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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:40

L’AQMI plombe le tourisme à Tam

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Depuis quelques années, Tamanrasset draine un grand nombre de touristes étrangers évalué entre 15 000 et 30 000 visiteurs par an. L’année 2010 a été marquée par les mouvements terroristes d’Aqmi, provoquant la chute du tourisme et de l’économie locale.

La ville de Tamanrasset est incontestablement la plus grande région touristique en Algérie. Elle attire chaque année des milliers de touristes venus du monde entier pour découvrir les richesses dont elle regorge. Le secret de cette région, contrairement aux villes du Nord, réside dans ses potentialités naturelles, géologiques, culturelles, archéologiques et cultuelles.

Cette activité touristique a favorisé une évolution économique dans la capitale du Hoggar et un espace promoteur de création d’emplois.

Par contre, l’année 2010 a été marquée par des événements bouleversants qui risquent de compromettre les perspectives de développement à Tamanrasset.

Considéré comme l’essence et l’élément moteur de la survie de ses habitants, le tourisme a subi un grand coup à cause de l’insécurité due aux agissements d’AQMI dans les régions du Sahel. “Si la situation persiste, Tamanrasset risque de couler”, a déclaré Askiou Mohamed, chef de cabinet à l’APC.

La paranoïa provoquée autour de la présence terroriste dans la ville est due à sa situation géographique. Elle côtoie, au sud-ouest, la République du Mali et, au sud-est, la République du Niger.

Ce facteur a généré peur et méfiance chez les visiteurs français représentant la majorité des voyageurs étrangers. “Les médias et le gouvernement français ont joué un rôle majeur pour semer la panique dans les esprits”, regrette à ce propos Nicolas Loizillon, durant trente-six ans attaché commercial dans le tourisme entre Paris et Tamanrasset. Il s’est installé depuis dix ans dans la région de Tamanrasset et dirige l’une des plus importantes agences de tourisme Akar Akar.

“Dans les bonnes années, on accueillait de 15 000 à 30 000 touristes par an (d’octobre à mai). Nous avons enregistré seulement 40 touristes dans la période octobre-décembre 2010. Depuis la fermeture du tassili du Hoggar, les gens ne viennent plus ! C’est une sorte de barrière, car c’est l’endroit le plus prisé”, s’est-il insurgé. Et d’ajouter : “La loi Kouchner stipule aux agences, s’il y a enlèvement, que rien ne sera garanti pour la sécurité de leurs clients. L’affaire des otages a pris de l’ampleur. Je vis ici et je trouve que le climat est serein.”

Selon les autorités françaises, Tamanrasset est probablement touchée par ce fléau et les touristes risquent un grave danger. “Le Quai d’Orsay déconseille aux agences les destinations vers le Sud. Deux compagnies ont arrêté la navette (Aigle Azur et Point Afrique), incitées par la baisse du flux touristique”, a témoigné Nicolas Loizillon.

Le tourisme comme alternative

Environ 85 agences touristiques collaborent avec des agences internationales pour des circuits dans le désert. La wilaya s’étend sur une superficie de 557 906,22 kilomètres carrés avec ses plaines, ses plateaux, ses massifs et son tassili. Elle draine un nombre considérable de touristes étrangers de France, d’Espagne, d’Allemagne, d’Italie… Mais depuis les derniers événements terroristes, la plupart ont fermé boutique et seulement quelques-unes travaillent toujours. “Maintenant que le marché international ne fonctionne plus aussi bien, nous visons le tourisme algérien. Nous attendons pour cette période 150 visiteurs nationaux. Ce secteur se développe de plus en plus. Malgré le problème du transport aérien”, a précisé Nicolas Loizillon. Dans la période d’octobre à mai de cette année, la ville a enregistré 4 000 touristes seulement. “Nous constatons une légère baisse par rapport à l’an dernier. À la même période, nous avions reçu plus de 6 000 vacanciers”, a souligné Dahadj Abderrahmane, directeur du tourisme de la wilaya. Et d’expliquer que “cette baisse est le résultat des effets néfastes de la crise économique et des problèmes du voisinage. Par précaution, nous déconseillons quelques sites frontaliers comme le tassili du Hoggar”.

En effet, les dispositions sécuritaires fonctionnent de la même manière que l’an dernier. L’Office du parc national de l’Ahagar (Opna) compte 50 postes de contrôle et de sécurité pour assister les personnes en danger et préserver le site des pilleurs. “Le dispositif sécuritaire est le même, aucun changement n’a été opéré. Il n’y a rien de spécial”, a-t-il précisé. Pour les responsables de la wilaya, le flux est certes en baisse mais les conditions ne sont pas aussi dramatiques parce que d’autres prérogatives sont en ligne de mire. “Nous visons le tourisme algérien !” Sauf que cet objectif reste difficile à réaliser. Pour parcourir les milliers de kilomètres entre le Nord et le Sud, le billet d’avion coûte entre 36 000 et 40 000 DA ! Entre autres, les tarifs des circuits et de l’hôtel sont au-dessus des bourses moyennes. Sur cet inconvénient, Dahadj Abderrahmane rétorque que “la question a été posée à Air Algérie. En attente d’une réaction, on préfère miser sur le transport terrestre”.

Dans le but de drainer du monde, des festivités culturelles seront organisées au cours des mois prochains. “Il faut réhabiliter les fêtes locales. En janvier, on organise la fête du chameau et le festival des arts de l’Ahaggar”, recommande-t-il. Cette initiative semble prometteuse, un groupe de jeunes de la ville d’Annaba compte faire le déplacement pour assister au festival qui aura lieu à Abalessa. “Nous prendrons la route pour rejoindre Tam. Nous ne voulons pas rater cet évènement. On l’a déjà fait l’année dernière”, a témoigné Amine tout content.

Les multiples ressources de Tam !

Outre le secteur touristique qui représente 50% des recettes, Tamanrasset vit aussi à travers plusieurs secteurs notamment, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat et les minerais. “C’est vrai, l’une des plus grandes activités est le tourisme. Mais, la région est dotée d’un important gisement d’or, et dispose aussi de l’agriculture dont la production de dattes”, a signalé Askiou Mohammed.

