Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:01

Tout pour faire du 12 février un grand moment populaire

reunion-coordination-nationale.jpg

 

Dar El Beïda (banlieue est d’Alger), 29 janvier. Effervescence militante à la Maison des syndicats où se tient en ce samedi après-midi une réunion de la commission technique issue de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie.

A l’ordre du jour : la préparation de la grande marche du 12 février. Le conclave est présidé par Rachid Malaoui, SG du Snapap, tandis que le député RCD, Tahar Besbas, fait figure de modérateur. Les propositions fusent autour de la table.

Logistique, itinéraire, mots d’ordre, slogans, plan média, rien n’est laissé au hasard par la commission. Sur la réunion plane l’ombre du «vendredi de la colère» et les manifestations insurrectionnelles qui manquent d’emporter l’Egypte de Moubarak. «Il faut garder à l’esprit qu’aussi bien en Tunisie qu’en Egypte, c’est le peuple et le peuple seul qui a pris les choses en main», martèle l’un des participants. Car une partie des débats a tourné, à un moment donné, autour de la «signalétique» de la marche et la charte des couleurs qui seront arborées.

Et il était acquis que les couleurs et les fanions à caractère partisan devaient être occultés au profit de banderoles aux motifs rassembleurs. Il est également recommandé de décliner les slogans dans les trois langues (arabe, français, tamazight), et de lancer une large campagne de mobilisation sur facebook. «Maintenant que nous nous sommes entendus sur les contenus, les affiches et les banderoles seront confectionnées au niveau de chaque organisation», recommande Rachid Malaoui. Rabah Abdellah, du Comité national pour la liberté de la presse, lit le communiqué qui sanctionne la réunion. Celui-ci est vite érigé en «appel au peuple algérien». La marche du 12 février devra ainsi s’ébranler à 11h à partir de la place du 1er Mai en direction de la place des Martyrs. Elle s’articulera autour de mots d’ordre précis : démocratie, justice sociale, levée de l’état d’urgence, ouverture du champ politique et médiatique.

L’assemblée retient, en sus, le principe d’introduire une demande d’autorisation, une manière de mettre le pouvoir devant ses responsabilités. La marche réprimée du RCD avait, objectivement, de quoi laisser perplexe. Pourtant, les animateurs de la CNCD ne semblaient à aucun moment intimidés par l’ostensible étalage de force du 22 janvier dernier. C’est ce qui ressort des propos de Tahar Besbas qui nous déclare : «L’initiative du RCD a permis au moins de mettre à nu encore une fois la nature du pouvoir comme il l’a démontré dans sa gestion de la marche du 22 janvier. Pour M. Besbas, les émeutes qui secouent l’Egypte «montrent que la machine de la répression n’a pas empêché les Egyptiens de continuer à manifester. De la même manière, la répression ne fait qu’accroître notre détermination à braver les interdits et à nous réapproprier les espaces d’expression et de liberté». De son côté, Abdelmoumen Khelil de la LADDH indique que la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme est engagée de plain-pied dans les préparatifs de la marche. «En ce moment même, il y a des jeunes qui tiennent une réunion dans les locaux de la Ligue pour préparer la marche du 12.  

Le représentant de la LADDH estime, par ailleurs, que «le soulèvement en Egypte et ailleurs marque l’affirmation des sociétés civiles arabes. C’est une dynamique historique des peuples». Pour sa part, Azouaou Hadj Hamou, ce manchot héroïque qui a perdu son bras gauche dans le feu de l’intifadha du 5 Octobre 88, et qui représentait l’association AVO88 au sein de la CNCD, est venu avec un message clair  : retenir les leçons des événements d’Octobre. «Cela a été un immense gâchis : nous avons acquis 40% de liberté et le système est redevenu comme il était, voire pire. 480 morts pour une parodie de changement tandis qu’en Tunisie, 100 morts ont fait tomber le régime.»

Source El Watan Mustapha Benfodil

Le ¨Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:55

En direct: le pouvoir de Moubarak ébranlé en Egypte

manifestation egypte

 

19h32 - Crainte des pillages - Des comités de quartier, armés de gourdins et de barres de fer, se constituent à travers Le Caire pour protéger la population des bandes de pillards qui dévalisent les commerces et vandalisent les maisons.La police a subitement disparu des rues. FIN DE NOTRE DIRECT.

19h19 - Maison Blanche - La secrétaire d'Etat Hillary Clinton et les principaux responsables de l'administration Obama ont tenu une réunion de deux heures à la Maison Blanche sur la crise politique en Egypte, indique un responsable sous le couvert de l'anonymat. Le président Barack Obama n'a pas pris part à la réunion.

