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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:02

Emeutes et désespoir : L’Algérie de Bouteflika, douze années au pouvoir pour en arriver là…

algerie-bouteflika-a-bout-de-bras.jpg

 

Alger, Ouargla, Djelfa, Bejaïa, Boumerdes, Oran, Sétif…Il ne se passe pas un jour, mais pas un jour, sans que l’on signale des émeutes qui éclatent aux quatre coins d’Algérie. Crise de logement, mal-vie, hausse des produits de consommations, chômage, routes défectueuses, gouvernants démissionnaires, injustice, les raisons de ces poussées de colères violentes sont tellement nombreuses qu’il serait fastidieux de les énumérer. Si ces émeutes sont l’expression d’une large frustration et d’un ras-le-bol, elles ne sont pas moins l’échec cuisant du pouvoir incarné par le président Bouteflika depuis 12 ans.

Au moment ou l’Etat étale les chiffres d’une santé financière insolente, presque grossière, des Algériens sortent dans les rues pour crier leur ras-le-bol. Au moment les réserves de changes du pays ont atteint la somme de 155 milliards de dollars, oui 155 milliards, des Algériens défient l’Etat pour le rappeler à ses devoirs, pour signifier à ses représentants qu’ils ont failli à leurs promesses.

Ils le défient parce qu’ils manquent de logements, qu’ils souffrent du chômage, qu’ils n’ont pas accès aux soins adéquats dans les hôpitaux, que leurs salaires ne sont pas suffisants pour garantir leur subsistance, que leurs enfants se rendent à l’école à pied faute de moyens de transport, que leurs gosse fuient l’Algérie à bord de bateaux-cercueil, qu’ils ne peuvent pas supporter de voir une minorité s’enrichir quand eux trainent le diable par la queue, parce qu’ils n’ont plus confiance en leurs maires, leurs chefs de daïras, leurs juges, leurs walis, leurs députés, leurs ministres, leurs président…

Dans cette Algérie qui possède 155 milliards de dollars de réserves de changes, dans cette Algérie qui a engrangé plus de 600 milliards de dollars depuis 2000, dans cette Algérie qui a dépensé plus de 200 milliards de dollars depuis 1999 et qui compte encore dépenser 285 autres milliards à l’horizon 2014, il existe manifestement une ligne distincte qui sépare deux communautés : celle des privilégiés et celle des démunis. L’Algérie d’en haut et celle d’en bas.

D’un côté, ceux qui profitent de la rente pétrolière, de l’autre ceux qui n’en ont pas droit. On a beau retourner la question d’un sens comme dans un autre, on ne peut pas comprendre que des villes s’embrasent, que des Algériens réclament violemment des conditions de vie décentes alors même que leurs pays est immensément riche. Plus riche qu’il n’a jamais été depuis son accession à l’indépendance en juillet 1962. Plus riche que la Tunisie et le Maroc réunis.

Songez qu’en 2011, une femme de la cité des Palmiers, un quartier d’Alger situé à un battement d’aile d’oiseau du siège de la présidence de la république, affirme que « l’indépendance n’est pas encore arrivée » dans son quartier parce qu’elle vit avec son mari et ses 7 enfants dans un réduit de 15 mètres carrés et que sa cuisine donne directement sur des égouts et un tas d’immondices !

Songez que dans l’Algérie d’aujourd’hui, des centaines d’Algériens s’aventurent sur des rafiots, au péril de leurs vies, pour rejoindre la méditerranée simplement parce qu’ils ont désespéré de vivre chez eux et qu’ils cherchent un pays de rechange !

Songez que dans l’Algérie d’aujourd’hui des gosses à peine sortis de la puberté roulent dans des voitures qui coûtent 6 millions de dinars (80 000 euros), s’achètent des villas à 400 millions de dinars (5 millions de dollars) alors d’autres quittent l’école à l’âge de 12 ans pour aller vendre des galettes de pain sur la route, pour garder des troupeaux de chèvres et de moutons ou pour ramasser des tas de ferrailles pour la revente parce que leurs parents n’ont pas assez d’argent pour nourrir cinq, six, sept bouches.

