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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:56

Algérie - Vide

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Face aux émeutes qui se sont propagées rapidement à plusieurs wilayas du nord du pays, le pouvoir algérien a paru complètement sans voix. Et ce n'est pas Mustapha Benbada, malchanceux ministre du Commerce, qui s'est retrouvé en première ligne qui pouvait suppléer à ce curieux silence des autorités. Les événements ne pouvant être minimisés, pas plus qu'ils ne doivent être perçus comme ceux annonçant le «grand soir», le silence officiel n'a donc pas d'explication rationnelle. Mais on peut d'emblée souligner que ces émeutes, dans un pays interdit de politique, ne sont pas réductibles à la hausse des prix de certaines catégories de produits. Non, ce n'est ni la faute de Benbada, ni celle de Rebrab. Les raccourcis sont indubitablement trompeurs.
Cette intrusion violente et destructrice d'une partie des jeunes des quartiers populaires s'effectue dans un espace politique en ruine où le mécontentement est dans l'attente d'un prétexte pour s'exprimer, d'une étincelle pour allumer des incendies. Les hausses de prix des produits de large consommation ont effectivement sidéré les ménages dans un pays où le salaire réel mène une course perdue d'avance contre l'inflation. Mais il ne fait guère de doute que ce n'est pas une justification suffisante pour sortir dans la rue et se livrer au vandalisme et au pillage. Cet excès de fièvre est bien celui d'un pays où même les jeunes qui ont le privilège d'un emploi ne sentent pas qu'ils ont un avenir.
Cette jeunesse qui n'a pas vraiment de mots pour exprimer sa colère et son désarroi n'est ni islamiste, ni nationaliste, ni laïque
… Elle est le produit achevé d'une démarche de dépolitisation générale où les partis politiques finissent par n'être que des appendices du pouvoir. En réalité, le système qui les a voulus ainsi aurait pu se passer de ces appareils inutiles et encombrants. Il aurait pu fermer définitivement des partis qui ont déposé leurs bilans depuis belle lurette. Car aujourd'hui, comme hier, ils ne sont d'aucun usage quand des jeunes emportés par leur fougue et leur ennui se mettent en danger et mettent en danger tout le monde. Auraient-ils d'ailleurs quelque chose à dire à ces jeunes ? Ils n'ont rien en commun, ni le langage, ni les intérêts. Comme Ali Benhadj qui, en essayant de dialoguer avec les jeunes de Bab El-Oued, démontre sans conteste que même les islamistes sont en déphasage avec la jeunesse de ce pays.
Il est frappant d'observer que le mouvement de contestation en Tunisie suscite des échos chez les élites du pays alors qu'en Algérie seul un silence sidéral répond aux clameurs de la rue. Des avocats tunisiens ont ostensiblement manifesté leur présence et leur «lien» avec le mouvement social. Ils contribuent à en donner une lecture et un sens. Dans l'Algérie «dépolitisée» et comme privée d'élites, seuls quelques journalistes tentent de le faire. C'est, bien entendu, un exercice vain. Les journalistes ne sont pas des hommes politiques, ni une force sociale. Ils peuvent accompagner, par leur travail, un mouvement, ils ne peuvent ni le créer, ni remplacer les politiques et les clercs. Les intellectuels qui servent de relais et qui régulent les contestations dans les sociétés équilibrées sont aux abonnés absents au point qu'on se demande s'ils existent. L'émeute est de ce point de vue le révélateur non seulement du vide politique mais aussi d'un vide intellectuel au moins aussi préoccupant
.

