour une évaluation correcte de l'état des lieux actuel et pour une fidélité fondamentale à l'esprit de Novembre 1954, à la quête duquel les Algériens ont tant donné, pour une société d'hommes libres dans un pays libre.

Source le Quotidien d’Oran K. Selim

Le Pèlerin

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:40

La protestation sociale prend de l’ampleur en Algérie

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La protestation sociale a pris de l’ampleur ce mercredi 16 février en Algérie, avec des actions de protestation dans plusieurs régions du pays. Des milliers de chômeurs ont assiégé la wilaya d’Annaba pour réclamer les emplois promis par les autorités après les dernières émeutes. Plusieurs universités et des tribunaux paralysés par les grèves des étudiants et des greffiers. Ces derniers jours ont également été marqués par la poursuite des tentatives d’immolation par le feu et l’occupation de logements sociaux par des familles vivant dans des habitations insalubres.

Depuis les annonces faites lors du Conseil des ministres du 3 février sur la création d’emplois et la distribution des logements inoccupés, les Algériens veulent du concret et sembler refuser les promesses. Résultat, les autorités sont prises de court par les décisions du président Bouteflika, incapables de réagir et de les traduire sur le terrain afin d’absorber la colère grandissante de la population.

Les ministres, les walis et les chefs de daïras, représentants d’une administration bureaucratisée, corrompue et peu compétente, sont comme tétanisés par le réveil brutal des chômeurs, des demandeurs de logements et des habitants des quartiers et villages du pays, qui veulent leur part des richesses nationales. La majorité des responsables de l’administration ont longtemps ignoré les demandes de la population, concentrant leurs efforts sur la gestion des luttes intestines partisanes et le partage de la rente pétrolière. Au niveau local, les autorités ne disposent même pas de relais crédibles capables de les aider à instaurer un dialogue avec la population en colère. Pour un citoyen, voir un wali, un chef de daïra ou un maire –y compris ceux de l’opposition– est devenu un privilège.

Depuis des années, la majorité des ministres et des walis refusent systématiquement de parler à la population, de communiquer sur leurs projets, de s’expliquer publiquement sur les scandales de corruption. Mais ils exigent la présence de la télévision lors de leurs déplacements à l’intérieur du pays pour les besoins de leur carrière politique. Pour un responsable, passer à la télévision n’a pas pour objectif de communiquer avec la population ou de transmettre un message aux Algériens. Il s'agit uniquement de montrer au président qu’il « travaille ».

Pour accéder aux services de l’administration, les administrés sont souvent obligés de verser des pots ‑de‑vin, de recourir à des relations personnelles ou de passer des journées entières à attendre l’aboutissement de leurs demandes. La marginalisation des élus locaux et le trucage des élections locales ont plongé l’administration dans le coma. Aujourd’hui, elle se montre incapable de prendre en charge les problèmes quotidiens posés par les citoyens.

Le président Bouteflika a fait de l’administration une gigantesque machine à son service au détriment de la population. Résultat, aujourd’hui, il est en panne de solutions pour résoudre les questions urgentes posées par les citoyens et surtout éviter une révolte de la rue qui emporterait tout sur son passage.

Source TSA Ali Idir

Le Pèlerin

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:38

Société - L'amour n'a pas d'âge, le sexe non plus

 

