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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 00:00

Humour - L’Amour à la ferme

C'est un couple de paysans qui participe a la remise des prix d'un concours de taureaux.

Le présentateur annonce :

Troisième prix, le taureau Gédéon, trois ans, trois saillies par jour !

T'entends ? trois fois par jour !! Tu devrais en prendre de la graine !

Le présentateur continue :

- Deuxième prix, le taureau Gérard, cinq ans, six saillies par jour !

La femme, excitée :

- T'entends ?! T'entends ?!...

Le présentateur, enfin :

- Et le premier prix, le taureau Germain, quatre ans et demi, neuf saillies par jour !

La femme, de plus en plus excitée :

- T'entends ?! T'entends ?! T'entends ?!...

Le mari s'adresse alors au présentateur :

- Les 9 fois par jour, c'est avec la même vache ?

- Euh... Non.

Alors il dit a sa femme :

T'entends ?!

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 11:46

Toulouse va changer : « Un avenir européen »

hyper-centre-de-toulouse.jpg

 

Le maire, Pierre Cohen, le 16 novembre dernier, à la Fabrique urbaine, le lieu qui réinvente Toulouse

En exclusivité pour « La Dépêche du Midi », Joan Busquets, lauréat du concours lancé par la mairie de Toulouse pour réaménager le centre-ville, révèle ses projets pour ce qu'il a déjà baptisé « L'Octogone ».

Connaissiez-vous Toulouse avant de déposer votre projet, et quelle vision avez-vous de cette ville aujourd'hui ?

J'ai découvert Toulouse pour la première fois voilà une vingtaine d'années. À l'époque, j'étais tombé sous le charme du Capitole, des hôtels particuliers, de ces témoignages élégants de l'architecture historique de la ville. Et puis j'y suis revenu en 2008 et là, ça a été un choc. A mes yeux en tout cas, Toulouse avait subi un bouleversement, sous l'effet du dynamisme qu'elle dégage. Peu de villes en Europe ont cette puissance en elles. Parfois, elle a sans doute été un peu brutale, mais mon équipe et moi-même considérons qu'il s'agit d'une énergie positive dont le centre-ville doit se servir pour se transformer.

Trop de voitures, une architecture disparate et un immobilier anarchique, c'est ça l'énergie brutale ?

Parfaitement. Je signale toutefois qu'il s'agit là d'une problématique à laquelle toutes les grandes métropoles européennes, à des degrés divers, sont confrontées aujourd'hui. Elle est plus aiguë ici parce que Toulouse possède un centre-ville vivant, agréable, élégant et très dynamique du point de vue des commerces et des services. Par nature, il génère un énorme trafic.

Votre projet s'articule autour de deux éléments : la valorisation des voies d'eau et l'extension du plateau piétonnier et cyclable en centre-ville, deux dossiers considérés comme prioritaires par Pierre Cohen…

Il s'agissait en effet de deux axes de travail inscrits dans le cahier des charges. Mais il suffit de venir à Toulouse pour comprendre immédiatement que c'est là que doit porter l'effort. La Garonne et le Canal sont des icônes de la ville que la circulation automobile et l'évolution urbaine ont marginalisées. Or, il s'agit de formidables opportunités. Alors oui, nous allons les rendre aux Toulousains, en créant de nouveaux accès, en transformant les berges de la Garonne en véritables lieux de vie citadins.

Êtes-vous partisan d'un centre-ville totalement piéton, dans lequel la voiture n'aura plus sa place ?

Il est évident qu'aujourd'hui, trop de véhicules circulent dans les rues du centre-ville. Mais nous devons aussi rester vigilants. Compliquer l'accès, c'est jouer contre l'activité commerciale et économique de la plateforme. A nous de trouver le bon phasage et les bons mécanismes entre les parkings-relais, le métro, le tramway et les pistes cyclables. Je signale que pour fonctionner correctement, ces dernières ne doivent jamais s'interrompre. La continuité et une nécessité.

Soumise à une énorme pression démographique, Toulouse devra-t-elle densifier son habitat ?

Un jour où l'autre, des immeubles de grande taille se dresseront dans le ciel toulousain. Mais à l'extérieur du centre-ville. Frankfurt a détruit son patrimoine architectural pour faire place à des gratte-ciel. C'est une erreur que je déconseille à Toulouse.

Quel regard portez-vous sur la place du Capitole et son immense parvis minéral ?

C'est un lieu emblématique vers lequel toutes les lignes de force convergent. Il s'agit véritablement du cœur de la ville. Je pense que le parking souterrain doit être conservé, mais à l'usage des résidents du centre-ville. En revanche, je proposerai des aménagements pour le parvis.

D'ici à la fin de la prochaine décennie, le TGV arrivera à Toulouse. Un bouleversement total du quartier Matabiau s'annonce. Comment l'anticipez-vous ?

Nous nous situons là à l'extérieur de l'Octogone formé par les boulevards qui ceinturent le centre historique. L'arrivée prochaine du TGV est à mon sens très positive et ses effets agiront au-delà du quartier Matabiau. Je pense que les allées Jean-Jaurès auront à jouer un rôle fondamental de liaison entre la gare et le centre.