Si ces émeutes sont la manifestation d’un ras-le-bol général, elles ne constituent pas moins un aveu d’échec du système de gouvernance mis en place par le président Bouteflika depuis son accession au pouvoir voila bientôt 12 ans. C’est un échec cuisant parce que Bouteflika a promis à ces concitoyens « une Algérie fière, forte et sereine » et c’est tout le contraire qui s’offre aujourd’hui à ces citoyens.

Douze ans à la tête de l’Etat, des milliards de dollars dans les caisses, une situation sécuritaire largement maitrisée pour enfin en arrivée là ? Que l’actualité qui domine l’Algérie en janvier 2011 est l’émeute et la violence ? Que l’image qu’on retient de l’Algérie est celle d’un pays corrompu, d’un pays où sa caste dirigeante est rejetée par son peuple ? Douze années pour en arriver là ?

Un président absent, aphone et vieillissant qui s’accroche au pouvoir à 73 ans alors qu’il aurait pu sortir par la grande porte en organisant une transition démocratique qui assure la stabilité à son pays et l’avenir de ses enfants. Une classe politique discréditée parce que le pouvoir ne lui a laissé aucune chance d’exister en lui fermant les portes de l’audiovisuel, en lui interdisant les espaces d’expression publique. Une économie qui repose sur la seule rente pétrolière.

On n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer si le pays n’avait pas eu ce don du ciel qui est le pétrole et si le prix de celui-ci était restait à 10, 15 dollars, prix auquel il était cédé durant les années 1990, les années de feu et de terreur en Algérie. On n’ose pas imaginer comment Bouteflika, ses gouvernements, ses ministres auraient géré l’Algérie au cours des 12 dernières années s’ils n’avaient pas bénéficié de cette providence pétrolière qui s’est déversée sur le pays.

Mais voilà, même avec cette providence, même avec ces milliards de dollars, on en a fait de l’Algérie un pays de l’émeute et du désespoir.

Source DNA

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:00

Algérie - Émeutes aux quatre coins du pays  Le spectre d’un 5 octobre

la-vie-en-algerie.jpg

 

Ce matin, à l’heure où nous mettons sous presse, des informations éparses mais que nous n’avons pas eu le temps de vérifier, nous parvenaient faisant état de la reprise des émeutes dans des quartiers d’Alger comme El-Harrach et Bachdjarrah. Hier soir, jusqu’aux environs de 3 heures du matin, la capitale et d’autres villes du pays ont vécu des heures de violence inouïe où les jeunes ont donné libre cours à leur colère, incendiant et saccageant tout se qui se trouvait sur leur chemin.

