Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 06:52

Absente à la réunion de l’iccat à Paris, l’Algérie réclame son quota de thon

thonier algerien

En effet, en raison de l’absence des représentants du département de Khanafou à la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat), celle-ci a décidé de redistribuer une grande part du quota algérien, qui était de 680 tonnes en 2010, à la Libye, la Tunisie et la Croatie, pour ne lui laisser qu’une quantité insignifiante de 138 tonnes.

Un scandale», crient les spécialistes algériens qui voient dans cette décision une flagrante injustice à l’égard de l’Algérie, qui n’a pas pu ou voulu défendre ses intérêts quand il fallait et là où il le fallait. Interpellé jeudi dernier, en marge des travaux de l’APN, M. Khanafou, ministre de la Pêche, a voulu rattraper le coup en affirmant que l’Algérie avait introduit un recours auprès de l’Iccat, pour que celle-ci lui restitue au moins le quota de l’année dernière. «Le dossier est bien ficelé. Il n’y a aucune raison pour que l’Algérie soit privée de son quota.» Le ministre a expliqué que la délégation algérienne était absente à la réunion faute de visa.

Il n’a toutefois pas précisé si les représentants de son département avaient essuyé un refus d’octroi de visa de la part du Quai d’Orsay ou est-ce d’une négligence qui a fait que son ministère n’a pas jugé utile de déposer le dossier à temps. Il s’agit d’une délégation officielle qui représente le gouvernement algérien, le refus d’octroi de visa ne peut être que politique. En tout état de cause, un représentant de l’ambassade d’Algérie à Paris a assisté aux travaux de la réunion mais n’a pu empêcher le partage du quota algérien. Pour le ministre, la décision de réduction de ce dernier a été prise après «des tractations» au sein de l’Iccat, après que celle-ci «ait constaté que nous n’avons pas pu pêcher notre quota l’année dernière». «Ils ont décidé de le réduire pour le dispatcher entre la Libye, l’Egypte, le Maroc et la Croatie», indique-t-il. Il a rappelé qu’après l’interdiction des sociétés mixtes (algéro-étrangères), les armateurs algériens vont tenter de pêcher seuls le quota de thon dans les eaux territoriales. «Nous ne disposons pas d’une flottille importante pour pêcher le thon rouge. Nous éprouvons des difficultés à exploiter par nos propres moyens la ressource.»

Pour parer à cette insuffisance, un dispositif a été mis en place dans le cadre du programme de relance à travers l’octroi «de subventions à des armateurs algériens pour l’acquisition de 15 thoniers (…) Ces armateurs avaient bénéficié d’une aide de l’Etat à hauteur de 60% pour l’acquisition de ce genre de navires (…) Des mesures seraient prises à l’encontre de ceux qui ont bénéficié de l’aide de l’Etat pour acquérir des thoniers, mais qui ne participent pas à la campagne de pêche. L’année dernière, ces thoniers n’ont pas rempli leurs engagements. Cette année, s’ils ne participent pas à la campagne, l’Etat demandera la restitution de la subvention qui leur a été accordée». Force est de constater qu’encore une fois, l’Algérie n’a pas su défendre son quota de thon qui va, malheureusement, lui «passer sous le nez», pour être pêché par d’autres pays.

Source El Watan SalimaTlemçani

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 08:27

Algérie - Juges et procureurs  - Le grand dérapage

injustice-algerie

 

Verdicts injustes, réquisitoires violents, peines aléatoires, «déjugements» et acquittements après des années de prison : les juges et les procureurs semblent faire ce qu’ils veulent, sans être pour autant indépendants. Se sentant obligés de caresser l’opinion publique dans le sens de la morale, ou le régime, dans le sens de l’ordre. Même la très officielle CNCPPDH, à l’occasion de la publication mardi de son rapport 2009,  relève le manque de crédibilité de la justice et le danger des erreurs judicaires. Explications.

Un drame parmi d'autres. Il y a deux semaines, Senni Salah Eddine, PDG de l'EGT-Centre, mourait en prison après avoir été condamné à deux années de prison. Pas de chance, le lendemain, il était acquitté par la cour d’appel d’Alger, aucune charge n'ayant été retenue contre lui. Dans le même temps, un procureur demandait la peine de mort à l'encontre d'un rappeur de Chlef, auteur d'une chanson subversive. C'est sa fonction, dirait-on. Appelé «el gharraq» par les justiciables du pays («celui qui noie»), le procureur est là pour demander la peine maximale. Mais entre son réquisitoire, comme pour l'affaire de la Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN) où il avait demandé la perpétuité, et le verdict final du juge, l'acquittement pur et simple, il y a une disproportion flagrante, d’autant qu’ils avaient déjà pris quinze ans. «Il n'y a aucune incohérence dans le cas de la CNAN, rétorque Mokrane Aït Larbi, avocat des cadres de la compagnie maritime. Le procureur a le droit de demander ce qu'il veut si la loi prévoit cette sanction. Et si la Cour suprême a cassé le jugement, c'est qu'il y a eu un vice de forme.»

