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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 08:11

Algérie - Défection d'un groupe de danseurs du Ballet national au Canada

La ballet national lors d'une de ses représentations

 

 

 

La défection d'un groupe de danseurs du Ballet national au Canada doit plonger dans le ravissement tous les contempteurs de cette forme d'expression artistique. La danse est vouée aux gémonies par tous les bigots du monde et en particulier par notre version locale de la tartufferie, enfermée dans un conservatisme du plus sinistre aloi.

Mais, à part ceux pour qui la tristesse et l'observance d'un code moral ossifié tiennent lieu de mode de vie, le départ d'artistes est une perte sévère pour la nation et ses capacités de création. Un pays dont les acteurs culturels, peu nombreux, ont tendance à l'exil se prive non seulement d'artistes mais surtout d'une dimension bien plus importante qu'on ne le croit. Les pays avancés économiquement sont aussi - et ce n'est pas un hasard - ceux qui connaissent la vie culturelle la plus dynamique.

Ce qui retient l'attention dans cette affaire de fuite à la fin d'une tournée canadienne est que ces chorégraphes de la «harga» sont des salariés - des « privilégiés» par rapport à la majorité des jeunes - dotés d'un ordre de mission en bonne et due forme. Les motivations de ces fuyards ne sont donc pas d'ordre économique, et on discerne mal d'éventuels soubassements politiques d'une décision lourde de conséquences.

En plongeant dans l'inconnu, ces gens prennent tous les risques. Au-delà des répercussions immédiates sur leur statut et leurs relations familiales, ils ont opté pour un parcours aventureux dans un environnement qu'ils ne connaissent pas, sans autre repère que leur volonté de fuir leur réalité de naissance. A moins d'être particulièrement doués, ils auront du mal à trouver des situations analogues dans des corps de ballet où la concurrence est très rude.

Pourquoi ces jeunes, plutôt avantagés, ont-ils fait ce choix ? Probablement parce qu'il est difficile d'être jeune en Algérie. Et parce qu'il est au moins aussi difficile d'être artiste ou de choisir une carrière artistique dans notre pays. La priorité donnée aux investissements infrastructurels, censés stimuler l'activité générale, est sans aucun impact pour des jeunes dont la vie consiste à tourner littéralement en rond dans des villes et des villages qui suintent l'ennui. Peu de lieux ou d'espaces sont réservés aux loisirs et à l'expression artistique. Peu de manifestations, hormis quelques concerts, à destination d'une jeunesse sommée de se conformer aux usages de ses aînés.

Au spectacle de ces jeunes qui se morfondent, revient en mémoire « les ancêtres redoublent de férocité» de Kateb Yacine. Etouffés par une société largement marquée par les archaïsmes, les jeunes se tournant vers l'Etat n'y rencontrent qu'un mur d'indifférence cynique. Ils sont bloqués dans le carrefour sans perspective de la morosité et du désenchantement.

La «harga» de ces membres du Ballet national n'est sans doute pas le fruit d'un coup de tête. « L'ailleurs » mythifié est préférable à une réalité écrasée par les contingences. La question n'est pas de juger ou de sanctionner ces harraga du pas glissé et de l'entrechat. Quand, dans un sondage sommaire, on constate qu'ils sont approuvés par l'écrasante majorité des jeunes, la sanction ou le jugement moral sont dérisoires.

La seule question pertinente est celle de savoir que faire et comment faire pour que l'envie de partir, partagée par toutes les catégories sociales, soit contenue à un niveau raisonnable ?

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:53

Economie - Un choc énergétique d’ici fin 2011

petrole et gaz

 

 

