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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 05:55

Algérie - Mostefa Bouchachi : «Le 12 février, nous marcherons»

marche sur alger

 

 

Le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (Laddh), Mostefa Bouchachi affirme que la marche du 12 février prochain est maintenue quelle que soit la décision de la wilaya d’Alger et du ministère de l’Intérieur. Il dénonce, dans ce sens, l’interdiction des manifestations à Alger qui, selon lui, ne repose sur aucun texte réglementaire.

- Le ministre de l’Intérieur vient de réaffirmer l’interdiction des marches dans la capitale. Il anticipe déjà sur la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie. Qu’en pensez-vous ?

Il n’y a aucun texte de loi qui interdise une marche dans n’importe quelle wilaya, qu’elle soit Djelfa ou Alger. Toutes les wilayas du pays sont des wilayas d’Algérie. De ce fait, le système politique, représenté par un groupe de ministres, ne peut pas demander à des jeunes, nés et grandis sous état d’urgence, de présenter leurs revendications de manière pacifique. Et quand des partis politiques, des syndicats et des associations demandent une autorisation d’une marche pacifique, on leur dit que c’est interdit. Le ministre de l’Intérieur, et à travers lui le régime, continue d’interdire aux Algériens d’exprimer pacifiquement leurs revendications économiques, sociales et politiques. De plus, je crois que l’état d’urgence, instauré peut-être pour lutter contre la violence politique et le terrorisme durant les années 1990, est exploité, aujourd’hui, contre le peuple algérien pour l’empêcher d’exprimer son point de vue par rapport au régime.

- Le ministre de l’Intérieur affirme une nouvelle fois que «l’état d’urgence n’influe pas sur l’activité des partis politiques et des associations». Concrètement, comment le maintien de l’état d’urgence empêche-t-il l’opposition et les organisations autonomes de faire leur travail ?

Le régime algérien est autoritaire. Il s’appuie sur l’état d’urgence pour empêcher le peuple algérien d’exprimer son point de vue. Parallèlement, ce régime agit hors la loi et le maintien de l’état d’urgence illustre parfaitement cette situation. Je voudrais rappeler à monsieur le ministre de l’Intérieur que durant ces dix dernières années, on a interdit la création d’associations et de partis, on a interdit les marches et tous les rassemblements, même dans des salles. L’état d’urgence et toutes les lois ont été mis en place pour neutraliser le peuple algérien et permettre, ainsi, au régime de gérer le pays en méprisant les aspirations de la population à plus de liberté, de démocratie et de justice sociale.

- On a l’impression que le pouvoir a réussi, à travers la répression et l’état d’urgence, à décourager même les militants politiques les plus téméraires…

Il n’y a pas de doute que le régime politique algérien a exploité la violence des années 1990 pour faire peur aux Algériens. De plus, il a utilisé tous les moyens pour porter atteinte à la crédibilité des partis politiques et à celle des organisations de la société civile. Conséquence : quand les jeunes nés sous l’état d’urgence se sont révoltés à Bab El Oued, ils n’ont trouvé aucune société civile pour les encadrer et cela a engendré des dépassements. Cette situation devra être assumée par le régime, dont l’action n’était pas de construire une société et un Etat, mais de neutraliser le peuple et de l’isoler. Et cela, en utilisant les mêmes procédés. Aidé par les recettes pétrolières et gazières, le régime achète au prix fort son maintien. Le plus important, pour lui, est d’assurer sa survie au détriment du peuple. Ce qui s’est passé au début du mois de janvier dernier est très minime, comparé à ce qui s’est passé dans le pays, durant les quatre dernières années. Les manifestations et les protestations éclatent dans toutes les wilayas, mais elles n’ont pas le même écho que les dernières émeutes. Le peuple algérien exprime également son sentiment d’injustice à travers la harga (émigration clandestine), l’immolation par le feu. Ce sont des messages adressés aux autorités. L’immolation par le feu n’a pas commencé en Tunisie. En 2003, un jeune Algérien s’est immolé par le feu à l’intérieur de la Maison de la presse, à Alger, pour dénoncer l’injustice dont il était victime. Donc, les Algériens ne se révoltent pas uniquement pour des problèmes économiques et sociaux. Ils le font aussi pour exiger plus de liberté et de justice.

- Le régime refuse de comprendre tous ces messages ou essaye de leur donner une autre interprétation qui l’arrange mieux. Comment expliquer cette attitude ?

Le régime sait qu’il est dictatorial. Les aspirations de la population sont le dernier de ses soucis. Il croit qu’avec le recours à la répression, en renforçant ses mécanismes tels que la bureaucratie, l’instrumentalisation de la justice et les services de sécurité, il finira par contrôler la situation. Il dépense beaucoup d’argent pour acheter le silence du peuple. Aujourd’hui, cette politique s’est avérée vaine. Le régime a compris qu’il n’a aucune légitimité populaire et qu’aucune institution ne représente réellement le peuple. Il est conscient de tout cela, mais il s’obstine à diriger le pays selon la même logique adoptée depuis l’indépendance. Je pense qu’il a reçu tous les messages qui lui sont adressés et je souhaite qu’il accepte de réviser sa stratégie. Il faut qu’il accepte le passage à une transition démocratique, dont les mécanismes doivent être minutieusement étudiés et débattus.

Il y a deux choix : soit attendre une révolution comme celles de la Tunisie et de l’Egypte pour faire tomber le régime ;  soit opter pour la sagesse et faire preuve de beaucoup de nationalisme dans la démarche pour le changement du système. C’est ce que proposent actuellement les organisateurs de la marche du 12 février prochain.

