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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:39

UE-Tunisie - La coopération appelée à croître en 2011

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Le représentant de l’Union européenne à Tunis a déclaré,  hier à l’AFP, que Bruxelles  allait “sûrement augmenter sa coopération en 2011” avec la Tunisie et que les négociations sur l’octroi d’un statut avancé à ce pays allaient être grandement facilitées par la nouvelle donne politique.

“80% de ce qui a été proposé depuis l’ouverture de ces négociations demeurent et certains éléments peuvent être accélérés, maintenant que le peuple tunisien s’est lui-même choisi un statut avancé” et que l’hypothèque de la bonne gouvernance exigée par Bruxelles “est levée”, a précisé Adrianus Koetsenruijter. Une coopération accrue en 2011 vise “à générer un tissu social plus fort et plus productif”, notamment dans “les régions faibles” du pays, a-t-il expliqué.

L’Union européenne avait entamé en mai 2010 avec le régime du président, aujourd’hui déchu, Zine El Abidine Ben Ali, des négociations sur ce statut avancé, censé ouvrir la voie à un traitement douanier préférentiel pour les échanges et à une libéralisation en matière de visa.  Mais ces discussions n’ont pas fait de progrès sensibles depuis lors. La visite mercredi à Bruxelles du nouveau chef de la diplomatie tunisienne, Ahmed Abderraouf Ounaïs, pour relancer ces négociations, “va permettre d’identifier les urgences pour que l’UE puisse adapter son action”, a commenté l’ambassadeur européen.  Hier, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé de geler les avoirs de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse.

L’ambassadeur européen à Tunis a précisé qu’au total la liste pourrait concerner “une cinquantaine de personnes”.

Source Liberté

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:36

Aéronautique - L'organisation donne donc raison à l'Union européenne et indirectement à Airbus...

Boeing-787-presentation 

Le vent tourne pour Boeing. D'après un rapport de l'OMC remis lundi, le groupe a en effet reçu des subventions injustifiées du gouvernement américain, conduisant dans la foulée l'avionneur américain et son concurrent Airbus à croiser le fer sur l'ampleur de ces aides.

Airbus, filiale du groupe européen EADS, a dit que ce rapport de l'Organisation mondiale du commerce montrait que Boeing avait reçu au moins cinq milliards de dollars de subventions illégales et que, sans cela, il n'aurait pas été en mesure de lancer son 787 Dreamliner, ce que Boeing a réfuté.

Le porte-parole du commissaire européen au Commerce a déclaré dans la journée que ce rapport confirmait les conclusions initiales. «Ce rapport solide met un peu plus en lumière les conséquences négatives de ces subventions américaines pour l'industrie de l'Union européenne et apporte un élément d'équilibre opportun dans ce conflit de longue date», a dit John Clancy, porte-parole de Karel de Gucht, le commissaire européen chargé du commerce.

Le rapport rendu public dans quelques semaines

«Le panel met en évidence le caractère illégal des multiples aides et subventions, très importantes pour certaines d'entre elles, qui ont soutenu le constructeur américain par le biais de plusieurs organismes, à l'échelon fédéral et local», a réagi pour sa part la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Ce rapport de l'OMC constitue la dernière étape en date du conflit qui oppose les Etats-Unis et l'Union européenne sur ce dossier des subventions à leur constructeur aéronautique respectif, Boeing et Airbus s'affrontant pour avoir la suprématie d'un marché de l'aviation civile évalué à 1.700 milliards de dollars (1.240 milliards d'euros).

Le rapport de l'OMC, remis seulement aux parties concernées, est confidentiel et ne sera pas rendu public avant plusieurs semaines.

Source 20minutes.fr. N. Be., avec Reuters

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:34

Le véhicule neuf a sauvé sa peau en 2010 !

4X4 Renault Koleos

L’année 2010 s’achève avec son lot de crises qui ont marqué tous les secteurs sans exclusif. Celui de l’automobile a connu la sienne. Le concessionnaire comme le consommateur ont senti cette secousse aux multiples répliques. Dans ce décor kafkaïen, le véhicule neuf devient matière à réfléchir. Surtout face à une crise qui ne dit pas son nom. Sans jeu de mots, l’État, régulateur du marché, comme les concessionnaires, garants du produit à vendre, doivent croiser leurs regards vers le client. À vitesse modérée bien sûr !

Le véhicule neuf a tendance à résister plutôt qu’à s’épanouir dans un environnement bourré de contraintes. Des artifices tantôt justifiés au nom du “patriotisme économique”, tantôt absolutistes au point où le consommateur en paie le prix cher. Le scénario catastrophe a été évité de justesse.

En plus de la rude concurrence sur le marché du neuf, l’année 2010 a été marquée par le retour en force du marché d’occasion. Le crédit à la consommation supprimé, l’imposition de la vignette sur le véhicule neuf (VN) à partir de son 30e jour de circulation, mais aussi la taxe VN, ont causé des dégâts collatéraux aux concessionnaires qui s’attendaient à tout sauf à des mesures supplémentaires qui se greffent aux multiples contraintes qu’a connues le marché depuis la promulgation de la loi de finances complémentaire (LFC-2009). Du coup, le véhicule neuf a sauvé sa peau de justesse et revient de loin malgré la chute sensible des ventes à l’approche de la fin de l’année. Il environnait les 15% et 17% de moins que l’année précédente, soit moins de près de 30 000 ventes et par segment. Et comme le souligne aussi bien l’adage populaire : “À quelque chose malheur est bon”, l’année 2010 est non seulement riche en enseignements, mais elle a démontré que, désormais, le client est roi. Il est vrai que la délocalisation de l’activité portuaire d’Alger vers Jijel et Mostaganem a été fatale pour les firmes présentes en Algérie, notamment en matière de surcoût que subit de plein fouet le consommateur de par la marge ajoutée au prix d’achat, d’une part, et l’investissement de plus que consent chaque concessionnaire pour sécuriser le convoyage de ses produits jusqu’aux dépôts, d’autre part. Mais la réalité est là pour interpeller les professionnels du secteur à fructifier cette activité dans l’esprit des lois du marché.