De violentes émeutes ont éclaté pour la deuxième nuit consécutive dans ce quartier populaire. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces émeutes ont débuté en fin d’après midi, à environ 18 h, dans plusieurs rues et ruelles de ce quartier et ne se sont arrêtées que vers 3 h du matin.
Des jeunes en colère contre la cherté de la vie, l’augmentation des prix de plusieurs produits alimentaires de large consommation et la dégradation de leurs conditions de vie en général, se sont attaqués à plusieurs agences automobiles à Triolet et à la rue Mizon.
Au moins trois sièges de concessionnaires automobiles ont été saccagés et incendiés. Au niveau de Triolet, à quelques mètres du carrefour où se trouve un barrage fixe, deux grandes concessions automobiles ont été incendiées. Il s’agit des marques Renault et Geely. A 9h 30 ce matin, plusieurs véhicules du constructeur français, incendiés à l’intérieur comme à l’extérieur de cette agence, se trouvaient encore là.
Quelques-uns, dont les roues ont été volées et les vitres brisées, gisaient encore en pleine rue créant un grand embouteillage. A quelques mètres du siège de Renault, une autre agence de véhicules asiatiques à savoir Geely n’a pas été épargnée. En effet, plusieurs de ses véhicules ont été incendiés. Des dizaines de passants étaient rassemblés pour voir ce spectacle qui rappelle les événements d’octobre 1988. «Je savais qu’il y avait eu des émeutes hier soir, mais je n’imaginais pas une telle violence», s’est étonné un vieux de passage. A une question sur la réaction de policiers en faction au moment du déroulement de ce grand saccage, un jeune du quartier nous a dit : «La police est intervenue à environ minuit en lançant des bombes lacrymogènes sur les manifestants. A ce moment-là tout avait été déjà brûlé.»
Les gaz lacrymogènes ont d’ailleurs touché quelques personnes qui vivaient en pleine rue sous des tentes au quartier Saïd-Touati. Plusieurs vieilles femmes et des enfants ont été évacués à l’hôpital lamine-Debaghine de Bab El-Oued. La grande surface Dubaï très connue dans le quartier a été également saccagée. Des manifestants munis de barres de fer et d’autres d’armes blanches ont défoncé le rideau du local. Une fois à l’intérieur, ils ont saccagé le système de vidéo surveillance et ont prix une importante somme d’argent. Plusieurs d’entre eux ont volé des téléviseurs, des chaînes stéréo, DVD, démodulateurs et autres objets de valeur.
A l’intérieur de la supérette le propriétaire n’en croyait pas ses yeux. Quelques étagères sont quasiment vides et des débris de verre partout. «Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont fait ça. Pourtant juste à côté de mon local, il y a une agence de la CAAT qui n’a pas été touchée», nous a-t-il dit. Interrogé sur les pertes matérielles, il a souligné qu’elles s’élèveraient à de plus de 100 millions de centimes. A la rue Mizon, l’agence de voiture de marque DFM a été également complètement saccagée. Plusieurs véhicules ont été incendiés à l’intérieur et à l’extérieur de cette agence. Le reste d’un bureau jeté «gisait» sur le trottoir, des débris de verre jonchent la rue sur des dizaines de mètres et des centaines de document sont éparpillés çà et là. Le plus curieux c’est que tout était paisible ce matin.
En effet, les habitants de ce quartier vaquaient le plus normalement du monde à leurs occupations quotidiennes, certains faisaient leurs emplettes, d’autres se dirigeaient vers leurs lieux de travail, alors que les étudiants et élèves rejoignaient leurs écoles et université.

Source Infosoir

Le Pèlerin

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:12

Humour – informatique et mot de passe..

porno sur internet

 

 

Une femme était en train d'aider son mari à installer son nouvel ordinateur.

Une fois l'installation complétée, elle dit à son mari qu'il doit choisir un mot de passe.

Quelque chose dont il se souviendra car il en aura besoin pour démarrer sa session.

L’homme un peu macho .... voulant passer un message à sa femme, choisit son mot de passe et est impatient de voir sa réaction.

Alors quand l'ordinateur lui demande son mot de passe ... il regarde sa femme d'un air séducteur et tape ......

P...

E...

N...

I...

S...

Quand son mari à fait  (entrer) ....... sa femme s'est mise à se rouler parterre, crampée de rire .......... car l'ordinateur à répondu à son mari ...................

Accès refusé ................ trop court

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 10:01

Airbus - Easyjet commande 15 A320 et prend une option sur 33 autres

A 320.jpg

 

EasyJet a signé un nouvel accord avec Airbus, qui permet à la compagnie à bas coûts de convertir des options portant sur 15 A320 en commandes fermes livrables entre 2012 et 2014, tandis que 20 commandes d'A319 déjà signées ont été changées en commandes d'A320. De surcroît, le transporteur britannique a signé de nouvelles options portant sur 33 A320 supplémentaires, portant à 42 le nombre d'options détenues.

Source Challenges.fr

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:55

Algérie - Emeutes à Bab-El-Oued, Alger, Staouali, Tipaza, Fouka, Djelfa

emeute-alger

 

Une vive tension règne mercredi soir dans certains quartiers d’Alger où des sources font état d’échauffourées entre des jeunes manifestants et des forces de l’ordre.  Les services de sécurité algériens ont été mis en alerte au moment ou de fortes rumeurs indiquent que des manifestations sont prévues dans la capitale pour jeudi 6 janvier.

A Bab-el Oued, quartier populaire d’Alger, on signale des affrontements et des jeunes manifestations et certains témoignages font état de tirs de sommations de la part des éléments des brigades anti-émeutes. Plusieurs axes routiers ont été coupés à la circulation alors que la présence des forces de l’ordre a été grandement renforcée autour de la capitale. Certains édifices publics ont été saccagés.