Santé. Un sondage de l'IFOP révèle l'évolution des Français en matière de relation conjugale.
Le baiser, un des gestes qui éveille le plus le désir sexuel.
Plus de 8 Français sur 10 estiment qu'il n'y a pas d'âge à partir duquel on cesse définitivement de faire l'amour, selon un sondage présenté mercredi à la presse.
Seuls 17 % considèrent qu'il y a un âge à partir duquel on arrête définitivement d'avoir des rapports sexuels, selon ce sondage réalisé par Ifop pour le laboratoire Lilly.
Cette proportion tend à décroître avec l'âge : de 25 % chez les moins de 25 ans, elle passe à 19 % chez les 25 à 34 ans et à 16 % chez les 35 à 49 ans avant de tomber à 9 % chez les 50 à 64 ans. Elle remonte (20 %) à partir de 65 ans.
En moyenne, les personnes considérant qu'il y a un âge à partir duquel on cesse de faire l'amour situent ce moment autour de 73 ans.
Par ailleurs, le toucher apparaît comme le sens le plus important lors d'un rapport sexuel (87 %), aussi bien pour les hommes que pour les femmes.
La vue a aussi une certaine importance (39 %), les hommes y étant deux fois plus sensibles (53 %) que les femmes (27 %). À l'inverse, l'odorat et l'ouïe jouent beaucoup plus pour les femmes que pour les hommes. Le goût arrive loin derrière pour les deux sexes.
La vue est un sens important pour l'homme parce qu'il a « une sexualité spatiale », d'où son appétence pour les tenues sexy, a expliqué le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue-andrologue.
Les gestes qui éveillent le plus le désir sexuel sont les caresses sur le corps (97 %) et le baiser langoureux (93 %).
Enfin la baisse du désir pour son partenaire apparaît à la fois comme « le plus grand tabou » dans le couple et le problème rencontré le plus fréquemment dans sa vie sexuelle.
Un résultat pas étonnant pour le Dr Mimoun, parce que « la baisse de désir est interprétée dans le couple comme une baisse d'amour ».
L'Association pour le développement de l'information et de la recherche sur la sexualité (Adirs) lancera lundi à Lille une campagne d'information sur les troubles de la sexualité, en partenariat avec Lilly et et l'Association inter-hospitalo universitaire de sexologie.
Un camion avec à son bord une exposition sur les sens, mais aussi des conseillers de l'Adirs, traversera 7 villes de France (Lille, Paris, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes) jusqu'au 31 octobre.
Baye et Reno, sexagénaires préférés
Nathalie Baye et Jean Reno apparaissent comme les sexagénaires préférés des Français, selon un sondage réalisé auprès d'un échantillon de 2000 personnes représentatif de la population française, pour le magazine Pleine Vie. Nathalie Baye (15%) devance de peu Anny Duperey (13%) et la présentatrice de la météo de TF1 Evelyne Dhéliat (11%). Jean Reno (18%) arrive nettement devant André Dussolier et Bernard Giraudeau (11% chacun). Marlène Jobert, Jane Birkin, Françoise Hardy, Julien Clerc, Jean-Pierre Foucault et Gérard Darmon figurent aussi au palmarès. Marlène Jobert s'adjuge le titre de grand-mère idéale pour 28% des Français, devant Anny Duperey (18%) et Jane Birkin (10%). André Dussolier fait figure de grand-père idéal (16%) juste devant Jean-Pierre Foucault (10%).
Source La Dépêche du Midi
Le Pèlerin

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:26

Le lave-vaisselle de Naomi est en panne; elle appelle un réparateur.

Machisme

 

Comme elle doit partir travailler, elle lui précise "Je laisserai la clé sous le paillasson.

Réparez la machine, laissez la facture sur la table, je vous enverrai un chèque.

Au fait, ne vous inquiétez pas pour mon chien Fido, il ne vous fera aucun mal".

"Mais quoi qu'il arrive, ne parlez pas au perroquet" !

J'insiste bien: NE PARLEZ PAS À MON PERROQUET !!! 

Lorsque le réparateur arrive à l'appartement, il est accueilli par un énorme chien qui n'a vraiment pas l'air commode du tout.  Mais, comme Naomi l'avait dit, le chien est resté couché dans son coin sans se préoccuper de lui.

Le perroquet, par contre, le rend complètement dingue.  Il crie sans arrêt, lance des jurons et le traite de tous les noms.

Au bout d'un certain temps, le réparateur qui n'en peut plus, lui crie

"Ta gueule, connard de volaille !"

Et le perroquet de répondre :

"Vas-y Fido, attaque !"

Les hommes n'écoutent jamais ce qu'on leur dit... 

Le Pèlerin

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:22

Un seul perdant, l'Algérie

Algerie-attentat.jpg

 

«Ne pouvant fortifier la justice, on a justifié la force». Pascal

Il y a décidément des tics, des T.O.C, diraient les psychiatres, qui ont la vie dure, reproduits à l'identique, qui traversent l'espace temps algérien avec une paresse intellectuelle qui fait honte dans un pays qui regorge de talents ici et dont beaucoup rayonnent littéralement à l'étranger. «En cette période cruciale que traverse l'Egypte, l'Algérie réaffirme avec force son attachement aux liens historiques et sa fraternité qui unissent les deux peuples algérien et égyptien». Après s'être assuré bel et bien que le dictateur du Caire était bien exfiltré, que la majorité des pays qui comptent sur terre avaient pris des positions, comme ci ou comme ça, avant, pendant et de suite après la mise à la porte de Moubarak, le MAE du pays, qui était il y a deux décennies à la pointe dans des affaires du monde, s'est fendu d'un communiqué d'une pauvreté absolue qui jure avec la flamboyance et le lustre d'une époque où l'Algérie avait une politique étrangères qui compensait quelque part les déficits de légitimité démocratique du régime.