L’artisanat est l’une des principales activités dans la wilaya. Malgré les idées reçues, le commerce est plus important chez les nationaux que les étrangers. Ahmed, un jeune artisan de père en fils, tient une boutique au centre-ville.

“La meilleure saison est celle des vacances. Les consommateurs algériens sont plus nombreux que les étrangers. À cause de la baisse du tourisme nous travaillons moins qu’avant”, a-t-il dit avec frustration. Et d’ajouter : “Heureusement, notre marchandise s’exporte tant à l’étranger qu’à travers le territoire.”

Par ailleurs, la wilaya jouit, ces dernières années, de plusieurs secteurs qui offrent de l’emploi à ses habitants. “La construction du barrage pour amener l’eau d’In Salah à Tamanrasset, a offert des centaines de postes. Sans compter, les autres domaines, comme le commerce exercé toujours avec les pays voisins”, a ajouté le chef du cabinet de l’APC.

Si parmi les activités premières figure l’agriculture, l’industrie est en bonne voie grâce aux potentialités naturelles. On note la découverte de “gisements métallifères d’or, d’uranium, de wolfram et d’étain”.

De plus, la dernière décennie a vu l’évolution du secteur du bâtiment et des travaux publics qui a fait croître l’utilisation des matériaux de construction dont la plupart sont locaux.

Ces matériaux sont fabriqués avec des matériaux naturels géologiques, à savoir, les formations du basalte, le sable graveleux et le sable fin, l’utilisation de la pierre, du gravier, du sable. La polémique sur la présence d’AQMI dans le Sud algérien, provoquée par les médias de l’autre côté de la Méditerranée, a engendré un vent de panique.

Mais, les curieux, avides d’aventure, sont toujours au rendez-vous pour contempler les splendeurs du désert.

Rencontrés en plein centre-ville, un groupe de touristes français a répondu à unanimité : “Nous sommes là pour contempler les merveilles du Sud. Nous faisons confiance au dispositif sécuritaire. Nous sommes venus pour les fêtes de fin d’année et nous y resterons.”

Source Horizons Hana Menasria

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:36

Algérie - Conférence de presse du DGSN à Biskra : «L’augmentation des salaires effective à partir de février prochain»

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Bonne nouvelle pour les personnels de la Sûreté nationale.

 

La récente augmentation de 50% de leurs salaires sera effective en février prochain avec effet rétroactif à partir de 2008, en sus d’autres avantages accordés notamment dans le cadre de conventions avec Air Algérie, l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs et la Compagnie algérienne d’assurances. C’est ce qu’a annoncé le général-major Abdelghani Hamel, Directeur général de la Sûreté nationale, à l’issue d’une visite d’inspection  effectuée à Biskra. M. Hamel a affirmé que des efforts ininterrompus sont déployés en vue d’assurer une couverture sécuritaire globale du territoire national et faire face à toutes les formes de criminalité. La couverture sécuritaire du territoire national, a-t-il dit, est estimée à 70%. Des efforts sont consentis pour porter ce taux à 100%. M. Hamel a fait savoir que la police judicaire travaille sur «l’établissement de preuves matérielles», et fait part de «l’ambition de la police algérienne de doter chaque sûreté de wilaya d’un laboratoire».

Pour lui, il n’y a pas de «recette miracle» dans la lutte contre la criminalité. Le DGSN a précisé que le développement de la relation entre la Sûreté nationale et les citoyens est une «préoccupation majeure», appelant la société civile à coopérer avec les services de police. «Des efforts importants sont déployés pour valoriser la police de proximité et les sûretés urbaines sont là pour assurer cette mission», a-t-il indiqué, insistant sur le respect des droits de l’homme lors du placement de toute personne en garde à vue. A ce propos, il a affirmé que toute personne gardée à vue a le droit de communiquer avec sa famille et d’accéder à un médecin et un avocat.

Evoquant la relation de la Sûreté nationale avec les médias, il a assuré œuvrer au renforcement de la cellule de communication en ressources humaines et matérielles et à l’installation de cellules analogues au niveau de chaque wilaya. Par ailleurs, il a démenti toute déclaration de sa part critiquant la formation du personnel de la Sûreté nationale, soulignant n’avoir fait «aucun constat» à ce propos. «La formation doit évoluer avec l’environnement et la criminalité», a-t-il dit. Il a, en outre, fait part d’une révision de la fiche, de la carte et de la durée de formation pour chaque grade, rappelant que la formation de base pour le personnel de la Sûreté doit être de deux années et ce, «aussi bien pour les agents que pour les officiers».

Source Horizons Synthèse D.O.

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:30

Algérie - Oran : En finir avec les ordures ménagères

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Oran va-t-elle finalement se débarrasser de son image de ville insalubre, une réputation qui lui colle à la peau et qui fait d’elle l’une des plus sales d’Algérie ?

La volonté première de cette nouvelle année est de redonner à la Cité un visage plus conforme à son statut de deuxième ville d’Algérie et de capitale de l’Ouest en axant les efforts des gestionnaires sur sa propreté.

Ainsi, lors de la troisième session ordinaire de l’Assemblée générale de l’APC d’Oran, les élus locaux ont voté un budget de 11 milliards de centimes pour l’achat de 42 bennes tasseuses. Un accord a également été donné concernant une passation de marché de gré à gré entre la commune d’Oran et la SNVI pour la réparation des véhicules « Sonacome » pour un montant variant entre 4 et 5 milliards de centimes.

Ces acquisitions devront débarrasser la ville de ses ordures ménagères qui jonchent un peu partout les différents quartiers de la ville, n’épargnant même pas certains coins du centre-ville et créant par là des mini décharges sauvages.

