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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:10

Alimentation : le régime n’est pas bien méchant !

fruits-legumes-fibres.jpg

 

Régler un problème d'acidité ne va pas sans s'abstenir totalement de manger les aliments les plus acidifiants : épinards, oignons crus, le temps, au moins, de se refaire une santé gastrique. On peut ensuite les réintroduire avec précaution... de temps en temps.

Il faut aussi diminuer la consommation de graisses et de sucre, et tous les plats qui demandent un effort de digestion : chacun connaît très bien ceux qui lui restent systématiquement... sur l'estomac ! Les grands interdits concernent les condiments et épices, comme la moutarde et le piment. Ils sont en effet trop irritants pour une muqueuse fragilisée. Supprimer aussi les boissons alcoolisées, le café et le thé, tous acidifiants.

De petites habitudes de rien du tout

De bonnes habitudes sont aussi faciles à prendre que de mauvaises ! Ne pas boire à jeun (de l'eau ou des sodas), par exemple : le liquide, comme un raz-de-marée, emporte le muscle protecteur... Manger plus lentement et mastiquer plus longtemps que d'habitude la digestion est un travail d'équipe, qui commence dans la bouche. Plus les aliments sont préparés, moins l'estomac devra y aller de ses acides ! Eviter les glaces, les boissons glacées, l'eau froide : elles contractent l'estomac, ce qui stimule la production d’acides.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:09

Algérie - Valorisation des élites

universite algerie La future élite de la nation...Combien y resteront..????

 

Pratiquement, les salaires des enseignants universitaires vont doubler, rattrapant ainsi une perte considérable de leur pouvoir d'achat. La classe politique a eu une augmentation des salaires qui devrait être inscrite dans le Guîness Book des records mondiaux (bsahthoume). Les augmentations sont maintenant  à attendre du côté des cadres supérieurs de l'Etat qui vont être les "parents pauvres " de la classe politique, à la traine derrière celle là.

Les ingrédients devront ainsi être réunis pour créer les conditions de comparaison entre les élites des pays avancés et les nôtres. Cela devrait correspondre à l'aspiration de tous les pays qui sont celles de valoriser leurs élites en leur permettant de vivre dignement et de ne pas trop emprunter le chemin de l'exil, favorisé ainsi par une certaine politique de "discrimination positive" conçue pour pomper nos meilleurs cadres. Cela correspond également à la réalisation d'un objectif assez ancien des pouvoirs publics, à savoir la création d'une classe moyenne. Celle-ci devrait être le plus possible élargie et englober les commerçants et les fonctions libérales. Dans tous les pays du monde, c'est la classe moyenne qui tempère les tensions, qui porte le projet politique dominant, le projet économique poursuivi et dont elle tire des avantages.

C'est elle qui joue le rôle de médiation, de zone tampon entre les plus riches et les plus pauvres, qui " relève " les indices humains avec lesquels les Nations unies évaluent les situations socio-économiques, les niveaux de frustration des populations, les niveaux de respect des droits humains et des libertés publiques et politiques. Cette classe moyenne ne doit pas être placée dans la situation où elle va manquer de motivations à tenter la médiation et ce, suite à l'aggravation de l'écart des rémunérations qui a été instauré entre les cadres supérieurs de l'Etat et les députés, c'est-à-dire finalement entre la haute administration et la classe politique.  Quand il y a un écart assez important entre les revenus de la classe politique et ceux de la haute administration,  la cohésion aux niveaux des instances de décision administratives et politiques est réellement mise en péril. Cela brise la cohésion  dans la mobilisation autour des politiques de l'Etat.

Source  Le Maghreb N.B.

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 08:25

Algérie - Port Saïd, l’autre bourse parallèle

alger-square-port-said.jpg

 

Ici, la monnaie européenne et le dollar américain, canadien et même le dinar tunisien se vendent comme des petits pains. Les clients viennent de tous les horizons, la demande est très forte de la part de clients à la recherche de grandes sommes en devises. Ici, l’euro est cédé à 12,80 DA à l’achat et 13,00 DA à la vente.

Alger, jeudi 18 novembre, rue de la Liberté au square Port Saïd, fief de l’échange «au noir». Sur cette placette très réputée de la capitale, en face du célèbre café Tantonville, juste à côté du TNA, et non loin du Palais de justice, se dresse à ciel ouvert un marché de change clandestin. Ici, la monnaie européenne et le dollar américain, canadien et même le dinar tunisien se vendent comme des petits pains.

Les clients viennent de tous les horizons, la demande est très forte de la part des clients à la recherche de grandes sommes en devises. Ici, l’euro est cédé à 12,80 DA à l’achat et 13,00 DA à la vente, le dollar américain 8,50 DA. Ces termes sont les derniers taux de change communiqués par n’importe quel cambiste sur la place de la Bourse parallèle d’Alger sise au square Port-Saïd. Cette placette est l’une des plus animées de la capitale, après celle de Hydra.

