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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:38

Alger, ma Ville….

La Grande Poste

La Grande Poste

Après ce dur exil, c’est à peine si j’ose
Te dire, Alger ma Ville, nous sommes en osmose…
Pardon, pardon ma « Blanche » de t’avoir investie,
Architecte un peu fou de rêves et d’inepties !


Les vaisseaux de mon corps, à l’ancre de ma jetée,
Sont les navires de ton port face à l’Amirauté.
Mes veines et mes veinules sont tes rues, tes ruelles,
Je les sens battre, sourdre, vivantes, perpétuelles :

 

Arago, Berthelot, Chartres, Pasteur, Batandier…
Des centaines à coup sûr désormais répudiées !
Mes artères sont Isly, Baudin, Lyon, Carnot,
D’autres et d’autres encore… Le sang de mes canaux

 

Irriguent les quartiers: La Marine, Champ de manœuvre,
Ben Aknoun et Kouba, Basséta « Le chef d’œuvre » !
Le cœur de Bab-el-oued étonné, m’interroge…
Le temps a-t-il cessé à l’heure des « trois horloges » ?

 

Tes jardins sont présents en tatouages internes,
Je m’y promène souvent, nostalgique, l’âme en berne…
Pourtant le Frais Vallon, Nelson, Laferrière
Resplendissent toujours, écrasés de lumière.

 

Le sable de tes plages granule sous ma peau
Et je l’entends crisser quand je suis en repos…
La Pérouse, Matifou, Zéralda, Pointe Pescade !
Le bain étant prétexte à la moindre escapade

 

Pour un peuple joyeux, coloré, animé,
Doré par ce soleil qu’il a tant et tant aimé…
Mes côtes sont les tiennes, est-ce une métempsychose ?
La mer est mon humeur, j’y perçois toutes choses…

 

Sereine, alanguie, caressant tes rivages,
Emu au souvenir de ces douces images…
Violente et déchaînée, ivre, blasphématoire,
Battant mes flancs pour flageller l’Histoire !

 

J’ai gardé tes senteurs, de la menthe à l’anis,
Elles s’exhalent par mes pores que nulle effluve dénie…
Et puis, il y a les sons dont mes oreilles bourdonnent,
Les rires, les pataquès, les surnoms que l’on donne !

 

« Se taper la kémia ac’ les escargots »,
« Descendre en bas le port », « Va de là, falampo » !
Folklore d’un peuple ! Original lexique
Enfoui dans ma mémoire comme une pieuse relique !

 

Des clichés infinis de la vie d’autrefois
Tapissent mes arcades, mon subconscient fait foi !
« L’Harrach et son marché », « Fort de l’Eau, ses brochettes »,
« La Casbah, ses bordels », « rue Michelet, la cafète », !

 

« La Pêcherie, ses poissons », « Rovigo, ses tournants »,
«Bab-el-oued, ses nuits chaudes»,«La loubbia cher Fernand» !
« Mingasson », « Télemly », « Le stade et la piscine »,
« Le Duc d’Aumale et Bugeaud », « El-biar, les Glycines »,

 

« Saint-Eugène, le cimetière », « Belcourt », « L’Arsenal »,
«Baïnem, la forêt », « Mustapha, l’hôpital »,
«Les chalutiers», «Les barques»,«les yoles du Sport nautique»,
« L’Esplanade » et bien sûr, notre « Dame d’Afrique »…..

Elevé par tes soins dans une foi idolâtre,
Je suis comme toi, bâti sur un amphithéâtre…
Tu cernes par mes bras, la plus belle des baies,
Vision du « Grand Départ », sur ma rétine gravée…

 

Excuse-moi, lecteur, mon âme s’est engagée
Dans les rues de mon cœur pour me parler d’ALGER…

MA VILLE !

Source Anonyme

Le Pèlerin

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 23:25

L’Algérie, mon Pays natal

Le Marchand de Beignets Avenue Laure à Hussein-Dey

Le Marchand de Beignets Avenue Laure à Hussein-Dey

Je suis né dans la banlieue d’Alger, à Hussein-Dey

Dans cette cité populaire toute ma vie j’ai résidé….

Mon horizon c’était le quartier Trottier, le « Champ Vert»-

Nous y vivions pauvrement mais n’en n’ai jamais souffert

 

Ce beau pays je l’ai rarement visité…Oui Arzew, Oran

Il est vrai que les moyens manquaient à la maison

Mes copains vivaient tout comme moi….Au quartier

Les «Arabes» et moi n’y avons jamais été inquiétés

 

Nous n’avons jamais bougé de cet espace de verdure

Nous n’avions pas peur, l’avenir nous paraissait si sur

Les fils de Pied noir partaient en Colonie de vacances

Enchantés ils revenaient …un beau pays que la France

 

L’Algérie était magnifique pourtant je ne connaissais guère

Un peu Oran et Arzew deux villes qui m’étaient chères

A l’est mon horizon s’arrêtait à Rebeval au bord du Sébaou

L’oued coulait toute l’année ; c’était un fort joli bijou

 

Nous n’étions pas des colons mais que de petites gens

Certes chez certains il y a bien des avis divergents

L’immense majorité des Pied Noirs était des pacifistes

Le seul reproche à leur faire …Ils étaient progressistes-

 

De part et d’autre il y eut des attentats, toujours horribles

Ne pas attenter à la vie d’autrui, est-il donc si impossible ?

A tous ces humbles qui n’ont jamais tué ou blessé personne

Et que l’on présente là bas comme de bien piètres personnes

 

Ah qu’il est difficile d’écrire l’histoire de notre pays l’Algérie

Tant elle est écrite jusqu’à présent sur la base de tromperies

Des gens qui à tant en parler, finissent par croire ce qu’ils disent

Ils cherchent le «scoop» et leur point de vue, ils le radicalisent

 

Nous vivions avec les «Maghrébins» en franche camaraderie

Camus notait une haine entre les deux communautés d’Algérie

Haine d’Amour, car chacun avait ses «Arabes» et il les adorait

L’histoire aurait été différente si certains ne s’étaient déchirés

 

J’avais là bas mes amours mes amis et toutes mes sensations

Nous ne possédions rien, mais j’ai perdu toutes mes passions

Adieu mes amis, mes copains, ma ville, mon club de football

Il ne nous reste plus qu’à pleurer voire en rire cela console… !

 

J’avais la Grande Bleue à proximité….Je n’y allais pas souvent

Bien que notre belle Méditerranéen j’en sois un amateur fervent

Mais de chez moi je pouvais l’apercevoir et cela me rassurait

 

Je suis arrivé en France à Toulouse pour poursuivre mes études

En septembre 1961; j’aimais l’aéronautique ; Dieu que ce fut rude

Non par les études mais ma vie avait changé; j’en devins malade

Je n’avais plus goût à rien et je disais adieu à nos chères rigolades

 

Où était mon club local l’OHD, où était ma ville, ses murs blancs

Et ces hommes au regard rieur, ces femmes aux yeux pétillants

Toulouse, la dite »ville rose » me paraissait noire et bien triste

Moi que l’on disait Rieur, comment étais-je devenu si pessimiste

 

Jamais plus je ne serai chauvin du moindre club de football

Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec le TFC notre club local

J’avais une autre passion « de vieux prématuré »…Les boules

Je jouais à la pétanque et j’étais passionné, j’en étais «maboul»

 

Certes ici en France j’en ai acheté une magnifique paire

Celles même que je n’avais jamais pu me payer là bas hier

Mais le cœur n’y est plus; j’ai du faire trois parties en 50 ans!

C’en est fini, je n’ai plus envie de jouer, je n’ai plus d’allant

 

Mon père est mort alors que j’étais bien jeune avant même

Le début de la guerre et «la Toussaint rouge» Quel dilemme

J’y suis retourné en 2004…..Pour me recueillir sur sa sépulture

J’ai retrouvé autre pays mais des gens d’une grande ouverture

 

Ici on ne parle que de haine de burka de terrorisme d’islam… !

