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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:46

Algérie - Le silence officiel comblé par le web et les TV satellitaires

parabole tele

 

Les médias étrangers et la Toile se sont justement emparés de la question des émeutes. Al Jazeera, Medi1 TV, El Arabia, Dubai TV, France 24 et plusieurs autres chaînes internationales n’ont cessé de diffuser les images de l’explosion de colère qui a gagné plusieurs régions du pays et dans la capitale à Bab El Oued ces derniers jours. Des reportages vidéo commentés par leurs correspondants en Algérie parlent de la flambée des prix, de la crise de logement, de la malvie alors que le journal télévisé de l’ENTV et la Radio nationale n’en disent pas un mot.

A l’heure où l’Algérie s’embrase et que des questions lancinantes se posent sur le devenir de la société, les médias gouvernementaux ne trouvent pas mieux que de tartiner insolemment, dans leur points d’information, sur la journée parlementaire, la création de plus de 500 000 emplois en 2010 et un séminaire sur l’appui au développement des initiatives locales ! Les limites des effets d’annonce du ministre de la  Communication, Nacer Mehal, qui promettait il y a seulement un mois une ouverture de la télévision aux problèmes de la société sous la «directive» du président de la République sont à présent dévoilées, de même que l’incompétence et les fausses promesses sont indéniables.

Appel à la grève

«Les directives ont été claires, on n’en parlera qu’une fois que ça se sera calmé, malgré l’insistance de plusieurs journalistes de la radio et de la télévision jeudi matin», expliquait hier une source du 21, boulevard des Martyrs qui a souhaité garder l’anonymat. Mais les Algériens sont branchés sur les câbles du satellite et sur la presse électronique qui comblent le vide en déversant tous ces échos sur le web. Les citoyens ne manquent pas d’ailleurs de prouver leurs compétences journalistiques avec la publication de vidéos prises sur le vif et des témoignages recueillis en temps réel. Youtube et Facebook en débordent.

Des rumeurs les plus folles aux indications avérées circulent sur les blogs et les réseaux sociaux. Des appels à la grève, des groupes qui se forment pour récupérer cette révolte sociale et tenter de lui donner plus d’ampleur. Des groupes sur Facebook annoncent des rendez-vous de manifestations pacifiques à tout vent. Un site, kraht.tk, appelle a une grève générale pour la journée du 10 janvier. «Suite à l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle nationale, prière à chaque citoyen algérien d’assister à la grève générale qui aura lieu le 10 janvier 2011, et ce, en bloquant toutes les routes nationales et cesser toute activité commerciale (boutiques et magasins, transport, boulangeries, etc.», peut-on lire sur ce site qui affiche un décompte chrono pour le rendez-vous fixé

Source El Watan Bouredji Fella

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:43

Alger : les émeutes se propagent dans plusieurs quartiers !

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De nombreux quartiers d'Alger ont connu des scènes d'émeutes durant la journée de jeudi. Après Bab el oued, Cheraga, Bachedjerrah, ce fut au tour de Birkhadem, Zeralda, Bordj el Kiffan, Saoula et d'autres localités qui ont connu des scènes de violences. 

 Dans d'autres quartiers la peur a contraint de nombreux commerçants à baisser rideaux. A 17h, le boulevard Didouche, à alger centre était vide. La quasi totalité des commerçants a fermé et la circulation automobile est devenue insignifiante, alors que d'habitude c'est bouché.  

A Gué de Constantine, Bachdjerrah et Kouba, un climat de tension terrible caractérise de nombreux quartiers et cités populaires. La colère contre la cherté de la vie et la misère a fait sortir dans la rue depuis mercredi soir des centaines de jeunes exaspérés par leurs conditions sociales déplorables. 

De l'aveu même de plusieurs témoins oculaires, les affrontements avec les forces de l'ordre ont été d'une violence inouïe. Des bandes de voleurs ont su des lors comment profiter de la révolte à laquelle était livrée Bachdjerrah pour s'attaquer à des commerces et les dévaliser. Du bureau de la poste en passant par l'agence Djezzy et le grand Bazar "Hamza" situé au centre de Badjcherrah, les jeunes émeutiers n'ont reculé devant rien pour s'attaquer à tous les édifices.

Par la suite, des routes ont été bloquées à coup de pneus brûlés jusqu'à la rue Tripoli de Hussein Dey où pas moins de six entreprises, des bureaux d'études, des sociétés de sous-traitances et de vente de matériel industriel, ont été cambriolées et dévalisées vers les coups de 3 H du matin.

Débordés, les forces de police ont été pris pour cible de toutes part par des jeunes qui ont adopté durant toute la nuit la technique de la guérilla urbaine.  Et au rythme où vont les choses, rien ne laisse présager une quelconque amélioration d'ici la nuit de ce jeudi dans les quartiers chauds la banlieue est de la capitale.  