- Le ministre de l’Intérieur vient de rappeler que les marches sont interdites à Alger en anticipant sur l’action de la Coordination pour le changement et la démocratie…

La majorité des membres de la Coordination qui ont pris part à la dernière réunion ont décidé de formuler une demande d’autorisation de cette marche pour respecter les procédures légales. Mais nous allons marcher avec ou sans autorisation. Telle est la décision de la Coordination. Nous ne pouvons pas accepter des lois arbitraires décidées par les autorités qui ne cessent de trier les textes législatifs à appliquer et de passer sous silence le reste. Je rappelle qu’il n’y a pas de loi interdisant les marches et que l’état d’urgence est anticonstitutionnel. Un régime qui ne respecte pas ses propres lois est un régime déficitaire.

- Pensez-vous que la démarche de la Coordination aboutira à des résultats concrets, alors que certains de ses membres n’arrivent pas à dépasser leurs querelles partisanes ?

Il faut rappeler que l’idée de la création de cette coordination a germé suite aux dernières émeutes. A la Laddh, nous nous sommes réunis et nous avons dit qu’il fallait encadrer la manifestation de la jeunesse pour éviter les dépassements qui légitimeraient la violence du pouvoir. Nous avons décidé d’assumer nos responsabilités pour protéger les biens publics et privés et donner une image civilisée de la protestation en Algérie.

Des syndicats se sont joints à nous et nous avons signé un communiqué commun. Suite à cela, nous avons organisé une réunion à laquelle nous avons convié tous les partis de l’opposition. Nous avons appelé, à l’issue de cette réunion, à une marche pacifique pour demander la levée de l’état d’urgence et le changement du système. Nous ne voulons pas un remaniement du gouvernement qui serait synonyme d’un changement à l’intérieur du système. Ce n’est pas le gouvernement qui prend les décisions. Notre appel n’était pas destiné uniquement à l’opposition, mais également au régime. L’Algérie n’est pas prête à vivre d’autres violences politiques. La violence produira un système politique similaire à celui que nous dénonçons aujourd’hui.

- Le FFS et l’association RAJ se sont retirés de la Coordination. Ne pensez-vous pas que cette division de l’opposition sert beaucoup plus le régime ?

Le FFS est l’un des rares partis à avoir milité pour la démocratie depuis 1962. Il est l’un des rares à avoir inscrit dans son programme la lutte pour la levée de l’état d’urgence et le changement du système. Je respecte la position des amis du FFS, qui ont d’autres moyens de lutte. Mais toutes les formes de protestation ont un seul but : briser le statu quo. Chaque parti a le droit de choisir ses moyens de lutte et ses stratégies.

- La Tunisie, l’Egypte et d’autres pays moyen-orientaux connaissent actuellement des révoltes populaires. Comment expliquer ce réveil des peuples de la région ? 

En Tunisie, le système était fermé. Le peuple tunisien s’est levé contre la dictature et les problèmes sociaux, tels que la corruption, le chômage… La révolution en Tunisie est celle du peuple. Contrairement à ce que pensent certains analystes, les puissances étrangères n’ont pas été les instigatrices de cette révolution. Au contraire, ces dernières préfèrent les dictateurs qu’elles gèrent à leur guise. C’est le cas aussi en Egypte. Ces révolutions sont celles des peuples et elles dépassent les partis et les sociétés civiles. La révolution en Tunisie peut influer sur toute la région. Mais il faut être prudent. Il faut encadrer ses révolutions pour produire des systèmes démocratiques.

- Les mêmes conditions qu’en Egypte et en Tunisie existent en Algérie. Selon vous, la révolution à la tunisienne peut-elle se reproduire en Algérie ?

Il est vrai que la corruption a touché toutes les institutions jusqu’au sommet de l’Etat. Les libertés sont inexistantes et la rue a déclaré son divorce avec le système. Donc on a les mêmes données. Mais pour parler de révolution, je pense qu’il faut prendre en considération la particularité du système algérien, qui est compliqué.

Le gouvernement n’est pas la source de décision. Le président n’est pas également le seul à prendre les décisions. Il y a des centres de décision invisibles qui décident ou qui participent à la prise de décision. Et quand le vrai pouvoir est invisible, la réussite de la révolution devient difficile. En outre, le régime algérien a adopté la politique de «diviser pour régner» ; il a divisé le peuple algérien. C’est pour cela que nous devons rester prudents. Nous avons la responsabilité de mener une révolution pacifique pour protéger l’Algérie en tant qu’Etat. Le régime, l’opposition et le peuple algérien doivent s’entendre sur une période de transition qui sera gérée par des gens crédibles. Je pense que c’est la voie à suivre pour en finir avec ce système qui dure depuis 1962.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 00:33

Ah ces femmes, elles en veulent toujours plus…. !!!!

banane

 

Lorsque j'ai remarqué que mon pénis allongeait et restait en érection, j’étais tout fier, et ma femme aussi !

Mais après un certain temps, mon pénis s’était allongé de 50 centimètres !!!

J'ai commencé à m'inquiéter... Je ne pouvais pus m'habiller ou prendre des marches c'est là que ma femme et moi sommes allés voir un urologue.

Après son examen, le docteur me dit que bien que rare était cette condition (du nom de queue de cheval) pouvait être corrigée par une chirurgie.

"De quelle longueur de béquilles aura-t-il besoin, Docteur?" demande ma femme.

"Des béquilles? Pourquoi aurait-il besoin de béquilles?" répond le docteur.

"Ben docteur, dit la femme sèchement, " vous allez lui allonger les jambes, n'est-ce pas?"

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:25

Algérie – Economie - Comment le gouvernement Ouyahia a bloqué la machine économique

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Depuis quelques mois, les chefs d’entreprises du secteur privé et les gestionnaires du secteur public sont d’accord sur un point : la machine économique est sérieusement grippée. Pour les privés, le gouvernement a durci et bureaucratisé les conditions d’investissement et de création d’entreprises. L’octroi des crédits bancaires aux entreprises est toujours soumis à l’accord du pouvoir politique, affirment des patrons qui se plaignent aussi des difficultés d’accès au foncier industriel. Même les grands groupes se plaignent des blocages administratifs de leurs projets, souvent pour des raisons inconnues et surtout jamais expliquées par les autorités.

