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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:37

La vanité

verite-femme-diction.jpg

 

C'est une jeune fille qui vient prendre place dans le confessionnal. Elle se penche contre la grille du parloir et commence :

-Pardonnez-moi mon père, parce que j'ai pêché.

-Allez-y mon enfant, parlez, quel pêché avez-vous commis?

- Mon père, j'ai commis le pêché de vanité. Deux fois par jour, je me contemple devant le miroir en me disant que je suis magnifique.

Le curé se penche à la grille et observe longuement la jeune fille, puis il lui dit:

-Mon enfant, j'ai une bonne nouvelle pour vous : ce n'est pas un pêché, c'est simplement une erreur...

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:29

La CNR propose un taux de 16%

retraites-algeriens.jpg

 

La revalorisation annuelle des pensions de retraite était un des principaux points inscrits à l’ordre du jour de la réunion du conseil d’administration de la caisse nationale de retraite (CNR). Importante décision prise : les membres du conseil ont proposé une revalorisation des pensions de retraite à hauteur de 16%.

A moins de trois mois du rendez-vous annuel, soit le 1er mai, qui coïncide avec la décision portant revalorisation annuelle des pensions de retraite, le Conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite (CNR) a plaidé pour un taux de 16% portant revalorisation des pensions de retraite.

La décision du Conseil qui doit être validée par le département du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale a été soutenue par une autre décision, celle d’allouer à cette mesure une enveloppe financière de 40 milliards de centimes.

Cela dit, il y a lieu de rappeler que la revalorisation annuelle des pensions de retraite s’effectue, non pas sur la base du montant net de la dernière pension que perçoivent les retraités (c’est-à-dire avec les majorations : conjoint + exceptionnelle, etc.) mais ne doit s’effectuer techniquement que sur la base du montant du dernier avantage principal déjà revalorisé et actualisé : c’est d’ailleurs la règle et la condition sine qua non, et ce, pour lui faire subir de nouvelles déductions de la sécurité sociale (-2%) et de nouvelles retenues d’IRG suivant le barème IRG en cours.

De facto, bon nombre de retraités ne comprennent pas pourquoi l’augmentation exceptionnelle des pensions à compter de janvier 2012 (NDLR : décidée par le gouvernement et à la charge du budget de l’Etat), devenue pourtant une composante conséquente de leur pension, ne peut pas être prise en compte lors de la revalorisation de mai 2013, alors qu’elle est venue comme une sorte de mise à niveau en vue de réduire l’écart un peu soit-il, dans l’inégalité flagrante entre les pensions de retraite et les salaires de leurs collègues actifs qui ont bénéficié de plusieurs augmentations de salaire conséquentes, avec des rappels importants ayant un effet rétroactif à compter du 1er janvier 2008.

A titre de rappel, cette augmentation exceptionnelle des pensions de retraite de janvier 2012 avait été répartie par paliers comme suit : a) +30% sur le net perçu pour les pensions 2011 inférieures à 15 000 DA soit une augmentation de 4 500 DA ; b) +28% entre 15 000 et20 000 DA, soit une augmentation entre 4 200 et 5 600 DA ; c) +26% entre 20 000 et 25 000 soit une augmentation entre 5 200 et 6 500 DA;

d) +24% entre 25 000 et 30 000 soit une augmentation entre 6 000 et 7 200 DA ;

e) +22% entre 30 000 et 35 000 soit une augmentation entre 6 600 et 7 700 DA;

f) +20% entre 35 000 et 40 000 soit une augmentation entre 7 000 et 8 000 DA ; g) +15% pour les pensions supérieures à 40 000 DA soit une augmentation progressive à partir de 6 000 DA.

Lors de cette rencontre, les membres du Conseil d’administration de la CNR ont demandé par ailleurs la révision de la disposition portant «retraite proportionnelle et celle sans condition d’âge».