Auteur d'un livre (1) récent qui montre tout le décalage entre la loi et ce qui se passe réellement dans les tribunaux, Me Aït Larbi reconnaît pourtant que les juges ne sont pas toujours clairs, «ils préfèrent souvent suivre les instructions ministérielles plutôt que le code pénal». Pourquoi Gharbi a-t-il été condamné à mort alors que d'autres crimes similaires ne sont punis que de 20 ans ? Pourquoi le gracier et revenir à une peine de 20 ans, «libérable», si ce n’est une nouvelle incohérence de la justice ? Et pourquoi les non-jeûneurs sont acquittés en Kabylie, mais condamnés à Oum El Bouaghi ? Ont-ils affaire à la même loi ? Oui en théorie, mais le système juridique algérien est basé sur «l'intime conviction», le juge étant seul maître de ses décisions, en son âme et conscience. «Un juge ne peut pas être sanctionné pour un verdict puisqu'il y a des cours d'appel et une Cour suprême pour les recours», explique encore Me Aït Larbi. Et le procureur, sur la base d'un article de loi comme le 144 bis 2, «dénigrement des préceptes de l'Islam», peut demander la peine maximale prévue, que le juge peut suivre ou non, et relaxer le prévenu selon sa vision du même article. Pour autant, est-on plus juste en Kabylie qu'ailleurs ? La justice a condamné à perpétuité des fonctionnaires de Tizi Ouzou pour avoir trafiqué des extraits de naissance et dans le même temps n’a condamné qu'à cinq ans des malfaiteurs d'Oran qui ont violé 11 femmes. Où est la jurisprudence, le cadre du jugement, et qui le définit ? Qui est censé contrôler la cohérence des verdicts et l'échelle des sanctions ?

Suivre le courant de la société

La Cour suprême, justice de la justice, à travers l'article 152 de la Constitution : «La Cour suprême et le Conseil d’Etat assurent l’unification de la jurisprudence à travers le pays et veillent au respect de la loi.» Seul défaut, ces corps d'apparatchiks sont plus préoccupés par leur gestion interne, et de toute façon, la Cour suprême ne peut pas s'autosaisir, seul l'accusé peut l'interpeller pour protester, non pas contre un juge, mais contre un verdict. Un non-jeûneur doit donc s'en remettre au juge et à sa région, plus ou moins sensible, à la pression populaire et internationale, en attendant une jurisprudence ou une explication du ministre de la Justice qui n'est jamais venue. Pour Me Mostefa Bouchachi, président de la Ligue des droits de l'homme, «le problème chez les magistrats est culturel. Ils ont le sentiment qu’ils ne sont pas indépendants et suivent le courant de la société». Pour Me Amar Bentoumi, premier ministre de la Justice de l'Algérie indépendante, auteur d'un livre sur la justice du pays (2), «les juges font parfois ce qu’ils pensent être la volonté du pouvoir». C’est donc coincés entre la société et ses archaïsmes, le régime et ses autoritarismes, que les 4000 magistrats du pays se contentent de contenter les uns ou les autres, les uns et les autres, parfois au mépris de la loi.

Pour Me Ali Yahia Abdennour, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme, «tous les jugements mettant en cause des institutions (comme la CNAN) ou des affaires politico-médiatiques sont pilotés par le DRS, par l'intermédiaire d'un attaché militaire officiellement installé dans le cabinet du ministre», le colonel Khaled en l'occurrence, conseiller adjoint de Tayeb Belaïz (jusqu’à sa mise à la retraite en juillet dernier, cité dans l’affaire de l’autoroute Est-Ouest), et que personne ne cache dans l'organigramme. Résumé, le juge est libre de suivre le conservatisme ambiant, sauf quand il s'agit d'un procès sensible. Et en Algérie, beaucoup de choses sont sensibles, pourrait-on ajouter. Il n'y a rien à faire ? Si, la corruption. Payer ? Non, plus sérieusement, une structure est justement chargée d'assurer l'indépendance des juges, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), grand acquis d'octobre, créé au lendemain des émeutes de 1988. Mais que dit la loi sur la loi ?

L'exécutif décide, la justice suit

Il y a une dizaine de jours, le 28 novembre, le premier magistrat du pays, Abdelaziz Bouteflika, prononçait un discours pour l'ouverture de l'année judiciaire. Le 12e à l'adresse des magistrats depuis son arrivée au pouvoir, mêmes slogans, même phraséologie, Etat de droit, justice, citoyen et réformes. Pourtant, dans les faits, il y a quelques mois, un communiqué annonçait que le président de la République avait procédé à des nominations et mutations dans le corps des magistrats. La Constitution est claire : c'est au Conseil supérieur de la magistrature de gérer la carrière des magistrats, leurs nomination, promotion et autres par l'article 149, «le magistrat est responsable devant le Conseil supérieur de la magistrature et dans les formes prescrites par la loi, de la manière dont il s’acquitte de sa mission». Article 155, «le Conseil supérieur de la magistrature décide, dans les conditions que la loi détermine, des nominations, des mutations et du déroulement de la carrière des magistrats...» Mais deux décennies après sa création, le président et premier magistrat se met hors la loi tout seul et ne consulte même plus cet organe vidé de son sens. Celui-ci d'ailleurs, quelques jours après que le mouvement décidé en haut lieu, l'a entériné, devenant de fait une simple chambre d'enregistrement des décisions de l'Exécutif. C'est pourtant le pilier de la démocratie, l'indépendance de la justice. Si un juge a peur pour sa carrière, il obéira aux ordres. «Ce que l'on appelle le pouvoir judiciaire n'est pas un pouvoir, mais une instance aux ordres de l'Exécutif», réaffirme Me Ali Yahia. Il suffirait pourtant d'un rien, que ce soit le CSM qui décide réellement de la carrière des juges comme cela est prévu par la Constitution, pour que les juges rendent des verdicts plus justes.