Le dossier de la salubrité de la ville a été déjà dénoncé par l’actuel édile d’Oran, Zineddine Mohamed Hassam, dans sa lettre de démission, alors qu’il était délégué du secteur urbain de Sidi Bachir et délégué du département des moyens généraux. Parmi les griefs retenus alors contre le premier gestionnaire de la ville, le gel des commissions juridiques du conseil communal ainsi, que l’absence des outils de travail entravant la bonne gestion des secteurs urbains ce qui a entraîné, selon M. Hassam, des difficultés rencontrées par les agents communaux dans la collecte des ordures ménagères qui se déroule dans «des conditions inhumaines.». Malgré la programmation de trois centres d’enfouissement technique et de traitement des déchets pour résorber le problème des décharges publiques communales, la situation reste toujours préoccupante avec l’augmentation des déchets ménagers produits par une population de plus en plus importante. Pour le CET prévu dans la localité de Hassi Bounif, il sera réceptionné en mars prochain. Cette ouverture permettra, selon les concepteurs du projet, de résoudre de manière définitive le problème des décharges publiques de 13 communes dont celles d'Oran, d'Es-Sénia et les communes situées dans la zone Est d’Oran. Le C.E.T de Hassi Bounif permettra également la ferméture de la décharge d'El Kerma, condition posée par les mandataires pour occuper le nouveau marché de gros.

Le CET, une fois opérationnel, pourra accueillir en moyenne 1.000 tonnes d'ordures domestiques du groupement d'Oran (Oran, Sidi Chahmi, Bir El Djir, Es Sénia et El Kerma). Une enveloppe de 150 milliards de centimes a été consacrée pour mener à terme ce projet qui devra mettre fin à la prolifération des décharges sauvages et non contrôlées à Oran.

Un deuxième centre d'enfouissement situé à El Ançor est en cours de réalisation et devra prendre en charge les décharges de toute la corniche oranaise pour un traitement de 150.000 m3 de déchets domestiques par jour.

Source Horizons Ayoub El Mehdi

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:26

Des réserves de change de 155 milliards de dollars et 65 milliards dans le fond de régulation

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En pleine crise économique mondiale, l’Algérie continue d’afficher une santé financière insolente. Fin décembre 2010, les disponibilités du fonds de régulation des recettes étaient de l’ordre de 4 800 milliards de dinars, soit plus de 65 milliards de dollars. « Il y a un accroissement de 500 milliards de dinars par rapport à leurs encours fin 2009 », a annoncé Abdelmalek Zoubeidi, directeur de la prévision et des politiques au ministère des Finances, invité ce mardi 4 janvier de la Chaîne III de la radio nationale.

Le fonds de régulation des recettes est alimenté par le différentiel entre le prix réel du baril de pétrole sur le marché international et celui fixé pour le calcul dans la loi de finances. Ce dernier est de 37 dollars le baril pour 2011.

Les réserves de changes de l’Algérie étaient, selon le même responsable, de 155 milliards de dollars fin 2010. « Cette assise financière permet de conduire le programme 2011 dans des conditions soutenables. Il y a aussi une marge de sécurisation pour les années à venir », a-t-il dit.

Cependant, M. Zoubeidi a reconnu l’existence d’un déficit du Trésor. « Cela est lié au fait que nous sommes dans un contexte d'expansion de la dépense d’équipement. Il y a quatre lignes pour financer ce déficit : le financement bancaire, non bancaire, extérieur et le fonds de régulation », a-t-il expliqué. Excluant le financement extérieur, il a indiqué que le fonds de régulation permet de financer partiellement le déficit du trésor.

Abdelmalek Zoubeidi a observé que le niveau de la dépense pour 2011 est assez lourd avec des budgets d’équipement et de fonctionnement dépassant les 6000 milliards de dinars. « Il faudrait veiller à ce que les projets inscrits à un certain montant ne soient pas alourdis avec des réévaluations additionnelles. Celles-ci peuvent provenir soit d’une maturation insuffisante soit d’une évolution imprévisible des prix des matériaux », a-t-il expliqué. Selon lui, la séparation entre l’étude et la réalisation des projets permet de maîtriser la maturation et éviter les réévaluations.

Abdelmalek Zoubeidi a indiqué que l’IGF a désormais prérogative de procéder au contrôle de la dépense publique quel que soit le statut de l’entité qui procède à cette dépense. Cela concerne aussi les entreprises privées qui bénéficient de subventions de l’Etat, de prêts ou de garanties. « Le programme d’action de l’IGF est validé annuellement par le ministère des Finances. Le fait de contrôler les choses et de les suivre constitue un facteur de sécurisation contre les dérapages », a-t-il noté.

Source TSA

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:21

Symbole du brassage culturel et de la cohabitation religieuse depuis 160 ans

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Notre-Dame d’Afrique veille toujours sur les marins et l’Algérie

«À Notre-Dame d’Afrique. André Di Pizzo. Armateur», lit-on sur une plaque de marbre sur laquelle sont également sculptées des figures représentant deux petits bateaux, à l’entrée de la basilique Notre-Dame d’Afrique. Cent soixante ans après sa construction sur les hauteurs de Bologhine (ex-Saint-Eugène), au nord-ouest d’Alger, Madame l’Afrique, comme on aime la désigner aussi, veille toujours sur les marins qui naviguent en Méditerranée.En ce jeudi pluvieux, du haut de la falaise qui se prolonge dans la mer, Lalla Myriem a ouvert ses portes, comme à l’accoutumée, à des dizaines de visiteurs. Certains viennent en curieux, d’autres pour demander sa bénédiction. Lalla Myriem répond à la prière de tous, qu’ils soient chrétiens, juifs ou musulmans. En témoignent les centaines de plaques de marbre couvrant les murs de la basilique et qui portent les messages de remerciements de plusieurs dizaines de personnes, de familles et de missionnaires anonymes qui ont vu leurs prières exaucées. «Reconnaissance éternelle à Marie. D’un médecin d’Afrique. Famille Triviot août 1882», «Ex Vito 30 juin 1877 I. S.», «Merci à Notre Mère de nous avoir sauvés de la fièvre jaune. A. G. C.», «Reconnaissance à Marie pour mon baptême. 25 déc. 1872. Pour mon serment de missionnaire», sont autant de messages de reconnaissance de ceux qui ont cru en le pouvoir de Marie, la femme qui a donné naissance à Jésus-Christ il y a deux mille ans.