Surprise, les ventes en…hausse à fin 2010 !

 Les ventes 2010 de la grande majorité des concessionnaires et filiales montrent, en effet, et selon les chiffres avancés par l’Association algérienne des concessionnaires automobiles (AC2A), une progression par rapport à l’année 2009. Sur les 24 concessionnaires qui ont rendu publics leurs résultats commerciaux, d’autres n’ont pas encore communiqué leurs bilans, pas moins de 222 000 véhicules ont été mis en circulation durant 2010, contre 219 900 en 2009. Personne ne s’attendait à un tel chiffre, y compris les professionnels du secteur qui avaient prédit une chute brutale, notamment après la suppression du crédit automobile.

On citera, entre autres, Renault Algérie qui continue de dominer le marché avec 44 786 véhicules vendus (soit +15,55%) pour ainsi décrocher, pour la cinquième fois consécutive, la tête du classement en Algérie en devançant de loin son dauphin Hyundai avec ses 31 581 ventes. L’autre distinction de Renault est qu’elle a réussi à faire de la berline tricorp Symbol la voiture la plus vendue en 2010 en Algérie. Symbol a réussi le pari de séduire, à lui seul, 21 411 acheteurs.
Toujours au Top 3, et en seconde place, figure Hyundai Motor Algérie (HMA) qui totalise donc 31 581 ventes l’année dernière (soit +28,61%) grâce aux ventes de la petite citadine Atos (12 037 ventes) et la berline tricorp Accent (10 202 ventes). Ainsi la marque Hyundai se maintient à la place de dauphin, comme ce fut le cas en 2009 grâce à sa politique de marketing et son offensive commerciale. La troisième place revient à Peugeot Algérie avec 22 839 véhicules contre 22 604 en 2009. Peugeot Algérie a percé grâce notamment à la 207 (9 465 ventes) et l’utilitaire Partner (Nouveau et Origin) qui s’est bien vendu (5 051 unités écoulées). La marque au Lion sera plus offensive en 2011 et ça promet déjà ! Côté Diamal, Chevrolet s’est maintenue à la 4e place avec 19 810 voitures vendues en 2010, grâce notamment aux ventes de deux modèles, dont Aveo (4 et 5 portes), soit 14 022 unités, et la citadine Spark à hauteur de 5 789 unités. D’autres marques ont également montré le caractère de résistance et du retour des ventes, comme Toyota qui arrive en 5e place avec 19 453 ventes, Dacia avec 18 573 ventes, KIA avec 11 603 ventes, Volkswagen 10 108 ventes, Suzuki Elsecom 10 108 ventes et Nissan 9 429 ventes. Ces marques viennent alors compléter le podium des Top 10 des ventes automobiles en 2010. À observer le marché du véhicule neuf en 2010, on peut relever deux indices : l’évolution de la concurrence pour se placer au Top 5 par modèle, ensuite l’évolution de la concurrence pour se placer au hit-parade des 10 meilleures marques. Même si le taux de pénétration a chuté, même si les ventes ont légèrement repris, il reste que Renault Algérie maintient sa place au podium, Hyundai Motor Algérie (HMA) finit une année en beauté, et Peugeot Algérie, qui arrive en puissance. Ces trois concessionnaires ont, de par leur expérience et leur démarche dans le marché, marqué l’année 2010. Dacia, Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Fiat, KIA, Chevrolet, Nissan, Toyota, Suzuki et autres marques installées dans notre pays, n’ont pas démérité, quand on sait que l’orientation du marché est également subordonnée à d’autres paramètres que seuls les professionnels détiennent.

Entre appels d’offres et offensives “maison”

Les chiffres des ventes en baisse ou en hausse de certains concessionnaires témoignent encore que ce marché nécessite plus qu’une réorganisation de part et d’autre et des garanties à même de promettre une concurrence loyale, le maintien des dizaines de milliers de postes d’emplois directs et indirects, et une projection intelligible pour éviter les erreurs du passé. À commencer par la disponibilité immédiate de la pièce de rechange d’origine, le service après-vente (SAV), le respect des termes de garantie et l’investissement sur les assurances afin de fidéliser la clientèle. Autrement dit, mener un combat juste pour une cause juste. Et sur un chapitre précis, on ne peut que saluer les efforts de l’Association des concessionnaires automobiles (AC2A) qui lutte contre vents et marées pour protéger ce créneau, le développer et l’enrichir dans un proche avenir afin de voir, enfin, une voiture “made in Algeria”. Bien sûr, dans la transparence et loin de toute surenchère politique et/ou économique. Les chiffres, disponibles sur le site de l’organisation AC2A, démontrent, aujourd’hui, que l’impact de la LFC-2009 pourrait encore influer sur le marché à moyen terme si les concessionnaires ne prennent pas leurs dispositions. Pour preuve, le marché algérien est toujours classé en seconde position après celui de l’Afrique du Sud en matière de pénétration du véhicule neuf. Mais les mesures précitées ne sont pas les seules raisons du recul du marché. L’homologation des véhicules neufs vacille encore et les délais souhaités ne sont pas toujours respectés alors que les concessionnaires annoncent en grande pompe l’introduction de nouveaux modèles pour enrichir les versions et proposer au client des produits à la hauteur de ses exigences. Et, une fois encore, ce ne sont pas toujours les ventes aux particuliers qui ont sauvé la face, mais les appels d’offres qui ont sauvé la peau du véhicule neuf en Algérie. En attendant des offensives “maisons”…

La politique des prix : comment ouvrir les soupapes ?

