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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:27

Usine Renault : l’Algérie intéressée

renault-algerie.jpg

 

La proposition du constructeur automobile français Renault de construire en Algérie une usine capable de produire 75.000 voitures de quatre modèles différents a été qualifiée « d’acceptable » par les autorités algériennes.

« Les nouvelles propositions de Renault nous paraissent intéressantes » a affirmé dimanche le ministre algérien de l’Industrie, de la PME et de la promotion des investissements, Mohamed Benmeradi lors d’une rencontre organisée par le quotidien gouvernemental El-Moudjahid.

Selon lui, Renault a aussi accepté que l’Algérie soit associée au processus de commercialisation des véhicules produits par la future usine. Renault s’est proposé de « livrer ses véhicules au marché algérien d’ici à 2012″ mais « il est encore prématuré de se prononcer » sur la date du lancement du projet, a précisé le ministre.

La première proposition de produire 50.000 véhicules dans deux modèles avait été rejetée par le gouvernement, a-t-il dit. « Renault, a-t-il expliqué, est revenu avec de nouvelles propositions. Il a examiné avec beaucoup plus d’intérêt les attentes de la partie algérienne. Nous pensons que de ce point de vue qu’aujourd’hui le projet de Renault est beaucoup plus acceptable pour nous ».

Renault « a également accepté nos conditions pour avoir un taux d’intégration plus important et des engagements pour que ce taux augmente au fur et à mesure mesure de la réalisation de l’investissement » a précisé le ministre.

« Nous attendons effectivement un investissement mais pas juste pour avoir une usine de montage des véhicules que nous importons et une dynamique dans le cadre de cet investissement. Dans une première étape Renault voulait venir uniquement avec son label et ses licences, sans investir dans le capital », a-t-il expliqué.

Outre Renault, le constructeur automobile allemand, Volkswagen, veut également investir en Algérie, a indiqué M. Benmeradi. « Aujourd’hui, Volkswagen insiste beaucoup pour venir (investir en Algérie). Nous avons eu des échanges assez intéressants avec ce groupe », a-t-il dit.

Source lefigaro.fr

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:22

Pendant que l’Algérie s’embrase, le pouvoir se cache !

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Que sont-ils devenus ?

 

Alors que la révolte se propage à tout le pays et que les affrontements se poursuivent à Alger et dans d’autres villes, le pouvoir se mure dans le silence. Des informations sérieuses font état de nombreux appels de citoyens et de jeunes à des manifestations pacifiques dans toutes les wilayas du pays samedi 8 janvier 2011. D’autres appels à manifester demain vendredi après la prière sont également lancés. Pendant que le pays s’embrase, les dirigeants se cachent et n’apparaissent plus en public. Ou est le chef de l’Etat? Ou est le premier ministre? Ou sont les ministres? Ils se terrent dans leurs villas hyper sécurisées pendant que la jeunesse se révolte et affronte les forces de l’ordre.

On apprend à l’instant que les émeutes ont repris à Bab El Oued et à Badjarah et à El Harrach, après une accalmie dans la matinée.

Les routes sont jonchées de pierres et de gravats alors que les commerçants ont décidé de fermer boutique.

Dans les quartiers populaires d’Alger (Cheraga, Ain Benian, Staoueli et d’autres,,) qui s’étaient embrasés hier mercredi, une vive tension est palpable sur place. Les jeunes qui occupent les rues de leurs quartiers font face aux forces de l’ordre et à tout moment les affrontements peuvent reprendre.

Des émeutes ont éclaté jeudi après midi à Bordj El Kiffan, dans le quartier la « Verte rive ». La route qui mène à Bordj El Bahri depuis les Bananiers est coupée à la circulation. Une voiture de police a barré la route, indiquant aux automobilistes de faire demi-tour. Les émeutes touchent les quartiers dits « Verte rive » et « Bateau cassé » situés entre Bordj El Kiffan et Bordj El Bahri.

A Alger-centre, une tension extrême règne en début d’après-midi, sur fond de rumeurs sur des émeutes dans plusieurs quartiers de la capitale et surtout sur la volonté des jeunes de Bab El Oued de marcher sur le centre-ville ce soir.

A 15h45, de nombreux magasins étaient déjà fermés au niveau des rues Larbi Ben Mhidi et Didouche Mourad et la circulation automobile est inhabituellement fluide dans le centre-ville. Les rues étaient presque vides.

