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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 05:47

Algérie - Pourquoi les Jeunes algériens s’expriment-ils par la violence ?

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Le déferlement de la violence qu’ont vécu les différentes régions du pays ces dernières semaines découle d’une situation politique, sociale et économique décevante.

Lors des événements de ces derniers jours, l’on a assisté à un déferlement plus qu’effrayant de la violence dont les acteurs sont des jeunes dont l’âge ne dépasse pas, parfois, les 14 ans. Leur révolte a même supplanté les traditionnelles grèves observées dans les différents secteurs, revendiquant une augmentation de salaire ou l’amélioration des conditions de travail.

C’est une jeunesse en ébullition qui est sortie manifester son ras-le-bol, réduisant en cendres tout sur son passage.

Une riposte que les uns condamnent et d’autres comprennent et approuvent. Ceux qui condamnent les jeunes émeutiers affirment que ce sont des bandes de délinquants, qui profitent de ce mouvement de protestation pour semer la confusion.

En revanche, ceux qui approuvent, imputent cette révolte à l’échec de la politique socioéconomique confortée par une injustice sociale.

Ils ne croient plus au discours officiel

Le chômage et le manque de perspectives conjugués à l’impossibilité de s’exprimer ont poussé nos jeunes à exploser.

Aujourd'hui, les jeunes qui subissent le chômage et des conditions de vies difficiles, sont convaincus que seule la violence peut régler leurs problèmes. Ils s’attaquent à tout. En particulier, aux symboles de l’État : APC, bureaux de poste, banques, infrastructures des recettes des contributions diverses…

Quatre jours durant, les grandes comme les petites villes du pays sont alors livrées à une vague de folie destructrice offrant aux chaînes satellitaires des images d’une Algérie en furie.

Mais qui sont ces jeunes qui ne croient plus au discours officiel, s’opposent aux forces de l’ordre et défient l’autorité de l’Etat ? Ce sont des jeunes âgés entre 14 et 25 ans, des lycéens, des collégiens, mais aussi et surtout des exclus du système scolaire.

Ces derniers ont raté leur scolarité sans pouvoir se racheter, faute d’alternative. Ils sont aussi, pour la plupart, issus des couches sociales moyennes ou démunies. L’échec scolaire et la perte de confiance en l’administration s’avèrent, ainsi, des facteurs déterminants dans la manifestation de la violence parmi cette frange de la population.

Ces jeunes manifestants ne semblaient pas, par ailleurs, défendre un courant politique particulier. Contrairement à ce qu’on voit dans les protestations, les dernières émeutes étaient dépourvues de tout slogan. De déception en déception, ils considèrent qu’il y a un large fossé entre le discours prometteur des officiels et la réalité du terrain. A leurs yeux, croire encore à des promesses jamais tenues serait vraiment utopique.

En fait, les jeunes Algériens dans leur globalité ne s’attendent pas à des bouleversements spectaculaires. Ils espèrent seulement trouver une oreille attentive à leurs doléances. Faute d’interlocuteur fiable, ils n’ont eu d’autre choix que sortir dans la rue crier leur colère en saccageant et en pillant.

Les spécialistes sont en tout cas formels : cette frange de la population a grandi avec le terrorisme, la violence demeure leur seule forme d’expression pour obtenir ce qu’elle désire.

Une réflexion qui rejoint en partie les résultats de l’enquête menée par le Centre d’information sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef).

Selon cette enquête, les facteurs ayant concouru à l’émergence de la violence chez la nouvelle génération sont divers et multiples. Outre le phénomène du terrorisme, le manque d’activités culturelles ludiques et de sport, à même de canaliser les énergies et les passions des jeunes à l’école et en dehors, a contribué à l’émergence de comportements destructeurs.

Le Pr Kacha tire la sonnette d’alarme

Seule la mise en place d’une administration «capable d’écouter» les jeunes pour améliorer leurs conditions de vie pourrait arrêter cette folie destructrice dont ont fait preuve les émeutiers.

C’est la réflexion faite à la lecture de l’analyse du Pr Farid Kacha, chef de service de l’hôpital psychiatrique de Chéraga, qui a qualifié la situation de «grave».

Pour la plupart de ces jeunes, qui ont grandi durant la décennie noire, affirme le Pr Kacha, «seule la violence permet d’obtenir quelque chose». Pis encore, «ces jeunes vont grandir et la violence deviendra pour eux une légitimité», poursuit-il. «Cela devient une habitude. Pour eux, la violence est la seule possibilité de s’exprimer», ajoute-t-il, confortant l’adage selon lequel «l’habitude est une seconde nature».

Et c’est là que réside la gravité de la situation du pays dont la population est constituée à 70% de jeunes.

Le saccage et le pillage qui ont marqué les manifestations de ces derniers temps résument, selon notre spécialiste, le caractère de ces jeunes «habitués à exprimer leurs revendications par la violence».

«Cette frange de la société a besoin d’être écoutée», insiste-t-il, en émettant le souhait de voir les pouvoirs publics «prévenir les problèmes au lieu de les laisser arriver».