Envisagez-vous de les transformer en ramblas, comme il en a été question par le passé ?

C'est une très bonne idée de végétaliser le milieu des allées et de les animer. Je les conçois comme l'une des « épines vertes » que je veux introduire dans le centre-ville.

« La taille idéale »

Comment le grand architecte-urbaniste catalan imagine-t-il l'avenir de Toulouse ?

« Cette ville possède toutes les qualités pour s'imposer comme une grande capitale européenne », considère Joan Busquets. « Elle a la taille idéale, ni trop vaste, ni trop petite. Elle a déjà acquis une réputation internationale dans les domaines de la connaissance, de la recherche et des hautes technologies. Aujourd'hui, elle engage la révolution de son urbanisme, autour de son patrimoine et de son grand centre-ville. Son potentiel est immense », conclut l'architecte.

Le chiffre : 10

ans > Projet urbain. Selon Joan Busquets, c'est, en moyenne, sur une décennie que se conçoit et s'accomplit le réaménagement du centre-ville d'une grande métropole européenne. Celui de Toulouse démarrera dès 2011. Les premiers changements seront visibles dans deux ou trois ans.

« Nous devons trouver les éléments de lecture et d'identification de l'octogone formé par les boulevards qui rendront le centre-ville de Toulouse plus agréable et plus aimable »

Joan Busquets, architecte-urbaniste

interview

Cohen : « Busquets est le plus inventif »

Le député-maire de Toulouse, Pierre Cohen, présidait le jury qui a désigné jeudi matin l'urbaniste catalan Joan Busquets. Il justifie son choix. Entretien.

Quel défi devaient relever les trois urbanistes qui étaient en concurrence pour le réaménagement du centre-ville de Toulouse ?

L'enjeu est le suivant : comment concevoir le centre-ville dans les dix-quinze ans à venir autour d'éléments forts d'identification ? Il faut aujourd'hui repenser l'espace urbain pour lui redonner une meilleure visibilité. Des tendances se dégagent : par exemple, plus personne ne prône aujourd'hui la piétonnisation à outrance mais plutôt des zones limitées à 20 kilomètres à l'heure avec priorité aux piétons.

Pourquoi avoir choisi Joan Busquets ?

Même si Louis Canizarès (l'architecte et urbaniste toulousain du cabinet Dessein de ville, N.D.L.R.) a présenté un très bon travail, Joan Busquets est le plus inventif et celui avec qui nous avons le plus de possibilités de travailler ensemble pour un projet ambitieux. Il a été le chef de l'urbanisme de Barcelone et aujourd'hui, en terme de réaménagement d'espace public, les Catalans ont prouvé beaucoup de choses. Le projet de Joan Busquets a beaucoup porté sur l'idée de « Toulouse ville d'eau » : comment on l'identifie par du mobilier urbain, par des éléments de voirie très caractéristiques, des espaces publics, la signalétique, le pavage… Comment, par exemple, va-t-il faire évoluer le lien entre la place du Capitole et la Garonne ? Joan Busquets, c'est quelqu'un qui va nous accompagner jusqu'à des cahiers des charges, puis des appels d'offres et enfin des projets urbains.

Quelles premières propositions a-t-il formulées ?

Entre autres idées, la proposition très sympathique d'aménager un arc piétonnier qui relie, entre les boulevards et le Canal du Midi, les places entre elles : places Belfort, Bachelier, Saint-Aubin… jusqu'à la place Dupuy. Il a aussi prôné, comme les autres urbanistes, la suppression de la gare de bus au Cours-Dillon.

Il a été chef de l'urbanisme de Barcelone. A-t-il émis l'idée d'aménager des ramblas sur les allées Jean-Jaurès ?

En tout cas, il a dit que les ramblas, ce n'était pas un label étiqueté Barcelone !

Bio Express L'artisan du renouveau de Barcelone

L'architecte-urbaniste Joan Busquets a été l'artisan du renouveau spectaculaire de la capitale catalane, qu'il a contribué à rouvrir sur la mer. Architecte depuis 1969, année où il fonde le laboratoire d'urbanisme de Barcelone, il professe l'urbanisme dans de nombreuses universités comme la prestigieuse Harvard ou l'université polytechnique de Barcelone. Consultant auprès de villes comme Lisbonne, Munich, Rotterdam, Marseille ou Singapour, son travail urbain sur des villes comme Lerida ou Alep, ou la réhabilitation de Tolède lui ont valu de nombreux prix et tout récemment l'attribution du prix Erasmus 2011. Cet auteur de nombreux livres sur Barcelone, mais aussi sur « La Ville et les gares » ou sur la Nouvelle-Orléans, défend l'idée d'une ville qui ne peut se dessiner d'un seul trait et doit concilier ancien et nouveau, riches et pauvres.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:32

