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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:25

Augmentation du prix de la Pomme de terre

 

La polémique enfle

 

 

 

La Pomme de terre, légume traditionnellement peu onéreuxassez inquiètantes surtout lotrsque son prix s’envole comme c’est le cas ces derniers temps

 

 

 

70 DA, 55 ou 50 DA, le prix du légume du pauvre s’est envolé et est resté perché durant plus de six mois. Une flambée, certes, internationale, mais paradoxale du fait que l’Algérie a enregistré un excédent durant la saison 2005 de 500 000 tonnes de pommes de terre. Un chiffre donné par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural lui-même soutenant qu’en moins de deux ans notre pays arriverait à l’autosuffisance. Une utopie ! Quant aux raisons ayant conduit à cette «catastrophe alimentaire», les responsables se rejettent la balle. Après le fameux «d’anciens cadres du ministère de l’Agriculture derrière la spéculation» du président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA) et «le ministère du Commerce garant du contrôle du stockage» par d’autres responsables du département de Barkat, l’Association nationale des importateurs et exportateurs de pomme de terre met les pieds dans la «terre». Sans pour autant connaître réellement et concrètement les véritables responsables. C’est dire que même ce qui concerne la nourriture, tout est matière à opacité.
La crise aurait-elle pu être évitée ?
De toute évidence, oui. En tout cas, c’est ce qu’affirme cette association professionnelle. Dans une correspondance datée du 22 octobre dernier adressée au ministre de l’Agriculture et au président de la CNA, par cette association, il est noté : «Les raisons de cette régression (de la production) sont multiples, entre autres, pendant les campagnes 2003/2004 et 2004/2005, les cours de la production sont restés faibles entamant la solvabilité des agriculteurs, dans certaines zones agronomiques la diminution des ressources hydriques a entraîné la réduction des superficies consacrées à la pomme de terre et la mise en œuvre du nouvel arrêté concernant les normes phytotechniques, notamment pour ce qui est du calibre a sérieusement perturbé le démarrage de la campagne d’approvisionnement pour 2005/2006 en semence de pomme de terre, ce qui a provoqué, globalement, un retard d’environ 1 mois sur le calendrier des livraisons alors que dans les zones précoces, la pomme de terre de consommation a été recyclée en semence avec pour conséquences des résultats négatifs en matière de rendement.» Concernant la campagne 2006/2007, cette association a prédit l’augmentation pharamineuse du prix du tubercule : «Il se confirme chaque jour davantage que nous allons vers de sérieuses tensions dans l’approvisionnement des agriculteurs en semence de pomme de terre en raison de la situation prévalant sur le marché européen. En effet, les superficies habituellement réservées à la multiplication de le semence ont été d’une façon générale réduites pour la seule variété Spunta. La diminution est de 2 000 hectares. Or, la Spunta occupe près de 80% de notre approvisionnement. A cette réduction volontaire des superficies de la part de producteurs européens, s’ajoutent des problèmes d’ordre phytopathologique qui vont immanquablement se répercuter sur les disponibilités en semence et donc sur l’approvisionnement du marché algérien. Cette situation va se traduire par une augmentation des prix de l’importation annoncée déjà de l’ordre de 25 à 30% par rapport à l’année passée.»
Besoin d’importation de semence
Des responsables relevant du ministère de l’Agriculture affirment que la crise est due à la volonté des autres pays étrangers de casser la dynamique qu’a connue cette filière les années précédentes. Néanmoins, l’association remet les choses au point : «Devant une production locale de semence insuffisante, le recours à l’importation est inévitable. Le volume importé oscille entre 80 000 et 120 000 tonnes par saison.» C’est à partir des campagnes 2004/2005 et 2005/2006 que les problèmes ont commencé. «C’est durant ces campagnes que les résultats les plus catastrophiques en termes d’importation ont été enregistrés en raison de la publication de l’arrêté du 23 janvier 2005 relatif aux calibres de semence.» L’arrêté en question fait obligation aux importateurs d’avoir un minimum de 700 tubercules et un maximum de 800 par sac de 50 kg quelle que soit la variété. «Ceci n’a pas facilité le travail des importateurs auprès de leurs fournisseurs étrangers. Ces derniers ont préféré dévier une part importante des disponibilités en semence vers d’autres pays que l’Algérie», souligne l’association. Et selon cette dernière, l’absence d’une suite a eu pour conséquence un volume réduit des importations estimé à 73 800 tonnes avec des arrivages tardifs. Un état de fait qui a obligé les agriculteurs à se rabattre sur la semence locale inadaptée à la consommation. Durant la campagne 2006/2007, les mêmes «déboires» se sont répétés. «Des discussions tardives après plusieurs interventions des opérateurs économiques importateurs ont amené les services du ministère de l’Agriculture à organiser une rencontre au sein de la Chambre nationale d’agriculture le 10 octobre dernier à l’issue de laquelle aucun assouplissement n’a été obtenu pour rassurer les fournisseurs étrangers, seules des promesses verbales ont été données sans autre effet pratique », affirme cette association dans un communiqué adressé à notre rédaction. Et d’ajouter : «Pendant que toute la filière discutait autour du calibrage qui devait relever des aspects commerciaux, les fournisseurs étrangers n’ont pas hésité à livrer encore une fois leur semence à d’autres pays que le nôtre.» En outre, il est utile de rappeler que ces disponibilités étaient déjà limitées en raison de la sécheresse suivie de fortes pluies dans tous les pays producteurs de l’Europe et exportateurs vers l’Algérie.
Inertie de l’Observatoire de la pomme de terre
La meilleure campagne pour les consommateurs, mais la pire pour les producteurs est celle de 1999/2000 qui a connu une production relativement importante avec des prix à la production de l’ordre de 5 à 6 DA le kilo. La conséquence de cette situation n’a pas manqué de mettre sur le marché en 2001 de la pomme de terre de consommation à 70 DA/kg et plus. L’association professionnelle rappelle que le 10 novembre 2001, le ministère de l’Agriculture s’est vu obligé de réunir les acteurs de la filière pomme de terre pour discuter de la situation et créer aussitôt l’Observatoire de la pomme de terre piloté par l’Institut des cultures maraîchères pour suivre et prévoir toute crise de la filière. «Pour la campagne 2002/2003, fort de l’expérience des années précédentes et devant une production importante, le ministère a pu intervenir pour réguler les pics de production en faisant enlever des coopératives les excédents pour stabiliser les prix à un niveau rémunérateur pour le producteur et ce, dans les 10 jours qui ont suivi les revendications des agriculteurs, notamment dans la région de Aïn Defla.» Et d’ajouter : «Cette intervention n’a été, malheureusement, que ponctuelle.» Concernant le rôle joué par les importateurs de la semence, l’association reconnaît que «les prix de la semence importée pour la présente campagne 2006/2007 sont relativement élevés en raison, d’une part, des prix élevés à l’importation, mais également de l’offre insuffisante pour le marché national, ce qui a conduit les opérateurs et intermédiaires à pratiquer des prix excessifs». Pour cette association, «il est néanmoins important de rappeler que les opérateurs économiques importateurs ont connu, au cours des dernières campagnes, un marché de la semence importée cédée à des prix inférieurs au prix de revient, ce qui a mis certains d’entre eux dans une situation à la limite de la faillite sans que les services publics et la profession interviennent pour les aider». Pour l’heure, il faudrait sans doute attendre l’année prochaine pour que cet aliment ne soit plus un luxe. Le département de Barkat a réservé une superficie de 10 000 ha pour la semence de pomme de terre cette année pouvant générer une production de 150 000 tonnes de ce légume.

