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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:39

Hervé de Charrette : les relations économiques Algérie – France sont «excellentes»

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Un projet de partenariat entre les Chambres de commerce des deux pays (l’Algérie et la France) sera proposé «dans les prochaines semaines à la partie algérienne», a déclaré hier Hervé de Charrette, président de la Chambre de commerce franco-arabe (CCFA) à l’occasion de la célébration du 49e anniversaire de sa création.

Toutefois, aucune précision n’a été donnée sur ce projet.

M. de Charrette qualifie les relations économiques entre l’Algérie et la France d’«excellentes». Concernant le volet relatif aux investissements en Algérie, il a reconnu qu’il y a peu d’investissements : «J’estime que nos amis algériens ont raison lorsqu’ils relèvent qu’il y a trop de commerce et peu d’investissements en Algérie», a-t-il précisé dans une déclaration à l’APS, en marge de cette cérémonie. Pour la France, investir en Algérie est «un impératif absolu», a-t-il estimé. Rappelant que l’Algérie demeure le premier partenaire français en Méditerranée,  M. de Charrette a estimé qu’«il faudrait faire plus d’efforts du côté français» en matière d’investissements, ajoutant que «c’est ce que nous essayons de faire sur le terrain».

Pour ce qui est de sa visite en Algérie, le député du Maine-et-Loire a affirmé qu’il s’y rendra au cours de l’année 2011 : «Ma visite en Algérie est certaine. L’année 2011 ne se terminera pas sans que je ne m’y rende.» Cette visite s’inscrira dans le cadre du travail «aux idées servant l’amitié franco-algérienne», a-t-il souligné.

Source El Watan D.R.

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:33

Pour une diplomatie d’affaires

Jean Pierre Raffarin

 

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre sous Jacques Chirac, sera demain à Alger avec comme mission «de lever les obstacles aux investissements français dans le pays».

Dans sa quête de relancer les relations avec Alger, l’Elysée est allé jusqu’à nommer un «Monsieur Algérie». Il s’agit là d’une des conclusions auxquelles sont parvenues les deux parties, après le dégel d’une crispation des relations pendant de longs mois. La multiplication des visites d’officiels français en Algérie, depuis le début de l’année en cours, a contribué ainsi à réaliser un rapprochement après des mois de «guerre froide». Ce réchauffement des relations algéro-françaises va-t-il durer dans le temps ? Les deux pays ont-ils enterré définitivement la hache de guerre ? Ce n’est pas encore la lune de miel.

Mais les déclarations des autorités des deux pays témoignent de l’existence d’une volonté de tourner la page. Il y a d’abord cette phrase du président Abdelaziz Bouteflika, prononcée en octobre dernier à l’issue d’une audience qu’il a accordée à Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre française de la Justice et actuelle ministre des Affaires étrangères : «Les relations entre l’Algérie et la France se portent bien», avait déclaré le chef de l’Etat. La ministre française avait abondé dans le même sens : «La relation entre nos deux pays est sur le point d’entrer dans un nouveau rythme.» «Nos liens ne demandent qu’à se développer», avait-elle ajouté.

Ainsi, les visites d’officiels français en Algérie – de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée à Michèle Alliot-Marie – semblent avoir porté leurs fruits : la décrispation des relations algéro-françaises.

Et cette dernière a été rendue possible également grâce à des gestes politiques concédés de part et d’autre. Du côté français d’abord, il y a eu le règlement de l’affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, accusé d’être «l’instigateur de l’assassinat de l’opposant Ali Mecili». Le non-lieu accordé au diplomate algérien par la cour d’appel de Paris a contribué en grande partie à dépassionner les relations bilatérales entre les deux pays. Du côté algérien, le gouvernement a réussi à bloquer une proposition de loi incriminant le colonialisme français initiée par des parlementaires.

Mais les dossiers sensibles sont encore nombreux. De ceux qui ont compliqué les rapports entre les deux pays ces deux dernières années, il en reste encore, de l’aveu même des officiels français : le dossier de l’assassinat des moines de Tibéhirine et celui relatif à la position française par rapport à la question du Sahara occidental. Cela en plus de la question de la mémoire et des divergences entre Alger et Paris concernant l’Union pour la Méditerranée (UPM). Mais ces derniers semblent être relégués, pour le moment, au second plan.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:29

Algérie-France : Hervé de Charrette plaide pour des investissements en Algérie

boutelika sarkozy

 

Longtemps « parasitées » par des contentieux liés à le mémoire de la guerre de libération et l’affaire du diplomate Hasseni, les relations algéro-françaises semblent connaître une véritable détente et un réel réchauffement.