Le même scénario risque également de se produire dans les communes et quartiers de la banlieue ouest. Pour preuve, depuis le début de l'après-midi, à Dergana, El-Hamiz et Bordj El-Kiffan, des routes ont été bloquées par des jeunes émeutiers dans plusieurs quartiers de ces communes dont le ciel est, désormais, obscurci par le feu des pneus brûlés.  

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:40

Algérie - Émeutes : L'embrasement

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Depuis lundi, le pays connaît une série d’émeutes qui rappellent curieusement Octobre 88. La soudaine hausse des produits de première nécessité et le sentiment de hogra ont mis le feu aux poudres. Face au silence des autorités - et des médias gouvernementaux - les émeutes se propagent et font déjà plusieurs blessés.

Mardi 4. Une rumeur se propage comme une traînée de poudre dans les quartiers des Trois Horloges et de Jean Jaurès à Bab El Oued. Une descente de police serait prévue pour déloger tous les vendeurs à la sauvette qui squattent les trottoirs. Mercredi 5. Les jeunes du quartier sont décidés à en découdre avec les forces de l’ordre si jamais on leur interdisait l’occupation de leurs endroits habituels. A 19h30, sans raison particulière et sans que les forces de l’ordre aient entrepris la moindre opération, un début d’émeute embrase les quartiers Triolet, Trois Horloges, Carrière, et celui du cinquième arrondissement où se trouve le commissariat du quartier.

«Tout est parti d’une énorme rumeur, confirme Nacer, président de SOS Bab El Oued. On a voulu pousser les jeunes à bout pour les faire sortir dans la rue. La situation actuelle est propice à l’embrasement avec la dernière augmentation des prix de certains produits. Cela rappelle ce qui s’est passée en octobre 88.» Les échauffourées dans le quartier de Bab El Oued vont durer jusqu’à 2h du matin et verront de très nombreux groupes de jeunes, mobiles et scandant des slogans hostiles au pouvoir, s’en prendre aux forces de l’ordre et à plusieurs magasins du quartier. Cinquième arrondissement et quartier des Trois Horloges : Abribus détruits, poteaux de signalisation arrachés, magasin Bellat dévalisé, agence Mobilis endommagée et commissariat pris d’assaut.

Commissariat harcelé

Mohamed, employé chez Bellat, n’est pas près d’oublier ce qu’il a vécu mercredi. Dès les premiers attroupements, il décide de baisser rideau. Il ne devra son salut qu’en décidant de se barricader dans la cave du magasin. «J’ai vu des jeunes s’en prendre aux rideaux de la devanture, confie-t-il, encore sous l’effet de l’émotion. J’ai compris que si je ne descendais pas vite m’enfermer dans la cave, j’allais le payer cher.» Les présentoirs seront détruits et toute la marchandise emportée. Mohamed estime les pertes occasionnées à 34 millions de centimes. Après Bellat, l’agence Mobilis, située juste à côté, connaîtra le même sort. Les émeutiers repartiront en emportant avec eux le matériel informatique et détruiront le mobilier. Le commissariat du cinquième arrondissement sera lui aussi harcelé durant une bonne partie de la nuit. Des bandes de jeunes tentent de pénétrer à l’intérieur du QG, obligeant les forces de l’ordre à faire usage de jets de gaz lacrymogène et de tirs de sommation. Quartier du Triolet. Dans les showroom Renault et Geely, des voitures sont calcinées, des pneus démontées, des pare-chocs arrachés et des pare-brise fracassés.

Le gardien de Renault hospitalisé

Le showroom Renault n’est plus qu’un tas de gravats. Des pans entiers du faux plafond ont été arrachés, des bris de glace jonchent le sol, une Logan et une Sandero calcinées sont abandonnés dans un coin du magasin, le mobilier est détruit et les ordinateurs envolés. Au total, ce sont neuf voitures qui seront endommagées durant cette nuit de folie, qui a vu des jeunes armés de couteaux et de pioches, détruire tout sur leur passage. Cette expédition fera une victime : le gardien du showroom Renault, frappé d’un coup de couteau et hospitalisé aux urgences de l’hôpital Maillot. «Ils ont volé ce qu’ils ont pu et détruit ce qu’ils ne pouvaient pas prendre avec eux, affirme un commercial de chez Renault. Il y en a pour dix millions de DA de dégâts.» Chez Geely (constructeur chinois) cinq véhicules sont démontés. L’un des cadres de l’entreprise SIPAC, représentant Geely en Algérie, a assisté impuissant à la destruction du showroom. «Il y avait des policiers en faction près du magasin qui regardaient sans intervenir la destruction du magasin. Quand j’ai demandé de l’aide, ils m’ont répondu qu’ils n’avaient pas reçu d’ordre pour le faire.»