 

 

 

Source le Soir d’Algérie

 

 

 

Le Pèlerin

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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 00:00

Jean Scotto (1913- 1993)  Curé pied-noir 

 

Jean Scotto était le curé de ma ville natale. De tout temps je n’ai connu que lui à l’église d’Hussein-Dey. 

Il était connu pour ses coups de gueules.. Je ‘en souviendrai toujours …pour un Noël il s’écria que Noël représentait la naissance du Christ alors que pou nombre d’entre nous c’était surtout le jour où l’on recevait des cadeaux, ce qui avait le don d’irriter notre cher Curé. 

Et pus je suis parti…Qu’est devenu nOtré cher Curé.. je vous en présente une biographie, récupérée à l’adresse suivante: 

http://www.ada.asso.dz/Histoire/Figures/Scotto/scotto.htm

 

 Fils d'un cafetier d'Hussein-Dey, il entre tout jeune au séminaire et sera prêtre le 29 Juin 1936. Il est alors nommé vicaire d'une paroisse du centre de la ville d'Alger. Au début de la guerre de 1939-1945, il échappe de peu à la captivité. A la reprise des hostilités après l'entrée en scène des américains, il s'engage et participe au débarquement en Provence le 15 Août 1944. Ses actions courageuses lui vaudront la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur. Avant de revenir en Algérie, il découvre, au cours d'un séjour à Paris les nouveaux courants de l'animation religieuses de l'Église. 

 

 

Puis il reprend ses activités de prêtre d'abord à Birmandreis. En 1948, il est nommé curé d'Hussein-Dey où il se trouve lors du déclenchement de la Révolution. Ses relations avec des chrétiens engagés pour la cause algérienne font qu'il est rapidement mis en contact avec des membres dirigeants de la Révolution. Par exemple, dès décembre 1954, il cache Salah Louanchi. Très vite il a des démêlés avec les autorités militaires françaises, d'autant qu'il cherche à faire comprendre aux chrétiens la nécessité de l'Indépendance. 