" La croissance économique est amorphe dans les pays développés et a de grandes chances de le demeurer pour de nombreuses années à venir. L'immobilier ? Il suffit de regarder en Espagne ou aux Etats-Unis pour comprendre que les folles années de bétonnage tous azimuts appartiennent au passé. Et même les Américains se mettent à acheter des petites japonaises économiques (voitures). Il faudra un temps pour que les banques recommencent à financer l'économie et que la confiance refasse son apparition. “Bien sûr, les pays émergents ont besoin de plus en plus d'hydrocarbures, mais leur consommation globale n'a pas encore le même impact sur les prix du brut que celle des pays dits développés”, estiment les experts en la matière. Les pays membres de l'OPEP voient leurs réserves de change diminuer au fur et à mesure que le dollar perd de sa valeur. Le constat est simple indique-t-on : le prix réel du baril est inférieur d'une vingtaine de dollars au prix officiel. Ce qui signifie une baisse  du pouvoir d'achat pour chaque dollar gagné en vendant du brut. Les pays de l'OPEP n'ont pas tous les mêmes intérêts, car ils n'ont pas tous les mêmes coûts de production. L'Arabie saoudite peut probablement vivre avec un baril à 50 dollars puisqu'on estime que produire un baril dans ses gisements géants revient à moins de 20 dollars. Mais ce n'est pas le cas de certains de ses concurrents comme le Venezuela, qui possède beaucoup de pétrole lourd bien plus cher à produire. A Vienne, le ministre koweïtien du pétrole a, par exemple, estimé qu'un baril compris entre 70 et 85 dollars est " confortable " tandis que son collègue algérien juge que 90 et 100 dollars est " raisonnable ".   "  Jusqu'à maintenant, le prix considéré comme idéal se situait entre 60 et 80 dollars ; maintenant, les pays de l'OPEP commencent à parler de 80 et 100 dollars ", explique Sean Brodick, analyste spécialisé dans les ressources naturelles de Weiss Research, cité par Bloomberg. Pour atteindre un cours plus élevé proche de 100 dollars, les pays de l'OPEP n'ont qu'à fermer un peu le robinet. Ou plus simplement le laisser ouvert l'an prochain comme il l'est actuellement. En 2011, le monde devrait consommer 88 millions de barils par jour, contre 87 millions cette année, selon les chiffres des l'Agence internationale de l'énergie, publiés le 12 octobre. Pour contrebalancer cette augmentation de la demande, les pays de l'OPEP devront produire 100 000 barils par jour que prévu en 2010. A Vienne, les pays de l'OPEP ont décidé de ne pas augmenter leur production. Ils pourraient très bien être sen de même l'an prochain. Et les cours pourraient s'envoler, naturellement et sans effort. " L'OPEP, a la main sur la poignée du robinet, ne l'oublions pas ". Un autre analyste souligne à ce sujet, qu'il suffit de regarder les courbes à long terme pour se rendre compte de la sous-évaluation actuelle du prix du baril. La comparaison de la hausse du prix du pétrole depuis 2003 à celle des années 1970 démontre que son prix peut encore au moins doubler. En se basant sur des dollars constants de 2010, on observe que le cours du pétrole est resté d'une stabilité exemplaire, aux alentours de 20 dollars le baril, entre les années 50 et le premier choc pétrolier. Le second choc pétrolier fit grimper le prix à presque 105 dollars le baril, représentant une multiplication des prix par 5. La moyenne des prix de la fin des années 80 jusqu'au début des années 2000 se situe aux alentours de 30 à 40 dollars le baril.  " Le pic que nous avons connu en 2008 à 125 dollars le baril, toujours en dollars de 2010, ne représente donc qu'une multiplication des prix par 3 ! La réserve de croissance du prix du pétrole semble avoir encore de beaux jours devant elle, sachant que de nombreux fondamentaux soutiennent cette tendance.  " Plus de 50 % des ressources naturelles non renouvelables ont été épuisées en moins d'un siècle. Nous sommes progressivement devenus totalement dépendants du pétrole. Dans le même temps, la population mondiale a triplé, passant de 2 milliards en 1927, à 7 milliards d'ici à l'an prochain”. Les transports restent l'activité la plus gourmande en pétrole. Sur 85 millions de barils consommés par jour dans le monde, 55 millions sont destinés au transport routier, et seulement 10 millions pour les transports aérien et maritime. Les progrès technologiques et les nouvelles énergies peuvent être un appui, mais les échéances restent incertaines, tant sur l'avancement des innovations que sur l'épuisement définitifs des ressources non renouvelables. Aujourd'hui, aucune alternative satisfaisante ne peut se substituer au pétrole ".que de 6 milliards de barils par an. Aujourd'hui, les nouvelles découvertes ne sont plus que de 4 milliards de barils par an et la consommation atteint 30 milliards de barils par an. Côté demande ; la croissance phénoménale de la consommation de pétrole par la Chine était sous-évaluée. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) avait très largement sous-estimé ses prévisions. L'empire du milieu a consommé 4 fois plus que le chiffre annoncé par l'AIE en 2010. A ce rythme, la Chine dépassera la consommation des Etats-Unis dans cette décennie. Conscients des problèmes 'approvisionnement qui pourraient nuire à leur croissance future, les Chinois sont en train d'acheter au maximum de réserves de pétrole à travers le monde. Désormais, ce sont l'Inde et la Chine, représentant 37 % de la population mondiale qui donneront le ton et feront pression sur l'avenir énergétique global. Les pays de l'OPEP et les anciennes républiques soviétiques contrôlent actuellement près de 88 % des réserves pétrolières mondiales et 60 % de la production de pétrole dans le monde. Dans le reste du monde, les gisements ont atteints leur pic de production dans les années 2000/2003, période durant laquelle le prix du baril a atteint sont point bas. Et depuis 2005, les exportations nettes de pétrole ne font que décliner. Pourquoi Cette baisse des exportations ? " Tout simplement à cause d'un arbitrage dans les pays émergents et exportateurs de pétrole qui préfèrent conserver leur pétrole pour leur consommation domestique et ainsi assurer leur croissance et leur indépendance énergétique. Selon les estimations, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït sont de moins en moins en mesure d'accroître temporairement leur production pour faire face à une hausse de la demande. Sachant que les pays développés importent en général plus de 95 % de leur pétrole, cette dépendance laisse la place à une augmentation des prix qu'ils ne pourront que subir…  " En prenant l'évolution des prix sur les 20 dernières années, on remarque que depuis l'envolée des cours débutée en 2003, le pétrole n'a jamais retrouvé ses niveaux de prix antérieurs (années 70). Nous pensons que le prix du pétrole restera sur ces niveaux élevés et qu'un mouvement de hausse vers les 100 dollars est imminent. Compte-tenu des hausses qu'ont connues les autres matières premières, l'appréciation du prix du pétrole semble inévitable ". L'appréciation des cours du brut profitera à coup sur à l'ensemble du secteur. Dans ce domaine, afin de capter les hausses et répartir les risques, une exposition diversifiée reste à la meilleure solution. En fonction de la conjoncture et en ajustant les pondérations, une bonne exposition au secteur pourra être composée de commodites purs (via des tracker sur le pétrole, des ETFs…) et de titres (sociétés pétrolières et parapétrolières).

Source Le Maghreb Ahmed Saber

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:40

Dossier Djezzy - Algérie - Orascom n'attendra pas le deuxième trimestre de 2011 pour lancer une procédure d'arbitrage

djezzy-copie-1

 

Orascom Telecom Holding pourrait lancer la procédure d'arbitrage international à l'encontre de l'Algérie dans le dossier Djezzy avant le deuxième trimestre 2011. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui le PDG d'OTH Khaled Bichara à l'occasion d'une conférence à Barcelone. « Au second trimestre, si nous n'avons pas résolu cette affaire, je pense que nous serons déjà dans une procédure d'arbitrage. Je ne crois pas que nous attendrons aussi longtemps », a-t-il affirmé, selon l'agence Bloomberg.

Il a rappelé que pour OTH cette procédure d'arbitrage ne sera utilisée qu'en dernier recours, si les négociations avec l'Algérie restent bloquées. A ce stade, le groupe attend que l'Algérie désigne le 24 novembre prochain le cabinet d'affaires qui doit l'assister dans l'opération de rachat de Djezzy. Khaled Bichara a précisé que dans l'état actuel des choses, le projet de fusion de la maison mère d'OTH, Weather investments, avec le groupe russe Vimpelcom a « 50% de chances d'aboutir ».

Source TSA Hakim Harous

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:31

Plus de 8000 entreprises d’importation en cessation d’activité

port alger commerce

 

Depuis octobre 2008, date de la mise en application de la carte magnétique à présenter obligatoirement pour toute opération liée aux activités d’import-export, plus de 8000 entreprises algériennes ont cessé leur activité. Ce chiffre représente près d’un tiers du total des entreprises d’importation recensées à la fin 2008. Elles se sont retrouvées dans l'incapacité de se soumettre à la nouvelle règlementation, a-t-on appris de sources proches du ministère des Finances. Ces entreprises activaient majoritairement avec de faux registres de commerce.

Selon les mêmes sources, l’Algérie comptait 25.502 entreprises d’import-export au 31 décembre 2008. Sur ce nombre, 7.656 activent dans 15 wilayas de l’Est du pays principalement à Sétif, Constantine Oum El Bouaghi et Batna. C’est dans ces mêmes wilayas que les cessations d’activité -sans radiation du registre du commerce- ont été les plus nombreuses.

