Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:24

Exportation des produits de mer : L’Algérie veut se mettre aux normes européennes

poisson_algerie.jpg

 

Les experts de l’Union européenne vont «auditer les services vétérinaires algériens ainsi que les organismes qui sont impliqués dans l’exportation des produits de la mer», plus exactement le poisson, nous a déclaré le Dr Yasmina Zerabib, chef du bureau hygiène alimentaire à la Direction des services vétérinaires du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

Ce dernier organisait hier avec le concours de l’Union européenne  un atelier de formation à l’intention de ses services vétérinaires pour les mettre à niveau notamment  au regard des exigences de la norme pack hygiène qui a été introduite en 2004. Les experts de l’Union ont ainsi animé, à cet égard, une série de conférences sur le thème des normes liées à l’exportation, applicables en Europe plus particulièrement dans le domaine  des denrées alimentaires. L’atelier durera deux jours.

Pour M. Guy Temmermen ,  qui a parlé des principes généraux et directives de la sécurité sanitaire des aliments, en Europe, il y a un dispositif strict qui vise «la bonne protection tout le long de la chaîne du consommateur des pays de l’Union». Au règlement  général de l’UE,  s’ajoutent des «dispositions particulières à chaque pays» qu’il faut   connaitre. L’expert européen a reconnu «la complexité de la législation européenne» en la matière qui est «en constants changements». Mais pour lui, exporter en matière de produits autres que d’origine animale ne nécessite ni «contrôle spécifique» à travers la demande d’échantillons  ni d’autorisation. Toutefois, pour le cas de l’emballage, un certificat de conformité  qui doit accompagner le produit est exigé sur les matériaux utilisés. Celui-ci  est «valable pour cinq ans», explique- t-il. Ainsi l’Algérie peut, a t-il précisé, «exporter son poisson en Europe sans tracasseries». Il suffit juste «d’une déclaration auprès de l’Office alimentaire animal». Cela dit, les Européens  sont très tatillons en ce qui concerne la sécurité, l’hygiène des produits alimentaires en ce qui concerne les additifs, l’étiquetage, les nutriments et compléments alimentaires, les résidus des pesticides. Une réglementation récente régit dé-sormais l’utilisation des enzymes. Pour ce qui est de l’Algérie, la représentante du ministère de l’Agriculture a insisté sur les efforts réalisés  dans le domaine de la mise à niveau de nos services sanitaires pour les mettre aux normes.

Produits importés ou exportés : un contrôle strict

 Tous les produits sont soumis à l’exportation et à l’importation à des tests de contrôle strict dans les laboratoires créés à cet effet. Le recours à des laboratoires privés conventionnés intervient lorsqu’il y a un besoin spécifique comme «pour détecter les métaux lourds, les bio toxines». L’Algérie essaie de se doter, avec  l’aide de l’Union européenne, d’une réglementation sûre. Celle-ci intervient via son instrument le TAIEX riche en données et  doté de 5400 experts. Il est «sollicité par plusieurs pays», dira Mme Anne Marie Banescu  de la Commission  européenne  pour les aider  à mettre en place de normes spécifique dans le domaine de la protection de la santé alimentaire.

Le TAIEX  a réalisé, entre  expertises et organisations de séminaires et  colloques  dix missions en Algérie en 2008, pour atteindre  jusqu’à 37 missions aujourd’hui. On espère aller à un «chiffre beaucoup important les années à venir», dira Mme Banescu. Les procédures et demandes d’aides sont traitées dans un délai de «quatre à cinq semaines», conclut-elle

Source Horizons K. Daghefli.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:17

France : Nicolas Sarkozy revendique un rôle au Proche-Orient

Nicolas-Sarkozy.jpg

 

Nicolas Sarkozy veut, au nom de sa politique de rupture, redessiner les relations de la France avec le monde arabe après trois années «d’errements et de dégâts» à l’Elysée. «La France ne renoncera pas au projet de l’Union pour la Méditerranée, dont le fonctionnement se heurte depuis sa création le 13 juillet 2008, au blocage du processus de paix au Proche-Orient», déclare Nicolas Sarkozy.

Le report sine die des deux derniers sommets de l’UPM (le premier était prévu le 7 juin et le second le 21 novembre derniers) ne semble pas le décourager. «Tout le monde connaît les paramètres de la paix», affirme le président français  ajoutant que ce blocage qui «dure depuis 10 ans n’a profité qu’à une catégorie de personnes, les extrémistes».

La raison de cette détermination ?   Paris qui n’a pu réunir en octobre Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne et Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, pour préparer le sommet de Barcelone, veut jouer,aux côtés des Etats-Unis, un rôle dans ce conflit. Elle juge même nécessaire une «réflexion» sur la méthode employée par Washington pour parvenir à un règlement.

«Je reste convaincu qu’il faut une approche plus politique, plus concertée, plus rapide et plus volontariste», dit-il dans un discours qu’il a prononcé lundi soir à l’Elysée, devant des hommes d’affaires et des diplomates des pays arabes, dont le Secrétaire général de La Ligue arabe, Amr Moussa, à l’occasion du 40e anniversaire de la Chambre de commerce franco-arabe. Un discours qui rappelle les deux allocutions prononcées par Barack Obama à l’attention du monde arabe et musulman en juin 2009, au Caire, et au début du mois à Djakarta, en Indonésie.