Mais qui le veut vraiment ? Personne, bien que le Conseil supérieur de la magistrature soit composé de dix magistrats élus par leurs pairs et de neuf personnes nommées, en plus du président de la République, défini comme président du CSM. En pratique, les élections même des magistrats élus se font dans des conditions opaques et contestées. «A l'APN, explique encore Me Aït Larbi, les députés sont quand même élus par la population, mais entérinent toutes les décisions d'en haut. Toute la différence entre la loi et la pratique.» Me Amar Bentoumi préfère, lui, citer Omar Ibn El Khattab : «Le droit qui n’est pas appliqué n’existe pas.» Comment faire face alors à une injustice qui émane de la justice ? Le recours, en appel, puis auprès de la Cour Suprême. Quant au Conseil de la magistrature, il ne peut être saisi que par le ministre de la Justice, et de toute façon, «il ne sert qu'à sanctionner des juges pour attouchements sexuels contre des prévenues», ironise un magistrat qui a requis l'anonymat. Vingt ans après l’immense réforme de 1989, deux semaines après l'ouverture d'une nouvelle année judiciaire morne, personne ne se pose plus de questions. Ni les magistrats sur ce qu'est devenu le Conseil supérieur de la magistrature, pourtant créé pour leur indépendance, ni le ministre sur la séparation des pouvoirs ou la démocratie. Ni le syndicat de la magistrature qui défend le ministre plutôt que les magistrats, encore moins les juges sur leur rôle. Les justiciables, par contre, s'en posent tous les jours. A chaque convocation, ils se tiennent le ventre.

- 1. Mokrane Aït Larbi. Entre le palais et la justice. Editions Koukou. Alger, 2009.

- 2. Amar Bentoumi. Naissance d’une justice algérienne. Editions Casbah. Alger, 2010.

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 08:20

Algérie - Toujours le court terme ?

moisson

L'Agriculture algérienne est gérée à court terme et c'est notre drame. Nous n'avons pas capitalisée l'expérience antérieure à l'indépendance. Nous n'avons pas regardé comment ont réussit les américains et ...   la suite L'Agriculture algérienne est gérée à court terme et c'est notre drame. Nous n'avons pas capitalisée l'expérience antérieure à l'indépendance. Nous n'avons pas regardé comment ont réussit les américains et les européens. Nous sommes de mauvais élèves et nous continuons à réfléchir en Etat Major sans tenir compte de la réalité du terrain qui est désastreuse. Mon temps libre m'a permis de lire beaucoup sur les expériences et dans le temps il faut remonter à Napoléon III pour comprendre que la Concession a été un échec cuisant (la compagnie Algérienne recueillis 100.000 hectares qu'elle a finit par céder à des métayers comme la compagnie genevoise (5.000 hectares) dans la région Est du pays. Il faut aller regarder comment a été monté le crédit mutuel pour comprendre que le financement se fait à long terme et que le paysan travaille sur des générations. Il faut s'interroger pourquoi l'Arbre à la valeur d'un fonds de commerce en Kabylie et se transmet par tradition (l'olivier peut vivre mille an) Il faut voir l'importance de l'eau dans le sud pour comprendre le système du partage des puits plutôt que la terre. Il faut lire de code de Sidi Khelil pour comprendre la richesse. J'ai visité des laiteries sur 8 hectares qui avec 500 vaches laitières avec complexes de transformation produisant 11.000 litres de lait et des centres d'engraissement de 1.000 bovins sur des espaces de 120 hectares.(en Allemagne). L'Amérique soumet au référendum des paysans son programme pour les matières agricoles stratégiques (le blé, l'orge, le mais, la viande, le lait, le coton,...Elle garantie un revenu de parité au paysan, elle forme et soutien ceux qui démarrent, elle s'est dotée d'un réseau coopératif très performant qui permet le partage des bénéfices entre le secteur primaire, le secteur industriel et le secteur tertiaire. Ces mécanismes sont embryonnaires chez nous. Nous faisons des actions ponctuelles (des campagnes sans lendemain -l'expérience de la production de semences de pomme de terre : qui se souvient de cela : les infrastructures sont aux rangs des ruines de DJEMILA avec la différence qu'aucun touriste ne viendra jamais les visiter. Alors cessons de nous amuser avec notre rente et faisons du concret en copiant ceux qui ont réussit parce qu'ils ont gérés l'humain et son devenir social. Créer des richesses ne peut se concevoir tant que l'égocentrisme sera le moteur. Je suis issu d'un milieu paysan et nous avons perdu la bataille à l'indépendance

Source El Watan Maiza Touhami

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 08:12

Cancun - Le prix Nobel de la paix perturbe les discussions sur le climat

51614_portrait-du-dissident-chinois-liu-xiaobo-prix-nobel-d.jpg

 

La controverse sino-norvégienne autour de l’attribution du prix Nobel de la paix au dissident Liu Xiaobo s’est invitée à la conférence de Cancun sur le climat, où les délégués chinois refusent de négocier avec leurs homologues norvégiens, rapportait hier un journal norvégien.