Plusieurs villes d’Alger et de sa périphérie ont été secouées dans la journée et la soirée du mercredi par des émeutes conduites par des jeunes. A Oran, des quartiers se sont embrasés mercredi après-midi et des affrontements ont opposés des manifestants aux forces de l’ordre. Ce climat de rumeurs et de contre rumeurs alimente une vive tension à Alger. Ce climat de tension et d’affrontements rappelle celui vécu en Algérie lors de la révolte du 5 octobre 1988.

Au moment ou les dirigeants annoncent en boucle que les caisses de l’Etat sont pleines à craquer (155 milliards de dollars de réserves), des émeutes éclatent à Staoueli et Fouka, sur le littoral ouest d’Alger et surtout à Oran, deuxième ville du pays. Ces émeutes n’ont pas pour revendication principales le logement mais dénotent un ras le bol général de la mal-vie.

L’année 2011 commence comme s’est finit l’année 2010, Il n’y a plus un seul endroit ou il n’y a pas eu, de routes barrées, d’APC ou de daïras bloquées, d’affrontements avec les forces de l’ordre. Les raisons de cette colère sont multiples. S’il est souvent question de manque de logements, cette revendication n’est pas la seule. Le chômage des jeunes, les abus et les injustices, l’absence totale de perspectives, le coût de la vie qui ne cesse d’augmenter sont autant d’ingrédients qui jettent les jeunes dans la rue pour manifester leur mécontentement.

Dans l’Algérie qui alloue la faramineuse enveloppe de 286 milliards de dollars à un plan de développement quinquennal, après avoir investi presque autant pour les deux plans quinquennaux précédents, le marasme social est patent.  Pis, ce marasme porte en lui des germes d’un défoulement généralisé aussi imprévisible qu’explosif.

Aux émeutes violentes et répétitives du mal logé se sont succédées depuis lundi 03 décembre les barricades des maigres bourses, la frange la plus importante de la population. Et, comme pour bien marquer le contraste entre un pouvoir qui dépense sans compter pendant que le citoyen éprouve les pires difficultés à joindre les deux bouts, les émeutes ont élu comme territoire la commune de Staouali, là où se trouve la résidence d’Etat du club des Pins, l’univers des nantis hautement sécurisés, logeant dans des villas luxueuses et roulant carrosses rutilants.

La subite augmentation des prix de certains produits de consommation de base tels que le sucre, l’huile et la farine a fait sortir dans la rue les habitants de Staouali et de Fouka, une localité du littoral à l’ouest d’Alger. Les jeunes des cités la Bridja (Staouali) et les Orangers (Fouka) ont barricadé les routes au niveau de leurs quartiers respectifs pour dénoncer la flambée des prix. Le bidon d’huile de 5 litre est commercialisé à 780 dinars, le kilo de sucre est proposé à 150 dinars, voire 170 dinars dans les villes de l’intérieur du pays.

Le ministre du commerce, Mustapha Benbada a tenté mardi 4 janvier de rassurer, déclarant qu’il mettrait urgemment un dispositif pour stopper l’envolée des prix de produits de consommation. Mais le pourrait-il  lorsque l’on sait que les prix sont libres, excepté ceux du pain et du lait qui restent encore administrés. Une profession de foi qui tombe mal, puisque le jour même le directeur de la prévision au sein du ministère du commerce annonçait lui que l’inflation ira crescendo l’année 2011.

Les Algériens à faibles revenus ont toutes les raisons de s’inquiéter. D’autant plus qu’ils savent que le marché national est très peu soumis à la loi de l’offre et de la demande. Les citoyens cernés par ailleurs par d’autres difficultés, réagissent par la violence de l’émeute, comme à Diar Echems, ou encore celle plus récente des résidents de la cité des palmiers à Oued Ouchayah. Comme c’est également le cas chaque jour dans les villes et villages de l’intérieur du pays.

Devant l’absence de canaux légaux de prise en charge des revendications populaires, l’émeute est devenue, au fil des ans, le seul moyen de protestation.