19h10 - Matraques - De retour à Paris, Blandine Delcroix, qui logeait chez des amis au Caire, dit avoir vu mercredi soir "des gens se faire pourchasser par des groupes de personnes armées de matraques" dans le centre-ville.

19h02 - Partir - Mohamed ElBaradei appelle Hosni Moubarak à partir sans délai pour le bien de l'Egypte.

18h55 - Insuffisant - L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei affirme dans des déclarations à la chaîne Al-Jazira que la nomination par Hosni Moubarak d'un vice-président et d'un nouveau Premier ministre n'est pas suffisante.

18h48 - "La France doit parler" - L'ancien Premier secrétaire du PS François Hollande, affirme que "la France doit parler" au sujet de l'Egypte et "rappeler" que la démocratie est une "valeur universelle".

18h41 - Rejet - "Ni Moubarak, ni Souleimane, on en a assez des Américains!", réagit la foule rassemblée sur la Place el Tahrir à l'annonce de la nomination du patron des Renseignements au poste de vice-président. Pour l'un de ces manifestants, "Souleimane est l'homme de Moubarak et cela ne reflète pas un signe de changement".

18h31 - Des bougies en Syrie - Les forces de l'ordre dispersent à Damas une cinquantaine de jeunes qui portaient des bougies devant l'ambassade d'Egypte. L'appel à un sit-in a été lancé sur Facebook, pourtant interdit en Syrie, "afin d'exprimer nos condoléances pour les victimes du peuple égyptien".

18h18 - Mosquée - Des dizaines de blessés, souvent inconscients, sont transportés dans la petite mosquée de Bab al-Louq jouxtant la scène des affrontements. "La police nous tire dessus depuis hier, elle protège le ministère de l'Intérieur. Que fait l'armée?" s'interroge Mohammed Khalif, un jeune avocat venu prêter secours.

18h09 - A Rome - Le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, assure que le nouveau gouvernement égyptien pourra compter sur de bonnes relations diplomatiques avec l'Italie.

18h06 - "Soulagés" - Des touristes Français arrivent du Caire "soulagés" à Roissy, pour certains avec plusieurs heures de retard. "On sent que là-bas la situation est tendue", explique Jacinthe Bonneau, qui a rendu visite à sa soeur expatriée au Caire.

18h04 - Soldats acclamés - "Le peuple, l'armée, nous sommes un seul bras", scandent les manifestants saluant les soldats circulant dans des chars d'assaut place Tahrir, au centre du Caire.

18h00 - Douille - "La police s'attaque au peuple, elle nous considère comme des ennemis", rage Ahmed, un manifestant costaud enivré de colère, montrant une douille de fusil tiré selon lui par la police sur des manifestants lors de affrontements devant le ministère de l'Intérieur dans le centre du Caire.

17h49 - Touristes russes - Rostourism, agence russe pour le tourisme, indique préparer un plan d'évacuation des touristes russes d'Egypte en cas de besoin.

17h34 - Rapatriement - Israël a rapatrié en avion spécial les familles de ses diplomates, ainsi qu'une quarantaine d'Israéliens qui séjournaient à titre privé au Caire, indique le ministère israélien des Affaires étrangères. L'ambassadeur reste à son poste.

17h34 - Manif à Londres - Quelques centaines de personnes réclament à Londres aux abords de l'ambassade d'Egypte le départ de Hosni Moubarak. Les manifestants forment deux groupes distincts, séparés par les forces de l'ordre, l'un constitué d'islamistes, l'autre se disant sans affiliation politique.

17h25 - Enterrement - Dans le quartier de Bassatin, des proches, réunis autour du caveau familial, enterrent l'un des leurs, tué hier par une bombe lacrymogène lancée par la police. Son fils assure qu'il retournera manifester et rejoindra les dizaines de milliers de personnes qui bravent le couvre-feu au Caire. Les manifestations ont fait au moins 50 morts depuis mardi.

17h11 - Elèves - "Saddam était leur maître, et tous ces dictateurs ne sont que ses petits élèves", affirme Hussein Mohamed, un livreur irakien dans un quartier commerçant de Bagdad. "Si le régime égyptien tombe, tous les autres suivront dans le monde arabe car l'Egypte est le plus grand et le plus puissant pays de la région", prédit-il.

17h06 - Kadhafi téléphone - Le numéro un libyen Mouammar Kadhafi s'est entretenu au téléphone avec Hosni Moubarak, "pour se rassurer sur la situation en Egypte", annonce l'agence libyenne Jana.

17h04 - NOUVEAU GOUVERNEMENT - Ahmad Chafic, ministre de l'Aviation, est chargé de former le gouvernement. C'est une personnalité généralement appréciée au sein de l'élite égyptienne, y compris de l'opposition. Son nom avait été évoqué pour éventuellement succéder au président Moubarak en cas de vacance du pouvoir.