Une œuvre architectural

Une légende raconte que deux femmes arabes musulmanes venaient régulièrement prier à l’endroit même qui avait servi à la construction de la basilique, demandant à l’évêque de l’époque de bâtir un grand lieu de prière ouvert à tous les hommes. Ce qu’il commença à faire avant l’arrivée du cardinal Lavigerie qui donna un véritable coup de pouce pour les travaux de réalisation du joyau architectural, de type byzantin, œuvre de l’architecte Jean-Eugène Fromageau. Il a fallu quatorze ans pour achever le projet qui sera inauguré en 1872 par le cardinal Lavigerie lui-même. Une statue en bronze le représentant, le regard rivé vers l’Est, tenant dans sa main gauche la Sainte Bible, a été érigée à sa mémoire. Cet homme de Dieu exauça ainsi le vœu pieu des deux femmes qui, comme l’explique le père Mathieu rencontré sur place, ont été enterrées sur les lieux. Selon le père Mathieu, l’une de ces deux vieilles musulmanes a été enterrée dans l’enceinte de la basilique et l’autre dans l’ancienne petite chapelle, située de l’autre côté de la route où se trouve par ailleurs la résidence des serviteurs de Notre-Dame d’Afrique. Au bas de la fresque réalisée sur la paroi de la voûte de l’abside, on peut lire cette très significative inscription : «Notre-Dame d’Afrique, priez pour nous et pour les musulmans.» D’autres inscriptions ornent les deux autres voûtes latérales de l’église. «Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime» ou encore «l’amour fraternel vient de Dieu. Il est Dieu même», lit-on sous ces voûtes. Ces phrases sont reproduites aussi en langue arabe et en tamazight. Dans l’espace qui sert d’autel pour les messes quotidiennes, des visiteurs allument des bougies parfumées à la lavande et au jasmin. D’autres allument de l’encens dont l’odeur agrémente la musique de l’orgue diffusée par des enceintes discrètement installées dans tous les coins de murs. L’orgue de Notre-Dame d’Afrique, vieux d’une centaine d’années, provient d’une famille anglaise qui avait habité en Algérie il y a quatre-vingts ans. «J’ai récemment visité la villa Georges», raconte le curé rencontré sur place. L’instrument musical a été transféré en France, à Vaison-la-Romaine, en 2001, pour les besoins des travaux de réfection. Le 31 mai 2002, l’orgue, sur lequel jouait le pianiste et non moins organiste français Camille Saint-Saëns, a été restitué à la basilique complètement restauré. Des organistes ont repris les mélodies jouées par leur collègue français et enregistrée sur un CD.

Une union, une restauration

Fortement touchée par le séisme de 2003 qui avait ébranlé la ville de Boumerdès et ses environs, l’église a subi des travaux de restauration ayant coûté environ cinq millions d’euros. Considérée comme la sœur jumelle de l’église marseillaise Notre-Dame-de-la-Garde, la basilique de Lalla Myriem a refait peau neuve. Elle a été inaugurée lundi 13 décembre 2010 après trois ans de travaux, réalisés par l’entreprise qui avait restauré Notre-Dame-de-la-Garde, grâce à la contribution financière de plusieurs partenaires, dont la France et l’Algérie, en plus des donateurs anonymes, parmi eux de simples visiteurs qui jetaient quelques pièces de monnaie dans la tirelire placée à l’intérieur de la basilique.Tout en remerciant ces âmes généreuses qui versent aussi de la petite monnaie dans une autre caisse dédiée aux pauvres, le père Mathieu poursuit ses explications et petites anecdotes qui semblaient intéresser de jeunes collégiens et lycéens venus lui demander des explications sur chaque objet ornant l’enceinte de Madame l’Afrique. Du haut de ses soixante-dix ans, dont quarante-cinq au service de l’église en Algérie, le père explique à ces esprits curieux la signification des petites icônes en bois accrochées sur les murs de la basilique, au nombre de quatorze. «C’est le chemin de la croix qui retrace les principales étapes de la crucifixion du Christ, comme c’est indiqué dans notre Sainte Bible», explique-t-il à un jeune couple qui lui demande ensuite d’où viennent les bateaux en miniature pendant sous la poutre et deux minuscules tiges métalliques. «Des marins pêcheurs et des soldats ont fabriqué ces voiliers et ils les ont offerts à cette église pour remercier Marie de les avoir sauvés d’un naufrage ou du déchaînement d’une tempête», explique ce curé qui prie à chaque fois les jeunes adolescents d’enlever leur casquette ou bonnet, leur précisant, avec le sourire, une voix presque éteinte, qu’il s’agit d’un lieu de prière. De temps à autre, des hommes âgés interrompaient le passionnant récit du curé pour s’enquérir des nouvelles des anciens serviteurs de ce lieu de prière et de méditation. Un jeune, la quarantaine, était déçu de savoir que l’ancien archevêque d’Algérie, Monseigneur Tessier, n’était plus à Alger mais à Tlemcen. Un autre visiteur, accompagné d’amis étrangers, visiblement des Français d’Algérie, demande à voir l’évêque Thierry Becker, installé depuis des années à Oran, mais qui était venu assister à la cérémonie d’inauguration de Notre-Dame d’Afrique, lundi dernier.

Cohabitation des trois religions

Ces liens d’amitié entre les serviteurs de la basilique surplombant le grand cimetière chrétien et israélite de Bologhine sont le résultat d’une vieille cohabitation des trois religions monothéistes en Algérie, notamment dans l’ouest du pays lorsque les anciens musulmans et morisques avaient été définitivement expulsés d’Andalousie (Espagne) au début des années 1 600. Il suffit par ailleurs de voir les rapports entretenus entre les pères et les sœurs présents à la basilique de Notre-Dame et les habitants des quartiers alentour pour constater la force des rapports cordiaux animant leurs contacts quotidiens. Si au plus fort de la violence islamiste de la décennie noire de 1990 un vide s’était installé entre l’église et son voisinage, aujourd’hui, le climat de méfiance  cédé la place aux relations humaines chaleureuses entre les bonnes sœurs et ces femmes musulmanes voilées qui viennent allumer une bougie devant la statue en bronze représentant la Vierge Marie. Cette statue trône au milieu de l’autel où sont déposées des gerbes de fleurs par des citoyens anonymes qui, comme ces marins qui ont cru en le pouvoir de Lalla Myriem, reviennent prier et la remercier à leur manière d’avoir exaucé leurs prières. 