Un algérien au service de son pays 

En 1955, il est nommé curé de Bab-el-Oued où son action continue. Il prend parti contre toutes les injustices et se préoccupe des difficultés de la population. C'est ainsi qu'en Décembre 1957 il met une des deux églises de sa paroisse à la disposition de sinistrés, suite à une crue dans le quartier. En 1958, il prend parti contre les manifestations Algérie française et continue de dénoncer tortures et vengeances. Il est plusieurs fois perquisitionné. 

En 1961, il est nommé curé d'El-Harrach et prend, à l'Indépendance, la nationalité algérienne. En 1963, il est chargé de la paroisse de Belcourt où il promeut toutes sortes d'oeuvres sociales (alphabétisation, ouvroir pour les jeunes filles, etc...). Lorsqu'en 1967 se déroulent des élections municipales, il est élu malgré lui à 100% à l'A.P.C. de son quartier. 

Monseigneur Scotto, évêque de Constantine  

 

En 1970, il est évêque de Constantine et Annaba: c'est dire qu'il est, du point de vue religieux, le successeur de saint Augustin. Son engagement pour la promotion du pays continue d'animer toutes ses actions et il se concrétise au-delà même du territoire national lorsqu'il s'en va participer au Congrès Mondial des Chrétiens pour la Palestine, à la suite de quoi il est chaleureusement reçu par Yasser Arafat lui-même.

 Mgr Scotto avec Jean Paul II

 

 

Cependant son plus grand désir est de rentrer dans l'ombre en retrouvant son cher quartier de Belcourt. Sa démission, plusieurs fois déposée, est acceptée en 1983. Le revoici au milieu de ce peuple qu'il aime tant. Un infarctus le terrasse alors qu'il partait visiter sa famille en France où il meurt en septembre 1993 au moment où un certain nombre de personnalités commençait à engager pour lui un processus de candidature au Prix Nobel de la Paix. 

"Combien de gens en détresse tu as cachés, à combien as-tu procuré des moyens de fuir la torture et la mort pendant la Révolution ? J’espère que ton sens de l'hospitalité, ton amour pour nous algériens et pour ton pays l'Algérie, ton partage dans la douleur comme dans la joie seront récompensés là où tu es": le témoignage, parmi tant d'autres, d'un citoyen à l'occasion de sa disparition pour honorer cet homme de foi et de conviction au service de notre cher pays. 

 

« Aimer exige le respect de l’autre avec toute sa différence.  

 Aimer exige de considérer l’autre dans son éminente dignité d’homme.  

 Aimer exige que les droits de l’autre soient reconnus et honorés. ». 

 

 Jean Scotto 

 

Pour en savoir plus, lire: 

 

Jean Scotto, Curé pied-noir, évêque algérien, souvenirs recueillis par Charles EHLINGER, Desclée, 1991 

Source: voir ci-dessus 

Le Pèlerin

 

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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 00:24

Histoire de l'Algérie - L'Algérie numide

Les royaumes numides

Alors que Carthage rayonnait de toute sa puissance, les Royaumes Numide de Gaia, Massinissa et Syphax, avaient atteint in degré de développement exceptionnel sur les plans économique, social et culturel. Bien que peu, ou encore mal connu, cette période reste l'une des plus passionnantes de l'Histoire de l'Algérie.

Faute de repère plus précis, il faut remonter à l'histoire de Carthage pour accéder à la chronologie des Royaumes Numides. Selon la chronologie chrétienne, et les récits de Virgile dans l'Enéide, Elissa Didon, soeur de Pygmalion, roi de Tyr, fuyant l'oppression de son frère, débarqua avec ses trésors et une poignée de fidèles Tyriens et Chypriotes sur la côte africaine de Tunis, vers 860-870 avant Jésus Christ.

Entre le lac et les marais saumâtres, dans la péninsule formée par l'ancienne embouchure et les alluvions du fleuve Madjerda, elle fonda Carthage "Qart Hadast" (ville nouvelle). C'est aussi dans l'Enéide, que nous trouvons trace du premier personnage historique du territoire occupé par l'Algérie d'aujourd'hui, Hiarbas ou Iarbas, roi de Getulie, ancienne contrée de l'Afrique en bordure de l'Atlas Saharien.

Selon Virgile, Hiarbas, fils de Jupiter Amon et d'une nymphe, demanda à Didon de l'épouser. Ayant essuyé un refus, Hiarbas fit la guerre à Carthage. Justin, dans les histoires Philippiques, résumé de la grande histoire universelle, adaptée par Trogue Pompée d'une oeuvre grecque plus ancienne, nous présenta l'épisode ainsi : "Des envoyés de Hiarbas, chef de la tribu (Maxyés) arrivèrent à Carthage pour demander la main de Didon au nom de leur maître.

