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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 17:10

L'Airbus A380, signe extérieur de richesse en Côte d'Ivoire

A 380 Air France

 

La desserte par Air France d'Abidjan en super jumbo accompagne le développement économique du pays. Des liaisons régulières sont prévues à partir de cet été.

Nuit de liesse mardi soir à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan. Pour la première fois, un Airbus A380 a atterri en Afrique subsaharienne. L'avion d'Air France, arrivant de Roissy-CDG, a d'abord été baptisé par les pompiers, qui l'ont arrosé avec leurs lances. Exceptionnellement, le parking dédié à l'avion présidentiel lui a été réservé. La marraine du vol, Dominique Ouattara, l'épouse française du chef de l'État ivoirien, a été accueillie par le Premier ministre et une partie de son gouvernement. La présence de la première dame montre l'importance attribuée à cet événement retransmis en direct par les télévisions africaines. Le Tout-Abidjan s'est ensuite pressé dans les jardins de l'aérogare présidentielle pour la réception.

Pour la Côte d'Ivoire, l'arrivée de l'A380, à la veille du Forum de l'investissement organisé dans le pays, est un signe extérieur de richesse vis-à-vis de l'Afrique et du reste du monde. Le PIB ivoirien a crû l'an dernier de 9,5 % et devrait passer à deux chiffres cette année, dans un pays où les richesses agricoles (cacao, café, bois) et minérales (pétrole, gaz, or, argent, etc.) sont immenses et commencent seulement à être exploitées. Le trafic aérien est aussi un bon indicateur économique avec une hausse de 34 % du nombre de passagers enregistrés par l'aéroport l'an dernier. Plus d'un million de passagers viennent d'Europe, mais aussi de l'Afrique, où des alliances entre compagnies aériennes commencent à se nouer. Tout est à reconstruire après la guerre civile d'il y a trois ans.

Concurrence du Brésil

Air France, qui n'est pas philanthrope, réserve l'A380 à ses lignes à fort trafic (New York, Los Angeles, Washington, Shanghai, Tokyo, Johannesburg, etc.). En 2014, Abidjan est inscrite au programme. La desserte actuelle offre dix vols par semaine et pourra, à capacité légèrement supérieure, être réduite à sept vols. Avec ses 516 sièges, le super jumbo va permettre de fusionner des vols qui étaient assurés en Boeing 777-300 (303 sièges) et en Boeing 777-200 (247 sièges). Des économies d'échelle seront alors réalisées par la compagnie tandis que le passager pourra apprécier le confort et le silence de l'A380. "46 % des tarifs sont des promotions à partir de 500 euros environ", constate Patrick Alexandre, directeur commercial d'Air France. La concurrence de Corsair au départ de Paris n'est pas étrangère à cette baisse des tarifs moyens de 16 %.

À partir de quelle date l'A380 va-t-il desservir régulièrement Abidjan ? C'est une question sur laquelle Frédéric Gagey, P-DG d'Air France, reste un peu flou, situant la desserte régulière d'Abidjan à partir de l'été ou de l'automne. Cela dépendra... des travaux de l'aéroport de São Paulo avant le Mondial de foot. Le terminal moderne indispensable pour accueillir l'A380 ne devrait en effet pas être terminé à temps au Brésil. Air France, qui reçoit au printemps un dixième A380, sera tenté de l'affecter à Abidjan. Mais si les entrepreneurs brésiliens rattrapent leur retard, il faudra attendre le coup de sifflet final du championnat du monde et le retour des supporteurs.

Source Le Point.fr

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:52

Rapport du FMI : Affaiblissement de l’Algérie

FMI

 

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) vient de réitérer des recommandations de prudence à l’Algérie, appelée à faire attention aux signes d’affaiblissement que laisse apparaître, depuis quelques mois, sa position financière extérieure.

Après une première évaluation faite en novembre dernier par le chef de la mission du FMI, Zeine Zeidane, qui a mené en Algérie des discussions dans le cadre des consultations annuelles au titre de l’article IV, l’institution financière internationale confirme les conseils de vigilance adressés au gouvernement algérien pour les années à venir.

L ’institution de Bretton Woods s’appuie sur un diagnostic qui – sans être alarmant dans l’immédiat, l’Algérie gardant une position financière extérieure «très forte» – insiste sur des recommandations de réajustement des dépenses en raison de la diminution des recettes tirées des exportations d’hydrocarbures.

Le FMI constate notamment un déséquilibre qui s’accentue entre les revenus tirés des hydrocarbures et les dépenses consacrées aux importations du fait d’une consommation intérieure toujours en croissance. «Pour inverser le repli des exportations, il faudra accroître les investissements en vue de stimuler la production et adopter des mesures destinées à réduire la consommation intérieure d’hydrocarbures et diversifier les exportations», avait indiqué, à Alger en novembre, l’expert Zeine Zeidane.

Un constat que le conseil d’administration du FMI vient de confirmer, axant sur «les risques auxquels l’Algérie pourrait faire face dans le cas où se prolongerait la baisse déjà enclenchée des prix du pétrole dans un contexte d’aggravation de l’environnement économique mondial, une pression supplémentaire sur la rente des hydrocarbures et une intensification des tensions régionales».