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:16

Bouteflika envoie en retraite Toufik et 100 officiers - La crise s’accélère

General-Toufik-copie-1.jpg

 

Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika n’a pas tardé à s’impliquer dans le conflit larvé qui l’oppose aux services de renseignements et aux derniers espaces où ils entretiennent encore des relations dans l’armée.

Selon le quotidien arabophone el Khabar, il a décidé, ce mercredi, de mettre à la retraite immédiate le général Toufik, responsable des services de sécurité depuis près d’un quart de siècle ainsi qu’une centaine d’officiers de l’armée, de la gendarmerie et du DRS. Seul son fidèle allié le général Gaid Salah qu’il a installé comme chef d'Etat major et vice-ministre de la défense échappe à ce qu’il faut bien appeler une purge.

Cette intervention est une première dans l’histoire de l’Algérie ; l’armée ayant jusque là pris les devants et imposé ses choix politiques et stratégiques aux politiques. Cette décision a été probablement précipitée par les réactions enclenchées par le DRS qui a mobilisé ses relais dans la presse, décidé de déposer plainte contre le secrétaire général du FLN, un proche de Bouteflika, et actionné les partis satellites qu’il contrôle encore pour organiser la riposte contre le clan présidentiel.

Sauf réaction violente et immédiate, la neutralisation des oppositions militaires potentielles au chef de l’Etat signe la défaite définitive des services de renseignements qui ont régné sans partage depuis 1957 sur la vie politique algérienne. Les prochains jours voire les prochaines heures devraient être suivies avec attention car l’Algérie vient de basculer, du fait d’une simple signature - et sans préjuger de la nature du pouvoir à venir - dans un ordre politique qui échappe pour la première fois depuis l’indépendance à l’emprise de l’armée.

Source Algérie Express Ali Graichi

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:13

Un quatrième mandat pour hâter la liquidation de l’Algérie

presidence algerie

 

«Avec le zèle, il y a irresponsabilité et manque de sagesse.» Bouddha 560-480 av. JC.

Puisque cette valetaille de la famille qui règne veut un quatrième mandat, pour plus de régression de la vie citoyenne, pourquoi ne pas déterrer toute l’oligarchie du système, pour rester dans le despotisme ambiant du pouvoir en place ?

Sous la direction insolente de Saïd Bouteflika, coutumier des intrigues, il veut par le subterfuge forcer à un quatrième mandat son frère chef de l’Etat rongé par la maladie, il a rassemblé tout ce que l’Algérie a d’opportunisme, en plus de la cour du tribalisme, du clanisme, du clientélisme et du copinage dont sa famille s’est entourée pour accaparer tous les pouvoirs, avec la générosité de l’argent du contribuable, celle-ci crie sur tous les toits un quatrième mandat, et ainsi continuer à bénéficier du népotisme, des passe-droits, de toutes sortes de privilèges, même illicites couverts par l’impunité.

C’est toute cette cohorte de vautours, habituée à la malversation, à la corruption et à la fraude, entachée et citée dans les affaires de Khalifa, de l’agriculture, du foncier, de l’halieutique, de Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest qui veut maintenir le culte de personnalité, avec le statu quo, l’opacité, le mépris, la répression, même scélérate, dont sont victimes les 126 jeunes Kabyles assassinés. Aujourd’hui, c’est au tour de la vallée du M’zab où le sang coule et pour intensifier la disparition de tout ce qui à trait au riches valeurs ancestrales de l’Algérie, remplacés par l’idéologie sectaire du Moyen-Age, qu’elle a importée des monarchies du Golfe.

Il n’est pas nécessaire d’énumérer ici toutes les affres d’un bilan d’une gestion arbitraire du pays, qui demanderait des volumes en grande quantité. 15 années de mensonges, de vol, de justice de nuit, de viol de la Constitution, d’archaïsme, de sectarisme, de séparatisme, de régionalisme, de criminalité, de dénuement et de corruption d’un pouvoir despotique sans scrupules. Sans vergogne, devant les nations du monde qui se respectent, le politique, par la ruse, a vidé de sa substance la feuille de route de l’ONU pour le combat de la corruption, au nom de l’intégrité et des constantes nationales.