Source Le Quotidien d’Oran K. Selim

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:53
Algérie - Ouest d’Alger : Poteaux électriques, abris-bus et commerces subissent la foudre des émeutiers

contestation en algerie

 

La situation était redevenue normale hier matin dans les communes de l’ouest d’Alger. Les citoyens vaquaient à leurs occupations quotidiennes et rien ne laissait apparaître que de violentes émeutes ont éclaté dans cette partie de la capitale. Les rues ont retrouvé leur aspect quotidien après avoir été nettoyées, les agents de Net Com et les remorques de ERMA ont tout balayé à leur passage. Toutefois, quelques stigmates des actes de violences commis par des jeunes en furie restent visibles. Dans le quartier populaire de Bab El-Oued où des affrontements ont opposé jeudi soir des groupes de jeunes à des policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser et contenir les groupuscules des manifestants, les show-room des concessionnaires Renault, Geely et JAC situés à la place Triolet, ont tous été dégradés. Renault a subi le plus gros des préjudices avec des locaux et des voitures incendiés. La fumée a noirci la devanture du local situé au bas d’un immeuble de trois étages. Deux carcasses de voiture calcinées jonchent le trottoir. Un peu plus loin à proximité de l’hôpital Lamine Debaghine (ex-Maillot), une voiture de marque Golf totalement brûlée est soulevée par une remorque. Le siège de l’opérateur public de téléphonie mobile Mobilis situé aux Trois horloges n’a pas échappé à la furie : le rideau a été saccagé et l’intérieur dévasté. La devanture de la salle de cinéma Atlas a été incendiée et sur la chaussée des traces des pneus brûlés.            
Un peu partout dans les communes de l’ouest d’Alger, la nuit a été chaude et les résultats de ce déferlement de colère sont visibles. Au niveau de la commune de Rais Hamidou (ex-La Pointe), une remorque de l’Entreprise d’éclairage ERMA s’active à enlever les poteaux électriques et ceux destinés à l’installation des caméras de surveillance. Alors qu’à Hammamet, les jeunes se sont pris aux abris-bus, aux panneaux publicitaires et aux cabines téléphoniques dont les bris de verre jonchent le sol.Tout au long de cet itinéraire, les forces de l’ordre ont renforcé leur présence, notamment à l’entrée des quartiers émaillés la veille par les émeutes dans la crainte d’éventuelles reprises des manifestations

Source Horizons S.H.

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:49

Algérie - Le diktat des grossistes

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Il suffit de rentrer dans la première boutique ou supérette à Alger ou dans n’importe quelle ville pour entendre des récriminations sur les récentes hausses des prix. Souvent, loin de la capitale, elles sont encore plus acerbes car on fait payer aussi au consommateur le prix du transport. Peu de clients s’abstiennent de commenter les prix élevés de deux produits essentiels dans l’alimentation de l’Algérien, l’huile et le sucre, considérés déjà chers depuis qu’ils ne sont plus subventionnés par les pouvoirs publics.