Source El Watan Salim Mesbah

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:39

Tamanrasset - «Ameni» à l’honneur du dromadaire

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Un festival dédié au dromadaire sera organisé dans sa première édition, du 7 au 9 janvier à l'initiative de la Chambre de l'agriculture de la wilaya.

Initiée sous le signe «Ameni» (rendez-vous en langue targuie), cette manifestation qui se tiendra au lieu dit Oued Amded, dans la localité d'Abalessa (170 km de Tamanrasset), vise la protection du patrimoine camelin et l'encouragement des chameliers dans le développement de cette richesse animale, ont indiqué des éleveurs.

Le dromadaire, qui a accompagné l'homme dans sa conquête du Grand Sud algérien, fait partie intégrante de la vie socio-économique des Touareg de l'Ahaggar, au regard de son apport dans pratiquement toutes les activités des sociétés sahariennes, y compris touristiques, a souligné Benmalek Bey, opérateur de tourisme dans la wilaya de Tamanrasset. Selon M. Bey, le prochain festival, outre son caractère spécifique, devra connaître une large participation d'agences de tourisme et de voyages, dans le but de promouvoir le tourisme saharien et vulgariser les atouts touristiques de la région de Tamanrasset.

Ce festival, a estimé pour sa part un éleveur, devra être mis à profit par les participants pour examiner les contraintes rencontrées en matière d'élevage camelin, les voies de préservation de cette richesse animale et l'échange d'expériences entre éleveurs et responsables du secteur de l'agriculture. Les éleveurs de la région de l'Ahaggar fondent de grands espoirs sur cette manifestation agricole susceptible d'aboutir à la mise au point d'une stratégie à même de jeter, en coordination avec les responsables du secteur agricole, les bases d'un plan d'action devant garantir un nouvel essor à la filière et valoriser cette richesse dans la région de Tamanrasset.

Le programme de ce 1er festival du dromadaire prévoit des concours sur les meilleures chamelles laitières, tente et dromadaire et sur les meilleurs produits traditionnels préservés, ainsi que l'organisation d'une course de méharis. Le dromadaire mesure 1,80 à 2 m de haut et pèse entre 300 et 600 kg. Sa durée de vie varie de 40 à 50 ans. Il est surnommé vaisseau du désert. Les mâles sont 10% plus lourds que les femelles.

Le dromadaire, de couleur beige, gris ou caramel, est un animal adapté par excellence à la vie désertique. La large plante de ses pieds est munie de coussinets élastiques qui lui permettent de se protéger contre la brûlure de sable mais aussi d’amortir les chocs. Cet animal mange de tout entre 4 et 5 kg par jour.

Il supporte des chaleurs de plus de 50 degrés et peut rester plusieurs jours sans boire. Mais lorsque l’occasion se présente, il peut avaler en l’espace de 10 mn plus d’une centaine de litres.

Source Infosoir R.L. / APS

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:30

Ariège – Pyrénées - 2010, année la plus froide depuis 20 ans

0 Vebre sous la neige janvier 2010 (10)

 Chez moi à Vèbre en Ariège

C'était le 4 mai, sur la RD 117, près du col del Bouich : drôle de printemps !

2010 a été l'année la plus froide en Ariège depuis 23 ans. Même si les températures ne furent jamais très basses, la neige est revenue plusieurs fois, jusqu'au cœur du printemps.

Si les Parisiens ont été surpris par la neige, c'est qu'ils n'avaient pas connu cela depuis vingt ans. Et nous, en Ariège, nous venons de connaître avec 2010 l'année la plus froide depuis 23 ans exactement.

Il faut en effet remonter à 1987, d'après la station météorologique d'Antichan, pour trouver l'air aussi frigorifiant. En fait il a manqué 0,3° sur la moyenne de l'année pour égaler la moyenne de référence qui va de 1971 à 2000 chez les météorologues. « Cela peut paraître paradoxal à l'heure où l'on parle de réchauffement climatique, commente Stéphane Cœur, responsable de la station Météo France couserannaise. Mais il faut prendre du recul : ce qui est valable ici sur un territoire donné ne l'est pas à l'échelon de notre planète. La moyenne planétaire montre que 2010 est une année des plus chaudes. » Voilà pour la parenthèse.