Selon les bourses, tout le monde est servi en Algérie. Du simple citoyen qui se décarcasse pour un moyen de locomotion, jusqu’aux entreprises soucieuses d’améliorer leurs prestations de service, en passant par les administrations, la voiture est prisée en Algérie. La saturation, concept autrefois usité pour empêcher des jeunes de se “suicider” dans des projets mort-nés dans le cadre des micro-entreprises ou encore pour justifier le flux de voitures dans les grandes villes et, par ricochet “cacher” l’échec des plans de circulation, n’a jamais convaincu les Algériens de se passer de leur voiture. Impossible ! D’abord, la prestation du transport en commun qui laisse à désirer. Ensuite, la mauvaise carte de transport, ajouté à l’intimité des personnes, un autre concept qui tient tête à la saturation. D’autres éléments intrinsèques et extrinsèques, parfois injustifiés, mais visiblement convaincants, démontrent que l’Algérien a réellement besoin de “son” moyen de locomotion. Les ballons  sonde, comme “ville sans voiture” ou encore “covoiturage” ne peuvent faire épreuve chez nous. D’où l’appétit de certains concessionnaires qui ont “compris” que la règle du marché est là pour mettre le paquet et mettre aussi le prix. Mais à quel prix ! Raison pour laquelle les Algériens aimeraient voir la même pratique des prix affichés dans les publicités à l’étranger et, du coup, réduire la facture. Publicité mensongère ? Pas systématique. Cette philosophie, les Algériens l’ont compris. La vox populi ne cesse de révéler que “la voiture est chère en Algérie”. D’ailleurs, à voir les ventes, de deux choses l’une, ou le client mise sur le véhicule accessible, donc issu du milieu de la “petite” bourse, ou miser sur de grosses cylindrées ou des familiales, donc issu de la “moyenne” et “grande bourse”. Mais combien de fois les professionnels de l’automobile ont posé cette question et la réponse reste la même, c'est-à-dire : “Nous allons réfléchir !” C’est que la lecture de l’année 2010 donne matière à réfléchir. Et le premier investissement réside dans l’humain, l’organisation, l’offensive en matière de marketing et de communication, les test-drive, les rabais sur les contrats des assurances faits sur le lieu de vente, le respect des termes de la commande et de garantie, la commodité dans les SAV et l’assistance automobile. Et tout l’investissement est là. Mais de l’autre côté de l’administration, les pouvoirs publics doivent ouvrir les soupapes. Car, au marché du véhicule neuf, ça respire mal. Parfois, très mal…

Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:32

Des parents “exportent” leurs enfants pour une pension !

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En poussant leurs enfants à la “harga”, ces parents sont presque sûrs que sur place ils seront pris en charge.

C’est un véritable pavé dans la mare que le secrétaire d’État en charge de la Communauté à l’étranger a jeté hier sur les ondes de la radio, en accusant des parents de harragas d’“exporter” (sic !) leurs enfants pour le seul but de les voir bénéficier, une fois sur place, des dispositifs d’aide Europe. Pour ceux qui n’auront pas été dévorés par la mer pendant la traversée bien sûr. “Il y a beaucoup de parents chez nous qui ont tendance à exporter leurs enfants mineurs dans les embarcations de harragas, c’est tout à fait déplorable”, a dénoncé Halim Benatallah. “Imitant en cela des pratiques suivies par des pays voisins, les parents essaient d’exploiter les bonnes dispositions des lois des pays (européens) envers les enfants mineurs qui sont pris en charge, alors, ils lancent leurs enfants sur des embarcations”, décrit-il. Le secrétaire d’État précise que “ceux qui arrivent à bon port sont alors pris en charge par des associations comprenant notamment des femmes algériennes”. Apparemment, ces parents dont le ministre pointe l’“irresponsabilité” sont partisans d’un aller simple pour leurs enfants, y compris pour des mineurs. En effet, ces parents, une fois “débarrassés” de leurs enfants, refusent tout bonnement de répondre au téléphone des associations qui les appellent pour les reprendre. “Ils préfèrent que leurs enfants restent là-bas et à la limite, ils coupent les communications téléphoniques”, souligne-t-il encore, en n’hésitant pas à qualifier ces parents “d’irresponsables”. M. Benatallah s’est bien gardé de donner un quelconque chiffre s’agissant de ce phénomène, mais il a considéré que “des cas commencent à se multiplier, ce qui interpelle notre communauté sur place”. Des représentants de cette communauté s’en sont-ils plaints ? Le ministre ne le dit pas, mais il est aisé de le deviner. Pour rappel, le 19 janvier, Halim Benatallah avait fourni des chiffres pour l’Espagne, en indiquant que plus de 1 400 clandestins algériens avaient été expulsés de ce pays en 2010. Ce chiffre exclut bien sûr ceux qui sont morts au moment de la traversée. Au-delà de l’immigration clandestine, Halim Benatallah a évoqué dans la même intervention sur la radio les négociations avec la France au sujet des visas court séjour en expliquant que les discussions sont toujours en cours avec la partie française. “Il y a un cadre de négociation, et les discussions, interrompues pendant plusieurs mois, ont repris le 24 janvier dernier. Ce sont des discussions techniques qui incluent le problème du visa de court et de long séjours pour tenter de dégager des solutions qui conviennent aux deux parties”, dit-il. Puis d’apporter la précision que “la partie française est d’accord pour qu’aucun aspect ne soit exclu, y compris cet élément (de visa) qui est d’importance pour nous”, a-t-il ajouté. Au sujet de l’accord de 1968, M. Benattalah a indiqué qu’il serait question, dans ces discussions, d’un quatrième avenant de cet accord, incluant une série de problèmes liés, entre autres, aux visas court et long séjours, à l’emploi, aux retraités et à la kafala. S’agissant des autres pays de l’espace Schengen, M. Benattalah a fait état d’une offre “intéressante” de la part de l’Espagne concernant les facilitations d’obtention de visas pour les ressortissants algériens. “Le gouvernement espagnol nous a fait une offre qui nous a paru intéressante et nous avons convenu de commencer les discussions exploratoires pour examiner la viabilité de cette offre”, a-t-il expliqué, précisant que “si les conditions sont bonnes, nous entamerons les négociations”.

