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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 13:56

L’économie algérienne commence ses soins palliatifs

Le gouvernement Bouteflika-Ouyahia

Le gouvernement Bouteflika-Ouyahia

Après la décision du gouvernement Bouteflika de recourir à la planche à billets, il est désormais impossible d’empêcher les Algériens de subir une importante diminution de leur niveau de vie.

Le mercredi 6 septembre, le gouvernement Ouyahia a décidé de faire modifier la loi sur la monnaie. Il se donnait le droit d’imprimer de l’argent sans prendre en compte les règles de la finance mondiale. Le mépris du gouvernement algérien pour les mécanismes de gestion d’un État moderne au 21e siècle le dirige tout droit dans les traces du Venezuela.

Il y a des raisons pour lesquelles il est strictement interdit de faire fonctionner la planche à billets dans la zone euro en vertu de l’article 123 du Traité de Lisbonne. Cette pratique amène souvent à une situation tragique. Dans le libre marché, la valeur totale des billets d’une devise en circulation dépend de la demande des utilisateurs. La demande est un besoin solvable. Quand la planche à billets commence à tourner pour couvrir des déficits, la valeur de l’argent se dilue d’autant. En expliquant simplement la situation, si Bouteflika double le nombre de devise en circulation, elles ne vaudront que la moitié de leur valeur en monnaie étrangère. Le gouvernement s’appropriera de ce fait la moitié de la valeur de tous les billets en circulation. Cette mesure créera de l’inflation, une dévaluation de sa monnaie au niveau international, une forte baisse du pouvoir d’achat et une importante fuite de capitaux.

Comme la valeur des actifs en dinar fondera à vu d’œil, toutes les personnes qui le peuvent achèteront des devises étrangères pour se protéger de l’inflation.

Ce cercle vicieux s’amplifiant avec le temps, bientôt, les petites coupures n’auront plus la valeur du papier sur lequel elles sont imprimées et serviront, comme en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale, à tapisser les murs.

L’utilisation de la planche à billets n’est pas aussi létale pour tous les pays. Si plusieurs gouvernements tels ceux de l’Europe, du Japon et des États-Unis ont eu recours à cette technique pour se sortir d’une période de récession particulièrement difficile, ils s’en servaient en général pour dévaluer la valeur de leur monnaie et rendre leurs exportations plus compétitives afin de relancer leur économie. En ce qui concerne l’Algérie, comme 97 % de ses exportations sont en hydrocarbures et qu’ils son vendu en dollars américains sur le marché international, le pays n’augmentera pas son niveau de compétitivité. Bien au contraire, il le diminuera en rendant sa monnaie moins attractive.

Si investir pour créer de la richesse est le fondement de la croissance au niveau international, imprimer de l’argent pour financer le déficit budgétaire est le chemin de l’appauvrissement national assuré.

Quand Ahmed Ouyahia décidait de recourir au "financement interne non conventionnel", il faisait beaucoup plus que d’avouer la faillite de l'État. Le gouvernement Bouteflika commence donc actuellement à administrer les soins palliatifs à l’économie du pays. En ce sens, le message d'espoir et de sérénité politique du premier ministre est la parole apaisante d’un ami veillant un mourant. Il n’empêchera pas la mort économique de l’Algérie, mais la rendra plus douce. Malheureusement, l’économie mondiale étant ce qu’elle est, même cela ne durera pas. La loi de finances 2018 risque donc d’être particulièrement incisive pour la population et ce ne sera qu’un début.

Les seules choses qui peuvent sauver l’Algérie sont, soit une remontée rapide du coût du baril de pétrole, ce qui ne s’annonce pas actuellement ; soit un changement de régime pour un vrai gouvernement d’union nationale qui modifiera rapidement la politique monétaire.

Dans peu de temps, quand les mécanismes inflationnistes seront enclenchés, même cette option ultime ne pourra plus sauver le pays. Les citoyens subiront une importante perte de leur pouvoir d’achat et commenceront une descente aux enfers du type que subit actuellement le Venezuela avec une hyperinflation de 900 % en 2017. Les historiens vous diront qu’en général ces situations se terminent dans la guerre ou la révolution et une importante destruction des actifs publics. Est-ce vraiment ce que veulent les Algériens ?

Source Le Matin - Dz Michel Gourd

Le Pèlerin

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 14:39

Ramadan : le pique-nique de non-jeûneurs kabyles, un pied de nez aux autorités

L’Algérie et la liberté de culte

Plusieurs centaines de personnes ont déjeuné publiquement samedi à Tizi-Ouzou, en Kabylie, pour appeler au respect de la liberté de conscience et dire non à "l'islam radical".

C'est un appel à la tolérance que d'aucuns ne manqueront pas de percevoir comme une provocation. Près de 500 personnes se sont réunies samedi à Tizi-Ouzou, en Kabylie, autour d'un déjeuner public pour dénoncer "les campagnes d’intimidation menées contre les non-jeûneurs" dans cette région de l'est algérien en cette période de ramadan.

"Il y a un climat de terreur qui règne contre ceux qui ne jeûnent pas" durant le mois de jeûne sacré musulman du ramadan, dénonce à l'AFP l'un d'eux, Ali, la quarantaine. "Il faut que la religion reste du domaine du privé", dit-il en s'affirmant "musulman de tradition mais pas jeûneur", acquise quand à lui, Tahar Bessalah, venu spécialement d'Alger.

Ramadan : le pique-nique de non-jeûneurs kabyles, un pied de nez aux autorités

Lors d'une prise de parole, le président du Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), Bouaziz Aït Chebib, a revendiqué "l'attachement ancestral" des Kabyles "à la liberté de conscience". "C'est une réponse au courant d’un islam radical qui commence à supplanter l’islam tolérant pratiqué par les citoyens kabyles", a-t-il martelé le site maghrebemergent.com.

Bouteille et sandwich à la main, jeunes, personnes âgées, artistes, militants politiques et associatifs ont répondu à l'appel lancé la semaine dernière sur les réseaux sociaux après une descente de gendarmes, le 19 juillet, dans une cafétéria de non-jeûneurs au village Tifra, toujours en Kabylie, précise le journal El Watan. Les clients avaient alors été pris en photo.

L'ambiance de cette manifestation est restée bon enfant malgré la présence de policiers en civils, selon le site Tout sur l'Algérie (TSA). Aucune intervention n'a eu lieu comme l'avait annoncé mardi le maire de Tizi-Ouzou, Abdelkader Bouazghi, lors d'une conférence de presse. "Chacun est libre face à sa conscience", avait-il ajouté en affirmant qu'il n'y aurait aucune répression.

Une liberté de conscience non partagée par le ministre des Affaires religieuses Bouabdellah Ghlamallah qui a qualifié cet appel au rassemblement de véritable "provocation", a rapporté le site Algérie Focus.

"Punissez les voleurs de milliards"

D'après TSA, une manifestation a également eu lieu samedi à Aokas, sur la côte est de Béjaia, en Kabylie, pour dénoncer "l’inquisition", le "salafisme" et appeller à punir "les voleurs de milliards et pas les non-jeûneurs".