Trucs et astuces …pour nous les hommes …

Pendant des mois, Mathieu se lamentait. Personne ou presque ne visitait sa page. « J’ai réalisé que mon profil était aussi excitant qu’un week-end pluvieux en Bretagne », se souvient ce consultant en marketing. Un jour, il décide de prendre une heure pour tout réécrire afin d’optimiser son profil. Quelques heures après, la magie opère, sa boîte aux lettres déborde. « J’étais stupéfait d’avoir pu attirer tant de femmes sans faire trop d’efforts », raconte-il, auréolé par ce nouveau magnétisme

 

Ce n’est en effet pas si difficile de créer un profil attractif. Il suffit d’un peu de créativité et d’imagination. Ces 9 astuces vont certainement vous aider.
1. Créez un titre percutant

Comme pour la une des journaux qui attire l’œil sur une histoire, un bon titre « vendeur » peut attirer l’attention sur votre profil. Utilisez-le pour mettre en avant vos qualités, vos meilleurs attributs : « Professeur, mais pas donneur de leçons » ou « architecte cherche à construire une histoire d’amour sur de solides fondations».

2. Gare à l’exagération !

Rappelez-vous : c’est juste un profil, pas un CV. Soyez sélectif sur votre façon de décrire vos meilleurs atouts. Par exemple, « pas mal » est un bon adjectif pour vous décrire comme une personne bien dans sa peau. « Magnifique » ou « très canon », vous feront paraître comme un frimeur arrogant.

3. Choisissez une photo qui vous met en valeur

Certes, la photo où vous descendez d’un trait un demi de Guinness vêtu d’un ridicule chapeau pointu, est hilarante. Elle fait peut-être rire vos potes, mais pas vos conquêtes potentielles. Vous voulez rencontrer quelqu’un, pas remporter le concours de l’idiot du village, alors choisissez une photo sur laquelle vous êtes à votre avantage. Evitez les photos qui vous montrent en train d’embrasser, de serrer ou de toucher une autre personne. Ne faites pas comme si vous étiez déjà pris.

4. Oubliez votre “ex"

Ne vous lamentez pas sur les blessures du passé. Vous recherchez l’âme sœur, pas un psy ou une infirmière pour panser vos plaies. Tirez un trait et passez à autre chose.

5. Soyez réaliste !

Nous aimerions tous jouer les aventuriers ou faire le tour du monde à la voile, mais soyons réalistes – combien de fois cela arrive-t-il dans une vie ? À la place, mettez l’accent sur vos balades en vélo le week-end ou votre collection de rock des années 70.

6. N’en dites pas trop

Limitez votre liste à 5 passions. Sinon vos partenaires penseront que vous êtes trop narcissique. Et puis gardez un peu de mystère pour avoir quelque chose à dire lors du premier rendez-vous.

7. Soyez intéressant

Combien de partenaires voudront vraiment se joindre à vous, si vous êtes la caricature du mâle qui traîne avec ses potes, passe son temps à réparer sa voiture, ou pire à faire du tuning. Soyez plus inspiré et plus glamour.

8. Vérifiez votre orthographe

Votre profil est votre reflet sur le net. Des mots mal orthographiés, une mauvaise grammaire, trop de fautes peuvent donner une mauvaise impression à vos partenaires potentielles.

9. Amusez-vous

Votre profil ne doit pas seulement être informatif, il doit aussi être distrayant, léger et amusant.

Source MSN.fr

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:20

Algérie - Face aux revendications sociales

grevealgerie.jpg

L'exacerbation des revendications sociales  peut atteindre  progressivement le point culminant s'il y a reconduction des mêmes contradictions. Tout apaisement recherché pour ne pas laisser la contestation monter en puissance et atteindre le seuil de non retour nécessite, bien entendu, une concertation la plus élargie possible. Mais, le préalable demeure la tenue d'un débat impliquant le plus d'acteurs possibles concernés par le règlement de telles questions.

En absence de débat,  il est inévitable qu'il faudrait prévenir une montée en puissance de la contestation sociale et à la transformation de celle-ci en mouvements sociaux si  les accumulations en frustrations  ne vont pas fatalement se transformer en tensions durables.

Il faudrait mettre à profit les accalmies  de sérénité pour débattre et placer le débat sur le front de la prévention. Depuis le retour des processus électoraux, jamais un  débat de haute importance sur des thèmes particuliers n'a réussi à  élire  domicile, aussi bien dans l'enceinte parlementaire que dans le tube cathodique, et celui-ci a trouvé naturellement résidence dans la rue, hors de tout cadre organisé, et adopte l'usage de manifestations non autorisées qui se terminent inéluctablement  par des émeutes. C'est bien quand il se réfugie  dans la rue que peuvent s'en saisir ceux qui  le transforment en crise et construisent ensuite leur stratégie sur  le meilleur usage à faire de celle-ci et ceux qui se donnent pour mission d'assombrir les perspectives d'avenir par la fourniture de lectures orientées vers la réunion des conditions devant permettre la permanence des émeutes. Qu'est-ce qui empêcherait les députés d'en parler publiquement même en dehors de l'enceinte parlementaire. Nous avons la nette impression que les députés n'existent pas. A ce rythme où les députés abandonnent leurs devoirs d'assumer leurs missions 24 h sur 24, même en dehors de l'enceinte parlementaire, pour des actions au plus près des populations, avant, pendant et après les émeutes, c'est toute l'action parlementaire qui perd sa crédibilité