Source Liberté O.O./APS/AFP

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:29

Société - En retrait des révoltes en Tunisie et en Egypte - Prudence tactique des islamistes ?

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Les islamistes n’ont pas tenté d’étendre l’étendard vert sur la bourrasque de contestations qui a emporté le président tunisien Ben Ali et la révolte qui ferraille sans relâche en Égypte pour déboulonner le «Raïs» Moubarak. Agissent-ils par prudence tactique ou sont-ils en plein dans le crépuscule des affaiblis ?

Que ce soit en Tunisie ou en Égypte, on ne peut pas soupçonner les mouvements islamistes, notamment les radicaux d’entre eux, de connivence avec le pouvoir d’un Ben Ali aujourd’hui déchu ou d’un Moubarak qui n’est toujours pas tiré d’affaire. Même si, au pays des pharaons, les Frères musulmans ont consenti à quelques flirts avec le régime de Moubarak, intégrés qu’ils sont dans le jeu électoral. Les Frères musulmans égyptiens siègent au Parlement mais ne jouent pas aux courtisans de Moubarak comme le fait le MSP en Algérie avec le président Bouteflika. Les récipiendaires doctrinaires de Hassan El Bana font le dos rond et composent, faute de pouvoir faire et agir autrement. L’appareil répressif érigé par le président Moubarak tout au long de ses trois décennies de règne ininterrompu en fait aussi des cibles, de choix, par conjonctures. En Tunisie, le parti Ennahda de Rachid Ghanouchi est moins gâté – si tant est que le terme sied – que le mouvement des Frères musulmans en Égypte. Son leader, condamné à la perpétuité, a dû subir un long exil de 20 ans. Aussi, s’il y a quelqu’un qui ne pouvait qu’applaudir la chute de Ben Ali, son clan et son régime, c’est bien Rachid Ghanouchi. Dimanche, il a foulé le sol de sa Tunisie natale. Il doit une fière chandelle au peuple tunisien qui s’est affranchi de la peur pour accomplir et réussir sa révolution. Un peuple qui s’est aussi émancipé de l’islamisme, vivant sa laïcité sans remords ni hésitation. Rachid Ghanouchi semble avoir compris cela. Aussi s’est-il interdit de mêler l’odeur fade de la récupération politicienne aux belles senteurs du jasmin que la révolution a déversées sur la Tunisie. Rachid Ghanouchi n’est pas rentré d’exil l’arme affûtée pour une conquête du pouvoir. Non qu’il ne veuille pas prendre sa revanche sur l’infortune politique que les contingences lui avaient réservée. Il opère comme par prudence politique. Déjà, dans l’avion qui le ramenait de Grande-Bretagne en Tunisie, il a manqué de peu de s’excuser d’avoir été un islamiste radical. A la presse qui l’a accompagné dans son retour d’exil, il a affirmé qu’il ne prône pas l’instauration de la Charia comme système de gouvernance. Il a dû aussi jurer toute sa foi qu’il n’est pas candidat à l’élection présidentielle prochaine. Il ne faut pas lire ce profil bas affiché par Ghanouchi comme un renoncement à la politique. Bien au contraire. Il rêverait certainement toujours d’une prise de pouvoir, seulement il ne veut pas se précipiter vers l’inconnu, surpris assurément qu’il est par l’aboutissement inattendu de la révolution du Jasmin. Une révolution dans laquelle son parti et ses partisans n’ont pas pointé en acteurs prépondérants. Ghanouchi est contraint de faire l’épreuve de l’embuscade. En Égypte, le mouvement des Frères musulmans, pris visiblement de court par la révolte qui a éclaté dans l’ampleur qu’on lui connaît, est demeuré plusieurs jours comme groggy. Ce n’est que vendredi qu’il a osé intégrer l’arène de la contestation… et de la manière des plus timorées qui soient. Ce qui est remarquable aussi chez les Frères musulmans d’Égypte, c’est qu’ils ne jouent pas aux fiers à bras. Ni ils osent quelques bravades face aux forces de l’ordre, ni ils ne font montre de prétention à détourner la révolte des rues du Caire, de Suez et d’Alexandrie à leur profit partisan. C’est El-Baradei et non le leader des Frères musulmans qui est proposé pour le rôle d’interface, de négociateur, entre l’opposition et le pouvoir. Les Frères musulmans d’Égypte ne font, en fait, que subir le magnétisme que la révolte a répandu. Ils n’ont aucune emprise sur la dynamique de changement qui anime la scène égyptienne. Leur infortune est similaire à celle que connaissent ici les résidus de l’ex-FIS. Ali Benhadj a beau se proposer pour quelque rôle dans la gronde de la société algérienne, il se voit à chaque fois rabroué par une rue qui n’a cure des sémantiques politiques vieilles de 20 ans. Pour la génération Facebook, Ali Benhadj n’est qu’un tag animé mais sans percussion dans l’univers politique national.