Tout en notant que les performances économiques réalisées par l’Algérie en 2013 sont «satisfaisantes» avec une inflation «qui a ralenti considérablement» par rapport à 2012 grâce à la consolidation budgétaire et à une politique monétaire «prudente», l’institution de Bretton Woods préconise une «large réforme structurelle» pour accélérer la croissance économique et réduire davantage le chômage. Outre les vulnérabilités budgétaires, le FMI estime que la faiblesse de la compétitivité et de la productivité pèse sur la croissance économique, laquelle reste en deçà des potentialités et du niveau requis pour réduire sensiblement le chômage, en particulier celui des jeunes et des femmes.

Sur ce point précis, l’institution suggère des réformes visant à accroître la flexibilité du marché du travail et à doter les demandeurs d’emploi de conditions leur assurant de «bonnes compétences». Par ailleurs, le conseil d’administration du Fonds affirme que le secteur financier algérien est «stable» mais «insuffisamment développé», ce qui limite l’accès au financement, en particulier pour les PME. Pour accompagner le développement du secteur financier, le FMI préconise de favoriser la concurrence dans le secteur bancaire, d’accélérer le développement des services de crédits, de développer le marché des capitaux, de revoir les mécanismes de garantie et de renforcer les mécanismes parant à l’insolvabilité.

Par ailleurs, le FMI encourage, dans son rapport, l’Algérie à prendre des mesures en faveur d’une stabilité macroéconomique et financière, la viabilité budgétaire à long terme et la promotion d’un secteur privé fort pour assurer une croissance robuste et la création d’emploi. La contraction de la masse salariale, la suppression progressive des subventions, la réduction des exonérations fiscales sont encore réitérées par le conseil d’administration du FMI, qui prône aussi d’améliorer le climat des affaires, d’attirer les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur des hydrocarbures et de mettre en œuvre rapidement les plans d’investissement de Sonatrach.

Source El Watan  Zhor Hadjam

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:46

Les hommes sont simples

tete-freud.jpg ...

 

Femme, 
1. Si tu penses être grosse, c'est probablement vrai. Ne me pose pas la question je refuserai de répondre ; 
2. Si tu veux quelque chose, il suffit de le demander. 
Mettons les choses au point : nous sommes simples. Nous 
ne comprenons pas les demandes indirectes subtiles. Les 
demandes indirectes directes ne fonctionnent pas. Les 
demandes indirectes évidentes ne fonctionnent pas non 
plus. Dis les choses comme elles sont.
3. Si tu poses une question à laquelle tu n'attends pas 
de réponse, ne sois pas surprise d'entendre une réponse 
que tu ne voulais pas entendre.
4. Nous sommes SIMPLES. Si je te demande de me passer le 
pain, je ne veux dire que cela. Je ne suis pas en train 
de te reprocher qu'il n'y en a pas sur la table. Il n'y 
a pas de sous-entendus ni de reproches, nous sommes 
vraiment SIMPLES.

5. Nous sommes SIMPLES. Ca ne sert à rien de me demander 
à quoi je pense, 96,5 % du temps c'est au sexe. Et non, 
nous ne sommes pas des obsédés, c'est simplement ce qui 
nous plaît le plus, malheureusement, nous sommes 
SIMPLES.
6. Parfois je ne pense pas à toi. Ce n'est pas grave. 
S'il te plaît habitues-toi à cela. Ne me demande pas à 
quoi je pense à moins que tu ne sois prête à parler de 
choses comme la politique, l'économie, le football ou 
les voitures de sport.
7. Dimanche = grosse bouffe = copains = football devant 
la télé.
C'est comme la pleine lune ou la marée, c'est 
inévitable.
8. Faire du shopping n'est pas amusant, et moi, je ne le 
trouverai jamais amusant.
9. Quand nous devons aller quelque part, quel que soit 
le vêtement que tu mettes, il t'ira parfaitement je te 
le jure.
10. Tu as suffisamment de vêtements. Tu a trop de paires 
de chaussures.
Pleurer, c'est du chantage. 
11. La
plupart des hommes ont 3 paires de chaussures. 
J'insiste nous sommes simples. Qu'est-ce qui peut bien 
te faire croire que je peux te servir à décider laquelle 
de tes 30 paires te vas le mieux ?
12. Les réponses simples comme OUI ou NON sont 
parfaitement acceptables quelle que soit la question.
13. Si tu as un problème, ne viens me voir que si tu 
espères de l'aide pour le résoudre. Ne me demandes pas 
de te plaindre comme si j'étais une de tes copines.
14. Un mal de tête qui dure 17 mois n'est pas un mal de 
tête. Va voir un médecin.

15. Si je te dis quelque chose qui peut s'interpréter de 
deux façons différentes et que l'une d'entre elles te 
rendrait triste ou inquiète, mon intention est de dire 
l'autre.
16. TOUS les hommes ne voient que 16 couleurs. La prune 
est un fruit, pas une couleur.
17. Qu'est-ce que c'est que cette putain de couleur 
fuschia ? et pire, comment s'écrit cette saloperie ?
18. La bière nous plaît autant qu'à vous les sacs à 
main.

19. Si je te demande ce qui ne va pas et que tu me dis " 
rien " je te croirai et je ferai comme si tout allait 
bien.
20. Ne me demande pas " tu m'aimes ? " sois sûre que si 
je ne t'aimais pas, je ne serais pas avec toi.
21. La règle de base, avant toute hésitation à notre 
égard, va au plus simple. 