En 2010, plusieurs non-jeûneurs avaient été poursuivis et condamnés à des peines de prison ferme pour non respect du ramadan. Alors que la Constitution algérienne garantit la liberté de culte et ne prévoit aucune sanction contre ceux qui refusent d’observer le jeûne, les juges avaient invoqué l'article 144 bis 2 qui stipule qu'"Est puni d’emprisonnement quiconque offense le Prophète et les envoyés de Dieu, ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam."

Le Pèlerin

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:40

Serge Molines, le Poète d’Hussein-Dey est un eternel nostalgique de notre pays natal

Il a écrit ces quelques mots, épris de chaleur, pour ce pays, à jamais perdu

Algérie - Combien je peux t’aimer !!!!

Quelques mots simplement qui témoignent avec ferveur tout l'amour que j'éprouve pour cette terre d'Algérie chère à mon cœur, où j'ai vu le jour et que j'ai quittée voilà maintenant bien des années.

Ce temps passé loin de toi n'a altéré en rien tous les sentiments de tendresse et de fidélité que j'ai pour toi. Il me suffit de prononcer ton nom pour me sentir aussitôt transporter tout près de toi, enveloppé par une indescriptible tiédeur où se mêlent des senteurs d'épices parfumées qui embrument mes pensées et des musiques magiques qui me donnent une furieuse envie de danser.
Je suis sur la plage et je sens le soleil brûlant parcourir ma peau. J'entends les vagues s'écraser sur les rochers puis venir ensuite mourir sur le rivage. L'air venant du large chargé d'embruns m'apporte une apaisante fraicheur. Je sens mon cœur battre plus vite dans ma poitrine, mes doigts s'enfoncent dans le sable chaud et je m'accroche avec vigueur et fermeté à cette terre de peur qu'elle ne m'échappe, de peur de la perdre. Je ferme les yeux et dans un total abandon je me laisse imprégner par toutes ces saveurs qui remplissent mon âme de bonheur et de joie de vivre. Moments divins et magiques, moments de pur bonheur, moments de communication... Je me sens bien dans ce pays magnifique et féérique qui m'a donné le meilleur de lui même. Une mer sublime et bleue comme l'horizon, un soleil permanent dont les rayons venaient très tôt le matin inonder les murs blancs des maisons.
Un ciel d'un bleu unique, lumineux dans lequel les hirondelles volaient dès les premiers jours du printemps laissant dans leur sillage ce cri strident pour annoncer la venue des beaux jours. J'aimais les regarder évoluer dans ce ciel limpide, allant et venant sans cesse, se croisant avec frénésie et délicatesse avec la détermination de découvrir le coin tranquille où elles s'installeront.
Depuis ma plus tendre enfance, je les ai regardées chaque année, attendant après leur départ le moment où elles reviendront. Un jour je les ai vu revenir mais je n'étais plus là pour assister à leur départ. Moment dramatique dans ma vie où j'ai dû quitter mon pays bien aimé pour un autre dans lequel je n'ai jamais pu trouver ma place. Triste sort pour ce peuple de "déracinés" que nous étions, jeté sur les rivages de France dans un dénuement total et une solitude écrasante.
J'ai toujours dans ma mémoire ces yeux tristes et rougis par les larmes dans lesquels on pouvait lire l'inquiétude, le désespoir et la souffrance. Il t'a fallu relever la tête et reconstruire ta vie ailleurs mais à quel prix!!! Aujourd'hui je regarde évoluer les hirondelles dans un pays différent pour moi avec une certaine nostalgie et je sens les larmes envahir mes yeux et de chaudes larmes couler sur mes joues.
Le passé ressurgit et tous mes souvenirs d'enfance arrivent intacts, se bousculant et m'interpellant sans cesse. Les promenades les soirs d'été sur les trottoirs de la rue de Constantine par cette insouciante jeunesse remplie de joie de vivre et d'espérance en l'avenir. Le petit chemin qui longeait le cimetière qu'on empruntait pour aller à la plage du piquet blanc et dans lequel le vent venant du large s'engouffrait avec violence. Le bal sur la place, le corso fleuri avec ses chars recouvert de fleurs, notre marchand de beignets en bas de l'avenue Laure. La Mouna de Pâques préparée amoureusement par nos mères ou nos grands-mères et dégustée dans la forêt de Kouba ou de Sidi-Ferruch dans une ambiance incomparable, la nôtre, celle de là-bas...
Dans nos quartiers les visites régulières des "Baba Salem" paraissant venir d'un autre monde avec leur musique magique et endiablée. Les marchands ambulants de glace pour la glacière, de sardines avec son plateau sur la tête, et des fruits et légumes.
Je pense à notre cimetière tombé dans l'oubli où reposent mes parents et je dépose avec respect et circonspection sur ce marbre noir délavé par le temps, les plus doux et affectueux baisers en leur disant que je pense toujours à eux. Combien j'aimerais revivre tous ces instants de bonheur, qu'ils deviennent réalité ne serait-ce qu'un bref moment, afin que je puisse me retremper dans cette chaude atmosphère de ma jeunesse dans ce pays à la beauté incomparable aux senteurs divines et pénétrantes.
Resté au bord du chemin, j'attends le magicien muni de sa baguette magique qui viendra me chercher et m'entraîner dans une folle farandole. Les femmes au regard profond bordé de krol et parées de leur plus beau costume somptueusement décoré agiteront leurs foulards de soie aux couleurs vives et chatoyantes. Elles entreront dans la danse aux sons d'une musique orientale, langoureuse, envoûtante, où se mêlent harmonieusement le son du tambour et de la flute.
Ça et là, un parfum puissant de jasmin, de fleur d'oranger et de menthe viendront embaumer l'atmosphère légère comme une coulée de miel. Je me souviendrai avoir parcouru les grands espaces du désert fait de pierres, de rochers et de sable sous une chaleur écrasante et m'être rafraîchi dans le décor somptueux et presque irréel des palmeraies. Pays magique qui offre à notre regard émerveillé toute sa beauté sauvage et exaltante qui nous forcent à reconnaître la chance que nous avons d'être nés sur cette terre d'Algérie. C'est auprès de toi que j'aurais voulu rester, mais la vie et certains comportements humains en ont décidé autrement.

Quel dommage, quel dommage!...... Une fois de plus, je vais refermer avec une certaine nostalgie mêlée d'amertume mon album de souvenirs si cher à mon cœur et le ranger ici ou là, mais toujours à portée de main pour qu'il puisse être à tous moments ouvert.
Amitiés à tous ....