Et au vu de la conjoncture actuelle conjuguée à l’état d’esprit dans lequel se trouvent les jeunes manifestants, le Pr Kacha appelle «à trouver en urgence des réponses politiques et sociales». Il préconise l’installation de «représentations qui seront à l’écoute des doléances et préoccupations de cette frange de la population, pour les transmettre ensuite aux autorités concernées».

Il remet en cause, dans ce cadre, le rôle mitigé jusque-là du mouvement associatif quant à la prise en charge de la population juvénile. Selon lui, les associations doivent se réorganiser car elles ont «un rôle important» à jouer dans l’encadrement de la jeunesse. Elles doivent cesser d’être «des organisations de revendication», préconise-t-il . Notre interlocuteur prône, à cet effet, l’idée de les soutenir «davantage» sur le plan financier pour qu’elles soient «plus performantes, plus attentives et plus efficaces», avant d’évoquer la grande responsabilité de l’école dans cette attitude destructrice qui caractérise la nouvelle génération.

Pour lui, l’école est en «situation de crise». Elle ne peut donc s’acquitter de sa mission qui est d’inculquer aux enfants les valeurs qui leur permettent de faire valoir leurs droits sans recourir à la violence. Nos établissements scolaires «sont constamment touchés par les grèves liées aux salaires des enseignants», souligne-t-il en référence notamment à la grève qui a paralysé le secteur pendant plusieurs jours en 2010. Ainsi, pour le Pr Kacha, l’école est-elle aujourd’hui incapable d’accomplir son rôle éducatif.

Privés de leurs droits, ils témoignent

Sur l’énorme gâchis qui a suivi les émeutes, les avis des jeunes émeutiers interrogés convergent tous vers une même conclusion : le désespoir et l’exclusion les ont menés à la violence.

Parmi ceux qui ont participé à ce soulèvement, Hakim. Il remet d’emblée en cause les arguments avancés par les autorités sur les causes de ce soulèvement. «Les jeunes sont sortis dans la rue pour réclamer une vie plus décente, à commencer par le travail et le logement. Nous avons besoin, nous, en tant que jeunes de plus de considération. Le problème n’est donc pas lié seulement à la flambée des prix des produits de base», affirme-t-il.

Ce jeune de 21 ans, plongeur dans un café à Alger, confie avoir cassé et saccagé au même titre que ses amis du quartier.

«La décision de casser a été prise à l’unanimité au sein de notre groupe. Nous nous sommes attaqués alors à la polyclinique, la poste et l’APC de la région. C’est une manière de se faire entendre par ‘’el’houkouma’’», explique-t-il. A la question de savoir s’il a des regrets quant aux pertes matérielles et financières engendrées par ces destructions, il répond : «Cela reste insignifiant comparativement à ce qu’ils volent, eux, en haut.»

Même son de cloche chez Zinedinne, gérant d’un parking sauvage depuis deux ans. Nous avons évoqué avec lui ce phénomène de violence qui distingue d’une manière générale la jeune génération.

Pour lui, le cadre de vie dans lequel ont évolué la plupart des jeunes «encourage la violence, la brutalité et l’utilisation de la force dans tous les domaines», dit-il tout en insistant sur «l’absence d’une prise en charge sérieuse des préoccupations des jeunes». Zinedinne ne cache pas sa volonté de quitter le pays si l’occasion se présente à lui. Il dit gagner, avec ses quatre associés, dans la gestion de ce parking sauvage à peine de quoi subvenir à ses besoins personnels. «Avec ce que je gagne, je ne peux pas espérer vivre dignement, encore moins fonder un foyer». Pour ce jeune de 27 ans, rien que de penser à cette dure réalité, il ne peut «s’empêcher de devenir violent».

Une perception qu’on retrouve aussi dans le témoignage de Salim qui a participé, lui aussi, aux derniers événements. Il refuse toutefois de qualifier la jeunesse algérienne de violente.

La véritable violence pour ce diplômé chômeur, c’est d’être privé de ses droits. Droit à un emploi stable.

Droit à un logement décent. Droit à la santé... Des revendications légitimes auxquelles aspirent tous les jeunes d’Algérie.

Ecole, parents, misère… A qui la faute ?

Le choix de la violence comme forme d’expression par notre jeunesse laisse surgir de nombreuses questions. Des questions qui s’imposent devant un état de fait peu habituel.

La première concerne l’école et sa part de responsabilité dans le comportement violent de la nouvelle génération. Ensuite, le rôle que devraient jouer les parents pour canaliser l’énergie de leurs enfants. Vient ensuite la question relative à la misère sociale et enfin l’absence de repères référentiels parmi les jeunes.

Les professionnels de l’éducation nationale, eux, fustigent les parents d’élèves. Selon eux, nombreux sont ceux qui ne s’inquiètent guère de l’avenir de leurs enfants. Les parents, de leur côté, remettent en cause le manque de formation des enseignants et le contenu des programmes.

Ce sont ces carences qui seraient à l’origine de cette intolérance et de cette violence qui caractérisent notre jeunesse, selon eux.

A travers le rejet de l’ordre établi, il convient de dire que c’est la conjugaison de tous ces éléments qui a contribué d’une manière ou d’une autre au façonnage du caractère du jeune Algérien. Un portrait qui s’oppose en tout cas, littéralement, à l’éducation que souhaitent la plupart des parents inculquer à leurs enfants.