Le président de la Chambre de commerce franco-arabe (CCFA) Hervé de Charrette a qualifié hier  les relations économiques entre la France et l’Algérie de «bonnes, voire d’excellentes». Son nom s’ajoute ainsi à celui de nombreuses personnalités françaises qui ont récemment fait un constat positif sur les liens entre Paris et Alger. Le 18 octobre dernier, de passage à Alger, Mme Michelle  Alliot Marie, alors ministre de la Justice, avait été reçue par le président de la République. Le chef de l’Etat avait déclaré que «les relations entre la France et l’Algérie se portent bien». En écho, la ministre avait évoqué « un partenariat stratégique de première importance à construire entre les deux pays »   Pour sa part, l’ex-chef de la diplomatie française s’exprimait en marge de la cérémonie de célébration du 49e anniversaire de la création de la CCFA. Cette dernière tenait au siège de l’Institut du Monde arabe (IMA) une réunion consacrée au renforcement du dialogue franco-arabe, décliné sur trois dimensions : politique, économique et humain.

Il a affirmé «qu’un projet de partenariat entre les Chambres des deux pays sera proposé dans les prochaines semaines à la partie algérienne». M. De Charrette, qui a entrepris depuis deux ans une action d’envergure pour relancer une nouvelle dynamique de la CCFA, comprend le partenaire Algérien. Selon lui, « il a raison lorsqu’il relève  qu’il y a trop de commerce et peu d’investissements en Algérie». Il «faudrait faire plus d’efforts du côté français en matière investissement», ajoutant que «c’est ce que nous essayons de faire sur le terrain». Rappelant que l’Algérie demeure le premier partenaire français en Méditerranée, y   investir est un «impératif absolu», a-t-il estimé. «Ma visite en Algérie est certaine. L’année 2011 ne se terminera pas sans que je ne m’y rende», a-t-il assuré, soulignant que ce sera l’occasion de «travailler aux idées servant l’amitié franco-algérienne». «Les barrières qui se dressent entre la France et le monde arabe qu’elles soient  économiques, les plus courantes, ou humaines les plus blessantes, empêchent les échanges et nous devons œuvrer pour une destruction ordonnée de ces barrières pour réussir un partenariat d’exception», a-t-il ajouté. Le député du Maine-et-Loire a, par ailleurs, mis en exergue les «bonnes relations» entre les sociétés civiles française et algérienne. «La compréhension est spontanée et naturelle entre les deux rives de la Méditerranée. C’est une priorité pour nous», a précisé l’ancien chef de la diplomatie française. La France, en chargeant l’ex-l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin de relancer les échanges économiques, ne veut, visiblement pas, rester au stade des bonnes intentions

Source Horizons H. Rachid.

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:20

Algérie - Manque de liquidités, billets usagés, absence de pièces de monnaie

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Argent en Algérie : casse-tête et dégradation

Le manque de liquidités dans les bureaux de poste et les banques est devenu, ces dernières années, un phénomène récurrent.

A l’approche de certaines échéances telles que la rentrée sociale, la rentrée scolaire et les fêtes religieuses, les citoyens sont toujours contraints d’attendre quelques jours avant de pouvoir effectuer un retrait. «Il n’y a pas d’argent», répondent les préposés aux guichets, embarrassés. Face à cette situation, les concernés sont désorientés et ne comprennent pas ce qui se passe. Des commentaires comme «les caisses de l’Etat sont vides», «On m’a privé de mon argent», «Si l’Etat n’a pas d’argent, que dire des pauvres citoyens ?»…sont fréquemment entendus dans les bureaux de poste et banques. A plusieurs reprises, le manque de liquidités a été à l’origine d’altercations entre les employés des bureaux de poste et des citoyens les accusant de donner de l’argent à seulement ceux qu’ils connaissent. Il y a quelques jours à la Grande-Poste (Alger), un petit malentendu entre le préposé et deux clients âgés, a failli tourner à une bagarre générale. Les deux retraités insistaient sur le fait qu’ils devaient retirer dans l’immédiat. L’employé a tenté de leur expliquer que la faute ne lui incombait pas, mais que cela était dû à la défaillance de tout un système de gestion de liquidités dans notre pays. Plusieurs personnes sont alors intervenues, accusant les employés de la poste de tous les maux. «Il n’y a pas d’argent, fermez la poste alors ! et là, on saura quoi faire», criaient les «clients», en colère. L’intervention de quelques autres citoyens a fini par calmer les esprits. «Certains citoyens croient que leur argent est mis de côté, en attendant qu’ils le retirent. Ils ne savent pas que l’argent circule régulièrement et qu’ils doivent attendre la disponibilité des liquidités pour pouvoir effectuer un retrait. On a beau essayer de leur expliquer, ils continuent à considérer les bureaux de poste comme un cache trésor», témoigne un employé. Même les Distributeurs automatiques de billets (DAB) ne fonctionnent pas. En colère, certains s’attaquent à ces distributeurs à coups de pied. Les pouvoirs publics ne sont pas parvenus à trouver la solution idoine à ce problème qui revient chaque année avec plus de gravité. Les promesses n’ont, comme de coutume, pas manqué, mais aucune mesure concrète pouvant mettre un terme définitif à cette situation n’a été prise. Interrogé récemment sur cette question, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la Communication, Moussa Benhammadi, s’est contenté d’expliquer que ce problème était dû à plusieurs facteurs «comme le virement des salaires des travailleurs à la même période, l’absence d’une culture d’épargne des citoyens et enfin le non-recours à d’autres modes de paiement lors des différentes transactions». Comme solution, le ministre a prodigué un simple conseil. «Il est nécessaire d’encourager les usagers à utiliser des modes de paiement autres que l’argent liquide. Un effort sera déployé pour généraliser la carte de paiement car, sur les 11 millions de détenteurs de comptes postaux seuls 6 millions disposent de cartes», a-t-il précisé.