Ain Bénian

Les émeutes qui ont secoué, mercredi 5 janvier dans la soirée le quartier de Bab El Oued, au centre d’Alger, se sont propagé à d’autres quartiers, notamment à l’Ouest de la capitale. A Cheraga, plusieurs dizaines de manifestants du quartier Kathbane ont coupé dans la soirée la route menant vers le siège du commandement de la Gendarmerie nationale, a-t-on constaté sur place. Les manifestants ont brûlé des pneus et lancé des pierres en direction de la gendarmerie causant d’importants dégâts à leurs véhicules et blindés. Les gendarmes n’ont pas riposté mais les forces de l’ordre ont bouclé le quartier.

A Aïn Bénian, une autre commune de l’Ouest d’Alger, plusieurs dizaines de manifestants sont sortis mercredi soir dans la rue. Ils ont incendié des pneus en scandant des slogans hostiles au pouvoir, selon des témoins joints par téléphone. Là encore, les raisons de la colère sont liées à la cherté de la vie après la flambée des prix ces derniers jours.

Badjarah

Un bureau de poste ravagé, une agence Djezzy saccagée, un grand Bazar attaqué, le climat qui règne depuis la nuit du mercredi à Bachdjerrah est digne d’un film de guerre !

En début de l’après-midi, des jeunes cagoulés et armés de projectiles s’organisent et s’attroupent au niveau du Lotissement « Michel » et du quartier « l’Appreval » à Kouba.

C’est l’embrasement ! A Gué de Constantine, Bachdjerrah et Kouba, un climat de tension terrible caractérise de nombreux quartiers et cités populaires. La colère contre la cherté de la vie et la misère a fait sortir dans la rue depuis mercredi soir des centaines de jeunes exaspérés par leurs conditions sociales déplorables.

De l’aveu même de plusieurs témoins oculaires, les affrontements avec les forces de l’ordre ont été d’une violence inouïe.

Des routes ont été bloquées à coup de pneus brûlés jusqu’à la rue Tripoli de Hussein Dey où pas moins de six entreprises, des bureaux d’études, des sociétés de sous-traitances et de vente de matériel industriel, ont été cambriolées et dévalisées selon elwatan.

Débordés, les forces de police ont été pris pour cible de toutes part par des jeunes qui ont adopté durant toute la nuit la technique de la guérilla urbaine. Et au rythme où vont les choses, rien ne laisse indiquer une quelconque amélioration d’ici la nuit de ce jeudi dans les quartiers chauds la banlieue est de la capitale.

Wilaya de Bejaia

La rue a grondé la matinée de ce jeudi 6 janvier dans plusieurs endroits de la wilaya de Béjaïa où la protestation contre la flambée des prix des produits de consommation s’est propagée comme par effet de contagion.

Exclusivement dans la vallée de la Soummam où l’axe de la RN26 a été barricadé en divers points. C’est le cas, notamment à Akbou, deuxième plus importante ville de la wilaya, où au moment ou nous mettons sous presse une foule de manifestants brûle des pneus au centre ville.

Guendouza, le Piton, la Zone, tout l’axe de la route nationale qui traverse le sud de cette ville est fermé à la circulation automobile par des poubelles, pierres, troncs d’arbres, et autres objets mis en travers de la route dans certains endroits. Les manifestants se sont même pris à l’immobilier public, selon des sources locales, qui notent que la protestation, bien que timide, a commencé la veille avec les jets de pierres sur la voie publique.

Le même climat de tension est perceptible dans la ville voisine d’Ighzer Amokrane où, selon notre correspondant sur place, la route est fermée au niveau de Helouane, à l’entrée ouest de la ville.

Et aussi à Laâzib où la circulation automobile n’est permise que pour des cas d’urgence. Des pneus y ont été également brulés de bon matin. des mouvements de protestation qui se prépareraient dans d’autres localités de la wilaya comme Takriets, à Sidi Aïch, et El Kseur.

Wilaya de Boumerdes

Des centaines de jeunes des communes de Naciria, Bordj-Menaiel et Issers, sont sortit dans la rue aujourd’hui 6 janvier, pour crier leur colère contre l’augmentation effrénée des prix des produits de large consommation.

Les manifestants ont bloqué la RN12 à la circulation automobile à hauteur de plusieurs endroits. Cette vague protestation a été débutée à Naciria, où des dizaines de jeunes ont investi la rue pour exprimer leur mécontentement contre l’indifférence affichée par les pouvoirs publics quant à la satisfaction des revendications relatives à l’amélioration de leurs conditions de vie.

