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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:39

Algérie - Ben Bitour appelle à la formation d’un gouvernement de transition

benbitour

 

L’ancien chef du Gouvernement Ahmed Ben Bitour multiplie ces derniers jours les initiatives politiques dans l’espoir de faire bouger les lignes en cherchant à surfer sur la vague de contestation sourde que connait l’Algérie. Et après son appel au « rassemblement des forces du changement » le semaine dernière, il vient de rendre public son « manifeste pour une Algérie nouvelle » Bille en tête, il commence par dire que « la nation est en danger et le pays à la dérive ».

Pour lui c’est le moment d’exprimer notre solidarité avec la jeunesse ». Dans une allusion aux dernières émeutes qui avaient secoué tout le pays, il note que« face à l’impasse et au désespoir, il ne reste à la jeunesse, pour s’exprimer que la violence qui est devenue le seul moyen de règlement de conflits parmi les individus et entre les individus et l’Etat ».

Cette double violence pouvoir/société menace selon lui « de devenir incontrôlable à tout moment ». D’ou la nécessité d’une « prise de conscience collective de la menace sur l’avenir de l’Etat et de la Nation ». Ce qui se passe en Tunisie et en Egypte l’Algérie ne saurait y échapper avertit Ahmed Ben Bitour qui prend ainsi le contre pied des diagnostics rassurant de Belkhadem et Louisa Hanoun qui ne voient pas de « similitudes avec l’Algérie ».

« Les récentes expériences algérienne, tunisienne et égyptienne, démontrent l’urgente nécessité de construire un interlocuteur valable face à un pouvoir aux abois et une jeunesse décidée à arracher sa liberté, y compris par la violence », dit-il en appelant les adhérents à son manifeste à « constituer des cercles d’initiatives citoyennes pour le changement, pour créer dans la société civile les espaces de négociation et de proposition, pour prévenir toute action visant à attiser la violence entre Algériens ou prônant l’anarchie ou l’effondrement de l’administration ou de l’Etat ».

La mobilisation recherchée à travers ces initiatives est de « mettre fin à la corruption et au mépris trop répandus parmi nos responsables politiques et administratifs »,« mettre en place une économie de production, qui résorbe rapidement le chômage et la pauvreté » , « développer une véritable protection sociale conforme à nos valeurs pour une amélioration des conditions de vie de tous, notamment les couches les plus vulnérables de la population ainsi que l’égalité pour tous et enfin « améliorer le niveau d’éducation et de formation de l’ensemble de la population, et en priorité des jeunes générations ».

Une première étape dans la mise en œuvre de ce manifeste doit se matérialiser selon lui à travers des revendications frappées du sceau de l’urgence : « l’instauration des conditions minimales de libertés démocratiques », « la mise en place d’un calendrier politique de transition et de sauvegarde pour parvenir à l’avènement d’une nouvelle république »et La sauvegarde des ressources de l’Algérie par la « constitutionnalisation de l’utilisation des recettes d’hydrocarbures »

Source El Watan Algerie-Plus

Le Pèlerin

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 00:43

Humour …Serviable ce Jean Maurice

La lecture de la Pin up

Cher Jean Maurice

J’espère que vous pourrez m’aider. L’autre jour, je suis partie à mon travail, laissant mon mari qui regardait la télé. A moins d’un kilomètre de mon domicile, le moteur de ma voiture a calé et est tombé en panne totale. Je suis donc revenue à pied demander l’aide de mon mari. Une fois rentrée, je ne pouvais croire mes yeux. Il était dans notre chambre avec la fille de notre voisin ! Je suis âgée de 32 ans, mon mari a 34 ans et la fille de notre voisin a 19 ans. Nous sommes mariés depuis 10 ans. Je me suis mise en colère, il s’est effondré et a admis qu’ils avaient une liaison depuis six mois. Mais il refuse de m’accompagner chez un psychologue conseiller conjugal. Je suis complètement détruite et j’ai besoin de conseils d’urgence. Pouvez-vous m’aider ?

Marguerite.

Chère Marguerite,

Il y a de multiples raisons pour lesquelles un véhicule cale au bout d’une courte distance. Commencez par vérifier s’il n’y a pas de saleté dans le conduit d’arrivée de carburant. S’il n’y en a pas, vérifiez la pompe d’alimentation et les fils du delco. Si aucune de ces approches ne règle le problème, il y aura peut-être à changer la pompe elle-même qui, je crois, fournit aux injecteurs une pression trop faible. J’espère vous avoir été utile.

Jean-Maurice.

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:48

El Baradei ou Souleïmane qui conduira la transition ?

Omar Souleimane

La protesta ne semble pas faiblir. Au cœur de la capitale, quadrillée par l’armée suppléant aux défaillances de la police et survolée à basse altitude par des avions de chasse, le peuple des manifestants ne veut pas lâcher prise.