Faudrait-il attendre que  les revendications exprimées dans la rue débordent du cadre social pour se vêtir d'une couverture politique ? Les partis d'opposition ne peuvent nullement les récupérer pour leur accorder une couverture politique. Ce ne sont pas les intentions qui manquent, mais ce sont les capacités à le faire qui font  défaut.   Elles  ne sont pas coordonnées mais , dans les conditions où c'est en permanence que les offres de dialogue ne sont pas faites par les pouvoirs publics et les entreprises, le risque existe qu'il y aurait jonction entre les manifestations et ces dernières pourront trouver le chemin de leur coordination.

Source Le Maghreb N.B.

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:16

Algérie - Plan national de lutte contre le cancer : Un déficit de 9000 médecins spécialistes

 

 

 

 

 

medecins-algerie.jpg 

L’adoption dernièrement par l’APN de l’article relatif à la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des personnes atteintes de cancer, a abouti à la mise en place d’un nouveau plan d’action de lutte contre cette maladie.

Ce fonds sera doté de 35 milliards de DA pour la prise en charge des malades. C’est ce qu’a indiqué le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, lors de son passage devant  la commission chargée des œuvres sociales, de l’emploi et de la formation professionnelle de l’APN.

Le plan de lutte est basé sur sept principes fondamentaux, à savoir la prévention, les ressources humaines, les soins et traitement, l’accompagnement des malades lors des traitements, la mise en place d’une coordination de recherche et de veille permanente en matière de cancer, la recherche et la mise en place des organes spécialisés. «La prise en charge du cancer est complexe et pluridisciplinaire et exige une rigueur dans la procédure de diagnostic et de traitement», a estimé M. Ould Abbès avant de préciser qu’en Algérie, près de 40 000 nouveaux cas de cancer sont enregistrés annuellement dont près de 28 000 nécessitent un traitement par radiothérapie. Dans ce contexte, il a déploré l’insuffisance des structures et des lits spécialisés. «L’équipement actuel est ancien dépassant souvent les 20 ans d’âge», souligne le ministre.

Autres tares, «les services de radiothérapie ne répondent pas à la demande et les rendez-vous pour la prise en charge sont de 8 à 12 mois sans compter l’éloignement des centres de traitement du lieu de résidence des malades». Dans ce contexte, le ministre a indiqué que trois avions et cinq hélicoptères médicalisés seront disponibles à partir de 2011 pour assurer le transport des personnes gravement atteintes du Grand Sud du pays. Il a annoncé par la même occasion que 6 autres centres anti-cancéreux sont en cours d’achèvement au niveau de Sétif, Batna, Annaba et Tizi-Ouzou. A l’issue du programme 2010-2014, 22 autres structures équipées de 57 appareils seront livrées. M. Ould Abbès a signalé qu’il faut un effectif supplémentaire de 549 spécialistes en oncologie médicale pour renforcer les 51 existants.   Mais le déficit enregistré dans le secteur public en matière de prise en charge du cancer est de 9108 médecins spécialistes toutes catégories confondues. Raison pour laquelle il a annoncé l’arrivée prochaine de 64 médecins spécialistes cubains pour la formation de 64 autres de nos médecins dans le cadre d’un protocole d’accord entre les deux pays. «Le but étant d’améliorer la qualité de la prise en charge et de lutter contre les inégalités en matière de soins médicaux», observe le ministre.

«4 millions d’algériens risquent le cancer»

L’incidence du cancer en Algérie augmente chaque année et les estimations avancées donnent une population à risque de 4 millions de personnes. En effet, 43 288 autres cas sont attendus à l’horizon 2012. En 2009, près de 2800 de personnes étaient atteintes du cancer du poumon, 1900  femmes souffraient du cancer du col de l’utérus alors que 7000 autres ont contracté le cancer du sein dont 50% sont décédées.
La situation actuelle fait ressortir que 30% des cancers confirmés sont diagnostiqués à un stade compatible suivis d’une guérison et une longue durée de survie. Plus de 35% de cancer confirmé bénéficient d’une thérapie alors que 80% de diagnostics de cancer sont des diagnostics de certitude. «La qualité du diagnostic en Algérie n’a rien à envier aux pays occidentaux», estime le ministre. Pour lui, le problème se situe au niveau de la prise en charge tardive par les plateaux techniques consacrés à cette pathologie. «Le traitement du cancer relève le plus souvent de la stratégie thérapeutique complémentaire ordonnée dans le temps», précise le ministre.

Source Horizons Rym Harhoura

Le Pèlerin

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:10
Plus jeune que jamais, le chanteur revient aux sources du folk

Hugues-Aufray.jpg

À 82 ans, après avoir rempli le Grand Rex et la Cigale à Paris, Hugues Aufray est à nouveau sur la route avec ses succès et les titres de son dernier album : « New Yorker » sorti en octobre 2009 chez Mercury. Il sera mardi 23 novembre à la Halle aux Grains.