Où est passée la petite monnaie ?

Si la pièce de cinquante centimes a quasiment disparu depuis quelques années, celles de un ou deux dinars sont, semble-t-il, en voie de disparition.

S’il est vrai que ces pièces ne servent à rien aujourd’hui car elles n’ont aucune valeur, cette situation arrange plutôt les commerçants. Dans les kiosques multiservices, les bureaux de tabac, ou les magasins d’alimentation générale, le citoyen se trouve contraint de payer un…chiffre rond. Les commerçants les plus honnêtes proposent des chewing-gums ou des bonbons en guise de monnaie. «Même les clients ne demandent plus la monnaie lorsqu’il s’agit d’un ou deux dinars. Ils ont pris conscience de l’inexistence de ces pièces. Pour ne pas prendre ce qui n’est pas de mon droit, je leur offre des bonbons, tout en s’excusant de ne pas avoir de monnaie», témoigne le propriétaire d’un commerce d’alimentation générale à la rue Pasteur (Alger-centre). Un autre commerçant à la rue Hassiba-Ben-Bouali est, quant à lui, très reconnaissant aux mendiants ! «J’obtiens la petite monnaie grâce aux mendiants qui viennent en fin de journée convertir ce qu’ils ont gagné en billets. Parfois, je leur en donne un peu pour qu’ils me restent fidèles. Certains clients insistent à payer les produits à leur juste valeur, réclamant la monnaie. En leur expliquant que ce n’est pas ma faute si je n’en ai pas, ils laissent ce qu’ils désiraient acheter et changent de magasins», affirme notre interlocuteur. Dans certains cas, le citoyen perd des sommes importantes en raison de cette situation. L’exemple du pain est on ne peut plus édifiant à cet effet. Le prix de la baguette est 7,5 DA, mais les citoyens la payent 10 DA. Le hic est que lorsque les boulangers avaient annoncé de porter le prix «officiellement» à 10 DA, plusieurs associations de protection des consommateurs avaient exprimé leur colère. «Pour payer la baguette à 7,5 Da, il faut en acheter au moins une dizaine. Dans ce cas-là le client paye 75 DA, et même s’il donne 100 ou 200 DA, nous pouvons lui rendre la monnaie», explique Mourad, vendeur dans une boulangerie à la rue de Tanger. Les boulangers font des gains considérables grâce à cette «importante» marge entre le prix légal et celui pratiqué réellement. Les pharmaciens tirent, eux aussi, des gains importants. Ils n’ont, dans la plupart des cas, que des pièces de dix dinars comme monnaie. Et les malades n’ont d’autre choix que de dire : «Gardez la monnaie». C’est dire combien la disparition des pièces porte préjudice aux simples citoyens mais fait le bonheur des commerçants. Comme pour le problème du manque de liquidités et les billets usagés, les promesses concernant la mise sur le marché de quantités suffisantes de petites pièces n’ont pas manqué. Mais la concrétisation tarde à voir le jour…

L’argent de «friperie»

Frappés d’une usité avancée, les billets de deux cents dinars sont parfois méconnaissables.

Ils sont souvent découpés en deux parties et collés au ruban adhésif horizontalement et verticalement jusqu’à, dans la plupart des cas, effacer même… leur valeur (200 DA) ou leur numéro de série. Cela concerne la quasi-totalité des billets, qui sont communément appelés les billets «de friperie», en référence à leur état. Emis au début des années 80, d’un papier facilement froissable, ces billets sont rarement remplacés et continuent à circuler dans un état lamentable. «C’est l’image du pays qui est ternie ! Un billet représente l’un des symboles de souveraineté et il doit, de ce fait, être propre. Mais malheureusement, chez nous, un billet où est dessiné le monument symbolisant les martyrs est abîmé, sale, terni…», se désolent des citoyens interrogés. D’ailleurs, le billet de 200 DA ne cesse de provoquer des commentaires. Chacun y va de son idée pour donner une explication à cette situation. «Billet de la honte», «Billet de misérables», «Billet de vendeurs de sardines», «Billet à l’image de la société»… Certains commerçants se trouvent gênés lorsqu’ils rendent ces billets aux clients qui refusent parfois de les prendre. «A plusieurs reprises, les clients préfèrent prendre les pièces de 100 DA au lieu des billets de 200 DA. Je leur explique que j’ai besoin de la monnaie, mais ils campent sur leurs positions. On m’incrimine, comme si j’étais responsable de cette situation», se plaint Rabah, commerçant à la rue de Tanger (Alger). En octobre 2008, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, avait promis, devant l’APN, une opération de régénération de ces billets. «Le billet de 200DA fera sa toilette pour être flambant neuf dans quelques mois, en vue de faciliter son utilisation dans les DAB», avait-il annoncé. Plus de deux ans plus tard, les billets usagés continuent de circuler ! Certes, ces derniers mois des petits billets de même valeur ont apparu sur le marché, mais la quantité est largement insuffisante. «Les promesses dans ce pays n’ont jamais été tenues. C’est devenu une règle chez nous : quand les responsables promettent de faire quelque chose, il faut s’attendre au contraire. L’histoire des billets de 200 DA est la même que celle du métro d’Alger. On commençait à en parler depuis des années, mais la concrétisation de ces projets semble renvoyée aux calendes grecques», regrette un autre commerçant. Même les simples citoyens cherchent à se débarrasser le plus vite possible de ces billets. Ils ont tendance à acheter de petites choses (cigarettes, chewing-gums, chocolat…) rien que pour «éjecter» les billets de 200 dinars. «Non seulement, ce billet ne sert pas à grand-chose, puisqu’on ne peut faire presque rien avec 200 dinars, mais aussi il est en mauvais état. Il vaut mieux le supprimer carrément», commente le propriétaire d’un kiosque. Une chose est certaine : pour des billets de qualité, il faudra encore attendre…