En Tunisie, autre «sœur», des pays européens s'empressent de prendre position, d'envoyer de hautes personnalités (politiques, industrielles, du tourisme, culturelles, économiques, à quelques mètres de la frontière algéro-tunisienne), l'Algérie fait profil bas à part des titres de la presse privée qui disent haut et fort la nature des régimes arabes dirigés par des vieillards à bout de souffle, assistés par des opposants de droite, de «gauche» et des technocrates incompétents, tous accrochés aux tétons de la rente, de la subvention, aux quotas «parlementaires» et autres joyeusetés propres aux systèmes sous-développés, objets de masters dans les grandes universités de la planète. En Egypte, les choses vont vite, et l'armée donne déjà rendez-vous dans six mois, nécessaires pour parachever le processus institutionnel exigé par la rue. Si personne ne peut aujourd'hui prédire l'évolution et les résultats de la gigantesque et superbe irruption populaire dans le champ politique au pays de Aswany, nul ne peut contester des données objectives. Les forces armées du Nil ont une supériorité politique, intellectuelle et professionnelle qui dépasse de très loin les armées arabes. Ces dernières sont, contrairement à l'Egypte, l'image exacte des chefs des partis au pouvoir, sans consistance ni personnalité politique, courtisans aux cerveaux bloqués sur l'époque de Brejnev, des «unions nationales» des travailleurs et des rites de la moubayaa actionnés lors des commémorations symboliques. Les élites d'Egypte ont elles aussi des ancrages, une crédibilité, des engagements progressistes et des échos au sein de la société, très loin devant celles des autres pays arabes. Ce que l'armée, les partis et regroupements d'opposition vont faire de l'énorme trésor qui leur est confié, en partage, par la société, après une épopée qui fera date dans l'histoire de l'humanité, de l'Egypte, l'avenir très proche (dans six mois) le dévoilera aux yeux du monde, ébahis et ceux dilatés des apparatchiks arabes, anesthésiés par le stress et la panique.

Il en est de même pour la Tunisie qui a été la première à faire tomber un potentat plié par la maladie, l'âge et le nombre effarant de crimes, d'actes de torture, d'exilés, de milliards de dollars détournés par un satrape, sa famille et sa meute qui a dépecé un pays, une nation. Au pays du jasmin, si raillé pour son pacifisme, les choses avancent assez vite malgré des secousses, des manifestations, des impatiences légitimes et l'explosion de rancunes, d'humiliations, de frustrations longtemps contenues. Aux générations usées, corrompues, illégitimes, succèdent celles de l'Internet, de Facebook, de la communication en direct, des métissages, des ONG, des réseaux internationaux, des chasseurs de prédateurs, des tribunaux internationaux. Ce nouveau monde est absolument inconnu des dirigeants sinon négligé par arrogance et absence de perspectives. Il est clair que, dorénavant, les dirigeants, coupables aux yeux des peuples et de l'Occident, seront traqués à la loupe, ainsi que leurs familles, leurs amis et ceux qui ont appliqué leurs ordres. Les listes de leurs biens, de leurs avoirs, de leurs crimes seront mises au jour par leurs peuples aidés par des tribunaux, des juristes, des ONG, des médias après des «aveux spontanés» d'anciens sbires. Le monde arabe change devant nos yeux, à la vitesse de chaque pays, selon les qualités d'organisation des élites et de l'opposition et selon la volonté politique de tous ceux qui savent que l'avenir est aux réformes et à la démocratie à l'intérieur et à l'extérieur des systèmes en bout de course.