Présenté comme un ami de l’Etat hébreu, voire un relais de l’administration américaine en Europe par l’homme de la rue arabe, le président français a plaidé, en juin 2008, devant la Knesset, pour un gel total de la colonisation et pour le droit à la reconnaissance d’un Etat palestinien. Au Maghreb, l’homme est attendu, depuis son arrivée à l’Elysée, sur sa capacité à ouvrir une nouvelle page en osant présenter des excuses officielles pour les méfaits du colonialisme français. Notamment en Algérie. La nomination de Michelle Alliot-Marie, une gaulliste, aux Affaires étrangères, un domaine réservé de l’Elysée, pourrait ouvrir de nouveaux horizons. Retour à «la politique arabe de la France» ?

Fin septembre, Nicolas Sarkozy a déclaré que l’Union européenne et l’UPM devaient être parties prenantes au processus de paix. «Le  rôle des Etats-Unis est irremplaçable mais il n’est pas suffisant pour faire avancer les choses», disait-il après avoir constaté qu’une tentative de relance des pourparlers des Américains s’est heurtée à la fin du moratoire israélien sur la construction de logements dans les territoires occupés. Sarkozy, qui a hissé l’UPM au rang d’«élément majeur de sa politique étrangère», promet de faire «tous les efforts pour relancer les négociations» car «la question du Proche-Orient» le préoccupe.

«Le blocage du processus de paix, je veux le dénoncer, parce que ce blocage empêche non seulement deux peuples-israélien et palestinien-de vivre normalement côte à côte en paix et en sécurité, mais de surcroît, il freine les efforts de développement de toute une région», déplore-t-il, soulignant la volonté de la France qui revendique le premier rang au Maghreb en matière d’investissements de renforcer son attractivité pour le monde arabe qui représente, avec ses 300 millions de consommateurs, 15% du commerce extérieur français (50 milliards d’euros par an) et de maîtriser les flux migratoires.

Source Horizons Djamel Boukrine.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:10

Algérie - Tipasa : Une production de 2000 tonnes d’huile d’olive

production-olives.jpg

L’exploitant bénéficiera d’une aide à concurrence de 60.000 DA pour chaque hectare et 30.000 DA/ha concernant le semi-intensif.

Pour la campagne 2010-2011, la direction des services agricoles (DSA) dans la wilaya de Tipasa table dans ses prévisions sur une production oléicole atteignant les 2000 tonnes, soit 720 tonnes de plus par rapport à la récolte de l’année dernière.

«Les prévisions de la production établies pour l’actuelle campagne dans la filière oléicole à Tipasa tiennent particulièrement en considération l’aspect végétatif des olives qui, comparativement à l’année dernière, laisse entrevoir en perspective une bonne récolte», promet le chef de service chargé de la production au niveau de la DSA, qui précise au passage que l’objectif tracé dans le contrat de performance concernant cette filière qui prévoit 1420 tonnes sera largement dépassé.

Loin d’être une région potentiellement tournée vers l’oléiculture, Tipasa recèle néanmoins une oliveraie totalisant une surface de 1961hectares. «Sur la superficie globale, on recense 900 hectares où les oliviers ont donné leurs fruits cette année. Le reste soit 1061 ha sont de jeunes plantations qui renforceront à court terme (d’ici à 5 ans maximum) la production locale», détaillera à ce propos le même responsable.

Pour encourager les agriculteurs locaux à développer davantage l’oléiculture dans la wilaya, le directeur ainsi que les cadres de la DSA ont mené des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation. En effet, ces derniers ont sillonné toutes les zones agricoles de Tipasa et organisé des regroupements dans chaque subdivision dans l’optique d’expliquer l’importance de la filière, qui, à juste titre, est classée comme stratégique par le ministère de l’Agriculture.

Outre la sensibilisation inhérente à cette considération d’envergure (le développement de la filière oléicole)qui à terme contribuera à l‘effort national visant notamment la réduction de la facture des importations des produits de matières grasses, le deuxième objectif de la mise en place par la DSA d’un système de vulgarisation est, justement, de faire connaître aux exploitants agricoles locaux les mesures d’accompagnement et d’appuis préconisées par les pouvoirs publics dans le cadre du FNDIA pour soutenir la culture oléicole. A ce propos, le même interlocuteur fera savoir que pour la création de chaque verger, l’Etat soutient l’exploitant à raison de 30.000 à 60.000 DA pour chaque hectare.

«Pour la création d’oliveraies en mode intensif, l’exploitant bénéficiera d’une aide à concurrence de 60.000 DA pour chaque hectare et 30.000 DA/ha concernant le semi intensif (204 plants/ ha)», détaillera-t-il. Aussi, ajoute-il, «les opérations de greffage des oléastres (oliviers sauvages) sont également soutenues». D’autres mesures d’accompagnement sont également prévues dans le FNDIA. C’est le cas pour l’acquisition de matériel et les équipements de récolte des olives où l’Etat contribue à hauteur de 30%. Le même appui est également prévu, entre autres, pour l’équipement d’une nouvelle huilerie ainsi que la modernisation des moyens de stockage et de conditionnement», conclut-il.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:05

Algérie - Violence à l’égard des femmes : Briser le mur du silence

violences-envers-les-femmes.jpg

 

A l’instar des autres pays  l’Algérie célèbre demain la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une violence qui touche une femme sur dix en Algérie, selon le rapport de Rashida Manjoo, rapporteur spécial des Nations unies qui a été chargée de mener une enquête sur ce sujet en Algérie au début de ce mois.