En Ariège l'hiver 2009-2010 n'a pas été exceptionnellement froid, mais les températures maximales n'ont jamais été élevées. Le 12 janvier 2010 on relevait -8,5° à Cos, -7,5° à Saint-Girons. La veille, la température la plus chaude de la journée à Cos était de : -3,5°. À Saint-Girons on était à -2,5° au maximum. Mais ce dont tout le monde se souviendra, ce sont les épisodes neigeux tardifs. En janvier, le 19 du mois, il était tombé 23 cm à Saint-Girons, ce qui n'était pas mal mais pas extraordinaire. Entre le 9 et le 14 février il y avait eu une nouvelle couche blanche proche de la moyenne. Et puis est arrivée la neige de mars : 9 cm à Saint-Girons le 8 mars. On croyait en avoir fini avec le manteau blanc, mais le 4 mai, en pleine floraison printanière des pommiers, une nouvelle couche (15 cm à Cadarcet) recouvrait le paysage ariégeois jusqu'en plaine. C'était une neige lourde. Comme les arbres avaient déjà des feuilles sur lesquelles se collait la neige ceux-ci eurent à supporter des poids énormes. Beaucoup d'arbres et de branches cassèrent. Il y eut des dégâts. Du côté des intempéries de mars, tout le monde se souviendra de la tempête Xinthia. Certes, l'Ariège n'eut pas à souffrir comme la Vendée et la Charente-Maritime, mais des vents violents d'altitude déferlèrent sur les vallées axées nord-sud. À l'Hospitalet le vent soufflait à 156 km/h, sur Guzet et Aston à 150 km/h, alors qu'en plaine il était à 50 ou 80 km/h.

Quant à l'été, il ne laissera pas un grand souvenir ; les températures furent un peu inférieures à la moyenne, l'automne fut un peu plus froid que d'habitude et l'hiver 2010 carrément plus froid que d'autres. Bref, au total, l'année 2010 fut fraîche, c'est le moins qu'on puisse dire.

Neige 2010

La surprise du mois de mai

Cette neige de mai, personne ne l'attendait : il y avait jusqu'à 20 cm à 700 m d'altitude. Du jamais vu au cœur du printemps, en tout cas pas en cette quantité. Les dégâts furent importants : les pommiers qui étaient en fleurs eurent beaucoup de branches cassées, autant de fruits qui manqueraient à l'appel.

Le centre appelé à fermer

Le centre ariégeois de Météo France fait partie de la liste de ceux qui sont appelés à fermer d'ici 2017 dans le cadre de la restructuration nationale de Météo France. Elle ne laisserait que cinq centres territoriaux dans le sud-ouest : Bordeaux, Toulouse, Agen, Tarbes et Biarritz. Des employésde sites comme Auch avaient d'ailleurs organisé des actions de protestation l'an dernier. Voici la liste de ceux qui doivent fermer : Brive, Guéret, Millau en 2012 , Bergerac, Montauban, Gourdon en 2013 Saint-Girons, Cognac, Niort en 2014. Pour Auch, comme Pau et Mont-de-Marsan, pas de nouvelle.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:25

Asiana Airlines commande six Airbus A380

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Un Airbus A380 au salon du Bourget

 

La compagnie aérienne sud-coréenne, Asiana Airlines, a annoncé avoir commandé 6 airbus A380 pour 1,8 milliard de dollars.
Les avions doivent être livrés entre 2014 et 2017 et seront utilisés pour des liaisons vers l'Europe et les États-Unis. "Les vols long-courrier devraient augmenter de plus de 5% chaque année grâce aux accords de libre-échange (qu'a passés la Corée du Sud avec l'Europe et les États-Unis) et l'assouplissement de l'attribution de visas", a déclaré Yoon Young-Doo, le PDG de la compagnie.
Grâce à l'achat de ces appareils, Asiana Airlines entend concurrencer Korean Air, qui domine le secteur long-courrier en Corée du Sud.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:22

Algérie - La protesta gagne du terrain

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La cadence de la protesta s’est largement accélérée ces derniers jours. Des manifestations ont éclaté à travers plusieurs villes du pays, notamment Alger, Tipaza, Oran…

Hier, c’était une nuit folle. Alger venait à peine de prendre acte des émeutes qui ont éclaté à Oran et a décidé, elle aussi, d’exprimer son ras-le-bol face à la hausse des prix et la dégradation du pouvoir d’achat. Hier soir, des affrontements ont opposé de jeunes manifestants aux forces de l’ordre à Bab El-Oued.
Les manifestants ont brûlé des pneus, incendié des voitures, saccagé des magasins et ont même tenté de s’attaquer au «Cinquième», le commissariat du 5e Arrondissement, mais les policiers ont riposté par des tirs de balles à blanc. Plusieurs manifestants mais aussi des policiers ont été blessés lors de ces échauffourées. Ce mouvement de protestation s’est vite propagé à d’autres quartiers de la capitale.
A Chéraga, des centaines de jeunes du quartier Calmon, sont également sortis dans la rue pour exprimer leur colère. Ces jeunes, munis de barres de fer, ont coupé l’ancienne route reliant Alger à Tipaza en brûlant des pneus et ont tout cassé sur leur passage.
Des émeutes ont aussi éclaté à Staoueli, précisément au quartier Brija, où plusieurs jeunes ont bloqué la route qui mène vers Zeralda et Sidi-Fredj. A Tipaza, les manifestations ont également repris hier soir vers 21h. Les citoyens des daïras de Koléa (Chaïba, Kerkoubaet, Hay Bilel) et Fouka (Douaouda-ville et marine et Hay Ali-Ammar) sont sortis dans les rues pour exprimer leur colère. Les affrontements entre les émeutiers et les forces de l’ordre au niveau du grand quartier dit «Kerkouba», à Koléa, ont fait, selon nos sources, deux blessés parmi les forces de l’ordre.
Le mouvement de protestation contre la hausse des prix et la dégradation du pouvoir d’achat, qui a débuté lundi à Fouka (Tipaza), a également touché, hier vers 14h, la wilaya d’Oran.
Les protestations ont concerné plusieurs quartiers où des jeunes ont brûlé des pneus et jeté des pierres, occasionnant des dégâts à quelques magasins et paralysant la circulation routière. Il faut dire que des signes annonciateurs de cette grogne populaire étaient déjà là, mais le pire serait à venir. Les contestataires se seraient même donné rendez-vous pour vendredi prochain, juste après la prière. Est-ce une rumeur ? De l’intox ? Une chose est sûre, ces mouvements de protestation nous rappellent ceux du 5 Octobre 1988.
Le 5 octobre de la colère, du coup de pied dans la fourmilière, aura-t-il lieu cette fois-ci en janvier ?
Tout permet de le dire : le feu est là, et les responsables, comme d’habitude, se contentent de jouer aux pompiers.