L’offre largement dépassée par la demande

Interrogé récemment par les députés à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) sur le manque de liquidités, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a estimé que l’offre était largement supérieure à la demande et que les efforts fournis en matière de production n’étaient pas en mesure de venir à bout de ce problème récurrent. Il a affirmé que la forte demande sur les liquidités n’est pas due uniquement aux cycles saisonniers comme celui de l’été dernier (vacances, ramadan, Aïd et rentrée scolaire), mais également à un autre facteur, à savoir la persistance des transactions informelles. «Il faut le reconnaître, la demande est plus importante que l’offre en raison notamment du marché parallèle. La demande est également liée au blanchiment d’argent et aux opérations de transfert illégal d’argent», a-t-il précisé. «L’édition des billets de banque et autres pièces est en croissance continue depuis 2000. A septembre 2010, la Banque Centrale a enregistré 237 milliards de dinars en circulation. Aussi, la production de la monnaie fiduciaire a augmenté de 23% en 2007, 24% en 2008, 10,7% en 2009 et 230% en 2006. A fin 2009, les nouveaux billets de 1 000 DA ont connu une croissance de 87% contre 4,2% pour les billets de 500 dinars et 7,9% pour ceux de 200 DA (coupures de 1993) », a-t-il noté. C’est dire que les billets sont «absorbés» dès leur mise en circulation.

Faux billets - Les Chinois s’y mettent !

Le manque de liquidités et l’usure des billets ne font qu’encourager le trafic de fausse monnaie. Si ces actes de contrefaçon ne datent pas d’hier, un élément nouveau est venu s’ajouter ces derniers temps à ces actes frauduleux. Ce sont, en effet, les Chinois, connus d’ailleurs par les affaires de contrefaçon, qui se sont mis de la partie en fabriquant de faux billets de 1 000 dinars. En octobre dernier, une somme importante de faux billets a été découverte à Annaba. Et c’est le caissier d’une banque qui a pu reconnaître, à l’œil nu, que les billets étaient contrefaits. Après des investigations, on s’est rendu compte que cette grosse somme était fabriquée en Chine avec des machines ultrasophistiquées. Même les machines de détection dont disposent les banques n’ont pas été en mesure de déceler la fraude. Les services de sécurité ont affirmé que plus de 36 millions de centimes en coupures falsifiées de 1 000 dinars ont été versés au Trésor public de juillet à octobre derniers. Récemment, la contrefaçon a même atteint les billets d’euros dont des sommes importantes ont été saisies par les services spécialisés à Mostaganem, Oum El-Bouaghi, Jijel, Sétif, Annaba, Tébessa, Tlemcen, Oran, Tipasa et Blida. Les détenteurs de faux billets privilégient le marché informel pour écouler «leur marchandise», en achetant notamment des véhicules, du cheptel ou autres produits. La contrefaçon de billets devient ainsi un phénomène qui menace sérieusement l’économie nationale.

Source Infosoir Ahmed Haniche

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:19

Sud algérien - Ghardaïa -  Cap sur l’oléiculture

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Une superficie de 50 000 hectares sera consacrée à la plantation de l’olivier dans la wilaya durant la période 2011-2014, dans le cadre du programme de développement de l’oléiculture, indique-t-on à la direction locale des services agricoles.