16h50 - Appel de Berlin - Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle appelle "les responsables en Egypte et les forces de sécurité" à renoncer à la violence contre "les manifestations pacifiques", selon un communiqué de son ministère.

16h39 - Appel américain - Les Etats-Unis réitèrent leur appel à la "retenue" de "toutes les parties" en Egypte, déclare Philip Crowley, porte-parole de la diplomatie américaine. "Avec les manifestants encore dans les rues en Egypte, nous sommes inquiets des risques de violences ", affirme-t-il sur son compte Twitter.

16h36 - Dans le bon camp - Le MoDem demande au gouvernement français à être "cette fois dans le camp de ceux qui se battent pour la démocratie et contre l'arbitraite", contrairement à la révolution tunisienne.

16h27 - Appel de Moscou - Le ministère russe des Affaires étrangères appelle, dans un communiqué, les autorités égyptiennes à "garantir la paix civile" afin de pouvoir répondre "aux attentes de la population". Il s'agit du premier commentaire de la Russie au sujet de la situation politique en Egypte.

16H25 - UN VICE PRESIDENT - Le chef du Renseignement, Omar Souleimane, vient de prêter serment en tant que vice-président, premier poste du genre depuis que le président Hosni Moubarak a pris le pouvoir en 1981, rapportent les médias officiels.

16h21 - Aux Etats-Unis - Les organisations représentant la communauté arabe aux Etats-Unis appellent le président Barack Obama à soutenir le peuple égyptien "opprimé" et à demander le départ de Hosni Moubarak. Ces protestations sont l'indice d'un "vaste mécontentement populaire", estime ainsi la Société américano-égyptienne.

16h14 - Réunion importante - Le président Hosni Moubarak tient "une réunion politique importante" au siège de la présidence, au Caire, annonce la télévision d'Etat.

16h11 - Trois morts - Trois personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées dans les manifestations de ce samedi au Caire, apprend-on auprès des secouristes sur place.

16h08 - Inquiétude en Israël - "Le plus inquiétant, c'est le climat d'incertitude qui règne dans le pays le plus influent du Proche-Orient", déclare à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat.

16h06 - Fillon - "C'est le peuple égyptien qui décide" et "aucun pays ne peut prendre la place du peuple égyptien", déclare le Premier ministre français François Fillon. "Il faut que les violences s'arrêtent, personne ne peut accepter qu'il y ait des morts", ajoute-t-il. "Ce que nous disons simplement au gouvernement égyptien, c'est qu'il faut qu'il entende les revendications".

16h04 - Démission - Ahmad Ezz, haut responsable du parti au pouvoir en Egypte, largement perçu comme un pilier d'un régime corrompu, démissionne du Parti national démocrate, selon la télévision d'Etat.

16h02 - Liban - A Beyrouth, quelque 300 personnes, des étudiants pour la plupart, manifestent dans le calme devant l'ambassade d'Egypte, aux cris de "Liberté pour l'Egypte !" ou de "Moubarak va-t-en !".

16h00 - Musée protégé - Des jeunes Egyptiens forment une chaîne humaine autour du musée du Caire, qui abrite des trésors de l'antiquité, et des comités de quartier se constituent pour tenter de protéger la capitale des pilleurs.

15h58 - Couvre-feu ignoré - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont rassemblés dans le centre du Caire, défiant un couvre-feu entré en vigueur à 16H00 (15H00 françaises).

15h55 - Prêche - Le plus influent prêcheur du monde arabe, cheikh Youssef Al-Qardaoui, affirme que seul le départ du président Hosni Moubarak pouvait régler la crise en Egypte, appelant le peuple à poursuivre son "soulèvement" pacifiquement, dans une déclaration à la chaîne Al-Jazira.

EN DIRECT - La promesse de réformes et d'un nouveau gouvernement ne calme pas les manifestants en Egypte, qui réclament le départ du président Hosni Moubarak, soumis à la pression d'une communauté internationale de plus en plus critique à son égard.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Information
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:50

Nomination du chef des services secrets, Omar Souleïmane (74 ans), au poste de vice-président

emeutes-egypte.jpg

 

Après cinq jours d’importantes manifestations qui ont ébranlé tout le pays, exigeant son départ, le raïs s’accroche au pouvoir contre la volonté de tout un peuple qui brave la terreur d’un régime des plus cruels.