Les Chinois «marquent clairement le coup en refusant d’avoir des rencontres politiques à Cancun comme ailleurs», a déclaré le ministre norvégien de l’Environnement, Erik Solheim, cité depuis la station balnéaire mexicaine par le tabloïd Dagbladet. L’attribution du Nobel de la paix à Liu Xiaobo, le 8 octobre, a ulcéré les autorités chinoises qui ont, depuis, multiplié les gestes de mauvaise humeur vis-à-vis de la Norvège, notamment en annulant des rencontres bilatérales ou en gelant un projet d’accord de libre-échange. Le prix doit être symboliquement remis ce vendredi à Oslo.

Condamné, fin décembre 2009, à 11 ans de prison pour «subversion du pouvoir de l’Etat» après avoir corédigé la «Charte 08», un texte qui réclame une démocratisation de la Chine, Liu Xiaobo, 54 ans, ne pourra venir à Oslo recevoir sa récompense. Cible de la colère chinoise, la Norvège a fait valoir à maintes reprises que le comité Nobel prenait ses décisions indépendamment même si ses cinq membres sont désignés par le Parlement. Les représentants de plus de 190 pays sont actuellement réunis dans la cité mexicaine pour réfléchir aux mesures à prendre pour limiter le réchauffement climatique après l’échec de la conférence de Copenhague l’an dernier.

Source El Watan AFP

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 08:06

L’Algérie n’est pas opposée à une contribution de l’Otan dans sa lutte contre le terrorisme au Sahel.

niger-rebelles-touareg-copie-1

 

Hier, le directeur général des Affaires politiques et de la sécurité internationale au ministère des Affaires étrangères, Dani Benchaâ, a indiqué qu’il faut donner une autonomie et une identité africaine au traitement de la question du terrorisme dans le Sahel, ajoutant : «Cependant, toute contribution et assistance sont les bienvenues, y compris celle de l’Otan.» La déclaration, rapportée par l’APS, a été faite lors d’une  conférence-débat sur la politique extérieure de l’Algérie, animée dans le cadre de la visite officielle des auditeurs de la 117e session du cours principal du collège de Défense de l’Otan à Rome. «Il est clair que pour lutter contre le terrorisme, il faut éliminer le vecteur idéologique et faire en sorte de le confiner à une lutte contre la criminalité», a également souligné Dani Benchaâ.

Source El Watan Adlène Meddi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 07:49

Des ressources naturelles pour se soigner

fruits-legumes-fibres.jpg

 

Les plantes médicinales ont été découvertes avant l'apparition des méthodes scientifiques. Elles continuent pourtant à être ignorées depuis l'arrivée des molécules synthétiques...

Une question taraude souvent les esprits. Comment nos anciens se soignaient-ils aux siècles derniers à l'époque où les médecins ne couraient pas la campagne, où l'aspirine était inexistante, pas plus que les antibiotiques ? Avec des moyens rudimentaires, comment ont-ils réussi à lutter contre les maladies et surtout à les prévenir ? La réponse est toute simple : ils faisaient appel aux vertus des plantes médicinales, aux herbes aromatiques et à tout ce que la nature pouvait receler de bénéfique.

C'est à la campagne que les premières observations ont été faites sur les capacités curatives de certaines plantes. Grâce à leur expérience de tous les jours sur le terrain, nos aînés sont arrivés à la conclusion évidente que les plantes, plutôt celles qu’on appelle «médicinales», pouvaient même calmer et guérir certains maux. Le remède était donc là, sous leurs yeux. Ces plantes, traitées souvent de façon sommaire, c'est-à-dire mélangées à l'eau par infusion, décoction, macération ou percolation afin de faire passer leurs principes actifs dans un liquide, étaient absorbées par voie orale : tisane, potion, ou alors appliquées sur les blessures sous forme d'emplâtre.

Déjà bien avant de chercher les remèdes que pouvait leur offrir Dame Nature, les anciens faisaient appel de façon empirique et sans même le savoir, aux vitamines contenues dans les plantes, les fruits et légumes.

Sans arriver pour autant à expliquer leur mode de fonctionnement, ils ont constaté par exemple que les carottes mangées crues adoucissaient la peau et lui donnaient même un éclat exceptionnel. Ils ont remarqué aussi que le «siwek» supprimait la mauvaise haleine et prévenait même l’apparition de caries.

Au fil des ans, ils se sont aperçus que le miel associé au jus de citron permettait de combattre les angines, que la noix atténuait le mal de tête et que certaines plantes avaient même un effet euphorisant par leur parfum ou par leur essence comme la menthe, la lavande, le basilic...

Dans notre pays, au cœur de l'Algérie profonde, des hommes et des femmes arrivent à se maintenir en forme et à prendre soin de leur santé grâce à ces remèdes que nous, citadins, continuons à considérer comme passés de mode.

Quand il ne reste plus d'espoir !