Les nouvelles dispositions qui seront annoncées, notamment celles portant sur le renouvellement tous les deux ans du registre de commerce, devraient entraîner la disparition de centaines d’autres RC, estiment les mêmes sources.

Source TSA Samir Rahim

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:21

Algérie - L’industrie nationale en mal d’efficience

industrie algerienne

 

L’industrie peine à décoller et ne participe qu’à hauteur de 5% dans le produit national brut. Une situation expliquée par le ministre de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, par le fait que le tissu industriel public n’exploite que 40 % de ses potentialités de production.

Les pouvoirs publics entendent, dans ce sens, lancer un programme d’envergure destiné à réhabiliter le patrimoine industriel national lequel compte 400 entreprises publiques qui emploient 120 000 travailleurs.

Néanmoins, mise à niveau ou pas, l’industrie nationale pâtit d’handicaps sérieux, ayant trait notamment aux ruptures d’approvisionnement répétitives et aux personnels manquant de compétence de façon flagrante.

C’est ainsi que la dernière enquête de l’Office national des statistiques ayant touché un échantillon de chefs d’entreprises publiques et privées fait ressortir toute la difficulté que ces derniers ont à recruter.

Dans son rapport, l’ONS précise que près de 83% des industriels publics et 82% des privés jugent qu’en embauchant du personnel supplémentaire, les entreprises ne vont pas produire davantage. Aussi, près de 10% des chefs d’entreprises du public et 20% de ceux du privé déclarent, d’autre part, trouver des difficultés à recruter surtout le personnel d’encadrement et de maîtrise.

Quelque 27% des patrons publics et près de 30% des privés jugent que le niveau de qualification du personnel « est insuffisant », selon l’enquête de l’ONS. Les difficultés des patrons ne s’arrêtent pas là, d’autant plus que les nouvelles mesures encadrant le commerce extérieur ont eu un impact certain pour leur approvisionnement en matières premières.

C’est ainsi que le rapport de l’enquête de l’Office, qui a touché 740 entreprises dont 340 publiques et 400 privées, précise que le niveau d’approvisionnement en matières premières reste inférieur aux besoins exprimés, selon 50% des industriels publics et près de 22% de ceux du privé.

En conséquence, près de 53% du potentiel de production du secteur public et 23% de celui du privé ont enregistré des ruptures de stocks ayant causé des arrêts de travail de plus de 30 jours à près de 28% des entreprises publiques, et à plus de 37 jours pour celles du privé.

De fait l’enquête, qui porte sur le type et le rythme de l’activité industrielle et non pas sur la production, révèle que plus de 51% du potentiel de production du secteur public et plus de 40% de celui du privé ont utilisé leurs capacités de production à moins de 75%.

Sur un autre plan, près de 47% du potentiel de production du secteur public et près de 27% du privé ont enregistré des pannes d’électricité, ayant provoqué des arrêts de travail inférieurs à 6 jours pour la majorité des entreprises concernées des deux secteurs.

Les prix de vente ont connu une hausse, selon le secteur privé et sont restés relativement stables, selon le secteur public. La demande en produits fabriqués a aussi augmenté au cours du 1er semestre 2010 pour les deux secteurs. Plus de 86% des chefs d’entreprises privées et plus de 56% de ceux du public ont déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues, précise l’enquête.

En outre, la majorité des chefs d’entreprises des deux secteurs déclare avoir des stocks de produits fabriqués, situation jugée « normale » par près de la totalité des entrepreneurs publics et par près de 62% de ceux du privé.

Quant aux effectifs, ils continuent de chuter en raison des départs en retraite non remplacés, selon les représentants du secteur public. En revanche, ils continuent d’augmenter suite à l’installation de nouvelles capacités, à la hausse du volume des commandes et l’amélioration des conditions de production, selon les représentants du privé.

Pour le deuxième trimestre 2010, la trésorerie des entreprises est jugée « bonne », selon 44% des chefs d’entreprises du public, et « normale » selon plus de 70% de ceux du privé. En 2009, près de 59% des représentants du secteur public et 91% de ceux du secteur privé ont déclaré avoir réalisé des bénéfices, note l’enquête.

Par ailleurs, « l’allongement des délais de recouvrement des créances, les charges élevées, le remboursement des emprunts continuent d’influer sur la situation de la trésorerie des entreprises », avertit l’enquête. Selon la même enquête, plus de 58% du potentiel de production du secteur public et plus de 30% de celui du privé ont eu recours à des crédits bancaires, et près de 46% des chefs d’entreprises du public et près de 11% de ceux du privé ont trouvé « des difficultés à les contracter ».

Par ailleurs, l’enquête précise que 62% du potentiel de la production du secteur public et près de 35% de celui du privé ont connu des pannes d’équipements, dues essentiellement à la vétusté et au manque de maintenance. Ces pannes, signale la même source, ont occasionné des arrêts de travail de plus de 6 jours pour plus de 76% des entreprises publiques interrogées au cours de cette enquête de l’ONS, et pour plus de 30 jours pour près de 41% des entreprises privées

Près de 72% des représentants du public et 63% de ceux du privé déclarent pouvoir produire davantage en renouvelant l’équipement et sans embauche supplémentaire du personnel, et seulement 15% du public et 11% du privé affirment pouvoir produire davantage seulement « en réorganisant le processus de production sans renouvellement ni extension ».

Côté prévisions, les chefs d’entreprises des deux secteurs prédisent de bonnes perspectives de la production, de la demande et des prix de vente. Toutefois, les industriels du secteur public prévoient une baisse des effectifs contrairement à ceux du privé qui misent sur une augmentation, selon l’enquête.

Source Le Maghreb Samira G.

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:08

Algérie – 20 novembre 2010 – Des nouvelles d’Hadjout ( ex Marengo)

Centre ville de Hadjout ex Marengo (Monument)

 Tipasa - Cité 90 logements F1 à Hadjout : Les habitants souffrent de promiscuité

«Cela fait presque 10 ans que nous habitons dans un F1 que nous partageons à six. Au fur et à mesure que les années passent, les problèmes de notre quotidien deviennent de plus en plus étouffants et insupportables. Entre les maladies, la promiscuité et la peur du lendemain, nos rêves piétinent. Sincèrement, j’ai pratiquement perdu tout espoir d’être délivré un jour de ce malaise», regrette un des locataires. La colère et le dépit de ce dernier, se lisent aussi sur les visages des autres habitants de la cité. «Ce n’est pas normal, j’ai 17 ans et je suis obligé de partager avec mes parents, mes sœurs ainsi que mon frère la chambre qui fait office de notre appartement pour dormir la nuit», lance Mohamed un jeune lycéen.