Acculé par la pression de la rue, Hosni Moubarak a tenté une manœuvre pour «sauver sa tête et son régime». Face à l’accélération des événements, il a nommé, hier, le chef des services secrets, Omar Souleïmane (74 ans), au poste de vice-président et un ancien militaire, Ahmed Chafic, pour former un nouveau gouvernement. La veille, Hosni Moubarak, retiré dans la station balnéaire de Charm El Cheikh, s’est adressé à la nation dans un discours jugé par l’opposition et la rue en dissidence «très négatif car il ne répond pas aux exigences du peuple égyptien qui réclame son départ», a déclaré Abdelhalim Kendil, coordinateur du mouvement Kifaya.

Moubarak a annoncé la dissolution du gouvernement de Ahmed Nazif et usé d’un ton menaçant à l’égard des manifestants. Mais son autorité semble altérée face un peuple égyptien déterminé à en finir enfin avec «un régime despotique en place depuis trente ans», a indiqué George Ishak, un des animateurs du mouvement Kifaya. Ainsi, les manifestations se sont radicalisées alors que les forces armées ont pris position dans toutes les villes du pays. Les affrontements entre manifestants et services de sécurité, qui ont fait près de 100 morts, ont laissé place à des manifestations pacifiques après que les blindés de l’armée aient été accueillis à bras ouverts par les manifestants. Ces derniers ont bravé, pour le deuxième jour, le couvre-feu imposé par le Président.

Les Egyptiens ont continué à manifester durant toute la nuit d’hier, réclamant le départ de Moubarak et l’instauration d’un régime démocratique au pays du Nil. Ils étaient des centaines de milliers à occuper les principales places au Caire, à Alexandrie, à Suez,  El Mahala et autres villes du pays. Les menaces du ministre de la Défense contre toute personne bravant le couvre-feu n’ont pas eu l’effet escompté. Alors que des milices tentent de semer le trouble lors des manifestations, les Egyptiens commencent à mettre sur pied des comités populaires pour protéger les personnes et les biens.

Par ailleurs, le leader de l’opposition et président du Comité national pour le changement, Mohamed El Baradei, a appelé les Egyptiens à continuer à manifester «pacifiquement jusqu’à faire tomber le régime de Moubarak». Il a sévèrement critiqué la nomination de Omar Souleïmane et Ahmed Chafic, respectivement vice-président et chef de gouvernement, car pour lui, il s’agit de «la militarisation du régime et la consécration de l’approche sécuritaire dans la gestion d’une crise politique grave». Dans une déclaration à la chaîne Al Jazeera, l’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique a indiqué que «seul un changement radical au sein du pouvoir, avec le départ de Moubarak et l’amorce d’un processus de transition, pourrait sauver le pays. Le mouvement de contestation qui mobilise de plus en plus veut un changement de régime».

De son côté, le coordinateur du mouvement Kifaya, Abdelhalim Kendil, dans une déclaration à El Watan, a dénoncé «une manœuvre de Moubarak qui tente de sauver son régime alors que la rue est unanime à exiger son départ du pouvoir. Nous voulons en finir avec un despotisme qui a écrasé tout un peuple pour se maintenir». Tout en estimant que la révolte qui s’est emparée de l’Egypte depuis cinq jours, M. Kendil a émis des propositions pour sortir de «ce bras de fer qui oppose un peuple déterminé à un pouvoir aveuglé par la corruption». «Il est urgent que le Président se retire avant qu’il ne soit chassé comme le président tunisien ; il est urgent de dissoudre toutes les institutions issues de la fraude, de former un gouvernement de salut national et d’élire une Assemblée constituante», préconise M. Kendil.

En somme, les Egyptiens sont en passe de mener leur révolution contre un des régimes les plus cruels de la région. Si le président Moubarak s’accroche mordicus au pouvoir, le peuple égyptien, qui s’est soulevé tel un volcan, est bien parti pour déloger «le pharaon du Caire». Pas facile de tenir face à la violence de la crue du Nil.

Les USA en état d'alerte :

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et les principaux responsables de l’administration Obama ont tenu une réunion de deux heures, hier à la Maison-Blanche, sur la crise politique en Egypte. Le président Barack Obama n’a pas pris part à la réunion mais devait être tenu informé par ses conseillers sur les derniers développements survenus en Egypte plus tard dans la journée, a rapporté l’AFP.

Outre Mme Clinton, le conseiller du président américain pour l’antiterrorisme John Brennan, le directeur du renseignement américain James Clapper et le patron de la CIA Leon Panetta ont participé à la réunion tenue sous l’égide du conseiller à la Sécurité nationale, Tom Donilon.

L’ambassadeur américain en Egypte, Margaret Scobey, et le vice-président américain Joe Biden ont également participé à cette réunion par liaison vidéo, a ajouté l’agence. Barack Obama a réclamé, avant-hier, l’arrêt des violences et des réformes «concrètes» de la part du président Hosni Moubarak, principal allié des Etats-Unis dans le monde arabe.