De la mythique Midan Etahrir à Mansourah (Delta du Nil), la voix des « jeunes d’Egypte » se refuse à tout compromis et revendique clairement le changement de régime. Ni la démission du gouvernement, ni les nouvelles nominations (le patron du renseignement au poste de vice-président et le ministre sortant de l’Aviation en qualité de Premier ministre), ni les promesses d’ouverture de Moubarak n’ont eu d’effet sur le mouvement protestataire porteur d’espoir de changement démocratique.

L’Egypte, menacée de paralysie totale (fermeture des banques, des entreprises et de la bourse, arrêt des examens à l’université…), vit le temps du basculement particulièrement accentué par le rapatriement massif des ressortissants étrangers et des voyagistes et, fait aggravant, le départ en exil des Al Moubarak et autres Sawaris. Une fin d’époque ? La « révolution égyptienne pour une nouvelle Egypte », selon la bonne formule de l’auteur de L’immeuble de Yacoubian, l’écrivain Alaan El-Aswani, présent à toutes les manifestations, est en marche vers son nouveau destin durement arraché par les sacrifices des siens. Aux manœuvres de sérail décrétant le changement gouvernemental pour tenter de contenir la grogne populaire et à la férocité de la répression (une centaine de morts et 2.500 blessés), la dynamique de changement interpelle la coalition de l’opposition exigeant « le départ sans délai » de Moubarak et l’avènement d’un « gouvernement de transition » excluant le PND au pouvoir. Cette coalition regroupant les mouvements d’opposition dont les frères musulmans, a apporté sa caution à El Baradei chargé de conduire la négociation avec le pouvoir. La transition a-t-elle pour autant commencé ?

L’ancien patron de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) a dénoncé violemment la position ambivalente de Washington qui redoute, avec son protégé israélien, de perdre son plus important allié dans le monde arabe. Dans l’émission Face the Nation, émise depuis Le Caire, par la chaîne CBS, il a dénoncé violemment les Etats-Unis en perte de « crédibilité ». El Baradei a relevé que « d’un côté vous parlez de démocratie, d’Etat de droit, de droits de l’homme et, de l’autre, vous apportez toujours votre soutien à un dictateur qui continue d’opprimer son peuple ». Les réformes devenues inéluctables ont conduit le département d’Etat à demander au Caire de « faire plus » pour assurer « une transition en bon ordre ». Car, bien loin des garanties de « stabilité » affirmé par Hillary Clinton, aux premiers jours des manifestations, la perception américaine a évolué pour prendre la forme d’injonctions en faveur de «mesures concrètes » et « plus de réformes».

Il s’agit, pour le porte-parole du département d’Etat, P. J. Crowley, d’aller au-delà de la simple décision de « rebattre les cartes et puis rester intransigeant ». A la remorque de Washington, l’Europe des trois, constituée de Sarkozy, Merkel et Cameron, plaide pour le lancement d’un « processus de changement » et la fin du cycle de violence. Mais, qui d’El Baradei, érigé en homme providentiel, ou de Souleïman, présenté en candidat sérieux à la succession de Moubarak, veillera aux destinées de la nouvelle Egypte ?

Source Horizons Larbi Chaabouni.

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:46

Egypte: le départ de Moubarak, prochaine étape?

Moubarak

 

Selon les spécialistes, le président ne pourra plus se maintenir très longtemps au pouvoir...

Il a beau avoir nommé un nouveau gouvernement, ses jours à la tête de l’Egypte sont sans doute comptés. Selon les spécialistes, le départ d’Hosni Moubarak n’est qu’une question de temps. Et de méthode. 20minutes.fr fait le point.

>> Retrouvez tous les évènements de ce lundi en cliquant ici 

Un écrasement du mouvement par l’armée peu crédible

«Aujourd’hui, Moubarak ne peut plus tirer sur la foule, ce serait trop coûteux», estime Antoine Basbous, politologue à l’Observatoire des pays arabes. L’hypothèse d’une reprise en main par l’armée dans la violence et le sang ne semble donc pas crédible. «Etant donnée la détermination de la population, ce serait une situation difficilement tenable», observe Dominique Thomas, spécialiste du monde arabe et des mouvements islamistes. D’autant que l’armée ne souhaite pas se mettre à dos la rue et plonger le pays dans le chaos, selon ce chercheur. «Il a fallu six semaines aux Tunisiens pour se calmer, je ne suis pas sûr que l’économie égyptienne puisse tenir ce temps-là», ajoute Antoine Basbous.

La stratégie du pourrissement payante?