Les régimes de plus en plus contestés menacent des équilibres mondiaux par leur seule existence et inquiètent des alliés, des sponsors, eux-mêmes à la veille d'une élection importante (France), bousculés par l'opposition (U.S.A.), observés par des opinions et des médias libres et surtout par des peuples en rébellion ouverte contre des dictatures ou des gouvernances «soviétiques». Toutes les grandes démocraties échaudées par leur retard d'allumage (Tunisie, Egypte) «conseillent» vivement aux gouvernants arabes, aux armées d'aller toutes affaires cessantes, de lâcher si nécessaire des dirigeants détestés par les populations, les élites et les médias et de provoquer des réformes d'ordre politique, médiatique, culturel, économique, pour les droits de l'homme et l'égalité des sexes. Combien de régimes arabes, très dépendants dans les secteurs névralgiques, peuvent dire, haut et fort, non aux U.S.A. et à l'Europe réunis ? Peut-être les «révolutionnaires» arabes si proches des systèmes et si loin de l'opposition et de la mondialisation.

L'Algérie est réellement à un carrefour. On a essayé, et on le fait encore, de l'antikabylisme abject, sous couvert de «position politique» de bas étage. On a fait de la laïcité l'égale de l'athéisme, du chrétien algérien,l'ennemi essentiel, du francophone le supplétif de la D.G.S.E., de l'arabophone un attardé mental (voir les créateurs égyptiens, libanais, palestiniens, tunisiens, etc.), du technocrate plus militaire que compètent le destructeur de l'économie, du combat au maquis une couveuse de moudjahidine jusqu'en 2038. On recherche désespérément une politique industrielle, culturelle, éducative, en évitant soigneusement les jeunes capables de les faire, etc. etc. Il est encore temps d'opérer le redressement vital pour la société, de libérer les énergies, la création, les médias, les entrepreneurs et de tarir les sources de l'argent sale qui enrichissent dans l'informel des fauves qui dominent l'Etat et le pays.

S'adresser aux seuls estomacs, aux sans logement est une politique de loin dépassée, car faite de mépris pour les «gueux» qui ne sont ni de droite ni de gauche, mais des humains qui ont une dignité et des cerveaux dont des milliers sont plus ouverts et plus intelligents que ceux de nombreux chefs apparents.

Sans nul doute, l'Algérie fait partie des pays qui ont connu et connaissent des secousses de différentes nature et intensité, qui ne laissent intacts aucune région, aucun secteur, aucune génération. Aucune personne adulte, sérieuse, ici ou à l'étranger, ne peut nier un réel vécu chaque jour.

Des experts, des acteurs politiques, des commentateurs dans la presse privée, exclusivement, expliquent, depuis des années, des causes systémiques d'ordre politique et proposent des dizaines de pistes et de remèdes démocratiques pour que la société, le pouvoir et l'opposition discutent loin des pressions extérieures. Sans aucun résultat digne d'être observé. Or c'est le pouvoir qui a le pouvoir, comme dirait le héraut des évidences, qui contrôle d'une main de fer les médias lourds pourtant sans utilité. Après la démonstration de force unique lors des marches et manifestations du 12 février dernier dans plusieurs villes du pays, l'Algérie et le monde, sidérés, ont eu droit à des commentaires sportifs du ministre de l'Intérieur qui aurait gagné sonmatch face à quelques centaines de concitoyens pacifiques. Consternante est la baisse du niveau de la parole politique de certains ministres! Mais, effectivement, il y a un seul perdant. Ce n'est pas la coordination qui organise et manage les marches, ni le «baltagui» qui grappille des sous puisés dans les impôts des manifestants, ni les leaders et les anonymes de l'opposition. Des artistes qui font honneur à leur art, des écrivains, des anonymes ont bougé en Algérie et à l'étranger. En Algérie, la répression a été plus que disproportionnée, offrant une hallucinante image d'un pays à feu et à sang.

En temps réel, les Algériens d'ici et à l'étranger, les gouvernants et les peuples ont suivi l'évènement sur les chaînes d'information, généralistes, dans toutes les langues. De son côté, l'ENTV, depuis longtemps coupée de son humus Le perdant donc est celui dont l'opinion est extravertie, confiée aux TV étrangères, qui voit des Algériens se faire tabasser par des compatriotes. Le gouvernement américain appelle «les forces de sécurité à la retenue» et réaffirme son «soutien aux droits universels du peuple algérien, y compris les droits de réunion et d'expression». Le perdant est celui sur lequel s'exerce la pression US. De son côté, le quai d'Orsay demande, en Algérie, des «manifestations libres et sans violence. Dans le silence des rentiers des légitimités «historique» et «révolutionnaire». L'U.E. s'exprime aussi dans le même sens que la France et l'Amérique. Le perdant doit riposter à qui ? Les grandes puissances, qui avaient eu des retards à l'allumage pour la Tunisie et l'Egypte, vont être sans pitié pour les dirigeants arabes et plus proches de peuples capables de tout. Pour préserver leurs intérêts, calmer des opinions et des médias nationaux, les USA et l'Europe vont jouer la carte des peuples.