En effet, une fois à l’intérieur de l’un des 90 studios, ce qui frappe l’esprit du visiteur est la promiscuité des lieux. Dès que la porte s’ouvre on entre directement dans une petite pièce qui fait office, le jour, d’une salle de séjour et la nuit se transforme en une chambre à coucher pour tous les membres de la famille. «La salle de séjour n’a de vrai que le nom, car cela fait un lustre que je n’ai pas eu le bonheur de recevoir des invités. Même mes parents ne viennent pas chez moi, pour la simple raison que je n’ai même pas d’espace à leur offrir», se désole un des résidants. Avant que son voisin lui emboîte le pas : «dès qu’on déploie les matelas la nuit on ne peut plus ouvrir la porte, car le moindre centimètre carré du studio est couvert de linge». Avec le temps, les locataires des 90 appartements F1 de Hadjout ont su s’adapter et se résigner aux lois dures imposées par la promiscuité.

Pratiquement, ils ont tous procédé à des réaménagements et des modifications intérieurs. La cuisine a été tout bonnement supprimée et l’espace transformé en une «chambre à coucher». Le petit espace douche, une fois débarrassé de sa robinetterie, a cédé ses 5 M2 pour les ustensiles de cuisine. Et ce n’est pas tout !  Tous les meubles et l’électroménager sont de petit format. «Malheureusement en plus de la promiscuité on doit faire face à d’autres problèmes. En effet, outre le fait que nos appartements ne sont pas branchés au réseau du gaz de ville, ce qui nous oblige à s’approvisionner en bonbonne de gaz, un bon nombre d’habitants souffrent de maladies chroniques à cause de l’humidité. Il n’est pas rare également de trouver parmi nous des personnes qui sont sujets à des troubles psychiques à cause de notre situation», fera savoir Ahmed un locataire. Et pourtant, depuis leur recasement provisoire dans cette cité, ils ont frappé sur toutes les portes pour raconter leur chagrin collectif.

«On a sollicité toutes les autorités pour reconsidérer notre cas. Mais aucun écho favorable ne nous est parvenu à ce jour. On a même sollicité récemment le président de la République, car nos espoirs sont entièrement fondés sur son sens d’équité et de justice, d’autant plus qu’il a pris la décision d’éradiquer ce genre d’habitation inhospitalière», confie l’un d’eux.

En attendant de jours meilleurs, les habitants de la cité 90 logements F1de Hadjout sont résignés à prendre leur mal en patience, tout en pensant qu’un jour proche la vie dans un petit studio ne sera qu’un lointain souvenir.

Hadjout : Une bande de malfrats devant le juge

Une bande de malfrats, spécialisée dans les agressions et le vol de magasins sera traduite devant les juges du tribunal de Hadjout cette semaine. Les éléments de ce groupe ont été mis, lundi dernier, sous mandat de dépôt par le procureur de la république. Ils seront jugés pour vol avec préméditation. L’arrestation de ces derniers, au nombre de quatre, remonte à la nuit du 13 novembre dernier. En effet, ils étaient pris en flagrant délit au vol du marché communal par les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Hadjout. Selon des informations locales, en les interpellant, les policiers les ont surpris en possession, d’armes blanches (couteaux…) ainsi que d’un arsenal qu’on utilise pour forcer les portes des magasins. Après leur interpellation, les quatre suspects ont avoué au cours de l’enquête leurs méfaits précédents, tout en révélant la destination où ils écoulèrent leur butin de vol, en l’occurrence dans les wilayas de Blida et de Ain Defla.

Source Horizons Amirouche Lebbal

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 06:59

Rapport américain 2010 sur les libertés religieuses : L’Algérie, terre de tolérance

liberte du culte

 

Le département d’Etat américain a, dans son dernier rapport annuel sur la pratique des libertés religieuses, considéré que la situation en Algérie s’était améliorée  en 2010 et que «des changements positifs avaient été enregistrés dans le traitement des minorités religieuses».

Le rapport qui a passé en revue tous les pays a été présenté mercredi à la presse par la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Il note la liberté pour les non-musulmans de pratiquer leur religion dans la mesure où elle est «en harmonie avec l’ordre public, la moralité et le respect des droits et des libertés fondamentales d’autrui», précisant qu’en général, «la société algérienne tolère les étrangers qui pratiquent d’autres religions que l’Islam».

Pour ce qui est des changements positifs constatés, le rapport  souligne le rôle du gouvernement qui accorde une attention accrue aux préoccupations des minorités  dont les groupes chrétiens, et ce dans l’organisation de colloques sur les cultes religieux.

Le document relève la bonne coexistence des groupes religieux

Le département d’Etat américain indique que les ministères algériens des Affaires étrangères et des Affaires religieuses avaient organisé en février dernier à Alger un colloque intitulé «Le culte religieux : un droit garanti par la religion et par la loi», où des représentants des groupes religieux chrétiens et des chefs religieux catholiques et protestants américains et français avaient participé.

Le document qui constate la bonne cœxistence des groupes religieux dans notre pays souligne la fréquentation des offices religieux chrétiens principalement par les membres de la communauté diplomatique et les résidents étrangers venant notamment des pays occidentaux et de l’Afrique subsaharienne.

Autres points importants, les groupes de missionnaires sont autorisés à mener des activités humanitaires à condition qu’ils «ne s’adonnent pas au prosélytisme» alors que la diffusion des services religieux sur les chaînes de radio  et la vente en toute liberté des textes religieux non islamiques tel la Bible et les cassettes vidéo sont assurées. 
De leur côté, les dignitaires chrétiens en Algérie, reconnaît le rapport, ont «de meilleures relations avec le gouvernement », ajoutant que plusieurs dirigeants des églises en Algérie reconnaissent avoir reçu l’aide du ministère algérien des Affaires religieuses pour les procédures de demandes d’enregistrement des groupes religieux non-musulmans en vertu des lois en vigueur.

12 demandes d’accréditation de groupes de différentes confessions enregistrées

A ce titre, la commission algérienne des services religieux non-musulmans, qui est l’entité gouvernementale chargée de réglementer le processus d’inscription de cette catégorie de groupes, a reçu douze (12) demandes d’accréditation de groupes de différentes confessions protestantes.

Enfin, le rapport revient sur la polémique de la conversion en Algérie qui «n’est pas illégale au regard du droit civil» au même titre que l’apostasie qui, elle aussi, «n’est pas une infraction pénale».