La nouvelle de la fermeture dudit axe a vite fait le tour de la région. Vers midi, des centaines d’autres citoyens de Bordj-Menaiel ont investi le même axe, au lieudit Bousbaâ. D’importants convois des forces anti-émeutes ont été dépêchés sur les lieux de la protestation. Les automobilistes sont restés bloqués dans d’immenses embouteillages.

A Bordj Menaïel, les manifestants et les forces de l’ordre se sont également affrontés dans le centre‑ville. Le tribunal et le siège de la gendarmerie locale ont été saccagés à coups de pierres par les manifestants. Les commerçants ont baissé leurs rideaux dès le début de l’après‑midi. Dans cette ville, la RN 12 a également été coupée à la circulation.

La colère a gagné également les commerçants de la ville. Plusieurs d’entre eux ont baissé rideau en signe protestation contre la hausse constante des prix des produits de première nécessité. A Issers, des jeunes en furie ont dressé des barricades sur la rue Abane Ramdane, en perturbant le trafic routier durant plus d’une heure.

Certains habitants n’écartent pas de voir cette vague de protestation s’étendre sur d’autres communes de la région dans les heures et les jours qui suivent.

Wilaya de Bouira

Des centaines de manifestants de la commune d’Ahnif, commune située à 45 km à l’est de la wilaya de Bouira et d’autres venus des autres localités, sont sortis dans l’après midi de ce jeudi 6 janvier 2011 dans la rue, pour protester à leurs tour, contre la flambée des prix des produits de consommation.

En effet, c’est au niveau du lieudit le carrefour d’Ahnif que les manifestants ont barricadé la route à l’aide des pneus brûlés et autres troncs d’arbres. Dans la matinée de ce jeudi, c’est au niveau de la commune d’El Adjiba que la route nationale a été fermée par des centaines de manifestants, chauffés à blanc.

La circulation a été fermée durant plusieurs heures à El Adjiba avant que les forces antiémeutes de la gendarmerie interviennent.

Hier, la deuxième ville du pays, Oran, a vecu une journée noire d’émeutes et d’affrontements entre les jeunes et les forces de l’ordre. La même chose s’est produite dans la ville de Djelfa.

Source lematindz.net

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:17

L'Algérie va recevoir une commande de céréales en avance

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Le port de Rouen vient de donner son feu vert pour le départ d'une cargaison de céréales vers l'Algérie. Il s'agit en fait d'une avance sur 85% du tonnage d'une livraison prévue plus tard dans l'année, selon l'agence Bloomberg. La livraison comprend 104.250 tonnes de blé et 12.350 tonnes d'orge. L'Algérie est la première destination des céréales exportées via Rouen, le principal hub européen de céréales.

Source TSA

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:14

Algérie - Dégâts, rumeurs et inquiétudes…

Bab-El-Oued au lendemain d’une nuit d’émeutes

algerie emeutes

 

Les traces des émeutes qui ont secoué mercredi 5 janvier dans la soirée le quartier populaire de Bab-El-Oued étaient encore visibles dans la matinée de ce jeudi. Malgré les efforts des agents de Netcom à dégager les trottoirs et les voies carrossables des pierres et des restes de pneus brûlés avant le début du mouvement des citoyens vers les écoles et les lieux de travail, il n’était pas possible de cacher, à certains endroits, la réalité des événements de la veille.

C’est particulièrement le cas au carrefour de Triolet, en contre‑haut du CHU Lamine Debaghine (ex hôpital Maillot). La présence d’un barrage fixe de la sûreté nationale à ce croisement n’a vraisemblablement pas dissuadé les manifestants de mettre à sac le showroom du concessionnaire Renault et de celui du label chinois Geely. Les rideaux métalliques des deux espaces mitoyens sont carrément arrachés. Des véhicules, maintenus dans leurs box d’exposition, sont complètement incendiés. D’autres ont été sortis dans la rue où ils ont subi un sort aussi triste. Les pare-brise ont sauté en éclats. Les capots et les portières sont arrachés. Les pièces de motorisation sont irrémédiablement hors service. Les carcasses ne reposent plus que sur les essieux.

Les pneus ont certainement brûlé, au moment des émeutes. Vers 9 h, une équipe de policiers et probablement des responsables des concessionnaires des deux marques d’automobiles constataient les dégâts. La circulation était bloquée sur tous les axes desservis par ce carrefour (vers Bologhine, Bab-El-Oued Centre, Chevalley et Fontaine Fraîche). Une heure et demie plus tard, elle devenait légèrement plus fluide, bien que les nombreuses voitures détruites n’aient toujours pas été déplacées.