Serge Molines

Le Pèlerin

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 16:29

On nous appelle "Pieds Noirs "

Exode 1962

Exode 1962

On nous appelle "Pieds Noirs" et ces deux mots jetés
Péjorativement, souvent comme une insulte,
sont devenus pour nous bien plus qu'un sobriquet.
On nous appelle "Pieds Noirs" avec cette nuance
De dédain, de mépris attachée à ces mots
Qui pour nous, ont un sens de plus grande importance
On nous appelle "Pieds Noirs", nous acceptons l'injure,
Et ces mots dédaigneux sont comme un ralliement
Comme un drapeau nouveau, comme un emblème pur
On nous appelle "Pieds Noirs", il y a sur nos visages
Le regret nostalgique des horizons perdus,
Et dans nos yeux noyés, d'éblouissants mirages.
On nous appelle "Pieds Noirs" il y a dans nos mémoires
Le souvenir joyeux des belles heures d'autrefois,
De la douceur de vivre, et des grands jours de gloire.
On nous appelle "Pieds Noirs", ami, te souviens-tu
De nos champs d'orangers, de nos coteaux de vigne,
Et de nos palmeraies, longues à perte de vue ?
On nous appelle "Pieds Noirs", mon frère, te souvient-il
Du bruyant Bab-el-Oued, d'El Biar sur sa colline,
Des plages d'Oranie, du glas d'Orléansville ?
On nous appelle "Pieds Noirs", là-bas dans nos villages,
Qu'une croix au sommet d'un clocher dominait,
Il y a un monument dédié au grand courage.
Les nommait-on "Pieds Noirs" les morts des deux carnages
De 14 et 39, les martyrs, les héros
Qui les honorera maintenant tous ces braves ?
On nous appelle "Pieds Noirs", mais ceux qui sont restés,
Ceux de nos cimetières perdus de solitude,
Qui fleurira leurs tombes, leurs tombes abandonnées ?
On nous appelle "Pieds Noirs" nous avions deux patries,
Harmonieusement si mêlées dans nos cœurs,
Que nous disions "ma France", en pensant "Algérie"
On nous appelle "Pieds Noirs" mais nous sommes fiers de l'être
Qui donc en rougirait ? Nous ne nous renions pas
Et nous le crions fort, pour bien nous reconnaître
On nous appelle "Pieds Noirs", nous nous vantons de l'être
Car nous sommes héritiers d'un peuple généreux
Dont l'idéal humain venait des grands ancêtres.
On nous appelle "Pieds Noirs" qu'importe l'étiquette
Qu'on nous a apposée sur nos fronts d'exilés,
Nous n'avons pas de honte, et nous levons la tête.
Ô mes amis "Pieds Noirs" ne pleurez plus la terre
Et le sol tant chéris qui vous ont rejetés,
Laissez les vains regrets et les larmes amères.

Ce pays n'a plus d'âme, vous l'avez emportée.

Décembre 1962 Camille Bender

Le Pèlerin

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:38

Alger, ma Ville….

La Grande Poste

La Grande Poste

Après ce dur exil, c’est à peine si j’ose
Te dire, Alger ma Ville, nous sommes en osmose…
Pardon, pardon ma « Blanche » de t’avoir investie,
Architecte un peu fou de rêves et d’inepties !


Les vaisseaux de mon corps, à l’ancre de ma jetée,
Sont les navires de ton port face à l’Amirauté.
Mes veines et mes veinules sont tes rues, tes ruelles,
Je les sens battre, sourdre, vivantes, perpétuelles :

 

Arago, Berthelot, Chartres, Pasteur, Batandier…
Des centaines à coup sûr désormais répudiées !
Mes artères sont Isly, Baudin, Lyon, Carnot,
D’autres et d’autres encore… Le sang de mes canaux

 

Irriguent les quartiers: La Marine, Champ de manœuvre,
Ben Aknoun et Kouba, Basséta « Le chef d’œuvre » !
Le cœur de Bab-el-oued étonné, m’interroge…
Le temps a-t-il cessé à l’heure des « trois horloges » ?

 

Tes jardins sont présents en tatouages internes,
Je m’y promène souvent, nostalgique, l’âme en berne…
Pourtant le Frais Vallon, Nelson, Laferrière
Resplendissent toujours, écrasés de lumière.

 

Le sable de tes plages granule sous ma peau
Et je l’entends crisser quand je suis en repos…
La Pérouse, Matifou, Zéralda, Pointe Pescade !
Le bain étant prétexte à la moindre escapade

 

Pour un peuple joyeux, coloré, animé,
Doré par ce soleil qu’il a tant et tant aimé…
Mes côtes sont les tiennes, est-ce une métempsychose ?
La mer est mon humeur, j’y perçois toutes choses…

 

Sereine, alanguie, caressant tes rivages,
Emu au souvenir de ces douces images…
Violente et déchaînée, ivre, blasphématoire,
Battant mes flancs pour flageller l’Histoire !

 

J’ai gardé tes senteurs, de la menthe à l’anis,
Elles s’exhalent par mes pores que nulle effluve dénie…
Et puis, il y a les sons dont mes oreilles bourdonnent,
Les rires, les pataquès, les surnoms que l’on donne !

 

« Se taper la kémia ac’ les escargots »,
« Descendre en bas le port », « Va de là, falampo » !
Folklore d’un peuple ! Original lexique
Enfoui dans ma mémoire comme une pieuse relique !

 

Des clichés infinis de la vie d’autrefois
Tapissent mes arcades, mon subconscient fait foi !
« L’Harrach et son marché », « Fort de l’Eau, ses brochettes »,
« La Casbah, ses bordels », « rue Michelet, la cafète », !

 

« La Pêcherie, ses poissons », « Rovigo, ses tournants »,
«Bab-el-oued, ses nuits chaudes»,«La loubbia cher Fernand» !
« Mingasson », « Télemly », « Le stade et la piscine »,
« Le Duc d’Aumale et Bugeaud », « El-biar, les Glycines »,

 

« Saint-Eugène, le cimetière », « Belcourt », « L’Arsenal »,
«Baïnem, la forêt », « Mustapha, l’hôpital »,
«Les chalutiers», «Les barques»,«les yoles du Sport nautique»,
« L’Esplanade » et bien sûr, notre « Dame d’Afrique »…..

Elevé par tes soins dans une foi idolâtre,
Je suis comme toi, bâti sur un amphithéâtre…
Tu cernes par mes bras, la plus belle des baies,
Vision du « Grand Départ », sur ma rétine gravée…

 

Excuse-moi, lecteur, mon âme s’est engagée
Dans les rues de mon cœur pour me parler d’ALGER…

MA VILLE !

Source Anonyme

Le Pèlerin

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 23:25

L’Algérie, mon Pays natal

Le Marchand de Beignets Avenue Laure à Hussein-Dey

Le Marchand de Beignets Avenue Laure à Hussein-Dey

Je suis né dans la banlieue d’Alger, à Hussein-Dey

Dans cette cité populaire toute ma vie j’ai résidé….