En Algérie, les pressions extérieures vont continuer. Des ONG, des associations, des juridictions internationales ne vont plus lâcher les prédateurs tunisiens et égyptiens, pas plus que les milliardaires des autres pays arabes. A ce jour, il y a dans ce pays un grand perdant, c'est l'Algérie. M. Bouteflika est à la croisée des chemins. Un rajeunissement rapide de la gouvernance, l'éloignement du champ politique des affairistes, des conservateurs, de l'arrogance, de l'incompétence grand format, d'une faune de rapaces, une lune de miel entre le pays et ses médias Le Président le veut-il ? Le peut-il ? et en a-t-il les moyens? A ce jour, c'est l'Algérie qui perd et non pas un gouvernement ou un ministre. Va-t-elle encore perdre ce samedi 19 février 2011 ?

Source le Quotidien d’Oran Abdou B.

Le Pèlerin

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:53

Carcassonne - Une Saint-Valentin coquine dans la Cité ... de l'amour carcassonne-la-nuit.jpg

Pour attirer les amoureux qui ne cèderaient pas aux seuls charmes de la cité médiévale de Carcassonne, les Gîtes de France de l'Aude proposent un «sextoy» destiné à agrémenter leur séjour dans la ville labellisée par l'Unesco. Lancé à l'occasion de la Saint-Valentin, le coffret «Love in Carcassonne» a pour vocation de durer toute l'année, explique Anick Dousset, responsable marketing des Gîtes de France de l'Aude. L'offre comporte, pour 299 euros, un dîner et une nuitée à l'hôtel pour deux personnes, une bouteille de blanquette (un vin pétillant) mais aussi un coffret comprenant, outre des huiles de bain, un sextoy vibrant sous la forme d'un «canard coquin», dit-elle. «Eteignez vos portables, annulez vos rendez-vous, oubliez la TV, éveillez tous vos sens et laissez vous porter par le charme romantique de la cité de Carcassonne», affirme la publicité pour le séjour. Celui-ci est organisé en partenariat avec le Pays carcassonnais.La ville est inscrite depuis 1997 au patrimoine mondial de l'humanité. Les hôtels choisis l'ont été parce qu'ils offraient des vues imprenables de la cité médiévale et de ses remparts et qu'ils sont situés à deux pas du château

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:47

Algérie - La règle des 51/49 abrogée !

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L'Algérie serait-elle sur le point de revoir sa politique de partenariat économique en reléguant la clause des 51/49 qui a fait tant jaser et fuir les investisseurs étrangers ? En tout cas, le ministre de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l'Investissement, M. Mohamed Benmeradi, qui a reçu, lundi, son homologue, le ministre italien du Développement économique, M. Paolo Romani, qui semble porteur d'un tel message, le laisse croire. Dans un communiqué, le département de M. Mohamed Benmeradi, rappelle que "la tâche des investisseurs étrangers est d'autant facilitée qu'un certain nombre d'incitations sont décidées dans l'assouplissement des dernières mesures touchant la majorité algérienne des parts, outre les avantages et garanties donnés dans le but de parvenir à la conclusion de véritables partenariats profitables aux parties concernées". Ce fléchissement de position qui est lié, entre autres, au déficit enregistré par la croissance économique qui est de 3,5 % ainsi que celui des IDE, dont le dernier rapport de la Banque mondiale prévoie que les indicateurs macro-économiques de l'Algérie sur la période 2011-2014 seront de 01 milliard de dollar pour 2011 et 2012 et  01,1 pour 2013 et 2014, et le serait davantage par la situation politique que vit le pays et les pressions étrangères appelant à plus d'ouverture. La "ferme volonté" affichée jusque-là par les pouvoirs publics, décidés à protéger l'investissement, commencerait à flétrir. Cela va même jusqu'à contraindre l'Algérie à revoir ses textes de loi sur les investissements étrangers, notamment la fameuse clause qui prévoit que "les investissements étrangers ne peuvent être réalisés que dans le cadre d'un partenariat dont l'actionnariat national résident représente 51% au moins du capital social. Par actionnariat national, il peut être entendu l'addition de plusieurs partenaires" (Art. 58 et 4 bis de la LFC 2009) et qui a fait tant jaser. Par "l'assouplissement des dernières mesures touchant la majorité algérienne des parts", M. Benmeradi annonce les prémices d'une telle renonciation qui commenceraient déjà à poindre.  Cela suscite bon nombre de questions, à commencer par le devenir de la règle des 51/49. Sera-t-elle abrogée ? Si tel est le cas, sous quelles conditions le sera-t-elle ? Et concernera-t-elle certaines règles seulement ? Ou bien sera-t-elle élargie à tous les secteurs, ou touchera-t-elle à peine les secteurs stratégiques ?