Cependant, les parents et les professionnels de l’éducation ne sont pas les seuls responsables. Loin s’en faut. D’autres ingrédients sont venus se greffer aux éléments déjà cités plus haut. L’absence de structures de loisir et d’espaces pour la pratique sportive dans notre pays ont largement contribué au déferlement de cette violence. Des facteurs qui expliquent, à eux seuls, ce rejet manifesté haut et fort contre toute représentation institutionnelle.

Les comportements violents observés sont allés du simple écart de langage à l’autodestruction. Les immolations et les suicides enregistrés ces derniers temps sont des exemples édifiants. Les jeunes semblent prêts à tout. D’autres n’hésitent pas à engager toutes leurs économies pour tenter de traverser clandestinement la Méditerranée

Source Infosoir Assia Boucetta

Le Pèlerin

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 05:43

Algérie - Benbitour dément “les rumeurs” qui l’annonçaient comme le prochain premier ministre

benbitour

   

Nous annoncions il y a quelques jours un imminent remaniement ministériel avec comme changement capital le départ du premier ministre Ahmed Ouyahia, qui serait remplacé selon certaines sources par Ahmed Benbitour. Ce dernier vient de démentir cette information qu’il qualifie “d’intox absurde” qui démontre “la grande faiblesse des centres de fabrication de la rumeur pour des objectifs de manipulation de l’opinion publique et de banalisation des efforts sérieux et patriotiques”.

Il réitère également son refus de réintégrer un gouvernement auquel il s’oppose.

Interrogé par Fodil Boumala sur Res Republica II, Ahmed Benbitour, répond : “Je n’ai pas démissionné comme chef de gouvernement pour revenir comme premier Ministre et avec la même équipe contre laquelle je m’oppose clairement et publiquement en offrant à la société un projet pour une véritable alternative afin d’éviter au pays le démantèlement”.

” Ma seule ambition, précise-t-il, n’est pas de “revenir” au pouvoir mais d’agir avec d’autres compatriotes soucieux des dangers qui guettent l’Algérie, pour qu’elle revienne ,elle, de loin. C’est-à-dire la mettre sur rail et permettre aux générations nouvelles de prendre son destin (et le leur) en main”.rapporte la même source.

Par ailleurs, selon Radio Kalima, qui cite des sources crédibles, c’est l’actuel ministre de l ‘énergie Youcef Yousfi, qui est pressenti pour remplacer Ouyahia. “Ce changement interviendra en même temps qu’une levée de l’Etat d’urgence”, ajoute le site.

Source Algérie – Focus RAF

Le Pèlerin

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 05:18

Monsieur le président, levez l'état d'urgence en Algérie !

pouvoir face la rue

 

Avec ses 19 ans sous état d’urgence, l’Algérie est l’un des six pays à vivre avec des lois d’exception, la Tunisie venant d’adhérer au club, mais pour quelque temps. Utilisé comme parade stratégique pour un problème conjoncturel, l’état d’urgence est devenu un mode de vie que la majorité des Algériens refuse. Un groupe de militants, syndicats et organisations, préparent à ce titre à un grand rassemblement pour la mi-février, date anniversaire de l’instauration de l’état d’urgence, pour réclamer sa levée. Va-t-on enfin en finir ?

L’état d’urgence se réinvite sur la scène des débats politiques en ce début d’année. Pas seulement à l’approche de sa date anniversaire (début février). Emeutes, rassemblements et marches interdits, arrestations, tentatives d’immolation par le feu : ce mois de janvier aura été celui de la contestation certes, mais aussi celui de la persistance du rejet par les autorités de toutes ses formes d’expression. Elles invitent au dialogue en condamnant la violence puis interdisent toute expression pacifique pour tenter d’imposer le silence. Impasse communicationnelle pour une société qui n’arrive plus à contenir ses revendications. Pour en sortir, la levée de l’état d’urgence est de plus en plus évoquée comme ultime solution. Changera-t-elle précisément la vie politique algérienne et plus globalement le quotidien des citoyens ? Pour beaucoup, la question ne mérite pas d’être posée tant la réponse est évidente : «La levée de l’état d’urgence ouvrira le champ politique et médiatique à coup sûr.»

Une marche pour l’exiger est d’ailleurs prévue à Alger, la mi-février (la date sera fixée aujourd’hui), organisée par une coordination regroupant la Ligue de défense des droits de l’homme (LADDH), des syndicats, des partis et des indépendants. Et ce n’est pas la seule initiative, le MSP vient lui aussi, d’après les déclarations de son vice-président Abderezzak Makri, d’entamer des négociations avec les deux autres partis de l’Alliance présidentielle, le RND et le FLN, en vue de les convaincre de demander, eux aussi, la levée de l’état d’urgence. «Cette ambiance de contestation généralisée nous interpelle depuis le début du mois, nous discutons donc avec le FLN et le RND pour qu’ils nous rejoignent sur cette question», a expliqué Makri. Et d’ajouter : «La levée de l’état d’urgence est impérative pour ouvrir le champ politique.» Kassa Aïssi, porte-parole du FLN, voit les choses autrement, l’état d’urgence, selon lui, «ne dérange en rien la vie politique algérienne». Contacté par téléphone à son tour, le RND, qui affiche depuis des années son opposition à la levée de l’état d’urgence, n’avait, hier, pas d’avis à donner sur la question.