Maître Farouk Ksentini : «Les progrès dont parlent les Américains sont une réalité»

Les progrès en matière de respect des pratiques religieuses sont une réalité, selon le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH). Pour Maître Farouk Ksentini, les Américains ont montré à  travers ce nouveau rapport qu’ils ont compris que l’Algérie est «un pays de tolérance» et  dispose d’une «législation claire instituant et respectant toutes les pratiques religieuses». D’ailleurs pour lui, «le peuple algérien lui-même a toujours été tolérant».

La vision américaine, reconnaît encore Me Ksentini, a été lors du  rapport antérieur «obscurcie par des incidents regrettables et maladroits» qui ont eu lieu. Ce n’est que justice que le département d’Etat américain revienne aujourd’hui à une meilleure appréhension de la réalité des libertés religieuses qui peuvent être «non seulement pratiquées sans entrave dans notre pays mais encore prospérer», assure-t-il. Me Ksentini conclut que le rapport américain qui parle de «progrès» ne fait que constater une réalité perceptible de tolérance de tous les jours. Le rapport US intervenait, nonobstant le déroulement du procès des non-jeûneurs qui s’est soldé par une relaxe alors qu’il pouvait être appréhendé comme un exemple de la tendance au non-respect des autres pratiques religieuses en Algérie tel que rapporté par l’opinion publique.

Source Horizons Kaddour D.

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 06:36

Algérie - Civisme et solidarité : Quand Facebook s’en mêle

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Facebook est en train de faire entrer de nouveaux comportements parmi nos jeunes. Ce réseau social où des personnes publient des informations au vu et au su de tous se transforme en une opportunité de rencontre pour ses adeptes.

La preuve, une association qui milite pour la défense de l’environnement, «Nass El-Khir»,  a envoyé récemment via ce réseau un message invitant les facebbookeurs à se rencontrer pour un acte citoyen.

Il s’agit de nettoiement de la plage de la Madrague. Ainsi, 98 jeunes hommes dont l’âge ne dépasse pas la trentaine se sont retrouvés durant toute une journée à débarrasser la plage des détritus de tout genre. Singularité de ce groupe : ses membres ne se connaissaient pas auparavant. Et c’est grâce à facebook qu’ils ont fait connaissance et ont lancé le slogan «Blue day» pour le nettoyage des plages.  Munis de gants et de pelles, ils ont ramassé toutes les ordures qui s’étalaient sur le sable avant de les mettre dans des sachets et les transporter sur le bord de la route pour être collectés par les agents de Netcom.

Le tout dans la bonne humeur. Cette rencontre a été suivie d’une autre appelée «green day» au cours de laquelle ces facebbokeurs ont débarrassé la forêt de Bouchaoui de ces détritus. Autres gestes de bonne volonté : un aller-retour à Laghouat pour nettoyer les espaces verts et la remise à la famille du défunt Djilalli Amarna, l’ancien membre du groupe Raïna Raï, d’un chèque en signe de solidarité. Qui a dit que les jeunes Algériens avaient perdu le sens du civisme et de la solidarité ? Il suffit de leur libérer la voie pour que leur élan juvénile s’exprime dans toute sa splendeur.

Source Horizons Rabéa F

Le Pèlerin

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 11:27

Le blog fait partie toujours du Top des blogs chez Over-blog

nelson-mandela.png

J'ai toujours admiré les adeptes de la Paix

Ci-dessus : Nelson Mandéla

Bonjour mes chers lecteurs

Les lecteurs participent de plus en plus en faisant des commentaires toujours très pertinents

2 000 000 de visiteurs cela fait ces temps ci entre 2500 et 3200 visiteurs chaque jour

Mes lecteurs sont des gens aux propos assez consensuels comme le veut l’esprit du blog, C'est-à-dire

-      Avoir des propos dans l’ensemble assez pertinents…

-      Peu ou pas d’insultes ou de propos véhéments….

-      Du respect pour autrui

Je remercie particulièrement tous ceux qui m’ont fait des commentaires,

Ceux qui m’on proposé des contributions…

Le blog est un lieu d’échange et tous les sujets pertinents sont les bienvenus….

Ce blog axé sur la modernité ne fait pas u pied de nez à l’histoire, car c’est une bonne compréhension de l’histoire qui permet de jeter les ponts sur un avenir prometteur

Un petit bémol toutefois une diminution du nombre d’inscrits à mes articles….

Peut être y a-t-il trop d’articles… ??

Quoi qu’il en soit, cette légère diminution s’est accompagnée dun accroissement significatif du nombre de lecteurs

Allez y chercher y comprendre quelque chose

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mes blogs

Cordialement,

Le Pèlerin

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 07:10

Algérie- Le sachet de lait à 25 DA, c’est bientôt fini

lait en sachet

 

Les premières perturbations sont apparues au Ramadhan. Depuis, rien ne va plus : les chaînes s’allongent devant les supérettes, certains distributeurs organisent eux-mêmes la vente, et la police est obligée d’intervenir pour canaliser les consommateurs. On se croirait revenu au temps du parti unique et des souks el fellah. Que cache cette crise ? Une transition vers un changement profond, car l’Etat a décidé d’en finir avec l’importation de la poudre de lait pour promouvoir le lait cru. Mais les laiteries privées résistent : pour elles, les conditions ne sont pas encore réunies. Résultat : l’Etat leur livre moins de poudre, et elles ne peuvent plus produire. Pour le consommateur, cela conduira forcément, à terme, à la disparition du sachet à 25 DA. El Watan Week-end vous donne les clés pour comprendre pourquoi c’est nous qui faisons les frais de cette guerre Etat/privé.

Pourquoi une pénurie  maintenant ?

Cette année, l’Algérie a connu sa plus grave pénurie en lait. Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer cette situation. En 2009, le prix de la poudre a connu une baisse significative sur les marchés mondiaux. «Grâce à cette baisse, l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) a voulu se faire bien voir de sa tutelle, le ministère de l’Agriculture, et a décidé d’imputer sa bonne performance à sa bonne gestion», analyse un privé du secteur. En conséquence, pour l’année 2010, le ministère de l’Agriculture aurait décidé de diminuer de 10% l’enveloppe financière allouée à l’Onil. Le prix de la poudre étant reparti à la hausse, l’Office n’a plus été capable d’importer la quantité prévue initialement, d’où le recours dernièrement à un nouvel appel d’offres. D’autres griefs sont avancés par les privés, comme les retards dans le dédouanement de la marchandise lorsqu’elle arrive au port. Le nouveau dispositif mis en place par l’Office au niveau de son service de transit, pour sortir la marchandise du port serait aussi, pour certains opérateurs, beaucoup moins performant que par le passé. Toutes ces critiques sont bien sûr démenties par l’Onil, qui accuse certaines laiteries de détourner la poudre pour la fabrication d’autres produits laitiers à forte valeur ajoutée, comme le fromage fondu ou le yaourt. Ce qui n’est pas complètement faux…

Mais à quoi sert l’Onil ?