Mais ils n'osèrent pas brusquer les choses et cherchèrent un détour. Ils feignirent d'être en quête d'un prince qui consentît à enseigner à Hiarbas et à ses sujets les moyens de vivre d'une manière moins barbare" Hérodote, au V siècle avant J.C., nous a laissé un aperçu sur le cadre de vie et sur les habitudes des Numides : "A l'Est du fleuve Triton, vivent les Maxyès, peuple de laboureurs sédentaires possédant des maisons.

Selon la tradition, une moitié de leur tête est rasée, l'autre moitié arbore une longue chevelure ; ils se teignent le corps au henné. Ils prétendent descendre des Troyens. La région où ils vivent, montagneuse, plus boisée que le territoire des Nomades, plat et sablonneux, comme d'ailleurs le rste de la Lybie vers le Couchant, abonde en fauves et animaux sauvages de grande taille : lions, éléphants, ours, ânes cornés, bracochères, cinochéphales, serpents" Hérodote nous renseigne aussi sur l'organisation de l'agriculture et les hauts rendements agricoles de la région.

Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne émise par les propos maxyès, est acceptable. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles et les Massaéysyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne.

Strabon confirme Salluste en ce qui concerne l'authenticité d'Hercule, ce fabuleux roi Assyrien, qui serait venu d'Asie avant Cyrus. Malgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditerranéens.

Au plan politique, la Numidie connut des tribus indépendantes, des républiques villageoises, de vastes royaumes dotés d'un pouvoir fort qui s'est superposé qux structures tribales. Quand la Numidie réapparut au IVe siècle avant J.C., elle formait au couchant, le royaume des Massaeysiles limité par l'Ampsaga (Rhumel) à l'est et par la Moulouya à l'ouest, avec Siga pour capitale et le royaume des Massyles dans la partie orientale du Constantinois, avec Cirta pour capitale.

Hérodote rapporte que des relations commerciales se développèrent très tôt entre Phéniciens et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et de la culture puniques assez profondément dans le pays. Les Numides apprirent des Phéniciens les procédés agricoles et industriels de la fabrication de l'huile d'olive et du vin, l'exploitation et le travail du cuivre.

L'influence culturelle, par contre, fut très limitée et s'exerça essentiellement par l'intermédiaire de Carthage; elle ne se manifesta de manière sûre que dans le domaine de l'art, dont nous retrouvons des exemples dans les grands médracens de l'Aurès et de Tipaza.

D'après Polybe, historien grec, né en 200 avant J.C. et connaisseur de l'Afrique pour y avoir séjourné longtemps, le premier roi des Massyles fut Navarase, beau-frère de Hannibal (247-183 avant J.C.) grand général et homme d'Etat carthaginois. Après la pre,ière guerre punique (264-241 avant J.C.) Carthage dut faire face à la guerre de mercenaires, et fut aidée par la cavalerie numide du prince Navarase.

Au cours des années qui suivirent cette guerre, la puissance carthaginoise s'affaiblit, ce qui permit au roi des Massyles, Gala, grand père de Massinissa, d'entreprendre la conquête des villes côtières, dont Hippo-Régius, qui devint sa capitale. Il fut reçu triomphalement par la population qui chassa les Carthaginois.

Pendant la deuxième guerre punique (218-202) avant J.C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides. Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Iberia, la Gaule, traversant les Pyrénéees, puis lesAlpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannae, la plus célèbre victoire des troupes de Hanninal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique.

La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable. Ladeuxième guerre punique prendra fin avec la bataille de Zama. Ce sont les troupes numides de Massinissa, rallié à Scipion, qui contribuèrent à la défaite de Carthage, contrainte alors de reconnaître Massinissa comme roi de Numidie.

Au IIIe siècle avant J.C., la Numidie masséylienne était gouvernée par Syphax qui chercha à helléniser son pays, comme le faisaient à cette époque, les autres peuples de la Méditerranée. La guerre en Iberia achevée et dans la perspective de la guerre en Afrique, Carthaginois et Romains recherchèrent l'alliance du roi numide. Scipion décida alors de traverser le détroit de Gibraltar pour négocier avec lui.

D'après Tite-Live, alors que Scipion entrait au port, Hasdrubal y arrivait aussi. Ainsi, ces deux ennemis se retrouvaient-ils sur le territoire du prince numide flatté de voir les deux plus grandes puissances du monde venir solliciter, en même temps, son amitié.

Gaia

Pendant que Massinissa se trouvait en Ibéria, la Numidie était gouvernée par son père Gaia. A la mort de ce dernier, Carthaginois et Romains furent contraints de déplacer leurs centres d'intérêts vers l'Afrique.

Massinissa

La succession au trône de Gaia se fit dans la guerre civile, au cours de laquelle l'héritier du trône, l'oncle de Massinissa fut assassiné par l'aventurier Macetulo, qui souleva le peuple et plaça sur le trône le jeune Lacumaces, tout en conservant le pouvoir.