Lente dérive

Les divergences politiques sur cette éventuelle levée persistent depuis près de dix ans, les militants de défense des droits humains, de leur côté, ne cessent de réclamer son abrogation depuis la relative accalmie sécuritaire. L’état d’urgence a été instauré par décret présidentiel le 9 février 1992 «pour restaurer l’ordre public et mieux assurer la sécurité des personnes et des biens» face à la menace insurrectionnelle pour une durée d’un an. 19 ans plus tard, il n’a toujours pas été levé malgré les annonces d’éradication du terrorisme. En 2002 déjà, le général Larbi Belkheir avait estimé «qu’il serait bien de lever cette mesure», tout comme le général de corps d’armée Mohamed Lamari, ex-chef d’état-major, qui expliquait, quelques mois plus tard : «Nous n’en avons plus besoin.» Les autorités civiles, de leur côté, tiennent paradoxalement le discours contraire : «Nous en avons encore besoin», affirmait en 2004 Ahmed Ouyahia, chef de gouvernement. La position officielle n’a pas changé depuis. Mise sous tutelle de la justice par l’Exécutif, fermeture du champ politique et médiatique, tortures, libertés collectives et individuelles entravées et incohérences dans les positions politiques, tous ces problèmes de l’Algérie d’aujourd’hui semblent renvoyer aux restrictions effectuées sous couvert de cet état d’urgence.

«Avec la création du conseil supérieur de la magistrature en décembre 1989, la justice devenait autonome, l’instauration des trois cours spéciales en octobre 1992 a cassé cette initiative», explique l’avocat Ali Yahia Abdenour, président d’honneur de la LADDH. Et d’ajouter : «Les arrestations par voie administrative et non par voie juridique, et les terribles tortures qui se sont enchaînées à cette période ont été déterminantes pour la justice. Même après la suppression de ces cours spéciales contrôlées par le régime, leur mode de penser et d’action s’est étendu à tous les tribunaux.» L’état d’urgence se confond par certains aspects à l’état de siège : l’Assemblée mise à l’écart et l’inutilité d’un wali pour réquisitionner l’armée afin d’assurer la sécurité dans certaines régions, comme le stipule l’arrêté du 25 juillet 93. Après la dérive du judiciaire vers l’administratif, le sécuritaire semble avoir cédé sa place à la politique. Qu’en pense le premier magistrat du pays et chef suprême de forces armées ? En 1999, le président Bouteflika l’avait résumé ainsi : «L’état d’urgence est une question politique qu’il faut régler dans un cadre politique.» Comprenne qui pourra.

Source El Watan Bouredji Fella

Le Pèlerin

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 05:02

Le bol de bois

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Je vous assure que vous vous rappellerez du Bol de bois demain, dans une semaine, un mois, une année…

Un vieil homme tout frêle va vivre avec son fils, sa bru et son petit-fils de quatre ans.

La main du vieil homme tremblait, sa vue était embrouillée et sa démarche vacillante.

La famille mangeait ensemble à la table. Mais, le vieux grand-papa éprouvait de la difficulté à manger. Les petits pois glissaient de sa cuiller et tombaient sur le plancher.

Quand il prenait son verre de lait, il le renversait sur la nappe.

Le fils et son épouse étaient irrités par le gâchis.

Le fils affirmait « On devrait faire quelque chose à propos de papa »

« J’en ai marre du lait renversé, du bruit qu’il fait en mangeant et de la nourriture sur le plancher. »

Alors, avec son épouse, il installait une table dans un coin de la cuisine.

Là, le grand-père mangeait seul pendant que la famille prenait le repas.

Étant donné que le vieil homme avait brisé de la vaisselle, sa nourriture était servie dans un bol de bois.

Quand la famille jetait un coup d’œil en direction de grand-papa, il leur arrivait de voir une larme glisser sur la joue du vieil homme pendant qu’il était assis tout seul.

Malgré tout, ils continuaient à maugréer contre lui lorsqu’il échappait sa fourchette ou sa nourriture.

Le petit-fils observait tout en silence.

Un soir, avant le souper, le papa remarquait son fils qui jouait avec des morceaux de bois qui jonchaient le plancher.

Il lui demanda gentiment, « que fabriques-tu? » Tout aussi gentiment le petit garçon répondit,

« Oh! Je fais un petit bol pour toi et maman pour que vous mangiez votre nourriture lorsque je serai plus grand. »

Le petit garçon sourit et continuait son travail.

Ces mots ont eu l’effet d’une bombe sur les parents qui devinrent silencieux. Des larmes commençaient à ruisseler le long de leurs joues… Sans dire un mot, ils savaient ce qu’ils devaient faire.

Ce soir-là, le fils prit la main de son père pour le ramener gentiment à la table familiale.

Pour le reste de ses jours il mangea tous ses repas avec la famille. Et pour quelque raison, ni le fils ou son épouse ne firent de cas quand il échappait sa fourchette, renversait du lait ou salissait la nappe.

Sur une note positive, j’ai appris que, peu importe quoiqu’il arrive, aussi mauvais que cela semble aujourd’hui, la vie continue, et elle sera meilleure demain.