Là bas on pense à vivre dans la bonne humeur et dans le calme

Qu’ont-ils fait tous ces tueurs de tous bords, ils regrettent tous

Sauf les crétins qui n’ont vécu l’Algérie que dans les livres d’histoire

 

Où l’on raconte tout et n’importe quoi

Oui il y a eu du mal de fait mais aussi de belles réalisations

Pourquoi n’avons-nous pas eu notre « Nelson Mandéla »

Je serais encore là bas à ma place sans outre passer mes droits

 

Je suis tout de même retourné dix-huit fois depuis

Loin des tumultes, de la haine de l’étranger qui ronge notre société

La où la France aurait tout intérêt à accroître notre amitié avec ce pays

Certes de l’autre côté …certains « religieux » ne nous aiment guère

 

Les plus radicaux sont même un danger pour le pays

Comme nous avons les nôtres aussi « fada » que les autres

Ces gens sont généralement influents aussi bien d’un côté que de l’autre

Ils ne se rendent pas compte qu’ils font de chaque côté du mal à leur propre pays

C’est ainsi….La peur de l’autre gagne du terrain, l’étranger est devenu le bouc émissaire de tous nos maux

Le Pèlerin

 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 22:33

A comme Algérie (VIII)

Algérie – Que deviens-tu ?

L'Algérie souffre aujourd'hui parce que nos aînés n'ont pas pu empêcher en 62 l'instauration d'une dictature comprador.

"L’histoire est une erreur tombée dans le domaine public, dit Rémy de Gourmont, elle n’en sort jamais ; les opinions se transmettent héréditairement… "

H comme histoire

En Algérie, on a fini par rejeter les Gaulois comme ancêtres, mais en ce qui concerne les Koraïchites, on se montre prudent en naviguant à vue de l’épée. On n’a jamais été servi que par les autres dans ce domaine-là. Réfléchir est nuisible. Le héros et le traître se partagent les facettes de la médaille.

Si Benbella est un moudjahid, Ferhat Abbas ne peut être qu’un harki. De l’histoire nationale à celle universelle, la dualité s’incruste comme un scorpion dans le sable. Malgré le village planétaire, les questions se multiplient plus vite que les réponses. Le mariage mixte entre vrai et faux est une réussite. On se met à douter de tout. L’assoiffé de son histoire se gave jusqu’à l’amnésie et la science qui stagne s’accoquine avec sa rivale. Max Planck, père de la théorie des quanta, écrit : "Partout où nous portons nos regards, nous ne trouvons nulle part une contradiction entre religion et science…" Le réel en soi nous échappe, dit Niels Bohr. Tandis que David Bohm en étudiant les particules parle de "la Danse de l’esprit". Malraux l’a prédit : "Le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Le neurophysiologue Karl Pribam salut l’heureuse alliance : «Les découvertes récentes de la science et les expériences spirituelles de l’humanité s’accordent enfin…» (1) Mais comment accorder le couple Adam-Eve aux découvertes archéologiques ? Où se situe l’Origine ? Dans l’intervalle 4000-6000 ans des religions monothéistes ou dans les ossements de Lucy, une jeunesse de 3,8 millions d’années résultat d’un Big Bang vieux de 13,7 milliards ? «Dieu est si puissant qu’il est capable de créer le monde à partir de cadavres.» Réponse d’un curé à son petit-fils athée. D’après lui, Dieu a bien le droit de parsemer de cadavres la Terre durant des millions d’années avant de souffler la vie à Adam. Histoire de souligner les limites de l’homme aveuglé par son narcissisme. L‘internet qui aurait dû nous éclaircir, nous enfonce. Nous risquons de nous réveiller comme les habitants de l’ile de Pâques en brisant les statues de nos dieux avant de rendre notre âme au diable. Les droits signés à partir du même texte ne sont pas enseignés de la même façon à Alger à Paris à Kaboul ou à Genève. C’est comme si on changeait de galaxie d’une nationalisé à une autre. Que dire des Anciens «ignorants». Dans son livre Le Moyen-âge, une imposture, Jacques Heers écrit : «… Saint Louis rendant la justice sous son chêne, «féodal» devenu synonyme d’inégalité criarde, «médiéval» utilisé à toutes les sauces dès qu’il s’agit de caractériser un retard ou un blocage…Affirmer, par exemple que la maison médiévale manquait de confort laisse rêveur. Tout est d’appréciation et d’habitude. Faut-il , à l’absence d’eau courante, aux odeurs de fumier, aux salles mal chauffées et mal éclairées, préférer l’air des villes chargé des gaz des voitures, le bruit incessant des moteurs, les viandes aux hormones et les fruits de mer pollués ? Les facultés d’adaptation et d’autosatisfaction paraissent infinies…» De nos jours, quel président élu au suffrage universel, premier magistrat de son pays, prend le temps de rendre la justice à un plaignant sous la seule protection d’un arbre. A quel temps se conjugue la démocratie et la tyrannie, la barbarie et la civilisation, la tolérance et l’intolérance, le réel et le théâtral, le vivant et la marionnette, le clown et le sage ? En Algérie, la presse publie régulièrement des lettres au Président. Des victimes qui se résignent finalement à payer une publicité à leur triste histoire. Obtenant le même écho, justifié cette fois-ci par la maladie. Pourtant, officiellement la bonne santé au Palais est au top. Il nous reste qu’à en rire quand l’histoire rejoint la fable…

H comme haram

Le haram et le halal sont omniprésents dans la vie des croyants. Hier, pour les âmes "damnées", la solution était dans la fuite vers le bled des incroyants. De nos jours, la France, seconde patrie des Algériens, paradis fiscal du Koweït et vassal de l’Arabie Saoudite, est devenue une impasse pire que celle du douar. La liste est loin d’être exhaustive. Le haram et halal peuvent permuter au gré des caprices d’"illuminés" en service commandé. L’expérience montre qu’il vaut mieux un vrai califat qu’une fausse république. Par exemple la chariâ et le code civil qui jouent à cache-cache. Il suffit de comparer l’Arabie saoudite avec l’Algérie pour s’en convaincre. Ce qui tue c’est le flou. Le haram est écrit pour le perdant. Le gagnant a l’argent pour acheter de la lessive halal. Quant à la femme qui est faible et pauvre, c’est fichu d’avance. La Ministre de la Solidarité conseille au gouvernement d’obliger la femme travailleuse à donner son salaire à l’Etat puisque son mari subvient à ses besoins. On constate que les femmes ne sont pas toutes faibles et pauvres et que certaines peuvent même conseiller le Pouvoir, privilège dont est exclue la populace virile. Cela rappelle la députée koweitienne qui avait demandé à ses supérieurs que l’esclavage sexuel soit permis pour préserver du péché les jeunes hommes koweitiens. Comme si les esclavagistes du sexe sont en attente d’une autorisation pour se fournir en femelles. Et sans plaisanter, l’Etat algérien pour ne pas encourager le viol, a interdit (ne l’a permise que trop tard et encore…) la compensation financière pour les esclaves des terroristes. Et le ministre qui se croyait chez les stars d’Hollywood ou les banquiers de Wall Street en alertant sur le danger d’une pension aux divorcées qui risque d’encourager le divorce. Signalant que les divorcées nécessiteuses sont généralement des répudiées. Quand le mari est riche, la femme préfère le partager avec un harem que de se retrouver dans la rue. Quand la richesse vient de son travail ou du papa, la "générosité" étatique n’a aucun sens tant elle est dérisoire. Pourquoi des ministres à fortiori genre bien codé, sortent de leur anonymat d’une façon aussi spectaculaire et lamentable ?! Soucieuses d’interrompre leurs applaudissements pour dévoiler un QI limité dans un pouvoir mâle où elles n’y jouent que les figurantes. En tous les cas, les femmes du peuple, salariées de l’Etat, doivent s’attendre à de mauvaises surprises à l’avenir.

Les Algériennes qui ont perdu l’or de leurs ainées pour du plaqué-or vont se débrouiller à leur tour pour renflouer la Caisse de la Solidarité. Tant qu’elles ne sont pas ministres ni propriétaires de comptes en euros à plusieurs chiffres, elles sont 100 % halal à dépouiller. Après tout, on le sait, les philosophes l’ont affirmé et les politiciens en sont les premiers convaincus : si les hommes n’aiment pas les femmes, les femmes se haïssent entre elles. On a calculé à 20 ans l’écart d’espérance de vie entre le cadre et l’ouvrier en France. Combien entre la «Fatma» qui n’a pas accès aux soins à Alger et celle qui n’a accès qu’à ceux de Paris Genève Riyad ou Doha ? Toutes les sociétés humaines sont régies par des interdits primaires sinon elles auraient disparues depuis longtemps : ne pas voler ne pas tuer ne pas tromper ne pas frapper ne pas humilier… en un mot ne pas faire du mal à l’autre pour éviter d’en être victime. Curieusement c’est quand l’élite aux commandes tue vole ment frappe humilie… qu’elle multiplie les haram.