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:13

Algérie: à Ghardaïa, la cohésion sociale menacée par des violences

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Des hommes de la communauté mozabite, une minorité berbère, près d'une échoppe dans la ville de Ghardaïa en Algérie, le 27 janvier 2014 (Photo Farouk Batiche. AFP)

La destruction fin décembre du mausolée d’un érudit, père de l’intégration des arabes dans la communauté berbère de Ghardaïa, au sud d’Alger, a attisé les tensions qui risquent de se transformer en un conflit communautaire aux conséquences lourdes pour le pays.

Ghardaïa, chef-lieu de la province éponyme construit au 11e siècle, est située à 600 km au sud d’Alger. 

Ses 400.000 habitants, dont près de 300.000 berbères, vivent depuis plusieurs semaines au rythme des heurts devenus récurrents, destruction de biens, fermeture d’écoles et magasins.

«La crainte si Ghardaïa est déstabilisée est que toute la région se retrouve dans une situation précaire», analyse le politologue Rachid Tlemçani.

La ville se trouve à proximité des zones pétrolières et des grandes villes du sud algérien, frontalières des pays du Sahel.

La cohabitation plusieurs fois centenaire entre communautés mozabite (berbère) et chaamba (arabe) est menacée, et le calme revenu reste précaire dans cette ville aux portes du Sahara, où trois personnes ont déjà été tuées ce mois-ci.

Selon M. Tlemçani, «seule une démocratie participative (...) peut éliminer le risque du communautarisme», dans ce pays où les différentes communautés arabes et berbères cohabitent habituellement en harmonie.

Mais à Ghardaïa, les autorités locales semblent impuissantes à régler le phénomène.

«Je resterai blessé toute ma vie, cela ne s’effacera jamais», lance amèrement le mozabite Nourredine Daddi Nounou, évoquant la destruction du mausolée de Ammi Moussa.

Ammi Moussa, mort en 1617, est le symbole de l’intégration dans cette région. Il «fut celui qui prit la responsabilité d’intégrer les nomades (arabes) dans la ville (mozabite) en 1586», explique Mohamed Hadj Said, chercheur.

La destruction de son mausolée, classé patrimoine mondial par l’Unesco, et la profanation du cimetière où il se trouve, le 26 décembre 2013, ont été très mal vécues par la population.

Des vidéos montrant des casseurs, dont des jeunes identifiables en train d’y détruire des biens mozabites, sans que les policiers présents ne réagissent, circulent sur le net et sont montrées aux journalistes qui arrivent sur place.

Impunité

Des Ksour (villes traditionnelles) ont été pillés et incendiés. Ils sont gardés par les gendarmes, et les notables accusent une partie des policiers d’être complices des émeutiers.

«Nous n’avons rien demandé à l’Etat depuis 1962 (l’indépendance du pays), aujourd’hui nous demandons seulement la sécurité », lance Moussa, un commerçant dans la vieille ville.

Pour Mohamed Djelmami, un intellectuel mozabite, «la situation actuelle est la conséquence des retombées d’une politique qui a été menée dans cette région depuis l’indépendance»

Les chaambas ont accaparé le parti du pouvoir, le Front de libération nationale (FLN), après l’indépendance, se considérant comme révolutionnaires, et taxant les mozabites de bourgeois réactionnaires, affirme cet intellectuel.

Les mozabites ont toujours été autonomes vis-à-vis de l’Etat, gérant leurs affaires sur la base notamment d’une solidarité communautaire et économique.

L’une des causes des conflits dans cette région réside dans le déficit d’intégration des communautés. Ainsi, cinquante ans après l’indépendance, des équipes de football sont créées sur une base strictement communautaire.

Parmi les facteurs aggravants, il y a l’impunité des responsables des heurts et les changements dans la composition de la communauté mozabite, explique M. Djelmami.

Auparavant, les jeunes mozabites partaient travailler dans le Nord, mais le développement de la région leur a permis de rester sur place. Et si leurs aînés refusent de répondre aux provocations, les jeunes estiment qu’ils ont le droit de riposter, notent plusieurs notables.

«Il n’y a pas de problème entre mozabites et chaambas. Le problème se situe entre des criminels, peu importe leur origine, et des mozabites qui défendent leurs biens», estime Mohamed Djelmani.

Mais les jeunes des deux côtés s’accusent mutuellement et les rancœurs sont perceptibles.

Le président de la fondation des chaambas, Bouhafs Bouamer, assure que c’est sa communauté qui a été agressée, «par des groupes de mozabites».

Selon de nombreux observateurs, le conflit actuel ne présente pas de dimension religieuse ni linguistique.

Des habitants affirment qu’il est «fomenté par les barons de la drogue» qui ont la main mise sur le quartier d’où viennent les casseurs.