Source Infosoir B.M.

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:19

Algérie - Face à la flambée des produits de large consommation, l’inquiétude monte ! (1/2)

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Alors que l’année 2010 s’est achevée avec une crise du lait et une pénurie des liquidités dans les bureaux de poste, voilà que l’année 2011 s’annonce plus inquiétante encore. Le bal s’est ouvert le 1er janvier avec une flambée, non annoncée, de la plupart des produits de première nécessité. «Il y a trop de pauvreté et de misère dans notre pays !», déplorent nombre de citoyens. Ces derniers se demandent comment faire face à une érosion du pouvoir d’achat de plus en plus grandissante. L'option pour la libéralisation des prix étant assurément un choix irréversible, comment faire pour que cette flambée ne porte pas atteinte au pouvoir d'achat ?
Maintes explications ont été avancées par des spécialistes en la matière. Cette hausse des prix serait, selon eux, en rapport direct avec les fluctuations boursières dans certains pays et la flambée des prix des matières premières sur le marché mondial. Pour les plus sceptiques, il s’agirait de causes d’ordre interne.
Les pouvoirs publics sont interpellés et devront réfléchir sérieusement pour donner une réponse à cette problématique.

Pénuries et cherté

L’effet négatif sur le marché des produits alimentaires de base continue de toucher certains aspects stratégiques de notre économie, tant en matière de production que sur le plan de la consommation.

Selon une étude réalisée par le Centre national d’études et d’analyse pour la population et le développement (Ceneap), publié dans la presse, l’Algérie est le premier pays importateur africain de denrées alimentaires, à hauteur de 75% de ses besoins.
La demande en céréales n’est couverte qu’à 25% par la production nationale et la part du budget des ménages réservé à l’alimentation se situe autour de 45% des revenus mensuels. Cette étude révèle également que la croissance annuelle moyenne du marché algérien des produits laitiers est estimée à seulement 20%. Chaque année, l’Algérie importe 60% de sa consommation de lait en poudre dont le sachet reste subventionné à 25 DA, toujours selon cette étude.
Le ministre de l'Agriculture a déclaré récemment sur les ondes de la Chaîne III que le montant de la facture algérienne des importations alimentaires est en nette baisse. «La facture alimentaire était de 8 milliards de dollars en 2008, contre 5,4 milliards de dollars en 2009», a souligné le ministre. Il précisera cependant que les céréales occupent la plus grande place de cette facture. Par ailleurs, et du côté du consommateur, les choses vont mal. Il suffit d’évoquer le sujet pour que les plaintes fusent. Certains redoutent même le pire. «C’en est trop !», protestent la plupart des personnes interrogées, qui se disent sidérées par les pénuries observées, depuis quelques mois déjà, chez les détaillants et par la hausse vertigineuse des prix. En effet, sucre, farine, café, huile, œufs et bien d'autres produits de grande consommation ont connu, en ce début janvier, une hausse de prix plus ou moins importante.
En dépit des efforts consentis par le gouvernement pour l’amélioration du pouvoir d’achat, force est de constater sa totale impuissance face à une situation qui paraît inextricable. Les analystes avancent les arguments de fluctuations boursières et de perturbations des prix des matières premières sur le marché mondial. Mais d’autres dont le ministre du Commerce lui-même en imputent les raisons à des problèmes d’ordre interne.
Au regard des émeutes enregistrées ces derniers jours, le spectre d’un dérapage social n’est pas bien loin.
L’Etat doit, plus que jamais, agir rapidement pour sortir le pays de cette série noire qui continue d’assombrir l’avenir de nombre d’Algériens. Pour l’heure, aucune analyse sérieuse n’a été faite sur la situation dramatique qui prévaut sur le marché local et sur les répercussions directes de la flambée des prix des matières premières sur le marché mondial.
Face à ces augmentations faramineuses, les producteurs, consommateurs, vendeurs, détaillants ou grossistes, dans les épiceries ou les grandes surfaces, estiment être en droit d’en connaître les raisons.
On a beau avancer des arguments en relation avec le marché mondial, le consommateur, lui, n’en voit que la répercussion négative sur ses dépenses. Et c’est légitime !