Par ailleurs, selon un bilan publié au mois de mai par la direction générale de la sécurité nationale établi par le bureau de la protection contre la délinquance juvénile et la violence contre la femme,  2000 femmes ont été victimes de violence au niveau national. Ce chiffre évidemment ne reflète pas la réalité du terrain vu que la majorité des victimes refuse  de déclarer les agressions commises à leur encontre.  Parmi ces 2000 femmes recensées, 60% sont victimes de coups et blessures volontaires, à savoir 1332 femmes.

De leur côté, les services de la direction de la police judiciaire ont révélé dans un rapport publié au mois de septembre, que 4239 femmes violentées avaient osé déposer plainte devant les services de la police et de la justice, toujours au 1er semestre de l’année en cours. La police judiciaire a fait savoir également que quatre femmes sont mortes de cette violence durant les six premiers mois de l’année 2010. La déléguée de la confédération de coordination constitutive du conseil du mouvement national, Zounia Bencheïkh, avance pour sa part des statistiques plus effroyables. En effet, d’après elle, 667 000 femmes battues et violentées ont été  enregistrées entre janvier et novembre 2010. «De 1988 à 2010, plus de trois millions de femmes ont été violentées, dans leurs foyers, dans leurs milieux de travail,…il s’agit de violences sexuelles, violences sur handicapées, les prostituées,…», affirme Mme Bencheïkh.

Notre pays a certes pris au sérieux ce fléau avec l’élaboration d’une série de mesures juridiques, sanitaires, psychologiques et sociales ainsi que par une stratégie nationale de lutte contre la violence contre les femmes. Cependant, selon le constat de l’envoyée spéciale de l’ONU, malgré les efforts fournis par notre pays, il reste des lacunes à combler. Dans ce sens, elle a appelé les autorités à promouvoir une démarche multisectorielle et de nouer des partenariats avec le secteur privé.

Chose à laquelle le SG de l’ONU, Ban Ki-moon a également appelé à l’échelle internationale. Il a proposé au fait de mettre cette année l’accent sur le rôle que peut jouer le milieu des affaires dans la  lutte contre le phénomène de la violence contre les femmes.

L’ONU, qui a proclamé en 1999 le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur ordre  du chef de l’Etat Rafael Trujillo (1930-1961), avait annoncé une campagne pour mettre un terme à la violence contre la femme à l’horizon 2015.

«Dans le monde entier, une femme sur cinq est victime de viol ou de tentative de viol au cours de sa vie et  jusqu’à 70% des femmes sont victimes de la violence au cours de leur vie», a estimé l’ONU dans son rapport rendu public à l’occasion de la célébration de cette Journée. La meilleure façon de lutter contre la violence à l’égard des femmes et de combattre les comportements qui tolèrent ou excusent cette brutalité.

Source Horizons Farida Belkhiri.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 05:52

Le Canada devient la destination préférée des Algériens

Canada-Niagara.jpg

 

Depuis cinq ans, entre 3000 à 4000 émigrants algériens arrivent chaque année au Québec à la recherche d’une vie meilleure.

Le nombre d’Algériens installés aujourd’hui dans ce pays hôte dépasse, selon les dernières estimations, les 45 000. Le Québec est la destination favorite, vu que le français est la première langue d’usage dans cette province. Une grande partie de ces émigrants ont des diplômes universitaires. Les difficultés que rencontrent de plus en plus d’Algériens en Algérie, notamment le problème du chômage qui touche un grand nombre d’universitaires, la cherté de la vie, les lourdeurs administratives, le problème de logement, bref la dégradation des conditions de vie, poussent de nombreux Algériens au départ. Et le Canada semble être ces dernières années l’eldorado recherché par ces candidats à l’émigration pour diverses raisons. Les facilités qu’accordent les autorités canadiennes aux immigrants, le niveau de vie élevé, le système scolaire performant, ainsi que les nombreux avantages sociaux que le Canada est l’un des rares pays à offrir, séduisent de plus en plus de candidats algériens à l’émigration. «Personne n’a envie de laisser derrière lui son pays, sa famille et ses amis et partir refaire sa vie ailleurs. Cependant, la situation en Algérie n’encourage pas à y rester», nous dit Hamid, ingénieur en mécanique. Cet avis semble faire l’unanimité parmi les quelques candidats à l’émigration interrogés. «J’ai obtenu un diplôme d’ingéniorat en électronique depuis trois ans. J’ai travaillé dans de nombreux domaines en Algérie, mais ma situation ne s’est pas améliorée. Je touche un salaire qui me permet tout juste de survivre. Je n’ai jamais pu mettre de l’argent de côté pour réaliser des projets», nous dit, pour sa part, Djamal, un jeune électronicien. «Un ami parti au Canada depuis quelques années m’a conseillé de tenter ma chance au Québec et m’a ainsi suggéré d’entamer les démarches et me voilà, c’est ce que je suis en train de faire depuis plus d’un an», nous a-t-il expliqué. En effet, les salaires d’une grande partie des travailleurs algériens ne servent qu’à faire vivre leurs familles, rien de plus. «J’ai presque 40 ans, depuis l’obtention de mon diplôme de technicien supérieur, j’ai travaillé au moins dans 4 entreprises. Pour le moment je n’ai ni logement individuel, ni compte bancaire, ni voiture. Je travaille juste pour vivre», nous a indiqué Arezki, TS en informatique. Pour ces candidats à l’émigration, le Canada représente une bouée de sauvetage, un espoir. Cependant, ces dernières années les Algériens rencontrent de plus en plus de difficultés à avoir l’autorisation des autorités canadiennes pour s’installer dans ce pays hôte en tant que travailleurs qualifiés, au titre du regroupement familial ou encore en tant qu’étudiants. Outre les difficultés lors du traitement de leurs dossiers, de nombreux Algériens en éprouvent quand ils arrivent au Canada, notamment celles de trouver un travail. Ainsi le taux de chômage est relativement élevé parmi la communauté algérienne dans ce pays d’accueil. Pour cette raison et d’autres encore, de nombreux Algériens reviennent en Algérie ou émigrent vers d’autres pays, notamment européens.