Elle grouille de monde plus que n’importe quel boulevard commerçant. Les innombrables «courtiers», des liasses de billets exhibées rôdent dans les endroits dès les premières lueurs du jour, selon quelques témoignages des habitants du quartier limitrophe. Quoi que l’on dise de ce trafic

«banalisé avant d’être normalisé, des millions d’euros transitent par cette place», selon les observateurs. Il y a moins d’une semaine, une descente surprise de la police judiciaire avait ciblé ce marché de l’informel de devises.

Ce jour- là, des dizaines de personnes ont été interpellées dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent, selon une source policière. D’ailleurs, ce n’est pas uniquement le marché informel du Square qui est la cible de cette descente, même celui de Hydra a subi la même chose. Désormais, ces deux marchés informels de l’échange de devises «au noir» sont sous les yeux de la police. C’est dans le cadre d’une vaste enquête ciblant une affaire de blanchiment d’argent que ces descentes ont été actionnées par les policiers.

La mystérieuse affaire de «Hydra», où plusieurs millions d’euros ont été envoyés illégalement vers plusieurs pays étrangers et ce, à travers une petite boutique située à Hydra. Cet argent en devises avait transité par le marché informel de Hydra, c’est la raison pour laquelle les policiers ont déclenché ces deux descentes. Plusieurs personnes ont été arrêtées au cours de ces descentes, certaines ont été provisoirement libérées, d’autres sont sous mandat de dépôt, et une personne, le propriétaire de la boutique est en fuite, croit-on savoir selon la même source.

Les enquêteurs de la DGSN veulent mettre la main sur le reste de ce réseau de trafic de devises, la tâche n’est pas facile, mais l’enquête finira par divulguer l’énigme de cette affaire. Retour au marché de l’informel du Square Port Saïd, a une ruelle près du tribunal Abane Ramdane, Hamid la trentaine à la tâche de s’occuper des automobilistes menant vers cette direction.

Le bonhomme propose ces billets en euro et en dollar. A ses côtés, ses deux «collègues» issus de la wilaya de Jijel jouent un peu au «comité d’accueil» des passants empruntant le trottoir. Ainsi, le ciblage ou l’infiltration n’est que bien arrangé.

Si quelques monnayeurs scrutent le moindre regard intéressé, en revanche d’autres membres agissent à la limite du harcèlement. Les ruelles proches ne sont pas épargnées, et chaque mètre est soigneusement exploité. «Il n’y a pas où mettre les pieds! Allez-y et constater par vous-même» déplore Samir, commerçant de son état, tenant une boutique longeant la rue de la Liberté.

«Qu’est-ce que c’est cet Etat où l’on vend de l’argent dans la rue?», s’emporte un autre jeune commerçant. «Toutes les pétitions initiées par les commerçants licites et les habitants des lieux contre les squatters de la place sont restées sans écho jusqu’à ce jour», dit, indigné, Samir. «En plus des insultes, des obscénités qu’on débite par ici, de nombreux passants, notamment la gent féminine, évitent cet endroit, au grand dam des commerçants des lieux», dira Samir ayant hérité de la boutique de son père, présent au niveau de la place depuis 1963.

Des barons «x» contrôlent les marchés informels de devises

Mais qui contrôle les marchés de l’informel de devises d’Alger ? Qui détermine les taux de change sur lesquels le monde semble se donner tout le mot?

«Des barons cambistes investissent les endroits à l’aube», confie une source policière.

De la rencontre de ces grands bailleurs entourés d’euros qui se tient souvent au marché du coin, se dégage un consensus sur le taux de change à adopter. En cette partie de la capitale où se mêlent «halabas», vendeurs à la sauvette et les malfrats, les trottoirs n’existent plus depuis belle lurette, s’explique-t-on. Notre virée sur les lieux a coïncidé avec les deux jours de l’Aïd El Adha, mais surtout après la descente des policiers.

«Dans cette place éclaboussant sans cesse les pouvoirs publics, au vu et au su de tout le monde, dollar, euro, livre sterling et autres devises fortes y sont librement convertibles au vu et au su de tous», affirme un vieux retraité habitué des lieux. Des liasses de billets à la main, de jeunes cambistes travaillant «au noir» traînent çà et là, à l’affût d’un moindre client ou passant intéressé.

«Ce sont des barrons ‘’x’’, dont on ne connaît jamais l’identité et qui sont derrière ce commerce illégal. Il est très difficile de les connaître ou de les localiser», confie notre source. Toutefois, il s’agit de barons natifs des wilayas de Jijel et d’Alger, ajoute la même source. C’est à partir du square Port Saïd, point de rencontre entre trabendistes, affairistes et importateurs de tout genre, véritable plaque tournante des transactions que la quantité de devises sera partagée entre les vendeurs. Chaque vendeur peut toucher jusqu’à 100 DA pour chaque 100 euros vendus.

Par ailleurs, ce marché de la devise existe depuis le milieu des années 1980 et ces jeunes sont une troisième génération de revendeurs. Ici comme ailleurs, le change informel est accessible à tous, du plus petit au plus grand.

Source Le Jour d’Algérie Sofiane Abi

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 08:21

Algérie - Tout le monde le sait, sauf le Pouvoir: l'immigration clandestine ou pas n'est pas une question de pain mais de loisirs.

cirque Amar 

Les Algériens ont créé une immense camisole de force pour le corps, le rire et le loisir, contre laquelle il n'existe que deux moyens : prier Dieu frénétiquement ou prendre la mer sous son aisselle pour se chercher un pays plus vaste que sa propre chaussure.