Les autorités font semblant de ne pas voir les émeutes. Le Premier ministre, comme le chef de l’Etat, gardent le silence. Alors que la colère gronde et que l’Algérie est en situation « d’émeute permanente », la seule réponse est l’envoie de forces de l’ordre. Jusqu’à quand ?

Source DNA

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:50

Algérie - Plus de 40.000 chercheurs ont quitté le pays : La compétence et l’intelligence plient bagages

greve enseignants

Le regard ailleurs

 

L’Algérie continue à perdre sa matière grise. En 10 ans, plus de 40.000 chercheurs ont quitté le pays. La pénurie des compétences au sein de l’entreprise algérienne est une vraie crise qui menace toutes les infrastructures du pays.

Les experts tirent la sonnette d’alarme.

L’Algérie continue à perdre sa matière grise. En 10 ans, plus de 40.000 chercheurs ont quitté le pays. La pénurie des compétences au sein de l’entreprise algérienne est une vraie crise qui menace toutes les infrastructures du pays. Les experts tirent la sonnette d’alarme.

M’hamed Raked, directeur général de l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), a révélé, lors d’une table-ronde au Forum du quotidien El Moudjahid sur le thème «La problématique des ressources humaines dans les entreprises», qu’il existait une «pénurie drastique de compétences, en matière d’expertise, particulièrement le profil de formateur». Il a indiqué que l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP) «peine à recruter des experts-formateurs, alors que l’avis de recrutement est publié à cet effet dans la presse depuis trois mois», ajoutant que le «peu d’experts qui existe sur le marché national ne satisfait pas la demande». En effet, les personnalités scientifiques et les spécialistes dans les ressources humaines qui se sont penchés sur cette problématique pour analyser les causes inhérentes de cette véritable saignée en direction de nouveaux horizons, afin de trouver de meilleures conditions de travail à la mesure de leur savoir-faire, étaient unanimes à dire que cette «pénurie» est notamment inhérente à un déficit en formation, mais aussi à l’exode des compétences et au manque de leur valorisation. Le directeur de l’ISGP, dont l’institut accueille annuellement quelque 2.000 cadres pour formation et mise à niveau, a souligné que pour attirer une compétence, une rémunération motivante est indispensable. Si l’entreprise étatique fait quand même des efforts pour mettre à niveau ses employés et cadres, celle privée reste « quasi-nulle», d’après M’hamed Raked.

Quant à Mohamed-Cherif Belkessam, directeur général de l’Ecole supérieure de gestion (ESG), il a constaté, lui aussi, que le phénomène de raréfaction des compétences se développe en Algérie et «touche l’ensemble des secteurs et postes d’emploi, allant de l’ouvrier qualifié au cadre dirigeant». Et d’ajouter : «cette situation a engendré un phénomène subséquent, à savoir le déséquilibre de l’emploi, aggravé par les années difficiles vécues par l’Algérie, qui ont provoqué l’exode des compétences vers l’étranger ». D’autre part, il a identifié un nouveau phénomène touchant les PME, en l’occurrence le turn-over, précisant que sur 500 salariés, il est enregistré 20 à 30 départs mensuellement motivés par la recherche de conditions de travail meilleures.

Dans la foulée, le DG de l’ESG a rappelé que l’Algérie a connu une période de «désinvestissement sur le plan de la formation et des ressources humaines, contrairement aux deux premières décennies ayant suivi l’indépendance au cours desquelles le pays avait investi dans ce créneau». «Aujourd’hui, cette pénurie s’accentue dans la mesure où l’Algérie importe la main-d’œuvre, alors qu’elle en exportait il y a trois décennies », a-t-il encore révélé.

Dans cette optique, il a noté que «sans les compétences et les ressources humaines, les nombreux plans de développement lancés ne peuvent pas être totalement concrétisés, malgré la disponibilité des ressources financières et des moyens matériels ».