Mon horizon c’était le quartier Trottier, le « Champ Vert»-

Nous y vivions pauvrement mais n’en n’ai jamais souffert

 

Ce beau pays je l’ai rarement visité…Oui Arzew, Oran

Il est vrai que les moyens manquaient à la maison

Mes copains vivaient tout comme moi….Au quartier

Les «Arabes» et moi n’y avons jamais été inquiétés

 

Nous n’avons jamais bougé de cet espace de verdure

Nous n’avions pas peur, l’avenir nous paraissait si sur

Les fils de Pied noir partaient en Colonie de vacances

Enchantés ils revenaient …un beau pays que la France

 

L’Algérie était magnifique pourtant je ne connaissais guère

Un peu Oran et Arzew deux villes qui m’étaient chères

A l’est mon horizon s’arrêtait à Rebeval au bord du Sébaou

L’oued coulait toute l’année ; c’était un fort joli bijou

 

Nous n’étions pas des colons mais que de petites gens

Certes chez certains il y a bien des avis divergents

L’immense majorité des Pied Noirs était des pacifistes

Le seul reproche à leur faire …Ils étaient progressistes-

 

De part et d’autre il y eut des attentats, toujours horribles

Ne pas attenter à la vie d’autrui, est-il donc si impossible ?

A tous ces humbles qui n’ont jamais tué ou blessé personne

Et que l’on présente là bas comme de bien piètres personnes

 

Ah qu’il est difficile d’écrire l’histoire de notre pays l’Algérie

Tant elle est écrite jusqu’à présent sur la base de tromperies

Des gens qui à tant en parler, finissent par croire ce qu’ils disent

Ils cherchent le «scoop» et leur point de vue, ils le radicalisent

 

Nous vivions avec les «Maghrébins» en franche camaraderie

Camus notait une haine entre les deux communautés d’Algérie

Haine d’Amour, car chacun avait ses «Arabes» et il les adorait

L’histoire aurait été différente si certains ne s’étaient déchirés

 

J’avais là bas mes amours mes amis et toutes mes sensations

Nous ne possédions rien, mais j’ai perdu toutes mes passions

Adieu mes amis, mes copains, ma ville, mon club de football

Il ne nous reste plus qu’à pleurer voire en rire cela console… !

 

J’avais la Grande Bleue à proximité….Je n’y allais pas souvent

Bien que notre belle Méditerranéen j’en sois un amateur fervent

Mais de chez moi je pouvais l’apercevoir et cela me rassurait

 

Je suis arrivé en France à Toulouse pour poursuivre mes études

En septembre 1961; j’aimais l’aéronautique ; Dieu que ce fut rude

Non par les études mais ma vie avait changé; j’en devins malade

Je n’avais plus goût à rien et je disais adieu à nos chères rigolades

 

Où était mon club local l’OHD, où était ma ville, ses murs blancs

Et ces hommes au regard rieur, ces femmes aux yeux pétillants

Toulouse, la dite »ville rose » me paraissait noire et bien triste

Moi que l’on disait Rieur, comment étais-je devenu si pessimiste

 

Jamais plus je ne serai chauvin du moindre club de football

Ce n’est pas faute d’avoir essayé avec le TFC notre club local

J’avais une autre passion « de vieux prématuré »…Les boules

Je jouais à la pétanque et j’étais passionné, j’en étais «maboul»

 

Certes ici en France j’en ai acheté une magnifique paire

Celles même que je n’avais jamais pu me payer là bas hier

Mais le cœur n’y est plus; j’ai du faire trois parties en 50 ans!

C’en est fini, je n’ai plus envie de jouer, je n’ai plus d’allant

 

Mon père est mort alors que j’étais bien jeune avant même

Le début de la guerre et «la Toussaint rouge» Quel dilemme

J’y suis retourné en 2004…..Pour me recueillir sur sa sépulture

J’ai retrouvé autre pays mais des gens d’une grande ouverture

 

Ici on ne parle que de haine de burka de terrorisme d’islam… !

Là bas on pense à vivre dans la bonne humeur et dans le calme

Qu’ont-ils fait tous ces tueurs de tous bords, ils regrettent tous

Sauf les crétins qui n’ont vécu l’Algérie que dans les livres d’histoire

 

Où l’on raconte tout et n’importe quoi

Oui il y a eu du mal de fait mais aussi de belles réalisations

Pourquoi n’avons-nous pas eu notre « Nelson Mandéla »

Je serais encore là bas à ma place sans outre passer mes droits

 

Je suis tout de même retourné dix-huit fois depuis

Loin des tumultes, de la haine de l’étranger qui ronge notre société

La où la France aurait tout intérêt à accroître notre amitié avec ce pays

Certes de l’autre côté …certains « religieux » ne nous aiment guère

 

Les plus radicaux sont même un danger pour le pays

Comme nous avons les nôtres aussi « fada » que les autres

Ces gens sont généralement influents aussi bien d’un côté que de l’autre

Ils ne se rendent pas compte qu’ils font de chaque côté du mal à leur propre pays

C’est ainsi….La peur de l’autre gagne du terrain, l’étranger est devenu le bouc émissaire de tous nos maux

Le Pèlerin

 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 22:33

A comme Algérie (VIII)

Algérie – Que deviens-tu ?

L'Algérie souffre aujourd'hui parce que nos aînés n'ont pas pu empêcher en 62 l'instauration d'une dictature comprador.

"L’histoire est une erreur tombée dans le domaine public, dit Rémy de Gourmont, elle n’en sort jamais ; les opinions se transmettent héréditairement… "

H comme histoire

En Algérie, on a fini par rejeter les Gaulois comme ancêtres, mais en ce qui concerne les Koraïchites, on se montre prudent en naviguant à vue de l’épée. On n’a jamais été servi que par les autres dans ce domaine-là. Réfléchir est nuisible. Le héros et le traître se partagent les facettes de la médaille.

Si Benbella est un moudjahid, Ferhat Abbas ne peut être qu’un harki. De l’histoire nationale à celle universelle, la dualité s’incruste comme un scorpion dans le sable. Malgré le village planétaire, les questions se multiplient plus vite que les réponses. Le mariage mixte entre vrai et faux est une réussite. On se met à douter de tout. L’assoiffé de son histoire se gave jusqu’à l’amnésie et la science qui stagne s’accoquine avec sa rivale. Max Planck, père de la théorie des quanta, écrit : "Partout où nous portons nos regards, nous ne trouvons nulle part une contradiction entre religion et science…" Le réel en soi nous échappe, dit Niels Bohr. Tandis que David Bohm en étudiant les particules parle de "la Danse de l’esprit". Malraux l’a prédit : "Le 21e siècle sera spirituel ou ne sera pas".