Basta. Rentrez chez vous M. le Président, vous êtes malade, allez vous reposer et prenez avec vous toute la cour de malversations qui a rendu l’Algérie hideuse, le peuple aspire à une véritable République démocratique et sociale, pour jouir de sa souveraineté qu’il a chèrement payée, mettre fin au deuil continuel et à l’exode sans demain de sa jeunesse.
Source El Watan Nora Bendifallah

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:12

L’Algérie a un des budgets de défense le plus élevé au monde.

helicoptere de combat russe

 

L’Algérie fait son entrée dans le club très fermé des plus gros budgets de défense du monde. Le pays pointe à la 20ème place avec un budget de 10,8 milliards de dollars juste derrière Israël et figure comme premier pays africain, selon des données publiées par le groupe d’experts londoniens IHS Jane’s dans son rapport annuel publié mardi 4 février.

Sont toujours largement en tête, les États-Unis avec un budget de défense de 582,4 milliards de dollars suivis par la Chine avec 139,2 milliards de dollars.

Pourtant, « L’Afrique subsaharienne représente des opportunités à long terme pour les entreprises de défense », pointent les auteurs du rapport sur la foi de la croissance des dépenses de l’Angola, du Nigéria et de l’Afrique du Sud soit +18% pour ces trois pays en 2013.

Mais c’est bien l’Algérie qui fait la progression la plus remarquée cette année. « Nous estimons que l’Algérie a les dépenses militaires les plus élevées en Afrique en 2013, après avoir dépassé l’Égypte en 2009 », indique au quotidien français Le Monde l’analyste d’IHS Craig Caffrey . « Son projet de budget pour 2013 allouait 10,4 milliards de dollars au ministère de la Défense , en augmentation de 14,2% sur l’année précédente, ce qui le porte à 5% du PIB ». Et fait de l’effort de défense algérien un des plus élevés du monde note le quotidien français.

Source TSA

Le Pèlerin

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:22

Un délice que cette langue qu’est le Français !

blague du jour

 

Que c'est beau....toutes les subtilités et les richesses de la langue française Ne dit-on pas que cette langue est très difficile à apprendre ?
En voici un exemple :
Une vieille demoiselle se présente chez un notaire pour enregistrer  l'acte d'achat de sa maison récemment acquise  Le notaire l'invite à s'installer, appelle son clerc, et lui demande textuellement : 
"Veuillez, s'il vous plait, ouvrir la chemise de mademoiselle,  examiner son affaire, et si les règles ne s'y opposent pas,  faites une décharge pour qu'elle entre en jouissance immédiate !"
On n'a toujours pas rattrapé la vieille fille  Pour moi, elle n'aurait pas du fuir : elle aurait du essayer de tirer les choses au clair. 
 

Le Pèlerin

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:19

"Les vrais cas de possession sont rarissimes"

exorciste.jpg

 

Oui, il est bien le prêtre exorciste du diocèse de Toulouse. Mais «l’anonymat absolu» sera la condition sine qua non de l’entretien. «Sinon, je n’aurais plus qu’à déménager», justifie-t-il, le sourire las… Tant il est déjà demandé et tant les fantasmes entourant son ministère multiplient les sollicitations.

Petit pavillon en banlieue toulousaine… Dans le salon près de la bibliothèque, l’abbé Pierre se tient en photo sur le mur, à droite d’une Vierge à l’Enfant. Laquelle contemple une longue table, couverte de dossiers, de documents et de livres érudits. Pas de traités de démonologie mais plutôt le philosophe Paul Ricoeur parlant du Mal et du Pardon… «Vous savez, le mal est une réalité, nous le voyons tous les jours à la télé. Mais il ne faut pas invoquer le Malin à tort et à travers. Jésus l’a dit : «le mal est ce qui sort du cœur de l’homme», commence alors ce père qui préfère rendre à César ce qu’on prête trop facilement à Satan.