Les premières actions de plantation, prévues dans le cadre de ce programme qui concerne les treize communes de la wilaya, seront lancées au début de l’année 2011 avec une superficie de près de 12 500 ha, a-t-on précisé. L’extension programmée à l’horizon 2014 des plants d’olivier dans la wilaya est accompagnée d’un soutien financier par les pouvoirs publics, estimé à près de 3 milliards de dinars, selon la même source. Les plus grandes oliveraies seront concentrées dans les communes d’El-Menea et Guerrara, avec respectivement 21 410 et 9 202 ha, suivies de celles prévues à Hassi-Lafhel (3 270 ha) et à Metlili (2 090 ha), indiquent les services de la DSA. L’activité oléicole dans la wilaya de Ghardaïa couvre actuellement plus de 1 058 ha selon les statistiques de la DSA. Selon les services agricoles, l’olivier est un arbre qui «se comporte bien» et qui «prospère» dans la wilaya de Ghardaïa, comme en témoignent les nombreux spécimens plantés çà et là à travers la région de Ghardaïa, Guerrara et Hassi-Lafhel, où malgré l’absence de soins, leur fructification est relativement abondante.
Arbre millénaire, dont les fruits possèdent des vertus diététiques et thérapeutiques indéniables, l’olivier s’est tôt érigé, au niveau de la wilaya de Ghardaïa, notamment dans les daïras de Guerrara, El-Menea et Mansourah, en un patrimoine arboricole important, qui a suscité, au fil des années, un intérêt particulier, en vue de sa promotion. Faisant partie de la famille des oléacées, l’olivier qui s’adapte aussi bien au climat froid et humide du littoral qu’aux conditions climatiques extrêmes, prospère dans les régions du Sud, où il vit à l’état sauvage dans les massifs de l’Ahaggar, signale-t-on de même source. «La pratique de l’oléiculture peut être étendue à la quasi-totalité des localités de la wilaya, pour peu que l'irrigation existe, et les expériences menées avec succès dans certaines wilayas du Sud, notamment à El-Oued, justifient l'encouragement de cette culture», soulignent les techniciens de la DSA de Ghardaïa.
Le programme de développement de l’oléiculture et l’intensification de la culture de l’olivier peut contribuer à la création d'emplois stables dans la wilaya, notamment par la création d’unités modernes de trituration, poursuivent-ils.

Source Infosoir R.L. / APS

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:14
Algérie - Hadj : chaque année la même arnaque

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Bien avant que les premiers d'entre eux ne reviennent au pays, l'on savait déjà que nos hadjis ont accompli le pèlerinage aux lieux saints dans des conditions cauchemardesques. Un fait confirmé et dénoncé par les premiers arrivants. Il semble, à en croire leurs propos, que cette année, l'organisation et la prise en charge des hadjis algériens ont été d'une impéritie absolue.

Pourtant, les autorités s'étaient engagées par la promesse qu'elles avaient pris toutes les dispositions pour que ce pèlerinage se déroule dans les meilleures conditions pour nos concitoyens. Elles ont pour ce faire écarté de l'opération les agences de voyages privées, au motif qu'elles ont soit fait montre de manque de professionnalisme, soit carrément grugé les pèlerins ayant eu recours à leurs services. En se substituant à elles cette année, ces autorités ont été, de l'aveu des hadjis revenus au pays, en dessous de tout dans l'encadrement et la prise en charge de nos pèlerins.

Depuis des décennies, c'est la même rengaine de récriminations et d'accusations que les hadjis algériens formulent chaque année, au terme de leur pèlerinage, contre ceux à qui l'Etat confie la responsabilité de veiller à son bon déroulement. Toutes les formes d'organisation ont été, à un moment ou à un autre, mises en œuvre pour soi-disant rendre ce pèlerinage moins pénible et sans désagréments notables pour nos concitoyens.

Avec pour résultat un calvaire renouvelé et inacceptable que les hadjis algériens subissent, en ayant pourtant payé le prix fort pour en être préservés. Chaque année, nos pèlerins font le triste constat et font savoir qu'en terme d'organisation, les opérateurs algériens, qu'ils soient publics ou privés, ne font pas honneur au pays.

Il semble que cette année, les organisateurs du Hadj ont battu des records dans le mépris qu'ils ont affiché à l'égard des compatriotes dont ils étaient censés s'occuper. Les autorités responsables de l'opération Hadj ne peuvent cette fois se défausser sur les agences de voyages privées.

Pour autant, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elles sévissent contre les agents qu'elles ont dûment mandatés pour encadrer les hadjis et qui ont failli à leur mission. Encore moins qu'elles assument la responsabilité des dysfonctionnements dans la prise en charge des pèlerins dénoncés par ceux-ci. Et pour cause, les choix de la composante de la délégation officielle censée officier pour le bien-être des hadjis algériens ont toujours été guidés par des considérations autres que le dévouement et la compétence. Pour la plupart de ceux qui composent cette délégation, leur désignation procède de la complaisance et du lien relationnel avec les hauts responsables du département ministériel en charge de l'opération Hadj. En somme, un «Hadj» aux frais de la princesse, qui ne les engage nullement à se mettre au service des autres pèlerins. Les Saoudiens l'ont compris, qui à leur tour n'hésitent pas à «tondre» et à traiter sans ménagement les pèlerins algériens abandonnés et ignorés par leur propre représentation officielle.

Quand «el-izza» ou el-karama» ne sont pas démontrées même à l'occasion du Hadj, il ne faut pas s'étonner que les pèlerins algériens vivent des avanies durant leur séjour aux lieux saints ou ailleurs. C'est le dernier souci de ceux qu'ils ont pour dirigeants.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:09

Affaire Achour Abderrahmane - Enquête sur 15 officiers de police à Tipaza

ruines romaines tipasa

 

Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’ex-homme d’affaires Achour Abderrahmane qui a été condamné à 18 ans de prison pour avoir détourné 32 milliards de dinars de la BNA.