 Voici une histoire qui est une vraie collection de symboles : les danseurs, des danseurs du Ballet national algérien, demandent asile au Canada où ils avaient été invités à donner un spectacle. Le spectacle était pour commémorer le 1er novembre et les danseurs ont conclu qu'il ne faut pas qu'ils refassent la même erreur que les martyrs. Ils se sont dit qu'il vaut mieux se libérer soi-même que de libérer une terre pour un autre colon nationalement triste et peu engageant. Donc, les danseurs ont décidé de ne pas revenir, réduisant encore plus la population, déjà proche du zéro, des gens qui dansent dans ce pays.

La raison ? Là aussi on est dans le symbolique pur, le condensé de sens, le chevauchement des significations : s'il y a quelqu'un qui a vraiment envie de partir de chez nous, cela ne peut être qu'un danseur. D'abord parce que ce n'est pas un art chez nous, mais un immoralisme sexuel. Ensuite, le corps souffre énormément en Algérie : il ne peut pas bouger, s'exprimer, se reproduire dans la beauté, se dévêtir, se frotter sans violence, s'affirmer ou être en bonne santé. Un danseur est donc le malheureux national qui a le plus besoin de partir : son corps est refusé, peu admiré, son art est assimilé à une faute, sa vocation n'est pas hallal et personne ne l'admire parce qu'il n'incarne pas un cadavre de martyr ni celui d'un kamikaze. Danseur de ballet dans un pays triste et sans loisirs n'est pas un avenir. Tôt ou tard, cela devait arriver : on a exilé le chant, le raï, il devait s'ensuivre une immigration du corps qui danse. Cela va de pair entre le cor et le cri. Rien ne pouvait donc illustrer, incarner et symboliser mieux les raisons du désir de partir que le cas des danseurs du Ballet national qui ne veulent plus revenir : chez nous, on ne s'amuse pas.

Et si des danseurs algériens qui sont à Alger, employés d'un Ballet national, n'en peuvent plus de ne pas s'amuser et exploser, que dire du jeune Tchaïkovski Mohand de Oued-interruption qui, dans un village vide, n'a rien et est forcé de lui tendre la main ? Que dire du reste du pays pour lequel le Pouvoir, dans sa terrible vocation de mangeoire, a cru que la solution est d'offrir des locaux et pas des occasions de rire ? Que dire de toute la surface du pays qui est aussi amusante que la présidence et ses légendaires froncements de sourcils pratiqués comme signe ostentatoire de Pouvoir ?

 Pour le cas des danseurs du Ballet national, la crise est immense: des diplomates, qui ne vivent pas à Oued-interruption quantique, ont même expliqué que si l'asile est accordé aux danseurs, ce sont les relations algéro-canadiennes qui seront menacées.

 Il y a de la rage dans les airs, du scandale, du dévoilement. Tout est fait pour ramener ces fugueurs même dans des valises diplomatiques : même leurs familles, même la matraque, même la menace. L'affaire est sérieuse : si des danseurs du Ballet national arrivent à obtenir l'asile au Canada, demain, c'est le cuisinier d'une institution étatique qui prendra la tangente à l'occasion de n'importe quel voyage d'Etat.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

Le protectionnisme : un danger ?

C’est le pendant logique du discours actuel sur les menaces de guerre monétaire à laquelle risque d’être confrontée la planète. Pour bien enfoncer le clou, plusieurs grands de ce monde ne cessent de mettre en garde contre les dangers d’une résurgence du protectionnisme que pourrait provoquer cette course à la dévaluation masquée (laquelle peut être aussi considérée comme un acte protectionniste). Et là aussi, tout comme le nécessaire rééquilibrage de l’économie mondiale évoqué la semaine dernière, il est certain que le sujet des possibles entraves au commerce international sera abordé lors du prochain G20 de Séoul.

Des partisans qui font entendre leur voix

Mais qu’en est-il en réalité ? Dans un récent rapport, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) livre un diagnostic plutôt mitigé qui ne verse guère dans l’alarmisme. Certes, relève la gardienne du temple du libre-échange, certains pays, et non des moindres, semblent tentés de protéger leur économie par des barrières plus ou moins avouées. Mais nous sommes très loin de la situation qui a prévalu après la crise de 1929 lorsque le chacun pour soi est devenu la règle de base pour des Etats soucieux de préserver leur appareil productif. Il est vrai aussi que certains signes de fermeture en provenance de pays développés, effrayés par la montée en puissance des multinationales des pays émergents, peuvent donner à penser que le commerce mondial va tôt ou tard subir un ralentissement. Lequel ne serait pas causé par la crise économique mais par des mesures protectionnistes.