Témoignages de candidats

Ali a entamé les démarches avec sa femme depuis plus de deux ans, mais ils ne sont toujours pas partis.

«On m’a dit que les candidatures de couples sont favorisées, alors nous avons décidé, ma fiancée et moi, de nous marier à la mairie afin d’obtenir un acte de mariage. Ainsi nous sommes actuellement mari et femme au vu de la loi, mais cela n’a pour le moment servi à rien. Nous attendons l’accord du service de l’immigration depuis plus de deux ans, mais rien de concret jusqu’à maintenant.» Si certains sont confrontés, dès le début, à de nombreuses difficultés qui les dissuadent, d’autres vont jusqu’au bout de leur dessein. Kaci, ex-cadre dans une entreprise nationale, est l’un d’eux. «Je me suis installé au Québec en 2003. J’ai trouvé un travail dans mon domaine (hydraulique) ma femme aussi travaille. Ma situation s’est nettement améliorée. Je suis arrivé là bas à l’âge de 42 ans, donc mes ambitions n’étaient pas grandes et les possibilités qui s’offraient à moi n’étaient pas aussi nombreuses que celles offertes aux jeunes». «Je suis vieux, nous dit-il avec un sourire, mais mon souci, ajoute-t-il, c’est d’offrir à mes deux enfants le plus de réussite possibles. J’espère que ce que je n’ai pas pu réaliser, sera à leur portée.» Ahmed, responsable après-vente dans une entreprise automobile, a entamé les démarches depuis un peu plus d’un an. La candidature de ce jeune ingénieur a été, selon ses propos, «favorisée». «Mon dossier a été étudié en priorité, vu que le secteur automobile est favorisé», nous a-t-il expliqué. «J’étais très content car j’étais persuadé que j’obtiendrais le fameux sésame. Mais à ma grande surprise, j’ai reçu une lettre me disant que ma candidature était refusée. Le motif est que je n’ai pas pu obtenir le nombre de points nécessaires. Le service de l’immigration m’a précisé que je pouvais introduire un recours, c’est ce que j’ai fait». Ahmed attend toujours la réponse du service mais sans grand espoir. «Avant d’entamer les démarches qui m’ont coûté une importante somme, j’ai fait le test d’évaluation. J’ai eu plus de points que le nombre exigé. Mais ça n’a pas marché. Ainsi je déduis que le test ne reflète pas vraiment la réalité sur le terrain.» En effet, plusieurs sites internet, y compris des sites officiels offrent aux intéressés à l’immigration de faire leur auto-évaluation qui leur montre leurs chances d’être acceptés. 67, est le nombre minimum de points nécessaires aux candidats pour être admis par le service canadien d’immigration. Chaque critère a un nombre de points déterminé. Par exemple un candidat ayant à son actif un diplôme universitaire, soit 15 années d’études, a 22 points sur 25. Alors qu’un candidat qui a le niveau de terminal n’a que 15 points.

Le Dr Marion Camarasa-Bellaube à InfoSoir : «Tout le monde peut tenter sa chance»

Camarasa-Bellaube, Docteur en histoire, diplômée de l’université de Toulouse le Mirail, est aujourd’hui membre du groupe de Recherches en études canadiennes. Séjournant fréquemment au Canada, elle tient une chronique sur le site Ksari.com. Elle a d’ailleurs un livre sur le sujet intitulé : La Méditerranée sur les rives du Saint Laurent.

InfoSoir : À quelle année remontent les premières vagues d’immigrants algériens au Canada ?

Le Dr Marion Camarasa-Bellaube : L'émigration algérienne au Canada remonte à plus d'un demi-siècle. Dans les mémoires on retrouve la présence d'Algériens durant la Seconde Guerre mondiale. Mais la première vague, bien que très modeste, peut se dater du milieu des années 1960. La première vague migratoire était surtout composée d'hommes célibataires, la deuxième vague qui débute après les événements d'Octobre 1988, est marquée par le départ coûte que coûte. On parlera alors davantage d'exilés et de réfugiés. Il existe peut être depuis la fin des années 2000 une troisième vague qui s'inscrit dans un climat plus apaisé concernant les violences mais dans une détérioration des conditions de vies importantes qui poussent à partir pour une vie meilleure.