A Bab-El-Oued et dans les communes limitrophes, la tension est encore pesante. A partir de midi, la rumeur devenait de plus en plus forte. Les quartiers vont encore s’embraser dans l’après-midi… Les échoppes, notamment les magasins d’alimentation générale et les boulangeries, sont prises d’assaut par des citoyens. Certains commerçants disent qu’ils ont reçu des instructions pour baisser rideau, samedi. Une grève générale est, semble-t-il, décrétée pour ce jour‑là. Rumeur ou appel réel ? Impossible de savoir.

Source TSA Rania Hamdi

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:10

Les prix des denrées alimentaires vont poursuivre leur hausse

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C’est une nouvelle qui ne va pas contribuer à rassurer le consommateur algérien. Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), les prix des denrées alimentaires ont atteint un nouveau record en décembre dernier. Les produits vont poursuivre leur hausse dans les prochains mois.

Un indice illustre l’affolement des prix des produits alimentaires (voir graphe). Il montre l’évolution d’un panier de 50 produits les plus consommés notamment les céréales, le sucre, la viande, les produits laitiers, les oléagineux… En décembre, cet indice s’est établi à 214,7 points le mois dernier, contre 206,0 en novembre.

Plusieurs facteurs ont contribué à la flambée des prix alimentaires. Parmi eux, figurent notamment une forte hausse de la demande émanant d’une classe moyenne émergente en Chine et en Inde, les incendies de l’été dernier en Russie –ils ont impacté les prix du blé–, le recours grandissant aux biocarburants, les intempéries et la hausse des prix du fioul. Ces deux derniers éléments ont impacté les coûts à la production.

Depuis mai dernier, les prix du sucre ont grimpé de 99 % et ceux du blé –depuis juin– ont pris 64 %. Publié mercredi, l’indice du prix à la production en zone euro – ’où l’Algérie importe l’essentiel de ses produits– s’est établi à 4,5. Explication : l’inflation à la production est de 4,5 %. Une inflation à laquelle il faudrait ajouter celle des transports –des coûts élevés en raison de la cherté du pétrole– et des complications nées de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009, notamment celle instaurant le crédit documentaire. Une fois sur le marché en Algérie, les prix des produits alimentaires subissent les effets d’une absence de régulation du marché. Au final, le consommateur algérien paye une facture très élevée.

Source TSA Samir Allam

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:08

Djamel Benadeslam : "tous les éléments sont réunis pour l'explosion sociale" Interview

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Des émeutes contre la cherté de la vie ont éclaté à Alger et dans d’autres villes du pays. Comment expliquez-vous cette montée soudaine de la protestation ?
M. Benabdeslam : la réaction de la population est logique et normale. La hausse des prix est illogique. Le pouvoir d’achat de la population est très bas. Cette hausse des prix est une conséquence des mesures aveugles prises par le gouvernement pour réduire les importations. Le gouvernement l’a fait pour soit disant défendre les intérêts nationaux, mais sans prendre en considération le fait que le produit national est inexistant pour remplacer les importations. Il n’y a aucune stratégie nationale de développement, ni projet social. On dépend toujours des hydrocarbures. Tous les ingrédients sont réunis pour l’explosion sociale. Les champs médiatique et politique sont verrouillés, la police se renforce pour faire face aux émeutes et la dépense publique augmente sans résultats sur la population.

La situation sociale est-elle aggravée par les difficultés de l’opposition à s’exprimer ?
L’opposition est bâillonnée. Elle ne peut pas s’exprimer. Ni dans les médias lourds, ni dans la rue. Seuls les partis béni oui oui sont autorisés à passer à la télévision. Le gouvernement ne communique pas avec les citoyens pour leur expliquer les mesures prises pour réduire les importations. Un fossé sépare le peuple du gouvernement. La situation du pays n’est pas bonne. Le peuple en a marre des échecs. Malgré les richesses du pays, le gouvernement n’a pas pu sortir l’Algérie de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures.

Comment le pays peut-il sortir de la crise actuelle ?
On demande au gouvernement de mettre en place une stratégie de sortie de crise. Sinon la situation sociale risque de s’aggraver davantage. Le gouvernement manque de vision. Il gère une société avec des procédures, et ne s’attaque pas aux problèmes de fond. Il faut ouvrir le champ à d’autres forces sociales et économiques.