Source Libération monde

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:51

Algérie – Les derniers mots de Boudiaf

mohamed-boudiaf.gif

 

Cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=EdLPbDNm7gI

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:35

Toi, l'étranger

J arrive où je suis etranger 

Toi, l'étranger tu sursautes ma vie de ton accent
Pour m'attirer vers d'autres horizons sous le vent
Tu traduis mes rires et mes pleurs
Pour toujours en retirer le meilleur

Toi, l'étranger tu taquines mes convictions
Pour orienter mes choix dans d'autres directions
Tu grandis ma confiance et me parle de nouvelles chances
Que j'attrape en l'air hors des frontières qui dansent

Toi, l'étranger tu cris l'aujourd'hui de chaque rencontre
Pour enrichir la vie qui espère en vers et contre
Tu élargis mes rêves au ciel éternel de l'amitié
Peau contre peau nous irons ivres au bout des immensités

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:06

 

Marche du siècle – 1992

mohamed-boudiaf.gif

 

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http://www.youtube.com/watch?v=fq4PTYNGjQ8  

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:07

  Mon manège à Moi

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Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant que toi...

Ah! Ce qu'on est bien tous les deux
Quand on est ensemble nous deux
Quelle vie on a tous les deux
Quand on s'aime comme nous deux

On pourrait changer de planète
Tant que j'ai mon c
œur près du tien
J'entends les flons-flons de la fête
Et la terre n'y est pour rien

Ah oui! Parlons-en de la terre
Pour qui elle se prend la terre?
Ma parole, y a qu'elle sur terre!!
Y a qu'elle pour faire tant de mystères!

Mais pour nous y a pas d'problèmes
Car c'est pour la vie qu'on s'aime
Et si y avait pas de vie, même,
Nous on s'aimerait quand même

Car...
Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde...
Mon manège à moi, c'est toi!

Etienne Daho

Chantée par Edith Piaf

Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:59

 

 