Comme Ben Ali en Tunisie, Hosni Moubarak «joue la stratégie du pourrissement. Les policiers se sont retirés, laissant la place aux pilleurs afin que les Egyptiens réclament le retour de l’ordre. Mais le remède n’est pas garanti», prévient Antoine Basbous. Et le gagnant de cette stratégie non plus. Le bénéfice peut en revenir à l’armée, qui reprendra le contrôle de la situation, mais sans le Président. «L’armée fait de la diplomatie, entretien un flou artistique constructif, elle fraternise, elle ruse, de sorte que l’étape suivante lui donne l’opportunité de renforcer son contrôle sur une population excédée par les pillages», poursuit le chercheur. 

Moubarak évincé avant les élections

Selon les experts, il semble peu probable d’attendre jusqu’à la présidentielle de septembre 2011. «L’armée s’est déjà désolidarisée de Moubarak, mais elle doit l’évincer habilement et ne pas l’humilier car il reste son premier représentant», analyse Antoine Basbous. Objectif: «Garder un système militaire avec des garanties d’ouverture pour obtenir l’accalmie», renchérit Dominique Thomas. Dans un premier temps, la population veut en finir avec le clan Moubarak. Reste à savoir qui prendra le relais ensuite. Pour l’instant, Hosni Moubarak a nommé comme vice-président Omar Souleïmane, le tout puissant chef des services de renseignement. Si ses réseaux diplomatiques lui confèrent une légitimité à l’international, «ce n’est pas quelqu’un qui va représenter l’alternative démocratique», souligne Dominique Thomas. Et l’armée accorderait plus volontiers son soutien à Ahmed Chafik, nouveau Premier ministre ou Mohamed Hussein Tantaoui, nommé vice-Premier ministre, tous deux ex-militaires.

Les clefs du pouvoir données à un civil?

Ce scénario est souhaité par plus d’un, à commencer par Mohammed ElBaradei, figure de l'opposition égyptienne, qui a fait part de son intention de négocier la formation d'un gouvernement d'union nationale avec l’armée. Car celle-ci joue un rôle essentiel en Egypte depuis plus d'un demi-siècle et compte bien préserver ses avantages et ses prérogatives. «A l’heure actuelle, donner les clefs du pouvoir à un civil n’est pas à l’ordre du jour», tempère Antoine Basbous. A long terme, Dominique Thomas estime que le modèle égyptien pourrait toutefois se rapprocher de celui de la Turquie, une démocratie encadrée par l’armée.

Source 20minutes.fr C.F.

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:39

UE-Tunisie - La coopération appelée à croître en 2011

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Le représentant de l’Union européenne à Tunis a déclaré,  hier à l’AFP, que Bruxelles  allait “sûrement augmenter sa coopération en 2011” avec la Tunisie et que les négociations sur l’octroi d’un statut avancé à ce pays allaient être grandement facilitées par la nouvelle donne politique.

“80% de ce qui a été proposé depuis l’ouverture de ces négociations demeurent et certains éléments peuvent être accélérés, maintenant que le peuple tunisien s’est lui-même choisi un statut avancé” et que l’hypothèque de la bonne gouvernance exigée par Bruxelles “est levée”, a précisé Adrianus Koetsenruijter. Une coopération accrue en 2011 vise “à générer un tissu social plus fort et plus productif”, notamment dans “les régions faibles” du pays, a-t-il expliqué.

L’Union européenne avait entamé en mai 2010 avec le régime du président, aujourd’hui déchu, Zine El Abidine Ben Ali, des négociations sur ce statut avancé, censé ouvrir la voie à un traitement douanier préférentiel pour les échanges et à une libéralisation en matière de visa.  Mais ces discussions n’ont pas fait de progrès sensibles depuis lors. La visite mercredi à Bruxelles du nouveau chef de la diplomatie tunisienne, Ahmed Abderraouf Ounaïs, pour relancer ces négociations, “va permettre d’identifier les urgences pour que l’UE puisse adapter son action”, a commenté l’ambassadeur européen.  Hier, les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont décidé de geler les avoirs de l’ex-président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de son épouse.

L’ambassadeur européen à Tunis a précisé qu’au total la liste pourrait concerner “une cinquantaine de personnes”.

Source Liberté

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:36

Aéronautique - L'organisation donne donc raison à l'Union européenne et indirectement à Airbus...

Boeing-787-presentation 

Le vent tourne pour Boeing. D'après un rapport de l'OMC remis lundi, le groupe a en effet reçu des subventions injustifiées du gouvernement américain, conduisant dans la foulée l'avionneur américain et son concurrent Airbus à croiser le fer sur l'ampleur de ces aides.

Airbus, filiale du groupe européen EADS, a dit que ce rapport de l'Organisation mondiale du commerce montrait que Boeing avait reçu au moins cinq milliards de dollars de subventions illégales et que, sans cela, il n'aurait pas été en mesure de lancer son 787 Dreamliner, ce que Boeing a réfuté.