Le neurophysiologue Karl Pribam salut l’heureuse alliance : «Les découvertes récentes de la science et les expériences spirituelles de l’humanité s’accordent enfin…» (1) Mais comment accorder le couple Adam-Eve aux découvertes archéologiques ? Où se situe l’Origine ? Dans l’intervalle 4000-6000 ans des religions monothéistes ou dans les ossements de Lucy, une jeunesse de 3,8 millions d’années résultat d’un Big Bang vieux de 13,7 milliards ? «Dieu est si puissant qu’il est capable de créer le monde à partir de cadavres.» Réponse d’un curé à son petit-fils athée. D’après lui, Dieu a bien le droit de parsemer de cadavres la Terre durant des millions d’années avant de souffler la vie à Adam. Histoire de souligner les limites de l’homme aveuglé par son narcissisme. L‘internet qui aurait dû nous éclaircir, nous enfonce. Nous risquons de nous réveiller comme les habitants de l’ile de Pâques en brisant les statues de nos dieux avant de rendre notre âme au diable. Les droits signés à partir du même texte ne sont pas enseignés de la même façon à Alger à Paris à Kaboul ou à Genève. C’est comme si on changeait de galaxie d’une nationalisé à une autre. Que dire des Anciens «ignorants». Dans son livre Le Moyen-âge, une imposture, Jacques Heers écrit : «… Saint Louis rendant la justice sous son chêne, «féodal» devenu synonyme d’inégalité criarde, «médiéval» utilisé à toutes les sauces dès qu’il s’agit de caractériser un retard ou un blocage…Affirmer, par exemple que la maison médiévale manquait de confort laisse rêveur. Tout est d’appréciation et d’habitude. Faut-il , à l’absence d’eau courante, aux odeurs de fumier, aux salles mal chauffées et mal éclairées, préférer l’air des villes chargé des gaz des voitures, le bruit incessant des moteurs, les viandes aux hormones et les fruits de mer pollués ? Les facultés d’adaptation et d’autosatisfaction paraissent infinies…» De nos jours, quel président élu au suffrage universel, premier magistrat de son pays, prend le temps de rendre la justice à un plaignant sous la seule protection d’un arbre. A quel temps se conjugue la démocratie et la tyrannie, la barbarie et la civilisation, la tolérance et l’intolérance, le réel et le théâtral, le vivant et la marionnette, le clown et le sage ? En Algérie, la presse publie régulièrement des lettres au Président. Des victimes qui se résignent finalement à payer une publicité à leur triste histoire. Obtenant le même écho, justifié cette fois-ci par la maladie. Pourtant, officiellement la bonne santé au Palais est au top. Il nous reste qu’à en rire quand l’histoire rejoint la fable…

H comme haram

Le haram et le halal sont omniprésents dans la vie des croyants. Hier, pour les âmes "damnées", la solution était dans la fuite vers le bled des incroyants. De nos jours, la France, seconde patrie des Algériens, paradis fiscal du Koweït et vassal de l’Arabie Saoudite, est devenue une impasse pire que celle du douar. La liste est loin d’être exhaustive. Le haram et halal peuvent permuter au gré des caprices d’"illuminés" en service commandé. L’expérience montre qu’il vaut mieux un vrai califat qu’une fausse république. Par exemple la chariâ et le code civil qui jouent à cache-cache. Il suffit de comparer l’Arabie saoudite avec l’Algérie pour s’en convaincre. Ce qui tue c’est le flou. Le haram est écrit pour le perdant. Le gagnant a l’argent pour acheter de la lessive halal. Quant à la femme qui est faible et pauvre, c’est fichu d’avance. La Ministre de la Solidarité conseille au gouvernement d’obliger la femme travailleuse à donner son salaire à l’Etat puisque son mari subvient à ses besoins. On constate que les femmes ne sont pas toutes faibles et pauvres et que certaines peuvent même conseiller le Pouvoir, privilège dont est exclue la populace virile. Cela rappelle la députée koweitienne qui avait demandé à ses supérieurs que l’esclavage sexuel soit permis pour préserver du péché les jeunes hommes koweitiens. Comme si les esclavagistes du sexe sont en attente d’une autorisation pour se fournir en femelles. Et sans plaisanter, l’Etat algérien pour ne pas encourager le viol, a interdit (ne l’a permise que trop tard et encore…) la compensation financière pour les esclaves des terroristes. Et le ministre qui se croyait chez les stars d’Hollywood ou les banquiers de Wall Street en alertant sur le danger d’une pension aux divorcées qui risque d’encourager le divorce. Signalant que les divorcées nécessiteuses sont généralement des répudiées. Quand le mari est riche, la femme préfère le partager avec un harem que de se retrouver dans la rue. Quand la richesse vient de son travail ou du papa, la "générosité" étatique n’a aucun sens tant elle est dérisoire. Pourquoi des ministres à fortiori genre bien codé, sortent de leur anonymat d’une façon aussi spectaculaire et lamentable ?! Soucieuses d’interrompre leurs applaudissements pour dévoiler un QI limité dans un pouvoir mâle où elles n’y jouent que les figurantes. En tous les cas, les femmes du peuple, salariées de l’Etat, doivent s’attendre à de mauvaises surprises à l’avenir.

Les Algériennes qui ont perdu l’or de leurs ainées pour du plaqué-or vont se débrouiller à leur tour pour renflouer la Caisse de la Solidarité. Tant qu’elles ne sont pas ministres ni propriétaires de comptes en euros à plusieurs chiffres, elles sont 100 % halal à dépouiller. Après tout, on le sait, les philosophes l’ont affirmé et les politiciens en sont les premiers convaincus : si les hommes n’aiment pas les femmes, les femmes se haïssent entre elles. On a calculé à 20 ans l’écart d’espérance de vie entre le cadre et l’ouvrier en France. Combien entre la «Fatma» qui n’a pas accès aux soins à Alger et celle qui n’a accès qu’à ceux de Paris Genève Riyad ou Doha ? Toutes les sociétés humaines sont régies par des interdits primaires sinon elles auraient disparues depuis longtemps : ne pas voler ne pas tuer ne pas tromper ne pas frapper ne pas humilier… en un mot ne pas faire du mal à l’autre pour éviter d’en être victime. Curieusement c’est quand l’élite aux commandes tue vole ment frappe humilie… qu’elle multiplie les haram.

H comme happening

"2/11/2011, Harvard…70 étudiants se lèvent comme un seul homme pour quitter… le cours de Gregory Mankiw. Le happening est hautement symbolique et intervient dans la foulée du mouvement «Occupy Wall Street". Le professeur est l’une des vedettes…de la prestigieuse université… Ancien responsable de l’équipe économique de G.W. Bush, son manuel, «Principes de l’économie", a été vendu à des millions d’exemplaires et traduit en pas moins de 20 langues."(1) Dans la lettre protestataire, les étudiants expliquent leur geste par un système économique inefficace problématique et générateur d’inégalités. La colère estudiantine s’est étendue à l’Angleterre, la France et 42 associations de 19 pays européens se précipitent pour créer l’ISIPE (Initiative étudiante internationale pour le pluralisme en économie).