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Information
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:46

Algérie - Comment Alger couvre le feu

algerie protesta

 

La réussite de la révolution tunisienne a des effets limités en Algérie. Pourtant, tous les ingrédients d’une explosion sociale à la tunisienne sont réunis : corruption généralisée au sommet de l’État, hausse des prix des produits de large consommation, chômage endémique, fermeture des champs politique et médiatique, concentration des pouvoirs entre les mains du président Bouteflika, au pouvoir depuis 11 ans, qui peut briguer des mandats à vie.

Si les Algériens peinent à s’unir pour faire tomber Bouteflika, c’est pur plusieurs raisons.

Pour contenir le feu des émeutes qui a en une journée embrasé tout le pays faisant 5 morts et 1 000 blessés entre le 5 et le 10 janvier, les services de sécurité ont une stratégie. La police, dirigée par le général Abdelghani Hamel, réputé très proche du président Bouteflika, a infiltré les manifestations. Ces agents en civil ont même participé à la casse, pour identifier les meneurs et les arrêter ensuite.

La police a aussi procédé à des arrestations massives parmi les jeunes des quartiers populaires d’Alger, où les émeutes étaient violentes.

L’opposition écartée des médias, bridés

Redoutant une contagion de la révolution tunisienne, les dont les racines sont similaires aux problèmes sociaux algériens, les autorités ont pris de nombreuses mesures populistes. Grâce à la manne pétrolière (210 milliards de dollars dans les caisses de l’État), le gouvernement a décidé de subventionner le sucre et l’huile pour 350 millions de dollars, de suspendre les retraits de permis de conduire, de recruter massivement des jeunes, etc.

Enfin, l’opposition divisée et affaiblie par le régime, s’est montrée incapable de mobiliser la foule malgré le ras-le-bol social. Depuis 1999, le président Bouteflika s’est employé à bâillonner l’opposition en lui interdisant l’accès à la télévision et à la radio, contrôlées par l’État. Les chaînes et les radios privées ne sont pas autorisés en Algérie.

Ainsi la marche populaire organisée par le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition laïque) n’a réuni que quelques centaines de personnes à Alger.

Source DNA Ali Idir

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:41
Egypte - Moubarak nomme un vice-président

 l-armee-bascule.jpg

Plusieurs dizaines de milliers d'Egyptiens appelaient samedi au Caire au départ du président Hosni Moubarak, au cinquième jour des manifestations. Plus tôt dans la journée, le gouvernement égyptien avait démissionné. Le président Moubarak a nommé pour la première fois un vice-président.

Omar Souleïmane, qui dirige les services de renseignement égyptiens, a été nommé vice-président de l'Egypte, rapporte samedi l'agence officielle de presse MENA. Ce poste avait été laissé vacant par Hosni Moubarak depuis son accession au pouvoir, en 1981.

"Départ du président"

"Le peuple veut le départ du président", ont scandé les manifestants sous le regard de l'armée déployée depuis vendredi soir pour le maintien de l'ordre. La police a elle ouvert le feu sur un millier de manifestants qui tentaient de prendre d'assaut le ministère de l'Intérieur, au Caire, a rapporté la chaîne de télévision Al-Jazira.

Les Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, ont affirmé leur soutien au "soulèvement pacifique béni" et appelé à la mise en place d'"un gouvernement de transition sans le Parti national démocrate (au pouvoir) qui organise des élections honnêtes et une passation pacifique du pouvoir".

Démission du gouvernement

Le gouvernement égyptien a démissionné samedi, a annoncé la télévision d'Etat, au lendemain de l'annonce par le président Hosni Moubarak de la mise en place d'un nouveau cabinet. Selon une source aéroportuaire, le chef d'état-major, Sami Anan, est lui rentré en Egypte après avoir écourté une visite aux Etats-Unis.

Le retour du chef d'état-major est intervenu alors que l'armée a imposé un couvre-feu depuis vendredi soir sur trois grandes villes du pays, dont Le Caire, à la suite d'une journée de manifestations et d'émeutes particulièrement meurtrières à travers le pays. Les émeutes se sont poursuivies dans la nuit malgré le couvre-feu.

Source: ATS

Dernière infos : OMAR SULAYMAN est désigné comme vice-président de l'Égypte et vient de faire le témoignage institutionnel ..... Un signe pour le peuple de la non filiation de la présidence pour le fils Moubarek ....

Encore quelque heures pour la chute du régime. ...

La famille Moubarek Allaa et Jamel viennent d'arriver a LONDRES ... avec leurs épouses.