Courage, le pire serait à venir !
Déficience n Un ensemble de matières premières a connu une hausse très importante sur les marchés mondiaux. Le blé, l’huile végétale ou encore le lait connaissent des augmentations très sensibles dues à des situations conjoncturelles et structurelles.

Mohamed Amokrane Nouad, expert en économie, joint hier, mercredi, par téléphone, a précisé que parmi les causes structurelles, on peut citer, en premier lieu, un déséquilibre du marché, caractérisé par une demande supérieure à l’offre. C’est le cas des pays émergents à forte densité démographique, tels que la Chine et l’Inde, qui ont vu le pouvoir d’achat de leurs habitants augmenter.
Ces habitants sont devenus ainsi de forts consommateurs en denrées alimentaires, d’où une pression sur le marché international et une envolée des prix. L’expert a également cité les agro-carburants qui exercent une pression d’autant plus grande sur l’offre existante, sans manquer de parler des prix des carburants élevés qui ont une incidence sur les prix à la production et à l’exportation (prix du fret élevé).
L’autre cause est la suppression progressive des aides pratiquées par certains pays, ce qui a entraîné un renchérissement des denrées alimentaires sur les marchés mondiaux. A ces différentes causes structurelles s’ajoutent d’autres liées à la conjoncture, tels la sécheresse, les inondations et les incendies enregistrés durant l’année 2010 qui ont contribué lourdement à la flambée des prix des denrées alimentaires. L’Algérie, pays importateur de nombreuses denrées alimentaires, n’a, par conséquent, pas échappé aux conséquences de ces différentes perturbations.
Pis, classé premier importateur en Afrique, notre pays est l’un de ceux qui seront les plus secoués par cette nouvelle flambée des prix à l’international. On pense même qu’il y aurait une indexation des prix des produits importés sur ceux pratiqués localement. Il faudra donc que le citoyen algérien s’arme de courage et de patience pour cette année 2011, qui s’annonce prometteuse en... flambées.
Pour les produits boursiers importés, l’Algérie ne pourra pas échapper à la crise. Cela se comprend. Mais qu’en est-il des produits locaux ? La hausse de leurs prix est difficile à expliquer. Surtout que pour la troisième année consécutive, notre pays a enregistré une bonne production agricole. Logiquement, les prix devraient plutôt baisser. On met en cause la spéculation. Seulement, le rapport offre/demande est une résultante que nous ne devons pas occulter et revenir à l’acte agricole qui est la seule voie de salut possible.
L’acte agricole s’il est réhabilité, contribuera au développement des industries agroalimentaires qui pourront devenir la locomotive de développement et un garant de la sécurité alimentaire du pays, en réduisant les répercussions directes ou indirectes sur le consommateur.
Que doit faire le gouvernement pour stabiliser les prix ? En réponse à cette question, M. Nouad précise que la crise alimentaire 2007-2008 a certes permis d’éveiller les consciences, mais pas suffisamment puisque deux années après le spectre de la volatilité des prix est toujours là.
La mise en place d’un système de régulation des produits de large consommation n’a pas eu l’effet escompté et les deux ministères du Commerce et de l’Agriculture n’en finissent pas de se rejeter la balle.
Réguler, c’est également produire localement et notre pays en a les potentialités
.

A suivre

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:14

Algérie - Face à la flambée des produits de large consommation, l’inquiétude monte ! (2/2)

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«Le prix du pain ne bougera pas»
L’éventualité d’une hausse du prix du pain, dont la production est subventionnée par l’Etat – 7,50 la baguette (pain ordinaire) –, est écartée pour le moment.