N’oublions pas qu’Harvard si elle n’est pas classée première au niveau mondial ne quitte jamais le top 5 des meilleures universités. Au niveau strictement africain, l’Algérie n’apparait qu’à la 45e place grâce à la rebelle et gréviste Tizi-Ouzou. On se demande quel motif peut pousser des étudiants algériens à bouder leur professeur ? Plagier la génération de l’oncle Sam, il ne faut pas y penser. Avec la rente pétrolière, l’économie américaine ressemble à l’économie algérienne comme la panthère à l’hyène. Là où la première s’attaque au vivant pour se nourrir, l’autre attend que les restes du cadavre en décomposition accourent vers elle. Par contre, le fait de quitter le lycée avec une moyenne allant jusqu’à 19/20 et se retrouver à la fac avec 8/20, cela doit traumatiser plus d’un. Signalons que 8 veut tout aussi bien dire 5, 4 ou 0, des notes éliminatoires. Des lignes rouges qu’évite généralement l’enseignant-bougnoul. Comme dans le primaire et le secondaire, l’universitaire doit veiller à ne pas trop perturber le tout-va-bien général et le droit-au-piston particulier s’il veut continuer à gagner le pain de ses gosses.

Eviter de trop critiquer l’Etat nourricier propriétaire des prisons ni toucher aux constantes notamment religieuses s’il ne veut pas être lynché par ses propres ouailles. Si l’élève de 6 ans est une feuille blanche, celle de l’étudiant dégouline de suie. "Si médiocrité il y a c’est bien celle du système dans lequel évoluent les universités", déclare sans sourciller la Ministre de la Poste et des Communications à El-Watan-Etudiant. Explication: c’est de leur faute à eux, les universitaires. Nous les politiciens, on n’a rien à nous reprocher !... Il faut toujours veiller à mettre une bonne femme au bon endroit pour oser dire les choses qui fâchent en aval et qui plaisent en amont. La fumée qui s’en dégage fait l’unanimité. Question : Qu’est-ce qui poussent les terroristes misogynes à se cacher derrière les femmes pour se protéger des bombardements ? Ça marche ! En tous les cas, il y a des systèmes conçus pour coincer et d’autres pour planer. Que dire de celui des PTT et de ses exploits dans le domaine de l’internet, par exemple. C’est tout dit. Que dire du Système générateur de systèmes en faillite. Celui qui choisit les élites notamment les ministres et les recteurs pour se retrouver à la queue de tous les classements internationaux dans un Système mondial où il ne compte que des potes. Il ne faut pas beaucoup de courage pour achever des blessés grave. Vous tirez mesdames non sur l’ambulance, mais sur la morgue. On comprend que c’est à ce triste prix que vous êtes choisies comme vos consœurs les juges. On comprend aussi que des cerveaux évolués prennent la fuite ou se court-circuitent s’ils ne veulent pas être mastiqués et digérés sur votre place publique. Quand ils essayent de survivre et d’analyser, ils ne peuvent qu’évoquer le chaos de l’université algérienne. Forcément dans le chaos, dirait La Palisse, rien à dire, tout est chaotique. Harvard, première de la classe ne se trouve pas par la magie d’un "sésame ouvre-toi" chez la Superpuissance. Par définition, le terme happening est une performance, un spectacle qui suppose la participation des spectateurs pour une œuvre d’art aussi réussie que libre. Ce qui élimine de facto une université où n’existe que la liberté d’applaudir les acteurs, de casser les chaises ou de brûler la salle.

H comme habitude

Si le bonheur est une habitude à cultiver, le malheur est une habitude à encaisser. En Occident, ils ont pris l’habitude d’être racistes, nous d’être des victimes. Si tu ne le sais pas, tu le sais maintenant grâce aux médias qui viennent te harceler jusqu’à sous ton lit. Le problème c’est que le raciste, l’antisémite tous les «es-ites-istes» et leur bouc émissaire évoluent dans la même stratosphère et souffrent de la même allergie à l’autre. Ils ont le même juge et avocat : le politicien. Par exemple si les étrangers migrants squattaient le palais de Versailles, la Maison-Blanche ou le Club-des-pins, gageons que le Paradis serait la Terre. Que demander plus ? Les actes seraient là pour confirmer les prêches.

En réalité, question couleur de peau, ethnie, religion tout le monde s’en fout. Il n’y a que la survivance des uns et la dorure des autres. «Quand le ventre se remplit, il dit à la tête de chanter.» Le proverbe est dépassé. L’estomac perforé du Crésus moderne dont le salaire annuel représente plus de 250 ans celui du Smic (sans compter les bonus) ne sait plus ensorceler le cerveau. Henry Ford, fondateur de l’industrie automobile américaine et initiateur du week-end universel, a souligné le danger d’un salaire patronal dépassant 40 fois celui de l’employé. Dépourvu de toute éthique, le capitalisme ne pouvait tendre les bras qu’à la maffia… Dernièrement, excédé par les critiques sur la démocratie dans son pays, un député polonais lance à ses collègues européens : «Je regarde autour de moi et je vois des assassins dans la rue, je vois des terroristes qui tirent sur les passants, ils violent des femmes, ils rentrent dans la foule avec un camion. Est-ce la Pologne ? Non, c’est la France, la Suède, l’Allemagne…» Ces dernières vont jusqu’à déstabiliser les bleds pour récupérer les parias errants qui n’auront le choix que de bosser pour n’importe qui à n’importe quel prix. Avec du bétail conçu pour être humain, on ne doit pas s’étonner de la détérioration mentale qui mène droit au kamikaze. Pour éviter la délocalisation, on remplace le directeur de souche par l’étranger zélé et malléable. Comme ce Pakistanais nommé à la tête d’une grande surface qui n’hésite pas, devant les clients, à humilier et insulter à la pakistanaise les fragiles et blondes caissières dans la capitale du Parlement européen. Sa mission, le profit et encore du profit par tous les moyens. Plus le multiracial fonctionne au sommet plus il se détériore à la base. "Sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée", affirme le Dalaï-lama qui n’est plus à la mode européenne. En Algérie, il suffit de semer une débilité pour récolter une calamité qui semée à son tour nous plonge illico dans le trou noir de la fatalité où nous végétons.

H comme homme

En Algérie, les hommes souffrent de la honte. La honte de n’avoir pas été à la hauteur, d’avoir laissé faire, d’avoir eu peur. De n’avoir pas su protéger leurs enfants surtout les filles. D’avoir failli aux dates 1962, 1984, 1988, 1990, 1999, 2000, 2012…Pour compenser se faire pardonner, ils ne parlent plus d’honneur à laver dans le sang, ni de marier la fille à tout prix, non ils sont même contents de l’avoir près d’eux pour adoucir leurs vieux jours. Quand la honte frappe l’homme, la femme se flagelle en se disant c’est ma faute, je n’ai pas su l’enraciner chez mon fils. Et le cercle est bouclé. Saddam bombardé par Bush, a répliqué illico en activant le crime d’honneur. L’homme peut tuer sans crainte sa fille sa femme sa sœur sa mère qui a déshonoré… Assia Djebar a parlé de son étonnement en entendant l’époux désigné par l’ennemi, «el aâdou», par une épouse qui semblait loin d’être malheureuse. Ce n’est pas spécifique à l’Algérie, il n’est pas rare dans les livres écrites par des femmes arabes de désigner ainsi l’homme le plus proche. Saddam l’avait compris ainsi que tous ses compères. Si la guerre sévit dans le gourbi, la paix trouve refuge dans le sérail. Saddam est mort pendu par ses propres sujets. Pour éviter son sort, les califes ajoutent à leur couronne celle du messie tandis qu’à leurs pieds, les hommes amputés de leur moitié se débattent seuls à mains nues dans des filets fabriqués en acier.