H comme happening

"2/11/2011, Harvard…70 étudiants se lèvent comme un seul homme pour quitter… le cours de Gregory Mankiw. Le happening est hautement symbolique et intervient dans la foulée du mouvement «Occupy Wall Street". Le professeur est l’une des vedettes…de la prestigieuse université… Ancien responsable de l’équipe économique de G.W. Bush, son manuel, «Principes de l’économie", a été vendu à des millions d’exemplaires et traduit en pas moins de 20 langues."(1) Dans la lettre protestataire, les étudiants expliquent leur geste par un système économique inefficace problématique et générateur d’inégalités. La colère estudiantine s’est étendue à l’Angleterre, la France et 42 associations de 19 pays européens se précipitent pour créer l’ISIPE (Initiative étudiante internationale pour le pluralisme en économie).

N’oublions pas qu’Harvard si elle n’est pas classée première au niveau mondial ne quitte jamais le top 5 des meilleures universités. Au niveau strictement africain, l’Algérie n’apparait qu’à la 45e place grâce à la rebelle et gréviste Tizi-Ouzou. On se demande quel motif peut pousser des étudiants algériens à bouder leur professeur ? Plagier la génération de l’oncle Sam, il ne faut pas y penser. Avec la rente pétrolière, l’économie américaine ressemble à l’économie algérienne comme la panthère à l’hyène. Là où la première s’attaque au vivant pour se nourrir, l’autre attend que les restes du cadavre en décomposition accourent vers elle. Par contre, le fait de quitter le lycée avec une moyenne allant jusqu’à 19/20 et se retrouver à la fac avec 8/20, cela doit traumatiser plus d’un. Signalons que 8 veut tout aussi bien dire 5, 4 ou 0, des notes éliminatoires. Des lignes rouges qu’évite généralement l’enseignant-bougnoul. Comme dans le primaire et le secondaire, l’universitaire doit veiller à ne pas trop perturber le tout-va-bien général et le droit-au-piston particulier s’il veut continuer à gagner le pain de ses gosses.

Eviter de trop critiquer l’Etat nourricier propriétaire des prisons ni toucher aux constantes notamment religieuses s’il ne veut pas être lynché par ses propres ouailles. Si l’élève de 6 ans est une feuille blanche, celle de l’étudiant dégouline de suie. "Si médiocrité il y a c’est bien celle du système dans lequel évoluent les universités", déclare sans sourciller la Ministre de la Poste et des Communications à El-Watan-Etudiant. Explication: c’est de leur faute à eux, les universitaires. Nous les politiciens, on n’a rien à nous reprocher !... Il faut toujours veiller à mettre une bonne femme au bon endroit pour oser dire les choses qui fâchent en aval et qui plaisent en amont. La fumée qui s’en dégage fait l’unanimité. Question : Qu’est-ce qui poussent les terroristes misogynes à se cacher derrière les femmes pour se protéger des bombardements ? Ça marche ! En tous les cas, il y a des systèmes conçus pour coincer et d’autres pour planer. Que dire de celui des PTT et de ses exploits dans le domaine de l’internet, par exemple. C’est tout dit. Que dire du Système générateur de systèmes en faillite. Celui qui choisit les élites notamment les ministres et les recteurs pour se retrouver à la queue de tous les classements internationaux dans un Système mondial où il ne compte que des potes. Il ne faut pas beaucoup de courage pour achever des blessés grave. Vous tirez mesdames non sur l’ambulance, mais sur la morgue. On comprend que c’est à ce triste prix que vous êtes choisies comme vos consœurs les juges. On comprend aussi que des cerveaux évolués prennent la fuite ou se court-circuitent s’ils ne veulent pas être mastiqués et digérés sur votre place publique. Quand ils essayent de survivre et d’analyser, ils ne peuvent qu’évoquer le chaos de l’université algérienne. Forcément dans le chaos, dirait La Palisse, rien à dire, tout est chaotique. Harvard, première de la classe ne se trouve pas par la magie d’un "sésame ouvre-toi" chez la Superpuissance. Par définition, le terme happening est une performance, un spectacle qui suppose la participation des spectateurs pour une œuvre d’art aussi réussie que libre. Ce qui élimine de facto une université où n’existe que la liberté d’applaudir les acteurs, de casser les chaises ou de brûler la salle.

H comme habitude

Si le bonheur est une habitude à cultiver, le malheur est une habitude à encaisser. En Occident, ils ont pris l’habitude d’être racistes, nous d’être des victimes. Si tu ne le sais pas, tu le sais maintenant grâce aux médias qui viennent te harceler jusqu’à sous ton lit. Le problème c’est que le raciste, l’antisémite tous les «es-ites-istes» et leur bouc émissaire évoluent dans la même stratosphère et souffrent de la même allergie à l’autre. Ils ont le même juge et avocat : le politicien. Par exemple si les étrangers migrants squattaient le palais de Versailles, la Maison-Blanche ou le Club-des-pins, gageons que le Paradis serait la Terre. Que demander plus ? Les actes seraient là pour confirmer les prêches.

En réalité, question couleur de peau, ethnie, religion tout le monde s’en fout. Il n’y a que la survivance des uns et la dorure des autres. «Quand le ventre se remplit, il dit à la tête de chanter.» Le proverbe est dépassé. L’estomac perforé du Crésus moderne dont le salaire annuel représente plus de 250 ans celui du Smic (sans compter les bonus) ne sait plus ensorceler le cerveau. Henry Ford, fondateur de l’industrie automobile américaine et initiateur du week-end universel, a souligné le danger d’un salaire patronal dépassant 40 fois celui de l’employé. Dépourvu de toute éthique, le capitalisme ne pouvait tendre les bras qu’à la maffia… Dernièrement, excédé par les critiques sur la démocratie dans son pays, un député polonais lance à ses collègues européens : «Je regarde autour de moi et je vois des assassins dans la rue, je vois des terroristes qui tirent sur les passants, ils violent des femmes, ils rentrent dans la foule avec un camion. Est-ce la Pologne ? Non, c’est la France, la Suède, l’Allemagne…» Ces dernières vont jusqu’à déstabiliser les bleds pour récupérer les parias errants qui n’auront le choix que de bosser pour n’importe qui à n’importe quel prix. Avec du bétail conçu pour être humain, on ne doit pas s’étonner de la détérioration mentale qui mène droit au kamikaze. Pour éviter la délocalisation, on remplace le directeur de souche par l’étranger zélé et malléable. Comme ce Pakistanais nommé à la tête d’une grande surface qui n’hésite pas, devant les clients, à humilier et insulter à la pakistanaise les fragiles et blondes caissières dans la capitale du Parlement européen. Sa mission, le profit et encore du profit par tous les moyens. Plus le multiracial fonctionne au sommet plus il se détériore à la base. "Sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée", affirme le Dalaï-lama qui n’est plus à la mode européenne. En Algérie, il suffit de semer une débilité pour récolter une calamité qui semée à son tour nous plonge illico dans le trou noir de la fatalité où nous végétons.

H comme homme

En Algérie, les hommes souffrent de la honte. La honte de n’avoir pas été à la hauteur, d’avoir laissé faire, d’avoir eu peur. De n’avoir pas su protéger leurs enfants surtout les filles. D’avoir failli aux dates 1962, 1984, 1988, 1990, 1999, 2000, 2012…Pour compenser se faire pardonner, ils ne parlent plus d’honneur à laver dans le sang, ni de marier la fille à tout prix, non ils sont même contents de l’avoir près d’eux pour adoucir leurs vieux jours. Quand la honte frappe l’homme, la femme se flagelle en se disant c’est ma faute, je n’ai pas su l’enraciner chez mon fils. Et le cercle est bouclé. Saddam bombardé par Bush, a répliqué illico en activant le crime d’honneur. L’homme peut tuer sans crainte sa fille sa femme sa sœur sa mère qui a déshonoré… Assia Djebar a parlé de son étonnement en entendant l’époux désigné par l’ennemi, «el aâdou», par une épouse qui semblait loin d’être malheureuse. Ce n’est pas spécifique à l’Algérie, il n’est pas rare dans les livres écrites par des femmes arabes de désigner ainsi l’homme le plus proche. Saddam l’avait compris ainsi que tous ses compères. Si la guerre sévit dans le gourbi, la paix trouve refuge dans le sérail. Saddam est mort pendu par ses propres sujets. Pour éviter son sort, les califes ajoutent à leur couronne celle du messie tandis qu’à leurs pieds, les hommes amputés de leur moitié se débattent seuls à mains nues dans des filets fabriqués en acier.