La LFC 2009  a été montrée du doigt comme présentant un handicap majeur. La France a été le premier pays à afficher sa " déception ". Un dépit que montrent les opérateurs étrangers qui soulèvent souvent cet "handicap" exigeant un partenaire privé et restent sceptiques quant aux capacités d'un quelconque partenaire public qui ne serait pas apte à les suivre en cas d'augmentation du capital. Loin d'être dupes, les partenaires étrangers savent que cela posera problème et qu'en cas de partenariat avec le secteur public, ils seront soumis au code des marchés publics, au contrôle de l'IGF et bien d'autres contraintes n'arrangeant pas leurs affaires. Les incessants appels aux investisseurs étrangers émis par les pouvoirs publics, à commencer par celui lancé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia lors de sa déclaration de politique générale du gouvernement, le 19 décembre passé, demeurent vains et ne sont pas parvenus aux oreilles des investisseurs étrangers en dépit de beaucoup de facilités accordées par l'Etat, dont la solvabilité du marché algérien renforcée par une dépense publique d'investissements de plus de 280 milliards de dollars, de la disponibilité de crédits et bien d'autres avantages incitatifs que mine toutefois la LFC 2009, qu'il faut considérer comme étant le premier défi lancé à l'Occident via ses investisseurs. Une sorte d'affront que ne sauraient pardonner les politiques en ces temps de crise économique.

Source Le Maghreb Azzedine Belferag

Le Pèlerin

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:41

En 2014, l'Algérie restera un pays sous-développé

reserves de change en dollars

Pourtant il y a des reserves monétaires

 

Durant les quatre prochaines années, la situation économique de l'Algérie ne va pas fondamentalement s'améliorer. C’est paradoxalement le principal enseignement des chiffres macro-économiques en apparence positifs, contenus dans le dernier rapport de la Banque mondiale, dévoilé lundi 14 février par l’agence APS.

Certes, selon le rapport, le PIB (Produit intérieur brut) algérien passera de 168,8 milliards de dollars en 2011 à 196,2 milliards en 2014, soit une hausse de 16,23% sur quatre ans. Mais dans le même temps, le prix du baril de pétrole algérien passera de 78,8 dollars à 86 dollars, soit une hausse de 9,13%, selon la Banque mondiale. La part du prix du baril dans cette hausse du PIB attendu est dominante. Elle montre que l’économie algérienne restera dépendante des fluctuations des marchés pétroliers internationaux. Car rien ne garantit qu’un événement exceptionnel ne fasse pas passer les prix sous les 78,8 dollars d’ici à quatre ans.

L’autre indicateur inquiétant concerne les IDE (investissements direct étrangers). Ils seront de 1 milliard de dollars en 2011 et 2012, puis attendront 1,1 milliard respectivement en 2013 et 2014. Comprendre : non seulement l’Algérie ne va pas attirer de nombreux investisseurs étrangers mais les investissements étrangers vont demeurer une source de pertes de devises pour l’Etat algérien. Les investisseurs déjà présents vont en effet continuer d'exporter leurs dividendes vers l’étranger (quelques milliards de dollars par an). En contrepartie, à cause de la loi de finances complémentaire 2009, les nouveaux investissements resteront à un niveau faible (un milliard de dollars). Au lieu de rapporter de l’argent dans les caisses de l’Etat, les investissements étrangers vont se transformer dans les prochaines années en source de pertes pour l’Algérie.

A cela s’ajoute une hausse des stocks des IDE (la valeur des investissements) qui va augmenter, représentant une richesse supplémentaire pour les entreprises déjà implantées. Ces chiffres montrent clairement que les mesures économiques du gouvernement Ouyahia favorisent les investisseurs étrangers déjà présents en Algérie au détriment de nouveaux investissements.