Massinissa dut alors rentrer et affronter d'abord Lacumaces, puis les troupes de Macetulo renforcées par Syphax. Il vainquit Macetulo et récupéra le royaume de son père, alors que la lutte avec Syphax ne faisait que commencer. Celui-ci, poussé par Hasdrubal, attaqua et poursuivit Massinissa avec acharnement, l'obligeant à se replier dans les zones montagneuses sans pour autant arrêter les combats.

L'imminence de la guerre en Afrique se précisant, les deux monarques furent contraints de prendre position. Hasdrubal obligea Syphax, en le mariant à sa fille Siphonisba, à se ranger à ses côtés. Massinissa, pour sa part, afin de pouvoir récupérer le royaume de son père réduit par Syphax, se retrouva aux côtés de Scipion. Grâce à l'appui des Romains, en 203 avant J.C., il vainquit et fit prisonnier Syphax dont il épousa la femme : Sophonisba.

Scipion, craignant que Sophonisba ne poussât son mari vers le parti carthaginois, exigea qu'elle lui fût livrée. Mais Massinissa avait promis à Sophonisba de ne pas la remettre aux Romains et de lui procurer du poison si cette éventualité se confirmait.

Et il en fut ainsi. C'est à la fin de la deuxième guerre punique que Massinissa fut rétabli dans le royaume de ses pères. Le titre de roi de la Numidie dont il fut solennellement investi par le Sénat, le mit en mesure de récupérer des territoires depuis longtemps carthaginois, et de s'approprier des villes des Emporia.

L'opulente Leptis Magna fut du nombre des possessions carthaginoises récupérées par le roi numide. Soixante dix localités de la Zeugitanie faisant partie du territoire de Hippo-Regius et s'étendant jusqu'à la Tasca,, furent récupérées, ainsi que la région qui s'étend sur la rive droite du Madjerda.

Lors de son couronnement, Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C. Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs.

Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques. Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-même hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides.

Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques. Le projet politique le plus cher à Massinissa fut "L'UNIFICATION DE TOUS LES ROYAUMES NUMIDES" (L'Afrique du Nord), devenant ainsi l'Aguellid incontesté de son immense royaume. La récupération des terres ayant appartenu à ses ancêtres lui permit d'introduire de nouvelles méthodes dans des domaines aussi variés que l'agriculture, l'hydraulique et la culture en terrasses.

Massinissa fut probablement, le premier à introduire auprès des paysans le culte hellénistique de Déméter et de Coré. Pour mieux assurer sa puissance, il voulut diviniser la monarchie et établir le culte de la divinité royale. Après sa mort, un temple lui fut érigé à Dougga.

Au plan militaire, son pouvoir, aussi, fut considérable: il entretint une puissante armée et une flotte importante. Sur le plan économique, la Numidie occupa, pendant son règne, une place prépondérante dans l'économie mondiale de l'époque. Sa gestion fit de son pays un Etat très prospère qui commerçait avec la Grèce et Rome.

Cirta en fut la capitale. Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur. La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisème guerre punique), elle visait aussi Massinissa.

En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la pre,ière colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique. Le grand Aguellid mourut à ce moment-là sans avoir pu mesurer les conséquences de la chute de Carthage et imposer la primogeniture comme règle de succession, négligence qui engendra de graves conséquences.

A sa mort, son royaume fut partagé entre ses trois fils: Micipsa père de Hiempsal I et d'Adherbal, Manastebal père de Jugurtha et de Gauda, et Gulussa père de Hiempsal II dont la descendance assurera la lignée des derniers rois numides.

Micipsa

Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.) Micipsa continua l'oeuvre de son père, embellit la capitale et attira vers la Numidie des Grecs cultivés pour propager, à trqvers le pays, les arts et la culture.

La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha.

La guerre de Jugurtha

Rome aurait-elle pu deviner que ce partage susciterait une guerre après la chute de l'invincible Carthage? La Numidie se soulèvera violemment et Rome aura, en Jugurtha, un ennemi aussi redoutable que Hannibal. En effet, le partage de la Numidie imposé par Rome marqua le début de la lutte de Jugurtha pour conserver l'unité de sa patrie.

En 116 avant J.C., il s'empara de toute la Numidie et dut éliminer Hiempsal. En 112 avant J.C., Cirta; principauté de Adherbal, tomba après le siège qui finit par le massacre de ses défenseurs et des marchands romains. Rome lui déclara la guerre.

"La guerre de Jugurtha" chantée parSalluste, dura sept ans. Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dansl'action; adoré des Numidespour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtempsen échec les forces romaines.