C’est le président de la Fédération nationale des boulangers, affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), Youcef Khalafat, qui l’affirme : «Le prix du pain est intouchable.»
«A la tutelle, nous avons demandé que les boulangers bénéficient d’une facilitation quant aux charges liées à la profession», assure-t-il. En d’autre termes, il s’agit de la suppression de la taxe écologique, la subvention sur certains produits, comme la levure et l’améliorant, et la baisse de la facture relative à la consommation de l’électricité et du gaz.
Il précise néanmoins que ce dossier de revendications est, pour l’heure, à l’étude au niveau du ministère du Commerce. Le porte-parole des boulangers ajoute : «J’ai participé le 3 janvier à une réunion avec des responsables de ce ministère qui a porté sur la crise de la farine... Et je suis optimiste quant à un redressement de la situation et la satisfaction des doléances des boulangers.» «Nous serons convoqués dans les jours à venir à une autre réunion qui verra la présence notamment du P-DG de Sonelgaz et des représentants du ministère de l’Environnement pour trouver une solution à nos préoccupations», ajoute-t-il, en précisant que cette réunion sera déterminante. «La fédération nationale a toujours travaillé dans l’intérêt des consommateurs en général et des boulangers en particulier», réitère-t-il.
«Nous allons essayer de convaincre le patron de Sonelgaz de faire profiter les boulangers de certains abattements sur les charges d’électricité, qui ont ruiné nombre d’entre eux», regrette-t-il. Cependant, malgré ces explications, les vraies raisons de la crise de la farine, qui risque de mener à une crise du pain, demeurent floues.
Selon les boulangers, les minoteries imposent le prix de la farine à 2 300 - 2 400 DA/quintal, alors qu’il est fixé par décret à 2 000 DA. De leur côté, les transformateurs rejettent ces accusations et reprochent à leur tour aux boulangers de recourir au marché libre et de ne solliciter les quotas subventionnés qu’après la flambée des cours du blé.
M. Khalafat estime qu’il ne s’agit pas d’une «crise», mais d’un «manque». Face à des approvisionnements que les minoteries jugent insuffisants, les minotiers se sont mis à livrer, selon lui, la farine seulement à leurs clients. Les autres boulangers ont alors éprouvé des difficultés pour trouver ce produit, qu’ils avaient l’habitude d’acheter chez des grossistes et sans facture.
Interrogé sur l’augmentation des prix du croissant et de la brioche, cédés à 15 DA pièce contre 10 DA il y a encore peu de temps, M. Khalafat note : «C’est tout à fait normal ! Cela est justifié par la hausse des prix, notamment de l’huile et du sucre, ingrédients essentiels pour la fabrication de ces produits.»

Mebarek Malek Serrai à InfoSoir : «Il faut défiscaliser les prix» InfoSoir : Quelle analyse faites-vous de la tendance haussière des prix des produits alimentaires de base sur le marché international ? Et quelles sont, selon vous, ses répercussions sur le marché interne ?
Mebarek Malek Serrai : On observe à l'échelle mondiale de grandes perturbations climatiques (neige, sécheresse, inondations, verglas, vents puissants...). Des pertes importantes en matières premières et produits alimentaires en découlent. Cela sans compter les perturbations enregistrées au niveau des Bourses financières qui rendent nerveuses les grandes places de négociation des matières premières et alimentaires. La spéculation féroce de groupes internationaux des «commoditis» ont complètement faussé les bonnes habitudes de négoce et l’importation de ces produits. Cette situation a engendré une flambée des prix des principaux produits que l’Algérie importe. Résultat : une facture alimentaire plus élevée et de sérieux déséquilibres dans le budget alloué aux produits alimentaires. De ce fait, le marché national est devenu méconnaissable au grand désarroi des consommateurs.

Nous avons constaté, depuis l’entame de l’année 2011, une augmentation des prix des produits de première nécessité. Quels en seront les effets directs sur le consommateur et surtout sur le marché de l’agroalimentaire ?
Le consommateur n’arrive plus à gérer convenablement son budget alimentaire. Il devra réduire ses achats, consommer moins de calories, donc courir le risque d’un déséquilibre alimentaire, préjudiciable pour sa santé. Quant au marché, bien que suffisamment approvisionné et de manière régulière, il ne répond plus à l’économie des ménages.

La facture d’importation des céréales a été estimée entre 700 000 et 800 000 dollars à fin 2010. Cette augmentation se poursuivra-t-elle en 2011 ?
J’avais déjà prévenu, il y a quelques mois dans les colonnes d’un de vos confrères francophones, que la facture d’importation des céréales sera très chère entre novembre et décembre 2010 et mars et avril 2011. Il est impératif d’assurer le stock de sécurité, et ce, quel que soit le niveau des prix de l’importation. Cependant, de mon point de vue, il faudrait attendre juin - juillet 2011, période d’entrée de nouvelles productions, pour voir les prix se stabiliser, voire baisser.

Face à la détresse des citoyens, surtout les plus démunis, quelle solution suggérez-vous pour éviter cette crise alimentaire ?
Face à cette crise, nous pensons que le gouvernement n’a d’autre alternative que la défiscalisation des produits alimentaires. La vulgarisation de nouvelles habitudes de consommation économique visant notamment à éviter le gaspillage et à réadapter le système de consommation des Algériens vers plus de légumes frais.

Quel impact sur le pouvoir d’achat du citoyen ?
L’impact est déjà terrible, car il touche de plein fouet le pouvoir d’achat des citoyens. Pis encore. Quitte à me répéter, il contribue à la hausse de l’inflation. Cette dernière aura d’autres répercussions négatives qui rendraient nos concitoyens plus vulnérables dans leur vie courante.