Selon Ali Haroun au Soir d’Algérie

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A 82 ans, Ali Haroun a toujours le verbe haut et la lucidité du propos, la rigueur du raisonnement. Il assume franchement ses prises de position lors des moments graves, comme ce fut le cas au moment de l’arrêt des élections législatives de 1992 et face à la terreur des djihadistes du FIS qui préfigurait déjà le terrorisme de la décennie noire, car alors point de salut pour tous ceux qui n’étaient pas avec eux. Il revendique son choix de combattre l’instauration d’un Etat théocratique tel que l’ont conçu ses promoteurs et à leur tête Ali Benhadj, numéro 2 du parti islamiste. Le rempart, son dernier ouvrage, il le consacre à cette période qui l’a vu au HCE pour la sauvegarde de l’Algérie et lui épargner une afghanisation rampante. C’est un livre-document pour les étudiants, les enseignants et les historiens par la foule de détails et de références qu’il comporte. Ce livre semble dire : «Afin que nul n’oublie.» Du reste, Ali Haroun se pose comme témoin et acteur lucide de chaque période de l’histoire contemporaine de l’Algérie à travers une série d’ouvrages qui prend sa source dans son engagement dans le FLN en 1955 jusqu’à son rôle actif dans le retour de Boudiaf avec son épilogue dramatique. Il en parle dans cet entretien tout comme il s’étendra sur d’autres questions d’actualité. Avec la même passion…
Le Soir d’Algérie : Militant de la cause nationale de la première heure, homme politique actif dans les moments cruciaux de l’Algérie post-indépendance, homme d’action aussi, vous n’avez jamais déserté la scène publique. Votre engagement ne s’est-il jamais démenti ?
Ali Haroun : Je crois que vous vous trompez sur ce point, car je me suis désintéressé de toute activité politique de 1963 à 1991. Pendant la guerre, j’ai été membre du comité fédéral de la Fédération de France. En 1956, j’ai été chargé par Boudiaf de lancer le journal Résistance algérienne qui deviendra par la suite El Moudjahid. J’étais membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), mais après la crise de 1962 et le congrès de Tripoli, j’ai considéré que nous avions emprunté la mauvaise voie qui nous a d’ailleurs amenés à la confrontation entre frères de combat qui s’est terminée par le cri du peuple «sebaâ s’nine barakat» (sept ans ça suffit !). Dès le mois de juin à Tripoli, nous savions que ça allait dégénérer ainsi. Nous savions qu’avec la position prise par Ben Bella, soutenu par Boumediène, nous allions à la confrontation. Elu malgré moi à l’Assemblée nationale constituante non pas parce que c’est Ben Bella qui nous a octroyé les 6 sièges qui revenaient légalement à la Fédération, mais parce que la Wilaya
IV a accepté de se priver de deux sièges, la Wilaya III 2 sièges et la Wilaya II 2 sièges. Mais Ben Bella a fait sa Constitution au cinéma Majestic (aujourd’hui Atlas) et a demandé à l’Assemblée constituante de voter ce texte. Nous étions 21 à dire non et ne pas voter pour lui.
Compte tenu du système instauré dès juin 1962, nous qui étions dans cette opposition à l’Assemblée allions être ostracisés. C’est pourquoi je ne pouvais rester ou faire de l’opposition quelconque. Etant jeune avocat, j’ai repris mon cabinet en 1963 et ne me suis plus occupé de politique. Quand on me dit vous êtes un homme politique, je dis pas du tout, ce sont les événements de 1991 qui m’ont rappelé.
Cela coïncide avec le retour de Mohamed Boudiaf…
Non avant ! Voilà ce qui s’est passé : avec la grève insurrectionnelle du FIS, le gouvernement Hamrouche est tombé. Sid-Ahmed Ghozali, qui a été chargé par Chadli de constituer un nouveau gouvernement, m’avait connu pendant la guerre quand il était étudiant en France. J’étais alors responsable au sein du comité fédéral chargé de l’information, de la communication, des détentions. Et à ce titre, il me fit appel pour me demander un avis et aussi parce qu’en 1990, on avait organisé la conférence nationale des démocrates. Abdallah Bentobal en était le président et moi secrétaire général. C’est dans ce cadre que je suis allé à Kenitra pour en parler avec Boudiaf avec lequel je n’ai jamais coupé le contact pendant toute la durée de son exil. Il était mon responsable durant la guerre, j’avais donc avec lui des relations particulières. Je rétorque à Ghozali qu’il ne faut plus parler de la main de l’étranger à chaque crise politique
; par contre, le citoyen algérien ne dispose d’aucun droit : de voyager, de voter, de parler ou d’écrire librement depuis 1962, d’où l’idée de créer un ministère des Droits de l’homme. Pour ce faire, une semaine après, il m’appelle.
Ce mois de janvier, nous rappelle le retour au pays du défunt Mohamed Boudiaf et son assassinat 6 mois après, retour auquel vous avez activement participé. Quel est votre sentiment aujourd’hui ?
J’ai fondé en lui beaucoup d’espoir. Il était mon responsable direct pendant la guerre, et durant toute sa détention, nous avons gardé le contact par divers canaux, notamment par le biais des avocats. Au sein de la Fédération de France, j’étais responsable des détentions et des camps d’internement que je supervisais. Ainsi, quand nous nous sommes retrouvés à Tripoli, nous étions du même bord, c'est-à-dire pour le congrès à Alger en présence de tous afin de sortir avec un vrai bureau politique. Durant la crise, à Alger, nous étions avec lui lors de la création du Parti de la révolution socialiste (PRS).Quand il est allé au Maroc, je l’ai vu à plusieurs reprises à Kenitra. C’est un homme politique important et un ami. Avec sa mort, je perds donc un ami et un Monsieur pour qui j’avais le plus grand respect. Je vous avoue que pendant des jours et des jours, je perdais le sommeil me posant la question sans cesse si j’ai bien fait d’aller le voir. Je l’ai convaincu, mais il y a d’autres facteurs qui ont pesé dans sa décision. Je me sens en quelque sorte responsable de sa mort, en ce sens qu’il m’avait reçu pour discuter de l’éventualité de son retour. Aujourd’hui encore, je m’interroge (ndlr : il a les yeux rougis par l’émotion), parfois je me le reproche ! Cet homme a ressuscité l’espoir, c’était notre sentiment. Evidemment si on ne l’avait pas contacté… Bien sûr, on peut refaire l’histoire avec des si. Une fois je suis allé le voir dans sa briqueterie à Kenitra, il devait se laver les mains couvertes d’argile. Il serait mort comment ? Inconnu de l’opinion publique algérienne. C’était un homme dont la réputation avait franchi les frontières. Les hommes politiques de son époque le connaissent. Voilà un homme, à mon sens, qui a pris sa revanche sur l’histoire qui l’a ignoré pendant une trentaine d’années. Sans son retour c’est une page d’histoire de l’Algérie qui disparaissait.
Mais cet espoir a été tué avec son assassinat dont on dit qu’il était prémédité ou produit d’un complot ?
Vingt-deux ans après, une grande partie de l’opinion publique s’interroge sur la thèse de l’acte isolé, mais avec des nuances parce que je ne crois pas que tuer Boudiaf soit né comme ça dans l’esprit de Boumaârafi. Le bras qui l’a tué on le sait, c’est lui. Comment est-il arrivé à cette décision tragique, comment ? Voilà un homme, Boumaârafi, qui est intégriste ; on trouve chez lui les enregistrements de Sayed Qotb, les enregistrements de la propagande islamiste. Comme lui, beaucoup de nos jeunes à cette époque sont devenus brusquement islamistes intégristes. Dire qu’il était seul ? Qui l’a formé ? Qui l’a consciemment ou inconsciemment poussé au crime ?
Vous soutenez toujours la thèse de l’acte isolé ?
Je serais vraiment étonné que le madjless choura du FIS se soit réuni pour dire on va charger un tel pour ça. Ça m’étonnerait qu’une mafia politico-financière dise on va charger ce monsieur de le tuer. Si elle pousse à un acte aussi grave, il faut qu’elle en tire profit en le revendiquant.
Justement, l’on dit que c’est parce qu’il commençait à déranger certains intérêts ?
On peut le dire, c’est une thèse qui peut être défendue… Il faut la prouver.
Nacer Boudiaf, son fils, la rejette, et dans une lettre ouverte qui vous interpelle, il réclame que toute la lumière soit faite sur cet assassinat. Qu’en dites-vous ?
Je respecte la douleur du fils, mais je ne crois pas que parmi les hommes politiques connus de cette époque quelqu’un ait un éclairage sur cet assassinat. Il est évident que personnellement, si je savais quelque chose, je me serais très vite exprimé pour faire éclater la vérité sur sa mort. Vous savez tout au long de l’histoire, il y a eu des régicides comme celui de Ravaillac* qui a assassiné Henri IV. Parler d’un acte isolé, non, mais dire que Boumaârafi a été conditionné dans ce sens, oui.
C’est la conclusion du psychiatre, le professeur Bachir Ridouh (aujourd’hui décédé) qui l’a suivi et qui lui a parlé pendant des mois et des mois. Par contre, ce qu’il faut souhaiter, c’est qu’un jour Boumaârafi ait un remords de conscience et qu’il dise : la vérité, la voici. S’il ne le dit pas, sans doute il n’y en pas, je ne sais pas, je ne peux pas y répondre. Pour moi, je pense qu’il n’y avait pas de complot proprement dit. Mais l’idée est tellement ancrée dans l’opinion publique que l’invraisemblable l’emporte. Je ne peux rien dire de plus.
Pour certains, on aurait pu éviter cette tragédie en laissant se poursuivre les élections, car une fois au pouvoir, les islamistes se seraient par eux-mêmes disqualifiés et discrédités ?