Ils ont connu, de fait, un spectaculaire renchérissement. De 130 DA, le bidon d’un litre d’huile Elio est passé à 230 DA et le kilo de sucre s’écoule désormais à 150 DA, ce qui alimente l’inquiétude est que l’effet boule-de-neige est garanti. Immanquablement, le yaourt, le fromage, les pâtisseries ont déjà subi des réajustements. Les restaurateurs et autres limonadiers suivront. Chacun s’empressera aussi de vous expliquer que c’est l’effet de la flambée des produits sur le marché international. Etrangement, nos commerçants ne semblent réagir qu’à des hausses mais jamais à des baisses dont personne n’entend jamais d’ailleurs parler.
Facture élevée
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) avait déjà averti, à la fin décembre dernier, sur les risques de voir les prix des denrées alimentaires atteindre des pics inégalés. Une forte hausse de la demande émanant d’une classe moyenne émergente en Chine et en Inde, les incendies de l’été dernier en Russie précédée d’une sécheresse en  Argentine, le recours grandissant aux biocarburants et la hausse des prix du fioul ont ainsi  contribué à la flambée des céréales et des huiles végétales. Les inondations en Australie risquent de fragiliser la situation jusqu’aux prochaines récoltes de juillet prochain. L’Algérie, qui importe, en moyenne, un million de tonnes de sucre, a vite subi les contrecoups. Le montant des importations de produits alimentaires est pourtant passé à 528 millions de dollars, soit une hausse de 35,4%, selon les statistiques de la douane publiées en novembre dernier.Depuis mai dernier, le prix du sucre a grimpé de 99% et celui du blé a doublé. Les dérégulations du circuit marchand ont fait le reste. Le consommateur algérien paye une facture très élevée. « Nous sommes ainsi passés de 80 DA au début de l’année à 150 aujourd’hui », nous explique un détaillant de la ville des Issers près de Boumerdès. Cette cascade d’augmentations a assommé beaucoup de ménages.   
Pour un grossiste de Tizi Ouzou, « le principe, depuis l’instauration de l’économie de marché, est que pour la plupart des produits, le marché est libre et n’obéit qu’à la loi de l’offre et de la demande. Mais, en Algérie, notamment pour les deux produits qui connaissent actuellement une tension, il y a aussi les effets d’une situation de quasi monopole car plus de la moitié des parts de marché appartiennent à un cercle très fermé », nous dit-il.
La chaîne du commerce compte aussi un maillon, les grossistes, qui reste influent. C’est apparemment là que se situe le goulot d’étranglement. « Dans une économie régulée, on n’établit pas les prix qu’on veut sous peine de déclarer faillite, mis en concurrence avec les autres. Ce n’est pas le cas chez nous où
nous avons davantage affaire à des corporations soudées par des intérêts », nous explique le professeur Medjitene de l’université d’Alger. Il y a unseuil au-delà duquel on  ne peut aller, autrementdit, c’est le fameux plafonnement dont les pouvoirs publicssemblent avoir saisi l’importance et la nécessité. Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada a été catégorique, jeudi, après une réunion avec les transformateurs et importateurs d’huile et de sucre.  «Nous pensons que nous commençons à maîtriser cette crise. Ils ont accepté d’annuler les nouvelles conditions imposées en début d’année aux marchands de gros.» L’élaboration du dispositif réglementaire serait en train d’être finalisé.
Ce dispositif sera au menu  d’un conseil interministériel qui se tiendra aujourd’hui. On y examinera les modalités de définition des marges bénéficiaires concernant les produits de large consommation y compris le sucre et l’huile. La  volonté politique visant la préservation du pouvoir d’achat des catégories à revenus faibles demeure intacte. Avec une cagnotte de près de 40 milliards de dinars destinés au soutien des produits de large consommation, l’Etat providence en Algérie n’est pas une simple vue de l’esprit.

Source Horizons H. Rachid

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:45

Alger : Manifestations violentes à Bab El Oued et Belcourt

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Plusieurs quartiers de la capitale ont été, depuis mercredi soir, le théâtre de violentes manifestations dispersées, éclatées sur fond de grogne sociale, attisées par la récente augmentation de prix introduite dans de produits de large consommation.

Les plus grands quartiers populaires d’Alger, à l’image de Bab El Oued et de Belcourt ont connu des scènes chaotiques. Des émeutes ont éclaté en début de soirée de mercredi dernier (18h) à BEO, avant de se propager peu à peu dans d’autres quartiers. Un attroupement de jeunes, visiblement excités, au carrefour de Triolet, non loin de l’hôpital Maillot, s’est vite transformé en émeute donnant lieu à un imbroglio général sur les lieux.
Des jeunes, âgés pour la majorité entre 14 et 20 ans, ont commencé d’abord à jeter des pierres sur le barrage de police, fixé au carrefour, ce qui a provoqué une panique chez les passants qui couraient dans tous les sens. La nouvelle de l’affrontement de Triolet a gagné la célèbre place des Trois-Horloges. En l’espace de quelques minutes, la circulation était bloquée sur tous les axes desservant vers la place des Martyrs, Bologhine, Chevalley et les automobilistes ont été contraints de faire demi-tour.
« Il vaut mieux aller faire le tour et passer par Bab Edjdid pour descendre à l’hôpital. La route est fermée ici », réplique un agent de police à un automobiliste désirant, vraisemblablement, se rendre à l’hôpital Maillot. L’accès par véhicule à BEO est, en effet, fermé pendant de longues heures. Sur les artères, les débris de véhicules saccagés et autres magasins défoncés sont visibles, couplés des pneus en fumée. Les échoppes, notamment les magasins d’alimentation générale et les boulangeries, sont prises d’assaut. Le quartier de BEO offre, en cette heure-ci, un décor fantomatique où seuls des adolescents « agités » et les forces antiémeutes sont sur les lieux. Les éléments de la CNS, fortement déployés sur les lieux, ont utilisé des bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants qui ripostent par les jets de pierres. Les commerçants qui gardent habituellement leurs magasins ouverts jusqu’aux heures tardives de la nuit, ont baissé tôt rideau, de crainte d’êtres agressés par des manifestants dans la majorité d’entre eux ne font que profiter de pareilles occasions pour faire leur sale besogne : vol, casse, agression…
Nuits blanches à Belcourt
Dans la nuit de mercredi, des adolescents du quartier de Belouizdad sont, à leur tour, sortis dans la rue. La situation a dégénéré au niveau de ce quartier précis, à 22h00. Tout comme à BEO, des manifestants ont barricadé d’abord, à l’aide de pneus et troncs d’arbres, le principal boulevard Mohamed Belouizdad.
 En sus des rideaux métalliques de magasins arrachés et  caméras de télésurveillance endommagés, des pare-brise de véhicules n’ont pas échappé à la grogne des manifestants. Au petit matin, les traces des émeutes sont encore visibles et les agents de Netcom s’attellent à dégager les trottoirs et les voies carrossables des pierres et des restes de pneus brûlés.