Source Le Soir d’Algérie Sofiane Aït-Iflis

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:23

Tunisie - Rached Ghannouchi ne briguera pas la présidence

mohamed ghannouchi

Retour n Accueilli hier dimanche à Tunis par des milliers de partisans après un exil de 20 ans, l'islamiste, Rached Ghannouchi, a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la première élection présidentielle de la Tunisie de l'après-Ben Ali.

«Je ne vais pas me présenter à la présidentielle, et il n'y aura aucun (candidat) membre d'Ennahda», a déclaré le dirigeant du mouvement islamiste, dans un entretien à l'AFP au domicile de son frère dans le nord de Tunis. Il est en revanche resté vague quant à une participation d'Ennahda aux législatives, qui doivent théoriquement être organisées, comme la présidentielle, dans un délai d'environ six mois. «Après 20 ans d'absence, mon parti n'est pas prêt à jouer un rôle sur la scène politique, la priorité est de reconstruire Ennahda», a-t-il expliqué. Sa formation, interdite sous le règne de Ben Ali, a été écrasée dans les années 90, quelque 30 000 de ses membres ou sympathisants supposés sont arrêtés, tandis que des centaines d'autres étaient contraints à l'exil. Il n'a pas exclu toutefois une éventuelle participation à l'équipe de transition qui s'est mise en place après la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, à l'issue de quatre semaines d'une révolte sans précédent à laquelle les islamistes ont surtout assisté en spectateurs. «Si nous sentons que le gouvernement satisfait les attentes de ceux qui ont pris part à cette révolution, alors pourquoi pas?», a-t-il commenté.

C'est la première fois que le leader islamiste adresse, depuis le sol tunisien, un message d'ouverture au gouvernement de transition, qui devra répondre dans les jours à venir à une demande de légalisation d'Ennahda. Depuis son exil londonien, le vieux leader, 69 ans, était resté très prudent, laissant le plus souvent le soin à ses porte-parole en France ou à Tunis de porter son message. A l'aéroport de Tunis, Rached Ghannouchi a été accueilli par une foule compacte qui chantait l'hymne national et criait sa «fierté islamique» retrouvée. «Allah Akbar» (Dieu est Le plus Grand), a-t-il lancé à la foule, tout sourire, les bras tendus vers le ciel, avant d'être emporté par une vague de militants, tandis que des défenseurs de la laïcité exprimaient leurs inquiétudes face à un retour de «l'obscurantisme». Dimanche matin, Ghannouchi avait pourtant tenu des propos rassurants : «La charia (la loi islamique) n'a pas sa place en Tunisie» et «La peur est uniquement basée sur l'ignorance» - qu'il impute à la politique de diabolisation de son mouvement par Ben Ali.

Rached Ghannouchi a fondé en 1981 Ennahda (Renaissance) avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens. Il dit aujourd'hui représenter un islam modéré proche de l'AKP turc.

Toléré au début de l'ère Ben Ali en 1987, son mouvement avait été réprimé après les législatives de 1989, où les listes qu'il soutenait avaient recueilli au moins 17% des suffrages. Ghannouchi avait alors quitté la Tunisie pour l'Algérie, puis Londres. En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour un complot contre le Président.

Source Infosoir R.I. / AFP

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:18

Algérie - Le désarroi d'un ministre.

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 Qui suis-je ?

Rumeurs de changement au gouvernement : le désarroi d’un ministre

«Je remplis mes cartons», confie un ministre, sous le couvert de l’anonymat, comme pour signifier son départ de l’actuel gouvernement. Depuis une semaine, les rumeurs quant à un changement de gouvernement, et non un simple remaniement, circulent dans tout le pays.

Un état d’alerte est déclenché aux niveaux de états-majors des partis de l’Alliance présidentielle qui multiplient les sorties et démentent à tout bout de champ ces rumeurs. Alors qu’en réalité, d’après la personne que nous avons rencontrée en aparté, les ministres ne font qu’acte de présence afin de panser les plaies des dernières émeutes qui ont secoué le pays. Si le gouvernement résume la grave crise que connaît l’Algérie actuellement à une intifadha du «sucre et de l’huile», le ministre les renvoie à une situation qui n’a que trop duré, d’ordre bureaucratique. Il qualifie la situation de «profonde et compliquée». «Nous sommes devant une impasse, l’origine n’est autre que la mauvaise gestion des affaires de l’Etat», explique-t-il.

Mascarade

La question se pose d’elle-même : quelle est donc l’origine de cette mauvaise gestion ? Le ministre n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, les ministres se contentent de se regarder en chiens de faïence : «Tout d’abord, le courant ne passe plus entre les ministres de la République. On ne se parle plus et chacun tente de jeter la balle dans le camp de l’autre. Le Conseil des ministres ou celui du gouvernement est devenu une diatribe pour louer les réalisations factuelles des uns et des autres. Il faut plaire et ainsi assurer sa survie au cas où… Même si l’on sait que tout cela n’est qu’une mascarade.»