H comme hier

Hier, j’avais 20 ans disait le chanteur chaabi qui a écrit sa chanson en arabe algérien utilisant des lettres latines. Quelle khalouta, dirait Saïd Mekbel. Immense succès avec 0 ride. Avoir 20 ans en Algérie au 21e siècle, c’est fantasmer sur l’argile des origines qui nous a façonnés. Certains trichent avec la drogue pour y arriver. D’autres avec le vin frelaté dissimulé derrière un comptoir anonyme. Le manque fait le désir, parole de psychologue. Aux kamikazes, les émirs, pas bêtes, n’offrent que la drogue. La pétillante boisson les attend au paradis des houris s’ils obéissent aveuglement à leur gourou. Et dire que les Chinois ont inventé la poudre par erreur en cherchant l’élixir de l’immortalité.

En Chine, le présent est à jamais enceinte du passé. On dit que leurs empereurs ont des tombeaux dignes des pyramides pharaoniques, mais le repos eternel des Anciens est sacré. On n’y touche pas. On n’est pas en Egypte encore moins en Algérie où les pyramides sont mort-nées à part les ruines romaines étrangères à notre ADN. C’est vrai que le troubadour à succès ne rêvait que de ses 20 ans en noircissant la blancheur de ses rares cheveux. D’hier, on ne sait rien. Le présent algérien n’admet que les gouffres abyssaux et les ruptures ratées. Pour briser la malédiction, on devrait, grâce aux coupures d’électricité et les grèves, arracher les enfants aux ondes du numérique pour les ré enchanter par les contes. En Europe, on célèbre la Nuit du Conte au lieu de la Nuit du Doute. Dans les universités américaines, la magie du conte sévit toujours. Ces Yankees, ce "ramassis d’étrangers" qui a mis 11 ans à pondre une Constitution vieille de 230 ans avec 0 guerre civile, savent que pour créer, il faut féconder d’abord l’imagination…

Mimi Massiva

Notes

L’Esprit des religions ( Hesna Cailliau)

Magazine Financité 43

Source Le Matin Dz

Le Pèlerin

 

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 20:54

Arzew la Belle

Algérie - Arzew mon Amour

Arzew, c’est toi qui as accueilli mon Grand-père maternel

Léonardo Angelotti, né à Procida, à quelques kilomètres au large de Naples….à proximité des deux autres îles que sont Capri et Ischia

Procida

Procida

A l’époque …..Tout comme dans de nombreuses autres contrées, régnait la misère…..

née également à Procida avant de s’installer, tous deux, définitivement à ArzewMaria LavaderaContrairement à Lamartine, qui oublia là-bas sa chère «Graziella», il se maria avec

A Arzew Ils fondèrent une famille nombreuse…..Et parmi ces nombreux enfants il y eut Marguerite ma Mère née à Arzew le 10 mai 1910.

Algérie - Arzew mon Amour

Mais en 1918 la grippe espagnole fit des ravages

Ma Grand-mère, comme de nombreux autres s’en alla au ciel

Ma Mère avait alors huit ans….

, bien plus âgée, était déjà mariée…..Marguerite dut onc s’atteler à élever ses frères…MarieAdieu l’école de la République …Il lui fallut s’occuper de ses frères….Sa sœur ainée

Maurice ThoaPuis plus tard, après avoir pris soin de sa petite famille, elle s’est rapprochée d’Alger où elle a connu mon Père

Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour

Deux ans plus tard.Michèle , votre serviteur et Henri

De leur union naquit deux enfants,

Ce bref retour historique avait pour objet d’expliquer la relation que j’avais avec Arzew.

Naturellement la famille s’est rendue de nombreuses fois à Arzew mais j’étais trop jeune à l’époque pour retenir des souvenirs précis

Mon Père nous quitta en avril 54 des suites d’un accident du travail

Comme nous n’avions guère eu l’opportunité de prendre des vacances, ma Maman nous conduisit à Arzew où vivaient ses frères et ses cousins …..Tous des « Angelotti »

Ce n’est que là que je pris conscience de la beauté des lieux…..Arzew pour moi, c’était le Paradis sur terre

J’y ai passé deux fois trois mois, lors des vacances d’été

Les souvenirs que j’ai accumulés à cette époque ….Je les garderai en mémoire toute ma vie….

Chaque fois que j’évoque Arzew, Je me remémore en effet, les meilleurs moments de ma vie

Algérie - Arzew mon Amour

Mes oncles étaient toujours disposés à nous y accueillir

Que ce soit Henri, Michel, Antoine ou bien d’autres encore

Arzew était pour moi l’une des plus belles baies d’Algérie

A l’ouest « le Cap Carbon » avec ses falaises et ses criques, ses grottes…..En passant par « La Fontaine des Gazelles »…..Le Rêve …. !

Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour

Mostaganem jusqu’à DamesmeA l’est d’immenses étendues de sable depuis la plage de

Au milieu un magnifique port de pêche où l’on sentait la sueur de l’effort, mais où régnaient aussi la bonne humeur et la convivialité….

Que de poisson ai-je pu manger? ….Le matin des 8h00 en lieu et place du «café au lait»….De ces poissonnades monstres où le poisson grillait à la forge, sur des tôles de plus de deux mètres de long, le tout attisé par un feu qui rugissait, sous les effets d’un soufflet de plus de deux mètres cinquante de long

Dieu que les lieux et les instants étaient inoubliables…!.J’en garde des images eternelles

En arrivant je me souviens de cette longue allée bordée de grands palmiers

…..Arzewiens les palmiers tiraient leur révérence aux habitants….Les    Le centre était on ne peut plus accueillant avec cette place magnifique dallée,

S’il y avait un lieu que je n’oublierai particulièrement pas c’est bien «La Fontaine des Gazelles…..»

Que le site était magnifique entre le Cap Carbon et le port d’Arzew…Un lieu paradisiaque

Que de merveilleux moments y ai-je passés

Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour

Comme les familles étaient assez nombreuses, nous affrétions carrément un car ; aucun risque les cars appartenaient aux Cousins «Angelotti» et nous y embarquions tout le matériel qui nous permettait d’occuper deux grottes au bord de mer

L’Oncle Michelin, un homme de 150 cm, tout juste…. partait aux oursins avec son grappin et son carreau….A lui seul il avait de quoi nourrir une trentaine d’affamés…. !

Ah ces oursins ….Je n’en n’ai jamais mangés d’aussi bons …. !