C’est ce qu’on nous a dit, lorsque j’ai été chargé par Boudiaf d’expliquer en Europe ce qui s’est passé, en particulier dans les pays nordiques. On nous a taxés d’anti-démocrates et que le FIS l’ayant emporté démocratiquement, il fallait le laisser prendre le pouvoir. Mais dites-moi, est-ce que la démocratie se résume à glisser mécaniquement un bulletin dans l’urne ? Est-ce que la démocratie m’oblige à laisser quelqu’un qui déclare que la démocratie est kofr prendre le pouvoir
?
Le FIS voulait instaurer un Etat théocratique, antidémocratique. Je n’ai rien contre cette conception, mais à condition que celui qui la professe respecte l’autre. Nous étions devant un parti totalitaire qui n’acceptait pas d’opposition sauf si elle est à l’intérieur de l’Islam comme l’avait affirmé Ali Benhadj, Islam, tel qu’il le comprend lui, sinon les autres sont des mécréants et n’ont pas droit de cité. Donc moi, j’ai tout à fait le droit de m’opposer à l’arrivée au pouvoir de pareils gens.
Vingt-deux ans après, vous arrive-t-il de douter quant à vos prises de position et bien sûr votre rôle d’acteur politique bien en vue durant cette période ?
Je vais vous dire comment cela s’est passé à propos de l’arrêt du processus électoral. Deux jours après le premier tour, il y a eu une réunion avec le chef du gouvernement et tous les ministres. La majorité a dit qu’on ne peut pas continuer cette mascarade, à l’exception de deux ou trois ministres, car elle nous mènera à une situation impossible. Dans une logique claire, deux femmes ministres ont dit qu’on devait s’opposer à la poursuite de ces élections. Belkaïd, alors ministre chargé des relations avec le Parlement, a fait une intervention qui a convaincu la plupart d’entre nous. Je disais à peu près la même chose.
La même chose ?
C’est-à-dire sans utiliser les mêmes mots… On ne savait pas comment. Tout le problème était d’arrêter les élections sans violer la Constitution, accusation qu’on n’a pas manqué de nous faire. Mais je peux vous dire qu’on a respecté la Constitution dans ses moindres dispositions jusqu’à l’arrêt du Conseil constitutionnel
Votre sentiment aujourd’hui ?
Le CNSA, l’UGTA, le RCD, qui étaient pour l’arrêt du processus n’auraient rien pu faire contre le FIS. Ceci dit, mon opinion aujourd’hui est que nous avons évité à l’Algérie une réelle «afghanisation», si le FIS avait pris le pouvoir. En tout cas, l’armée aurait été de l’autre bord. Imaginez un moment si elle s’était divisée, que serait-il arrivé après ? Tout aurait été sens dessus-dessous. Nous sommes passés par des moments difficiles, certes, mais nous avons évité la guerre civile.