Au cours de la dernière décennie, on a beaucoup tenté de ressusciter l’usage des plantes médicinales dans la médecine moderne... Certains y ont recours quand ils n’ont plus d’espoir de rémission.

Les progrès scientifiques en médecine et en pharmacie n'ont été réalisés et parachevés que grâce à des études minutieuses au cours des siècles. Les milliers, voire les centaines de milliers de médicaments vendus aujourd'hui en pharmacie sous forme de gélules, de cachets, de suppositoires, de fioles ou de sirops ont été conçus à partir de matières naturelles puisées dans le sol ou le sous-sol.

La grande différence donc entre la pharmacopée traditionnelle et la moderne réside dans la préparation très pointue et extrêmement précise de l'une par rapport à l'autre sur le plan de la composition. La pharmacopée moderne a, en effet, poussé beaucoup plus loin la recherche et l'expérimentation, en faisant appel à tous les produits de la nature et pas seulement aux herbes aromatiques et plantes médicinales mais également aux fruits, aux fleurs, aux essences diverses et aux métaux tels le fer, le plomb, le phosphate...

Bien mieux, la pharmacie moderne fabrique les remèdes à venir en tenant compte des effets néfastes ou contre-indications. Les principes actifs isolés sont fabriqués sous la forme la plus assimilable avant d’être commercialisés.

Entre un flacon de sirop pour la toux utilisable en tout lieu et à tout moment et une infusion faite maison qui doit reposer avant d’être filtrée, il y a une sacrée différence.

En effet, la médecine et la pharmacopée modernes, mieux outillées, plus en harmonie avec l'époque et plus armées ne peuvent être que plus performantes.

Toutefois, les méthodes traditionnelles si tant est qu'elles paraissent décalées et déconnectées du progrès moderne, demeurent complémentaires et peuvent constituer, dans certains cas, l’ultime bouée de sauvetage quand tout est compromis et sans aucun espoir.

Beaucoup de patients, beaucoup de malades en ont fait l'extraordinaire expérience.

La pénicilline découverte avant Fleming !

Fleming fit des recherches sur les agents antibactériens, parce qu'il avait été témoin de la mort d'un grand nombre de soldats, durant la guerre, emportés par une septicémie.

Nous nous trouvons aujourd’hui à la croisée des chemins entre une médecine traditionnelle, qui reste approximative, et une médecine moderne, née d’une longue série d’observations et de recherches expérimentales. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, elles ne sont ni contradictoires ni opposées ; elles sont même complémentaires.

En France, par exemple, un praticien qui a pignon sur rue, a recommandé à son patient de consulter un guérisseur. Les résultats obtenus par le guérisseur, ont été stupéfiants.

Aujourd’hui, les remèdes de grands-mères sont revenus à la mode suscitant d’ailleurs un vrai engouement.

Un retour massif à la nature, à l’alimentation bio et aux vertus des plantes et de la terre nourricière a incité de nombreux malades en Europe à délaisser leurs médecins traitants ou de famille pour tenter l’aventure ailleurs, loin des œillères d’un conformisme médical sclérosé.

Il est de notoriété publique que de nombreuses maladies impossibles à traiter avec les moyens médicaux classiques, ont totalement été enrayées en Afrique. Ce qui laisse coite une foule de scientifiques qui pensaient pouvoir tout expliquer par le rationalisme... Et sur ce plan, nous ouvrons une curieuse parenthèse qui renseigne sur de nombreux a priori. Tout le monde sait cette vérité historique que le professeur Fleming a découvert la pénicilline en 1948 par le plus grand des hasards. Le 3 septembre 1928, il enquêtait sur les propriétés des staphylocoques. Il était déjà bien connu à cette époque en raison de ses premières découvertes et il avait la réputation d'être un chercheur remarquable mais négligent. Il oubliait souvent les cultures sur lesquelles il travaillait et son laboratoire était toujours en désordre. Après des grandes vacances, il remarqua que beaucoup de ses boîtes de culture avaient été contaminées par un champignon. Il les a alors mises dans du désinfectant. Devant montrer son travail à un visiteur, il récupéra certaines des boîtes qui n'avaient pas été complètement trempées. C'est là qu'il remarqua autour d'un champignon une zone où les bactéries ne s'étaient pas développées. C’était une forme de putréfaction qui permettra par la suite de guérir des maladies bien précises et de soulager des douleurs. Mais ce que les gens savent moins c’est que cette «putréfaction» a été utilisée dans la jungle africaine bien des années auparavant.

Elle aurait été appliquée dans un village de la brousse par un sorcier borgne à un malade qui souffrait d’une blessure largement infectée.

La pratique du yoga et l’acupuncture en vogue

Grâce à l’extraordinaire développement des soins, on peut tout guérir aujourd’hui, même certaines formes de cancer dépistées à temps. Le traitement de maladies grandement redoutées il y a un siècle à peine, comme la tuberculose, le choléra, la malaria, la diphtérie et la rage sans oublier la dysenterie, ne pose plus de problème. Les malformations osseuses et les troubles du sommeil sont, eux aussi, traités efficacement.