Mais une question mérite d’être posée. Le protectionnisme est-il vraiment un danger ? Et pour qui ? Si l’on se limite au discours convenu des grandes institutions internationales, c’est le crime absolu. Ce serait une régression dramatique qui sonnerait le glas de la mondialisation. Pourtant, une musique différente se fait entendre, y compris – certains diront surtout - dans les pays développés. En Europe, par exemple, les tenants de la préférence communautaire disent clairement qu’il faudrait mieux protéger le «made in EU». D’autres vont plus loin, qui estiment qu’il est temps que l’Union européenne défende ses emplois industriels en taxant les productions venues d’Asie ou d’ailleurs.

Petit à petit, des voix d’économistes respectables se font entendre, qui remettent en cause le dogme des bienfaits du libre-échange et qui plaident pour des accords douaniers régionaux plus stricts. De cela, nombre de pays exportateurs comme la Chine ou l’Allemagne ne veulent pas mais la tendance ne peut être ignorée.

Dans le même temps, il faut savoir que le commerce international est âprement défendu par les multinationales car ce sont elles qui font l’essentiel des échanges mondiaux, le plus souvent entre leurs propres filiales. Ces échanges intra-transnationales ne sont pas uniquement fondés sur les arbitrages compétitifs en matière de coût du travail. Ils servent aussi à «optimiser» les bénéfices en privilégiant les filiales installées dans les pays les plus accueillants sur le plan fiscal. Que vienne à s’étendre une fièvre protectionniste et c’est tout le mécanisme de ces transferts qui sera grippé.

Et l’Algérie ?

On peut se demander, à l’aune de cette problématique, ce que l’Algérie aurait à gagner d’une adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Bien sûr, ce serait une forme de reconnaissance internationale, le signe que le pays fait bel et bien partie de la communauté internationale et que le temps où il était mis au piquet est révolu. De même, il s’agit d’un préalable pour attirer d’éventuels investisseurs étrangers désireux d’installer des activités exportatrices en Algérie.

Pour autant, il faudrait d’abord prouver que cette adhésion ne va pas finir par achever ce qui reste de l’industrie algérienne. Il est, en effet, une loi simple qui veut que toute activité économique a besoin de protection pour se développer avant d’être brutalement confortée à la concurrence internationale. Une loi qu’il est nécessaire de se remémorer de temps à autre.

Source Le Quotidien d’Oran Akram Belkaid,

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 08:11

Algérie - Défection d'un groupe de danseurs du Ballet national au Canada

La ballet national lors d'une de ses représentations

 

 

 

La défection d'un groupe de danseurs du Ballet national au Canada doit plonger dans le ravissement tous les contempteurs de cette forme d'expression artistique. La danse est vouée aux gémonies par tous les bigots du monde et en particulier par notre version locale de la tartufferie, enfermée dans un conservatisme du plus sinistre aloi.

Mais, à part ceux pour qui la tristesse et l'observance d'un code moral ossifié tiennent lieu de mode de vie, le départ d'artistes est une perte sévère pour la nation et ses capacités de création. Un pays dont les acteurs culturels, peu nombreux, ont tendance à l'exil se prive non seulement d'artistes mais surtout d'une dimension bien plus importante qu'on ne le croit. Les pays avancés économiquement sont aussi - et ce n'est pas un hasard - ceux qui connaissent la vie culturelle la plus dynamique.

Ce qui retient l'attention dans cette affaire de fuite à la fin d'une tournée canadienne est que ces chorégraphes de la «harga» sont des salariés - des « privilégiés» par rapport à la majorité des jeunes - dotés d'un ordre de mission en bonne et due forme. Les motivations de ces fuyards ne sont donc pas d'ordre économique, et on discerne mal d'éventuels soubassements politiques d'une décision lourde de conséquences.

En plongeant dans l'inconnu, ces gens prennent tous les risques. Au-delà des répercussions immédiates sur leur statut et leurs relations familiales, ils ont opté pour un parcours aventureux dans un environnement qu'ils ne connaissent pas, sans autre repère que leur volonté de fuir leur réalité de naissance. A moins d'être particulièrement doués, ils auront du mal à trouver des situations analogues dans des corps de ballet où la concurrence est très rude.

Pourquoi ces jeunes, plutôt avantagés, ont-ils fait ce choix ? Probablement parce qu'il est difficile d'être jeune en Algérie. Et parce qu'il est au moins aussi difficile d'être artiste ou de choisir une carrière artistique dans notre pays. La priorité donnée aux investissements infrastructurels, censés stimuler l'activité générale, est sans aucun impact pour des jeunes dont la vie consiste à tourner littéralement en rond dans des villes et des villages qui suintent l'ennui. Peu de lieux ou d'espaces sont réservés aux loisirs et à l'expression artistique. Peu de manifestations, hormis quelques concerts, à destination d'une jeunesse sommée de se conformer aux usages de ses aînés.

Au spectacle de ces jeunes qui se morfondent, revient en mémoire « les ancêtres redoublent de férocité» de Kateb Yacine. Etouffés par une société largement marquée par les archaïsmes, les jeunes se tournant vers l'Etat n'y rencontrent qu'un mur d'indifférence cynique. Ils sont bloqués dans le carrefour sans perspective de la morosité et du désenchantement.