Source Horizons M. Kechad

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:43

Algérie - Hausse des prix des produits de base : Benbada promet une solution au début de cette semaine

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Le ministre, assuré que la crise des prix des produits de base sera résolue au début de cette semaine, affirmant que les services de son département se sont déjà penchés sur cette question.

«Nous pensons que nous commençons à maîtriser cette crise et les problèmes liés aux nouvelles conditions d’approvisionnement ont été résolus puisque les opérateurs ont accepté de les annuler», relève-t-il. Ces conditions, dont l’obligation de paiement des marchandises par chèque et l’achat par facture, ont déstabilisé l’approvisionnement en produits de large consommation, le sucre et l’huile notamment, et par conséquent, ont conduit à la hausse des prix, renforcée, par ailleurs, par la flambée des prix sur les marchés mondiaux.
Le ministre pointe du doigt certains commerçants qui s’adonnent à des pratiques illégales, l’exagération des marges bénéficiaires notamment, provoquant la hausse des prix et ce, malgré la disponibilité des produits. «Les commerçants sont appelés à s’approvisionner normalement en huile et en sucre auprès des unités de production et des importateurs et à en doter tous les points de vente selon les prix convenus», fait savoir le ministre.
Des deux côtés, les producteurs et les importateurs d’huile et de sucre, ont souligné qu’ils feront, dans les prochains jours, des efforts pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens. «Les opérateurs contribuent à l’élaboration du dispositif réglementaire que nous sommes en train de finaliser», fait-il savoir. En outre, indique l’un des représentants du ministère du Commerce, l’Etat poursuivra sa politique de subvention des prix des produits de large consommation en soutien aux couches sociales défavorisées. Le ministère rappellera également la mise en place d’un outil régulateur à travers la création d’un organisme économique pour la prise en charge de la réalisation et de la gestion des marchés de gros, en vue d’organiser le marché national et de contrôler les réseaux de distribution.
LE MANQUE DE FARINE INJUSTIFIÉ
L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a plaidé, pour sa part, un plafonnement des prix des produits de large consommation, notamment pour le sucre et l’huile. «La hausse des prix des produits de large consommation connaissent durant ces dernières années des hausses constantes. Mais l’augmentation des prix relevée ces derniers jours est forte, car il s’agit de hausses de 20 à 30 %. C’est pour cela que l’UGCAA appelle l’Etat à plafonner les prix de ces produits, à l’instar du sucre, de l’huile et des légumes secs. Une mesure qui doit concerner tous les intervenants dans le circuit commercial, a affirmé Salah Souilah, secrétaire général de l’Union. Afin de juguler cette flambée des prix, il est nécessaire pour les pouvoirs publics, explique-t-il, d’appliquer cette mesure sur «les importateurs, les grossistes et les détaillants» des produits alimentaires de première nécessité. «Pour les détaillants, les grossistes en sont responsables. Mais ces derniers attribuent cette hausse aux prix appliqués par les importateurs, lesquels considèrent que l’évolution des prix des produits sur le marché local est liée aux fluctuations des cours sur le marché mondial», estime-t-il en ajoutant qu’une tournée dans les magasins et les grandes surfaces à Alger permet de confirmer la tendance haussière de la mercuriale des denrées alimentaires, la farine, entre autres, de quoi inquiéter les consommateurs. A propos de la farine, le directeur général de l’OAIC (l’Office interprofessionnel des céréales), Nouredine Kehal, estime que le manque de ce produit sur le marché est injustifié. «La pénurie de farine sur le marché ne devrait pas exister puisque les enlèvements de blé tendre par les transformateurs auprès de l’OAIC ont augmenté substantiellement en 2010 par rapport à 2009.
L’an dernier, l’OAIC a distribué à tous les moulins environ 40 millions de quintaux de blé tendre contre 37,2 millions de quintaux en 2009. Ce qui signifie que la pénurie de farine sur le marché ne devrait pas avoir lieu. «La pénurie de farine n’est pas due à un manque de matière première mais résulte des comportements de certains transformateurs qui ont vendu leur blé en l’état à des éleveurs pour l’alimentation de bétail», conclut-il.