Le porte-parole du commissaire européen au Commerce a déclaré dans la journée que ce rapport confirmait les conclusions initiales. «Ce rapport solide met un peu plus en lumière les conséquences négatives de ces subventions américaines pour l'industrie de l'Union européenne et apporte un élément d'équilibre opportun dans ce conflit de longue date», a dit John Clancy, porte-parole de Karel de Gucht, le commissaire européen chargé du commerce.

Le rapport rendu public dans quelques semaines

«Le panel met en évidence le caractère illégal des multiples aides et subventions, très importantes pour certaines d'entre elles, qui ont soutenu le constructeur américain par le biais de plusieurs organismes, à l'échelon fédéral et local», a réagi pour sa part la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Ce rapport de l'OMC constitue la dernière étape en date du conflit qui oppose les Etats-Unis et l'Union européenne sur ce dossier des subventions à leur constructeur aéronautique respectif, Boeing et Airbus s'affrontant pour avoir la suprématie d'un marché de l'aviation civile évalué à 1.700 milliards de dollars (1.240 milliards d'euros).

Le rapport de l'OMC, remis seulement aux parties concernées, est confidentiel et ne sera pas rendu public avant plusieurs semaines.

Source 20minutes.fr. N. Be., avec Reuters

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:34

Le véhicule neuf a sauvé sa peau en 2010 !

4X4 Renault Koleos

L’année 2010 s’achève avec son lot de crises qui ont marqué tous les secteurs sans exclusif. Celui de l’automobile a connu la sienne. Le concessionnaire comme le consommateur ont senti cette secousse aux multiples répliques. Dans ce décor kafkaïen, le véhicule neuf devient matière à réfléchir. Surtout face à une crise qui ne dit pas son nom. Sans jeu de mots, l’État, régulateur du marché, comme les concessionnaires, garants du produit à vendre, doivent croiser leurs regards vers le client. À vitesse modérée bien sûr !

Le véhicule neuf a tendance à résister plutôt qu’à s’épanouir dans un environnement bourré de contraintes. Des artifices tantôt justifiés au nom du “patriotisme économique”, tantôt absolutistes au point où le consommateur en paie le prix cher. Le scénario catastrophe a été évité de justesse.

En plus de la rude concurrence sur le marché du neuf, l’année 2010 a été marquée par le retour en force du marché d’occasion. Le crédit à la consommation supprimé, l’imposition de la vignette sur le véhicule neuf (VN) à partir de son 30e jour de circulation, mais aussi la taxe VN, ont causé des dégâts collatéraux aux concessionnaires qui s’attendaient à tout sauf à des mesures supplémentaires qui se greffent aux multiples contraintes qu’a connues le marché depuis la promulgation de la loi de finances complémentaire (LFC-2009). Du coup, le véhicule neuf a sauvé sa peau de justesse et revient de loin malgré la chute sensible des ventes à l’approche de la fin de l’année. Il environnait les 15% et 17% de moins que l’année précédente, soit moins de près de 30 000 ventes et par segment. Et comme le souligne aussi bien l’adage populaire : “À quelque chose malheur est bon”, l’année 2010 est non seulement riche en enseignements, mais elle a démontré que, désormais, le client est roi. Il est vrai que la délocalisation de l’activité portuaire d’Alger vers Jijel et Mostaganem a été fatale pour les firmes présentes en Algérie, notamment en matière de surcoût que subit de plein fouet le consommateur de par la marge ajoutée au prix d’achat, d’une part, et l’investissement de plus que consent chaque concessionnaire pour sécuriser le convoyage de ses produits jusqu’aux dépôts, d’autre part. Mais la réalité est là pour interpeller les professionnels du secteur à fructifier cette activité dans l’esprit des lois du marché.

Surprise, les ventes en…hausse à fin 2010 !

 Les ventes 2010 de la grande majorité des concessionnaires et filiales montrent, en effet, et selon les chiffres avancés par l’Association algérienne des concessionnaires automobiles (AC2A), une progression par rapport à l’année 2009. Sur les 24 concessionnaires qui ont rendu publics leurs résultats commerciaux, d’autres n’ont pas encore communiqué leurs bilans, pas moins de 222 000 véhicules ont été mis en circulation durant 2010, contre 219 900 en 2009. Personne ne s’attendait à un tel chiffre, y compris les professionnels du secteur qui avaient prédit une chute brutale, notamment après la suppression du crédit automobile.