Les exemples sont nombreux. Des investissements importants, dans différents secteurs, présentés par des groupes privés, attendent dans les cartons depuis des années de passer au Conseil national de l’investissement (CNI). Résultat : l’Algérie est obligée de recourir à l’importation pour satisfaire ses besoins en ciment, acier, produits alimentaires, voitures, etc.

Les décisions du gouvernement d’octroyer des autorisations d’investir n’obéissent pas à des critères économiques objectifs. Tout se déroule dans l’opacité totale. Exemple : le gouvernement vient d’autoriser un investissement algéro‑français dans le sucre alors que le pays est en surcapacité de production. Autre exemple étonnant : le groupe français Castel, déjà présent dans les boissons alcoolisées (vin et bière), a été autorisé à créer en Algérie une co‑entreprise de production de bière avec SAB Miller, numéro deux mondial du secteur. Dans les pays développés, les gouvernements dépensent des centaines de millions de dollars annuellement pour lutter contre la consommation d’alcool et de sucre. En Algérie, ces deux secteurs semblent privilégiés par le gouvernement.

Des gestionnaires publics tétanisés

Dans le secteur public, l’opération « mains propres » lancée en 2008 pour lutter conte la corruption dans la passation des marchés publics, fait régner la terreur parmi les dirigeants des entreprises. Les gestionnaires sont tétanisés par le risque de prendre une décision qui peut les conduire directement en prison. « Nous avons les mains liés. Tout est bloqué actuellement. Les gestionnaires refusent de prendre des décisions de gestion », affirme le directeur d’une entreprise publique.

Ce n’est pas parce que les gestionnaires du public ont tous des choses à se rapprocher. Les précédentes opérations mains propres ont été marquées par des dépassements comme l’illustre le non lieu prononcé par la justice fin 2010 en faveur de l’ex‑directeur général de la CNAN, Koudil, après sept ans derrière les barreaux. L’ex‑PDG du groupe Sider, Messaoud Chetif, a été victime de la chasse aux sorcières menée au milieu des années 1990. Et récemment, le directeur général de l’Agence nationale des barrages, incarcéré une semaine, avant de bénéficier d’un non lieu, dans le cadre de l’enquête sur le projet MAO (alimentation en eau potable d’Oran).

L’arrestation de l’ex‑vice président Aval de Sonatrach, Abdelhafid Feghouli, dans le cadre de l’enquête sur l’octroi par Sonatrach d’un marché de gré à gré à sa filiale Safir a rendu extrêmement méfiants les gestionnaires du public. « Feghouli a été arrêté et jeté en prison parce qu’il a appliqué une instruction de l’ancien ministre Chakib Khelil. Ce n’est pas normal. Celui qui a signé l’instruction n’a pas été inquiété par la justice », estime un autre directeur d’entreprise publique. « Peut-on encore se risquer à prendre des décisions dans ce pays ? », se demande‑t‑il.

Illustration de cette méfiance qui s’est installée : le refus de l’ex‑DG de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), Tayeb Zendaoui, d’appliquer des instructions verbales du ministre des Transports Amar Tou de payer le groupement Siemens‑Vinci‑Caf. Zendaoui a été limogé et remplacé par Omar Hadbi.

Les craintes des gestionnaires du secteur public sont accentuées par le manque de formation des juges chargés de traiter les dossiers de corruption. « Les juges ne font pas de différences entre une entreprise économique régie par le code du commerce et une administration », déplore le PDG d’un groupe privé.

Le blocage de la machine économique est dû également aux décisions du gouvernement de conditionner drastiquement l’utilisation des fonds alloués à l’assainissement des entreprises publiques. « Il a donné de l’argent avec une main et envoyé ensuite une lettre énumérant les cas de dépenses qui peuvent être considérés comme de l’abus des biens sociaux. Les gestionnaires ont franchement peur de toucher à cet argent. Personne ne veut aller en prison parce qu’il a pris une décision de gestion », ajoute le même PDG.

La décision du gouvernement d’obliger les entreprises publiques à appliquer le code des marchés publics fait également partie des mesures à l’origine du blocage, selon des gestionnaires du secteur public. « Une entreprise publique ne peut pas faire du bénéfice, créer de la richesse et des emplois, en appliquant un code des marchés destiné aux administrateurs et qui signifie retard et bureaucratisation de l’acte de gestion », se plaint un autre directeur général. En voulant réguler l’économie et lutter contre la corruption, le gouvernement a fini par plomber sérieusement l’économie nationale.

Source TSA Ali Idir

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:21

Son poids menace la stabilité de l’économie nationale

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La cote d’alerte

Il est indéniable que le traitement par les pouvoirs publics de la question de l’informel est à la  source des émeutes du 5 janvier. Les grossistes, pour la plupart exerçant dans le commerce sans factures, ont provoqué la flambée des prix de l’huile et du sucre. La goutte qui a fait déborder le vase. Faut-il, après ces évènements tragiques, tolérer le marché parallèle au nom de la paix sociale et proclamer la faiblesse de l’État face aux barons du marché noir ?

Sur ce point, plusieurs sources indiquent que l’informel a atteint en Algérie la cote d’alerte. Et que si on n’y prend pas garde, ce secteur risque de prononcer le basculement de l’économie nationale vers l’informel. À ce stade de son évolution, il faut dire adieu à l’économie productive, garante du développement durable du pays.

Pis encore, en générant la criminalité économique, il constitue une véritable menace pour la stabilité  du pays. Contrefaçon, évasion fiscale, contrebande, trafic en tous genres, fuite de capitaux, blanchiment d’argent, tels sont les maux que véhicule le phénomène.