Pour remédier à cette situation, il a notamment préconisé une généralisation du e-learning et des visioconférences eu égard, a-t-il dit, à l’étendue du territoire algérien. De son côté, le directeur général de l’Institut national de la productivité et du développement industriel (INPED), Abderrahmane Moufek, a tenu à insister sur la compétitivité entre les entreprises, lesquelles doivent renforcer leur capacité d’innovation à l’heure de l’ouverture du marché mondiale à la concurrence, a-t-il assuré. Selon lui, la performance passe par le développement des compétences et des ressources humaines qui doivent être motivées. Ainsi, le même directeur a appelé à revoir le système de rémunération basé sur «l’égalitarisme», déplorant que dans certains cas, «un agent de bureau perçoit un salaire meilleur que celui d’un universitaire» Il a conseillé que les cadres d’entreprises soient les mieux rémunérées, tout en appelant les organisations syndicales à «évoluer et ne pas limiter leurs revendications aux augmentations de salaires». In fine, la réunion des conditions du succès du transfert de technologies dans le cadre des besoins et de l’environnement nationaux et de mobiliser les compétences expatriées via le paradigme (model) de la «fuite des cerveaux».Cela devra mettre en place une stratégie globale qui vise en matière de technologie et de l’information et de la communication tant, il est vrai que ces technologies ont redessiné les contours du développement économique et social. Et, en dernier point, de créer un environnement permettant à tout porteur d’idée, fût-il ingénieur, chercheur ou créateur potentiel de matérialiser, protéger et valoriser les éléments de sa réflexion en la transformant en produits et services au profit du développement ».

Source Le Financier

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:45

Cévital est prêt à racheter Djezzy. et a présenté une demande au Premier ministre.

djezzy-copie-1

Le patron du Groupe Cévital, Issaâd Rebrab, a déclaré hier, lors de l’ouverture de la journée parlementair que son groupe est prêt à acheter Djezzy, la société égyptienne de téléphonie mobile. «Notre groupe est prêt à racheter Djezzy.

Nous avons présenté une demande au Premier ministre et attendons la réponse», a-t-il dit. Cette sortie inattendue de l’homme d’affaires, Issaâd Rebrab, proposant de racheter Orascom Télécom, sera sans aucun doute bien accueillie par le gouvernement algérien. En effet, les autorités algériennes ont déjà proposé à l’opérateur égyptien d’acheter son capital estimé entre 1,5 et 2 milliards de dollars, selon des sources proches du ministère des Finances. Il faut rappeler que l’Algérie avait refusé la vente de Djezzy à un autre opérateur étranger, jugeant cela inacceptable.

Les autorités algériennes sont très claires à ce sujet, l’Algérie doit bénéficier de son droit de préemption. De son coté, Orascom Télécom a refusé de céder son capital aux autorités algériennes, car cette société égyptienne veut une somme plus importante que celle proposée par l’Algérie.

Toutefois, cette déclaration de l’homme d’affaires algérien, Issaâd Rebrab, va permettre sans aucun doute de sortir de cette «crise» qui perdure depuis plus d’un an. Il est bon de rappeler que Cévital est actionnaire de Djezzy, ce qui permettra à cette société agroalimentaire d’avoir plus de chance de l’acheter. Pour rappel, l’Algérie et le groupe égyptien ne sont pas parvenus à un accord dans la cession par Orascom de son opérateur algérien de téléphonie mobile, Djezzy, et ce, depuis plus d’une année. C’est ce qu’avait déclaré le ministre des Finances Karim Djoudi à l’Assemblée nationale, au mois de septembre dernier. «Nous sommes prêts à racheter Djezzy, mais l’opérateur égyptien n’a pas encore dévoilé ses attentes», avait déclaré le ministre qui a réaffirmé le droit de préemption de l’Etat algérien sur toute acquisition de Djezzy intéressant notamment le groupe sud-africain MTN. Evoquant la dernière réunion qu’il avait tenue avec le premier responsable de Djezzy, toujours au mois de septembre dernier, M. Djoudi avait indiqué qu’elle n’avait pas abouti à un accord. «Le gouvernement n’a jamais parlé de consensus», avait observé M. Djoudi. Les propos de M. Djoudi ont ensuite été nuancés par son ex-collègue de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication, Hamid Bessalah. «L’Etat algérien n’a pas seulement l’intention de racheter Djezzy, mais il y a une décision dans ce sens (puisque) c’est OTA (Orascom Télécom Algérie) qui veut vendre», avait déclaré à la presse M. Bessalah (voir nos éditions précédentes). «Les négociations durent, mais je crois que la situation du holding est telle qu’ils vont accélérer le processus de vente et j’insiste à dire que ce sont eux qui ont décidé de vendre», avait-il dit. Avec cette déclaration, les responsables algériens semblent adoucir leurs propos.