Pour des symptômes un peu plus graves ou pour une pathologie particulière, les anciens faisaient appel aux services, selon les maux, à un guérisseur ou un rebouteur. Ce dernier se chargeait, par le biais de procédés empiriques, de remédier à une luxation, une fracture, une foulure ou des douleurs articulaires. Et pour les petits maux de la vie quotidienne, ils avaient recours aux préparations qu’on appelle aujourd’hui «remèdes de grands-mères». Mais ils n’obtenaient de résultats qu’une fois sur deux seulement. Ils faut dire que ces remèdes étaient le fruit d’une expérience et non d’une recherche basée sur un raisonnement scientifique clairement conçu et mené.

Sous d’autres cieux et à d’autres époques, comme dans les pays d’Asie par exemple, les anciens pensaient, non sans raison d’ailleurs, que le mal devait être traité non pas de l’intérieur du corps, mais plutôt de l’extérieur.

Le yoga, discipline millénaire originaire de l’Inde, dont les bienfaits sont reconnus aujourd’hui, démontre qu’une personne dont le corps est en parfaite harmonie avec son mental est capable de se substituer à de nombreuses thérapies, surtout d’ordre psychologique.

La pratique de cette discipline a été non seulement adoptée par les populations d’Europe et d’Amérique mais est recommandée également dans de nombreuses entreprises.

L’acupuncture, une branche de la médecine traditionnelle chinoise, pratiquée depuis plusieurs siècles, est également de plus en plus utilisée en Occident. Elle intervient dans le traitement de l’asthme, des allergies, de l’eczéma, de la dépression, des douleurs articulaires, des troubles du transit, de la migraine…

A l’évidence, des paramètres échapperaient totalement à l’esprit critique de la science moderne, condamnée à n’évoluer que dans le strict cadre du raisonnement cartésien.

Limites de la science : une femme pleure du verre

La meilleure preuve que la médecine moderne reste limitée est qu’elle n’a jamais pu apporter d’explications à certains phénomènes qui dépassent littéralement ses compétences. C’est le cas de cette jeune Algérienne qui pleure des morceaux de verre à la place des larmes ; de ce septuagénaire qui n’a pas mangé depuis 50 ans et dont la presse a longuement parlé et celui enfin de cette petite fille de Rouiba qui guérit son asthme en respirant du gaz carbonique puisé à même la cuisinière.

Source Infosoir Imaad Zoheir

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 07:41

L'Algérie abandonne-t-elle les trois conditions de Yousfi ? Le pas berlinois de Bouteflika en direction de Desertec fait question

projet desertec

 

 

 

L'Algérie paraît avoir fait, hier, un grand pas en direction du projet Desertec piloté par les Allemands. La chancelière allemande Angela Merkel a-t-elle réussi à persuader le président Abdelaziz Bouteflika ? Celui-ci a-t-il obtenu des assurances que la participation algérienne ne va pas se limiter à accueillir des installations au Sahara ? Après les propos berlinois du président algérien on a plus de questions que de réponses. Le président Abdelaziz Bouteflika en visite en Allemagne et sans doute au grand plaisir de la chancelière Angela Merkel, a donné l'impression de trancher favorablement en faveur du projet Desertec. Les deux responsables ont annoncé la création immédiate d'une commission mixte. Il faut noter cependant que les premières dépêches de l'agence algérienne APS n'évoquent pas nommément le projet Desertec. Le président Bouteflika a déclaré, selon l'agence algérienne, que la commission mixte œuvrera à renforcer les relations bilatérales et encourager les opérateurs économiques des deux pays à saisir «les opportunités offertes par le marché algérien, en incitant notamment les PME-PMI allemandes à s'y impliquer davantage». «La stratégie de développement de mon pays et les instruments de la coopération bilatérale déjà en place nous ont permis de dégager de nouvelles potentialités dans les secteurs de l'industrie, de l'énergie, des énergies renouvelables et des nouvelles technologies».

Selon la version de l'AFP, le président Abdelaziz Bouteflika a déclaré : «Nous travaillerons dans les énergies nouvelles à travers d'un projet colossal qui s'appelle projet Desertec que nous allons approfondir d'un commun accord». L'agence précise que Mme Merkel et M. Bouteflika devaient évoquer plus à fond ce dossier lors d'un déjeuner de travail à la chancellerie en compagnie de représentants des compagnies participant au projet. Les propos du président Bouteflika soulèvent des interrogations.

A-t-il mis fin à partir de Berlin à l'attitude de réserve des responsables du secteur de l'énergie, dont Youcef Yousfi ?

Ne pas être une simple terre d'accueil des installations

Il n'est pas inutile de rappeler que de Chakib Khelil à Youcef Yousfi les responsables algériens du secteur de l'énergie ont cultivé une attitude où il n'y avait ni approbation, ni refus catégorique à l'égard de ce projet piloté par les Allemands et où le groupe privé algérien, Cevital, est partie prenante depuis son lancement. Une attitude de réserve qui tranche avec l'enthousiasme des Marocains et des Tunisiens interprétée, à juste titre, comme une volonté de négocier la part de l'Algérie au niveau industriel et commercial ainsi que pour la recherche. Au-delà des aspects de souveraineté qui ne paraissent pas insolubles, les responsables du secteur de l'énergie ne veulent pas que la participation algérienne se limite à offrir les espaces pour installer des infrastructures dont les composants sont importés. En clair, l'Algérie veut un partenariat qui dépasse le simple statut de terre d'accueil.