Discret septuagénaire, lui fuit comme la peste le folklore spectaculaire et les souverains poncifs, supposés attachés à sa fonction depuis un certain film… «l’Exorciste et ses dérivés, qui continuent à faire beaucoup de dégâts puisqu’après chaque diffusion, nous sommes assaillis de demandes», résume-t-il, attristé par le «manque d’esprit critique» du temps présent.

Dans une autre vie ? Il a été juriste avant d’être ordonné, voilà quarante ans. Et depuis six ans, il est donc celui que l’archevêque de Toulouse a désigné pour assumer le ministère d’exorciste du diocèse ; prêtre qui a de la bouteille, en général, pour «une pastorale du discernement», rappelle le Service national de pastorale liturgique et sacramentelle qui publie le vade-mecum officiel sur la question.

Bon an mal an, il reçoit ainsi environ 250 personnes, en moyenne, «des hommes, des femmes de tout âge toute condition, dont la demande, le plus souvent, concerne des sorts jetés, ce qui, au passage, ne relève pas de l’exorcisme… Mais, de fait, à partir du moment où ils sont persuadés d’être la victime d’un sort parce qu’ils voient les difficultés, les accidents de la vie s’accumuler, ils vont mal et sont dans une réelle souffrance», constate-t-il. «Je les accueille alors pour les aider à alléger cette souffrance, car mon ministère est un ministère d’écoute, de charité et je ne les laisse jamais repartir sans que nous ayons dit la prière de délivrance», ajoute-t-il soulignant que la pratique du prêtre exorciste est désormais «très encadrée».

Car aujourd’hui, c’est un véritable service qu’anime le prêtre, afin de prendre en charge celles et ceux qui se croient envoûtés ou possédés. «Je travaille avec une religieuse, un psychologue et un médecin et je rends compte à l’évêque», précise-t-il.

Permanence téléphonique permettant de jauger les demandes puis rendez-vous, «en présence du médecin lorsque je le juge nécessaire, sinon je refuse», et ce, afin d’élucider les difficultés et clarifier les symptômes et leur origine…

Parmi les signes d’obsession du démon que la tradition a ainsi retenus et que Le Rituel de l’Exorcisme et Prières de Supplications liste sous sa belle couverture rouge ? Il y a, par exemple, «le fait de parler ou comprendre une langue inconnue, dévoiler des faits lointains ou cachés, faire preuve de forces qui dépassent selon l’âge et la condition des forces naturelles…»

Avec le praticien, ils ont ainsi reçu un homme qui éructait un étrange sabir pouvant laisser penser qu’il était possédé… «Mais il avait surtout besoin d’une écoute et au bout d’une demi-heure, on lui a fait remarquer qu’il s’était remis à parler normalement. Qu’il fallait donc peut-être chercher une autre piste…»

Déjouer” l’enfer du décor” pour orienter alors le patient vers un médecin, un psychologue, un psychiatre sans le brusquer ni le braquer, le mot “psychiatrie” l’effrayant souvent plus que ses propres démons… Une part non négligeable de l’art de l’exorciste, confie en substance ce prêtre qui prend donc le temps de «leur expliquer que le psychiatre est d’abord un médecin et que ça ne veut pas dire qu’ils sont fous»

Pédagogie qu’appliquent également lorsqu’ils l’estiment nécessaire ses collègues de Tarbes et Lourdes, les pères Lucat et Villeneuve. «Les gens qui se disent envoûtés ? C’est souvent une espèce d’alibi humain qui permet de rejeter sa propre responsabilité dans le mal et moi je les mets en garde contre le fait de penser Satan aussi puissant que Dieu et contre les marabouts qui fleurissent en prétendant les libérer en une séance. Ils sont d’abord une souffrance sur laquelle je les invite à mettre des mots», confie ce dernier, voyant lui aussi «progresser la superstition qui dispense du retour sur soi-même et n’épargne personne. Car il n’y a pas que les chrétiens qui me sollicitent, les non croyants aussi… Lorsque je les invite à prier, certains ne connaissent même pas le Notre Père… Et puis il m’arrive aussi de répondre à des musulmans», poursuit-il.