Mais de là à proscrire l’activité de milliers et de milliers de jeunes sans réunir les conditions de leur insertion dans les espaces formels, c’est aller vite en besogne. Cela peut s’appeler de la provocation. Ce n’est pas la faute de ces jeunes vendeurs – qui pour beaucoup assurent le seul revenu familial – Si l’État met énormément de temps à créer de nouvelles enceintes pour ces commerçants. Combien de communes en Algérie disposent-elles d’ailleurs de marchés pour intégrer une telle population ? La défaillance de nombreuses communes en matière de prise en charge de leurs missions, notamment en ce qui concerne l’emploi est à l’origine du malaise d’une bonne partie de la population. L’Algérie a besoin aujourd’hui d’une réforme des collectivités locales, d’une gestion moderne des mairies et de maires compétents et intègres préoccupés par les difficultés de leurs électeurs. Encore faut-il qu’ils soient élus démocratiquement et non à coups “de sacs noirs”. Il est patent que lorsque la cellule de base fonctionnera selon les normes d’efficacité, l’Algérie ira loin dans la satisfaction des besoins de sa population.

De façon globale, l’Algérie ne dispose pas encore d’une démarche cohérente, multisectorielle de maîtrise du marché. Un manque évident de volonté politique, à cerner au regard de discours redondants de renforcement des services du commerce, des impôts et des douanes prononcées depuis la fin des années 1990. Des programmes aujourd’hui à mille lieues de leur concrétisation. Au final, les émeutes du 5 janvier ne font que traduire les errements de cette politique de quasi-absence sur le terrain.

Lire tout le dossier en cliquant ici

Source Liberté Khalled R.

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:12

Algérie - L’essentiel et le dérisoire

album algérie 2011

 

Comme tout devient subitement dérisoire quand on en vient aux questions sérieuses ! Moubarak a changé de gouvernement, mais personne n’en retient un nom. Un homme, hier tout-puissant, dont le moindre geste et le moindre mot étaient enregistrés, soupesés, et qui n’est plus capable de provoquer que des non évènements. Ou plutôt, qui ne peut en provoquer qu’un seul, d’évènement : son départ.

Le scénario de Tunis se rejoue au Caire et il n’y plus que le raïs pour en retarder le déroulement, au prix d’autres casses, d’autres vies.

Mais il n’y a pas qu’en Égypte que tout devient dérisoire. En tout cas, chez nous, la vox populi n’en a que pour la virtualité du syndrome de Sidi-Bouzid, un peu comme on s’enquérait du risque de voir le virus H1N1 survenir. Et tout devient superflu : “Les analyses” politico-sécuritaires de Daho Ould Kablia ou la “découverte” Benattalah selon laquelle des familles “exportent” leurs enfants pour percevoir les pensions versées aux mineurs par des pays européens, Tlemcen capitale de la culture islamique ou le “redressement” du FLN…

On se désole que ni le président ni le Premier ministre ne s’expriment. Mais que pourraient-ils nous dire quand il n’est question que de changement. Même s’ils trouvent que la question ne se pose pas à eux, ils ne peuvent s’empêcher de percevoir qu’elle est, partout, dans l’air, de l’Atlantique à l’océan indien.

Il fut bien question de remaniement ministériel, avec Ouyahia offert en sacrifice, pour un mémorandum de paix civile. C’est tout trouvé et on rappelle que c’est l’homme qui a bloqué la machine économique et le progrès social. Ce n’est peut-être qu’une rumeur infondée, à moins qu’elle ne fût délibérément fabriquée. D’ailleurs, elle court toujours. À moins que ce fut une information avant qu’on ne se soit ravisé de toucher au gouvernent quand on s’est aperçu que remanier, c’était aussi mettre en marche la machine à demander plus ?

Le silence assourdissant du sommet laisse tout le loisir à Louisa Hanoune et au MSP d’occuper le microphone pour raconter les banalités qui les mettront dans le camp des opposants. D’un autre côté, il réduit le pouvoir à la fonction routinière d’expédier les affaires courantes.

Les yeux fixés sur la place Ettahrir, les Algériens se rendent à peine compte que la vie politique est ramenée au mode “veille”, avec seulement la fonction sécuritaire en alerte, histoire de prévenir la prochaine grève, le prochain rassemblement, ou la prochaine marche. Le pouvoir pense-t-il, au moment où le peuple, ayant accompagné des yeux et du cœur, le changement en Tunisie et en Égypte, ou plus tard, après la révolution au Yémen, en Jordanie ou même au Maroc, se retourne sur lui-même ?

À l’heure où tous les peuples du monde arabo-musulman ont réappris à s’indigner, on ne peut tout de même pas l’entretenir sur la subvention du prix de l’huile. Ce serait lui faire l’affront de lui expliquer que, lui, son bonheur est dans l’une des dernières dictatures de sa sphère culturelle !

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:09

Manifeste pour une Algérie nouvelle

benbitour

 

L’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour, a fait parvenir à Liberté un texte qu’il appelle “Manifeste pour une Algérie nouvelle” dans lequel il expose son analyse de la crise actuelle et propose des pistes pour en sortir. Nous reproduisons ci-dessous l’intégralité du document.

La nation est en danger et le pays est à la dérive. C’est le moment d’exprimer notre solidarité avec notre jeunesse.

Face à l’impasse et au désespoir, il ne reste à la jeunesse, pour s’exprimer que la violence qui est devenue le seul moyen de règlement de conflits parmi les individus et entre les individus et l’État. Cette double violence du pouvoir et de la société menace de devenir incontrôlable à tout moment.

Comme l’a montré l’expérience tunisienne, lorsque la situation devient insupportable, quand le sentiment d’injustice domine, il suffit d’incidents mineurs pour provoquer des embrasements majeurs.