Source La Tribune Lyes Menacer

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:17

Porsche commercialisée en Algérie à partir de mars prochain

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Depuis quelques années, le luxe s’affiche ouvertement en Algérie. Déjà dans la loi de finances 2010, le gouvernement avait instauré une taxe de 300 000 DA sur les yachts, ces bateaux de plaisance qui font le bonheur des riches. Nouvelle illustration de cette évolution, des voitures de la marque Porsche seront commercialisées en Algérie à partir de mars prochain par Sovac, représentant exclusif en Algérie du groupe allemand Volkswagen, a-t-on appris mardi auprès de la direction de cette entreprise.

Les premières voitures de la marque allemande de luxe seront exposées au Salon international de l’automobile d’Alger du 17 au 27 mars prochain, selon la même source. « Plusieurs modèles seront exposés. Ils seront dévoilés lors du Salon », a-t-elle ajouté. Ces voitures seront proposées à partir de 10 millions de dinars l’unité, soit près 130 000 dollars.

Sovac commercialise déjà les quatre marques du groupe allemand : Volkswagen, Audi, Seat et Skoda. « Dans tous les pays, les voitures Porsche sont distribuées par les représentants de Volkswagen », explique la même source. Volkswagen compte fusionner avec Porsche en 2016. L’arrivée de Porsche en Algérie signifie que le marché est demandeur de voitures très haut de gamme dont les prix dépassent souvent les 10 millions de dinars l’unité.

Source TSA

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:10

«Le Maroc doit faire mieux»

Herve Renard

 

Grosse révélation de la dernière CAN 2010, l’ancien sélectionneur de la Zambie, Hervé Renard, s’est confié au magazine Jeune Afrique pour faire le bilan des équipes africaines en 2010. Les Lions de l’Atlas y sont cloués au pilori. «Par rapport à son potentiel, le Maroc doit faire mieux. Il a très peu joué cette année, et il est difficile de savoir où il en est. Mais je pense que l’arrivée de Gerets va améliorer les choses.» C’est en ces termes que Hervé Renard s’est confié à l’hebdomadaire Jeune Afrique. Celui qui a tout récemment été pressenti pour prendre en main l’Entente de Sétif n’y est également pas allé de main morte en évoquant le cas des Aigles de Carthage, battus à deux reprises par le Botswana: «Ce qu’a réalisé le Botswana est super. Il faut relativiser parce qu’il a battu deux fois une Tunisie très moyenne, mais il est en passe de se qualifier pour sa première CAN. S’il en est là, ce n’est pas par hasard, car il y a un travail de fond qui est effectué là-bas.»

Longtemps adjoint de Claude Le Roy au Ghana, Hervé Renard prend en main la Zambie en 2008 et réussit à hisser les Zambiens en quarts de finale de la CAN 2010, une première depuis quatorze ans. En avril 2010, Hervé Renard quitte la sélection zambienne pour rejoindre l’Angola avant de démissionner six mois seulement après sa nomination. Libre de tout engagement, il ne serait pas étonnant que cet entraîneur coté rejoigne une équipe d’un championnat maghrébin dans les prochains mois.

Source L’Expression R.S.

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:06

L’Algérie sort ses griffes

gaz arzew champ solaire algerie

 

L’année 2011 démarre en fanfare pour l’économie nationale. Ses performances attestées et reconnues par les institutions financières internationales telles que le FMI et la Banque Mondiale la propulsent au rang de puissance continentale.

L’Algérie, tigre de l’Afrique? Ce n’est pas une prophétie! Les ressources dont recèle son sous-sol et les chantiers ambitieux qu’elle a mis en route, avec à la clé 286 milliards de dollars, pour développer son économie, doivent lui permettre d’accoucher de ce statut.

Le miracle économique algérien aura-t-il lieu? Il faudra sans doute s’armer de patience mais surtout faire preuve de rationalité, de pragmatisme et d’efficacité.

Le rêve est à portée de main. Sur le plan de l’équilibre des finances, l’objectif a été atteint. Les exportations en hydrocarbures ont permis à l’économie nationale d’engranger 55,7 milliards de dollars à la fin de l’année 2010. Soit une hausse de 25% par rapport à l’année 2009.

Les spécialistes tablaient sur des recettes qui avoisineraient les 50 milliards de dollars. Les cours du brut ont franchi la barre des 90 dollars et le pétrole a encore de beaux jours devant lui.

Les pronostics de certains analystes qui prévoyaient un tarissement des gisements de l’or noir ont été démentis par les chiffres et les estimations du ministre de l’Energie.

L’exploration pétrolière en 2011 connaîtra une hausse de 40%, a-t-il annoncé. «En 2010, nous avons fait 29 découvertes de gisements d’hydrocarbures. L’Algérie pourrait même exploiter ses mines de charbon, si cela est nécessaire», a-t-il assuré tout en précisant que 70% du sous-sol algérien n’ont pas été prospectés. Concernant la construction de centrales nucléaires dont la première doit voir le jour dans une dizaine d’années, le ministre de l’Energie a assuré que l’Algérie disposait de réserves d’uranium suffisantes pour les faire fonctionner. La production électrique n’est pas en reste. Pas moins de 60 projets ont été répertoriés.

«La soixantaine de projets, déjà identifiés que nous allons présenter au gouvernement, vont nous permettre de produire entre 2500 et 3000 MW d’énergie solaire et éolienne d’ici à 2020», a annoncé Youcef Yousfi sur les ondes de la Chaîne III.

Le développement que doivent connaître les infrastructures routières reflète et symbolise les ambitions de l’économie algérienne.

Les ports de Djendjen (Jijel) et d’Oran doivent être reliés à l’autoroute Est-Ouest.