H comme hier

Hier, j’avais 20 ans disait le chanteur chaabi qui a écrit sa chanson en arabe algérien utilisant des lettres latines. Quelle khalouta, dirait Saïd Mekbel. Immense succès avec 0 ride. Avoir 20 ans en Algérie au 21e siècle, c’est fantasmer sur l’argile des origines qui nous a façonnés. Certains trichent avec la drogue pour y arriver. D’autres avec le vin frelaté dissimulé derrière un comptoir anonyme. Le manque fait le désir, parole de psychologue. Aux kamikazes, les émirs, pas bêtes, n’offrent que la drogue. La pétillante boisson les attend au paradis des houris s’ils obéissent aveuglement à leur gourou. Et dire que les Chinois ont inventé la poudre par erreur en cherchant l’élixir de l’immortalité.

En Chine, le présent est à jamais enceinte du passé. On dit que leurs empereurs ont des tombeaux dignes des pyramides pharaoniques, mais le repos eternel des Anciens est sacré. On n’y touche pas. On n’est pas en Egypte encore moins en Algérie où les pyramides sont mort-nées à part les ruines romaines étrangères à notre ADN. C’est vrai que le troubadour à succès ne rêvait que de ses 20 ans en noircissant la blancheur de ses rares cheveux. D’hier, on ne sait rien. Le présent algérien n’admet que les gouffres abyssaux et les ruptures ratées. Pour briser la malédiction, on devrait, grâce aux coupures d’électricité et les grèves, arracher les enfants aux ondes du numérique pour les ré enchanter par les contes. En Europe, on célèbre la Nuit du Conte au lieu de la Nuit du Doute. Dans les universités américaines, la magie du conte sévit toujours. Ces Yankees, ce "ramassis d’étrangers" qui a mis 11 ans à pondre une Constitution vieille de 230 ans avec 0 guerre civile, savent que pour créer, il faut féconder d’abord l’imagination…

Mimi Massiva

Notes

L’Esprit des religions ( Hesna Cailliau)

Magazine Financité 43

Source Le Matin Dz

Le Pèlerin

 

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Published by Le Pèlerin - dans Algérie
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:54

Arzew la Belle

Algérie - Arzew mon Amour

Arzew, c’est toi qui as accueilli mon Grand-père maternel

Léonardo Angelotti, né à Procida, à quelques kilomètres au large de Naples….à proximité des deux autres îles que sont Capri et Ischia

Procida

Procida

A l’époque …..Tout comme dans de nombreuses autres contrées, régnait la misère…..

née également à Procida avant de s’installer, tous deux, définitivement à ArzewMaria LavaderaContrairement à Lamartine, qui oublia là-bas sa chère «Graziella», il se maria avec

A Arzew Ils fondèrent une famille nombreuse…..Et parmi ces nombreux enfants il y eut Marguerite ma Mère née à Arzew le 10 mai 1910.

Algérie - Arzew mon Amour

Mais en 1918 la grippe espagnole fit des ravages

Ma Grand-mère, comme de nombreux autres s’en alla au ciel

Ma Mère avait alors huit ans….

, bien plus âgée, était déjà mariée…..Marguerite dut onc s’atteler à élever ses frères…MarieAdieu l’école de la République …Il lui fallut s’occuper de ses frères….Sa sœur ainée

Maurice ThoaPuis plus tard, après avoir pris soin de sa petite famille, elle s’est rapprochée d’Alger où elle a connu mon Père

Algérie - Arzew mon Amour
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Deux ans plus tard.Michèle , votre serviteur et Henri

De leur union naquit deux enfants,

Ce bref retour historique avait pour objet d’expliquer la relation que j’avais avec Arzew.

Naturellement la famille s’est rendue de nombreuses fois à Arzew mais j’étais trop jeune à l’époque pour retenir des souvenirs précis

Mon Père nous quitta en avril 54 des suites d’un accident du travail

Comme nous n’avions guère eu l’opportunité de prendre des vacances, ma Maman nous conduisit à Arzew où vivaient ses frères et ses cousins …..Tous des « Angelotti »

Ce n’est que là que je pris conscience de la beauté des lieux…..Arzew pour moi, c’était le Paradis sur terre

J’y ai passé deux fois trois mois, lors des vacances d’été

Les souvenirs que j’ai accumulés à cette époque ….Je les garderai en mémoire toute ma vie….

Chaque fois que j’évoque Arzew, Je me remémore en effet, les meilleurs moments de ma vie

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Mes oncles étaient toujours disposés à nous y accueillir

Que ce soit Henri, Michel, Antoine ou bien d’autres encore

Arzew était pour moi l’une des plus belles baies d’Algérie

A l’ouest « le Cap Carbon » avec ses falaises et ses criques, ses grottes…..En passant par « La Fontaine des Gazelles »…..Le Rêve …. !

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Mostaganem jusqu’à DamesmeA l’est d’immenses étendues de sable depuis la plage de

Au milieu un magnifique port de pêche où l’on sentait la sueur de l’effort, mais où régnaient aussi la bonne humeur et la convivialité….

Que de poisson ai-je pu manger? ….Le matin des 8h00 en lieu et place du «café au lait»….De ces poissonnades monstres où le poisson grillait à la forge, sur des tôles de plus de deux mètres de long, le tout attisé par un feu qui rugissait, sous les effets d’un soufflet de plus de deux mètres cinquante de long

Dieu que les lieux et les instants étaient inoubliables…!.J’en garde des images eternelles

En arrivant je me souviens de cette longue allée bordée de grands palmiers

…..Arzewiens les palmiers tiraient leur révérence aux habitants….Les    Le centre était on ne peut plus accueillant avec cette place magnifique dallée,

S’il y avait un lieu que je n’oublierai particulièrement pas c’est bien «La Fontaine des Gazelles…..»

Que le site était magnifique entre le Cap Carbon et le port d’Arzew…Un lieu paradisiaque

Que de merveilleux moments y ai-je passés

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Comme les familles étaient assez nombreuses, nous affrétions carrément un car ; aucun risque les cars appartenaient aux Cousins «Angelotti» et nous y embarquions tout le matériel qui nous permettait d’occuper deux grottes au bord de mer

L’Oncle Michelin, un homme de 150 cm, tout juste…. partait aux oursins avec son grappin et son carreau….A lui seul il avait de quoi nourrir une trentaine d’affamés…. !

Ah ces oursins ….Je n’en n’ai jamais mangés d’aussi bons …. !

Pendant ce temps les plus jeunes s’adonnaient aux plaisirs de la pêche, en eau profonde pour les uns, à la cane à pêche pour les autres

Les femmes s’adonnaient à «La Poêle de riz» et aux grillades diverses, tant il y avait de nombreux convives à alimenter….

L’on dévorait d’abord les oursins de «Tonton Michelin» avant de poursuivre avec la poêle de riz de ces Dames pour terminer par les fruits du pays…..

de nombreux autres (jujubes, tchumbos, pour ne citer qu’eux)  Le cantalou était souvent à l’honneur mais l’on citera les raisins, les grenades ainsi que

Si les plus jeunes étaient «à l’eau» les anciens devaient veiller à leur consommation de vin tant leur niveau d’alcool était élevé pour atteindre souvent les «18°»

Enfin une consommation raisonnable donnait à ces repas du baume au cœur de tous les convives

Le reste de la journée se terminait en baignades

Et le soir lorsqu’il nous fallait rentrer nous étions fourbus mais ravis d’avoir passé une belle journée

Que de merveilleux instants …. !