J’ai appris que nous pouvons en dire beaucoup au sujet d’une personne de la façon qu’elle se comporte devant quatre choses :

Une journée de pluie, les personnes âgées, des bagages égarés et des lumières d’arbre de Noël emmêlées.

J’ai appris que gagner sa vie n’est pas la même chose que de « vivre sa vie. »

J’ai appris que la vie nous donne quelquefois une deuxième chance.

J’ai appris que l’on ne doit pas poursuivre sa vie avec une mitaine de receveur dans chaque main. Nous avons besoin de remettre quelque chose aux autres quelquefois. J’ai appris que si on poursuit le bonheur, il va nous échapper.

Mais, si vous vous concentrez sur votre famille, vos amis, les besoins d’autrui, votre travail et l’accomplissement des choses au meilleur de vos capacités, le bonheur vous trouvera bien.

J’ai appris que lorsque je prends une décision avec mon cœur, je prends normalement la bonne décision.

J’ai appris que même si je ressens de la douleur, je n’ai pas besoin de devenir un casse-pieds pour les autres.

J’ai appris que chaque jour, nous devrions étendre le bras et toucher quelqu’un d’autre.

Le monde aime cette touche humaine… se tenir pas la main, une accolade chaleureuse ou simplement une tape dans le dos….

J’ai appris que j’en ai encore beaucoup à apprendre.

J’ai appris que vous devriez faire suivre ceci à tous ceux et celles que vous aimez.

Je viens de le faire!

LA BOUGIE DE L’AMITIÉ

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Remarquez à la fin, la date quand la bougie fût allumée.

CELA VA VOUS DONNES LA CHAIR DE POULE.

Je ne suis pas celui qui la laissera sans suite. J’ai foi en elle...

Les anges m’ont accompagné tout au long de ma vie… et ils m’escortent toujours.

Ceci est pour vous tous et vous toutes qui êtes des personnes précieuses pour moi,

Je prie pour votre bonheur

La Bougie de l’Amour, l’Espoir et l’Amitié!

Cette bougie a été allumée

Le 15 septembre 1998

Quelqu’un qui vous aime a fait en sorte

de la garder « allumée », en vous l’envoyant.

Ne laissez pas la Bougie de l’Amour, l’Espoir et l’Amitié s’éteindre.

Faites-la suivre à tous/toutes vos ami(e)s et les personnes que vous aimez!

Que Dieu vous bénisse !

Le Pèlerin

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 05:01

«30 ans, ça suffit !»

Le vent de la colère semble se propager dans le monde arabe.

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Ce jeudi, c’était au tour du Yémen d’exprimer son ras-le-bol et son rejet du chef de l’Etat au pouvoir depuis trois décennies.

Des milliers de personnes ont manifesté ce jeudi à Sanaâ à l'appel de l'opposition, réclamant le départ du Président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Le Président tunisien «est parti après 20 ans, 30 ans au Yémen, ça suffit», scandaient les manifestants en référence au mouvement de contestation populaire sans précédent en Tunisie qui a chassé le président Zine El-Abidine Ben Ali après 23 ans au pouvoir.

«Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir», «l'heure du changement a sonné», répétaient les manifestants yéménites qui s'étaient rassemblés à l'appel de la «Rencontre commune», une coalition de l'opposition. Celle-ci a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale yéménite pour «disperser les forces de police», selon l'un des organisateurs. La police n'est pas intervenue contre les manifestants. Mais le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), a organisé quatre meetings qui ont rassemblé des milliers de personnes dans la capitale pour faire contrepoids aux manifestations de l'opposition. Au pouvoir depuis 1978, M. Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013. Un projet d'amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l'opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l'actuel chef de l'Etat. L'opposition accuse, en outre, le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine, unité d'élite de l'armée. Mais le chef de l'Etat s'est défendu dans un discours télévisé dimanche soir de vouloir transmettre le pouvoir à son fils. «Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir», a-t-il dit. Le Yémen est un des pays arabes les plus pauvres et l'unique république de la péninsule arabique. Les manifestations de ce jeudi s'inscrivent dans le cadre d'un programme de protestations de l'opposition, à l'approche des élections législatives prévues le 27 avril.

Le CPG et les partis de l'opposition avaient décidé d'engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire avant ces élections, mais ce dialogue a marqué le pas. La «Révolution du Jasmin» en Tunisie ayant provoqué une onde de choc dans plusieurs pays arabes, notamment en Egypte, théâtre cette semaine de manifestations sans précédent contre le président Hosni Moubarak, a donc vite «contaminé» le Yémen.

Source Infosoir R. I./AFP

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:45

Egypte: heurts entre police et manifestants anti-Moubarak, 500 arrestations

Moubarak.jpg 

Des heurts entre manifestants et forces de l'ordre ont éclaté mercredi en Egypte où la police a procédé à quelque 500 arrestations, au deuxième jour d'une mobilisation sans précédent contre le président Hosni Moubarak au pouvoir depuis trois décennies.

Des affrontements ont eu lieu dans le centre du Caire avec plusieurs centaines de manifestants ainsi que, plus à l'est, dans la ville portuaire de Suez où 2.000 personnes se sont rassemblées, selon un journaliste de l'AFP sur place et des témoins.