Une réalisation qui doit jouer un rôle majeur au niveau régional...La liste est longue. Rarement un début d’année n’a été aussi intense en annonces de projets prometteurs qui, cette fois-ci, donnent la nette impression de tenir la route. Celui de l’implantation d’usines dont souffre l’industrie automobile, quand bien même serait-il encore au stade des négociations, ne joue plus à l’Arlésienne. Il est devenu pratiquement une réalité. Wolksvagen a brûlé la politesse à Renault.

Une délégation de haut rang a été reçue en décembre 2010 par le ministre algérien de l’Industrie. «Cette délégation est venue proposer l’implantation d’une usine pour fabriquer, dans un premier temps, 70.000 véhicules et faire ensuite de l’Algérie sa plate-forme pour toute la région d’Afrique du Nord allant du Maroc, l’Algérie, la Tunisie à l’Egypte», a fait savoir Mohamed Benmeradi (voir L’Expression du 3/01/2011). L’efficacité allemande aura-t-elle raison du pragmatisme hexagonal?

La suite des événements s’annonce passionnante.

Le constructeur automobile français ne compte cependant pas baisser les bras et renouvelle son désir de s’implanter en terre algérienne. Les négociations semblent avoir été relancées.

Une rencontre est programmée entre le géant français de l’automobile et les responsables algériens vers la mi-janvier 2011.

«Les détails de l’investissement ne sont pas encore arrêtés, mais le principe retenu lors des discussions entre les deux parties est d’arriver à produire 75.000 véhicules particuliers par an pour trois ou quatre modèles.

Les discussions ont porté sur «la création, dans une première étape, d’une usine de montage, qui sera suivie, dans une seconde étape, par la fabrication de véhicules avec un taux d’intégration de l’industrie nationale de 40% étalée sur quatre ans», avait révélé à la fin du mois de novembre dernier le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, à l’occasion de la venue à Alger de Jean-Pierre Raffarin, intronisé «Monsieur Algérie» par le président français Nicolas Sarkozy. Tout n’est cependant pas tout rose.

L’Algérie doit faire face à une facture des importations qui pénalise son économie. Elle avoisine, bon an mal an, les 40 milliards de dollars.

Les secteurs porteurs de l’agriculture et du tourisme n’ont pas encore connu le décollage tant espéré. Reste au moins deux fléaux à éradiquer: la spéculation qui saigne sans arrêt le pouvoir d’achat des citoyens et le phénomène des harraga qui nuit à l’image de l’Algérie.

Un défi à relever pour rétablir la confiance entre les Algériens et ceux qui ont pour mission de mener à bien les affaires de la cité et de l’Etat.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 06:59

Journée mondiale pour la Paix - Comment coexister?

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Les musulmans en Occident d’une part, et les chrétiens en Orient d’autre part, considèrent qu’ils sont aujourd’hui le groupe religieux en butte à la persécution.

Le 1er Janvier est la Journée mondiale pour la paix. Il n’y a pas de paix sans justice. Le monde connaît une paix fragile, des tensions, des conflits et des formes variées de violence. Nous pouvons résumer cette situation en 5 points: le système dominant sur le plan politique est caractérisé par l’unilatéralisme, le recul du droit et la loi du plus fort. Sur le plan économique le libéralisme sauvage produit de la misère et des inégalités. Sur le plan social, les liens se rompent et l’intolérance grandit. Sur le plan des stratégies, les musulmans sont attaqués et les extrémistes parmi eux donnent de l’eau au moulin des xénophobes.

Le système hérité de l’après-guerre mondiale connaît ses limites, aggravées par l’unilatéralisme depuis la chute du mur de Berlin en 1989 et l’invasion de l’Irak en 2003. L’émergence de nouvelles puissances, de la Chine à l’Inde et au Brésil, n’a pas encore remodelé le schéma des rapports de force. Sur le plan de la doctrine, en Occident, censé être la terre des droits de l’homme, ressurgit le spectre du «fascisme» sous des formes nouvelles et subtiles. Il existe des populismes, racismes à l’encontre d’autrui différents. En Orient, l’intégrisme est visible profitant des contradictions générales.

Les musulmans en Occident d’une part, et les chrétiens en Orient d’autre part, considèrent qu’ils sont aujourd’hui le groupe religieux en butte à la persécution, à cause de leur foi. «Comment coexister?» est la question de notre temps. Dans nombre de régions du monde, il n’est pas possible de professer et de manifester librement son opinion ou sa religion, sans mettre en danger sa vie et sa liberté personnelle.

Nulle communauté en effet, n’est l’unique victime, partout des flambées d’intolérance inadmissibles sont visibles, comme les lâches attentats contre des chrétiens irakiens et les épreuves qu’ils subissent dans d’autres contrées comme en «Terre sainte» à cause des occupations étrangères; mais le sentiment antimusulman en Occident rappelle l’antisémitisme et le racisme le plus abject. La politique du deux poids, deux mesures à l’encontre des musulmans est la preuve qu’ils sont considérés comme le «nouvel ennemi».

Le musulman est celui qui prend la figure du dissident dans un monde dominant areligieux ou antireligieux. L’hostilité envers la religion en général et l’Islam en particulier est un phénomène grave, lié surtout à la Crise sans précédent que vit l’humanité. Le populisme, la montée des extrêmes-droites et la xénophobie, d’une part, et le fanatisme réactif, d’autre part, ont le vent en poupe.

Le monde semble courir à sa perte et remettre en cause la possibilité d’une paix perpétuelle. Stigmatiser les musulmans, et limiter de manière arbitraire la liberté religieuse est ignoble, c’est contredire des valeurs fondamentales. Combattre la spiritualité, les valeurs de l’esprit et l’éthique aboutit à rendre impossible la possibilité d’une paix liée à la justice. Chaque personne a le droit à la liberté religieuse, du point de vue moral et spirituel.