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En semaine nous nous rendions tous les matins à la plage de Damesme, située à 800 mètres de chez nous

S’il y avait aussi un évènement dont je me remémore en permanence ce sont les grandes fêtes d’Arzew aux alentours du 15 août avec ce pèlerinage dédié à la Vierge Marie et où les plus grands orchestres d’Algérie (Ah Martial Ayala… !) venaient animer les soirées des Arzewiens sur la grande place d’Arzew

Je garde en mémoires tous ces délicieux instants passés là-bas

Et puis le temps est passé ….Je resterai 42 ans sans retourner « Au Pays » …..Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y retourner …Et lorsque j’en ai l’occasion je retourne sur les lieux….

La Fontaine des Gazelles a été relativement préservée

Je retourne régulièrement dans un restaurant, tenu par un Kabyle, où l’on peut gouter de nombreuses espèces de poissons locaux…Excellents d’ailleurs…

Un groupe d'Arzewiens au restaurant de la Fontaine des Gazelles

Un groupe d'Arzewiens au restaurant de la Fontaine des Gazelles

Algérie - Arzew mon Amour
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Le port de pêche a quasiment disparu en ce sens que son accès y est désormais réservé…Et oui Arzew est devenu le premier port méthanier d’Afrique

Une grosse usine de traitement du gaz a été installée sur le site de la plage de Damesme, transformée en port d’exportation du gaz naturel

Le centre d’Arzew a été relativement épargné…

La ville qui avait à l’époque environ 5000 habitants comporte désormais une centaine de milliers d’âmes

Je pensais retrouver le centre dans lequel vivaient tous mes oncles et cousins …..Mais le lieu a été transformé en un immense Palais des sports

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Que de souvenirs à jamais enfouis dans les mémoires des survivants

Le Pèlerin

Nota: Un grand merci à Jeanine Angelotti / Fructuoso qui m'a aidé à reconstituer l'historique de notre famille

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:19

Ségolène Royal de retour à Alger

Algérie - Forum International de l’Energie

Ségolène Royal, présidente de la COP21, ministre de de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, effectuera une visite en Algérie le mardi 27 septembre 2016 à l’occasion du 15ème Forum International de l’Energie. 

Outre la participation à cet événement international, ce déplacement a pour objectif de resserrer encore les liens entre la France et l’Algérie, liens que la très récente visite à Paris du Président du Conseil de la Nation, Monsieur Bensalah, a encore mis à l’honneur. Il s’inscrit aussi dans la continuité du Comité Intergouvernemental de Haut Niveau – qui s’est tenu à Alger en avril dernier – et des nombreuses rencontres ministérielles, organisées en France comme en Algérie au cours des derniers mois, en particulier le déplacement de Madame Royal en octobre 2015.

Cette visite marque en outre la volonté de la France et de l’Algérie d’approfondir leur concertation en matière d’environnement à l’approche de la Conférence sur le Climat ou COP 22 de novembre prochain. Elle vise aussi à repenser les partenariats productifs franco-algériens à l’aune des nouvelles exigences environnementales.

A cours de son séjour en Algérie, Mme Royal présidera la session plénière sur le thème « Energies renouvelables et efficacité énergétique : perspectives et défis après la COP 21 ». En marge du Forum, elle s’entretiendra avec de nombreuses autorités algériennes, et notamment avec son homologue M. Noureddine Boutarfa, ministre de l’énergie. Elle sera en outre reçue en audience par le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal.

Source Algérie Focus

Le Pèlerin

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:19

Le Burkinabé Bertrand Traoré, qualifié de justesse avec ses coéquipiers pour la CAN-2017

Ahmed Ouoba OUOBA

Ahmed Ouoba OUOBA

La 6e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se disputera au Gabon début 2017, a livré dimanche son verdict et tous les qualifiés sont désormais connus. Les favoris seront au rendez-vous.

À quelques exceptions près, les géants du football africain seront tous au rendez-vous de la Coupe d'Afrique des Nations 2017, prévue au Gabon du 14 janvier au 5 février. L'Algérie, le Cameroun, le Sénégal, le Ghana, l'Égypte, le Maroc, le Mali et la Côté d’Ivoire, tenante du titre, sont notamment parvenus à se qualifier, contrairement à trois anciens vainqueurs, l'Afrique du Sud, la Zambie et le Nigeria.

Dimanche, les Étalons du Burkina Faso, finalistes 2013, ont attendu les derniers instants de la campagne de qualifications pour arracher leur billet, au bout d’un match au suspense insoutenable face au Botswana (2-1). Ils sont montés dans le dernier wagon avec la Tunisie, la RD-Congo, l'Ouganda, qui jouera sa première CAN depuis 1978, et le Togo.

Les Tunisiens ont écrasé le Liberia (4-1), plombé par son propre gardien, pour prendre la première place du groupe A, tandis que le Togo, tombeur de Djibouti (5-0) s'est adjugé l'une des deux places de meilleurs deuxièmes. Les Léopards congolais, eux, ont giflé Centrafrique (4-1), pourtant encore dans la course à la qualification jusque-là. Les Cranes ougandais ont, eux, pris l'autre place, celle de meilleur deuxième, grâce à leur succès étriqué sur les Comores (1-0).

Dans les autres rencontres du jour, l'Algérie de Ryad Mahrez, meilleure attaque des éliminatoires, a atomisé le Lesotho (6-0). Le Maroc d’Hervé Renard (qui avait entraîné le LOSC en 2015)  a attendu la toute fin de rencontre pour se défaire de Sao Tomé-et-Principe (2-0) tandis que le Mali s'est offert un succès retentissant face au Bénin (5-2).

Le tirage au sort des poules, qui s’annoncent très relevées, aura lieu le 19 octobre à Libreville, capitale du Gabon.

Source France 24 / AFP

Le Pèlerin

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 20:46

Quand l'Algérie était une “terre de tourisme” à la mode

En Algérie, une oasis près de Biskra, vers 1920.

En Algérie, une oasis près de Biskra, vers 1920.

Pendant plus d'un siècle, on allait dans la Californie africaine pour prendre le soleil, se baigner, et même faire du ski. Un livre retrace cette histoire méconnue.

Elle a longtemps été surnommée la Californie africaine. Pendant plus d’un siècle, du débarquement des troupes de Charles X en 1830 à l’indépendance en 1962, l’Algérie coloniale, le plus vaste territoire du continent noir, avec ses montagnes enneigées et ses côtes maritimes plantées de ruines romaines, a été une terre de tourisme.

C’est cette histoire méconnue que raconte Colette Zytnicki, professeur à l’Université Toulouse-Jean Jaurès et spécialiste du Maghreb.

Dès la conquête achevée, gouverneurs généraux, milieux d’affaires locaux et militaires tentent de faire de l’Algérie devenue française une destination pour riches excursionnistes.

La mode de l’Orient se répand déjà en Europe depuis le XVIIIème siècle. Le peintre orientaliste Eugène Fromentin débarque en 1846 avec ses carnets de croquis. Le premier «Guide du voyageur en Algérie», sous-titré «Itinéraire du savant, de l’artiste, de l’homme du monde et du colon», paraît en 1848 aux éditions Marest.

A partir des années 1850, la bonne société internationale (Anglais, Américains, Russes…) qui d’ordinaire se retrouve, l’hiver, à Biarritz, sur la Côte-d’Azur ou la riviera italienne, prend l’habitude de traverser la Méditerranée. Les hiverneurs, comme on les appelle alors, s’installent dans les palaces d’Alger, La Régence, L’Orient, louent des villas luxueuses au cœur du quartier de Saint-Eugène, le long de la corniche, ou d’anciennes maisons mauresques à Mustapha, sur les hauteurs de la ville.

Biskra - Le Grand Hôtel

Biskra - Le Grand Hôtel

Les oasis à la frontière du Sahara, comme Biskra, ville de garnison, qui restera longtemps le seul endroit doté d’un casino, ou Bou Saada, lieu de villégiature du peintre Etienne Dinet, surnommé «la Mecque des artistes» voient bientôt leurs murs recouverts d’affiches promotionnelles qui vantent les visites du «vrai désert» ou de «la mer de sable».

Même les Aurès, pourtant rongées par la misère, et où des soulèvements ont éclaté en 1871 et 1879, commencent à attirer les amateurs de «paysages sauvages et de peuples "authentiques" (…), écrit Colette Zytnicki. Dans les années 20, une sorte de fièvre touristique saisit l’Algérie (…). On rénova les hôtels, on bâtit des établissements de luxe jusque dans les oasis et dans les montagnes.»