Quelles sont les principales raisons qui ont poussé les Algériens et qui les poussent toujours à émigrer au Canada, particulièrement au Québec, et non pas dans d’autres pays du monde ?

La raison majeure est que le Canada ouvre relativement bien ses portes...et tout le monde peut tenter sa chance. La deuxième raison s'inscrit dans le fait que les traditionnels pays d'accueil notamment en Europe ont presque fermé leur porte. Et durant les années 1990, partir à tout prix d'Algérie était aussi le mot d'ordre de cette émigration. Il y a également une autre raison plus politique peut-être, le Canada, pour les Algériens n'a pas l'image d'un pays colonisateur tel que peut l'avoir la France. Les préjugés, le poids de l'histoire ne sont pas à l'ordre du jour, bien qu'il y ait d'autres difficultés et barrières sociétales propre au Québec.

Les Algériens établis au Canada s'adaptent-ils facilement au mode de vie socio -culturel et au climat canadiens ?

Le climat canadien est un changement important. Le premier hiver paraît parfois exotique... mais il paraît que la luminosité éclatante est ce qui manque le plus. Mais on s'adapte au climat québécois et cela alimente aussi les conversations. Le mode de vie socio-culturel est un mode de vie nord-américain. Certainement que les jeunes s'adaptent beaucoup mieux que les personnes plus âgées. C'est un vaste sujet qu'il serait difficile d'éclairer en quelques phrases et pour les plus curieux, je vous renvoie au livre que j'ai écrit La Méditerranée sur les rives du Saint Laurent.

Quelles sont les principales difficultés que rencontrent les Algériens au Canada ?

 La principale difficulté, depuis les années 1990-2000 est, sans aucun doute, l'insertion professionnelle. Avec plus de 20% de chômage, la communauté algérienne est l'une des plus touchées au Québec. C'est notamment pour cela que certains tentent leur chance au Canada anglophone.

Les diplômés algériens installés au Canada travaillent-ils dans leur branche ou sont -ils contraints d’exercer dans des domaines étrangers à leur formation ?

Les diplômés algériens travaillent parfois avec leurs diplômes qui doivent être reconnus. Certains ont repris leurs études, d'autres ont approfondi le domaine dans lequel ils étaient pour obtenir des diplômes canadiens. Ce qui facilite l'intégration. Il y a ensuite les difficultés de la vie qui obligent les gens à travailler dans n'importe quel domaine pour pouvoir vivre et faire vivre leur famille. On dit que Montréal est la ville au monde où les chauffeurs de taxi sont les plus diplômés !!! C'est un «joke» comme on dit au Québec... mais cela reflète le sentiment de certains immigrants

A votre avis les autorités canadiennes traitent-elles sur un pied d'égalité les immigrants qui viennent de divers pays ?

Le système canadien d'immigration est établi selon un système de points, si l'on a assez de points on a une chance d'être pris. Au Québec, on attache davantage de prix au candidat francophone. Des objectifs chiffrés sont mis en place afin de réguler l'apport global chaque année selon les besoins du pays. Dans le temps (avant la Seconde Guerre mondiale), le Canada avait une politique discriminatoire envers certains pays dont les habitants ne rentraient pas dans le moule WASP. Ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Chaque immigrant arrivé sur le sol canadien aujourd'hui à les mêmes droits et les mêmes devoirs quel que soit son pays d'origine.

Les enfants de ces immigrants nés au Canada ont-ils plus de chance de réussite que leurs parents ? Et ont-ils les mêmes chances que les enfants d'immigrants venus d'autres pays du monde ?

Les enfants nés au Québec ont réellement une chance de réussite dans leur nouveau pays. En témoignent les nombreux succès tant sur le plan sportif que culturel de cette jeunesse. Ils deviennent des Algéro-Québécois ou Algéro-Canadiens. Ils ont les mêmes chances dans le sens où ils ont accès comme tous les enfants du Canada au système éducatif du pays.

La question du terrorisme et la pression qu’exercent les Etats-Unis d’Amérique sur le Canada n’ont-t-elles pas poussé les autorités canadiennes à réduire ces dernières années le nombre d’immigrants algériens qui arrivent au Canada ?

Les relations entre le grand voisin du Sud et le Canada sont très importantes, mais le Canada ces dernières années n'a pas toujours suivi les positions états-uniennes. Si on regarde les chiffres bruts le nombre d'immigrants algériens n'a pas chuté brutalement et a un peu progressé et se situe désormais autour de 3 000 à 4 000 personnes recrutées par an pour le Québec. L'Algérie est l'un des dix premiers pays pourvoyeurs.