Cependant, il fut harcelé parMetellus qui dévasta champs et villages; et attaqua énergiquement les principales villes numides. Metellus essaya vainement de s'emparer deZama, l'invicible. Mais le consul mit à sac Thala, avec son dépôt d'armes et son trésor royal.

Dépossédé de ses villes, Jugurtha fut persécuté par la Gétulie et la Mauritanie, où il reçutles renforts de son bequ-père Bocchus, alliance qui lui fut fatale. Après avoir essuyé divers revers militaires, Marius tomba sur Jugurtha qui lui opposa une résistance farouche comme s'il était encore un redoutable ennemi. Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C..

Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort.

Aujourd'hui encore, dans les ruines de lq prison romaine, on peut lire l'inscription datée de 104 avant J.C. qui immortalise le grand roi numide, farouchement opposé, sa vie durant, à l'impérialisme romain.

En fait, Jugurtha fut, non pas vaincu mais vainqueur, puisqu'aujourd'hui, après plus de deux mille ans, sa figure légendaire et sa renommée ont traversé les siècles.

Bogud - Bochus II

A sa mort, Bocchus plaça son fils Bogud sur le trône de la Mauritanie occidentale qui prit le nom de Bogudiana, et légua ses nouvelles provinces à son fils Bocchus II qui la dénomma Mauritanie de Bocchus. Ce partage eut lieu en 91 avant J.C..

Bocchus III régna jusqu'en 33 avant J.C. Il se déclara en faveur de Pompée. Néanmoins, César lui laissa ses états, puis il suivit Octavien, tandis que son frère Bogud soutenait Antoine et put ainsi régnrer sur toute la Numidie.

Juba I

Juba I succèda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton.

Son fils, le futurroi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Ro,e où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine. Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol.

Ce fils du révolté Juba I, vaincu par César, fut un roi très cultivé. Sans atteindre l'envergure politique de son ancêtre Massinissa, ni le courage exceptionnel de Jugurtha, Juba II s'efforça de créer un climat favorable à l'épanouissement de son peuple.

Souverain lettré, ayant beaucoup voyagé, influencé par les philosophes grecs; il écrivit plusieurs ouvrages de dialectique et fir venir des artistes grecs. Ils créèrent en Cesarea un mouvement artistique très puissant qui gagna tout le royaume.

Grand admirateur de Périclès l'Olympien, qui fit de sa patrie la Démocratie modèle, Juba II voulut gouverner la Maurétanie à son image. Les méthodes démocratiques de son gouvernement lui valurent la faveur de ses sujets, et ses grandes qualités l'estime des nations étrangères.

Selon Pausanias, Athènes lui érigea une statue dans son gymnase. C'était l'hommage de la Grèce à Juba Lybico, roi africain. Juba II connaissait très bien l'histoire de son pays et même celle des autres peuples.

Il est cité comme historien dans les traités d'histoire, tant grecs que latins. Il écrivit aussi des ouvrages sur le théâtre, la peinture;; la grammaire, les sciences de la nature; malheureusement son oeuvre est perdue à jamais. Mais l'ouvrage dont la perte est la plus regrettable est sa "Description de la Libye".

Au début de son règne, il fit explorer les îles Fortunes (Iles Canaries). Pline lui atrtribue la découverte des îles Purpuraris (Iles de Madère) dont les habitants teignaient admirablement les étoffes en pourpre. De ses voyages, il ramena à Cesarea une vaste bibliothèque et les copies des meilleures sculptures du "siècle de Périclès", de l'école de Myron et Polyclète, de Phidas et de Praxitèle.

Parmi les copies des sculptures de Phidias figurent l'Apollon de Cherchell, Demeter et Corée, puissantes sculptures de style parthénonien, la Vénus de Cherchell, qui, malgré ses mutilations; resplendit encore d'un éclat incomparable. L'intérêt porté par Juba II à la culture ne l'empêcha pas de construire Césarée, de l'embellir et de faire de la capitale de son royaume, l'une des plus belles villes de l'Antiquité.

Le phare de l'îlot date de son règne; il a été comparé; toutes proportions gardées, à celui d'Alexandrie. Cette construction atteste que Juba II, à l'instar de ses aînés, appliquait les principes d'une véritable politique économique. Le phare était l'une des éléments de l'aménagement du port, destiné à développer sur la côte le trafic maritime, en vue du commerce aussi bien que des explorations géographiques.

Les fouilles effectuées dans les ruines de Cherchell, n'ont pas livré tous leurs secrets, mais il est certain qu'une partie de sa splendeur est due à Juba II. Bien des chapiteaux sur la place, doivent appartenir à cette époque.

Juba II a laissé à la postérité, une ville qui fut un centre de culture et d'art. Les sculptures grecques découvertes à Cherchell sont exposées au musée de la ville, au musée des Antiquités à Alger et au musée du Louvre à Paris.