Quinze officiers de police soupçonnés d’avoir bénéficié d’avantages de la part de Achour Abderrahmane sont actuellement interrogés par les services de sécurité, suite aux déclarations de l’ex-commissaire principal de la police criminelle d’Alger, Yacine Oussadit, arrêté à Hussein Dey. Ce dernier est considéré comme l’un des proches de l’ancien chef de la police d’Alger, Messaoud Ziane, incarcéré à la prison de Tizi Ouzou et qui aurait bénéficié d’avantages de la part de Achour Abderrahmane.

L’officier Oussadit aurait bénéficié de biens appartenant à Achour Abderrahmane dont un logement, un restaurant à Débussy au centre d’Alger et des voitures de luxe. Achour Abderrahmane aurait aussi aidé Messaoud Ziane à acquérir une villa, un salon de coiffure et des voitures.

Les services de sécurité enquêtent actuellement sur toutes les personnes soupçonnées d’avoir entretenu des relations avec Achour Abderrahmane. 

Source TSA

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:04

Algérie - Manuel Valls à Oran: Un maire français parle de sa ville

Manuel Valls 2

 

Manuel Valls a animé, dimanche dernier, une conférence au Centre culturel français d'Oran. Le thème abordé a porté sur la gestion d'une grande ville de la région parisienne, en l'occurrence Evry, ville où il est maire depuis 2001. D'entrée de jeu, Manuel Valls a déclaré que c'est son engagement aux côtés de Michel Rocard, durant les années 80, qu'il lui a beaucoup appris sur l'Algérie, ajoutant que son lien avec l'Algérie est encore mince à ce jour, «mais il est là!», a-t-il encore ajouté.

La conférence qu'il a animée a donc porté sur la gestion d'une grande ville «mosaïque et multiculturelle ». En guise d'introduction, un mini-documentaire sur la ville d'Evry, d'à peine quelques minutes, a été projeté, ceci afin que le public présent puisse avoir une idée, de visu, de ce qu'est cette ville qui ne se trouve qu'à 3 km au sud de Paris.

Une ville peuplée aujourd'hui de 53.000 habitants, et qui doit beaucoup à de Gaulle, qui a eu l'idée de sa création afin de désengorger le Paris des années 50, avec une organisation très pensée, très cartésienne. Manuel Valls a déclaré que c'est au cours d'un mandat local que l'élu retrouve le plus de satisfaction. Et aujourd'hui, dit-il encore, « Evry a un condensé de défis à relever, et cela pareillement aux grands ensembles urbains, qu'il s'agisse d'exode rural, d'immigration » Evry est également une ville dotée d'un grand centre commercial, le deuxième plus grand de France, ainsi que d'un système de bus des plus performants d'Europe. Mais c'est également, a-t-il souligné, une ville qui peut manquer d'âme. « Il n'y pas de grandes places, comme c'est le cas à Oran avec la Place d'Armes ; du coup, les gens ne peuvent se rencontrer que dans le centre commercial». C'est aussi une ville qui s'est construite avec l'apport de l'émigration, reconnut-il, émigration maghrébine, sub-saharienne, mais également chilienne, du temps où le Chili vivait sous la dictature de Pinochet. C'est une ville, aussi, comme le documentaire l'a souligné, dotée de lieux de cultes pour les trois religions monothéistes.

A ce propos, il a indiqué que c'était un choix que de construire la mosquée d'Evry à quelques mètres de la cathédrale, et non pas, comme il se fait couramment en France, en banlieue. Cela dit, abordant le chapitre de l'Islam, tout en déclarant avoir voté les lois « anti-voile », il a affirmé être convaincu qu'-Islam-laïcité-démocratie se conjuguent parfaitement. Ceci dit, il a également plaidé, au sein du territoire français, pour la promotion d'un Islam de France. « Je préfère que les fonds de financement des mosquées françaises proviennent de mon pays et non pas du Maroc, d'Algérie, ou d'Arabie Saoudite ». Pour ce qui est du volet «sécuritaire», il a avoué que bien souvent, le problème de la délinquance était lié à la ségrégation et à la précarité. «Quand vous vous appelez Mohamed et que vous êtes d'origine algérienne ou Fatimatou, et que vous êtes d'origine malienne, et que vous venez d'un quartier populaire, vous rencontrerez forcément des difficultés!». Du coup, continue-t-il, étant sans avenir, «beaucoup peuvent être séduits par la prédilection religieuse ou le trafic de drogue ».

Il a aussi déclaré être favorable à la double culture plutôt qu'à l'assimilation, et il se dit également contre le communautarisme basé sur le repli de soi, «je suis contre qu'il y ait des ghettos pour pauvres de même que je suis contre qu'il y ait des ghettos pour riches». Abordant la loi française qui oblige toutes les villes de France à construire au moins 20% de logements sociaux, il a déclaré que ce problème ne se posait pas dans la ville, car elle possède déjà plus de 45% de logements sociaux. Cela dit, il a déclaré, sans citer de noms, qu'il existe des maires «qui préfèrent payer l'amende plutôt que de construire ce genre de logements ». Enfin, avant de finir, il a assuré que la société française restait malgré tout «une société très tolérante », et cela contrairement à quelques autres pays européens. Néanmoins il a, tout de même, avoué que le parlement français était loin d'être à l'image de la diversité, et c'est pour cette raison qu'il a salué l'initiative de Nicolas Sarkozy d'avoir inclus dans son ex-gouvernement des personnalités telles que Rachida Dati, Rama Yade, ou encore Fadéla Amara.