Comment expliquez-vous le fait que l’Etat consacre annuellement 1.200 milliards de dinars aux transferts sociaux sans parvenir à calmer le front social ?
Le gouvernement dépense sans compter. Toutes les factures d’importation, sociale, économique, ont augmenté, sans résultats sur le cadre de vie des citoyens. Dans l’agriculture par exemple, des milliards ont été dépensés, partis en fumée. L’agriculture n’en a pas bénéficié, les agriculteurs non plus.

Source TSA Hamid Guemache

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:05

Les petites bourses se révoltent

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Huiles, légumes secs, farine, sucre, beurre et yaourts, ont vu leurs prix s’envoler entre la fin décembre et le début janvier. Cédé en 2010 entre 650 et 660 DA, le bidon d’huile de cinq litres a atteint en ce début janvier les 780 DA au grand dam des couches moyennes et inférieures de la société. « Avant on les préparait une fois par semaine. Aujourd’hui, les frites on en entend juste parler en passant le matin par des fast-food », ironise une jeune mère de famille rencontrée dans un supermarché à Kouba. Là-bas, la bouteille d’un litre d’huile caracole à 170 DA alors qu’elle était cédée à 150 DA, il y a à peine quelques semaines. « Ils veulent nous enterrer vivants », s’exclame une vieille femme à la sortie d’un magasin du même quartier. « Que voulez-vous que je vous dise d'autre? Vous vivez en Algérie non ? Tout est cher ! Je n’ai rien acheté… », ajoute-t-elle.

Le prix d’un kilo de sucre varie entre 125 et 130 DA. « Il y a seulement quelques jours, on le vendait à 95 DA », précise Mourad un vendeur dans une épicerie à Rouissau. La soudaine et brusque augmentation des prix du sucre, de la margarine, de l’huile et la pénurie de farine s’est également répercutée sur les prix des pâtisseries et des viennoiseries. « A la fin décembre, on proposait ces tartes à 35 DA, maintenant elles sont à 40 DA… même les croissants sont actuellement à 15 DA », précise un boulanger à la place du 1er Mai. « On n'a pas le choix », poursuit-il.

Même constat pour certains produits alimentaires à base de lait. Les prix des yaourts, toutes marques confondues, ont tous augmentés, de 1 ou de 2 DA et parfois même de 5 DA pour certaines marques. Les légumes secs, même disponibles, sont inabordables. Les prix des lentilles, haricots, pois chiches donnent eux aussi le tournis aux consommateurs, dont le pouvoir d’achat est constamment mis à rude épreuve. « J’ai acheté un kilo de pommes de terre, je n’ai pas pu acheter autre chose, c’est très cher… même ici », indique une quinquagénaire dans le marché des Trois-Horloges à Bab El Oued. Femme de ménage dans une entreprise privée, elle perçoit à peine 15.000 DA par mois. Mais la situation de "Ammi" Saïd est encore plus difficile. Avec ces quatre enfants, il végète avec une retraite de 7000 DA. Tenant un vieux couffin totalement vide, il se contente de dire : « il y a des voisins qui m’aident de temps à autres… et puis il faut bien se débrouiller ».

« Je suis commerçant et j’arrive difficilement à subvenir aux besoins de ma famille », affirme Hocine. « On n'utilise plus la petite monnaie… désormais on n’utilise que les billets de 1000 DA dans nos achats », ajoute-il. Là-bas les dégâts causés par les émeutes qui ont éclatées, mercredi 5 janvier, dans la soirée sont toujours perceptibles. « On n’a pas peur d’eux », crie un jeune défiant des dizaines de policiers déployés juste à côté du commissariat de police auquel les manifestants ont tenté vainement de mettre le feu. « Je suis au chômage depuis des années, je ne suis pas marié et je suis incapable d’aider ma famille, vous trouvez que c’est normal ça ? », tonne-t-il. Pour les petites bourses, ni les nouvelles mesures gouvernementales relatives à la politique économique du pays, ni les cours mondiaux ne peuvent justifier des hausses d’une telle ampleur.

 Source TSA Samia Amine

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 08:01

L’Ouest algérien coupé d’Alger

oran-ville-propre.jpg

 

Depuis le milieu d’après-midi de ce jeudi 7 janvier, il est impossible de gagner l’ouest algérien en voiture ou par train. Tous les trains à destination de l’ouest (Blida, Chlef, Oran, Tlemcen...) ont été annulés par la SNTF. L’autoroute Est-Ouest est coupée à plusieurs endroits dans la wilaya de Blida.