On citera, entre autres, Renault Algérie qui continue de dominer le marché avec 44 786 véhicules vendus (soit +15,55%) pour ainsi décrocher, pour la cinquième fois consécutive, la tête du classement en Algérie en devançant de loin son dauphin Hyundai avec ses 31 581 ventes. L’autre distinction de Renault est qu’elle a réussi à faire de la berline tricorp Symbol la voiture la plus vendue en 2010 en Algérie. Symbol a réussi le pari de séduire, à lui seul, 21 411 acheteurs.
Toujours au Top 3, et en seconde place, figure Hyundai Motor Algérie (HMA) qui totalise donc 31 581 ventes l’année dernière (soit +28,61%) grâce aux ventes de la petite citadine Atos (12 037 ventes) et la berline tricorp Accent (10 202 ventes). Ainsi la marque Hyundai se maintient à la place de dauphin, comme ce fut le cas en 2009 grâce à sa politique de marketing et son offensive commerciale. La troisième place revient à Peugeot Algérie avec 22 839 véhicules contre 22 604 en 2009. Peugeot Algérie a percé grâce notamment à la 207 (9 465 ventes) et l’utilitaire Partner (Nouveau et Origin) qui s’est bien vendu (5 051 unités écoulées). La marque au Lion sera plus offensive en 2011 et ça promet déjà ! Côté Diamal, Chevrolet s’est maintenue à la 4e place avec 19 810 voitures vendues en 2010, grâce notamment aux ventes de deux modèles, dont Aveo (4 et 5 portes), soit 14 022 unités, et la citadine Spark à hauteur de 5 789 unités. D’autres marques ont également montré le caractère de résistance et du retour des ventes, comme Toyota qui arrive en 5e place avec 19 453 ventes, Dacia avec 18 573 ventes, KIA avec 11 603 ventes, Volkswagen 10 108 ventes, Suzuki Elsecom 10 108 ventes et Nissan 9 429 ventes. Ces marques viennent alors compléter le podium des Top 10 des ventes automobiles en 2010. À observer le marché du véhicule neuf en 2010, on peut relever deux indices : l’évolution de la concurrence pour se placer au Top 5 par modèle, ensuite l’évolution de la concurrence pour se placer au hit-parade des 10 meilleures marques. Même si le taux de pénétration a chuté, même si les ventes ont légèrement repris, il reste que Renault Algérie maintient sa place au podium, Hyundai Motor Algérie (HMA) finit une année en beauté, et Peugeot Algérie, qui arrive en puissance. Ces trois concessionnaires ont, de par leur expérience et leur démarche dans le marché, marqué l’année 2010. Dacia, Volkswagen, Audi, Skoda, Seat, Fiat, KIA, Chevrolet, Nissan, Toyota, Suzuki et autres marques installées dans notre pays, n’ont pas démérité, quand on sait que l’orientation du marché est également subordonnée à d’autres paramètres que seuls les professionnels détiennent.

Entre appels d’offres et offensives “maison”

Les chiffres des ventes en baisse ou en hausse de certains concessionnaires témoignent encore que ce marché nécessite plus qu’une réorganisation de part et d’autre et des garanties à même de promettre une concurrence loyale, le maintien des dizaines de milliers de postes d’emplois directs et indirects, et une projection intelligible pour éviter les erreurs du passé. À commencer par la disponibilité immédiate de la pièce de rechange d’origine, le service après-vente (SAV), le respect des termes de garantie et l’investissement sur les assurances afin de fidéliser la clientèle. Autrement dit, mener un combat juste pour une cause juste. Et sur un chapitre précis, on ne peut que saluer les efforts de l’Association des concessionnaires automobiles (AC2A) qui lutte contre vents et marées pour protéger ce créneau, le développer et l’enrichir dans un proche avenir afin de voir, enfin, une voiture “made in Algeria”. Bien sûr, dans la transparence et loin de toute surenchère politique et/ou économique. Les chiffres, disponibles sur le site de l’organisation AC2A, démontrent, aujourd’hui, que l’impact de la LFC-2009 pourrait encore influer sur le marché à moyen terme si les concessionnaires ne prennent pas leurs dispositions. Pour preuve, le marché algérien est toujours classé en seconde position après celui de l’Afrique du Sud en matière de pénétration du véhicule neuf. Mais les mesures précitées ne sont pas les seules raisons du recul du marché. L’homologation des véhicules neufs vacille encore et les délais souhaités ne sont pas toujours respectés alors que les concessionnaires annoncent en grande pompe l’introduction de nouveaux modèles pour enrichir les versions et proposer au client des produits à la hauteur de ses exigences. Et, une fois encore, ce ne sont pas toujours les ventes aux particuliers qui ont sauvé la face, mais les appels d’offres qui ont sauvé la peau du véhicule neuf en Algérie. En attendant des offensives “maisons”…

La politique des prix : comment ouvrir les soupapes ?