Ce qui prime, aujourd’hui, c’est une prise de conscience collective de la menace sur l’avenir de l’État et de la nation. Chaque citoyen doit intérioriser très fortement l’urgence et l’absolue nécessité du changement du système de gouvernance dans le calme et la sérénité.

Les récentes expériences algérienne, tunisienne et égyptienne, démontrent l’urgente nécessité de construire un interlocuteur valable face à un pouvoir aux abois et une jeunesse décidée à arracher sa liberté, y compris par la violence.

Adhérents à ce manifeste, nous appelons à la constitution de cercles d’initiative citoyenne pour le changement, pour créer dans la société civile les espaces de négociation et de proposition, pour prévenir toute action visant à attiser la violence entre Algériens ou prônant l’anarchie ou l’effondrement de l’administration ou de l’État.

Adhérents à ce manifeste, nous nous mobilisons pour permettre le passage d’une société qui perd ses valeurs humanistes les plus précieuses, connaît un incivisme généralisé, intériorise la violence, la prédation et la corruption comme mode de fonctionnement à une société qui repose sur des lois et des règles saines et respectées, sur la confiance et le respect entre citoyens, une société où la bonne éducation et le travail sont des atouts de réussite sociale et individuelle, où la justice prévaut et où la malhonnêteté, le vice et la brutalité comme mode de progression dans la sphère publique sont proscrits et combattus.

Adhérents à ce Manifeste, nous nous engageons à nous mobiliser sans relâche en tant que citoyens pour que l’État algérien assure le plus rapidement possible les missions suivantes :

- mettre fin à la corruption et au mépris trop répandus parmi nos responsables politiques et administratifs ;

- mettre en place une économie de production, qui résorbe rapidement le chômage et la pauvreté ;

- développer une véritable protection sociale conforme à nos valeurs pour une amélioration des conditions de vie de tous, notamment les couches les plus vulnérables de la population ainsi que l’égalité pour tous ;

- améliorer le niveau d’éducation et de formation de l’ensemble de la population, et en priorité des jeunes générations.

Pour cela, nous nous engageons à œuvrer pacifiquement à changer le système de gouvernance algérien et pas seulement les personnes, avec les objectifs suivants :

- mettre en place une démocratie moderne avec des institutions qui fonctionnent correctement, qui ne dépendent pas du bon vouloir des individus, et qui sont comptables de leurs actes et de leurs résultats ;

- mettre en place des mécanismes politiques fondés sur une saine compétition, arbitrée par le peuple, seule source légitime du pouvoir, lors d’élections non manipulées ;

- promouvoir l’avènement d’une nouvelle génération de dirigeants politiques, compétents et honnêtes, en mesure de mener un véritable programme de développement, à tous les échelons du pouvoir, de l’État et de l’administration.

Adhérents à ce Manifeste, nous prenons également l’engagement solennel de ne pas utiliser le combat de la jeunesse de 2011 à des fins personnelles ou idéologiques et de demeurer à la hauteur des enjeux de la situation et des attentes de notre peuple.

Dans une première étape, nous appelons à la mobilisation de tous les citoyens algériens pour faire aboutir les trois revendications suivantes dans les plus brefs délais :

1. L’instauration des conditions minimales de libertés démocratiques

Nous exigeons :

- la levée de l’état d’urgence, abusivement utilisé comme instrument de confiscation des libertés publiques et individuelles ;

- l’ouverture du champ politique avec la possibilité de créer de nouveaux partis politiques représentatifs de la population, et de la jeunesse en particulier ;

- l’ouverture du champ médiatique, notamment des médias lourds que sont la télévision et la radio.

2. La mise en place d’un calendrier politique de transition et de sauvegarde pour parvenir à l’avènement d’une nouvelle république.

Le calendrier politique de transition et de sauvegarde permettra l’avènement du nouveau système de gouvernance et la mise en place des institutions de transition chargées de l’élaboration d’une nouvelle constitution démocratique et de l’organisation d’élections présidentielle et législatives anticipées.

Un gouvernement de sauvegarde et de transition composé d’une équipe compétente, représentative des différents courants de la société, mettra en œuvre un programme économique et social très clair de protection de nos richesses et de prise en charge des besoins les plus pressants de la population.

Une équipe de Sauvegarde de la nation, en nombre restreint mais représentative des différents courants dans la société élaborera le programme politique de transition et de sauvegarde y compris la rédaction de la Nouvelle Constitution.

Dans cette phase cruciale qui s’ouvre, la mission de toutes les institutions républicaines, notamment de l’Armée, de la police et de la gendarmerie, les oblige à ne plus permettre le maintien d’un illusoire statu quo, rejeté légitimement et unanimement par notre peuple. Au contraire, elles doivent contribuer, avec l’ensemble des acteurs politiques, économiques, intellectuels ainsi que les médias, à un engagement irréversible du pays dans une transition démocratique qui, à chaque avancée de la société civile, permettra aux institutions républicaines de réoccuper leur espace naturel et constitutionnel.

3. Sauvegarder les ressources de l’Algérie par la constitutionnalisation de l’utilisation des recettes d’hydrocarbures.

Le gouvernement de transition et de sauvegarde appliquera les règles suivantes pour l’allocation des recettes en hydrocarbures, qui seront par la suite inscrites dans la future constitution :

- une première partie des recettes alimentant un fonds pour les générations futures ;

- une deuxième partie des recettes allant à des investissements avec fort coefficient budgétaire sur la croissance de long terme, comme la santé et l’éducation ;

- une troisième partie des recettes allant, dans une phase de transition, à la mise à niveau et à la revalorisation de la Fonction publique, tout en préparant un programme urgent de refondation de l’État, de l’école et de l’économie

Tirant les leçons des expériences passées, il sera mis immédiatement fin à l’utilisation des recettes en hydrocarbures pour alimenter le circuit bancaire finançant l’économie rentière et d’importation, ou les comptes du Trésor finançant des dépenses d’infrastructures décidées à la va-vite et sources de commissions.