Guerre d'Algérie : quand les témoins se livrent, en BD

Une station de ski à 62 km d'Alger

Plus de 50.000 touristes accostent chaque année le long des côtes algériennes. Le premier parc national français, baptisé Paradis des cèdres, est créé de ce côté-ci de la Méditerranée, en 1923, à Téniet El Haad, près de Miliana. Une station de ski pousse à Chréa, à 62 kilomètres d’Alger, avec des chalets, des pistes, un tremplin. Un remonte-pente sera installé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Les voyageurs posent en costumes locaux dans les studios des photographes mais ne se mélangent jamais aux indigènes, le nom officiel employé par l’administration coloniale pour désigner les musulmans.

Le tourisme en Algérie …..Il y a longtemps

Lorsque la guerre éclate en novembre 1954, le premier guide Michelin est en cours d’écriture et l’Algérie affiche plus de 150.000 vacanciers annuels, de riches oisifs, toujours, mais aussi des employés plus modestes qui profitent des congés payés et des Trente Glorieuses. Après huit années de conflit, ils vont tous déserter. Seule une poignée d’Européens locaux osera encore s’aventurer sur les plages d’Alger, d’Oran ou de Philippeville.

L’indépendance mettra un terme à la «Californie africaine». A travers des brochures touristiques, des récits de voyageurs, des extraits de guides touristiques, Colette Zytnicki lève un voile sur un autre aspect de la colonisation, quand il s’agissait de venir se divertir dans un pays où les neuf dixièmes de la population, les musulmans, n’étaient pas des citoyens comme les autres.

Nathalie Funès

L’Algérie, terre de tourisme, de Colette Zytnicki,

Le Pèlerin 
 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 14:34

Tlemcen, une belle ville, fière de son passé

Tlemcen vue du plateau corniche-de-lalla-setti

Tlemcen vue du plateau corniche-de-lalla-setti

corniche-de-lalla-setti

corniche-de-lalla-setti

Cascade Ain-fezza-el-ourit

Cascade Ain-fezza-el-ourit

Tlemcen, la deuxième ville de l'Oranie, fière de son passé glorieux et prospère, de ses monuments et ses faubourgs hispano-mauresques, de ses sites naturels, est une «ville d'art et d'histoire» comme l'a dénommée Georges Marçais.
https://youtu.be/Uqu15szpf6s

Il est 21h. Le plateau de Lalla Setti, l’une des merveilles de Tlemcen qui surplombe majestueusement la ville, attire depuis deux ans de nombreux touristes et des familles en quête de détente, de calme et d'air frais. Cet endroit, qui culmine à 800 mètres d'altitude donne sur le quartier huppé de Birouana et le village de Attar et ses splendides cerisaies. L’esplanade et le petit lac sont pleins de monde.
«Il y a des familles qui préparent leur dîner chez eux et viennent le prendre spécialement ici», affirme le premier responsable de la Protection civile au niveau de cette ville. Munis de tout l'équipement du parfait touriste, provisions et caméras en main, les nombreux visiteurs qui s'y rendent ne semblent pas, en tout cas, mécontents. Et pourtant, il y a quelques années, l’endroit était loin d’être fréquentable, sauvage même, selon des Tlemçanisèiens.

Grâce aux réaménagements routiers et autres infrastructures réalisées, comme le téléphérique, le site est devenu l’une des destinations les plus prisées de la ville.

Une belle ville

https://youtu.be/9C0Tpr55DAk

Tlemcen ville d'art et d'histoire

https://youtu.be/GkmJ9egvak4

Source algerie-dz.com

Le Pèlerin

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 17:26

Il a 186 ans, le 5 juillet 1830, Alger capitulait devant les troupes françaises.

La colonisation de l’Algérie pouvait alors commencer.

5 juillet 1830 : la colonisation de l'Algérie est lancée

La prise d'Alger, juillet 1830 

Histoire revient sur ces décennies de campagne à laquelle allait participer… le magicien Robert-Houdin.

C’est une impressionnante armada qui s’élance de la rade de Toulon ce 25 mai 1830 : sept vapeurs flambant neufs entraînent dans leur sillage pas moins de 103 navires de guerre et 572 bâtiments de commerce transportant dans leurs cales des bœufs, des chevaux, du bois, ou encore de l’eau potable. Mission : conquérir Alger. Mais ce n’est pas gagné. En 1541, Charles Quint s’y est cassé les dents. En 1775, les 30 000 Irlandais de Charles III y ont été mis en déroute. En apprenant le départ de la flotte française, Wellington, le vainqueur de Waterloo, s’est écrié : «Les Français sont fous ! Un revers terrible les attend sur les côtes d’Algérie.» De fait, le dey Hussein, régent d’Alger alors sous domination ottomane, les attend de pied ferme.

Le 13 juin, huit brigades d’infanterie et d’artillerie prennent pied sur la plage de Sidi-Ferruch, à 28 kilomètres à l’ouest d’Alger. Tandis qu’on installe un campement grand comme une ville – avec baraquements, hangars préfabriqués, fours à pain, forges et même des guinguettes et un théâtre –, les premières escarmouches éclatent. Des cavaliers surgissent, frappent et disparaissent aussitôt. Des tueurs rampent entre les broussailles pour exécuter les sentinelles jusque dans les bivouacs. On retrouve les victimes décapitées, et il se dit que le dey paye une jolie somme pour chaque tête française.

Aucun plan militaire n’est prévu hormis la prise d’Alger

Le 28 juin, l’armée française arrive sur les hauteurs d’Alger. Sûr de sa victoire, l’agha Ibrahim, le gendre du dey qui commande la manœuvre, a déjà revêtu son habit de parade et fait dresser les tentes des officiers. La sienne, somptueuse, est parfumée d’essence de rose et de jasmin. Le combat s’engage dans ce décor des «Mille et Une Nuits», puis bascule rapidement dans des scènes d’horreur. Les cavaliers arabes sont décimés par l’artillerie française. L’affrontement entre les fantassins est monstrueux. Les « dépeceuses », des femmes qui suivent les troupes arabes, mettent en pièce les cadavres des ennemis en leur arrachant les organes.

Après six jours de combats acharnés, l’artillerie française éventre les murailles d’Alger. Le 5 juillet 1830, le dey est obligé de se rendre. Dans les souterrains de son palais, les envahisseurs découvrent un trésor d’une valeur de plus de 50 millions de francs. Voilà déjà l’expédition remboursée ! Mais à l’entrée de la Casbah, une autre surprise, bien moins agréable, les attend : des pyramides de têtes de soldats français. Autre déconvenue : l’indifférence de la population algéroise, pour laquelle être sous domination turque ou française, c’est «kif-kif».

Et maintenant, quelle suite donner à la prise d’Alger ? Aucun plan de conquête n’a été arrêté. Pour occuper la troupe, on se lance dans quelques raids. Les indigènes répondent en harcelant les Français dès qu’ils s’éloignent de leurs bases. Zouaves et spahis (anciens fidèles du dey d’Alger ralliés à la France), se font tirer comme des lapins lors de la corvée d’eau. Des cavaliers fondent sur les campements et massacrent les légionnaires à coups de sabre. En représailles, le général Savary de Rovigo, ancien ministre de la Police sous Napoléon, fait raser des villages entiers. Les habitants, adultes ou enfants, sont égorgés, les vergers sont détruits.

La prise d'Alger, par Theodore Gudin

Attaque d'Alger

Attaque d'Alger

Dix années de lutte acharnée contre l’émir Abd el-Kader

En 1833, le pays entier est déjà prêt à s’embraser, il ne lui manque qu’un chef. C’est le moment que choisit un jeune homme de 25 ans pour sortir de l’ombre. Abd el- Kader est le fils d’un marabout (chef religieux) vénéré de la région de Mascara, dans le Nord-Ouest. Fédérant les tribus, qui le désignent émir, il isole Oran en attaquant les caravanes de ravitaillement. Les Français répliquent en massacrant ses soutiens, en pillant les récoltes, en enlevant femmes et enfants. Après plus d’un an de combats, le général Desmichels accepte de négocier avec Abd el-Kader. Un traité, conclu le 26 février 1834, permet à ce dernier de garder autorité sur tout l’Ouest algérien et même d’obtenir la livraison de 400 fusils afin de pacifier la région. Tâche dont il s’acquitte avec un grand zèle : les tribus sont soumises par le fer ou séduites par les discours de l’émir. Les routes de la région sont devenues si sûres, dit-on à l’époque, qu’un enfant pourrait les parcourir avec une couronne d’or sur la tête.