En revenant aux sources du folk avec le répertoire de son ami Bob Dylan, Hugues Aufray paraît plus jeune que jamais. Il est à nouveau sur la route avec ses incontournables succès. On pourra l'applaudir à Toulouse, à la Halle aux Grains, mardi prochain. Interview.

Depuis quand êtes-vous en tournée avec ce nouvel album ?

La tournée a commencé il y a cinquante ans ! Quand on est artiste, on parcourt 70 000 à 80 000 km par an. On a tourné tout cet été. En septembre j'étais à Los Angeles pour débuter un nouvel enregistrement… Mon actualité c'est la route !

Pourquoi avoir enregistré à New York et gravé un hommage à Dylan ?

Dylan a débuté à New York en 1961. C'est là que je l'ai découvert alors que je m'y trouvais, invité par Maurice Chevalier. Lui était encore un inconnu. Dylan a été une révélation pour moi. C'est un personnage d'une importance fondamentale dans l'histoire de la musique du XXe siècle. C'est un poète à l'égal d'un Rimbaud, un chanteur d'avant-garde qui a permis à toute une génération d'artistes de se révéler. À l'époque où je l'ai connu, je faisais mes débuts au Blue Angel. Je suis retourné dans la ville où tout a commencé.

Sur « New Yorker », vous chantez en duo avec Johnny, Cabrel, Mitchell, Souchon, Birkin, Voulzy, Lavilliers, Arno, Didier Wampas et même avec Carla Bruni ! Est-ce pour céder à une mode ?

La maison de disques voulait que j'enregistre des duos avec mes chansons. J'ai trouvé ça peu intéressant. Je leur ai proposé de le faire avec des titres de Bob Dylan auquel nous avons offert un ciel d'étoiles. Carla Bruni a une voix émouvante dont émane une émotion très féminine. C'est la seule à qui je n'ai pas demandé de venir chanter sur ce disque. C'est elle qui m'a dit : « Hugues, je veux chanter avec toi Don't think twice, it's all right ». La présence de Carla Bruni est totalement justifiée.

Repartir sur les routes après 50 ans de carrière, c'est une conclusion ?

Non, sauf si le destin en décide autrement. Ce sera peut-être mon dernier concert à Toulouse mais je ne l'espère pas. Je suis heureux de chanter à la Halle aux Grains mais j'ai rêvé toute ma vie de chanter au Capitole. J'ai passé cinq années au collège de Sorèze. Pendant que j'étudiais, mes frères prenaient le train et allaient écouter le père de Nougaro dans « La Bohème » Chanter au Capitole serait la consécration pour le Gascon que je suis. À bon entendeur…

Hugues Aufray à La Halle aux Grains, mardi 23 novembre à 20 h 30. Tarifs : 48 €, 43 €, 40 €, 28€. Tél.0 562 734 477. (www.bleucitron.net).

Source La 20minutes.fr Reuters

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 09:06

Les 1er et 2 décembre au siège du HCA - Colloque sur les royaumes amazighs de la période musulmane

drapeau_amazigh.jpg 

 

S’il y a une période de notre histoire qui reste très peu étudiée, moins connue alors qu’elle est peut-être la plus riche en événements, c’est bien la période des dynasties amazighes de la période musulmane, période qualifiée de l’âge d’or de l’histoire de l’Algérie (Mahfoud Kaddache) correspondant à la période médiévale européenne. Une période de grandeur et de civilisation durant laquelle un essor culturel, civilisationnel et politique rayonnait au-delà même du Bassin méditerranéen. Les dynasties des grands royaumes maghrébins comme les almoravides et les almohades et les non moins importants tel les hafsides, les abdalwadides et les mérinides méritent bien qu’on s’y penche objectivement pour mieux appréhender les tenants et les aboutissants de cette période historique riche en événements qui ont certainement contribué à la formation de notre personnalité et de notre identité actuelles. De grands hommes politiques, intellectuels et militaires ont bâti, gouverné et défendu ces royaumes. Ils ont contribué grandement au développement socioculturel, économique et à l’expansion de l’Islam au-delà de l’Afrique du Nord. Nous citerons entre autres, Tariq Ibn Ziad, Ibn Toumert, Abdel Moumen et Youcef Ibn Tachfin...La connaissance de son histoire, sans censure aucune, est, pour un peuple, la seule connaissance de soi qui existe. Organiser une rencontre, un colloque autour de cette problématique est dans ce sens très important.

Source L’Expression R .C.

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:57

Survivre avec 10 000 DA (100 euros)

couffin-algerien.jpg

Existe-t-il des Algériens payés sous le Salaire national minimum garanti (SNMG) ? Visiblement oui. Abderrahmane Raouya, directeur général des impôts (DGI), a révélé hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, que trois millions de salariés algériens ne payent pas l’impôt sur le revenu global (IRG), car leurs revenus ne dépassent pas les 10 000 DA.