Source Algérie-dz

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Information
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:37

«Harga, chômage, Bouteflika dégage !»

bouteflika 

A l’appel du bureau régional du parti du RCD (Rassemblement pour le Culture et la Démocratie), des milliers de citoyens ont pris part à une marche pacifique à Béjaia, 250 km à l’est d’Alger, demandant un changement radical de régime en Algérie et l’instauration de la démocratie. A aucun moment les forces de sécurité n’ont cherché à empêcher cette marche ou à l’entraver. Des slogans demandant le départ du présidet Bouteflika et un changement de régime ont été scandés par les manifestants. Ainsi, on pouvait entendre : « Harga, chômage, Bouteflika dégage ! ».

Très tôt le matin, des renforts de la police anti-émeute acheminés par fourgons avaient pris discrètement position en divers endroits stratégiques et retirés de la ville. Des barrages de police fixes avaient également été dressés en de nombreux points sur les grands axes menant vers le chef lieu de la wilaya comme la RN 26 et la RN 09.

C’est aux alentours de 10 H 30 que la procession s’est ébranlée à partir de l’esplanade de la Maison de la culture Taos Amrouche pour aboutir au siège de la wilaya de Bejaia. Tout le long de l’itinéraire, la foule n’a fait que grossir pour devenir de plus en plus imposante.

A souligner que l’association des victimes d’octobre 88 (AVO 88) ainsi que le collectif estudiantin pour la sauvegarde de la citoyenneté ont été partie prenante de cette marche dès son annonce. Un collectif de lycéens de Bejaia a également participé à la manifestation. Des slogans demandant le départ de Bouteflika et un changement de régime ont été scandés par les manifestants. Ainsi, on pouvait entendre : « Harga, chômage, Bouteflika dégage ! », « Djazaïr horra démocratia », « Y en a marre de ce pouvoir ! », ainsi que des chants patriotiques.

En voyant la grande foule s’étirer le long du boulevard, un observateur averti de la scène politique dira, qu’à l’évidence, le RCD avait réussi à mobiliser en dehors des milieux qui lui sont traditionnellement acquis.

Arrivés devant le siège de la wilaya, une prise de parole a été improvisée par les responsables du RCD qui ont d’abord tendu le micro aux associations de jeunes et d’étudiants qui pont participé à la marche pour faire entendre leur voix. Ce fut ensuite au tour du sénateur Mohamed Ikharbene, des députés Boubkeur Derguini, Lila Hadj Arab et Athmane Mazouz d’appeler à la mobilisation citoyenne pour un changement de régime.

Dans une allusion directe à l’interdiction des marches populaires par les pouvoirs publics sous prétexte d’insécurité, le député Boubkeur Derguini dira : « Voilà, nous venons de prouver que nous sommes capables d’organiser une marche pacifique sans casse et sans vandalisme, comme des citoyens responsables ». Puis, en référence aux révoltes populaires en Tunisie et en Egypte, le député dira également : « Nous autres algériens, nous sommes les premiers à avoir lutté pour la démocratie, ce serait une honte que l’on n’arrive pas à la faire triompher en faisant tomber ce régime ».

Avant que la foule ne se disperse dans le calme, des appels ont été lancés pour une grande mobilisation et une participation massive à la marche du 12 février à Alger.

Samedi 22 janvier la marche à laquelle avait appellé le RCD de Said Sadi avait été durement réprimée par les autorités algériennes..

Source le Matin Dz

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:34

Algérie - Imminent départ d'Ahmed Ouyahia

ouyahia-copie-1

 

Des informations de plus en plus insistantes parlent d’un imminent départ d’Ahmed Ouyahia de la tête du gouvernement. Ces informations font état par ailleurs de la nomination imminente d’un nouveau premier ministre, qui ne serait autre que l’ancien ministre de l’intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni.

Ce dernier serait pressenti à ce poste depuis sa nomination au tout nouveau poste de vice-premier ministre. Aussi, deux walis seraient promus ministres dans le prochain remaniement. De folles rumeurs circulent depuis mardi soir dans un Alger plus que jamais brumeux. Si son remplacement est presque acquis, il reste à savoir si le Premier ministre a déposé sa démission ou s’ il a été tout simplement sacrifié pour gagner la paix sociale. Cette dernière thèse semble faire l’unanimité. Puisque Abdelaziz Bouteflika, soucieux de redorer son blason après des émeutes particulièrement violentes qui ont secoué l’Algérie début janvier, est apparemment secoué par l’accélération des événements en Tunisie et, surtout, en Egypte. Signe de malaise qui ne trompe pas : le chef de l’Etat, d’habitude très à cheval sur certains rendez-vous internationaux, a annulé à la dernière minute un voyage qui devra le mener à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour participer à un sommet de l’Union africaine.