Adhérents à ce Manifeste, nous entendons préserver l’avenir de nos enfants et construire dès aujourd’hui les bases saines et durables de l’Algérie dont ils hériteront.

Manifestez vous dès à présent individuellement ou en groupe en tant que forces du changement en contactant l’adresse électronique suivante et en créant ou rejoignant des cercles d’initiative citoyenne qui porteront nos revendications.

Mobilisés et unis, rien ne nous sera impossible.

Vive l’Algérie, vivent les Algériens !

Adresse électronique : adhesion@cicc-dz.net

Source Liberté Ahmed Benbitour

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:03

 

Egypte - La malédiction des Pharaons

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Les sept plaies d’Egypte viennent de s’ouvrir sous le masque mortifère d’une civilisation gagnée par le vandalisme. Au «nom de la politique», le Musée national du Caire a été ciblé par les fossoyeurs de l’antiquité universelle. Plus de trois mille ans d’histoire ont été  piétiné pour inciter la malédiction des Pharaons à prendre le relais de la contestation populaire.

Oum Edounia, blessée à mort par ses fils  revit le jugement  d’Ibis. Des figurines, statuettes représentant les diverses dynasties pharaoniques, ainsi que quelques sarcophages ont été littéralement endommagés dans la foulée des manifestations qui continuent à ébranler l’Egypte. Dans ce décor de chaos, c’est toute la vallée des rois qui tremble sous les secousses tectoniques d’une Egypte qui convulse dans une gestation mouvementée. Hier, l’histoire a été malmenée dans ses entrailles par ceux qui, hier encore, se vantaient être les héritiers des pyramides et du temple Karnak. Seul, l’énigmatique Sphinx  dans son silence éternel continue de témoigner de ces actes barbares à l’endroit de la civilisation égyptienne. Ils seront nombreux à contempler le désastre causé à toute l’humanité. Au-delà des manifestations populaires dirigées contre  le régime, il y a trace d’hypocrisie des génocidaires de la culture et des arts. Ils ont remonté le cours d’un Nil, échappant  au convoi mortuaire, pour se venger d’un sort qui ne leur appartient plus. Dans un dernier élan de survivance, l’Egypte refait le chemin de l’histoire pour retrouver les pilleurs de la grande Bibliothèque d’Alexandrie ou encore le grand pillage du musée de Baghdad, lors de l’entrée des troupes américaines et alliées sur le sol irakien. Dans ce grand désordre politique, les risques de dérapage, de pillage et autres actes de sabotage se manifestent dans la confusion des contestations populaires. Au cinquième jour des manif, les édifices publics continuent de brûler en l’absence total de l’Etat. Dans l’expectative de lendemains sereins, le décompte des dégâts causés aux infrastructures, et valeurs culturelles s’amplifient sur le tableau de la Bourse du Caire qui, déjà, déclare forfait au grès de la révolte populaire et la …casse.

Source Horizons Mohamed Bentaleb.

Le Pèlerin

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:53

Egypte  - Qui succédera à Moubarak ?

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A la veille de la marche du «million» de citoyens au Caire et en Alexandrie, faisant le siège du régime, le sort en était jeté. La survie du régime défaitiste et défaillant des Al Moubarak qui n’arrive même plus à remplir la case des candidats à la gouvernance ne peut plus résister à la dynamique de rupture bénie par l’armée ralliée corps et âme aux revendications légitimes du peuple égyptien. A quand le départ et dans quelles conditions ? D’ici septembre, jugent les plus pessimistes. «D’ici vendredi», baptisé le «jour du départ», exige la figure montante de l’opposition, El Baradeï, pour qui «si Moubarak s’en va, tout ira dans la bonne voie». La ligne rouge est tracée. Le comité «n’engagera pas de négociations avant le départ du président de la République», annonce le communiqué signé par plusieurs figures de l’opposition, parmi lesquelles  El Baradeï et l’ancien candidat à l’élection présidentielle Ayman Nour.  La société civile, représentée par les 50 organisations de défense de droits de l’homme, a appelé au retrait de Moubarak du pouvoir pour «éviter un bain de sang» et par respect de la volonté populaire. Dans cette épreuve de force décisive, la nouvelle Egypte en marche vers son nouveau destin a définitivement rompu les amarres du despotisme pharaonique, soutenu à bras le corps par le tout Washington redoutant la perte d’un allié important et défendu significativement par Israël hanté par le syndrome iranien. Elle donne le tempo à la transition démocratique que l’Amérique d’Obama, déléguant son ancien ambassadeur au Caire, Frank Wisner, veut mener à tout prix «en bon ordre». Le scénario de la succession est à options très ouvertes. El Baradeï qui s’est déclaré intéressé par une mission intérimaire, reste, aux yeux de Washington, «une des différentes voix à écouter». Le porte-parole du département d’Etat, Phillip Crowley, a précisé que «nous avons de larges contacts en Egypte. Ils incluent à la fois certains du gouvernement et de nombreux acteurs non gouvernementaux, y compris des membres de l’opposition». Face à l’épouvantail des «Frères musulmans» et l’incongruité de la  carte pourtant séduisante du Nobel de la paix qui inquiète l’Occident, la montée en puissance de l’ancien patron du Renseignement, investi à la fois de la charge stratégique de vice-président et du rôle d’arbitrage, est de nature à consolider une candidature évoquée de longue date et aux suffrages globalement jugés satisfaisants en Egypte et en Occident. Souleiman qui s’est rangé du côté du peuple égyptien et s’est proposé de conduire le dialogue national sur les réformes constitutionnelles et législatives, sera-t-il l’homme providentiel de l’après-Moubarak ?