Reconnaître l’altérité et tenir compte des droits d’autrui est la marque des sociétés civilisées. Les non-croyants dogmatiques ou les fanatiques religieux s’opposent à l’expression collective et publique de la liberté d’expression et de la foi d’autrui. La liberté religieuse ne s’épuise pas dans la seule dimension privée et individuelle, elle se met en oeuvre dans la communauté et la société. La foi est une affaire privée, intime, liée à la liberté de conscience, mais la religion est un bien public, d’utilité publique. Il n’est pas juste que des croyants doivent se priver de ces droits afin d’être des citoyens modernes et respectés. Le monde moderne devrait apprendre qu’il n’est pas nécessaire de nier la foi pour s’épanouir et s’émanciper.

Selon tous les grands penseurs et théologiens de toutes les religions, quand la liberté religieuse est reconnue, la dignité humaine est respectée et la paix sociale consolidée.

La diversité est une opportunité de dialogue et d’enrichissement culturel réciproque. Savoir que l’unité du genre contient la multiplicité et que la multiplicité contient l’unité, doit être enraciné dès les premières phases de l’éducation. Il est temps de former à la connaissance de la reconnaissance d’autrui. C’est le chemin de la paix réfléchie.

La paix est en danger

Quand les droits élémentaires, à l’éducation, à la santé, au bien-être et à la liberté religieuse sont niés, la dignité humaine est bafouée et le lien social perturbé. Toute communauté doit pouvoir exercer librement le droit de vivre, le progrès et la foi en public ou en privé, de manière responsable, sans porter atteinte à l’ordre public et en respect des lois du pays. La même détermination avec laquelle sont condamnées toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme religieux, doit animer aussi l’opposition à toutes les formes d’hostilité à l’égard de la religion. Ni foi dogmatique et fermée, ni athéisme dogmatique et fermé, mais un être humain ouvert et digne.

Nul ne devrait subir de discrimination s’il veut exprimer ses convictions, changer de religion ou n’en professer aucune. Cependant, il doit respecter l’exigence légitime de l’ordre public. Tout en sachant que pour l’Islam le quitter après avoir librement adhéré et s’y opposer outrageusement est défini comme une faute. Ce sens de la responsabilité, ces droits et ces devoirs et de la paix civile sont les éléments incontournables d’une société civilisée et d’un Etat de droit bâti sur les libertés fondamentales et le respect des lois. Il n’y a pas de liberté sans loi.

Le prosélytisme et l’instrumentalisation de la liberté religieuse par des extrémistes ou des sectes pour masquer des intérêts occultes, pratiquer la subversion de l’ordre et tromper des gens en situation de faiblesse méritent d’être combattus avec toute la force de la loi. Les pratiques contraires à la dignité humaine, ne doivent pas êtres tolérées, même si elles se drapent de la liberté religieuse. La profession d’une religion ne peut pas être instrumentalisée, ni imposée par la subversion ou la ruse.

Les extrêmes se rejoignent, les fondamentalismes religieux et les laïcistes outranciers refusent le pluralisme et le vivre-ensemble. La société qui veut imposer, ou qui, au contraire, nie la religion par la violence, contredit les valeurs universelles. D’où l’importance du dialogue pour collaborer au bien commun.

L’unité du genre humain et le droit à la liberté de conscience et liberté religieuse pour tous les êtres humains sont fondamentaux en Islam: «Nul contrainte en religion».

De son côté, l’Eglise catholique, depuis Vatican II en 1965, exprime clairement son estime des autres croyants, notamment les musulmans «Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent en beaucoup de points de ce qu’elle-même tient et propose, cependant, apportent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes.» Reste à dénoncer l’intégrisme chez les uns et les autres, pas seulement en rive Sud.

La Charte de l’Organisation des Nations unies de 1945, qui présente des principes moraux universels pour la coexistence mérite d’être rappelée. Car l’humanité est dans l’impasse et la paix en danger. Ce n’est pas une simple crise de plus. Nous sommes entrés dans la crise la plus grave de l’Histoire avec la perte de valeurs, la loi du plus fort, la sauvagerie dans tous les domaines, la marchandisation de la vie, le pillage et la destruction de la planète, le fanatisme, le racisme.

La terre a cessé d’être la demeure sacrée de l’homme et l’équilibre humain est perturbé. Il subit une vie traumatisante effrénée. L’incertitude règne et l’horizon semble fermé. La crise est d’abord morale. Les gens ne croient plus ni en eux-mêmes, ni dans les systèmes dominants. Le monde est en train de devenir invivable et impossible, malgré de prodigieux progrès technologiques.

Cependant, il est possible de dépasser cette situation et de transformer le risque en opportunités. En chacun de nous, le destin de l’humanité se joue. Nous ne sommes pas seulement un individu isolé, séparé des autres. Chacun est responsable. Tout est en relation avec tout. De nos pulsions, de nos paroles, actes ou silences dépend l’avenir. Il faut créer une autre dynamique, car on ne peut pas séparer le coeur, de la raison, l’individu, de la communauté, la mystique, de la raison. Ces oppositions tout comme les confusions ont mené à la déshumanisation. On ne peut connaître si on n’aime pas la vie. On ne peut pas bien vivre sans connaître.

Agir selon notre conscience

Notre culture précise qu’avant de vouloir changer le monde, il faut changer en soi-même. Se remettre en cause et retrouver notre humanité. Pour dépasser la fermeture inhérente à tout système clos sur lui-même, il faut créer du dialogue, vécu comme un partage sans lequel aucune communauté humaine ne saurait exister. Comprendre l’autre, ce qu’il dit, ce qu’il veut dire et ce qu’il tait. L’essentiel est de s’ouvrir à notre intériorité et à autrui. Sans les fins c’est-à-dire le sens, sans la logique c’est-à-dire le savoir objectif, sans la justice c’est-à-dire le droit, la politique devient une idéologie stérile. Le dialogue rend possible une transformation créatrice de la réalité pour parvenir à la paix. Dans le dialogue, tout est en jeu, la prise de conscience et la transformation mutuelle. Si l’on n’est pas libre en soi, on restera prisonnier d’un système. Le Prophète (Qsssl) demandait d’agir selon notre conscience. Il ajoutait si tu veux connaître le Vrai connais-toi toi-même et une des dernières lettres de Platon se termine par ce mot d’ordre: sois toi-même.