En 2007, le prix de la poudre de lait s’envole sur les marchés mondiaux pour atteindre 6500 dollars la tonne alors que son prix était de 2300 dollars, quelques jours plus tôt. A cette époque, TradeMilk, filiale des Giplait (groupe public), était chargée d’importer la poudre pour les laiteries publiques, alors que les privés achetaient directement la leur auprès des traders. Cette situation a changé avec la réactivation de l’Onil  par le ministère de l’Agriculture. En 1997, l’Office sort donc de son hibernation et le ministère lui confie l’importation et la répartition de la poudre à toutes les laiteries. C’est l’Onil qui lance les appels d’offres, qui réceptionne et dédouane la marchandise, puis qui l’affecte aux 105 laiteries (88 privés et 15 publiques) au prix de159 DA/kg.  Dernièrement, l’Office a importé 800 tonnes de poudre  entreposées dans un hangar de Oued Smar et déclarées impropres à la consommation. L’Office a décidé de poursuivre en justice les fournisseurs. Le préjudice financier s’élèverait à 240 millions de dinars. Depuis 2007, l’Onil a vu passer trois directeurs généraux.

L’Algérie est-elle dépendante du marché mondial ?

Oui. Cette année l’Algérie va dépasser ses prévisions d’achat pour faire face à la pénurie que connaît le secteur. Elle va importer 130 000 tonnes de poudre alors qu’il était prévu de n’en importer que 121 000 tonnes. L’Algérie achète sa poudre de lait essentiellement sur le marché européen, alors que la poudre américaine est moins chère du fait de la faiblesse du dollar. Mais les frais de transport sont plus élevés. A cela s’ajoute une particularité de la poudre américaine, légèrement brune, alors que la poudre européenne est blanche. Rares sont les pays qui achètent encore de la poudre de lait mais parmi eux, figure la Chine, qui par sa forte demande, pèse sur les cours. Mais l’Algérie aussi… Dès que l’Etat lance un appel d’offres, les cours augmentent en moyenne… de 70 dollars !

Est-ce que la poudre est de bonne qualité ?

Oui, la poudre que l’Onil importe est de bonne qualité. Les odeurs de rance constatées lors de l’ouverture d’un sachet de lait sont dues à la mauvaise conservation de la poudre lors de son arrivée en Algérie, qui lui fait perdre sa fraîcheur.

Pourquoi le lait cru  n’arrive-t-il pas à s’imposer ?

Parce que malgré la volonté affichée par le gouvernement pour développer la filière du lait cru, trop d’écueils restent à surmonter. Tout d’abord, il faut développer les centres de collecte du lait, pour le moment inexistants. Consentir un plus grand effort financier pour inciter les laiteries privées à s’intéresser au lait cru. Autre problème : la constitution et l’entretien d’un cheptel bovin. Pour l’heure, la majorité des éleveurs, estimés à 13 000, ne possèdent qu’une à deux vaches. L’Etat continue d’injecter des sommes considérables dans la filière, 7 milliards de subventions en 2009 et 8,5 milliards en 2010, pour un résultat très en deçà de ses attentes.

La crise fait le buzz

Depuis une semaine, la pénurie de lait fait le buzz sur le web. Les internautes algériens ne manquent pas d’inspiration pour exprimer leur désarroi face à la rareté du sachet de lait. YouTube, Facebook, Twitter : les supports sont différents, mais on ne peut s’y connecter sans remarquer les vidéos parodies, telles que le clip mis en ligne «Le lait mon amour», une vidéo parodie qui regroupe différentes images de sachets de lait, accompagnées d’un medley de chansons d’amour algériennes. Loufoque ? Moins que les statuts et tweets des internautes, drôles et poignants. Exemple : «Echange rein contre sachet de lait. Pénurie», «Avec cette pénurie de lait, on ferait mieux d’acheter des vaches pour l’Aïd» ou bien «Mutation des moutons en chèvres résultat de la pénurie de lait».

Le rush après la prière de l’aube à Béchar

Est-ce le prélude à la suppression graduelle - non encore officiellement annoncée - de la subvention du lait en sachet et la libéralisation de son prix comme n’hésitent pas à l’affirmer certains observateurs ici à Béchar ? Sur les étals des détaillants, plusieurs marques de lait, dont le prix oscille entre 70 et 80 DA, sont proposées aux clients alors que le produit en sachet subventionné à 25 DA a presque disparu du marché depuis plusieurs semaines. Son indisponibilité se prolonge même si elle n’est pas vécue avec la même intensité qu’au mois de Ramadhan dernier.

Mais on peut dire que les signes avant-coureurs d’une longue perturbation dans l’approvisionnement régulier remontent à cette époque. Car c’est le système de distribution du lait subventionné qui reste défaillant et donc inefficace. Il est vrai qu’après le mois de Ramadhan, la commercialisation normale du sachet de lait a repris progressivement, mais la tension sur les marchés locaux n’a pas baissé pour autant. L’Orolait, office public de distribution et de commercialisation du lait et ses dérivés, approvisionné par l’usine de production d’Igli, à 170 km au sud de Béchar, avance le sempiternel argument de l’insuffisance de la poudre de lait pour justifier la tension et les files d’attente sur les marchés.

Cependant, depuis le début du mois de novembre, l’exacerbation de la crise est devenue insupportable pour de nombreux citoyens, sortis de leur silence pour dénoncer le système en place qui véhicule la mauvaise distribution, des incohérences et une pénurie, à leurs yeux, planifiée. Face à la hantise de la crise qui s’aggrave, certains pères de famille, qui se réveillent de bonne heure pour faire la prière de l’aube, n’ont d’autre choix que d’acheter, aux premières lueurs du jour, dix à quinze sachets de lait chez les commerçants qui reçoivent une quantité insuffisante.

Ainsi, lundi dernier, sur le principal marché couvert du centre-ville, le lait en sachet n’était plus disponible chez l’un des principaux commerçants alors que les clients attendaient en file devant le magasin. «Nous recevons une quantité estimée entre 150 et 200 litres/jour de l’Orolait, quantité qui est en deçà de la forte demande exprimée», nous confie sur un ton pressé le propriétaire du magasin. Ce que dément formellement le directeur de l’usine de production d’Igli contacté par téléphone. Selon ce responsable, depuis début novembre, son unité produisait 20 000 litres/jour mais depuis vendredi dernier avec la réception de la poudre de lait constituée de 26% de matières grasses, cette quantité a augmenté pour atteindre les 30 000 litres/jour en mesure de couvrir les besoins de la population de la wilaya évaluée à 240 000 habitants.