La «harga» de ces membres du Ballet national n'est sans doute pas le fruit d'un coup de tête. « L'ailleurs » mythifié est préférable à une réalité écrasée par les contingences. La question n'est pas de juger ou de sanctionner ces harraga du pas glissé et de l'entrechat. Quand, dans un sondage sommaire, on constate qu'ils sont approuvés par l'écrasante majorité des jeunes, la sanction ou le jugement moral sont dérisoires.

La seule question pertinente est celle de savoir que faire et comment faire pour que l'envie de partir, partagée par toutes les catégories sociales, soit contenue à un niveau raisonnable ?

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:53

Economie - Un choc énergétique d’ici fin 2011

petrole et gaz

 

 

" La croissance économique est amorphe dans les pays développés et a de grandes chances de le demeurer pour de nombreuses années à venir. L'immobilier ? Il suffit de regarder en Espagne ou aux Etats-Unis pour comprendre que les folles années de bétonnage tous azimuts appartiennent au passé. Et même les Américains se mettent à acheter des petites japonaises économiques (voitures). Il faudra un temps pour que les banques recommencent à financer l'économie et que la confiance refasse son apparition. “Bien sûr, les pays émergents ont besoin de plus en plus d'hydrocarbures, mais leur consommation globale n'a pas encore le même impact sur les prix du brut que celle des pays dits développés”, estiment les experts en la matière. Les pays membres de l'OPEP voient leurs réserves de change diminuer au fur et à mesure que le dollar perd de sa valeur. Le constat est simple indique-t-on : le prix réel du baril est inférieur d'une vingtaine de dollars au prix officiel. Ce qui signifie une baisse  du pouvoir d'achat pour chaque dollar gagné en vendant du brut. Les pays de l'OPEP n'ont pas tous les mêmes intérêts, car ils n'ont pas tous les mêmes coûts de production. L'Arabie saoudite peut probablement vivre avec un baril à 50 dollars puisqu'on estime que produire un baril dans ses gisements géants revient à moins de 20 dollars. Mais ce n'est pas le cas de certains de ses concurrents comme le Venezuela, qui possède beaucoup de pétrole lourd bien plus cher à produire. A Vienne, le ministre koweïtien du pétrole a, par exemple, estimé qu'un baril compris entre 70 et 85 dollars est " confortable " tandis que son collègue algérien juge que 90 et 100 dollars est " raisonnable ".   "  Jusqu'à maintenant, le prix considéré comme idéal se situait entre 60 et 80 dollars ; maintenant, les pays de l'OPEP commencent à parler de 80 et 100 dollars ", explique Sean Brodick, analyste spécialisé dans les ressources naturelles de Weiss Research, cité par Bloomberg. Pour atteindre un cours plus élevé proche de 100 dollars, les pays de l'OPEP n'ont qu'à fermer un peu le robinet. Ou plus simplement le laisser ouvert l'an prochain comme il l'est actuellement. En 2011, le monde devrait consommer 88 millions de barils par jour, contre 87 millions cette année, selon les chiffres des l'Agence internationale de l'énergie, publiés le 12 octobre. Pour contrebalancer cette augmentation de la demande, les pays de l'OPEP devront produire 100 000 barils par jour que prévu en 2010. A Vienne, les pays de l'OPEP ont décidé de ne pas augmenter leur production. Ils pourraient très bien être sen de même l'an prochain. Et les cours pourraient s'envoler, naturellement et sans effort. " L'OPEP, a la main sur la poignée du robinet, ne l'oublions pas ". Un autre analyste souligne à ce sujet, qu'il suffit de regarder les courbes à long terme pour se rendre compte de la sous-évaluation actuelle du prix du baril. La comparaison de la hausse du prix du pétrole depuis 2003 à celle des années 1970 démontre que son prix peut encore au moins doubler. En se basant sur des dollars constants de 2010, on observe que le cours du pétrole est resté d'une stabilité exemplaire, aux alentours de 20 dollars le baril, entre les années 50 et le premier choc pétrolier. Le second choc pétrolier fit grimper le prix à presque 105 dollars le baril, représentant une multiplication des prix par 5. La moyenne des prix de la fin des années 80 jusqu'au début des années 2000 se situe aux alentours de 30 à 40 dollars le baril.  " Le pic que nous avons connu en 2008 à 125 dollars le baril, toujours en dollars de 2010, ne représente donc qu'une multiplication des prix par 3 ! La réserve de croissance du prix du pétrole semble avoir encore de beaux jours devant elle, sachant que de nombreux fondamentaux soutiennent cette tendance.  " Plus de 50 % des ressources naturelles non renouvelables ont été épuisées en moins d'un siècle. Nous sommes progressivement devenus totalement dépendants du pétrole. Dans le même temps, la population mondiale a triplé, passant de 2 milliards en 1927, à 7 milliards d'ici à l'an prochain”. Les transports restent l'activité la plus gourmande en pétrole. Sur 85 millions de barils consommés par jour dans le monde, 55 millions sont destinés au transport routier, et seulement 10 millions pour les transports aérien et maritime. Les progrès technologiques et les nouvelles énergies peuvent être un appui, mais les échéances restent incertaines, tant sur l'avancement des innovations que sur l'épuisement définitifs des ressources non renouvelables. Aujourd'hui, aucune alternative satisfaisante ne peut se substituer au pétrole ".que de 6 milliards de barils par an. Aujourd'hui, les nouvelles découvertes ne sont plus que de 4 milliards de barils par an et la consommation atteint 30 milliards de barils par an. Côté demande ; la croissance phénoménale de la consommation de pétrole par la Chine était sous-évaluée. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait très largement sous-estimé ses prévisions. L'empire du milieu a consommé 4 fois plus que le chiffre annoncé par l'AIE en 2010. A ce rythme, la Chine dépassera la consommation des Etats-Unis dans cette décennie. Conscients des problèmes 'approvisionnement qui pourraient nuire à leur croissance future, les Chinois sont en train d'acheter au maximum de réserves de pétrole à travers le monde. Désormais, ce sont l'Inde et la Chine, représentant 37 % de la population mondiale qui donneront le ton et feront pression sur l'avenir énergétique global. Les pays de l'OPEP et les anciennes républiques soviétiques contrôlent actuellement près de 88 % des réserves pétrolières mondiales et 60 % de la production de pétrole dans le monde. Dans le reste du monde, les gisements ont atteints leur pic de production dans les années 2000/2003, période durant laquelle le prix du baril a atteint sont point bas. Et depuis 2005, les exportations nettes de pétrole ne font que décliner. Pourquoi Cette baisse des exportations ? " Tout simplement à cause d'un arbitrage dans les pays émergents et exportateurs de pétrole qui préfèrent conserver leur pétrole pour leur consommation domestique et ainsi assurer leur croissance et leur indépendance énergétique. Selon les estimations, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït sont de moins en moins en mesure d'accroître temporairement leur production pour faire face à une hausse de la demande. Sachant que les pays développés importent en général plus de 95 % de leur pétrole, cette dépendance laisse la place à une augmentation des prix qu'ils ne pourront que subir…  " En prenant l'évolution des prix sur les 20 dernières années, on remarque que depuis l'envolée des cours débutée en 2003, le pétrole n'a jamais retrouvé ses niveaux de prix antérieurs (années 70). Nous pensons que le prix du pétrole restera sur ces niveaux élevés et qu'un mouvement de hausse vers les 100 dollars est imminent. Compte-tenu des hausses qu'ont connues les autres matières premières, l'appréciation du prix du pétrole semble inévitable ". L'appréciation des cours du brut profitera à coup sur à l'ensemble du secteur. Dans ce domaine, afin de capter les hausses et répartir les risques, une exposition diversifiée reste à la meilleure solution. En fonction de la conjoncture et en ajustant les pondérations, une bonne exposition au secteur pourra être composée de commodites purs (via des tracker sur le pétrole, des ETFs…) et de titres (sociétés pétrolières et parapétrolières).