Que doit faire le gouvernement pour stabiliser et réguler le marché local, pour éviter un déséquilibre alimentaire pour le consommateur ?
Le gouvernement a, jusqu’à présent, réussi à approvisionner le marché. L’Etat doit cependant veiller à réguler davantage et ce, pour maintenir une certaine stabilité dans l’offre et répondre normalement et de manière permanente à la demande des consommateurs. C’est à ce prix qu’on pourra éviter un déséquilibre alimentaire aux consommateurs. Globalement, les stocks de sécurité doivent être maintenus à leurs niveaux habituels afin de répondre à toute éventuelle déficience à l’importation.

*Expert international.
P-DG d’Algeria International Consult

Produire pour sortir la tête de l’eau
Concernant le marché des produits céréaliers.
M. Nouad précise que les prévisions économiques laissent présager que les prix des céréales ont plutôt tendance à se maintenir à des niveaux élevés.
Par ailleurs, au sujet de la question de régulation du marché, il estime que «économiquement, il n'y a pas de solution miracle pour limiter l'impact de la hausse des prix sur le consommateur. Soit, l'augmentation est supportée par un organisme public, soit il faut œuvrer pour augmenter le pouvoir d'achat du consommateur». Au vu de la faiblesse du pouvoir d'achat d'une large couche de la population, résultat d'un niveau de revenu limité et de la volatilité des prix orientée plus vers la hausse, l'intervention, selon lui, des pouvoirs publics paraît plus que nécessaire.
Le retour à la mise en place de la caisse de compensation est souhaité, même si cela est incompatible avec les préceptes de l'économie libérale. Pour notre interlocuteur, il faut revoir le système alimentaire actuel et l’orienter sur les produits locaux.
Il faut également développer les industries agroalimentaires pour étaler les produits durant toute l’année et réduire les pertes subies en production agricole qui avoisineraient les 30% et qui pourront être récupérées pour les consommateurs.
En un mot, il faut valoriser l’opportunité offerte par cette tendance à la hausse des prix pour booster la production locale de produits alimentaires.

Source Infosoir Samia Lounes

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:06

Algérie - Pénuries, prix qui flambent - Une fatalité ?

policiers algeriens

 

 

Le constat est amer, récurrent. Les prix des produits de première nécessité augmentent, ne cessent d’augmenter, et personne n’est capable d’arrêter cette spirale. Cette année encore, ils sont partis pour un nouveau galop, comme chaque année à pareille époque, en guise d’étrennes. Les petites bourses n’en peuvent plus de courir derrière une farine de plus en plus chère, un café de plus en plus inaccessible. Le quotidien des Algériens est chaque jour plus difficile.
De grâce, évitez de nous sortir, surtout aujourd’hui, le discours réchauffé, galvaudé, de la loi de l’offre et de la demande ! Il ne convainc même plus les naïfs. Les consommateurs ne croient à aucune explication, car leur pouvoir d’achat se rétrécit chaque jour comme une peau de chagrin.
Que nous arrive-t-il et pourquoi sommes-nous arrivés à de telles violences ? A de telles extrémités ? Est-ce une fatalité ?
Il faut croire que si, puisque nous avons été frappés par toutes les malédictions du démon des mercuriales. Aucune ne nous a épargnés.
Tantôt ce sont des prix qui s’emballent sans raison, tantôt des marchés plombés par des ruptures inexpliquées, tantôt la main de l’étranger qu’on désigne à la vindicte publique.
Pour ceux qui ont la mémoire sélective ou trop courte, je rappelle que nous avons eu droit depuis l’Indépendance à toute sorte de pénuries possibles et imaginables.
Y compris celle des œufs. Le comble est que nous avons été contraints d’en importer de Hongrie par Antononov entiers.
Nous avons eu droit, également, à la pénurie de beurre, de détergent, de médicaments, de pomme de terre, de sucre... Bref, de tout ce qu’on peut manger, boire et utiliser.
Le marché international a souvent bon dos. Il est brandi à chaque fois que le chaudron social brûle. Mais quelle que soit la complexité de ce souk mondial, qui n’est souvent qu’un paravent pour cacher des lacunes plus graves, l’Algérien moyen, l’Algérien lambda qui n’est pas dépourvu de bon sens, se posera toujours cette question.
Puisque notre matelas en devise est riche de plusieurs dizaines de milliards de dollars, que la plupart de nos dettes contractées auprès du FMI ont été payées rubis sur l’ongle, que le pays se targue d’une bonne santé financière, que nos importations diminuent et que nos exportations augmentent, pourquoi sommes-nous de plus en plus pauvres ? Pourquoi peinons-nous à vivre ?

Source Infosoir Imaad Zoheir

Le Pèlerin

 

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