Notre interlocuteur s’étonne même de la persistance de la tension et l’impute à «des pratiques de rétention dans un but spéculatif de la part de certains commerçants peu enclins à exercer honnêtement leur profession». Néanmoins, pour les citoyens financièrement aisés, le problème d’acquisition du lait ne se pose pas. Ils achètent les briques de lait demi-écrémé à 70 DA, une façon aussi d’atténuer les effets de la forte demande sur le lait subventionné.

De la poudre au p’tit dej’ à Ouargla

A Ouargla, la crise du lait en sachet perdure depuis… l’indépendance ! Pour vivre heureux, tout le monde s’est rabattu sur le lait reconstitué.La légende raconte que le saint patron de Ouargla, Sidi Belkheir Chatti, avait pour principale prouesse  de ramener du lait quand il était impossible d’en avoir. «Hellab el atrous», littéralement «celui qui trait le bouc» est fêté chaque année, au printemps, mais il ne motive aucune action concrète, pas même celle d’organiser une collecte dite du lait caprin ou camelin qui fait pourtant la réputation des tribus nomades sédentarisées dans la région et dont la principale activité économique reste l’élevage.

Ceci pour l’introduction, car la wilaya de Ouargla vit une crise continue du lait qui au lieu de motiver des investissements dans la filière lait a au contraire imposé à la population un changement radical de ses habitudes alimentaires les plus ancrées : celle de consommer du lait frais. Ouargla ne vit donc pas la crise du lait comme toutes les villes, car ici on ne produit pas, mais on consomme volontiers ce qui nous arrive des usines du Nord et celles de Ghardaïa depuis peu d’années. Les transporteurs de lait viennent notamment des Aurès et du Constantinois et moins régulièrement de l’Algérois. L’approvisionnement de lait en sachet n’est pas quotidien mais plutôt hebdomadaire, qu’il vienne de Ghardaïa qui exporte son surplus de production chaque lundi ou d’autres sources plus éloignées.

Ces dernières posent le problème du non-respect de la chaîne de froid, ce qui altère la qualité du lait et le supprime d’office de la table du petit-déjeuner, puisqu’il ne peut être bouilli. La quantité de lait acheminée vers Ouargla n’est pas estimée par les services du commerce, mais les commerçants s’accordent à dire que le lait en poudre est de loin le plus demandé car  plus disponible. Ceci est d’autant plus vrai que que l’irrégularité de l’approvisionnement, la qualité et le prix du sachet de lait (35 DA le litre) en font un produit hors de prix pour le commun des consommateurs qui s’en détournent - en dehors de la période du Ramadhan et celle de la cueillette des dattes où le lait reprend sa place privilégiée.

Les produits laitiers du Mzab sont quant à eux d’un tout autre ordre et se placent d’emblée hors de la gamme des aliments consommés quotidiennement par les ménages. Ce qui arrive des pâturages du Mzab est essentiellement constitué de produits haut de gamme comme le pur lait de vache, et en moindres quantités, le sachet à base de lait reconstitué mais aussi et surtout des produits du terroir revisités au goût du jour comme le lait de chamelle et de chèvre, le beurre frais et le fromage de chèvre local dit kemaria. En une décennie et par la seule volonté des éleveurs et d’une poignée d’industriels, Ghardaïa est devenue le chef de file de la filière lait dans le sud du pays.

Ceci étant, il est important de souligner que la petite industrie, particulièrement agroalimentaire, dans la wilaya de Ouargla reste à la traîne, puisqu’elle ne compte que quelques minoteries et fabriques de pâtes alimentaires. Pour des raisons  inexpliquées, toutes les initiatives de création de laiteries ou mini laiteries entreprises auprès du Calpiref durant les dix dernières années n’ont jamais abouti. La laiterie lancée il y a trois ans par un pharmacien de Zaouia Abidia, dans la daïra de Touggourt, n’a jamais mis ses produits sur le marché.

Hafid Djellouli. Directeur général de l’Office national interprofessionnel du lait : Cette crispation arrive au moment où l’Office décide de contrôler les laiteries

-Pourquoi y a-t-il pénurie de lait ?

Il n’y a pas de pénurie. Il y a une perturbation dans la distribution.

-Le mot «pénurie» vous fait peur…

Oui. Il renvoie à de trop mauvais souvenirs et fait peur aux gens. D’ailleurs, vous, les journalistes, à force de parler de pénurie, vous êtes en train d’affoler les consommateurs qui sont persuadés qu’il ne va plus y avoir de lait sur le marché.

-Quand exactement ?

Ce matin (nous avons réalisé l’entretien dimanche, ndlr). Nous avons distribué 1000 tonnes de poudre de lait aux laiteries. Je peux vous assurer que tout rentrera dans l’ordre dans les prochains jours.

-Vous n’avez toujours pas répondu à ma question. Quand ?

Au plus tard jeudi dans l’Algérois.

-Mais l’Algérois n’est pas l’Algérie. Dans certaines régions du pays, le sachet coûte par exemple 35 DA à Oran et 38 DA à l’Est !

Dans certaines régions, ce sont les distributeurs, avec la complicité des transformateurs, qui profitent de la perturbation pour céder, plus cher, le sachet de lait aux revendeurs. Pour y remédier au plus vite, nous avons réceptionné 500 tonnes de poudre de lait à Annaba qui seront très vite distribuées.

-Les Algériens ne comprennent pas pourquoi ils doivent faire la queue des heures pour acheter un sachet de lait. Comment expliquez-vous cette perturbation ?

Je ne me l’explique pas. Mais je soupçonne certaines laiteries d’attiser cette perturbation. S’il y avait pénurie, comment expliquez-vous alors qu’il n’y ait pas pénurie de yaourts, eux aussi fabriqués à partir de la poudre de lait ? Cette crispation arrive, par exemple, au moment où l’Office, que je dirige, a décidé de procéder au contrôle des laiteries. Nous leur avons demandé de nous dire où elles plaçaient le lait et certaines ont refusé de nous répondre. Ont-elles des choses à cacher ? Je peux vous révéler qu’une laiterie privée a fabriqué, hier, du lben au lieu du lait. Je ne porte pas de jugement. Chaque laiterie est libre de fabriquer ce qu’elle veut. Mais reconnaissez qu’en cette période difficile, on aurait bien aimé que tout le monde joue le jeu de la transparence.

-Ce sont donc les laiteries privées qui sont responsables de cette situation...