Interférences

A en croire les confidences de ce ministre, les membres du gouvernement ne sont en réalité que des figurants dont les intérêts se heurtent, se chevauchent et parfois s’entrecroisent avec les intérêts d’autres fonctionnaires réputés très puissants. «Comment pouvez-vous travailler lorsque les directeurs dépendant de votre ministère échappent à votre contrôle ou à votre autorité ? Car ils sont protégés et ne rendent de comptes qu’aux gens qui les ont nommés, et certains n’hésitent pas à l’afficher. Comment voulez-vous faire bouger les choses lorsque le secrétaire général de votre département ne suit que ses désirs, bloque le bon fonctionnement des affaires courantes et tient d’une main de fer le personnel du département ? Quelle attitude afficher vis-à-vis de votre chef de cabinet, lorsque ce dernier vous ment et procède à l’instruction des cadres sans s’en référer à votre autorité ?» Ainsi énumère notre ministre, fataliste. La situation se complique davantage lorsqu’il s’agit de prendre des décisions importantes : «Il m’arrive parfois de recevoir des instructions du Premier ministre qui sont vite rattrapées par des conseillers du président de la République qui vous dictent une autre démarche à prendre. Et parfois à l’opposé de ce que vous avez reçu comme instruction !

Vous êtes dans ce cas obligé de l’appliquer, de toute façon vous êtes nommé par le Président.» En d’autres termes, le ministre évoque la multiplication des intervenants dans la prise de décisions et l’écart existant entre, d’un côté, la politique générale prônée par le Premier ministre et, de l’autre, celle, tactique de la présidence. A cela s’ajoutent d’autres contraintes fonctionnelles. «Vous ne pouvez rien entreprendre au risque de vous voir sévèrement remis à l’ordre, vous ne pouvez pas outrepasser certaines lignes tracées par des tiers. L’esprit d’initiative est quasiment interdit, vous n’avez qu’à formuler des propositions et les soumettre à l’approbation du Premier ministre et de la Présidence. Vous êtes ligoté. Vous ne pouvez rien entreprendre sans le consentement de ces deux entités», explique le ministre qui se dit sur la liste des partants. Et pour couronner le tout : «Vous savez, j’apprends parfois des décisions concernant mon secteur par voie de presse, alors que personne n’avait sollicité mon avis sur le sujet.»

Source El Watan Zouheir Aït Mouhoub

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:12

Santé - Avoir un ventre «plat» et le garder !

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Contrairement à ce que l'on croit, un ventre rond n'est pas toujours synonyme de kilos superflus.

Le stress, un déséquilibre alimentaire ou tout simplement un manque d'activité physique peuvent être à l'origine d'une rondeur abdominale. Qu'elles soient d'ordre alimentaire ou physique, les raisons d'un ventre rond peuvent être nombreuses.

En voici les principales :

Une alimentation inadaptée

Les repas copieux ou riches en sauces, fritures… sont en général difficiles à digérer. En effet, les aliments gras en excès peuvent multiplier par deux le temps de séjour des aliments dans l'estomac. De plus, certains aliments en quantité trop importante, comme les légumes secs et les crudités, peuvent provoquer des ballonnements qui dilatent l'estomac. Un manque d'activité physique. Le ventre est constitué de muscles (abdominaux) qui peuvent se relâcher s'ils ne sont pas sollicités régulièrement. Il est donc recommandé de pratiquer un sport afin de tonifier la sangle abdominale.

Le Stress.

Cette sensation de «nœud dans l'estomac» peut déclencher une fatigue physique générale. Et s'il est une partie du corps qui est réceptive à toutes les agressions extérieures, c'est bien le système digestif, véritable indicateur du stress, qui se traduit par des ballonnements et des maux divers. Au quotidien, tenez-vous droite le plus souvent possible. En marchant, en montant les escaliers, dans les transports en commun et même au bureau, contractez vos muscles abdominaux. Pratiquez de manière régulière (1 heure, 3 fois par semaine) une activité sportive qui permettra de tonifier et de gainer la ceinture abdominale. Elle permet d'assurer le maintien du haut du corps et évite le relâchement musculaire.

Astuce

20 minutes de marche après le repas permet non seulement de mieux digérer mais aussi de stimuler les intestins, par un effet de massage “mécanique”.

Voici quelques sports bien ciblés qui permettront de solliciter efficacement les muscles abdominaux :

- La natation (crawl et papillon) et l'aqua-gym favorisent en douceur le travail des muscles du ventre.

- La marche rapide tonifie le corps dans son ensemble et permet de muscler sans effort les abdominaux.

- Les cours d'abdofessiers ciblent le travail sur cette partie du corps

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:08

«L’Etat, c’est un homme qui décide»

bouteflika

L’ancien Premier ministre n’a pas manqué de rappeler les réactions et les résistances qu’il avait rencontrées lorsqu’il voulait mettre en œuvre son programme de réformes alors qu’il était à la tête du gouvernement.

L’ancien Premier ministre Mouloud Hamrouche, invité par l’Académie diplomatique internationale de Paris, s’est attaché, hier matin, dans une conférence-débat sur le thème «Maghreb : perspectives d’avenir», à «déconstruire» le système autoritaire au Maghreb et dans le monde arabe. Ceci pour aider à comprendre la situation qui prévaut dans cette région et plus particulièrement en Algérie et proposer des clés pour en situer l’évolution possible.