Orascom ne se sent pas concerné par l’exercice d’un droit de préemption. Il cédera sa filiale en fonction de sa valeur nominale sur le marché et le gouvernement algérien devra donc payer plus cher que tous ses concurrents. A ce jeu, les Egyptiens risquent de se révéler plus habiles pour provoquer la surenchère et contourner une dévaluation induite par la perte des clients encouragés dans leur attitude par le gouvernement.

Source Le Jour d’Algérie Sofiane Abi

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:40

Algérie - De violentes émeutes éclatent dans plusieurs quartiers d’Oran

emeutes-algerie.jpg

Oran, la capitale de l’Ouest et deuxième ville d’Algérie, vit depuis le d’après-midi du mercredi 5 janvier un climat de début d’émeute relayé par des rumeurs colportées de bouche à oreille faisant craindre le pire. Des dizaines de jeunes habitant le quartier de Victor Hugo, un quartier populaire de la ville, ont bloqué l’accès au pont d’El Hamri (dit pont du manège) avec des pneus brulés et des blocs de pierre, pour protester contre la cherté de la vie à l’ombre des dernières augmentations qu’ont connues les produits de consommation.

Les éléments des brigades antiémeutes ont été dépêchés sur les lieux pour empêcher le jet de pierres contres les automobilistes qui empruntaient ce pont. Aucune arrestation n’a été enregistrée jusqu’à l’heure. Les manifestations se sont ensuite propagées dans les autres quartiers populeux et populaires d’Oran, atteignant Bastié, Petit Lac ou encore signalées au centre-ville. Pour parer au plus urgent et prévenir d’éventuels dégâts, plusieurs secteurs urbains ont fermé les portes des sièges administratifs alors que la majorité des commerces ont baissé rideau.

Le siège de la CNEP attaqué et saccagé par des manifestants

Les manifestants étaient encore rassemblés au niveau de Bastié, dans un climat tendu et les policiers restaient vigilants à l’affut de toute éventuelle reprise des violences vers 16 heures au plus tard. Des témoins ont également signalé des pneus brulés au niveau de Petit Lac et de Bastié. Le siège de la CNEP à Petit Lac a été attaqué et saccagé par les manifestants qui ont volé au passage des micro-ordinateurs et du mobilier de bureau

Pourtant, la situation explosive que vit la ville était prévisible dans la mesure où des mouvements de protestation se sont multipliés dans la wilaya cette semaine, à la faveur des émeutes qui se sont succédé un peu partout à l’occasion des opérations de démolition des bidonvilles.

Ras-le-bol de la cherté de la vie

Le mouvement a commencé, lundi dans le quartier des Planteurs, suite à la démolition de constructions illicites suivie d’une contestation des occupants, lesquels été appuyés par le reste des habitants du quartier qui ont fini par récupérer ce désormais mouvement pour enfin verser dans des actes de violence. Dans la soirée du lundi, quelque deux cent jeunes se sont rassemblés devant le siège de la radio El Bahia en bloquant l’accès à Aissa Messaoudi.

Ces protestataires exprimaient, violemment, un ras-le-bol quant à la cherté de la vie en dénonçant les nouveaux prix affichés dans les commerces en début de cette année 2011. Mardi matin, plus de deux cents habitants du village Menatsia dans la commune de Ben Fréha ont bloqué la route reliant le village à Gdyel et Arzew.

Source DNA

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:36

Algérie - Vers la désignation officielle de Gérard Gilli à la barre technique des Verts

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Des sources bien informées ont révélé à Echorouk que la désignation d’un entraîneur étranger au niveau de la barre technique des Verts est imminente. En effet, la source a révélé que la question sera réglée prochainement.