Sur le plan politique, ce nouveau remaniement sonne comme un gage de la part du chef de l’Etat algérien qui veut ainsi faire quelques concessions après les émeutes de janvier. Il veut, à travers ce changement, montrer qu’il reste non seulement l’arbitre, mais l’homme de la situation. Ce remaniement gouvernemental est à inscrire dans la lignée de plein d’autres concessions. A commencer par de petites fenêtres d’ouverture au sein de la télévision et de la radio. Certaines sources, proches du gouvernement, annoncent même des agréments pour certains partis politiques non agréés jusque-là. Il s’agit essentiellement du PLJ (Parti Liberté et justice) de l’ancien ambassadeur et candidat aux présidentielles de 2009, Bélaïd Mohamed-Saïd, dit Mohamed Saïd et de Front démocratique (FD), de l’ancien Premier ministre, Si-Ahmed Ghozali. Sur le plan économique, le gouvernement algérien a déjà tenté de calmer le front social à travers des réductions de taxes.

Source Reflexion - Dz

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:29

Extraits de l'interview d'El Watan…

Rachid-Benyelles.jpg

 

Il n’y a qu’un seul pouvoir et c’est celui qui est entre les mains de M. Bouteflika, car, contrairement aux spéculations en vogue dans certains milieux dits bien informés, il n’y a pas de dualité de pouvoir en Algérie. Les militaires, et cela depuis plusieurs années déjà, se sont volontairement éloignés de la vie politique et ont confié les rênes du pouvoir à M. Bouteflika. Je sais qu’en disant cela, je laisserai sceptiques beaucoup de personnes persuadées du contraire.…

la décision appartient à M. Bouteflika et uniquement à lui. Je suis absolument certain que les militaires ne verraient aucun inconvénient à la levée de l’état d’urgence. Mais ils ne peuvent pas imposer leurs points de vue, puisqu’ils se sont effacés de la vie politique. Personne, aujourd’hui, à l’intérieur du système, ne lui conteste ce pouvoir.…

Je pense d’ailleurs que c’est le dernier de ses soucis, lui qui se considère comme une bénédiction pour le pays, alors que celui-ci, depuis de nombreuses années, est à la dérive dans tous les domaines. Un pays naufragé, sans commandant et avec un équipage livré à lui-même. Je ne pense pas que M. Bouteflika ait pris la mesure du danger dans lequel le pays se trouve, ni des conséquences que pourraient avoir les événements de Tunisie.…

La révolution en Tunisie s’est distinguée par une montée en puissance progressive et soutenue dans le temps, des manifestations marquées par une prépondérance des adultes (les adolescents étaient quasiment absents) et par un accompagnement, pour ne pas dire un encadrement, d’une organisation à caractère sociopolitique, l’UGTT en l’occurrence. Tous ces facteurs ne semblent malheureusement pas être réunis en Algérie. C’est pourquoi, il me paraît peu probable qu’une telle révolution puisse avoir lieu chez nous, dans un proche avenir. Mais il n’y a, cependant, aucun doute que les retombées de l’expérience tunisienne auront des effets profonds sur la situation dans le monde arabe et notamment en Algérie.

Je ne pense pas que l’Egypte puisse basculer. Les Etats-Unis et l’Europe ne le permettront pas. Les enjeux géostratégiques liés à l’Egypte et au Moyen-Orient sont d’une telle importance, que ces pays empêcheront par tous les moyens ce basculement, quitte à imposer une plus grande ouverture politique tout en conseillant, avec «insistance», au président Moubarak et à sa descendance, de renoncer à un prochain mandat.

Source El Watan

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:25

Algérie - Louisa Hanoune demande à Bouteflika d’effectuer des changements

 Louisa Hanoune

 

La porte‑parole du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a appelé samedi le président Bouteflika à prendre des mesures pour être « au diapason des développements par des moyens pacifiques » alors que la révolution tunisienne est en train de faire des émules en Égypte.

« Nous demandons au président Bouteflika, de prendre des mesures politiques et sociales audacieuses pour une ouverture qui permettra à l'Algérie d'être au diapason des développements par des moyens pacifiques », a-t-elle dit dans un discours d’ouverture lors de la session ordinaire du conseil national de son parti.

Tout en appelant à « démocratiser le régime, à redonner la parole au peuple, à ouvrir un débat social notamment sur l'emploi et à prendre des mesures en faveur des jeunes », Mme Hanoune a estimé qu’il « est temps d'opérer le changement ». « Tout peuple est responsable de son devenir » a-t-elle affirmé, ajoutant que « la politique de fuite en avant n'est pas la solution ». Si elle préconise l’ouverture d’un débat sur la nature du régime, l’ancienne candidate à la présidentielle n’en distribue pas moins quelques points positifs au gouvernement. « Nous n'avons pas à avoir honte de la politique extérieure » avant d’ajouter plus loin que « l'Algérie n'est pas un pays démocratique mais elle n'est pas non plus une dictature ». Pressenti pour rejoindre le gouvernement, le PT ne participera pas à la marche du 12 février envisagée par la coordination nationale pour le changement et la démocratie.