Ptolémée

Ptolémée fils de Juba II fut le dernier roi Numide. Il fut assassiné par Caligula, en l'année 42 de notre ère. A ce moment-là, la ville s'étendait sur 2,5 km de long et 1,5 km de large, et renfermait dans son enceinte un grand nombre d'oeuvres artistiques et littéraires. Une collection numismatique des derniers rois numides (Juba II, Cléopâtre Séléné et Ptolémée) est exposée au Musée des Antiquités d'Alger.

Les monnaies de Juba II reflètent très bien son époque. On y retrouve à la fois les traditions monétaires des anciens rois numides, les souvenirs égyptiens de Cléopâtre Séléné, la culture gréco-romaine de Juba II, et le désir de ressourcement de son fils Ptolémée, dont le règne fut de courte durée.

Les Romains après la mort de Ptolémée, fils de Juba II, annexèrent la Maurétanie. Ils la divisèrent en deux provinces impériales: la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne, laquelle correspondait aux "Telles" Oranais et algérois et à la partie occidentale du Maghreb

Tacfarinas

Contemporain de Ptolomée, Tacfarinas dirigea la révolte des Numides contre l'impérialisme romain sous le règne de Tibère. Dès l'année 17 de notre ère, il livra une guerre sans merci aux armées romaines.

Cette lutte indépendantiste dura huit années. Le guerrier Mazipa, combattit à ses côtés. Malgré les demi-défaites de Tacfarinas, la guerre sanglante entre les Numides et Rome ne prit fin qu'en l'année 24, dans la bataille que lui livra le pré-consul Donabela en Auzia (Aumale), où Tacfarinas trouva la mort au champ d'honneur comme le voulait la tradition numide.

Tacite consacre à Tacfarinas une place importante dans les livres II et III de ses Annales et malgré le ton méprisant qu'il emploie envers le Chef Numide, la personnalité de celui-ci en sort grandie. Tacfarinas tint tête à César, à qu'il envoya des Ambassadeurs. César, refusa ses revendications argumentant que même celles de Spartacus n'avaient pas été prises en considération

Source Clio.fr

Le Pèlerin

 

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:27

Un matche Toulouse Oran !...à ne pas manquer….

 


Profitant du week-end de trêve, le TFC organise, vendredi 23 mars à 18h, au Stadium, un match amical entre le TFC et le MC Oran, équipe phare du championnat algérien.

Ce rendez-vous sera accessible au prix de 5€ en tribune latérale, les places sont en vente toute la semaine à la TFC Bootic du Stadium (ouverte du mardi au samedi de 10h à 18h30).
Les abonnés du TFC bénéficient d’un accès gratuit en balcon sur présentation de leur carte le jour du match et peuvent acheter pour leurs amis, des places en balcon à la TFC BOOTIC du stadium au prix de 5€ sur présentation de leur carte abonné.

Cette rencontre est parrainée par la compagnie aérienne Aigle Azur assurant cinq vols hebdomadaires entre Toulouse et l’Algérie (Alger et Oran).

Les Violets accueilleront donc à cette occasion une équipe au riche palmarès : 4 championnats, 4 coupes, 2 coupes arabes, 1 super coupe arabe, 1 coupe de la ligue (algérienne). Crée en 1946 le MC Oran a vu beaucoup de grands joueurs algériens évoluer dans son effectif comme Belloumi, Bensaoula, et Karim Maroc.

Pour plus de détails :
www.mouloudia.com

Le Pèlerin

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:17

L'Algérie peut accomplir un pas de géant

 

 

Tel est du moins l’avis de La Presse Espagnole  

 