âgé de 89 ans, le père Lucat, lui, a repris son activité il y a 15 jours depuis la chambre de sa maison de retraite, «pour rendre service» et «j’ai déjà une quarantaine de demandes», pointe-t-il. «La première chose que je fais, c’est de leur apprendre à prier, le sens de la prière lorsqu’on dit «ne nous laisse pas tomber dans la tentation, délivre-nous du mal», ce mal qu’on laisse pénétrer en soi, qu’il faut éradiquer et qui se résume parfois à la mauvaise influence d’un proche, d’un collègue, d’un parent qui vous veut du mal», explique-t-il. Quant à Satan, l’esprit du mal justifiant un exorcisme ? «Les vrais cas de possession sont rarissimes» s’accordent-ils tous.

Cette maison «hantée» où le frigo s’arrête et repart ? «Mieux vaut appeler l’électricien… C’est comme les cas de lévitation dont on me parle en me disant «vous avez vu ! ?». Oui mais justement… je n’ai pas vu…», hoche de la tête notre prêtre toulousain. «En six ans je n’ai été confronté à aucun cas de possession au sens où nous l’entendons mais j’ai fait quelques exorcismes, car ça pouvait aider à débloquer une situation, entamer un cheminement», précise-t-il.

«Oui, rarissime à notre niveau», confirme le père Marc Prigent, ancien exorciste du diocèse de Pamiers, aujourd’hui en Bretagne. «Personnellement, en un peu plus de dix ans, je n’ai été confronté à des manifestations hors du commun que deux fois. La plus spectaculaire était une dame d’une quarantaine d’années au physique fragile qui venait volontairement. Elle a eu beaucoup de mal à entrer dans la chapelle et lorsqu’on a commencé à prier, elle s’est mise à transpirer avant de perdre le contrôle en une sorte de transe, soulevant comme des fétus de paille des bancs très lourds. La violence qu’elle exprimait était animale, avec changement de voix, d’attitude. Je lui ai demandé de se faire accompagner par un psychologue ou un psychiatre, mais elle a refusé car pour elle, elle n’était pas «folle». Comme elle ne voulait pas de cet accompagnement, je lui ai dit que dans ces conditions, je ne pouvais pas continuer non plus à l’accompagner spirituellement… Cela a été très difficile pour moi car je voyais bien qu’elle souffrait énormément…», confie-t-il. «L’ignorance, mère de tous les maux», disait le moine Rabelais. «Mais en l’état, tout n’est pas explicable par la science…» conclut le père Prigent.

«Les vrais cas de possession sont rarissimes »

Source La Dépêche du Midi Pierre Challier

Le Pèlerin

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:27

Pour les acteurs énergétiques euro-méditerranéens, Desertec, c’est fini!

projet desertec

 

Les principaux acteurs énergétiques de l'espace euro-méditerranéen affichent leur scepticisme quant à l'évolution de la coopération Nord-Sud dans secteur de l'énergie. Ici les constats partagés de ces entreprises et leurs attentes, recueillis par l'Institut de la prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED).