Pour un partenariat nouveau entre l'Algérie et la France

Manuel Valls se trouvait à Oran, dimanche dernier, pour donner une conférence ayant pour thème: « La gestion d'une grande ville de la région parisienne (Evry): un exemple d'organisation multiculturelle ». Maire d'Evry et député de l'Essonne, Manuel Valls est également l'un des ténors du Parti socialiste français. Il est aussi le premier à s'être déclaré candidat aux primaires socialistes qui se dérouleront l'automne prochain, en vue des élections de 2012. En marge de la conférence, il a bien voulu répondre à nos questions.

Le Quotidien d'Oran: Vous êtes le premier à vous être déclaré candidat aux primaires socialistes en vue des élections de 2012; on aimerait savoir, si vous ou un de vos collègues socialistes serait amené à diriger la France en 2012, quelles seraient les relations que vous envisagez d'entreprendre avec l'Algérie? Comment voyez-vous l'avenir des relations algéro-françaises ?

Manuel Valls: Comme une formidable opportunité. Je suis convaincu que la France et l'Algérie, au-delà de leur histoire commune, passionnée et parfois tourmentée, ont à construire ensemble, sur le plan économique, sur le plan politique, sur le plan culturel, et au niveau de la Méditerranée évidemment, un partenariat nouveau. Et je suis convaincu que les nouvelles générations, qui sont par la force des choses, moins marquées par l'histoire -même s'il ne faut jamais oublier cette histoire-là, parce qu'elle nous apprend-… je suis convaincu que des nouvelles générations peuvent construire un partenariat. L'Algérie est un grand pays, très riche, qui compte sur le plan politique par sa population, par son économie, par sa situation géographique… une relation à la fois décomplexée et tournée résolument vers l'avenir, et cela grâce aussi à la langue qui nous lie… et ceux qui parlent la même langue et partagent les mêmes valeurs ont aussi besoin de s'unir. Et je pense que ça peut être une relation extrêmement forte. Après, bien sûr, les obstacles existent, les difficultés sont là, et les problématiques auxquelles l'Algérie fait face ne sont pas les mêmes que celles de la France. Cela dit, je suis convaincu qu'un partenariat stratégique entre les deux pays est possible.

Q.O: Vous voulez dire un traité d'amitié ?

M.V: Le traité d'amitié est en débat depuis quelques années. Mais ça peut être un traité d'amitié.

Q.O: Mais il a été remis aux calendes grecques

M.V: Oui, mais je pense que de toutes les façons, quel que soit le vecteur (traité d'amitié ou sous une autre forme), il faut maintenant que la relation entre les deux pays se construise vraiment. J'ai le sentiment qu'aujourd'hui les choses vont mieux, donc, demain, avec un président socialiste, elles iront encore mieux.

Q.O: Optimiste, donc ?

M.V: Il faut toujours être volontariste, et c'est comme ça qu'on va vers l'optimisme.

Source Le Quotidien d’Oran El Kébir A.

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 08:00

Pyrénées - Les dictons de Novembre

La-magie-de-l-ariege--2-.JPG

Mois mort, vêts toi plus fort.

Chaleur de Novembre nuit fort.

Novembre, mois mort, vêts-toi plus fort !

Novembre chaud au début, froid à la fin.

Vent de Novembre est mauvais sur l'eau.

Tonnerre de Novembre remplit le grenier.

En Novembre s'il tonne, l'année sera bonne.

Brouillard en Novembre, l'Hiver sera tendre.

Vent de Toussaint, terreur de marin Novembre.

Si Novembre tonne l'année suivante sera bonne.

Quand en Novembre il a tonné l'Hiver est avorté.

Le vent de Novembre arrache la dernière feuille.

A la mi-novembre passée, il peut venter et neiger.

Quand il gèle en novembre, adieu l'herbe tendre.

En Novembre, bon paysan va vendre son poulain.

En Novembre fou engendre en Août gît sa femme.

Chaleur de Novembre cause à bien des gens la mort.

Beau temps en Novembre, fais du feu dans la chambre.

Vent d'Octobre, pluie de Novembre font bon Décembre.

Novembre est un mauvais mois pour les brebis tondues.

Nuées de Septembre, pluie de Novembre, gel en Décembre.

Etoiles filantes en Septembre, tonneaux petits en Novembre.

Quand l'eau sort au mois mort, Novembre, toute l'année, elle sort.

Le mois de Novembre est malsain il fait tousser dès la Toussaint.

Brouillards d’Octobre et pluvieux Novembre, font bon Décembre.

Quand Novembre aura fleurs nouvelles, morte saison sera cruelle.

Novembre : Toussaint le commande, Saint André le voit descendre.