Une question à «approfondir»

Sur les projets annoncés en Europe comme Desertec ou Transgreen, Youcef Yousfi a fixé les trois conditions à l'implication de l'Algérie: un partenariat pour l'acquisition technologique, la fabrication en Algérie des équipements qui rentrent dans les énergies renouvelables et enfin l'assurance que le marché européen soit ouvert aux éventuels excédents de production d'électricité en Algérie. Le ministre algérien de l'Energie a indiqué que si ces conditions étaient acceptées, l'Algérie est prête à y participer quelle que soit sa dénomination. Dans le cas contraire, « on n'ira pas», avait-il ajouté. Il est clair, selon la formulation rapportée par l'AFP, que l'on est dans une attitude franchement plus ouverte à l'égard de Desertec. Mais, ainsi que l'a noté l'agence de presse, les deux parties doivent encore «approfondir» la question, ce qui signifie que l'on est encore dans la négociation. Le président Abdelaziz Bouteflika reste-t-il dans le cadre ambitieux fixé par son ministre de l'Energie ou a-t-il accepté d'aller dans le projet Desertec en réduisant les prétentions de l'Algérie en matière technologique, industrielle et commerciale ? C'est la vraie question qui se pose après les propos berlinois de Bouteflika.

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 07:35

Rencontre Babès / François Hollande: Le devoir de mémoire et le reste

francois hollande

 

 

Le président du Conseil national économique et social estime que la France devrait s'imposer un devoir de mémoire pour construire une relation apaisée et fructueuse avec l'Algérie.

C'est à sa demande que l'ancien secrétaire général du parti socialiste français a été reçu hier en fin de matinée par Mohamed Seghir Babès. François Hollande voulait, a-t-il déclaré, écouter le président du CNES. «Je sais que vous êtes à Alger parce que vous avez une espèce de petite affection, une prédilection à l'Algérie pour y avoir séjourné,» a commencé par lui dire Babès. Ce dernier expliquera les missions de l'institution qu'il préside lorsqu'elle est en «mode d'auto-saisine» qui lui permet d'intervenir «à tout moment pour savoir ce qui se passe.» L'auto-saisine permet ainsi au CNES, dit-il «de voir de très près ce qui se passe dans les politiques publiques du pays.» Babès note aussi que le Conseil s'impose des réflexions transversales «récurrentes» sur le développement humain, la lutte contre la pauvreté, la gouvernance et les libertés économiques. La crise systémique qui mine l'économie figure aussi dans l'agenda du CNES en cette période que Babès qualifie de «transition délicate.» Crise qui oblige dira-t-il «à tout revoir quand on veut passer d'une économie planifiée, administrée à une économie de marché.» C'est, affirme-t-il «lourdement problématique.» Cheval de bataille de Babès, l'économie basée sur la connaissance constitue par ailleurs, cette réflexion sur laquelle il se penche depuis un certain temps pour, indique-t-il «se donner des éléments scientifiques pour réussir la compétitivité, la création de la valeur et la croissance.» Tout en rappelant l'importance de la mission «environnementale» qui vient d'être accolée aux Conseils économiques et sociaux, le président du CNES pense qu' «il faut attendre les résultats de Cancun.»

Babès évoquera la coopération entre le CNES et le CES français qui ont eu à travailler ensemble notamment au début de l'année 2009. «On a eu 6 ateliers entre Alger et Marseille (la banlieue d'Alger) dont l'un a été dédié au devoir de mémoire,» tient-il à rappeler. Il se lancera sans hésiter dans un plaidoyer en faveur de ce qui a représenté à ses yeux «un moment très important, un moment indépassable» parce qu'a-t-il dit «il y a eu reconnaissance.» Il fera savoir au socialiste français que «nous devons dire oui à une mémoire apaisée, reconnue et partagée.»

«Nous refusons des lois émasculatrices de l'Histoire»

Ce devoir que Babès met en avant et pour lequel il affirme que «nous sommes attelés à le faire» permet, estime-t-il de «libérer les énergies potentielles inscrites dans la relation partenariale entre l'Algérie et la France.» Il dira à l'ex-SG du parti socialiste français que «la prise de conscience est essentielle au niveau des fractions les plus en plus larges au sein de votre parti.» Il est convaincu qu'il y a ainsi «un devoir d'inventaire.» Il convoquera pour la circonstance la loi française de février 2005 positivant le colonialisme. Réputé pour son néologisme, Babès dira «nous refusons des lois restrictives très émasculatrices de l'histoire.»

Il note que la réflexion sur le devoir de mémoire a été freinée au niveau des Conseils des deux pays par le départ de son homologue français. «Nous tenons à prolonger cette réflexion avec le nouveau président. Ce travail est fondamental pour passer à autre chose,» estime-t-il. Il demande à ce que les deux pays aillent vers «un compagnonnage économique et industriel» c'est-à-dire «aller à la construction d'autre chose qui dépasse les pensées.» Il propose à cet effet «d'aller ensemble vers la constitution d'assemblées consultatives à l'échelle bilatérale et régionale comme le cadre Euromed.»