Frais de l’étude du dossier

Le paiement, un casse-tête

Les candidats à l’émigration au Canada rencontrent beaucoup de difficultés dans leur parcours. Parmi ces difficultés, figure le paiement des frais de l’étude du dossier. En effet, chaque candidat doit débourser 300 dollars canadiens pour que son dossier soit étudié. Une somme importante notamment pour les chômeurs et les nouveaux diplômés qui n’ont pas encore trouvé un emploi. Mais en plus les candidats sont confrontés au problème de paiement de cette somme. En effet, en l’absence d’un moyen de transfert d’argent vers le Canada, ils ne trouvent pas toujours le moyen de payer. Si certains peuvent compter sur leurs proches, amis ou autres connaissances établis au Canada pour payer les 300 dollars, d’autres en revanche enregistrent un grand retard à cause de l’absence d’alternative. «Moi je n’ai pas eu de problèmes pour payer cette somme, car mon frère établi au Canada depuis 3 trois ans s’en est occupé», nous a dit un candidat.

Source Infosoir Madjid Dahoumane

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 01:20

Les dictons d'automnepyrenees-automne-copie-1.jpg

Septembre est le Mai de l'Automne.
Septembre est le mars de l'Automne.
Labour d'Eté vaut du labour d'Automne.
Automne en fleurs, Hiver plein de rigueur.
Septembre se nomme le Mai de l'Automne.
L'Hiver mange le Printemps, l'Eté, l'Automne.
Brouillard d'Automne, beau temps nous donne.
Pluie abondante en Automne annonce Printemps sec.
Bel Automne vient plus souvent, que beau Printemps.
Tels les trois premiers jours d’Août, tel le temps de l'Automne.
En Février s'il gèle et tonne, c'est la marque d'un bel Automne.
Si les lièvres tués en Automne sont gras, l'Hiver sera rigoureux.
Chaleur de l'Automne pique fort et cause à bien des gens la mort.
D'Eté bien chaud vient un Automne pendant lequel souvent il tonne.
Fièvre qui vient pendant l'Automne est bien longue ou la mort donne.
A la Sainte Claire s'il éclaire et tonne c'est l'annonce d'un bel Automne.
En Septembre si trois jours il tonne, c'est un nouveau bail pour l'Automne.
Si l'arbre, l'Automne, fleurit une seconde fois, jusqu'en Mai prochain durera le froid.
L’Automne est bonne quand Mars la sonne, elle est encore meilleure quand Février l'entonne.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:08

Génial...Un peu d’humour et de philosophie

roi-africain.jpg

Un roi africain avait un ami d'enfance qui était très proche de lui. Cet ami avait une habitude curieuse: quel que soit l'évènement qui lui arrivait dans la vie, positif ou négatif, il disait toujours: 'C'est génial!'

Un jour le roi et son ami partirent à la chasse. Son ami prépara les fusils pour le roi. Mais il fit sans doute une bêtise, car un des fusils explosa dans les mains du roi et le priva de son pouce.

Au moment où cet accident arriva, l'ami dit, comme d'habitude, 'C'est génial!'

A cela le roi, qui était vraiment en colère, lui dit 'Non, ce n'est du tout pas génial' et en donna la preuve à son ami en le jetant en prison.

Un an plus tard, le roi allait chasser hors de son royaume et des cannibales le capturèrent et le firent prisonnier dans leur village. Ils l'attachèrent à un tronc d'arbre, mirent du bois autour de lui, et s'apprêtèrent à le faire griller vif pour le manger...

Mais, au moment où ils allaient mettre le feu, ils s'aperçurent qu'il lui manquait un pouce. Une de leurs croyances étant qu'en le mangeant, ils leur arriveraient la même chose, alors ils détachèrent le roi et le laissèrent partir.

Sur le chemin du retour, exténué, choqué, il se souvint des circonstances dans lesquelles il avait perdu son pouce. A peine arrivé, il se fit conduire à la prison pour parler à son ami.

'Tu avais raison, mon ami, dit-il, c'était génial que je perde mon pouce.'

Et il raconta alors à son ami ce qui lui était arrivé. 'Je te supplie de me pardonner de t'avoir laissé croupir en prison pendant si longtemps. C'était mal de ma part de t'avoir fait cela.'

Son ami lui répondit : 'Mais non, c'était génial au contraire !'

'Qu'est-ce que tu veux dire? Comment le fait de te jeter en prison, toi, mon ami, pourrait-il être génial ?'

'Car si je n'avais pas été en prison j'aurais été avec toi. Et ils m'auraient mangé.'

Ce qui nous arrive dans la vie ne semble pas toujours avoir de sens. Mais en gardant une attitude positive, vous lui trouverez un sens. Et vous transformerez le mal en bon, en 'génial' même!

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:05

Malgré une diminution en 2009...

bouchons-sur-une-autoroute-proche-de-Pekin.jpg

Des bouchons sur une autoroute proche de Pékin, en Chine

 

Les émissions de dioxyde de carbone dans le monde entier ont légèrement diminué en 2009 mais devraient atteindre un niveau record cette année, notamment du fait du dynamisme des économies chinoises et indiennes, à en croire une étude rendue publique par Global Carbon Project.

Selon ce consortium international d'organismes de recherches, les émissions de C02 en 2009 ont été de 1,3% inférieures à celles de 2008, du fait de la crise financière internationale. Toutefois, la baisse a été deux fois moins importante que ce qui avait été prévu voici un an.