Mais, en juin 1835, Paris découvre que le traité est trop généreux avec Abd el-Kader (Desmichels avait gardé certaines clauses secrètes). La guerre reprend de plus belle. Le général Trézel, à la tête de 2 500 hommes, marche sur Mascara, mais en chemin, au défilé de La Macta, il est sévèrement battu. Le général Bugeaud est envoyé à la rescousse pour conclure une nouvelle paix avec le jeune chef. Par le traité de Tafna, qu’il signe le 30 mai 1837, Abd el-Kader reconnaît la souveraineté de la France qui s’octroie Oran, Mostaganem et Mazagran, mais il récupère les deux tiers de l’Ouest algérien. Il établit sa capitale à Taqdemt. La tribu des Ben Zetoun, qui se trouve sur son territoire, reste fidèle aux Français : Abd el-Kader, qui porte désormais le titre de sultan, fait égorger tous les membres du clan. Bientôt, les deux tiers de l’Algérie lui obéissent. Il n’attend plus que l’occasion de reprendre la «guerre sainte».

C’est le duc d’Orléans, fils du roi Louis-Philippe, qui va la lui fournir. Le 28 octobre 1839, une colonne de 5 000 hommes quitte Constantine pour rejoindre Alger. L’expédition a été organisée dans le plus grand secret. Par bravade, le duc d’Orléans a en effet décidé de traverser le territoire d’Abd el-Kader en passant par les «Portes de fer», un étroit défilé dans les montagnes Bibans où une poignée de combattants suffirait à décimer l’armée française. Orléans et ses hommes s’engagent dans ce coupe-gorge aux cris de «Vive le roi!». Ils en ressortent indemnes : le sultan n’a pas attaqué. Le 2 novembre, arrivé à Alger, le duc donne un grand banquet sur l’esplanade de Bab el- Oued pour célébrer son exploit. Abd el- Kader, dénonçant l’intrusion sur son territoire, peut alors rallumer les hostilités. Bugeaud, désormais gouverneur général de l’Algérie, avec les pleins pouvoirs et une armée de 100 000 hommes, repart au combat. Il mène une guerre dévastatrice, ne laissant derrière lui que de la terre brûlée. Les villes tombent les unes après les autres. Mais Abd el-Kader reste insaisissable : il se déplace sans cesse avec sa «smala», composée de ses soldats, ses artisans, ses serviteurs et leurs familles, au total près de 30 000 personnes. Le 16 mai 1843, le duc d’Aumale, profitant de l’absence de l’émir, fond sur la smala et s’en empare. Diminué, coupé des siens, Abd el-Kader se réfugie au Maroc avec un dernier carré de fidèles.

Les «enfumades» françaises seront sans pitié

Mais un nouvel ennemi se dresse sur la route des Français, un certain Bou Maza, marabout intégriste animé par une haine farouche des chrétiens. Les Français ont d’autant plus de mal à le capturer que, partout dans le pays, des usurpateurs se font passer pour lui. Le 30 janvier 1845, un cortège d’hommes et de femmes s’approche en chantant d’un camp français, à Sidi Bel Abbes. Les gardes amusés leur ouvrent les portes. Aussitôt, des armes jaillissent des burnous. Bilan : 6 morts et 36 blessés chez les Français ; 58 «kamikazes» abattus. Les prisonniers interrogés ne comprennent pas qu’on ait pu les capturer : Bou Maza leur a certifié qu’une fois dans le camp, sa magie les rendrait invisibles.

Les représailles à cet attentat vont être terribles. Bugeaud ravage tout sur son passage. Le 16 juin 1845, dans les montagnes du Dahra, des centaines de personnes – guerriers, mais aussi femmes et enfants – se réfugient dans des cavernes pour échapper aux soldats. Impossible de les déloger. Un an plus tôt, le 11 juin 1844, le même cas de figure s’était déjà produit dans les grottes du massif côtier de Sheba. Bugeaud avait trouvé la solution : «Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, fumez-les à outrance !», avait-il ordonné. Plus de 500 personnes avaient péri asphyxiées. Au Dahra, le colonel Pélissier emploie la même méthode d’«enfumade». Il fait entasser broussailles et bois mort devant l’entrée des grottes et fait allumer le feu. «La peau d’un de nos tambours avait plus de prix à mes yeux que la peau de tous ces misérables», se justifiera-t-il. Quelques semaines plus tard, le 12 août, à Nekmaria, Saint-Arnaud – «général ayant les états de service d’un chacal», selon Victor Hugo – emmure vivantes des centaines de personnes, hommes, femmes, enfants. «Je fais hermétiquement boucher toutes les issues et je fais un vaste cimetière. La terre couvrira à jamais les cadavres de ces fanatiques», écritil à son frère. En France, l’annonce de ces actes soulève une vague d’indignation. On parle de «meurtres prémédités», la presse dénonce une «oeuvre de cannibale», des actes «infâmes qui souillent le drapeau de la France».

C’est le moment que choisit Abd el-Kader pour réapparaître. Franchissant la frontière, il occupe, en septembre 1845, la montagne au sud de Tlemcen. A nouveau, tout le pays s’embrase. Quatorze colonnes françaises traquent l’émir, les villages suspectés de l’avoir hébergé sont rasés. Et le 23 décembre 1847, le rebelle doit finalement se rendre. A Sidi-Brahim, 500 cavaliers sabres au clair lui rendent hommage. Exilé en France, avec sa mère, ses trois femmes, ses deux fils et 90 proches, il finira décoré de la grand-croix de la Légion d’honneur et pensionné. En 1979, la Cour des Comptes a révélé que ses descendants touchaient encore sa rente (1,3 million de francs annuels), supprimée depuis.

Des militaires au fait des coutumes locales sont envoyés

Abd el-Kader est vaincu mais, après dix-sept ans de conflit, le bilan humain est très lourd. Et pour les Français, l’ennemi est partout : dysenterie, fièvres, typhus, gastroentérites, ou encore malaria. Si, en 1840, 227 soldats français meurent au combat, il en succombe 9 567 dans les hôpitaux !

Une autre politique de conquête se met en place. Dès 1833, le capitaine Lamoricière a mis sur pied dans la province d’Alger un premier «Bureau arabe», composé de militaires connaissant la langue, la religion et les coutumes du pays. Ces officiers allaient de village en village établir des liens avec les «indigènes », écouter leurs doléances et gagner leur confiance afin d’éviter qu’ils ne se laissent manipuler par les marabouts. Résultat : alors qu’à Oran, la violence militaire a exacerbé le sentiment antifrançais et renforcé la rébellion, dans la province d’Alger, grâce au travail du Bureau arabe, la situation s’apaise. S’inspirant de cette expérience concluante, un arrêté ministériel de 1844 étend l’organisation des Bureaux arabes à tout le territoire. Un bureau central à Alger et 45 bureaux satellites à travers le pays sont dirigés par 200 officiers, tous «arabisants ». Les militaires hors cadre font le travail de police et de justice. Ils tiennent les registres d’état civil et prélèvent les impôts. Ils ont également à leur disposition des fonds secrets pour payer des espions chargés de surveiller les populations, les marabouts ou encore les écoles coraniques…

Jouissant d’un grand prestige, dotés d’une bonne solde, ils mènent une vie de pacha qui exaspère les colons. Certains se comportent même comme de petits tyrans locaux. Maupassant, dans ses souvenirs de voyage, les traite de voleurs, et Alexandre Dumas, dans ses chroniques, de meurtriers. En 1856, le capitaine Doineau, chef du Bureau arabe de Tlemcen, est condamné par la cour d’assises d’Oran pour avoir commandité le meurtre de Ben Abdallah, agha (seigneur) des Beni Snous. Redoutés des indigènes, les Bureaux sont détestés par les colons civils. Quand «L’Aigle» accoste à Alger, le 17 septembre 1860, laissant débarquer Napoléon III et l’impératrice Eugénie, les colons sont pleins d’espoir : ils espèrent que l’empereur saura les écouter, les affranchir de l’autorité militaire, et leur distribuer les terres arabes. 