Comment construire un nouveau consensus en remplacement des consensus existants, qui sont fondés sur des intérêts du groupe, qui tirent leur légitimité de la situation de crise, de non-droit, de violence ? Comment faire adhérer la population et la faire patienter jusqu’à son aboutissement ? Un questionnement sous forme d’alternative posé par celui que la presse nomme «l’enfant terrible du système», a rappelé lui-même l’ancien Premier ministre qui n’a pas manqué de rappeler aussi les réactions et les résistances qu’il avait rencontrées lorsqu’il voulait mettre en œuvre son programme de réformes alors qu’il était à la tête du gouvernement.  Amener les gouvernants à accepter et à leur faire partager l’idée de construire des alternatives est, selon Mouloud Hamrouche, le premier préalable. Le deuxième préalable consiste à négocier, discuter et construire un consensus naissant, «lequel se construit au fil du temps, en commençant par éroder les consensus illégitimes en vigueur» ; «comment parler à la population, la convaincre que cette fois-ci c’est sérieux, définitif».

«Comment imposer un débat au sein des  instances dirigeantes ? C’est ce qui manque en Algérie.  Notre système a évolué de telle sorte qu’il refuse de se soumettre à un fonctionnement institutionnel. Rien n’empêche le gouvernement de se réunir, de débattre d’un problème et de décider.» «C’est le chef tout seul qui décide.  C’est le premier magistrat, le premier imam, le premier économiste, le premier financier. C’est ce qui a donné naissance à cette revendication de l’Etat islamique, puisque l’Etat c’est un homme qui décide, c’est le prince.» Concernant la Tunisie, ce pays voisin  «a encore les structures administratives que nous avions en Algérie en 1988, l’expertise économique, financière que l’Algérie n’a plus».

En Algérie, «après vingt ans, les gens ont pris conscience que l’impasse est là, le pouvoir a perdu beaucoup de son expertise, le gouvernement a beaucoup d’argent mais ne sait pas comment le dépenser, il ne sait pas comment mobiliser les potentialités économiques du pays parce qu’il y a un dysfonctionnement de l’administration gouvernementale. C’est un problème supplémentaire, grave, parce qu’il faudra une approche très complexe à plusieurs claviers tout en essayant de construire des consensus, amener les gens à les concrétiser et à les assurer, les choses ne doivent pas être faites à leur détriment mais pour eux et avec eux».  «Avec le temps, le système autoritaire a perdu sa capacité d’opérer toute régulation en commençant d’abord à éliminer les contradicteurs, les empêcheurs de tourner en rond, ceux qu’on appelle les opposants. Il a éliminé toute régulation sociale. Et les gouvernants sont devenus réfractaires à tout fonctionnement institutionnel de gouvernement, à toute réforme institutionnelle.»

Cela est valable pour tous les régimes autoritaires de la région. Et plus particulièrement en Algérie, ce comportement a entraîné progressivement une confusion entre tout ce qui est étatique, politique, religieux, économique. «Cette confusion a été souvent génératrice de pratiques de passe-droit, de corruption et d’abus de droit. Ces pratiques, avec le temps, ont enfanté l’insécurité, créé l’injustice, généré des zones de non droit, y compris au sein de l’Etat, et des révoltes de la population, notamment parmi les jeunes.» «Ces éléments, ces facteurs d’insécurité, de non droit, de révolte, d’émeutes deviennent des causes ou sont provoquées pour promulguer des lois d’exception, instaurer l’état d’urgence. Ces mesures, on peut le constater,  n’ont amélioré ni la légitimité des gouvernants, ni renforcé le contrôle et la sécurité, ni aidé à la mise en place d’un Etat de droit, comme ils n’ont pas empêché  l’extension  des violences et des actes terroristes ; ils ont davantage accentué les impasses politiques, sociales, économiques et sécuritaires.» «Ce système qui fonctionne sur la répression ne peut pas engendrer une démocratie, construire un comportement citoyen.  La population est dans un esprit de rejet.»  Ceci pour le constat.

Sur le rôle de l’armée, M. Hamrouche considère que «le poids des dérives, depuis vingt ans, a été porté par l’armée, ce qui laisse énormément de séquelles, de frustrations et un goût amer d’inachevé parce qu’en fait, cela fait vingt ans que l’armée essaie de mettre de l’ordre ; son action est orientée vers l’action antiterroriste, donc ramener la sécurité, mais malheureusement, parallèlement à cela, rien n’a été fait. Au moment où l’armée s’occupait de lutter contre le terrorisme, les appareils administratifs ont été défaillants et, aujourd’hui, les partis politiques ne constituent pas une force réelle pour pouvoir, demain, servir d’appui à l’application d’une politique nationale d’Etat.»

Comme alternative. «Les systèmes autoritaires ont tout détruit. La première des choses est la reconstruction du fonctionnement institutionnel de l’exercice du pouvoir. Et avant de parler des élections, il faut d’abord parler d’émergence des forces politiques et sociales.»