« On attendait un ami qui devait arriver d’Oran. Il nous a appelés pour nous informer que l’autoroute est coupée entre Blida et Ouled Alleg. Il a été hébergé par des amis en sur place attendant une évolution positive de la situation », raconte un habitant d’Alger. Un autre habitant de Blida a été obligé de passer la nuit à Alger. « Cet après-midi, nous avons été intercepté par des policiers à la sortie d’Alger. Ils nous ont déconseillé de prendre l’autoroute pour aller à Blida. Je vais essayer de m’y rendre demain matin très tôt pour éviter les émeutes», explique-t-il.

De violentes émeutes ont éclaté jeudi soir dans plusieurs quartiers de la capitale pour le deuxième jour consécutif. La contestation s’est propagée à d’autres régions du pays où des émeutes ont éclaté : Bouira, Boumerdès, Béjaïa, Blida, Tipaza…Le gouvernement n’a toujours pas réagi. Au journal de 20 heures, l’ENTV a minimisé l’ampleur des émeutes. Elle a diffusé des témoignages d’habitants d’Alger dénonçant les violences des émeutiers.

Source TSA M

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:57

Algérie – Football - Rabah Saâdane entraîneur du Yémen

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Rabah Saâdane n’a pas chômé longtemps. Cinq mois après sa démission de la barre technique des Verts, il devient l’entraîneur en chef du Yemen à partir de dimanche 2 janvier. Saâdane a paraphé un contrat de 3 ans avec la sélection yéménite dont l’objectif est la qualification au Mondial 2014 au Brésil. L’ex-entraîneur de l’équipe nationale bénéficie d’une grande popularité dans le monde arabe. Il a conduit l’Algérie au Mondial de 1986 au Mexique et à la Coupe du Monde 2010 en Afrique du sud, après une qualification historique contre l’Egypte, éternel rival de l’Algérie. 

Source TSA Amar Naili

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:51

Comment l’application de la loi par les grossistes a enflammé les prix

reserves de change en dollars

155 illiards de dollars de réserves - A quoi servent-ils ?

 

Les prix des produits de large consommation ont augmenté d’une façon spectaculaire entre fin 2010 et début 2011. Exemple : le kilogramme de sucre a grimpé à plus de 120 dinars contre 105 dinars fin décembre. Les prix de la farine, de la margarine, du lait et de l’huile ont connu d’importantes hausses, entre 10% et 50%. Parfois 100%.

A l’origine des hausses surprenantes des prix, ont trouve les grossistes. Ces derniers ont en effet décidé de facturer aux détaillants la TVA (taxe sur la valeur ajoutée, 17%) et la TAP (taxe sur l’activité professionnelle, 2%). En fait, les commerces de gros n’ont rien fait d’illégal. Bien au contraire : ils ont décidé de travailler au réel et d’abandonner l’informel pour se préparer à l’échéance du 31 mars, date de l’entrée en vigueur de l’obligation de payer par chèque les transactions commerciales supérieures à 500.000 dinars.

Les commerçants savaient depuis quelques semaines que les grossistes allaient augmenter d’au moins 20% les prix des produits. Ils ont été informés de cette décision par leurs fournisseurs. Mais le gouvernement ne semble pas avoir prévu une telle tournure des évènements.

Jeudi, au lendemain des émeutes à Alger, Mustapha Benbada, ministre du Commerce, a réuni les producteurs de sucre et d’huile pour connaître les raisons de la hausse des prix. Au Journal télévisé de 20h00, il a accusé directement les grossistes d’être derrière cette flambée des prix à l’origine de la vague d’émeutes contre la cherté de la vie qui secoue le pays depuis mercredi.

M. Benbada a affirmé que les prix reviendront à la normale dès la semaine prochaine. Mais pour que cet engagement se concrétise, les grossistes devront cesser de facturer la TVA et la TAP. Autrement dit, le gouvernement se retrouve contraint d’encourager l’informel.

Le ministre a également demandé verbalement aux producteurs de surseoir à l’application de la loi interdisant de traiter avec des grossistes présentant un faux registre de commerce. Une demande qui ne sera certainement pas satisfaite, car la parole d’un ministre ne suffit pas pour annuler une loi ou la geler d’autant que les producteurs risquent de lourdes amendes.

Source TSA

Le Pèlerin

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