L'effet de la crise financière moindre

«La vraie surprise, c'est que nous nous attendions à un recul plus important -en termes d'émissions produites par des combustibles fossiles- dû à la crise financière», explique Pep Canadell, directeur de Global Carbon Project et coauteur de l'étude, publiée lundi dans la dernière livraison de la revue Nature Geoscience.

Canadell indique d'autre part que les nouvelles statistiques et la diminution du recul des forêts tropicales montrent que les émissions dues à la déforestation ont baissé et représentent aujourd'hui 10% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que des études antérieures parlaient de 12 à 17%.

Les émissions dues aux combustibles fossiles devraient augmenter de plus de 3% cette année si la croissance économique reste conforme aux prévisions, déclare d'autre part Canadell.

Source 20minutes.fr Reuters

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:01

Les Algériens doutent des Français, et les Français le leur rendent bien.

 france-algerie.jpg

 

En politique comme en affaires, il y a  comme  une «méfiance» ou du moins «une crispation» des deux côtés de la Méditerranée. 

Les milieux d’affaires français voient en l’Algérie un pays qui manque de lisibilité dans sa politique économique. Ils se disent, pour la plupart, déroutés par les dispositions de la loi de finances complémentaire et considèrent l’Algérie, selon les termes de l’ambassadeur français dans une récente intervention médiatique,  comme «un pays compliqué».  De leur côté, les Algériens ont eu trop longtemps les yeux rivés sur la France, lui ouvrant grand les portes de son marché intérieur et la désillusion a été aussi grande que les investissements français semblaient minces. La blessure est d’autant plus douloureuse que les hommes d’affaires français n’hésitaient pas à s’installer au Maroc et en Tunisie. Se sentant, sans doute, trahi, le gouvernement algérien a tourné son attention vers les courtisans du marché algérien, nombreux dès que les premiers frémissements des prix du pétrole se sont fait sentir. La France a peut-être gardé sa place de premier fournisseur de l’Algérie, mais elle est vite rattrapée par  la Chine et certains pays du Moyen-Orient. Réalisant que le temps du «partenariat d’exception» tire à sa fin, les hommes d’affaires français craignent que leurs parts de produits commercialisés dans notre pays se rétrécissent en faveur de la concurrence chinoise et turque.

En  dépit des plaintes geignardes des patrons français, l’année en cours a été plutôt fructueuse : une dizaine de projets de partenariat ont été finalisés. Le complexe pétrochimique de Total – dont les discussions traînent depuis 2007 – devrait bientôt voir le jour, de même qu’une usine de verre de Saint Gobain.

Les entreprises publiques Ferrovial et Métro d’Alger (EMA) viennent de signer avec le groupe industriel Alstom un accord de partenariat portant création d’une société mixte détenue à 49% par Alstom et à 51% par l’Etat algérien (41% via Ferrovial et 10% via EMA), spécialisée dans l’assemblage et la maintenance de tramways. L’usine d’assemblage sera basée à Annaba et opérationnelle à partir de 2013. La société Cristal Union a signé un accord de partenariat avec le groupe La Belle pour la construction d’une raffinerie de sucre en Algérie. Le groupe Sanofi Aventis  envisage de mettre sur pied un complexe de production de médicaments génériques dont le montant avoisine les 100 millions d’euros. L’objectif pour Sonafi Aventis est de produire localement plus de 80% des médicaments qu’il commercialise en Algérie (contre 30% aujourd’hui), avec sa plus grosse usine du continent africain. Parmi les dossiers irrésolus figurent notamment de probables négociations pour la construction d’une usine de montage Renault en Algérie ainsi que les discussions autour des projets des cimenteries Lafarge en Algérie.

Le flop de l’année concerne la société Keolis, contrainte de se retirer du projet de gestion du tramway d’Alger en raison d’un quiproquo autour de la loi de finances complémentaire. La proposition émanant de Renault Trucks pour conclure pour un partenariat avec la SNVI est gelée depuis  plus de trois ans.  Au total, 430 entreprises françaises présentes en Algérie dont dépendent 35 000 emplois directs et 100 000 indirects, soit, glissent les responsables de  l’ambassade de France, «2,5 fois plus qu’il y a quatre ans». La France détient plus de 16% de parts de marché en Algérie et se maintient en tête des investissements hors hydrocarbures. Les services de l’ambassade de France à Alger tiennent à préciser que «l’Algérie est, pour la France, un partenaire commercial de premier plan : c’est son troisième marché hors OCDE derrière la Chine et la Russie, mais le premier en Afrique, largement devant l’Afrique du Sud, le Maroc ou le Nigeria». «L’Algérie a été, en 2009, le 12e client de la France, gagnant deux places sur 2008 (14e) et son 18e fournisseur, après une chute à la 26e place en 2008. Mais le gaz algérien représente près de 15% des approvisionnements français à l’étranger, à la troisième place derrière la Russie et la Norvège», nous dit-on. Le fait est, cependant, que les malentendus et les vieilles rancunes sont tenaces. Les Algériens soupçonnent les Français de vouloir profiter du pays – à cause de leur fâcheuse tendance à considérer l’Algérie comme un vaste marché  pour écouler leur marchandise. Les Français, eux, ne se sentent pas les bienvenus et s’inquiètent du refroidissement des relations politiques entre les deux capitales.