La même source a affirmé que le président de la FAF, Mohamed Raouraoua et Benchikha, et après discussions, ont convenu d’ouvrir la porte à l’entraîneur français, Gerard Gilli, pour réintégrer la barre technique de la sélection nationale.

Notre source a ajouté que cela sera officialisé, une fois que les procédures administratives seront réglées. En effet, l’entraîneur en question sera présent durant le mois de janvier.

Par ailleurs, Gerard Gilli, qui avait pris les rênes de la sélection ivoirienne, et d’un certain nombre de clubs français, à l’image de Montpellier, Bordeaux et Marseille, avait déclaré qu’il était prêt à travailler en Algérie.

Pour rappel, le président de la FAF avait entamé depuis un moment des pourparlers avec un nombre de techniciens étrangers afin de venir assister Benchikha dans sa mission à la tête de la sélection nationale.

Source echoroukonline

Le Pèlerin

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:32

«C’est inadmissible, décourageant et révoltant. Vendre le sucre à 150 dinars est une insulte pour le peuple.»

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Les dernières augmentations faramineuses des prix des produits de première nécessité ont fait sortir les gens dans la rue. Cette fois, c’est dans la wilaya paisible de Tipasa que les citoyens se sont soulevés contre cette flambée injustifiée des prix des produits alimentaires notamment. Des centaines de jeunes des cités des Orangers et Ali-Amar sur les hauteurs de la ville de Fouka ont investi la rue durant l’après-midi de lundi dernier pour manifester leur colère contre cette situation qui empoisonne leur quotidien. Ils ont procédé au blocage de la route à l’aide de pierres, de barres de fer, de troncs d’arbre et de pneus brûlés et autres objets hétéroclites. Une action similaire s’est déroulée, à Staouéli, à Alger, pour les mêmes motifs. Le risque de voir la situation s’embraser n’est pas exclu. A qui profite alors le crime?

Le sucre, qui est un produit vital se vend à 150 dinars au grand désespoir des citoyens qui voient leur pouvoir d’achat se dégrader de jour en jour. Les prix de l’huile ont atteint 160 dinars le litre.

Les familles algériennes sont perplexes devant cet état de fait. «C’est inadmissible, décourageant et révoltant. Vendre le sucre à 150 dinars est une insulte pour le peuple. On ne peut plus supporter cette situation», estime un citoyen. Les pères de famille ne peuvent plus se permettre une virée en compagnie de leur progéniture. «C’est vraiment choquant, on ne peut pas subvenir à nos moindres besoins.

Comment peut-on admettre que le sucre soit vendu à 150 dinars le kilo?» se demande un père de famille, dépité, comme cette élue qui ne peut exprimer sa colère devant le fait qu’elle siège à l’APN rien que pour lever le bras. Les responsables expliquent que ces augmentations sont dues à la flambée des prix sur le marché international.

Mais les citoyens se demandent pourquoi on n’annonce pas de baisse sur le marché national lorsqu’il en est de même au niveau du marché international et pourquoi ce n’est qu’en Algérie que les prix des produits alimentaires augmentent de 100% dans un temps record. «Avec les prix actuels sur le marché et les salaires dérisoires qu’on touche, on est menacés dans notre existence», soutient un autre père de famille.

Ainsi, le pays traverse une situation difficile sur tous les plans aussi bien social, économique que politique, les conditions ne sont pas reluisantes. Et c’est là l’avis de tout le monde: citoyens, syndicalistes, politiques, universitaires, analystes, observateurs et même point de vue des officiels. Le tableau est sombre. Il est noir. Voilà quelques ingrédients d’une explosion sociale.

Les produits de première nécessité atteignent des prix vertigineux, les partis politiques et la société civile sont démissionnaires, les pouvoirs publics laissent faire, le champ médiatique est verrouillé…Un véritable bouillonnement social prélude à l’embrasement. Pour les Algériens, tous ces facteurs augurent de quelque chose de grave. Et octobre 1988 est convoqué par les mémoires, surtout que tout est manigancé. Et le remède?

La sonnette d’alarme est tirée. Que chacun assume ses responsabilités.

Source L’Expression Karim Aimeur

Le Pèlerin

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