Source Horizons Larbi Chaabouni.

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:49

Ghardaïa Ancienne et nouvelle ville de Beni-Izguen : Les sœurs jumelles

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Du haut de son perchoir, Beni-Izguen jette un regard fier et hautain sur la vallée du M’zab. Dans ses prunelles ocres, brille une lueur tantôt nostalgique tantôt pétillante, selon son humeur changeante. Nostalgique quand elle se pare de son costume d’antan et pétillante quand elle se vêt de son habit conçu à l’ancienne mais aux couleurs plus éclatantes.

Derrière ses multiples portails en bois, elle réserve mille surprises aux visiteurs tout en gardant jalousement ses secrets les plus intimes. Quand elle écarte les panneaux de sa vielle porte en bois de palmier, tout un monde s’ouvre. Tout de suite, on aperçoit les femmes couvertes de Hayek blancs et les hommes vêtus de gilets multicolores. Les enfants, tous mignons dans leurs petits habits traditionnels, fondent dans le décor que leurs aînés nourrissent de coutumes et us  et que beaucoup jugent sévères. La plupart d’entre-eux portent des lunettes de vue. Certains diront que c’est un signe de culture, que les mozabites s’abîment les yeux à force de lecture et de quête de savoir. Mais les plus réalistes diront tout simplement que le port de ces lunettes est une simple conséquence des mariages consanguins que les mozabites de Beni-Izguen affectionnent particulièrement.

Les étrangers indésirables dans l’ancienne ville

A la vue d’étrangers, les  habitants  de Beni-Izguen s’immobilisent aussitôt,  et restent aux aguets. Poliment mais fermement, ils suggèrent aux visiteurs d’attendre le guide. Car ici, dans l’ancienne cité, les étrangers ne sont pas les bienvenus. Sauf les touristes accompagnés par un guide ou par l’un des habitants de la cité. Le guide une fois là, et après avoir empoché 400 DA pour la visite guidée, conduit les visiteurs vers le petit musée implanté juste à l’entrée de la ville. Mais avant, il se fait un devoir de  rappeler  trois instructions auxquelles les touristes doivent se plier : Ne pas prendre les femmes en photos, ne pas fumer et ne pas porter des tenues indécentes. Alors commence la visite guidée.  Au musée, les visiteurs découvrent une partie des traditions des mozabites tandis que l’autre partie, celle qui se transmet de génération en génération à l’abri des regards, est gardée sous silence. Celle-là ne se dévoile qu’à l’ombre des palmiers.

La visite terminée, les touristes sont conduits vers les ruelles étroites où sont alignées, côte à côte, les maisons ancestrales aux fenêtres étroites et closes. Les quartiers sont admirablement dessinés et entretenus, d’une propreté impeccable qui rendrait jaloux les habitants de la Casbah d’Alger. Au niveau de chaque ruelle, un puit y est  implanté sous un palmier. Ici, chaque goutte d’eau est précieuse. Le gaspillage est un terme qui n’existe pas dans le vocabulaire  mozabite. «Quand on remonte le seau rempli d’eau du puit, il y a toujours des gouttes qui s’y échappent et se déversent sur le sol. Mais grâce aux palmiers implantés à proximité de ces puits, elles  sont vite récupérées puisqu’elles servent à l’irrigation de ces arbres», explique le guide. Les ruelles aboutissent toutes au grand phare où l’on peut admirer toute la ville de Ghardaïa et les cités environnantes. Une  vue fabuleuse s’offre à nous sur le patrimoine architectural de cette région. On  peut apercevoir le lit vide du oued de M’zab ainsi que la nouvelle ville de Beni-Izguen.  Une  réplique vivante de l’ancienne !

Pour le bien de la palmeraie

Un  portail en bois, flambant neuf, met la ville à l’abri des regards. Entourée également par une clôture qui ne laisse entrevoir aucune issue. A l’intérieur, les ruelles sont toutes aussi étroites que celles de l’ancienne cité, protégeant les habitants du soleil en leur offrant de la pénombre. Les maisons portent encore les traces d’une peinture récente mais leur allure donne une idée de ce qu’étaient les anciennes maisons construites il y a des siècles,  avant qu’elles ne soient ternies par le temps. Car les maisons nouvellement construites sont la copie  crachée des anciennes. Pour ne pas faire de jaloux, toutes les maisons se ressemblent et sont conçues à base de matériaux locaux, dont la pierre rouge. Chaque maison se compose d’un rez-de-chaussée, d’un premier étage et d’une terrasse.

C’est l’œuvre de jeunes entrepreneurs formés à Beni-Izguen dans des ateliers, par des experts. Prennent exemple sur l’ancien modèle, la nouvelle cité est d’une propreté irréprochable. Pour arriver à ce résultat, il fallait diviser la cité en plusieurs îlots. Chaque îlot est mis sous la responsabilité d’une personne qui se charge du nettoyage avec l’implication de jeunes enfants. Les puits d’eau,  en revanche, ne  font  pas  partie du  décor. Les mozabites préfèrent et de loin, le système de distribution d’eau moderne. «Ces constructions organisées permettent le retour de l’architecture mozabite d’un côté, et épargnent, d’un autre côté, la palmeraie qui a souffert ces derniers temps d’une extension anarchique», explique Brahim Fekhar, vice-président de l’association de l’orientation touristique de Ghardaïa. La palmeraie, en effet, qui s’étend sur plusieurs Kilomètres, s’est considérablement appauvrie pour céder la place aux nouvelles constructions.  Ce projet architectural qui a inspiré un bon nombre de pays étrangers et  même étudié dans les universités, au Canada notamment, a permis aussi le regroupement des mozabites de Beni-Izguen qui se sont dispersés un peu partout avec l’extension de la ville. «Les 17 000 habitants de Beni-Izguen ne pouvant pas habiter tous dans l’ancienne cité, les promoteurs mozabites ont pensé à concevoir une autre cité qui leur offre le même style de vie et le même environnement. Il s’agit, au fait, de réapprendre, à vivre ensemble, en communauté. L’objectif est de préserver le cachet socio-culturel de la vie des mozabites», ajoute M, Fekhar qui précisera que ce projet est le résultat d’une initiative privée.