Compte tenu des désillusions du progrès, de surcroit inégal, se fondant sur la raison instrumentale coupée du sens et de la justice, des repliements irrationnels sont visibles. Il faut revenir au travail de la raison sans la couper des significations et des buts de la vie. La sous-culture consumériste fait des ravages à cause de notre vide culturel. Le laxisme, la permissivité et l’immoralité font face aux fanatismes, aux rigorismes et aux intégrismes. Cela provoque le rejet, l’angoisse et la violence. Nous sommes loin de la paix.

Le monde moderne a mis l’accent sur le profit et la jouissance à tout prix, la logique de prédation et a marginalisé les valeurs de justice et de sens. On assiste à de la récupération politicienne de la modernité-sécularité-laïcité au service de l’incitation à la haine. Nous refusons que la modernité soit réduite à des considérations marchandes et xénophobes. La sécularité et la modernité alliées à l’authenticité sont celles de la liberté de conscience et d’expression des convictions, pas celles de la division et de la haine. Elles sont instrumentalisées pour agiter le spectre xénophobe et islamophobe et susciter de faux-débats créés à partir d’une réalité déformée.

Nul ne doit être dupe face aux manoeuvres électoralistes des partis populistes en temps de crise, qui se cachent derrière le sentiment ignoble antimusulman. Ils méritent mépris et condamnation fermes, tout comme les attitudes fondamentalistes. Coexister, dans la vigilance, c’est dénoncer l’inhumain, tous les inhumains, et énoncer des chemins de partage et de justice avec autrui pour vivre en paix. Bonnes années 1432 hégirienne et 2011 grégorienne et que puissent se consolider les liens de solidarité entre tous les citoyens du monde.

Source L’Expression Mustapha Chérif

Spécialiste du dialogue des civilisations

intellectuels@yahoo.fr

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 06:53
Pénurie de compétences dans les entreprises algériennes relevée par des experts
emploi precaire

Une « pénurie » et une « raréfaction » des compétences au sein des entreprises économiques algériennes a été relevée mardi à Alger par des experts en ressources humaines.

Cette pénurie est notamment due à un déficit en formation, mais aussi à l’exode des compétences et au manque de leur valorisation, ont estimé ces experts qui ont animé une table-ronde au Forum du quotidien El Moudjahid sur le thème « La problématique des ressources humaines dans les entreprises ».

Le directeur général de l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), M. M’hamed Raked, a estime qu’il existait une « pénurie drastique de compétences, en matière d’expertise, particulièrement le profil de formateur ». Il a indiqué que son institut « peine » à recruter des experts-formateurs, alors que l’avis de recrutement est publié à cet effet dans la presse depuis trois mois, ajoutant que le « peu » d’experts qui existe sur le marché national ne satisfait pas la demande.

Le directeur de l’ISGP, dont l’institut accueille annuellement quelque 2.000 cadres pour formation et mise à niveau, a souligné que pour attirer une compétence, une rémunération motivante est indispensable. En matière de formation, M. Raked a noté que la demande émane des entreprise du secteur public, celle des entreprises privées étant « presque nulle ».

Le directeur général de l’Ecole supérieure de gestion (ESG), M. Mohamed-Cherif Belkessam, a constaté, lui aussi, que le phénomène de raréfaction des compétences se développe en Algérie et « touche l’ensemble des secteurs et postes d’emploi, allant de l’ouvrier qualifié au cadre dirigeant ». « Cette situation a engendré un phénomène subséquent, à savoir le déséquilibre de l’emploi, aggravé par les années difficiles vécues par l’Algérie, qui ont provoqué l’exode des compétences vers l’étranger », a-t-il expliqué.

M. Belkessam a identifié, d’autre part, un nouveau phénomène touchant les PME, en l’occurrence le turn-over, précisant que sur 500 salariés, il est enregistré 20 à 30 départs mensuellement motivés par la recherche de conditions de travail meilleures. Il a rappelé, aussi, que l’Algérie a connu une période de « désinvestissement » sur le plan de la formation et des ressources humaines, contrairement aux deux premières décennies ayant suivi l’indépendance au cours desquelles le pays avait investi dans ce créneau.

« Aujourd’hui, cette pénurie s’accentue dans la mesure où l’Algérie importe la main-d’œuvre, alors qu’elle en exportait il y a trois décennies », a-t-il encore constaté. M. Belkessam a indiqué, dans ce contexte, que « sans les compétences et les ressources humaines, les nombreux plans de développement lancés ne peuvent pas être totalement concrétisés, malgré la disponibilité des ressources financières et des moyens matériels ».

Pour remédier à cette situation, il a notamment préconisé une généralisation du e-learning et des visioconférences eu égard, a-t-il dit, à l’étendue du territoire algérien. Le directeur général de l’Institut national de la productivité et du développement industriel (INPED), M. Abderrahmane Moufek, a insisté, pour sa part, sur la compétitivité des entreprises, lesquelles doivent renforcer leur capacité d’innovation à l’heure de l’ouverture du marché mondiale à la concurrence, a-t-il affirmé.

Pour M. Moufek, la performance passe par le développement des compétences et des ressources humaines qui doivent être motivées. Il a appelé, ainsi, à revoir le système de rémunération basé sur « l’égalitarisme », déplorant que dans certains cas, « un agent de bureau perçoive un salaire meilleur que celui d’un universitaire ».

M. Moufek a suggéré que les cadres d’entreprises soient les mieux rémunérées, tout en appelant les organisations syndicales à « évoluer et ne pas limiter leurs revendications aux augmentations de salaires ». M. Khaled Kaid, expert consultant en e-learning à l’Université de formation continue (UFC), a indiqué qu’une convention a été signée entre l’UFC et la Fonction publique pour la formation des cadres.

Il a évoqué, dans le même ordre d’idées, le « méga-projet » initié avec le ministère de l’Education nationale pour la formation des enseignants des cycles moyen et primaire dans les nouvelles technologies de la communication.

Source Algérie 360

Le Pèlerin

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