Selon les bourses, tout le monde est servi en Algérie. Du simple citoyen qui se décarcasse pour un moyen de locomotion, jusqu’aux entreprises soucieuses d’améliorer leurs prestations de service, en passant par les administrations, la voiture est prisée en Algérie. La saturation, concept autrefois usité pour empêcher des jeunes de se “suicider” dans des projets mort-nés dans le cadre des micro-entreprises ou encore pour justifier le flux de voitures dans les grandes villes et, par ricochet “cacher” l’échec des plans de circulation, n’a jamais convaincu les Algériens de se passer de leur voiture. Impossible ! D’abord, la prestation du transport en commun qui laisse à désirer. Ensuite, la mauvaise carte de transport, ajouté à l’intimité des personnes, un autre concept qui tient tête à la saturation. D’autres éléments intrinsèques et extrinsèques, parfois injustifiés, mais visiblement convaincants, démontrent que l’Algérien a réellement besoin de “son” moyen de locomotion. Les ballons  sonde, comme “ville sans voiture” ou encore “covoiturage” ne peuvent faire épreuve chez nous. D’où l’appétit de certains concessionnaires qui ont “compris” que la règle du marché est là pour mettre le paquet et mettre aussi le prix. Mais à quel prix ! Raison pour laquelle les Algériens aimeraient voir la même pratique des prix affichés dans les publicités à l’étranger et, du coup, réduire la facture. Publicité mensongère ? Pas systématique. Cette philosophie, les Algériens l’ont compris. La vox populi ne cesse de révéler que “la voiture est chère en Algérie”. D’ailleurs, à voir les ventes, de deux choses l’une, ou le client mise sur le véhicule accessible, donc issu du milieu de la “petite” bourse, ou miser sur de grosses cylindrées ou des familiales, donc issu de la “moyenne” et “grande bourse”. Mais combien de fois les professionnels de l’automobile ont posé cette question et la réponse reste la même, c'est-à-dire : “Nous allons réfléchir !” C’est que la lecture de l’année 2010 donne matière à réfléchir. Et le premier investissement réside dans l’humain, l’organisation, l’offensive en matière de marketing et de communication, les test-drive, les rabais sur les contrats des assurances faits sur le lieu de vente, le respect des termes de la commande et de garantie, la commodité dans les SAV et l’assistance automobile. Et tout l’investissement est là. Mais de l’autre côté de l’administration, les pouvoirs publics doivent ouvrir les soupapes. Car, au marché du véhicule neuf, ça respire mal. Parfois, très mal…

Source Liberté Farid Belgacem

Le Pèlerin

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:32

Des parents “exportent” leurs enfants pour une pension !

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En poussant leurs enfants à la “harga”, ces parents sont presque sûrs que sur place ils seront pris en charge.

C’est un véritable pavé dans la mare que le secrétaire d’État en charge de la Communauté à l’étranger a jeté hier sur les ondes de la radio, en accusant des parents de harragas d’“exporter” (sic !) leurs enfants pour le seul but de les voir bénéficier, une fois sur place, des dispositifs d’aide Europe. Pour ceux qui n’auront pas été dévorés par la mer pendant la traversée bien sûr. “Il y a beaucoup de parents chez nous qui ont tendance à exporter leurs enfants mineurs dans les embarcations de harragas, c’est tout à fait déplorable”, a dénoncé Halim Benatallah. “Imitant en cela des pratiques suivies par des pays voisins, les parents essaient d’exploiter les bonnes dispositions des lois des pays (européens) envers les enfants mineurs qui sont pris en charge, alors, ils lancent leurs enfants sur des embarcations”, décrit-il. Le secrétaire d’État précise que “ceux qui arrivent à bon port sont alors pris en charge par des associations comprenant notamment des femmes algériennes”. Apparemment, ces parents dont le ministre pointe l’“irresponsabilité” sont partisans d’un aller simple pour leurs enfants, y compris pour des mineurs. En effet, ces parents, une fois “débarrassés” de leurs enfants, refusent tout bonnement de répondre au téléphone des associations qui les appellent pour les reprendre. “Ils préfèrent que leurs enfants restent là-bas et à la limite, ils coupent les communications téléphoniques”, souligne-t-il encore, en n’hésitant pas à qualifier ces parents “d’irresponsables”. M. Benatallah s’est bien gardé de donner un quelconque chiffre s’agissant de ce phénomène, mais il a considéré que “des cas commencent à se multiplier, ce qui interpelle notre communauté sur place”. Des représentants de cette communauté s’en sont-ils plaints ? Le ministre ne le dit pas, mais il est aisé de le deviner. Pour rappel, le 19 janvier, Halim Benatallah avait fourni des chiffres pour l’Espagne, en indiquant que plus de 1 400 clandestins algériens avaient été expulsés de ce pays en 2010. Ce chiffre exclut bien sûr ceux qui sont morts au moment de la traversée. Au-delà de l’immigration clandestine, Halim Benatallah a évoqué dans la même intervention sur la radio les négociations avec la France au sujet des visas court séjour en expliquant que les discussions sont toujours en cours avec la partie française. “Il y a un cadre de négociation, et les discussions, interrompues pendant plusieurs mois, ont repris le 24 janvier dernier. Ce sont des discussions techniques qui incluent le problème du visa de court et de long séjours pour tenter de dégager des solutions qui conviennent aux deux parties”, dit-il. Puis d’apporter la précision que “la partie française est d’accord pour qu’aucun aspect ne soit exclu, y compris cet élément (de visa) qui est d’importance pour nous”, a-t-il ajouté. Au sujet de l’accord de 1968, M. Benattalah a indiqué qu’il serait question, dans ces discussions, d’un quatrième avenant de cet accord, incluant une série de problèmes liés, entre autres, aux visas court et long séjours, à l’emploi, aux retraités et à la kafala. S’agissant des autres pays de l’espace Schengen, M. Benattalah a fait état d’une offre “intéressante” de la part de l’Espagne concernant les facilitations d’obtention de visas pour les ressortissants algériens. “Le gouvernement espagnol nous a fait une offre qui nous a paru intéressante et nous avons convenu de commencer les discussions exploratoires pour examiner la viabilité de cette offre”, a-t-il expliqué, précisant que “si les conditions sont bonnes, nous entamerons les négociations”.