Or, le SNMG est depuis janvier 2010 fixé à 15 000 DA (moins de 150 euros). Le premier responsable des impôts n’a pas donné de précisions sur les catégories de ces salariés. S’agit-il d’employés temporaires ? Ou de salariés engagés à plein temps mais sous-payés par des employeurs activant en hors droit ? Abderrahmane Raouya a pris soin d’indiquer que les trois millions d’Algériens qui ne payent pas l’IRG le font en toute légalité.

La législation ne prévoit pas d’impôt à partir d’un certain seuil de revenu», a-t-il indiqué. Cependant, la législation fiscale peut-elle être en contradiction avec les lois du travail ? Et pourquoi le seuil est-il fixé à 10 000 DA et pas à 15 000 DA, même si une partie seulement du SNMG est imposable ? Les mécanismes de poursuites administratives et judiciaires d’employeurs – privés en particulier, – qui violent la législation du travail demeurent peu efficaces au mieux, invisibles au pire. Les inspections du travail n’ont pas encore la prérogative nécessaire pour séparer le réel du fictif sur les fiches de paie dans certaines entreprises.

Au sud du pays, autour des bases pétrolières, des entreprises de prestations de service usent et abusent des fausses déclarations salariales dans l’impunité totale. Il reste que la révélation de M. Raouya met à nu une autre réalité : la persistance de la pauvreté dans le pays, étant entendu que 10 000 DA – à peine 80 euros, autrement dit presque 10% du SNMG européen qui est de 700 euros  – ne peuvent être autre chose qu’un salaire de misère. Les salariés qui payent régulièrement l’IRG sont au nombre de trois millions également. «Leur cotisation annuelle est estimée à 180 milliards de dinars. Les tranches concernées sont celles qui vont de 10 000 à 120 000 DA», a-t-il précisé.

Le DGI est revenu sur la double réforme de l’IRG en 2003 et en 2008. Il a indiqué qu’en 2008, le barème de l’IRG a été révisé : «On a apporté trois principaux aménagements : le relèvement du seuil de l’imposition de 60 000 à 120 000 DA, la réduction du taux marginal supérieur de 40 à 35% et la réduction du nombre de tranches d’imposition de 5 à 3.» Réduire la charge fiscale pesant sur les bas revenus est, d’après lui, l’un des objectifs de cette réforme. Cependant, les salaires moyens – un peu moins les salaires supérieurs – demeurent encore fortement imposés. Pour le DGI, l’idée de la réforme est de «stabiliser» ces salaires et d’harmoniser les niveaux d’imposition des revenus des personnes et des entreprises.

Il reste que le salarié algérien est le seul contribuable régulier puisqu’il est imposé à la source. Si la taille de la contribution des salariés à l’IRG est connue, l’importance de l’évasion fiscale demeure toujours imprécise. Sans annoncer de chiffre, M. Raouya s’est contenté de démentir ce qui se dit ici et là autour de cette évasion : «Certains l’ont estimé à 3000 milliards de dinars, ce qui équivaut pratiquement le budget de l’Etat ! Il est vrai que le secteur informel persiste, mais beaucoup de mesures ont été introduite ces dernières années pour y mettre fin. Ce travail doit continuer.» Par ailleurs, le DGI a expliqué les nouvelles mesures incitatives pour les entreprises qui recrutent et a indiqué que la législation fiscale a prévu des exonérations de l’IRG des salaires et des rémunérations prévues dans le cadre des programmes d’emploi de jeunes ainsi qu’une réduction de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS). L’impôt sur les superprofits des grandes entreprises, introduit par la loi de finances complémentaire pour 2010, n’est pas encore appliqué.

Cet impôt, qui n’est pas à confondre avec celui déjà appliqué sur les sociétés pétrolières, ne sera introduit qu’après la promulgation du texte exécutif. «Ce texte réglementaire sera promulgué dans les prochains mois. Cela dit, le principe de segmentation du système fiscal algérien commence à porter ses fruits, puisque 60% du produit de la fiscalité provient des gros comptes», a souligné Abderrahmane Raouya, directeur général des impôts (DGI), hier sur les ondes de la Chaîne III.

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:50

Algérie - Un nouveau dispositif pour la production du lait en sachet dès janvier 2011

lait en sachet

Les laiteries publiques et privées sont soumises à des conditions en matière de production et de distribution de lait pasteurisé conditionné en sachet plastique polyéthylène (LPC), selon le nouveau dispositif de la filière lait élaboré par l'Office national interprofessionnel du lait  (ONIL).

"Toute laiterie conventionnée comme partenaire (de l'ONIL) devra préciser les quantités de LPC qu'elle s'engage à distribuer quotidiennement dans sa wilaya d'implantation et éventuellement dans d'autres wilayas", selon un communiqué de l'ONIL publié lundi 22 novembre à l'occasion du 5eme Salon international de l'Agriculture Agro-expo 2010. 