Un toit pour tous

Quelques 1018 logements  ont été  construits   grâce à   ce projet. Des logements que chaque membre de la communauté contribue à bâtir, sous la responsabilité de l’association Temekres qui chapeaute le programme.  C’est ainsi que  chaque jeune couple se marie, il peut accéder  a un logement. Les célibataires, par contre, n’en ont pas droit. Sauf les divorcées ou les veuves qui perçoivent des aides d’une caisse zakat mise en place et alimentée spécialement pour elle. «Les nouveaux couples doivent verser à l’association une première tranche d’une valeur de 150 000 DA et le reste est payé au fur et à mesure, selon les moyens de chaque couple. Chacun cotise comme il peut. Il peut mettre 1000 DA comme il peut mettre 500 DA.

C’est une façon comme une autre d’encourager les jeunes à économiser. Les maisons donc sont construites au fur et à mesure. Une fois les  habitations  achevées, nous procédons à un tirage au sort en toute  transparence. Celui qui gagne au tirage au sort a son logement aussitôt, même s’il n’a pas fin d’honorer tous ses payements», fait savoir l’un des membres de cette association qui espère qu’en matière de logement, Beni-Izguen sera suivie comme exemple par les autres cités mozabites. «Pour les autres wilayas du pays, cette conception sera peut-être un peu difficile à appliquer. Car gérer une communauté est une chose, gérer toute une wilaya est toute autre chose», estime-t-il. Mais ce qui est sûr, c’est que ce modèle d’architecture est une aubaine pour Ghardaïa, du point de vue touristique notamment. Car les deux villes de Beni-Izguen, de véritables sœur jumelles, sont toutes les deux un plaisir pour l’œil.

Source Horizons Farida Belkhiri

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:39

Tipasa - Chambre de commerce et d’industrie : Nécessité de valoriser le potentiel économique local

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Maintenant que la chambre de commerce et d’industrie de la wilaya de Tipasa (chambre de Chenoua) a retrouvé sa stabilité organique, après une période de crise interne qui a débouché notamment sur le remplacement de son président, la priorité semble se focaliser sur les modalités et les mécanismes de mise en œuvre du nouveau programme d’actions pour l’année 2011.

La feuille de route à laquelle le nouveau bureau a consacré pour son élaboration quatre réunions depuis son installation, soit moins d’un mois, est qualifiée par Bechroul Zoubir, le premier vice-président de la chambre, de «riche et ambitieuse».

Pour riche qu’elle soit, celle-ci est-elle en mesure de réhabiliter le rôle économique et tout ce que cela comporte comme dimension sociale de la chambre de Chenoua sur le plan local, et partant promouvoir, d’une manière effective, l’émergence d’un puissant secteur économique créateur de richesses dans la wilaya?

À en croire le premier vice-président, ce défi est à la portée de la chambre. Mieux encore, en plus de ce rôle qui est naturellement le sien, son autre mission, souligne-t-il, «est d’être le maillon fort facilitant la relation entre tous les intervenants dans la sphère économique locale, notamment les opérateurs, les industriels, les commerçants, les chefs d’entreprises et les services administratifs concernés».

Pour lui, le programme d’actions pour l’année 2011 a été élaboré en prenant en compte certains facteurs et paramètres prépondérants, tant endogènes qu’exogènes.

«Pour qu’il y ait une bonne mise en œuvre de notre programme, nous avons préconisé la constitution de commissions techniques et d’autres commissions ad hoc. Celles-ci, dont les éléments sont membres de l’assemblée générale de la chambre, auront pour missions d’appliquer et de suivre, chacune dans son champ d’action, les objectifs tracés dans notre programme. Toujours sur les plans fonctionnel et organisationnel internes, il est aussi question de créer un environnement propice pour relancer ou bien lancer des initiatives devant permettre à la chambre d’assumer pleinement ses missions», explique Bechroul Zoubir.

Avant de préciser : «on compte dans cet ordre d’idée redynamiser le volet information, notamment par le biais d’un Site Internet de la chambre comportant tous les renseignements et les informations pouvant intéresser l’opérateur et l’investisseur économique que ce soit pour les questions administratives ou les opportunités d’investissements. Aussi, il servira évidement de support pour donner un aperçu général de la wilaya».

S’agissant du volet de la formation ciblant particulièrement les acteurs économiques locaux et les porteurs de projet quelle que soit leur envergure (micro entreprise jusqu’aux unités industrielles en passant par les PME/PMI), notre interlocuteur envisage, entre autres, et dans le cadre des activités de la chambre, d’organiser des journées d’étude et d’information ainsi que le lancement d’une opération consistant en l’encadrement des entreprises déficitaires ou bien celles désireuses élargir leur marché et augmenter leur rendement. Cette initiative sera encadrée par des consultants spécialisés, selon lui.

«S’agissant des activités promotionnelles, nous comptons pour l’exercice 2011, en plus de l’organisation de la deuxième édition du Salon national de la production, lancer d’autres salons, certes de dimension nationale, mais qui en revanche valorisent les potentialités locales dans beaucoup de domaines. C’est le cas pour le salon des concessionnaires de l’automobile et celui qui sera dédié à la production agroalimentaire deux créneaux, faut-il le rappeler, potentiellement prometteurs pour la wilaya», révèle-t-il.

Source Horizons Amirouche L.

Le Pèlerin

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