Le président du CNES plaidera par ailleurs, en faveur de l'intensification de la réflexion euro-méditerranéenne dans le cadre des 5+5. «Il est important d'entretenir la concertation dans le cadre des 5+5 pour avancer, anticiper,» a-t-il affirmé. Parce que son évocation de l'Union pour la Méditerranée (UPM) lui fera dire que «c'est un processus plombé à l'origine, au départ tant qu'il y aura le conflit israélo-palestinien.» Il ne laissera pas en reste la question du Sahara Occidental pour en défendre la légitimité. «Qu'est-ce qui se passe à nos frontières ?» s'est-il interrogé en premier.

 «Le Sahara Occidental est le dernier pays colonisé dans notre continent,» rappelle-t-il. Babès annoncera à Hollande que «l'association des CES prépare quelque chose pour pousser à la libération de ce pays.» La réflexion est engagée au niveau de cette association pour, dit-il «trouver comment transformer ces espaces en entités utiles.»

«C'est un devoir éthique, politique et historique»

François Hollande lui dira que «j'ai demandé à vous rencontrer justement pour savoir comment vous avez pu réunir dans un seul conseil tous les représentants de la société civile qui n'est jamais simple.» Il lui rappelle que «la France a eu du mal à y parvenir.» Hollande interrogera Babès sur les moyens auxquels recourt le CNES pour s'acquitter de toutes missions énumérées auparavant. Entre un propos et un autre, Hollande a rebondi sur le devoir de mémoire pour répondre à Babès qu'«il ne s'agit pas simplement d'une façon de parler mais d'agir non seulement pour rappeler un certain nombre de douleurs mais c'est une manière d'ouvrir un autre temps.» Il reprendra ses interrogations sur le CNES. «Comment faites-vous pour avoir l'autorité suffisante pour alerter ?» demande-t-il. Le socialiste français veut savoir notamment «comment l'Algérie réfléchit-elle sur l'après pétrole ? Comment fera-t-elle pour passer d'une économie administrée à celle de marché, créatrice de richesses et de croissance ?» Il demande aussi à savoir comment transformer les CES en entités qui prennent en charge les questions environnementales. «Doivent-ils devenir des espaces de négociations sociales ou simplement recycler des personnes auxquelles on n'a pas trouvé de place ailleurs (je parle de la France),» a-t-il interrogé. «Nous sommes dans un travail quasi-organique et statutaire, nous avons pour cela, une vingtaine de comités ad hoc,» lui dit le président du CNES. «Nous sommes en train de dresser la situation économique et sociale du pays durant l'année 2010, on élabore le rapport sur la conjoncture, on réfléchit évidemment comment sortir de la rente pour aller vers une économie d'offres, sinon on va dans le mur !» répond toujours Babès. «Ici il y a de l'argent, en face il y a la crise, la vulnérabilité est là,» estime-t-il en soulignant «l'excédent de ressources monétaires en Algérie mais sans rien au plan micro-économique.»

Il ne s'empêchera pas de conclure l'entretien en ré invoquant le devoir de mémoire. «J'ai vu que Benjamin Stora fait partie de la délégation,» relève Babès. «Moralement» lui précise Hollande. «A deux jours de la célébration de la déclaration des droits de l'Homme, la France, le pays de l'auteur de cette déclaration ne peut s'excepter du devoir de mémoire universelle alors que le monde entier est allé vers ça ! C'est une exigence éthique, politique et historique,» affirme Babès.

Source Le Quotidien d’Oran Ghania Oukazi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 07:34

Un vin algérien s’adjuge une médaille d’or

vin-algerien-medaille-or.jpg

 

Les vins algériens semblent bien garder leur notoriété malgré la concurrence féroce qui règne sur ce segment. On en veut pour preuve la distinction octroyée récemment à l’Office national de commercialisation des produits vitivinicoles (ONCV) lors d’une compétition internationale qui s’est déroulée en Espagne. C’est ainsi que la cuvée Monica, produite par l’office, s’est adjugée, tenez-vous bien, la médaille d’or lors du Concours international des vins et spiritueux Cinve-2010, tenu à Séville, en Espagne, du 9 au 11 novembre dernier.

Source clubdz.com

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 00:53

Trois filles dans une grange

filles-dans-la-grange.jpg

Trois filles sont dans une grange. Il y a une blonde, une brune et une rousse. Tout à coup, elles entendent des pas et aperçoivent trois sacs de pommes de terre vides. La brune dit :
- Vite, cachons-nous ! Il ne faut pas qu'on nous trouve !
Un vieux fermier entre alors dans la grange et dit :
- Bondiou ! Il m'semble avoir entendu du bruit, par ici.
Et il voit les trois sacs de pommes de terre.
- Oh ben, ça doit être caché ici, pour sûr !
Il décide de donner un grand coup de pied dans le sac où est cachée la brune . Celle-ci s'écrie :
- Miaou ! Miaouuuu !
- Ah ! Ce n'est qu'un chat ! se dit le fermier.
Il donne alors un coup de pied dans le deuxième sac, dans lequel la rousse est cachée. Celle-ci répond :
- Ouaf ! Ouaf !
- Ah ! Ce n'est qu'un chien, se dit le fermier.
Puis, il donne finalement un coup de pied dans le sac de la blonde. Et la blonde sécrie :
- Patate ! patate !

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0