Source Le Maghreb Ahmed Saber

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:40

Dossier Djezzy - Algérie - Orascom n'attendra pas le deuxième trimestre de 2011 pour lancer une procédure d'arbitrage

djezzy-copie-1

 

Orascom Telecom Holding pourrait lancer la procédure d'arbitrage international à l'encontre de l'Algérie dans le dossier Djezzy avant le deuxième trimestre 2011. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui le PDG d'OTH Khaled Bichara à l'occasion d'une conférence à Barcelone. « Au second trimestre, si nous n'avons pas résolu cette affaire, je pense que nous serons déjà dans une procédure d'arbitrage. Je ne crois pas que nous attendrons aussi longtemps », a-t-il affirmé, selon l'agence Bloomberg.

Il a rappelé que pour OTH cette procédure d'arbitrage ne sera utilisée qu'en dernier recours, si les négociations avec l'Algérie restent bloquées. A ce stade, le groupe attend que l'Algérie désigne le 24 novembre prochain le cabinet d'affaires qui doit l'assister dans l'opération de rachat de Djezzy. Khaled Bichara a précisé que dans l'état actuel des choses, le projet de fusion de la maison mère d'OTH, Weather investments, avec le groupe russe Vimpelcom a « 50% de chances d'aboutir ».

Source TSA Hakim Harous

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:31

Plus de 8000 entreprises d’importation en cessation d’activité

port alger commerce

 

Depuis octobre 2008, date de la mise en application de la carte magnétique à présenter obligatoirement pour toute opération liée aux activités d’import-export, plus de 8000 entreprises algériennes ont cessé leur activité. Ce chiffre représente près d’un tiers du total des entreprises d’importation recensées à la fin 2008. Elles se sont retrouvées dans l'incapacité de se soumettre à la nouvelle règlementation, a-t-on appris de sources proches du ministère des Finances. Ces entreprises activaient majoritairement avec de faux registres de commerce.

Selon les mêmes sources, l’Algérie comptait 25.502 entreprises d’import-export au 31 décembre 2008. Sur ce nombre, 7.656 activent dans 15 wilayas de l’Est du pays principalement à Sétif, Constantine Oum El Bouaghi et Batna. C’est dans ces mêmes wilayas que les cessations d’activité -sans radiation du registre du commerce- ont été les plus nombreuses.