Les accrochages lors des manifestations de mardi ont fait quatre morts, trois manifestants et un policier.

Frappées d'une interdiction stricte par les autorités, les manifestations ont été moins nombreuses que la veille.

Au total, au moins 700 personnes ont été arrêtées lors des deux jours de manifestations, 500 mercredi, dont 90 au Caire, et 200 la veille, selon les services de sécurité.

Les Etats-Unis ont appelé l'Egypte, un de leurs proches alliés, à lever l'interdiction de manifester, et à ne pas en outre perturber le fonctionnement des réseaux sociaux sur internet, très utilisés par les manifestants.

Le site de micro-blogs Twitter a dit avoir été bloqué en Egypte depuis mardi après-midi, ainsi que les applications liées à ce service. Le site internet suédois Bambuser, qui permet de visionner directement "en flux" sur l'internet des vidéos filmées par téléphone mobile ou webcam, a aussi été bloqué.

Selon le site spécialisé dans la surveillance d'internet Herdict.org., il était impossible de se connecter au site de socialisation Facebook mercredi en Egypte. Sur place des utilisateurs ont fait état de problèmes ponctuels d'accès.

Fer de lance de la contestation, le "Mouvement du 6 avril", un groupe de militants pro démocratie, a appelé à ces protestations "pour demander le droit de vivre, la liberté et la dignité".

En dépit de l'avertissement du ministère de l'Intérieur contre tout "acte de provocation, rassemblement de protestation (ou) marche ou manifestation", des militants avaient indiqué à l'AFP qu'ils n'en tiendraient pas compte et que les rassemblements auraient lieu.

Ces manifestations anti-gouvernementales, qui ont mobilisé des milliers de personnes à travers tout le pays, sont les plus importantes du genre survenues en Egypte depuis l'arrivée au pouvoir de M. Moubarak, 82 ans, en 1981.

Dominées par des slogans demandant son départ, elles se sont inspirées de la révolte tunisienne qui a poussé à la fuite le président Zine El Abidine Ben Ali à la mi-janvier.

"Des milliers de personnes manifestent contre la pauvreté, le chômage, l'inflation et la corruption, et demandent le départ du gouvernement", a titré le quotidien égyptien indépendant al-Masri al-Yom.

La bourse du Caire a clôturé en baisse de 6,14%, et la livre égyptienne a plongé dans la journée à 5,83 livres pour un dollar, son plus bas niveau depuis 2005.

Les appels se sont multipliés de l'étranger demandant à l'Egypte d'engager des réformes répondant aux attentes de sa population.

Le gouvernement devrait être "sensible" aux aspirations de son peuple, a jugé la présidence américaine, en encourageant Le Caire à "mener des réformes", alors que l'Union européenne a exhorté ce pays à écouter les demandes de changement politique.

Avec plus de 80 millions d'habitants, l'Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe, et plus de 40% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et par personne. Plusieurs immolations par le feu ont eu lieu ces derniers jours en Egypte, rappelant celle d'un jeune Tunisien qui avait déclenché la révolte dans son pays.

Des milliers de manifestants lançant des slogans hostiles au pouvoir ont défilé mardi 25 janvier en Egypte à l'initiative de mouvements d'opposition s'inspirant de la révolte tunisienne, face à un déploiement policier massif. Durée: 00:55

Après la Tunisie, la révolte gagne le plus peuplé des pays arabes.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:44

Les troubles dans le monde arabe depuis la révolution tunisienne

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Le mouvement de contestation qui a provoqué la chute du président tunisien Zine Al Abidine Ben Ali, le 14 janvier, a fait tache d'huile dans les autres pays arabes.

EGYPTE

17 janv: Un homme a tenté de s'immoler par le feu au Caire, un geste rappelant celui d'un Tunisien ayant déclenché les émeutes dans son pays.

18 janv: un chômeur de 25 ans succombe à ses brûlures après s'être immolé par le feu à Alexandrie (nord). Un avocat tente de s'immoler au Caire. Le 20, deux ouvriers effectuent le même geste.

 25: trois manifestants et un policier trouvent la mort lors de manifestations sans précédent contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. 200 arrestations.

26: des affrontements opposent policiers et manifestants lors d'une nouvelle journée de manifestations malgré l'interdiction des autorités. 500 arrestations.

ALGERIE

5 janv: Cinq jours d'émeutes contre la vie chère font cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s'arrête après l'annonce d'une baisse de prix des produits de première nécessité.

22: la police empêche une manifestation "pour la démocratie" à Alger. Une vingtaine de blessés.

Deux décès par immolation et six tentatives depuis le 14 janvier.

JORDANIE

14 janv: Des milliers de personnes manifestent dans plusieurs villes pour protester contre la vie chère et la politique économique.

16: Près de 3.000 personnes participent à un sit-in à Amman appelant à la propagation de "la révolution tunisienne".

21: Plusieurs milliers de personnes manifestent à Amman malgré l'annonce de nouvelles mesures sociales.

SOUDAN

16 janv: Des partis d'opposition réclament la "fin du régime totalitaire" du président Omar el-Béchir et demandent la démission du ministre des Finances jugé responsable de la hausse des prix des denrées alimentaires.