Parlons de votre dernier livre Le rempart. En le lisant, on est plongé dans l’horreur, l’époque de sang et de pleurs. Les blessures que l’on veut fermer sont rouvertes ! Pourquoi ce livre ?
Oui, bonne question. Quand j’étais au HCE, j’avais pour habitude de prendre des notes, et c’est comme ça du fait de mon métier d’avocat, à l’inverse de mes collègues qui n’en prenaient pas beaucoup. Par contre, les débats étaient enregistrés et se trouvent à la Présidence. On pourra, au besoin, leur confronter ce que je dis. J’ai considéré que j’étais détenteur de faits et de documents importants sur lesquels nous avions travaillé. Nous avons élaboré des projets pour la conférence nationale du consensus. J’ai donc pensé qu’il fallait qu’on en fasse une synthèse, qu’on écrive sur cette période de l’histoire de l’Algérie de façon honnête sur la base de références précises.
Quand j’avance le chiffre de 70 000 morts, je ne l’invente pas à partir du néant, tandis que d’autres parlent de 100 000 et 200 000. Pourquoi pas plus ou moins ? Semaine après semaine me parvenaient des documents…
Comment concilier la réserve que s’impose tout homme politique et l’exigence d’objectivité de l’observateur averti ?
Par ma formation d’avocat, je sais que lorsque vous défendez quelqu’un en pénal, il ne vous dit jamais la vérité, et c’est en lisant le rapport de police que l’on apprend l’autre face de la vérité. Il faut alors toujours voir les deux aspects d’une thèse. C’est pourquoi, il m’arrivait de ne pas être d’accord au HCE sur certaines questions. Mais c’est la loi de la majorité qui prime.
On pourrait vous opposer une critique de fond, à savoir que votre livre ne reflète que le seul point de vue de Ali Haroun et celui du camp auquel vous appartenez et donc forcément partial...
Tout à fait, je suis d’accord avec vous. Moi, je ne suis pas un historien, mais en tant qu’acteur d’un événement, j’essaye de le rapporter le plus objectivement possible, car on a tendance à privilégier sa propre thèse.
Le rempart* met en lumière, à notre avis, un pan entier du mouvement islamiste en Algérie qui n’a pas bénéficié de toute l’attention qui s’impose, à savoir l’embrigadement des jeunes bien avant la création du fis. Pourquoi, selon vous, a-t-on occulté cette réalité pour focaliser plus sur les groupes terroristes à partir de 1992 ?
Le terrorisme est antérieur à l’arrêt du processus électoral à l’exemple du groupe de Bouyali, l’attaque de la caserne de Guemmar en novembre, alors que les élections devaient se dérouler en décembre, l’attaque du centre de police de Soumaâ, les manifestations violentes à Ouargla où une dame a été brûlée vive. Relisez les journaux de l’époque
!
Oui, mais pourquoi insiste-t-on sur le terrorisme post-arrêt des élections en occultant ce que vous rappelez ?
Je ne sais pas… Ecoutez, quand Boudiaf est arrivé, son premier discours a été : «Je tends la main à tout le monde.» Concernant le Fis, il a dit qu’il a sa place parmi nous à condition qu’il n’utilise pas la violence qu’il avait déjà commencé à pratiquer. Personne n’a empêché les islamistes de travailler paisiblement, Boudiaf encore moins que personne, mais leurs agissements n’étaient pas dans la voie de la paix et de la sérénité. Et pour preuve, au bout d’un certain temps, les extrémistes du Fis ont pris le dessus. Sans aucun doute, si le Fis avait pris le pouvoir les Abassi, Benhadj auraient été éliminés par les Zitouni, Zouabri…
Le rejet de l’option islamiste avec la dissolution du Fis semble à maints égards prémonitoire au regard du rôle néfaste des islamistes qui activent ouvertement à la faveur du «printemps arabe» et du chaos qu’ils provoquent en Egypte, en Libye, en Tunisie et particulièrement en Syrie.
Prémonitoire ? On ne pouvait prévoir ce qu’il se passe aujourd’hui. Par contre, cela illustre parfaitement ce qui se serait produit chez nous s’il n’y avait pas l’interruption du processus électoral. Le HCE est une parenthèse (ndlr : 2 ans), car il n’est pas venu pour prendre le pouvoir et s’imposer dans autant de mandats qu’il aurait voulu. Il est venu d’après le Haut Conseil de sécurité pour remplir un vide et s’est retiré à la fin du mandat de Chadli (ndlr : qui avait démissionné ou a été forcé à le faire). Zeroual a été nommé chef de l’Etat et non président de la République. Par la suite, on a repris le processus électoral. A cet égard, l’élection de Zeroual a été tout à fait correcte.
Au cœur de ces débats sur les réformes politiques : la Constitution. Vous faites un constat sans appel. Je vous cite : «Depuis l’indépendance, nos Constitutions ont subi injures et dévoiements si ce n’est violations et outrages.» Mais il y a par ailleurs aussi de fortes oppositions à une Assemblée constituante à laquelle vous appelez...
C’est-à-dire une deuxième République ? Ce débat est secondaire. On créera un précédent fâcheux, car, croyez-moi, dans 20, 30 ans, il y aura des gens qui voudront en faire une 3e, une 4e et ainsi de suite. La France en est à la 5e République ! Aux Etats-Unis, la Constitution n’a jamais été changée. Ce qu’il faut, c’est revoir la Constitution dans ses faiblesses originelles. Elle a été malmenée récemment…
Cela veut dire quoi «malmenée» ?
Exemple : l’article relatif à la limitation des mandats. Il n’y a pas eu de partis ou de personnes pour dire non ou bien je m’abstiens. La limitation des mandats est une des caractéristiques de la démocratie. S’il y a une permanence dans les mandats, vous portez atteinte à la liberté de choix du peuple. Cette situation nous interpelle jusque dans la façon dont les députés ont été élus. Au lieu de représenter la volonté populaire, ils représentent autre chose…
On s’attendait à une réforme de la Constitution avant la présidentielle comme le voulaient les partisans de Bouteflika, mais finalement, elle est repoussée à une date ultérieure. Quelle analyse faites-vous de ce report ?
Peut-être parce qu’avant les élections il y aurait eu de la surenchère, et pour un texte aussi important, il faut se donner le temps et en débattre.
En Algérie, force est d’observer que l’élection présidentielle se déroule à chaque fois dans un climat de tension, voire d’exception, comme c’est le cas aujourd’hui avec un président malade et amoindri physiquement qui briguerait un 4e mandat malgré tout.
Mais pourquoi cette tension ? Si nous avions la limitation des mandats introduite par Zeroual, il n’y aurait pas eu cette tension, car un an avant la fin d’un mandat, on le savait, et les candidats avaient le temps de se préparer et les électeurs auraient le temps de les connaître. C’est parce qu’on a des textes constitutionnels qui ne sont pas bons que nous nous retrouvons dans une telle situation.
Un 4e mandat pour l’actuel Président ?
…Tout est possible dans ce pays…
Voyez-vous alors une autre alternative ?