Source Horizons Synthèse de Farida Belkhiri

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:40

Algérie - Après les violences enregistrées à travers plusieurs régions : Un Conseil interministériel aujourd’hui pour examiner la hausse des prix de produits de large consommation

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Un Conseil interministériel se tiendra aujourd’hui pour examiner les moyens de juguler la forte hausse de prix de certains produits de large consommation enregistrée ces derniers jours, a annoncé hier le ministre du Commerce, M. Mustapha Benbada. Cette réunion se penchera notamment sur les textes d’application des lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales, notamment l’aspect relatif à la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation, a précisé le ministre. Un groupe de travail mixte regroupant les responsables du ministère et des représentants des producteurs et transformateurs des produits de large consommation a été également installé jeudi pour permettre à ces opérateurs de contribuer à la mise en oeuvre de ces textes, a indiqué M. Benbada. Ces déclarations interviennent suite à la hausse subite et «importante» ces derniers jours de produits alimentaires de base à l’origine de protestations enregistrées depuis mercredi.

Source Horizons

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:32

Algérie - Après une fin de semaine violente, un vendredi de psychose à Alger

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Le spectacle des magasins saccagés montre l’intensité de la violence des affrontements de la veille.

Seule activité du jour, le prêche du vendredi. Du reste, les rues de la capitale sont habitées par le fantôme des émeutes qui a obligé de nombreux Algérois à rester chez eux. En effet, Alger a valsé au rythme des affrontements avec les forces de sécurité.  A Bab El Oued, théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre les nuits de mercredi et de jeudi, le climat reste tendu. Le spectacle des magasins saccagés montre l’intensité de la violence des affrontements de la veille.

Au sortir des mosquées après la traditionnelle prière du vendredi, des petits groupes se sont formés dans les coins des rues et les quelques cafés ouverts, commentant les événements de la veille et ceux qui ont secoué plusieurs villes du pays. Cependant, des familles des jeunes arrêtés lors des émeutes de jeudi se sont regroupées devant le commissariat du «cinquième» qui a été pris d’assaut par les manifestants la nuit de jeudi, au quartier des Trois Horloges. Elles sont venues réclamer la libération de leurs enfants. On dénombre une vingtaine d’arrestations parmi les manifestants. «Je n’ai pas eu de nouvelles de mon fils depuis mercredi soir et personne ne veut nous informer de ce qu’il est devenu ni pourquoi ils l’ont arrêté», s’inquiète une femme, la cinquantaine bien entamée.
Non loin du commissariat de police, l’atmosphère est plutôt paisible, mais les habitants craignent la reprise des émeutes à la tombée de la nuit. «On a peur que ça reprenne ce soir. On a peur pour nos commerces, véhicules et la sûreté des nos enfants ; c’est l’anarchie totale. Les jeunes de La Casbah et des autres quartiers environnants conver-gent tous vers Bab El Oued», s’est exclamé un quadragénaire qui dit garder «un mauvais souvenir des événements d’Octobre 1988».