Les nouvelles dispositions qui seront annoncées, notamment celles portant sur le renouvellement tous les deux ans du registre de commerce, devraient entraîner la disparition de centaines d’autres RC, estiment les mêmes sources.

Source TSA Samir Rahim

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:21

Algérie - L’industrie nationale en mal d’efficience

industrie algerienne

 

L’industrie peine à décoller et ne participe qu’à hauteur de 5% dans le produit national brut. Une situation expliquée par le ministre de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, par le fait que le tissu industriel public n’exploite que 40 % de ses potentialités de production.

Les pouvoirs publics entendent, dans ce sens, lancer un programme d’envergure destiné à réhabiliter le patrimoine industriel national lequel compte 400 entreprises publiques qui emploient 120 000 travailleurs.

Néanmoins, mise à niveau ou pas, l’industrie nationale pâtit d’handicaps sérieux, ayant trait notamment aux ruptures d’approvisionnement répétitives et aux personnels manquant de compétence de façon flagrante.

C’est ainsi que la dernière enquête de l’Office national des statistiques ayant touché un échantillon de chefs d’entreprises publiques et privées fait ressortir toute la difficulté que ces derniers ont à recruter.

Dans son rapport, l’ONS précise que près de 83% des industriels publics et 82% des privés jugent qu’en embauchant du personnel supplémentaire, les entreprises ne vont pas produire davantage. Aussi, près de 10% des chefs d’entreprises du public et 20% de ceux du privé déclarent, d’autre part, trouver des difficultés à recruter surtout le personnel d’encadrement et de maîtrise.

Quelque 27% des patrons publics et près de 30% des privés jugent que le niveau de qualification du personnel « est insuffisant », selon l’enquête de l’ONS. Les difficultés des patrons ne s’arrêtent pas là, d’autant plus que les nouvelles mesures encadrant le commerce extérieur ont eu un impact certain pour leur approvisionnement en matières premières.

C’est ainsi que le rapport de l’enquête de l’Office, qui a touché 740 entreprises dont 340 publiques et 400 privées, précise que le niveau d’approvisionnement en matières premières reste inférieur aux besoins exprimés, selon 50% des industriels publics et près de 22% de ceux du privé.

En conséquence, près de 53% du potentiel de production du secteur public et 23% de celui du privé ont enregistré des ruptures de stocks ayant causé des arrêts de travail de plus de 30 jours à près de 28% des entreprises publiques, et à plus de 37 jours pour celles du privé.

De fait l’enquête, qui porte sur le type et le rythme de l’activité industrielle et non pas sur la production, révèle que plus de 51% du potentiel de production du secteur public et plus de 40% de celui du privé ont utilisé leurs capacités de production à moins de 75%.

Sur un autre plan, près de 47% du potentiel de production du secteur public et près de 27% du privé ont enregistré des pannes d’électricité, ayant provoqué des arrêts de travail inférieurs à 6 jours pour la majorité des entreprises concernées des deux secteurs.

Les prix de vente ont connu une hausse, selon le secteur privé et sont restés relativement stables, selon le secteur public. La demande en produits fabriqués a aussi augmenté au cours du 1er semestre 2010 pour les deux secteurs. Plus de 86% des chefs d’entreprises privées et plus de 56% de ceux du public ont déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues, précise l’enquête.

En outre, la majorité des chefs d’entreprises des deux secteurs déclare avoir des stocks de produits fabriqués, situation jugée « normale » par près de la totalité des entrepreneurs publics et par près de 62% de ceux du privé.

Quant aux effectifs, ils continuent de chuter en raison des départs en retraite non remplacés, selon les représentants du secteur public. En revanche, ils continuent d’augmenter suite à l’installation de nouvelles capacités, à la hausse du volume des commandes et l’amélioration des conditions de production, selon les représentants du privé.

Pour le deuxième trimestre 2010, la trésorerie des entreprises est jugée « bonne », selon 44% des chefs d’entreprises du public, et « normale » selon plus de 70% de ceux du privé. En 2009, près de 59% des représentants du secteur public et 91% de ceux du secteur privé ont déclaré avoir réalisé des bénéfices, note l’enquête.

Par ailleurs, « l’allongement des délais de recouvrement des créances, les charges élevées, le remboursement des emprunts continuent d’influer sur la situation de la trésorerie des entreprises », avertit l’enquête. Selon la même enquête, plus de 58% du potentiel de production du secteur public et plus de 30% de celui du privé ont eu recours à des crédits bancaires, et près de 46% des chefs d’entreprises du public et près de 11% de ceux du privé ont trouvé « des difficultés à les contracter ».

Par ailleurs, l’enquête précise que 62% du potentiel de la production du secteur public et près de 35% de celui du privé ont connu des pannes d’équipements, dues essentiellement à la vétusté et au manque de maintenance. Ces pannes, signale la même source, ont occasionné des arrêts de travail de plus de 6 jours pour plus de 76% des entreprises publiques interrogées au cours de cette enquête de l’ONS, et pour plus de 30 jours pour près de 41% des entreprises privées

Près de 72% des représentants du public et 63% de ceux du privé déclarent pouvoir produire davantage en renouvelant l’équipement et sans embauche supplémentaire du personnel, et seulement 15% du public et 11% du privé affirment pouvoir produire davantage seulement « en réorganisant le processus de production sans renouvellement ni extension ».