Les transformateurs doivent également "donner des informations sur les moyens +propres et/ou distributeurs subventionnés+ qu'ils comptent mettre en œuvre pour la distribution et doivent présenter trimestriellement un état récapitulatif des quantités de lait demi-écrémé fabriquées et distribuées à partir de poudre de lait subventionnée".

Le communiqué précise que l'adhésion à ce nouveau dispositif, qui devrait entrer en application à partir de janvier 2011, "est volontaire". Il concerne les laiteries publiques et privées "qui souhaitent participer à ce programme d'intérêt général portant sur un volume annuel de 1,5 milliard  de litres selon une répartition géographique régionale prédéfinie en rapport  avec les besoins de la population".

"Les laiteries intéressées devront justifier de leur qualité de transformateurs laitiers (registre de commerce, agrément sanitaire vétérinaire...) et fournir un certain nombre d'informations sur leurs capacités de transformation et de distribution, mais également de collecte de lait cru de production nationale", indique encore la même source.

La relation de partenariat entre l'ONIL et les laiteries, "se traduira, pour le premier, par la mise à disposition de poudre de lait subventionnée et pour le second, par la fabrication de la quantité de lait correspondante et sa distribution dans les zones qui lui auront été affectées".

Ce dispositif s'ajoute aux mesures déjà prises pour le soutien à la production nationale de lait. Ainsi, "toute laiterie qui intègre du lait cru, à raison de plus de 50% de ses capacités de production verra sa prime d'intégration passer à 5 DA/litre intégré dans tout type de lait de consommation".

En outre, les laiteries qui utilisent totalement leurs capacités pour la production de LPC avec du lait cru, verra sa prime d'intégration passer de 5 à 7,5 DA/litre.

L'objectif étant de porter la couverture des besoins par la production nationale à au moins 75% au lieu de 50% actuellement, précise-t-on. Les unités publiques sont tenues de fabriquer au moins 50% du LPC mis sur le marché national. Cette mesure s'inscrit dans l'objectif de sécurisation de la disponibilité sur le marché de LPC à un prix administré de 25 DA, et dont  la demande annuelle s'élève à 1,2 milliard de litres.

Source El Watan / APS

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:42

Algérie - Quelles leçons de la crise alimentaire mondiale 2007-2008

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L’internationalisation de Sonatrach pourrait affecter les recettes pétrolières algériennes en réduisant les capacités de l’Algérie à assurer sa sécurité alimentaire et sans le pétrole, l’Algérie ne peut assurer ses importations en denrées alimentaires.

A l’horizon 2015, Sonatrach investira 30% de son chiffre d’affaires à l’international, a indiqué Amor Khelif, professeur à l’université d’Alger, lors du colloque sur la sécurité alimentaire tenu au CENEAP. Il relève que la société nationale des hydrocarbures n’assure plus que 45% de l’activité pétrolière dans le pays laissant ainsi 55% aux compagnies étrangères dans l’exploration et l’exploitation. Il dira : «Il y a eu détournement illégal de Sonatrach, car elle n’a pas le droit d’investir à l’étranger selon son statut». Pour lui, «un accord a été conclu avec les étrangers pour exporter Sonatrach».

Depuis 2000, l’Algérie a réorienté sa politique énergétique en achetant des usines de regazéification, en créant une filiale de distribution de gaz en Europe, plus précisément en Espagne, a-t-il rappelé. Le pays mise sur les recettes gazières qu’il faudra assurer pour permettre aux autres secteurs de survivre et notamment assurer ses importations. Citant une étude de la CREG (Commission de régulation de l’électricité et du gaz), de mars 2010, M. Khelif indique que les exportations assurent une sécurité de 40 ans de consommation intérieure.

Le défi, comment neutraliser la rente pétrolière ?

Pour cet expert en hydrocarbures, qui ne lie pas le secteur à la sécurité alimentaire en Algérie, il est difficile de revenir en arrière puisque «le secteur des hydrocarbures travaille pour lui-même» et ajoute que «plus l’économie nationale est en dépression, plus le secteur des hydrocarbures évolue». Ce qui ramène à réfléchir sur la rente pétrolière et son usage, il s’interroge alors : «Comment neutraliser la rente et imposer un contrôle démocratique au secteur des hydrocarbures en Algérie ?» Il citera le cas de la Norvège, un cas d’école où la tendance de la prédominance des hydrocarbures dans la croissance économique a été inversée et ne représente plus que 5% dans le PIB (produit intérieur brut).

Le cas de l’Algérie, qui use de la rente pour assurer ses importations en denrées alimentaires, devient avec la raréfaction des énergies fossiles sans développer des énergies alternatives et s’avère inquiétant. D’autant que le monde est exposé à cette rareté des énergies fossiles, notamment le pétrole, avec l’épuisement des gisements importants, qui provoquera un renchérissement des coûts de production et d’exploration et même si les prix du pétrole augmentent le poids des investissements dans le secteur sera lourd à porter pour les pays producteurs, s’accordent à dire les analystes. Ces coûts sont estimés à environs 9 dollars par baril, selon Amor Khelif, en raison du développement d’autres formes d’énergie comme les énergies non conventionnelles, les énergies renouvelables et les biocarburants.