La visite de Jean-Pierre Raffarin viserait ainsi à remettre les relations algéro-françaises sur les rails. Le ton avait été donné lorsque la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, en visite à Alger les 17 et 18 octobre dernier, recommandait de mettre de côté les querelles autour de l’histoire au nom du pragmatisme économique. «Il ne faut pas nier les choses, mais simplement établir les priorités, à savoir faire face aux enjeux économiques», soulignait-elle. Les relations entre l’Algérie et la France, qu’on a trop tendance à comparer aux rapports tumultueux d’un amour passionnel, reprendraient, promet-on, le chemin de la raison et du pragmatisme.

8 milliards d’euros d’échanges

- Le niveau des échanges en 2009 s’est établi à près de 8 milliards d’euros.

- La France a importé pour 3 milliards d’euros de produits algériens. Ses exportations ont atteint les 5 milliards d’euros.

- Sur les 9 premiers mois de 2010, les exportations françaises sont restées stables (+0,2%) à 3,8 Mds euros, et les importations en provenance d’Algérie ont atteint 1,9 Mds euros.

- L’Algérie représente 0,7% des importations françaises et 1,5% de ses exportations.

- Les flux d’IDE français à destination de l’Algérie ont atteint respectivement 303 et 308 MUSD en 2008 et 2009.

- Le stock d’IDE français est estimé à environ 4 Mds USD.

- 3 projets d’investissements français viennent d’obtenir le feu vert du Conseil national de l’investissement (CNI), il s’agit notamment de Cristal Union, Sanofi Aventis et Alstom

Source El Watan Amel Blidi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:00

Algérie : des véhicules haut de gamme pour l'administration

audi-5_155.jpg

 

Le gouvernement algérien se donne officiellement le but de réduire les dépenses publiques et de limiter l'importation. Les particuliers qui souhaitent acheter un véhicule neuf sentent la pression : augmentation des taxes, interdiction du crédit automobile. Pourtant, il autorise l'administration (ministères, collectivités locales, etc.) à acquérir des véhicules haut de gamme, pour ne pas dire des véhicules de luxe.

Lesquels, sans surprise, ne carburent pas au GPL

Publié dans le Journal officiel n°52 du 12 septembre, l'arrêté interministériel du 20 juillet 2010 détermine «les normes et spécifications applicables pour l'acquisition des véhicules administratifs affectés aux services de l'Etat, des collectivités locales, des établissements publics à caractère administratif et aux institutions et organismes publics financés totalement sur le budget de l'Etat». Signé conjointement par les ministres des Finances Karim Djoudi, de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, Chérif Rahmani, de l'Industrie, de PME et de la Promotion des investissements, Mohamed Benmeradi, et le ministre des Transports Amar Tou, est très généreux en terme de confort pour les cadres supérieurs de l'Etat. Les spécifications des véhicules haut de gamme visés par cet arrêté montrent des exigences très pointues en matière de sécurité, de vélocité (jusqu'à 220 CV ou 3.000 cm3), de confort et de robustesse. Cela concerne surtout les «véhicules officiels» et les «véhicules de fonction de catégorie I». Ces spécifications se rapportent, selon des indiscrétions, sur des véhicules de fabrication allemande, l'Audi étant la plus prisée. Les heureux bénéficiaires de ces berlines et 4X4 de luxe affectées ‘'aux grands trajets'', selon l'arrêté, sont les hauts fonctionnaires de l'Etat et ceux des collectivités locales notamment.

Essence et pas GPL, l'impasse sur l'environnement

L'administration peut faire valoir que l'acquisition des véhicules haut de gamme pour les hauts cadres de l'Etat n'a rien d'anormal. Par contre, on peut relever que le carburant désigné dans l'arrêté interministériel, co-signé par le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, est l'essence. L'arrêté ne dispose même pas que le GPL ou le GNC soient une option à intégrer. L'arrêté ne paraît pas des plus soucieux de l'environnement et… de la limite des dépenses publiques. L'exemple ne vient pas de l'administration qui dépend directement du gouvernement qui, par souci de réduire les dépenses d'importations, a supprimé le crédit automobile en juillet 2009 et a imposé une taxe sur les véhicules neufs. Dans le même temps, la taxe sur les véhicules de service des entreprises publiques dont le prix d'achat dépasse les 2,5 millions de dinars a été fixée en 2010 à 300.000 dinars. Pour rappel, l'arrêté a été signé quelques jours après une austère LFC2010. Il est intervenu alors que les importations, notamment des produits alimentaires, des produits pharmaceutiques et médicaments connaissent une baisse drastique du fait d'un vaste plan gouvernemental de réduction des achats à l'international. Au 1er semestre 2010, la facture alimentaire a baissé de 11%. A fin septembre 2010, les importations de véhicules ont chuté de 17,53% à 228,2 milliards de DA contre 287,8 à milliards de DA à la même période en 2009. Les concessionnaires automobiles homologués ont introduit, du 1er janvier au 30 septembre 2010, 226 699 véhicules contre 274 889 véhicules pour la même période en 2009. L'Etat reste, lui, un bon adepte des «belles étrangères».

Source Le Quotidien d’Oran Merouane Korso

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0