Dans le même temps, l’investissement privé local a de faibles chances de se développer et de créer des richesses tant que le secteur bancaire n’est pas réformé et les pressions politiques et fiscales sur les entreprises les plus en vue ne reculeront pas. Actuellement, le système bancaire favorise tous catégories d’investisseurs locaux : ceux ayant des appuis politiques solides et ceux qui possèdent déjà d’importantes fortunes et donc capables de fournir des garanties. Une machine à fabriquer des inégalités.

Le troisième indicateur qui suscite l’inquiétude concerne la croissance. Elle passera de 3,7% en 2011 à 3,4% en 2014 (en hors hydrocarbures : de 5,3% à 5%). En clair, en 2014, l’Algérie produira moins de richesses supplémentaires en 2014 qu’en 2011. Or, en 2014, l’Algérie sera à seulement six à dix ans de la fin de ses exportations de pétrole, selon les projections de spécialistes basées sur les réserves actuelles du pays.

Enfin, le PIB par habitant ne va pas progresser fortement : il passera de 4.798 dollars en 2011 à 5.388 dollars en 2014, soit une hausse de 12%. Le PIB par habitant est un des principaux indicateurs du niveau de développement d’un pays. Un pays est considéré comme développé à partir d'un PIB par habitant de 20 000 dollars. En 2014, l’Algérie restera un pays sous-développé et les Algériens toujours pauvres. La perspective d’une vie meilleure, régulièrement promise par le gouvernent, n’est pas pour demain.

Rappel des principales données publiées par la Banque mondiale :

PIB (MDS de dollars) : 168,8 (en 2011) 178,4 (en 2012) 187,6 (en 2013) 196,2 en 2014

Taux de croissance : 3,7 % (2011) 3,6 % (2012) 3,5 % (2013) 3,4 % (2014)

Taux de croissance hors hydrocarbures : 5,3 % (2011) 5,3 % (2012) 5,2 % (2013) 5 % (2014)

PIB/habitant : 4798 (2011) 4987 (2012) 5179 (2013) 5388 (2014) (Dollars)

Balance commerciale : 13,5 (2011) 13,7 (2012) 13,3 (2013) 12,5 (2014) (Milliards de dollars)

IDE: 1 (en 2011 et en 2012) 1,1 (en 2013 et 2014) (Milliard de dollars)

Réserves de change : 171,4 (2011) 188,3 (2012) 206,9 (2013) 226,4 (2014) (Milliards de dollars)

Dette publique extérieure : 3,7 (2011) 3,4 (2012) 3,2 (2013) 2,9 (2014) (Milliards de dollars)

Dette pub.ext/PIB : 2,2 % (2011) 1,9 % (2012) 1,7 % (2013) 1,5 % (2014)

Prix du pétrole algérien : 78,8 (2011) 82,3 (2012) 84,4 (2013) 86 (2014)

Inflation : 5 % (2011) 4,3% (2012) 4% (2013) 3,7 % (2014).

Source TSA Samir Allam

Le Pèlerin

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:14

Algérie - L’évolution du dinar

change euro dinar

 

Le contexte économique et financier international, marqué par la “guerre des monnaies” entre les plus grandes puissances économiques mondiales — Chine, États-Unis, Europe —, remet au goût du jour les questionnements autour de l’évolution du dinar algérien et les conséquences de son éventuelle convertibilité totale, ou, du moins, le rapprochement de sa parité de celle des devises fortes. Ce qui signifie une revalorisation de son pouvoir d’achat.

L’on s’en souvient du “niet” catégorique des autorités algériennes arguant de l’impact inflationniste d’une telle hypothèse, compte tenu de la faiblesse de la production nationale, du manque de compétitivité de nos entreprises et des possibles fuites importantes de capitaux vers l’extérieur.