Côté prévisions, les chefs d’entreprises des deux secteurs prédisent de bonnes perspectives de la production, de la demande et des prix de vente. Toutefois, les industriels du secteur public prévoient une baisse des effectifs contrairement à ceux du privé qui misent sur une augmentation, selon l’enquête.

Source Le Maghreb Samira G.

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:08

Algérie – 20 novembre 2010 – Des nouvelles d’Hadjout ( ex Marengo)

Centre ville de Hadjout ex Marengo (Monument)

 Tipasa - Cité 90 logements F1 à Hadjout : Les habitants souffrent de promiscuité

«Cela fait presque 10 ans que nous habitons dans un F1 que nous partageons à six. Au fur et à mesure que les années passent, les problèmes de notre quotidien deviennent de plus en plus étouffants et insupportables. Entre les maladies, la promiscuité et la peur du lendemain, nos rêves piétinent. Sincèrement, j’ai pratiquement perdu tout espoir d’être délivré un jour de ce malaise», regrette un des locataires. La colère et le dépit de ce dernier, se lisent aussi sur les visages des autres habitants de la cité. «Ce n’est pas normal, j’ai 17 ans et je suis obligé de partager avec mes parents, mes sœurs ainsi que mon frère la chambre qui fait office de notre appartement pour dormir la nuit», lance Mohamed un jeune lycéen.

En effet, une fois à l’intérieur de l’un des 90 studios, ce qui frappe l’esprit du visiteur est la promiscuité des lieux. Dès que la porte s’ouvre on entre directement dans une petite pièce qui fait office, le jour, d’une salle de séjour et la nuit se transforme en une chambre à coucher pour tous les membres de la famille. «La salle de séjour n’a de vrai que le nom, car cela fait un lustre que je n’ai pas eu le bonheur de recevoir des invités. Même mes parents ne viennent pas chez moi, pour la simple raison que je n’ai même pas d’espace à leur offrir», se désole un des résidants. Avant que son voisin lui emboîte le pas : «dès qu’on déploie les matelas la nuit on ne peut plus ouvrir la porte, car le moindre centimètre carré du studio est couvert de linge». Avec le temps, les locataires des 90 appartements F1 de Hadjout ont su s’adapter et se résigner aux lois dures imposées par la promiscuité.

Pratiquement, ils ont tous procédé à des réaménagements et des modifications intérieurs. La cuisine a été tout bonnement supprimée et l’espace transformé en une «chambre à coucher». Le petit espace douche, une fois débarrassé de sa robinetterie, a cédé ses 5 M2 pour les ustensiles de cuisine. Et ce n’est pas tout !  Tous les meubles et l’électroménager sont de petit format. «Malheureusement en plus de la promiscuité on doit faire face à d’autres problèmes. En effet, outre le fait que nos appartements ne sont pas branchés au réseau du gaz de ville, ce qui nous oblige à s’approvisionner en bonbonne de gaz, un bon nombre d’habitants souffrent de maladies chroniques à cause de l’humidité. Il n’est pas rare également de trouver parmi nous des personnes qui sont sujets à des troubles psychiques à cause de notre situation», fera savoir Ahmed un locataire. Et pourtant, depuis leur recasement provisoire dans cette cité, ils ont frappé sur toutes les portes pour raconter leur chagrin collectif.

«On a sollicité toutes les autorités pour reconsidérer notre cas. Mais aucun écho favorable ne nous est parvenu à ce jour. On a même sollicité récemment le président de la République, car nos espoirs sont entièrement fondés sur son sens d’équité et de justice, d’autant plus qu’il a pris la décision d’éradiquer ce genre d’habitation inhospitalière», confie l’un d’eux.

En attendant de jours meilleurs, les habitants de la cité 90 logements F1de Hadjout sont résignés à prendre leur mal en patience, tout en pensant qu’un jour proche la vie dans un petit studio ne sera qu’un lointain souvenir.

Hadjout : Une bande de malfrats devant le juge

Une bande de malfrats, spécialisée dans les agressions et le vol de magasins sera traduite devant les juges du tribunal de Hadjout cette semaine. Les éléments de ce groupe ont été mis, lundi dernier, sous mandat de dépôt par le procureur de la république. Ils seront jugés pour vol avec préméditation. L’arrestation de ces derniers, au nombre de quatre, remonte à la nuit du 13 novembre dernier. En effet, ils étaient pris en flagrant délit au vol du marché communal par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Hadjout. Selon des informations locales, en les interpellant, les policiers les ont surpris en possession, d’armes blanches (couteaux…) ainsi que d’un arsenal qu’on utilise pour forcer les portes des magasins. Après leur interpellation, les quatre suspects ont avoué au cours de l’enquête leurs méfaits précédents, tout en révélant la destination où ils écoulèrent leur butin de vol, en l’occurrence dans les wilayas de Blida et de Ain Defla.

Source Horizons Amirouche Lebbal

Le Pèlerin

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