Pendant ce temps les plus jeunes s’adonnaient aux plaisirs de la pêche, en eau profonde pour les uns, à la cane à pêche pour les autres

Les femmes s’adonnaient à «La Poêle de riz» et aux grillades diverses, tant il y avait de nombreux convives à alimenter….

L’on dévorait d’abord les oursins de «Tonton Michelin» avant de poursuivre avec la poêle de riz de ces Dames pour terminer par les fruits du pays…..

de nombreux autres (jujubes, tchumbos, pour ne citer qu’eux)  Le cantalou était souvent à l’honneur mais l’on citera les raisins, les grenades ainsi que

Si les plus jeunes étaient «à l’eau» les anciens devaient veiller à leur consommation de vin tant leur niveau d’alcool était élevé pour atteindre souvent les «18°»

Enfin une consommation raisonnable donnait à ces repas du baume au cœur de tous les convives

Le reste de la journée se terminait en baignades

Et le soir lorsqu’il nous fallait rentrer nous étions fourbus mais ravis d’avoir passé une belle journée

Que de merveilleux instants …. !

Algérie - Arzew mon Amour

En semaine nous nous rendions tous les matins à la plage de Damesme, située à 800 mètres de chez nous

S’il y avait aussi un évènement dont je me remémore en permanence ce sont les grandes fêtes d’Arzew aux alentours du 15 août avec ce pèlerinage dédié à la Vierge Marie et où les plus grands orchestres d’Algérie (Ah Martial Ayala… !) venaient animer les soirées des Arzewiens sur la grande place d’Arzew

Je garde en mémoires tous ces délicieux instants passés là-bas

Et puis le temps est passé ….Je resterai 42 ans sans retourner « Au Pays » …..Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’y retourner …Et lorsque j’en ai l’occasion je retourne sur les lieux….

La Fontaine des Gazelles a été relativement préservée

Je retourne régulièrement dans un restaurant, tenu par un Kabyle, où l’on peut gouter de nombreuses espèces de poissons locaux…Excellents d’ailleurs…

Un groupe d'Arzewiens au restaurant de la Fontaine des Gazelles

Un groupe d'Arzewiens au restaurant de la Fontaine des Gazelles

Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour
Algérie - Arzew mon Amour

Le port de pêche a quasiment disparu en ce sens que son accès y est désormais réservé…Et oui Arzew est devenu le premier port méthanier d’Afrique

Une grosse usine de traitement du gaz a été installée sur le site de la plage de Damesme, transformée en port d’exportation du gaz naturel

Le centre d’Arzew a été relativement épargné…

La ville qui avait à l’époque environ 5000 habitants comporte désormais une centaine de milliers d’âmes

Je pensais retrouver le centre dans lequel vivaient tous mes oncles et cousins …..Mais le lieu a été transformé en un immense Palais des sports

Algérie - Arzew mon Amour

Que de souvenirs à jamais enfouis dans les mémoires des survivants

Le Pèlerin

Nota: Un grand merci à Jeanine Angelotti / Fructuoso qui m'a aidé à reconstituer l'historique de notre famille

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:19

Ségolène Royal de retour à Alger

Algérie - Forum International de l’Energie

Ségolène Royal, présidente de la COP21, ministre de de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, effectuera une visite en Algérie le mardi 27 septembre 2016 à l’occasion du 15ème Forum International de l’Energie. 

Outre la participation à cet événement international, ce déplacement a pour objectif de resserrer encore les liens entre la France et l’Algérie, liens que la très récente visite à Paris du Président du Conseil de la Nation, Monsieur Bensalah, a encore mis à l’honneur. Il s’inscrit aussi dans la continuité du Comité Intergouvernemental de Haut Niveau – qui s’est tenu à Alger en avril dernier – et des nombreuses rencontres ministérielles, organisées en France comme en Algérie au cours des derniers mois, en particulier le déplacement de Madame Royal en octobre 2015.

Cette visite marque en outre la volonté de la France et de l’Algérie d’approfondir leur concertation en matière d’environnement à l’approche de la Conférence sur le Climat ou COP 22 de novembre prochain. Elle vise aussi à repenser les partenariats productifs franco-algériens à l’aune des nouvelles exigences environnementales.

A cours de son séjour en Algérie, Mme Royal présidera la session plénière sur le thème « Energies renouvelables et efficacité énergétique : perspectives et défis après la COP 21 ». En marge du Forum, elle s’entretiendra avec de nombreuses autorités algériennes, et notamment avec son homologue M. Noureddine Boutarfa, ministre de l’énergie. Elle sera en outre reçue en audience par le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal.

Source Algérie Focus

Le Pèlerin

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:19

Le Burkinabé Bertrand Traoré, qualifié de justesse avec ses coéquipiers pour la CAN-2017

Ahmed Ouoba OUOBA

Ahmed Ouoba OUOBA

La 6e et dernière journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se disputera au Gabon début 2017, a livré dimanche son verdict et tous les qualifiés sont désormais connus. Les favoris seront au rendez-vous.

À quelques exceptions près, les géants du football africain seront tous au rendez-vous de la Coupe d'Afrique des Nations 2017, prévue au Gabon du 14 janvier au 5 février. L'Algérie, le Cameroun, le Sénégal, le Ghana, l'Égypte, le Maroc, le Mali et la Côté d’Ivoire, tenante du titre, sont notamment parvenus à se qualifier, contrairement à trois anciens vainqueurs, l'Afrique du Sud, la Zambie et le Nigeria.

Dimanche, les Étalons du Burkina Faso, finalistes 2013, ont attendu les derniers instants de la campagne de qualifications pour arracher leur billet, au bout d’un match au suspense insoutenable face au Botswana (2-1). Ils sont montés dans le dernier wagon avec la Tunisie, la RD-Congo, l'Ouganda, qui jouera sa première CAN depuis 1978, et le Togo.

Les Tunisiens ont écrasé le Liberia (4-1), plombé par son propre gardien, pour prendre la première place du groupe A, tandis que le Togo, tombeur de Djibouti (5-0) s'est adjugé l'une des deux places de meilleurs deuxièmes. Les Léopards congolais, eux, ont giflé Centrafrique (4-1), pourtant encore dans la course à la qualification jusque-là. Les Cranes ougandais ont, eux, pris l'autre place, celle de meilleur deuxième, grâce à leur succès étriqué sur les Comores (1-0).

Dans les autres rencontres du jour, l'Algérie de Ryad Mahrez, meilleure attaque des éliminatoires, a atomisé le Lesotho (6-0). Le Maroc d’Hervé Renard (qui avait entraîné le LOSC en 2015)  a attendu la toute fin de rencontre pour se défaire de Sao Tomé-et-Principe (2-0) tandis que le Mali s'est offert un succès retentissant face au Bénin (5-2).

Le tirage au sort des poules, qui s’annoncent très relevées, aura lieu le 19 octobre à Libreville, capitale du Gabon.

Source France 24 / AFP

Le Pèlerin

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