Les initiatives menées en matière de coopération énergétique euro-méditerranéenne n’ont pas généré de résultats significatifs. C’est le constat partagé par les grandes entreprises du secteur de l’énergie des deux rives de la Méditerranée. Une synthèse des points de vue partagés par les industriels du Nord et du Sud de la Méditerranée réalisée par l’IPEMED le confirme. L’institut a mené des entretiens avec dix entreprises de la région euro-méditerranéenne entre juin et octobre 2013. Il s’agit de Abengoa (Espagne), Areva (France), Gas Natural (Espagne), GDF Suez (France), Medgrid (France), Onee (Office national de l’électricité et de l’eau potable, Maroc), Repsol (Espagne), Siemens (Allemagne), Sonelgaz (Algérie) et Teias (Turquie). Tous ces intervenants, « notamment ceux du Sud, déplorent que les initiatives menées jusqu’à présent sur le plan institutionnel n’aient pas été à la hauteur des enjeux », constatent les rédacteurs du rapport synthétisé. Pour l’Onee (Maroc) « les institutions manquent de réactivité et sont souvent à la traîne par rapport aux besoins croissants en matière d’énergie… ». Sonelgaz (Algérie) estime que les résultats « sont en deçà des attentes en absence d’initiative de développement des infrastructures énergétiques pour véhiculer ces échanges et surtout de cadre transparent pour l’ouverture du marché européen aux pays du Sud, sans restriction ». Concernant le projet industriel Desertec, « la majorité des intervenants restent sceptiques sur l’initiative, que d’aucuns croient déjà enterrée », tandis que « l’Union pour la Méditerranée (UPM) est régulièrement citée comme l’instance la plus à même d’abriter une communauté méditerranéenne de l’énergie », affirment les rédacteurs de l’étude. Ceci, même si elle est souvent critiquée pour sa difficulté à fédérer autant d’États et pour la lourdeur administrative que sa constitution engendre.

Absence d'une stratégie commune à long terme

Le manque de portée des initiatives menées à ce jour est à imputer, selon les intervenants, à deux causes. Une cause structurelle : l’absence de cohésion et de vision partagée entre les pays européens et aussi méditerranéens. Une cause plus conjoncturelle : l’instabilité issue des révolutions arabes et la crispation engendrée par la crise économique au Nord. Les acteurs énergétiques des deux rives de la méditerranée pensent par ailleurs qu'il est nécessaire de mettre en place une stratégie commune à long terme en matière énergétique. "Une visibilité à long terme et une vision commune sont indispensables pour mobiliser les moyens nécessaires au développement d’une coopération énergétique des deux côtés de la Méditerranée", soutiennent les responsables du groupe Areva (France) alors que ceux de l'Onee pensent qu'il faudrait " bâtir un marché de l’électricité et du gaz naturel dans la région". Les rédacteurs du rapport rappellent qu'entre les pays des groupes régionaux qui forment l'espace euro-méditerranéen il n'y a aucune vision commune pour le développement d’une coopération énergétique des deux côtés de la Méditerranée.

Instabilité du cadre réglementaire

A cette absence de vision commune vient toutefois se greffer l'instabilité politique et institutionnelle au Sud et une crise économique au Nord. Le rapport note que la situation politique et sécuritaire au Sud de la méditerranée " rend les entreprises européennes réticentes à investir massivement dans ces pays et en Méditerranée plus généralement". La question de la sécurisation des investissements par un cadre réglementaire stable et la sécurité des infrastructures et du personnel peut être perçue "comme un frein important au développement des investissements du secteur privé dans les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (Psem). La majorité des intervenants partagent cette préoccupation y compris des entreprises du Sud.

Sonelgaz juge que "la question des infrastructures et de la sécurisation des investissements reste déterminante. "Sans garantie et sans un cadre réglementaire solide, les entrepreneurs ne peuvent être incités à investir. Il faut des signaux rassurants de part et d’autre des deux rives. [...] Par ailleurs, il est frappant de constater le changement fréquent des personnes à la tête des entreprises, notamment en Tunisie et en Libye. Cette instabilité ralentit la prise de décision", estime pour sa part l'Onee. Ces acteurs énergétiques semblent toutefois conscient de la "la dépendance mutuelle" en matière énergétique, c'est pourquoi ils soulignent tous "les bienfaits qu’apporterait un partenariat plus approfondi entre les pays des deux rives, à tous les niveaux, tant politique qu’entrepreneurial mais insistent sur la nécessité de penser celui-ci dans une optique de long terme". Ils soutiennent tous une intégration régionale basée sur le partage des compétences et des savoir-faire pour aboutir à la création d'une communauté euro-méditerranéenne de l’énergie, dans laquelle les entreprises seront "les acteurs centraux", "car elles recèlent une profonde connaissance du terrain, en complément de la vision politique de ce secteur".