Dans beaucoup de quartiers d’Alger, les manifestants se sont attaqués à des magasins et des locaux commerciaux. A Bab El Oued, les révoltés ont saccagé l’antenne de Mobilis et un distributeur de Bellat. Le point de vente de Renault de Triolet a été complètement saccagé et plusieurs voitures brûlées. La salle Atlas, récemment rénovée, a failli partir en fumée. A El Biar, quartier réputé pour son calme, le magasin d’Adidas a été complètement dévasté. Même spectacle à El Afia, le quartier le plus chaud de Kouba, où le show-room Dacia a été incendié. Les jeunes ne sont pas du même avis. «Ça ne va pas se calmer, on en a marre de cette vie. Nous sommes privés de tout, nous sommes déjà morts», ainsi s’exprimait un groupe de jeunes. Certains d’entre eux sont fiers de voir les chaînes de télévisions étrangères parler de leur quartier. «Le monde entier découvre que le peuple en a ras le bol», selon Samir, un jeune de 22 ans, au chômage.

Après la prière, l’émeute

Pour eux, la vie chère, le chômage, la crise de logement et l’horizon bouché sont à l’origine de cette «révolte» dans laquelle est plongé subitement le pays depuis trois jours. Le slogan-phare scandé des manifestants résume parfaitement le malaise social. «Zadou fi zit wa sucre, chaâb kareh rah habet y kesser» (ils ont augmenté les prix de l’huile et du sucre, le peuple en a marre, il descend casser). Si les adultes désapprouvent les méthodes utilisées par les jeunes pour exprimer leur colère, ils estiment par ailleurs que la situation actuelle pousse à une explosion sociale. «Nous sommes contre toute cette casse, sauf qu’on ne comprend plus rien à ce pays. D’un côté on nous parle de 150 milliards de dollars et de l’autre côté le peuple vit très mal. Ils (le pouvoir ndlr) augmentent les prix des produits de large consommation mais pas nos salaires. Par contre, la police a bénéficié d’une augmentation de 50%, c’est complètement insensé», a tonné un fonctionnaire. Chacun y va de son explication à Bab El Oued où les forces de l’ordre se font très discrètes à l’intérieur de ce quartier populaire, dont le nom est lié à la révolte d’Octobre 1988. Leur présence pourrait être assimilée à une provocation. La tension reste vive. Un hélicoptère de la police a survolé  la capitale durant toute la journée. La forte présence des forces antiémeute au niveau des axes menant vers Bab El Oued est là pour le rappeler.

Elles ont pris position dans des endroits sensibles. Des camions de police sont positionnés au niveau de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Le même dispositif sécuritaire est déployé à la place des Martyrs.
La sécurité est renforcée également autour du siège de l’APN. A la place du 1er Mai, c’est un impressionnant dispositif policier qui a pris position dès la matinée d’hier pour parer à d’éventuels débordements après la prière du vendredi.
Des prêches où les imams ont lancé des appels au calme. Des appels qui ne trouvent pas écho, dès lors que le quartier de Belouizdad (Belcourt) a renoué avec l’émeute juste après la prière. A l’heure où nous mettons sous presse, le face-à-face entre un groupe de jeunes et les forces de l’ordre se poursuit. Des émeutiers, surexcités, ont même tenté de pénétrer à l’intérieur de la maison de la presse Tahar Djaout. En somme, la situation reste très tendue dans beaucoup de quartiers. L’agitation pourrait reprendre à tout moment et les informations qui parviennent des autres régions du pays ne sont pas pour rassurer. Si les autorités politiques ne répondent pas aux revendications de la société, et si la colère reste au niveau de l’émeute sans prendre une forme organisée, le risque d’un pourrissement n’est pas à exclure.

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:29

Algérie - Que fera Bouteflika ?