En vertu de la nouvelle Constitution, que Bouteflika veuille se représenter, il en a le droit. Mais il peut aussi interroger sa conscience. S’il se présente ainsi que deux ou trois candidats sérieux sans compter les 10 candidats qui ne sont là que pour se mousser en tant que candidats malheureux à la présidence, si nous arrêtons les pratiques à la Naegelen (bourrage des urnes), comme il l’a dit lui-même à Sétif, il me semble qu’au premier tour, personne ne peut passer. Il n’y aura pas un candidat qui l’emportera à 90% au premier tour, autrement, c’est truqué ! Dans un deuxième tour, on aura deux candidats, et c’est au peuple de voter pour la continuité du système s’il le désire ou bien comme il a eu à dire «7 ans, ça suffit !», il dira «52 ans, barakat !» et votera pour quelqu’un d’autre et tournera la page.
Tourner la page, c’est votre souhait ?
Oui, dans l’intérêt de tout le monde. Ce n’est pas une question d’hommes mais de management. Après 52 ans — et je n’ai aucune inimitié pour quiconque — l’Algérie est mal managée, mal dirigée depuis le début.
Donc un problème de renouvellement du personnel politique aux commandes du pays depuis 1962, qui se maintient au pouvoir par tous les moyens, même violents ?
Pas du personnel politique, mais de la manière dont il est désigné. Il doit être l’émanation d’un choix réel.

Si je vous disais «corruption, islamisme instrumentalisé, malaise social profond, recul des libertés, intolérance, violence, drogue et autres maux sociaux», me rétorqueriez-vous «tableau noir injuste ou réalités palpables d’aujourd’hui» ?
On ne peut pas nier ces réalités, sauf que parler de corruption, c’est quoi ? C’est s’accaparer de choses auxquelles vous n’avez pas droit : argent ou autre, parce qu’une force oblige l’autre à vous les remettre. Comment en est-on arrivé là ? Parce qu’en 1962, le pouvoir a été pris par la force et non par le droit. Au risque de me répéter, le premier pouvoir n’a pas été le choix de ceux qui ont fait la guerre ou celui du peuple. En clair, le pouvoir n’a pas été octroyé à Ben Bella par les responsables du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) qui s’est dispersé avant le vote. A Tlemcen, Ben Bella a déclaré : «Je suis élu.» J’étais présent, il n’y a pas eu de vote. Il avait l’appui de Boumediène et de 45 000 hommes armés. Il y a donc eu corruption pour la prise du pouvoir, et avec le pouvoir, vous avez donc tout pris, vous pouvez disposer y compris du budget de l’Algérie. La corruption se fait au sommet pour toucher les échelons plus bas. Voilà comment la morale a été dévoyée puisque la corruption banalisée est devenue quelque chose de normal.
C’est ainsi qu’ont été pervertis les rapports au pouvoir de l’Algérien. Dans un système pareil, toute personne qui détient une parcelle de pouvoir a tendance à la monnayer.
Le monde change très vite mettant au jour de nouveaux enjeux. Tour à tour, acteur et éminent observateur politique, quel est le sentiment de Ali Haroun quant aux défis auxquels feront face à brève échéance l’Algérie et les Algériens ?
Au risque de passer pour un naïf, je vous dirai, je suis né optimiste. Durant 29 ans, j’ai été l’objet d’interdiction de sortie du territoire, de mandat d’arrêt sous Ben Bella et on m’a privé de mes papiers. Je reste optimiste pour mon pays et son histoire nous l’enseigne. On parle de Ben M’hidi, on en a eu des dizaines au cours de l’histoire qui nous renvoie à Massinissa, Jugurtha et à tous les héros berbères de l’époque romaine. C’est pourquoi, je garde espoir que dans très peu de temps, comme au temps de la cassure du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques issu du PPA-parti du peuple algérien), des gens ont lancé l’idée du CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action), du FLN, etc. Ce n’est pas venu des grands chefs mais de la base. L’Algérie a produit des hommes capables de faire face aux problèmes du moment. Comment voulez-vous qu’on ne s’en sorte pas : nous avons des cadres admirables, une diaspora qui réussit, des ressources naturelles …
Le déclic tarde à se faire...
Après l’indépendance, nous étions persuadés que nous allions être au niveau de la Grèce 10 ans après et à celui de l’Espagne en 20 ans…
On aurait pu faire partie des BRICS***…
Nous aurions pu l’être, si le peuple n’avait pas perdu la foi et s’il avait pu s’exprimer… Le grand mal dont souffre l’Algérie, ce sont ses dirigeants. Quand les Algériens choisiront librement leurs dirigeants, ils retrouveront cette foi, nous sortirons de la stagnation et ferons partie des pays émergents.
* Né Henri de Bourbon, il est assassiné le 14 mai 1610 à Paris. Il fut roi de Navarre puis roi de France, premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne. Son assassin était-il un solitaire qui le tua dans un accès de folie mystique ou un fanatique poussé au crime par de puissants personnages ? Des rapports permettent d'avancer l'hypothèse que le bras de Ravaillac aurait été armé par une faction puissante.
**Le rempart - La suspension des élections législatives de janvier 1992 face à la terreur djihadiste, 326 page, Casbah Editions.
***BRICS : Brésil-Russie-Inde-Chine- Afrique du Sud.
 

Source Le Soir d’Algérie

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet

taouchichetbrahim@ymail.com
Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:58

Algérie – Les derniers mots de Boudiaf

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