Source El Watan Nadjia Bouzeghrane

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:05

Le baril de pétrole dépasse le seuil des 100 dollars

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L'aggravation des tensions en Egypte nourrit des craintes de perturbations du trafic sur le canal de Suez, qui ont propulsé les cours du baril non loin du seuil symbolique des 100 dollars, l'Opep se disant de son côté prête à agir en cas de pénurie. Ainsi, le secrétaire général de l'Opep, Abdallah El-Badri, a fait savoir hier que les tensions en Egypte pourraient affecter le passage stratégique du canal de Suez et générer une "pénurie" de pétrole. L'Opep se veut toutefois rassurante, annonçant dans le même temps être prête à accroître sa production au besoin. Un million de barils de brut transitent quotidiennement par le canal de Suez, contrôlé par l'Egypte, et qui constitue un des principaux points de passage de pétrole moyen-oriental à destination de l'Europe. Le Caire assure lundi que le canal fonctionne "à pleine capacité". Environ 1,2 million de barils de pétrole brut et 400.000 barils de produits raffinés transitent chaque jour de la mer Rouge à la Méditerranée par le canal de Suez, long de 190 kilomètres. Il est doublé par l'oléoduc Suez-Méditerranée (Sumed) qui a convoyé en moyenne 1,1 million de barils de brut en 2009. L'Egypte est un producteur pétrolier modeste mais "le pays abrite deux routes pétrolières majeures, le canal de Suez et l'oléoduc Sumed", ce qui explique la nervosité du marché, souligne David Hufton, analyste du cabinet londonien PVM Oil Associates.  Au total, le canal et l'oléoduc, principales voies d'acheminement du pétrole du Golfe vers l'Europe, transportent 4,5% de la production mondiale de brut. Alors que les opérateurs s'inquiètent de l'ampleur de la contestation égyptienne, les cours du baril ont bondi de près de 4 dollars vendredi à New York, où un volume d'échanges record a été enregistré, et sont montés jusqu'à 99,97 dollars lundi à Londres, un niveau inédit depuis octobre 2008. Les prix du pétrole grimpaient hier après-midi, peu après l'ouverture à New York. Le cours du Brent a ainsi passé le seuil des 100 dollars le baril à Londres vers 17h20 (16h20 GMT), un niveau qui n'avait plus été franchi depuis le 1er octobre 2008, poussé par les inquiétudes persistantes sur la situation en Egypte et les risques de perturbation du trafic sur le canal de Suez. La tension sur le marché s'était pourtant apaisée un peu plus tôt dans la séance le baril de Brent échangé à Londres était venu frôler la barre des 100 dollars, à 99,97 dollars, avant de se replier.Entamée il y a six jours, la mobilisation populaire ne faiblissait pas dans le pays, avec des manifestations toujours importantes, notamment à Suez, ville industrielle marquant l'entrée du canal du même nom sur la mer Rouge. "Il n'y a pas de menace immédiate. Même si Suez a connu des troubles très violents, personne ne s'en est encore pris aux navires. Rien n'indique que les manifestants aient l'intention ou la capacité" de s'en prendre au trafic pétrolier, tempéraient les analystes de Barclays Capital. "Une fermeture organisée du canal exigerait une décision formelle des autorités et l'assentiment des forces armées", faisaient-ils valoir. La fermeture du canal de Suez durant quelques mois en 1956, puis entre 1967 et 1975 après la guerre des Six Jours, a déjà contraint dans le passé les navires pétroliers à un détour long et onéreux autour de l'Afrique, par le cap de Bonne Espérance, pour rejoindre l'Europe. "Alors que l'épicentre de la demande mondiale de pétrole s'est déplacé vers l'Asie, la fermeture du canal aurait un impact bien plus limité que dans les années 1950 et 1960", notait cependant Barclays Capital. Le canal de Suez "n'est pas aussi important que peut l'être le détroit d'Ormuz (au sud du Golfe) par lequel transitent 40% du pétrole mondial. Les violences en Egypte risquent d'être momentanées, avec un reflux des cours dès que la situation se clarifiera", abonde Andrey Kryuchenkov, de VTB Capital. Au-delà du canal de Suez, "si la crise égyptienne se transformait en guerre civile ou débouchait sur la chute du régime, les implications au Moyen-Orient et les risques de contagion à d'autres pays producteurs seraient critiques", estime cependant David Hufton. "Après avoir été pendant des semaines rivé aux dettes publiques européennes, au budget américain ou à la politique monétaire chinoise, le marché du pétrole est revenu désormais aux fondamentaux de la géopolitique", constate-t-il. Certains observateurs tiennent toutefois à relativiser la situation. "Les investisseurs spéculent sur la situation du canal mais ce dernier a très peu de chance de rester bloqué compte tenu des enjeux financiers qu'il représente pour l'Égypte", explique Djillali Hacid, analyste technique chez XTB France. Des propos confirmés par les médias officiels égyptiens qui affirment ce lundi que le canal de Suez fonctionne "à pleine capacité". "Pour l'instant, l'impact de l'Égypte sur les cours n'est pas si énorme. Ce n'est qu'un prétexte des investisseurs pour accélérer une hausse qui s'opère depuis le mois d'août mais qui butait sur le seuil psychologique des 100 dollars", ajoute l'analyste d'XTB.
Il faut également savoir que le volume des contrats de pétrole échangés à New York a atteint des niveaux record vendredi, au moment où les manifestations en Egypte commençaient à prendre de l'ampleur, a indiqué mardi dans un communiqué l'opérateur boursier CME. Le 28 janvier, 1'472'088 contrats de WTI (ou West Texas Intermediate) ont été échangés, soit 3,4% de plus que le précédent record atteint le 13 avril 2010, a précisé la Bourse de Chicago, propriétaire du New York Mercantile Exchange. Les volumes sur les options ont également atteint des proportions inédites. "Le WTI reste l'étalon le plus liquide et le plus transparent pour le pétrole brut sur les places financières mondiales actuellement", a déclaré Joe Raia, du CME Group, cité dans le communiqué. "Ces records sont indicatifs de la capacité du WTI à répondre correctement aux événements dans un monde changeant et aux facteurs de l'offre et de la demande, tout en fournissant une transparence critique au marché mondial de l'énergie", a-t-il ajouté. Ces derniers jours, le statut de standard de référence du WTI avait été questionné alors qu'un écart de prix inhabituel et record s'était créé avec les prix du Brent échangé à Londres

Source Le Maghreb Samira G

Le Pèlerin

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