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Les Algériens sont mécontents et le font savoir. Toutes ces dernières années, les signes annonciateurs se sont multipliés : boycott massif des élections législatives et de l’élection présidentielle de 2009 qui a consacré une totale rupture entre le pouvoir et les citoyens, un taux de chômage très élevé chez les jeunes, un pouvoir d’achat qui stagne, rogné par une inflation non maîtrisée...
A ce climat social très tendu se greffe une vie politique totalement bloquée et surtout minée par les rumeurs et manœuvres autour d’une éventuelle élection présidentielle anticipée. Le président Bouteflika n’est plus l’homme politique qu’on avait connu à ses débuts, tonitruant, pesant de tout son poids sur la vie politique, discourant à longueur de journées... L’homme est aujourd’hui totalement effacé ; est-il gravement malade ? Son état de santé réel est un secret bien gardé. Les Algériens sont, de ce fait, inquiets et s’interrogent.

Les affaires de corruption dévoilées par la justice – qui mettent en jeu des sommes colossales, touchent y compris l’entreprise publique Sonatrach, l’un des grands symboles de la stabilité du pays –, les prétentions réelles ou supposées de Saïd Bouteflika à vouloir «hériter» de son frère aîné la magistrature suprême, alors qu’il n’a ni son charisme ni ses dons de tribun, ajoutent au mécontentement généralisé. L’Algérie est depuis quelque temps déjà installée sur un volcan. La flambée des prix de certains produits essentiels à la consommation des ménages n’a été qu’un détonateur. Grâce aux réserves en devises du pays, évaluées à 160 milliards de dollars, le pouvoir a voulu s’assurer une crédibilité auprès des milieux financiers internationaux et se doter d’une marge de sécurité en cas de forte baisse du prix du pétrole, comme en 1986.

Le calcul des autorités n’a pas tenu compte des attentes de la population. La jeunesse se sent exclue du partage de cette richesse ; le sentiment de frustration et de colère est d’autant plus fort.
Les jeunes vivant dans les quartiers populaires, s’entassant dans des logis d’un autre âge, ont définitivement perdu tout espoir…
Est-ce l’avènement d’un nouvel Octobre 1988 ? La crainte est de voir l’embrasement s’installer dans la durée. Y a-t-il eu de la manipulation pour faire sortir les jeunes dans la rue ? Probablement que les luttes de clans, perceptibles depuis quelques semaines, ont aggravé le pourrissement du climat politique.

Que va faire, à présent, le président de la République ? A-t-il les capacités de reprendre les choses en main ? Il est de sa responsabilité directe et de celle des autres décideurs du pays de tout entreprendre pour empêcher le pays de sombrer dans le chaos. L’Algérie a besoin de politiques fondées sur le respect du citoyen et des libertés et d’une démarche économique audacieuse, qui favorise la création d’emplois.
L’autoritarisme a fait son temps, les dirigeants de notre pays sont tenus de tirer les leçons de ce que nous vivons. Sinon, le pire est à craindre

Source El Watan Omar Belhouchet

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:25

Algérie - La contestation populaire prend de l’ampleur - Le pouvoir face à la rue

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De violentes émeutes du pain aux portes du pouvoir Près d’une semaine après le début des émeutes, les autorités continuent à se retrancher dans un profond mutisme.

A l’exception de l’intervention, jeudi, devant les caméras de la télévision et les micros de la Radio nationale, du ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui est revenu sur les «raisons» de la flambée des prix de certains produits de large consommation, comme le sucre et l’huile, et qui, par ailleurs, a promis «un retour à la normale à partir de la semaine prochaine», aucun responsable important de l’Etat n’a encore daigné s’adresser à la population pour la rassurer.