Pas toutes. Nous travaillons à assainir le secteur. Nous devons contribuer à protéger les vrais professionnels du secteur des parasites. Pour cela, mon souci premier est de susciter le débat au sein de l’intersyndicale.

-Mais certaines laiteries vous accusent de ne pas avoir reçu leur quota de poudre depuis le mois de septembre…

C’est faux ! Regardez ces documents : voici les états qui prouvent que tous les jours je distribue de la poudre ! J’ai les preuves de ce que j’avance ! Jamais il n’y a eu rupture de stock. L’Onil affecte, en moyenne, 300 tonnes par jour aux laiteries.

-Vous avez, dernièrement, lancé des appels d’offres pour acheter de la poudre. N’est-ce pas une preuve qu’il y a pénurie ?

Absolument pas ! On a décidé d’acheter plus qu’il n’était prévu pour résorber la perturbation. On devait importer 140 000 tonnes de poudre cette année. Nous en importerons au final entre 160 000 et 170 000 tonnes.

-On vous accuse, aussi, de favoriser les laiteries publiques au détriment des laiteries privées…

Je ne suis pas fou ! Je ne sais pas qui vous a dit ça, mais c’est encore un autre mensonge ! Je travaille avec toutes les laiteries sans exception. L’Onil distribue 50% de la poudre importée vers les 88 laiteries privées et les 50% restant vers les 15 laiteries que possède l’Etat (Giplait). Ce partage a été négocié avec tous les acteurs du secteur. Nous n’avons jamais favorisé les laiteries publiques au détriment du privé.

-L’Etat a décidé de favoriser le développement de la filière du lait cru mais ça coince. Pourquoi ?

Il faut impérativement développer cette filière et permettre au lait cru de prendre une plus grande part de marché. L’Etat multiplie les initiatives pour permettre à la filière de décoller. On va multiplier les centres de collecte et augmenter les primes accordées aux éleveurs. L’objectif est d’arriver à couvrir 75% des besoins en lait.

-Le sachet de lait cru va coûter 35 DA. L’Etat est-il prêt à prendre une telle décision ?

C’est inévitable. Il faudra la prendre.

Abdelouahab Ziania. Président de la Fédération agroalimentaire de la CIPA : L’Onil fonctionne comme un pompier.Il éteint le feu quand ça brûle

-Vous ne semblez pas surpris par cette crise du lait…

Elle était prévisible. Ça fait des mois qu’on tire la sonnette d’alarme pour dire que l’Onil gère la distribution de la poudre de lait de façon catastrophique. C’est bien beau, aujourd’hui, de vouloir incriminer le privé, mais la réalité est tout autre.

-Qu’est-ce que vous reprochez à l’Onil ?

D’être incapable de distribuer équitablement la poudre à travers les régions. Par exemple, la région Centre reçoit deux fois plus de poudre que la région Ouest. Résultat : le lait coûte 35 DA à Oran. L’Onil peut toujours  accuser les transformateurs et les distributeurs d’être derrière la flambée du prix du sachet de lait dans l’Ouest, mais la réalité, c’est que quand il n’y a pas assez de poudre, il n’y a pas assez de lait et par conséquent, le marché est perturbé.

-Les laiteries sont accusées de transférer la poudre destinée à la fabrication du lait vers d’autres produits, et donc d’être responsables de la pénurie…

Il y a peut-être des laiteries qui agissent de la sorte. Mais l’Etat a les moyens de sanctionner celles qui sont en infraction. En tant que confédération responsable, nous appelons l’Etat à sanctionner tous les tricheurs. En revanche, je refuse qu’on jette le discrédit sur l’ensemble des laiteries pour cacher son incompétence. Les laiteries sont prises entre le marteau et l’enclume. Quand une laiterie ne reçoit pas sa part de poudre à temps, elle fonctionne avec la poudre qui lui reste en stock et se voit contrainte de diminuer sa production. Ce sont ces retards qui alimentent la pénurie. Aujourd’hui, les Algériens sont obligés de patienter des heures pour un sachet de lait. Dans certaines régions, il n’y a pas la moindre goutte de lait depuis des semaines. La situation est tellement explosive que certains distributeurs ont décidé de distribuer le lait à 2h du matin, d’autres de le vendre directement aux consommateurs, parce qu’ils ont peur que les camions soient pris d’assaut.

-Pourtant, l’Onil a assuré détenir un stock stratégique...

C’est faux, l’Onil n’a aucun stock stratégique. Il fonctionne comme un pompier. Il éteint le feu quand ça brûle. C’est ce qu’il fait quand il lance des appels d’offres pour acheter de la poudre sur les marchés internationaux. Il faut travailler autrement si on veut éviter une nouvelle catastrophe. Aujourd’hui, personne ne peut dire si la situation va prochainement revenir à la normale. Nous avons fait des propositions à l’Office qui sont restées lettre morte.

-Vous accusez aussi l’Onil de favoriser les laiteries publiques…

Le peu de poudre que l’Onil avait, il l’a distribué aux Giplait. C’est un fait. Les 88 autres laiteries privées se débrouillent comme elles peuvent. Une grosse laiterie, qui représente 80% du marché sur le Centre, n’a reçu que 40 tonnes sur les 500 achetées - car les laiteries paient à l’avance la poudre qu’ils vont transformer. Voilà une autre anomalie que nous impose l’Onil.

-L’Etat veut dynamiser la filière du lait cru. Certains tentent-ils de torpiller l’initiative ?

Nous sommes pour l’arrivée, progressive, du lait cru. Nous avions déjà proposé de n’importer que 110 000 tonnes de poudre au lieu des 140 000 prévus, pour permettre l’entrée du lait cru sur le marché. L’Etat s’est empressé de pratiquer un chantage envers les laiteries en conditionnant l’attribution du quota de poudre à l’achat de lait cru. Mais il n’y a pas assez de centres de collecte. Du coup, on demande aux laiteries d’aller s’approvisionner directement chez l’éleveur. Elles n’ont pas à le faire, ce n’est pas leur boulot. De plus, s’il y a une réelle volonté pour dynamiser la filière du lait cru en Algérie il faut mieux payer l’éleveur, le collecteur et la laiterie. Ensuite, il faut que les Algériens changent leurs habitudes alimentaires en optant pour le lait cru. Pour cela, il faudra des campagnes de sensibilisation pour expliquer les bienfaits du lait cru. Par exemple, la Tunisie ne consomme que du lait cru. Ils sont autosuffisants et ils transforment leur excédent de lait cru en poudre, qu’ils revendent

Source El Watan Houria Alioua, M. Nadjah

Le Pèlerin

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