Source Liberté O.O./APS/AFP

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:29

Société - En retrait des révoltes en Tunisie et en Egypte - Prudence tactique des islamistes ?

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Les islamistes n’ont pas tenté d’étendre l’étendard vert sur la bourrasque de contestations qui a emporté le président tunisien Ben Ali et la révolte qui ferraille sans relâche en Égypte pour déboulonner le «Raïs» Moubarak. Agissent-ils par prudence tactique ou sont-ils en plein dans le crépuscule des affaiblis ?

Que ce soit en Tunisie ou en Égypte, on ne peut pas soupçonner les mouvements islamistes, notamment les radicaux d’entre eux, de connivence avec le pouvoir d’un Ben Ali aujourd’hui déchu ou d’un Moubarak qui n’est toujours pas tiré d’affaire. Même si, au pays des pharaons, les Frères musulmans ont consenti à quelques flirts avec le régime de Moubarak, intégrés qu’ils sont dans le jeu électoral. Les Frères musulmans égyptiens siègent au Parlement mais ne jouent pas aux courtisans de Moubarak comme le fait le MSP en Algérie avec le président Bouteflika. Les récipiendaires doctrinaires de Hassan El Bana font le dos rond et composent, faute de pouvoir faire et agir autrement. L’appareil répressif érigé par le président Moubarak tout au long de ses trois décennies de règne ininterrompu en fait aussi des cibles, de choix, par conjonctures. En Tunisie, le parti Ennahda de Rachid Ghanouchi est moins gâté – si tant est que le terme sied – que le mouvement des Frères musulmans en Égypte. Son leader, condamné à la perpétuité, a dû subir un long exil de 20 ans. Aussi, s’il y a quelqu’un qui ne pouvait qu’applaudir la chute de Ben Ali, son clan et son régime, c’est bien Rachid Ghanouchi. Dimanche, il a foulé le sol de sa Tunisie natale. Il doit une fière chandelle au peuple tunisien qui s’est affranchi de la peur pour accomplir et réussir sa révolution. Un peuple qui s’est aussi émancipé de l’islamisme, vivant sa laïcité sans remords ni hésitation. Rachid Ghanouchi semble avoir compris cela. Aussi s’est-il interdit de mêler l’odeur fade de la récupération politicienne aux belles senteurs du jasmin que la révolution a déversées sur la Tunisie. Rachid Ghanouchi n’est pas rentré d’exil l’arme affûtée pour une conquête du pouvoir. Non qu’il ne veuille pas prendre sa revanche sur l’infortune politique que les contingences lui avaient réservée. Il opère comme par prudence politique. Déjà, dans l’avion qui le ramenait de Grande-Bretagne en Tunisie, il a manqué de peu de s’excuser d’avoir été un islamiste radical. A la presse qui l’a accompagné dans son retour d’exil, il a affirmé qu’il ne prône pas l’instauration de la Charia comme système de gouvernance. Il a dû aussi jurer toute sa foi qu’il n’est pas candidat à l’élection présidentielle prochaine. Il ne faut pas lire ce profil bas affiché par Ghanouchi comme un renoncement à la politique. Bien au contraire. Il rêverait certainement toujours d’une prise de pouvoir, seulement il ne veut pas se précipiter vers l’inconnu, surpris assurément qu’il est par l’aboutissement inattendu de la révolution du Jasmin. Une révolution dans laquelle son parti et ses partisans n’ont pas pointé en acteurs prépondérants. Ghanouchi est contraint de faire l’épreuve de l’embuscade. En Égypte, le mouvement des Frères musulmans, pris visiblement de court par la révolte qui a éclaté dans l’ampleur qu’on lui connaît, est demeuré plusieurs jours comme groggy. Ce n’est que vendredi qu’il a osé intégrer l’arène de la contestation… et de la manière des plus timorées qui soient. Ce qui est remarquable aussi chez les Frères musulmans d’Égypte, c’est qu’ils ne jouent pas aux fiers à bras. Ni ils osent quelques bravades face aux forces de l’ordre, ni ils ne font montre de prétention à détourner la révolte des rues du Caire, de Suez et d’Alexandrie à leur profit partisan. C’est El-Baradei et non le leader des Frères musulmans qui est proposé pour le rôle d’interface, de négociateur, entre l’opposition et le pouvoir. Les Frères musulmans d’Égypte ne font, en fait, que subir le magnétisme que la révolte a répandu. Ils n’ont aucune emprise sur la dynamique de changement qui anime la scène égyptienne. Leur infortune est similaire à celle que connaissent ici les résidus de l’ex-FIS. Ali Benhadj a beau se proposer pour quelque rôle dans la gronde de la société algérienne, il se voit à chaque fois rabroué par une rue qui n’a cure des sémantiques politiques vieilles de 20 ans. Pour la génération Facebook, Ali Benhadj n’est qu’un tag animé mais sans percussion dans l’univers politique national.