Début janvier, des heurts opposent la police à des étudiants protestant contre la hausse des prix.

25: un cas mortel d'immolation sur le marché d'Omdurman, limitrophe de Khartoum.

OMAN

17 janv: Près de 200 manifestants à Mascate protestent contre la cherté de la vie, un défilé modeste mais très rare dans cette monarchie arabe du Golfe.

MAURITANIE

17 janv: un homme d'affaire mécontent du régime s'immole à Nouakchott.

MAROC

Trois personnes tentent de s'immoler le 21 janvier, une autre le 25. Le Maroc a lancé des appels d'offre pour l'achat d'importantes quantités de céréales, afin d'éviter des pénuries pesant sur le climat social.

YEMEN

18 janv: les forces anti-émeutes dispersent une manifestation d'un millier d'étudiants à Sanaa appelant à un changement démocratique et les "peuples arabes à se révolter contre leurs dirigeants".

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:22

La peur gagne les hautes sphères du pouvoir

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Surpris par les dernières émeutes qui ont secoué plusieurs grandes villes du pays, le pouvoir algérien donne plus que jamais l’impression d’être sur la défensive et de ne pas trop savoir quoi faire pour éviter, d’abord, de connaître le même sort que celui enduré par le régime de Ben Ali et, ensuite, calmer durablement le grondement de la rue.

La décision des autorités d’interdire la marche à laquelle avait appelé, samedi dernier, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et de sortir la «grosse artillerie» (des milliers de policiers en tenue et en civil ont été mobilisés ce jour-là) pour empêcher, justement, Saïd Sadi et ses partisans de battre le pavé, montre que les décideurs ont une peur bleue de voir cette initiative marquer le point de départ d’une contestation qui s’élargirait à tout le pays tant ils se savent aujourd’hui rejetés par la population. Surtout depuis que WikiLeaks a révélé leurs manigances ainsi que leur véritable visage. Cela pourrait d’ailleurs expliquer pourquoi plus personne n’ose s’adresser à la société.

Le maintien à ce jour, dans l’Algérois, de l’impressionnant dispositif sécuritaire déployé le jour de la marche avortée du RCD prouve que la crainte de voir un scénario à la tunisienne ou à l’égyptienne se produire en Algérie ne s’est pas estompé au sein des différents cercles du pouvoir. Des sources affirment qu’il va même crescendo. Afin de désamorcer la bombe sociale sur laquelle il est assis, le pouvoir, avons-nous appris de bonnes sources, a pris la décision d’importer d’importantes quantités de blé, de lait en poudre, de sucre, des médicaments, de légumes secs et d’huile. But de l’opération : faire en sorte à ce qu’il n’y ait aucune pénurie durant les prochains mois. La proposition de procéder en urgence à ces achats a été faite par le ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa, qui a d’ailleurs passé le plus clair de son temps, hier, à convaincre l’opinion qu’aucun produit ne sera absent des étals à moyen et long terme.

Ce n’est pas tout. Pour résorber la colère de la population et éviter de mettre le feu aux poudres, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a également, selon le site d’information Algérie Plus, «ordonné à ses ministres de suspendre les opérations de relogement ou de démolition, d’éviter toute pénurie de gaz en bouteille, d’eau, de surseoir aux contrôles fiscaux et d’assurer la disponibilité de liquidités dans les bureaux de poste». Ces «ordres» sont assortis, en outre, révèle la même source, d’«une interdiction de vendre de l’essence en jerricans pour circonscrire une généralisation des immolations, alors que les imams ont été invités à prêcher que le suicide est un grand péché». Les responsables locaux, les walis, les chefs de daïra et les présidents d’APC sont, quant à eux, tenus de répondre aux doléances des citoyens avec la plus grande célérité. Parallèlement à ces mesures, d’autres sources révèlent que le pouvoir ne serait également pas contre l’idée d’aménager au système une soupape de sécurité et de faire un certain nombre de concessions au plan politique, avec en prime le départ du gros de la composante de l’actuel gouvernement.

D’où, d’ailleurs, la multiplication des rumeurs, depuis mardi, annonçant un remaniement imminent de l’Exécutif. Seulement, on redoute, dit-on, que l’opposition et la population considèrent cette initiative comme un signe de faiblesse et profite de la conjoncture actuelle pour demander un changement radical, comme cela s’est produit en Tunisie. Un changement qui pourrait tout emporter sur son chemin.

En un mot, le pouvoir, à sa tête le président Bouteflika, semble bien coincé entre le marteau et l’enclume, surtout qu’il sait mieux que quiconque que la situation a atteint un important niveau de pourrissement et que la population ne se satisfera plus de simples demi-mesures.

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:19

Algérie - Wilaya de Bouira - Engouement des femmes pour le sport

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Sports collectifs ou individuels, la gent féminine s’y invite depuis quelque temps bravant tabous et préjugés.