À l’évidence, l’insuffisance de l’offre en produits fabriqués localement aurait été nécessairement compensée par des importations massives. Ce qui est du reste, le cas actuellement. Entre-temps, l’évolution des relations économiques et financières internationales a rendu la question plus complexe, notamment depuis 2008, avec la survenue de la grave crise financière que subit la majeure partie des pays de la planète jusqu’au jour d’aujourd’hui. Dans ce contexte, les puissances économiques se livrent une lutte sans merci pour conquérir les plus grandes parts possibles du marché mondial des biens et services, mais également, pour attirer le maximum d’investissements étrangers, à meilleure condition de coûts et de profit. En fait, sous l’effet de la mondialisation, la guerre larvée entre le dollar américain, l’euro européen et le yen chinois, traduit cette lutte, et renvoie à la compétitivité des économies et des facteurs de production de ces puissances dans leur propension à dominer le monde. S’agissant de la monnaie nationale, il faut rappeler que depuis son émission en 1964, à parité égale avec le franc français de l’époque et jusqu’en 1973 (1 DA = 1 FF), le dinar algérien a connu plusieurs dévaluations depuis. Ainsi, en 1974, avec l’effondrement du système de Breton Woods, la valeur du dinar a été fixée selon un panel de quatorze monnaies. Dans les années 1980-90, plus exactement, de 1986 à 1990, — période du contre-choc pétrolier —, avec la chute drastique de nos recettes liées à la commercialisation des hydrocarbures, la monnaie nationale a connu une très forte dépréciation, passant de 4,82 DA contre 1 dollar à 12,19 DA contre 1 dollar, soit une dévaluation de + de 150%. Les dévaluations du dinar vont se succéder (22% en1991) et (40% en 1995) par rapport au dollar américain. Ces dévaluations en cascades, cautionnées par Breton Woods, se voulaient un ajustement progressif du dinar à sa valeur réelle, en vue de préparer sa convertibilité commerciale. Plus récemment, le taux de change du dinar est passé de 65 à 73 DA contre 1 dollar américain entre décembre 2008 et juillet 2009.

La loi de finances 2011, quant à elle, est basée sur un taux de change de 73 DA contre un dollar. Cette érosion continue de la valeur de la monnaie nationale, la rend très “faible” en comparaison du dinar tunisien (1,90 dinar = 1 euro) et le dirham marocain (1 dirham = 11,14 euros), alors que, dans cette devise, le dinar algérien affiche un taux de change officiel de 1 euro = 98 DA et sur le marché parallèle l’euro s’échange contre 130 DA.

Marché parallèle : véritable mesure de la valeur du dinar

Le change parallèle, largement toléré par les autorités, aussi “scandaleux” et incompréhensible qu’il paraît, est dans les faits, un moyen de mesure de la valeur réelle du dinar, en fonction des fluctuations de l’offre et de la demande au niveau du marché des devises.

En vérité, bien que cette situation pénalise sévèrement le pouvoir d’achat des Algériens, notamment celui des catégories sociales les plus vulnérables ; il parait “anti-économique” de conférer au dinar une valeur superficielle sans contrepartie de création de richesses réelles. Par ailleurs, une convertibilité totale du dinar, peut, effectivement, ne pas présenter d’avantages particuliers pour le pays, d’autant qu’elle se traduira inévitablement, par une hémorragie de capitaux vers l’extérieur. Cela signifie concrètement, un transfert de valeur du peu de richesses que nous créons hors hydrocarbures, bien qu’une partie de la rente pétrolière elle-même, fasse l’objet de transfert illicite vers l’étranger. Une telle hypothèse est d’autant plus prévisible, que plus de 66% des transactions commerciales au niveau du marché national, se réalisent dans le secteur informel et échappent au contrôle du fisc. Le commerce de gros informel au niveau de la seule zone d’El-Hamiz, selon certaines sources, brasserait une masse monétaire de plus de 15 milliards des dollars américains. Dans de telles conditions, l’on peut s’interroger légitimement, sur les dividendes que pourrait engranger le pays éventuellement, d’une totale convertibilité du dinar ; si non, que de délivrer un message d’une réelle et irréversible option de libéralisme économique, — avec la libre circulation des capitaux et des marchandises — en direction des partenaires étrangers et des institutions financières internationales. La priorité ne se situe nullement à ce niveau pour le moment. Qu’auront à faire les Algériens d’une totale convertibilité du dinar, alors qu’ils se débattent dans des problèmes de subsistance minimum et de satisfaction de leurs besoins quotidiens élémentaires ? Seuls les milieux de la spéculation auront à gagner d’une telle politique. La vraie, la seule question qui se pose, est de mesurer la volonté réelle du pouvoir politique, d’aller véritablement, vers la mise en place de l’ensemble des conditions de l’émergence d’une économie nationale productrice de richesses hors hydrocarbures, en libérant les énergies, toutes les énergies du pays, sans discrimination entre secteur privé et secteur public.

Source Liberté Khaled R.

Le Pèlerin

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