Source Le Soir d’Algérie Sofiane Aït-Iflis

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 09:23

Tunisie - Rached Ghannouchi ne briguera pas la présidence

mohamed ghannouchi

Retour n Accueilli hier dimanche à Tunis par des milliers de partisans après un exil de 20 ans, l'islamiste, Rached Ghannouchi, a annoncé qu'il ne serait pas candidat à la première élection présidentielle de la Tunisie de l'après-Ben Ali.

«Je ne vais pas me présenter à la présidentielle, et il n'y aura aucun (candidat) membre d'Ennahda», a déclaré le dirigeant du mouvement islamiste, dans un entretien à l'AFP au domicile de son frère dans le nord de Tunis. Il est en revanche resté vague quant à une participation d'Ennahda aux législatives, qui doivent théoriquement être organisées, comme la présidentielle, dans un délai d'environ six mois. «Après 20 ans d'absence, mon parti n'est pas prêt à jouer un rôle sur la scène politique, la priorité est de reconstruire Ennahda», a-t-il expliqué. Sa formation, interdite sous le règne de Ben Ali, a été écrasée dans les années 90, quelque 30 000 de ses membres ou sympathisants supposés sont arrêtés, tandis que des centaines d'autres étaient contraints à l'exil. Il n'a pas exclu toutefois une éventuelle participation à l'équipe de transition qui s'est mise en place après la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, à l'issue de quatre semaines d'une révolte sans précédent à laquelle les islamistes ont surtout assisté en spectateurs. «Si nous sentons que le gouvernement satisfait les attentes de ceux qui ont pris part à cette révolution, alors pourquoi pas?», a-t-il commenté.

C'est la première fois que le leader islamiste adresse, depuis le sol tunisien, un message d'ouverture au gouvernement de transition, qui devra répondre dans les jours à venir à une demande de légalisation d'Ennahda. Depuis son exil londonien, le vieux leader, 69 ans, était resté très prudent, laissant le plus souvent le soin à ses porte-parole en France ou à Tunis de porter son message. A l'aéroport de Tunis, Rached Ghannouchi a été accueilli par une foule compacte qui chantait l'hymne national et criait sa «fierté islamique» retrouvée. «Allah Akbar» (Dieu est Le plus Grand), a-t-il lancé à la foule, tout sourire, les bras tendus vers le ciel, avant d'être emporté par une vague de militants, tandis que des défenseurs de la laïcité exprimaient leurs inquiétudes face à un retour de «l'obscurantisme». Dimanche matin, Ghannouchi avait pourtant tenu des propos rassurants : «La charia (la loi islamique) n'a pas sa place en Tunisie» et «La peur est uniquement basée sur l'ignorance» - qu'il impute à la politique de diabolisation de son mouvement par Ben Ali.

Rached Ghannouchi a fondé en 1981 Ennahda (Renaissance) avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens. Il dit aujourd'hui représenter un islam modéré proche de l'AKP turc.

Toléré au début de l'ère Ben Ali en 1987, son mouvement avait été réprimé après les législatives de 1989, où les listes qu'il soutenait avaient recueilli au moins 17% des suffrages. Ghannouchi avait alors quitté la Tunisie pour l'Algérie, puis Londres. En 1992, il avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour un complot contre le Président.

Source Infosoir R.I. / AFP

Le Pèlerin

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