Quelque temps qu'il fasse en Novembre, fais du feu dans ta chambre.

Novembre, mois de brumes, par devant réchauffe par derrière refroidit.

Novembre, mois des brumes, réchauffe par-devant et refroidit par-derrière.

Quelque temps qu'il fasse en Novembre, commence le feu dans la chambre.

Si la première neige de Novembre ne prend pas, de l'Hiver elle ne prendra.

Novembre, le mois des brumes, réchauffe par devant, refroidit par derrière.

Quand en novembre la pluie noie la terre, ce sera du bien pour tout l'hiver.

Brumes d'Octobre et pluvieux Novembre font ensemble un bon Décembre.

Le mois des brumes, Novembre, réchauffe par-devant et refroidit par-derrière.

Orages de Septembre, neiges de Décembre, brouillards d'Octobre et pluvieux Novembre font bon Décembre.

A la Saint Michel la neige est au ciel ; à la Saint Luc elle est au suq ; à la Toussaint elle descend ; à la Saint Martin , ouvre la porte elle est ici.

Brouillard d'Octobre, pluie de Novembre, beaucoup de biens du ciel font descendre.

Novembre est le mois des morts, si tu ne veux pas mourir encore, habille-toi plus fort !

Le Pèlerin

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 00:15

En studio et en cuisine

Pierre-Perret.jpg

Pierre Perret sort un disque de douze nouvelles chansons et un livre de 200 recettes.

 

En chanson, sur son nouvel album, Pierre Perret met son grain de texte dans le débat sur la burqa et embrasse la cause des femmes battues. Mais ce natif du Tarn-et-Garonne qui se présente comme «un auteur témoin de son temps» chante aussi le cul, le cul, le cul...

Comment est née l'idée d'une chanson sur la burqa, « La femme grillagée » ?

C'est dans l'air, et c'est un sujet qui m'a marqué. Quand on a le sens de la liberté on ne peut se satisfaire de ce genre de situation… Le détonateur, c'était il y a trois ou quatre ans, avec Rebecca, mon épouse, lorsqu'au restaurant on s'est trouvé à côté d'un couple dont la femme était engrillagée comme celle de ma chanson, j'ai trouvé que c'était une telle désolation… Quand elle prenait une bouchée, elle soulevait sa jupe au ras des souliers et remontait tout le long pour se nourrir, est-ce qu'un spectacle comme ça peut exister à notre époque ?

Une autre chanson s'adresse aux femmes battues…

C'est un encouragement à casser ce tabou et à ne plus subir. Les violences faites aux femmes, ça dure depuis tellement longtemps et ça risque de durer encore. Peu de monde réagit là-dessus, ponctuellement, on prend conscience, on pleure un petit coup et puis voilà. Ce disque est né de l'état de passivité dans lequel on se trouve. En gros tout le monde s'en fout.

Mais le Perret paillard est sur le même disque, avec « Le cul ». Qu'est-ce qui choque le plus aujourd'hui, une chanson sur la religion ou sur le cul ?

Je n'en sais rien, je m'en moque après tout. Mais je ne parle pas tant des religions que de leurs effets pernicieux, les extrémismes sont pernicieux. Ma chanson sur le pape, c'est simplement la vie d'un mec en soutane… C'est peut-être la chanson sur laquelle j'ai travaillé le plus, il a fallu faire un tri ultra-sélectif, j'ai sucré des couplets, j'en ai rajouté d'autres. Mais l'album m'a demandé trois ans et demi de travail. Je n'ai jamais pris autant de temps et de recul, il n'y a eu aucun relâchement, il y a 20 ou 30 versions de chaque chanson.

« La mère des cons », chantez-vous, est toujours enceinte ?

Vous vous doutez à quoi ça fait allusion

[ndlr : à la polémique sur Brassens et Leautaud à la parution de « A capella », ses souvenirs] … On a tous ses cons et les miens vont avoir chaud aux fesses bientôt. Voilà, comprend qui peut. En même temps que le disque, vous sortez un livre de cuisine... ça c'est ma récré. J'ai une longue table dans ma pièce de travail, alors quand je sature au milieu de mes chansons, je change de siège, je vais 3 mètres plus loin. Là j'ai d'autres papiers et je m'immerge dans un hors-d'œuvre, un dessert, des escargots, des coquilles Saint-Jacques, de la crème caramel… Traquer le petit détail, l'ingrédient à ne pas oublier, c'est de la semoule à côté de l'enfer des chansons. La musique, la cuisine, ça reste des outils du bonheur : est-ce que ça vous rend heureux ? Sinon je ne le ferais pas, ça correspond à un besoin, j'ai envie de pousser des grands cris d'horreur et ça donne les chansons de ce disque ou alors des grands éclats de rire et ça donne les autres, ça fait partie de la vie, ça prouve que je suis encore vivant. De même que d'être sur scène, si ça m'emmerdait je ne le ferais pas. Le jour où ça m'emmerdera je poserai les clarinettes et ce jour-là, je n'irais plus qu'à la pêche.

« La femme grillagée », disque Adèle Naïve. « Tous toqués », recettes aux éditions le Cherche Midi.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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