Au moment où les rumeurs évoquant un embrasement général se sont répandues comme une traînée de poudre et où, à Alger, les manifestations se sont étendues jeudi soir à la station balnéaire de Staouéli où résident les principaux décideurs politiques du pays et aux nouveaux quartiers résidentiels de Draria et de Chéraga, il était pour ainsi dire impossible, hier, de recueillir un avis officiel sur la situation quasi insurrectionnelle qui prévalait dans plusieurs villes du pays. Les services de sécurité ont été très peu communicatifs concernant l’étendue et le bilan de ces émeutes que l’on explique par la cherté de la vie et qui ont pour point de départ Fouka, une petite localité de Tipasa. Tous les policiers accostés ou sollicités ont gentiment refusé de s’exprimer à la presse. Toutefois, un officier de police a indiqué sous le couvert de l’anonymat que «cette explosion sociale était prévisible depuis longtemps eu égard à la misère, aux inégalités sociales et à la chute drastique du pouvoir d’achat». «Tout cela figure dans les rapports que nous envoyons régulièrement à nos chefs», a-t-il poursuivi.

Aux abonnés absents

D’habitude, très prolixes, certains membres du gouvernement étaient injoignables durant toute la journée. Connus pour leur éloquence, le Premier ministre tout autant d’ailleurs que le président de la République sont, également, restés aux abonnés absents. Le chef de l’Etat qui, pour ainsi dire, vit ces derniers mois à la marge de la vie politique nationale n’a pas prononcé de discours à la nation depuis sa réélection en avril 2009. Il consacre l’essentiel de son temps à ses déplacements à l’étranger. En une année, il ne s’est déplacé que deux ou trois fois à l’intérieur du pays. Sa dernière sortie date du mois d’octobre 2010.
Le président de la République s’était rendu à Ouargla pour y annoncer l’ouverture solennelle de l’année universitaire 2010-2011. Puis plus rien ! Mépris ? Craintes d’attiser la colère de la population ? Mauvaise évaluation de la situation ? Difficile de savoir ce qui se trame dans la tête des principaux décideurs du pays qui semblent s’être «bunkerisés». Un constat cependant : face à ce black-out institutionnel, la colère de la population n’a fait que monter crescendo hier.

Les villes de l’est du pays, qui étaient jusque-là épargnées par les émeutes, ont fini par être secouées par de violentes manifestations.
L’ire de la population est attisée par les scandales de corruption en série qui ont éclaboussé ces derniers mois le sommet de l’Etat et l’incapacité du pouvoir à répondre aux besoins de la population, alors que le pays enregistre, grâce à l’exportation des hydrocarbures, des rentrées d’argent record. Comme attendu, le département dirigé par Mustapha Benbada a annoncé, dans le courant de l’après-midi d’hier, la tenue aujourd’hui d’un Conseil interministériel «pour examiner les moyens de juguler la forte hausse des prix de certains produits de large consommation enregistrée ces derniers jours». Une hausse à l’origine des émeutes. Cependant, il est peu probable que cette annonce soit suffisante pour calmer les émeutiers et une population auprès de laquelle le pouvoir «corrompu» a perdu toute crédibilité

Source El Watan Zine Cherfaoui

Le Pèlerin

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 00:53

Humour - La vieille dame et le pharmacien

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Une vieille dame fringante rentre dans une pharmacie.

- Bonjour Monsieur, avez-vous de l'aspirine ?

Oui, sans aucun doute.

- Avez-vous des anti-douleurs ?

Oui, aucun problème.

- Avez vous des antirhumatismaux ?

C'est certain que nous en avons..

- Avez-vous du Viagra ?

Oui, bien sûr.

- Avez-vous des pilules antirides ?

Oui, nous en avons.

- Avez-vous du gel pour les hémorroïdes ?

Évidemment.

- Avez-vous du bicarbonate ?

Certainement.

- Avez-vous des médicaments pour le foie ?

Bien sûr.

- Avez-vous des antidépresseurs ?

Oui, sans aucun doute.

- Avez-vous des somnifères ?

Oui, oui, nous en avons.

- Avez-vous des produits pour la mémoire ?

Oui... quelques-uns !

- Avez-vous des béquilles ?

Évidemment.

- Avez-vous des couches pour adultes ?

Mais certainement.

- Avez-vous ...

Enfin, Madame... nous sommes une pharmacie professionnelle. Nous avons tous les produits. Quel est votre problème ?

- Je dois épouser mon Léon, 95 ans, à la fin du mois. Nous aimerions savoir si nous pouvons laisser notre liste de mariage chez vous...

Le Pèlerin

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