Source Maghrebemergent

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:18

Ordonné prêtre en 1991, le père Marc Prigent, est également psychanalyste. Il a passé 24 ans dans le diocèse de Pamiers où il avait été nommé exorciste.

Pretre-exorciste-en-Ariege.jpg

 

 

Interview.

Qu’est-ce qu’un exorcisme et qui le pratique ?

Le but de l’exorcisme est de libérer une personne qui est sous une emprise, quelle qu’en soit la forme. Cette personne souffre et elle est en dépendance vis-à-vis d’une réalité qu’elle nomme parfois avec beaucoup de certitudes comme un envoûtement, une possession, ou, parfois, de manière très floue et elle demande à l’exorciste de la libérer. L’exorciste officiel, lui, est un prêtre qui agit par délégation de l’évêque, l’exorciste d’un diocèse étant statutairement l’évêque, et ce ne peut être que lui. Ce point est très important car il faut donc se méfier des pseudos exorcistes et gourous aux pratiques parfois dangereuses.

C’est-à-dire ?

Quand un «guérisseur» vous fait croire que quelqu’un vous en veut et qu’il faut voir un exorciste, la plupart du temps, c’est un mensonge. Quelqu’un qui vous fait porter un regard de soupçon sur votre entourage ne vous veut pas du bien et cela devrait alerter. Quand on a une souffrance, il ne faut pas forcément chercher un coupable mais aussi ce qui vous a entraîné vers cette souffrance.

Comment analysez vous la hausse des demandes ?

C’est effectivement lié au développement de la pensée magique, à un besoin de consolation et de salut en période de crise. Cela prend des formes différentes selon les milieux mais touche tout le monde. Personnellement je pense que la superstition monte lorsque la foi diminue, quelle que soit la foi, et lorsque la raison recule. Mais il faut aussi se méfier du rationalisme tous azimuts car lorsque la raison souveraine s’érige en divinité, cela provoque aussi, simultanément, une augmentation de la superstition chez des gens se revendiquant pourtant rationalistes. C’est ce que j’appelle «l’animisme pratique». On veut croire à la guérison soudaine et miraculeuse par les «forces», le guérisseur, le magnétiseur… L’exorciste, lui, ne fait ni magie, ni miracle. Il tente d’aider la personne à avancer grâce à la foi et en prenant en compte l’histoire personnelle qui l’a conduite à souffrir.

Exorciste et psychanalyste, est-ce compatible ?

Pour moi, le maître mot, c’est la liberté au sens évangélique : la liberté intérieure. La psychanalyse m’a apporté un complément de liberté quant à la connaissance de soi et des rouages de la relation. Côté spirituel, dans la tradition biblique, l’homme a trois dimensions le corps, l’âme et l’esprit. Lorsque quelqu’un se dit victime d’une emprise ce peut être psychologique, l’emprise d’un pervers narcissique, par exemple, ou ce peut être spirituel, ou les deux à la fois. C’est la part la plus intime de soi qui est atteinte et que nous essayons de soigner en redonnant confiance par la bénédiction et la prière.

Source La Dépêche du Midi

Recueilli par P.C.

Le Pèlerin

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:13

Deux vieillards sont assis sur un banc

booster

 

- La plus belle chose sur la terre, mon petit gars, c'est encore de faire l'amour !
- Peut-être pour toi ! Répond l'autre d'une voix chevrotante. Mais pour moi, c'est Noël !
- Ah bon ? Pourquoi Noël ?
Alors, le vieillard pensif :
- Parce que ça revient plus souvent ! 

Le Pèlerin

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