Cet expert sème le doute sur les réserves mondiales en signalant qu’elles sont en dessous de ce qui est rendu public, soit 140 milliards de tonnes de réserves récupérables dans le monde.  Selon un document de synthèse de la commission de la défense nationale, au Conseil de la nation, de juin 2008 - au lendemain de la crise alimentaire mondiale – une augmentation devenue inévitable pour rendre rentables et possibles les investissements énergétiques colossaux estimés à plus de 16 481 milliards de dollars sur la période 2001-2030.

Insécurité alimentaire

Dans ce document, il est dit «il apparaît aujourd’hui que sans les hydrocarbures, l’Algérie aurait, à l’instar de beaucoup de pays dans le monde, connu elle aussi des émeutes de la faim ; c’est fort heureusement dans une conjoncture financière plutôt favorable que le futur lui renvoie la gravité de ses vulnérabilités actuelles». Le texte indique aussi que la crise alimentaire mondiale de 2007-2008 a révélé que «l’Algérie vit une situation de grande dépendance, par conséquent d’insécurité alimentaire», la classant ainsi parmi 90 pays  exposés. Le texte ajoute que «l’insécurité alimentaire qui caractérise l’Algérie ne renvoie pas seulement à cette crise mondiale qu’elle contribue à nourrir et dont elle vit les néfastes retombées, mais surtout à l’incapacité structurelle de l’agriculture algérienne à répondre aux besoins de ses populations». 

Parmi les nombreuses raisons, il est cité «le grand déséquilibre de distribution des populations entre le Nord fortement peuplé et le sud du pays, des conditions naturelles difficiles liées au climat méditerranéen sec et aride et au relief généralement escarpé, des ressources foncières limitées avec une dotation de 0,23 hectare par habitant, là ou il faut en moyenne 0,6 hectare pour nourrir la population». Autres causes de l’incapacité de l’Algérie à développer son agriculture, selon la même source, les caprices de la nature et du climat sec, aride et semi-aride causant ainsi un déficit hydrique. L’Algérie est exposée à la désertification, les calamités naturelles comme la sécheresse, les inondations, les dégâts des criquets et autres prédateurs.

De plus, «le déclin des systèmes de production comme dans l’agriculture, la pêche et l’élevage sous l’effet combiné de la dégradation écologique et de l’exode rural, l’inertie du système traditionnel blé-mouton à très faible rendement, cela dans un contexte de programmes de privatisation et de développement de l’investissement dans les domaines agro-industriels qui n’ont pas atteint leurs objectifs». Près de 70% des besoins caloriques algériens sont importés, la dépendance algérienne pour les céréales importées étant de 70% pour la consommation humaine et 30% pour l’alimentation animale, relevait la commission de la défense nationale du Sénat, en 2008. Enfin, l’accroissement démographique est un autre élément aggravant puisque «la population algérienne s’accroît de quelque 450 000 âmes chaque année, que notre pays comptera près de 60 millions d’habitants en 2050, que le rythme actuel de la croissance démographique est de loin supérieur à celui avec lequel évolue la superficie des terres cultivées ou celui avec lequel évoluent les rendements agricoles».

«Si les hydrocarbures s’épuisent nous risquons une famine »

Selon Foued Chehat, directeur général de l’Institut national de recherche agronomique (INRA) et docteur d’Etat spécialisé en économie agricole, rurale et agroalimentaire, dans un entretien lors de la journée parlementaire sur la sécurité alimentaire : «La sécurité alimentaire est un vieux concept qui signifie qu’on assure à chaque individu de la population l’approvisionnement en alimentation pour vivre. Il s’agit de la disponibilité physique de cette alimentation sur le marché à travers le territoire national durant toute l’année».

Toutefois, selon lui, «d’où vient cette alimentation ? Si nous nous arrêtons à cette définition, l’Algérie a donc garanti la sécurité alimentaire à la population au moins depuis 1970. Sur les marchés, tout est disponible sauf qu’une grande partie de ce tout vient de l’étranger en échange de barils de pétrole. Est-ce que nous sommes dans la sécurité alimentaire ? Il répondra lui-même : «Non ! Car si les hydrocarbures s’épuisent, nous risquons une malnutrition, voire une famine dans le pays puisque nous n’aurons pas assez de produits disponibles pour nourrir toute la population.

C’est le drame de tous les pays du Tiers-Monde aujourd’hui». Il préconise que «pour un Algérien moyen, il faudra lui assurer 170 kgs de blé par an. Si on multiplie par 35 millions d’habitants, nous aurons la quantité de blé à assurer, soit environ 65 millions de quintaux par an de blé, pas de céréales. Actuellement, on réfléchit autrement. Il ne s’agit pas seulement de disponibilité, mais de productivité locale».

Ration alimentaire

Les normes de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en tenant compte du climat méditerranéen, sont de 2400 calories par jour et par habitant en moyenne

Source El Watan

Le Pèlerin

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