La salle omnisports, tout comme le centre sportif de proximité de la ville de Bouira, qui compte près de 1500 adhérents, accueillent quotidiennement un très grand nombre de jeunes et de moins jeunes pour y pratiquer les diverses disciplines sportives de leur prédilection. Un fait nouveau méritant d’être signalé à propos de ces activités sportives : une partie assez importante de cette masse juvénile fréquentant ces espaces est de sexe féminin. Sports collectifs ou individuels, la gent féminine s’y invite depuis quelque temps, bravant les tabous et les préjugés, à telle enseigne que le nombre est sur une courbe toujours ascendante. Elles représentent, selon le responsable de la salle OMS, Djeralfia Nassim, un taux de 30%, soit près de 450 membres dont l’âge varie entre 6 ans et plus de 40 ans. En effet, elles sont assez nombreuses à pratiquer des disciplines jadis «réservées», du moins à Bouira, au sexe dit fort.

Ainsi donc, nos filles s’exercent, sportivement parlant, pour le bien de leur santé morale et physique et pour le bien de la société en général, assez longtemps confinée, à Bouira, dans un conservatisme sclérosant. Ces filles s’impliquent aussi quasiment dans la grande majorité des disciplines, tels que volley-ball, football et, prochainement, handball, judo, karaté do, full contact et Tai Kwan Do, pour ne citer que ces deux catégories de sports collectifs et de combat. En plus de ces disciplines sportives, elles pratiquent également l’aérobic, pour les fillettes de 6 à 14 ans (au nombre de 30) et l’aérobic fitness pour les adultes (au nombre de 25).

D’ailleurs, concernant ces deux catégories de sport, le responsable de la salle OMS nous apprendra que «certaines ont atteint le niveau national». Notons que ladite salle de sports n’a ouvert ses portes que vers la fin de l’année 2004 et que son éloignement pose problème, du moins pour la gent féminine. Ce qui freine quelque peu le grand engouement de ces sportives. Mais cela n’empêche pas que la salle enregistre quotidiennement de nouvelles adhérentes. «Pour ce qui est des fillettes, le mérite revient principalement aux parents qui les accompagnent des quatre coins de la ville par leurs propres moyens de locomotion», nous dira en substance le chef de la salle omnisports.

Cette effervescence et cet afflux s’expliquent, remarque-t-on, par le fait que la prise en charge de tous les sportifs est assurée par un encadrement de qualité, puisque des docteurs d’Etat, des conseillers de haut niveau et des détenteurs de magisters en sport contribuent au succès de l’application des programmes.

A ce sujet, notre interlocuteur dira que «c’est l’unique unité à Bouira-ville, et bien qu’elle soit dotée d’une grande salle et de 4 salles annexes de gymnastique, le programme est excessivement chargé», ce qui nécessite la création de nouvelles salles dans les quartiers populeux.

Source El Watan Belkacem Mechoub

Le Pèlerin

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:11

Gare à ceux qui s’aventureraient à Cherchell pour replonger dans cet univers autrefois paradisiaque.

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La déliquescence a atteint aujourd’hui un degré incroyable. Il suffit de se rendre au marché qui vient juste d’être «relooké» et aménagé à coups de milliards. Son état actuel est déplorable, avec l’anarchie dans la disposition des «box» de commerce et l’insalubrité qui a pris une autre dimension, ne laissant point indifférents les citoyens et les citoyennes. Les policiers qui voulaient mettre de l’ordre se sont rapidement volatilisés, laissant libre cours aux nombreuses personnes qui se fichent de la réglementation, de l’hygiène et du civisme.

Beaucoup de citoyens s’interrogent aujourd’hui sur l’utilité des travaux engagés par l’APC. Ni l’administration du commerce ni celle des impôts ne se sentent concernées par la multiplication des «commerçants» informels.

L’absence d’hygiène a transformé cet espace public en un paradis pour les centaines de rongeurs qui défient l’être humain. Un détour au marché de Cherchell illustre parfaitement l’absence de l’Etat dans la gestion les affaires publiques locales. «Vous pouvez écrire qu’il y a de l’anarchie au marché, nous déclarait le P/APC, en présence de certains responsables locaux et de la wilaya, je vous défie», ajoute-t-il. De même dans un établissement scolaire du cycle primaire de la cité Mahem, construit depuis très peu d’années, les parents d’élèves dénoncent l’indifférence à l’égard des écoliers. Un manque de portemanteaux dans les 13 classes de l’école a entraîné la propagation des poux, les sanitaires sont déjà vétustes et l’absence d’hygiène est criante, d’autant qu’une réfection de la plomberie et des sanitaires est souhaitée.

L’absence de chauffage dans les classes oblige les bambins à ne pas ôter leur veste ou manteau en classe ; aucun repas chaud n’est servi aux élèves. Pourtant, selon l’association des parents d’élèves, un emplacement existe pour une cantine. Le manque d’hygiène au niveau des 13 classes est justifié par l’insuffisance de femmes de ménage. Enfin, il suffit de visiter l’école aujourd’hui pour se rendre compte qu’elle n’a pas été construite selon les normes. L’APC de Cherchell attend le budget pour doter cette école de chauffage, tandis que les parents d’élèves attendent l’arrivée des agents d’entretien pour le nettoyage des classes. L’Etat a alloué une enveloppe pour réaliser une école primaire, afin de permettre aux garçons et aux fillettes d’étudier dans de bonnes conditions. Hélas, ce n’est pas le cas pour cette école.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

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