Lorsque Napoléon III était arrivé au pouvoir fin 1848, il ne savait que faire de l’Algérie, qu’il considérait comme «un boulet». Un homme l’a fait changer d’avis : Ismayl Urbain, mulâtre guyanais qui a souffert du racisme dans sa jeunesse. Converti à l’islam, marié à une Algérienne, il a été nommé interprète militaire à Alger en 1837 au service de plusieurs généraux, dont Bugeaud. Il a tiré de cette expérience deux ouvrages, publiés sous pseudonyme, expliquant que le seul paysan légitime en Algérie était l’Algérien et que le colon n’était qu’un usurpateur. Les colons qui accueillent Napoléon III, en septembre 1860, et qui partagent avec lui le spectacle d’une fantasia de 10 000 cavaliers suivi d’un banquet composé de galantine de gazelle, de viande d’autruche et d’émincés de lézard, ignorent que l’empereur est tout acquis aux idées d’Urbain. Ils sont cueillis à froid dès la fin du repas. Le souverain annonce en effet son intention d’améliorer la condition des indigènes. Il parle même d’« élever les Arabes à la dignité d’hommes libres, (de) répandre sur eux les bienfaits de l’instruction, tout en respectant leur religion… »

Napoléon III en Algérie

Napoléon III en Algérie

Depuis quelques années déjà, les autorités françaises tentaient de gagner la sympathie et le respect des tribus autrement que par le fer. Les ingénieurs creusaient des puits artésiens, faisant jaillir l’eau et accourir les femmes du village en joie. On colportait les exploits du capitaine Gérard, qui avait tué une trentaine de lions dans la région de Guelma entre 1844 et 1858. Les Arabes le vénéraient pour son adresse et son courage. Le colonel de Neveu, chef du Bureau d’Alger, après avoir publié un rapport sur l’influence des marabouts auprès des populations indigènes, a alors une idée originale : il invite Jean-Eugène Robert-Houdin, le plus célèbre prestidigitateur de l’époque, à réaliser ses tours devant les principaux chefs de tribus afin de montrer aux Algériens que les Français possèdent dans leur rang un sorcier plus puissant que leurs marabouts. Robert-Houdin, arrivé à Alger le 2 septembre 1856 avec son épouse, fait jaillir des boulets de canon de son chapeau, offre des présents sortis par enchantement d’une corne d’abondance. Un guerrier, choisi dans l’assistance pour sa force, se trouve sur un geste du magicien aussi faible qu’un enfant, incapable de soulever un petit coffre posé sur le sol. Un autre guerrier est chargé de tirer au pistolet sur lui, mais ses balles sont mystérieusement déviées. Lorsque le magicien rentre en France, en novembre, après avoir fait la tournée des Bureaux arabes, le général Desvaux écrit : « Les deux hommes qui ont fait le plus pour la pacification de l’Algérie, sont Jules Gérard, le fameux tueur de lions et, par-dessus tout, Robert-Houdin. »

Mais, alors que les tensions entre Français et Algériens semblent s’apaiser, un nouvel ennemi, commun celui-là, attaque. Faisant suite à une année de sécheresse, des nuées de criquets pèlerins déferlent en avril 1866. Des cimes de l’Atlas aux régions côtières, tout le pays est infesté. Les cultures, les jardins, les ports, tout est dévasté. Un malheur n’arrivant jamais seul, un violent séisme détruit plusieurs villages, le 2 janvier 1867. Puis c’est une épidémie de choléra qui éclate au mois de juin, immédiatement suivie par une contagion de typhus. En l’espace de deux ans, de 1866 à 1868, l’Algérie perd, à cause des maladies et de la famine, 17 % de ses 3 millions d’habitants. C’est comme si aujourd’hui la France perdait 11 millions de personnes… A la catastrophe démographique s’ajoute une crise politique. Militaires et colons règlent leur compte, se rendant mutuellement responsables de l’ampleur du désastre. Partout, profitant de la discorde, un vent de révolte souffle. On signale des réunions secrètes à Constantine, des lettres appelant à la rébellion sont interceptées à Alger et, partout, de «nouveaux prophètes» agitent les populations. Le 15 septembre 1870, le général Durrieu, nouveau gouverneur général de l’Algérie, tire la sonnette d’alarme : «Un mouvement insurrectionnel (…) me paraît imminent», rapporte-t-il. Il réclame des renforts, mais en France, on a d’autres chats à fouetter : après la défaite de Sedan deux semaines plus tôt, l’empereur est prisonnier des Prussiens. Confirmant les craintes de Durrieu, des troupes spahis se révoltent en janvier 1871. Attisées par Cheikh El Mokrani, plus de 250 tribus, c’est-à-dire le tiers de la population algérienne, se soulèvent. La répression est terrible. 86 000 soldats français balaient les insurgés. Les meneurs sont tués ou exilés en Nouvelle-Calédonie. 

La politique militaire de Napoléon III a fait long feu

Après quarante ans de guerre, de massacres, de catastrophes naturelles et d’épidémies, le pays est exsangue… Le sanguinaire général Bugeaud a quitté l’Algérie dès 1848, rapportant en «souvenir» le germe du choléra qui devait le terrasser un an plus tard. Les Bureaux arabes, eux, sont dans l’impasse. Leur politique agricole, économique et social est un échec. Ils ont tenté de sédentariser les nomades, de construire des habitations en dur à la place des tentes, d’imposer des méthodes modernes de culture, en vain… Les populations ont subi ces changements sans les comprendre. Certains Bureaux se sont transformés en petits potentats. Honnis par les colons et mis à mal par le massacre de 27 caravaniers musulmans à l’oued-Mahouine, en mai 1869, ils ne se remettront pas de la chute de l’Empire. La politique arabe de Napoléon III a fait long feu. Le temps des militaires est terminé, celui des civils et de l’Algérie coloniale commence.

Article tiré du GEO Histoire n°2, "1830-1962 • L'Algérie : de la conquête française à l'indépendance"

Source GEO Histoire Cyril Guinet

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 18:43

Pour éviter les fuites au bac, l’Algérie bloque Facebook et Twitter

Le baccalauréat en Algérie et la fuite des sujets sur Facebook

Radical… !…Certains lycéens algériens doivent repasser l’examen, le gouvernement a bloqué l’accès aux réseaux sociaux pour empêcher de nouvelles fuites…

L'Algérie a décidé de bloquer les réseaux sociaux pendant le bac.

Aux grands maux les grands remèdes. Alors que des fuites ont entaché le bac en Algérie, les candidats des filières scientifiques, mathématiques et gestion doivent repasser l’examen. Et pour éviter un nouveau fiasco, les autorités algériennes ont décidé d’employer une méthode radicale en bloquant pendant près de cinq jours l’accès aux réseaux sociaux.

Les sujets sur Facebook

Depuis samedi 20h, impossible donc d’accéder à Twitter, Facebook ou même Instagram depuis l’Algérie. Il faut dire que certains des 800 000 candidats à avoir passé le bac avaient auparavant eu la surprise de recevoir sur leur compte Facebook les sujets des examens avant les épreuves.

>> A lire aussi : Bac 2015: Le gouvernement s'attaque aux fuites

Une source du secteur de la poste et des communications algériennes a expliqué que « cette coupure a une relation directe avec les examens partiels du baccalauréat qui débuteront ce dimanche. Cette décision a été prise surtout pour protéger les candidats de la publication de faux sujets sur les réseaux sociaux ». 

Des dizaines de personnes arrêtées

Des dizaines de personnes, dont des cadres de l'Education nationale, ont été arrêtées, soupçonnées d'être impliquées dans ces fuites, selon la gendarmerie nationale. Les nouvelles épreuves doivent se dérouler jusqu'au 23 juin.

En France, des fuites de ce type ce sont déjà produites sur internet. La plus importante était arrivée en 2011. Des captures d’écran de l’épreuve de mathématique de la série S avaient été publiées sur le site jeuxvideo.com. Les conséquences avaient cependant été nettement moins graves puisque l’épreuve n’avait pas été annulée et que la France n’avait pas décidé de s’en prendre aux réseaux sociaux.  

Source 20minutes.fr

Le Pèlerin

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