Source TSA

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Algérie
commenter cet article
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:22

Le dernier quart d’heure du Pharaon?

Omar-Souleimane.jpg

 

La nomination du chef du Renseignement, le général Omar Souleimane arrange aussi bien les Américains, les Israéliens que l’armée égyptienne.

L’Egypte s’achemine-t-elle vers un scénario à la tunisienne? A suivre l’évolution des événements, tout laisse croire que le régime de Hosni Moubarak vit son dernier quart d’heure. Le Raïs a tenu hier, une réunion jugée «importante» à la Présidence. Comme première décision, il a procédé à la nomination, pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir en 1981, d’un vice-président. Il s’agit du chef du Renseignement égyptien Omar Souleimane. Une décision prise conformément à l’article 139 de la Constitution égyptienne qui donne droit au président de la République de nommer un ou plusieurs vice-présidents. Juste après sa nomination à ce poste, le patron du Renseignement a prêté serment au siège de la Présidence. A la tête de ce département sensible de l’armée, le général Souleimane, né en 1934, joue un rôle politique important depuis plusieurs années et est responsable de dossiers délicats de politique étrangère, notamment celui du conflit israélo-palestinien. Il s’agit d’une personnalité qui fait le consensus aussi bien dans les pays arabes qu’en Occident. Les monarchies et les gouvernements arabes ont soutenu cette démarche. C’est le cas de Washington et de Tel-Aviv. Vu son expérience dans la gestion du conflit israélo-palestinien, le chef du Renseignement égyptien est pressenti pour apporter un plus à la crise que traverse son pays et, notamment à l’éternel conflit qui mine le Moyen-Orient. Avec la nomination d’un général au deuxième poste de la République, le régime égyptien reste fidèle à l’installation des militaires au haut sommet de l’Etat. A présent, tous les dirigeants de ce pays sont issus de l’armée. Pour simple rappel, Mohammed Naguib, qui a pris le pouvoir de 1953 à 1954, avait le grade de général principal, Gamel Abd El Nasser était colonel, Anouar El Sadate était maréchal de camp et Hosni Mobarak a le grade de maréchal en chef. Ce qui confirme l’appartenance du pouvoir égyptien à l’armée et l’arrivée d’un autre général au gouvernement. M.Moubarak a choisi le ministre de l’Aviation, le général Ahmad Chafic, pour occuper le poste de Premier ministre. Contrairement aux capitales étrangères qui ont applaudi la nomination de Omar Souleimane au poste de vice-président, la rue égyptienne s’est soulevée contre cette démarche. Les manifestants ont bravé le couvre-feu pour dire «non» à la nomination d’un autre militaire à ce poste. L’issue de la crise réside, selon les manifestants, dans le départ de Moubarak et son clan et non dans l’arrivée aux commandes d’un autre dirigeant issu du même régime. «Ni Moubarak, ni Souleimane, on en a assez des Américains!», scandaient les manifestants. Pour ces derniers, cette nomination «n’est pas le bon choix». «Souleimane est l’homme de Moubarak et cela ne reflète pas un signe de changement», ajoutent-ils.

Les observateurs analysent que Moubarak a opté pour le chef du Renseignement pour lui succéder en cas de vacance du pouvoir et barrer la route à l’opposant Mohamed El Baradei. Ce dernier n’a pas mis du temps pour réagir. Il a promis la poursuite de la contestation jusqu’au départ du président et son clan mis en place dans la journée d’hier. Il a appelé à mener des élections honnêtes sans le parti au pouvoir. A peine de retour dans son pays, le prix Nobel de la paix en 2005, s’est dit prêt à mener la transition. Selon les mêmes observateurs, l’arrivée de M.Souleimane n’est qu’une façon de barrer la route à M.El Baradei. Dans un autre registre, tous les regards des dirigeants et gouvernements de la planète sont braqués sur les événements en Egypte. Washington, Paris, Bruxelles, Berlin, Tokyo, Stockholm, l’Union européenne, l’ONU ont toutes apporté leur soutien au peuple égyptien en appelant le président Moubarak à être à la hauteur des aspirations du peuple et cesser avec la violence envers les manifestants. Cela témoigne du rôle important qu’occupe ce pays dans les enjeux politiques au Moyen-Orient.

Source L’Expression Tahar Fattani

Le Pèlerin

Repost 0
Published by Le Pèlerin - dans Information
commenter cet article