Véritable coup médiatique que celui qu’a provoqué la visite en Algérie du roi Juan Carlos 1er et de son épouse la reine Sofia dans les colonnes de la presse espagnole. Tels que rapportés par de nombreux titres paraissant en Espagne, les échos de cette visite d’Etat plaident pour une reconsidération au mieux des relations, non seulement politiques tissées entre les deux pays, mais également en faveur d’un nouveau jalon dans le partenariat économique entre l’Algérie et l’Espagne. «L’Algérie peut accomplir un pas géant en dix ans dans le développement économique et social», a souligné le quotidien catalan El Periodico.
«Les grandes entreprises espagnoles qui se préparent à investir en Algérie ont reçu les applaudissements du Roi» a écrit El Periodico dans un article intitulé «Le roi encourage à investir plus en Algérie». A l’instar d’autres journaux, El Periodico n’a pas manqué de mettre en valeur la dynamique du développement tous azimuts enclenchée en Algérie dans le cadre du fameux Programme de soutien à la relance économique (Prse) initié par le président Bouteflika.
En ce sens, le journal notera que le Psre ainsi que le processus de privatisation des entreprises mis en branle en Algérie, offrent «aux entreprises espagnoles de nombreuses opportunités dans le secteur ferroviaire et les unités de dessalement». En outre, le même journal a indiqué que les compagnies espagnoles Gas Natural, Repsol YPF et Abengoa, parmi beaucoup d’autres, augmenteront notablement, leurs activités en Algérie.
Il y a lieu de rappeler également que le groupe Santander est en lice pour une prise de participation dans le capital de la banque algérienne CPA. El Periodico a observé, en outre, que «l’économie algérienne avance actuellement avec célérité» et que les garanties juridiques pour les entreprises étrangères sont «bien assurées.»
De son côté, le quotidien ABC a, quant à lui, mis en exergue les déclarations du roi Juan Carlos qui a souligné que l’Algérie est un partenaire «sérieux et fiable» et de celle du vice-président de la Confédération espagnole des organisations patronales (Ceoe), Carlos Perez de Bricio, qui a évalué «très positivement les efforts du gouvernement algérien pour réaliser une profonde réforme du système productif et industriel du pays».
El Pais a, pour sa part, fait remarquer que la rencontre d’affaires algéro-espagnole tenue à l’occasion de la visite d’Etat du roi Juan Carlos en Algérie a «illustré la densité des relations économiques», relevant que les échanges commerciaux bilatéraux sont passés au cours de ces dix dernières années de 1,5 milliard d’euros à 5,5 milliards d’euros. «Le roi, à Alger, a rendu aux enfants du Sahara, l’espérance et la dignité, en peu de mots et sans en douter. Il peut avec une seule phrase faire une rectification et dénoncer une injustice en se mettant du côté de ceux qui ont subi un préjudice», a souligné hier le quotidien La Razon. Ce journal atteste du fait que le peuple sahraoui «ne mérite pas le mépris de la politique internationale» du gouvernement socialiste en Espagne, car, a-t-il ajouté, «ses droits sont au-dessus des intérêts et des marchandages entre Rabat et Madrid».
Il a rappelé que les Nations unies tentent, depuis 30 ans, de permettre au peuple sahraoui de «décider de son avenir» après avoir été «abandonné à son sort» par l’Espagne dans ce qui fut, non pas une décolonisation, mais une «fuite en avant provoquée par le régime de feu Hassan II»

Source l’ Expression

 

 

 

 

Le Pèlerin

 

 

 

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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:02

Histoire de l'Algérie - La conquête musulmane

L'avènement de l'Islam

L'avènement de l'Islam au VIIème siècle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb. En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique. 

Au III ème siècle de l'Hégire, IXème siècle de notre ère, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquête spirituelle sans précédent. 

l'arrivée de Sidi-Okba 

L'avènement de l'Islam au VIIème siècle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb. En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique. 

Au III ème siècle de l'Hégire, IXème siècle de notre ère, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquête spirituelle sans précédent.

Les Rostémides 

La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc. 

Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rostémides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. A leur simplicité d'ascètes, ces Imams joignent le goût de l'étude et une culture de savants. Dans Tihert, ils assemblent de riches bibliothèques et ils envoient en Orient des missions pour acheter des manuscrits. 

La science passionne leur entourage : les femmes de leurs familles s'adonnent à l'examen du dogme, de l'exégèse coranique, des pratiques du culte et de la jurisprudence islamique. D'autres sciences captent leur intérêt, en particulier l'astronomie au sens large du terme.

Les Fatimides 

La civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe au XIIe siècles). De cette époque date la Kalaa des Beni-Hammad. Erigée sur une pente que circonscrivent des ravins, elle est dominée par des hauteurs rocheuses qui lui servent d'observatoire et l'alimente en eau. 

ujourd'hui, le minaret de la mosquée se dresse au milieu de ruines où les fouilles ont dénombré trois palais. L'architecture de ces demeures s'inspire de l'Orient, de l'Irak et de la Perse. L'art Hammadite est une branche de l'art fatimide. 

Moins raffiné que celui des ZAirides, il atteste cependant d'un goût du luxe favorisé par l'abondance de ressources. La chute du Royaume de Kairouan canalise vers la Kal'a des Beni-Hammad, le courant commercial et culturel qui aidera à l'épanouisement des Hamma

Les Almoravides 

C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie. A la première étape de sa traversée, il remonte à agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée. Tlemcen ne fut qu'une étape, les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger. 

Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attesté par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger. 

C'est aussi l'inscriptin de la chaire qui nous permet de dater la Grande MOSQUÉE D'Alger (1096). L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue. A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalou exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yoûsof voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale. 

Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contarste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avzec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. 

Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136. Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.

Les Almohades 

"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades" 

C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assite à la fin de la grande épopée almoravide. A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjâ de forces redoutables. 

Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades. 

Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie. Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître. 

Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte contreverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat. Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté. 

L'Algérie va prendre place dans l'histoire frâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord. De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifroquiya et du Maghreb. 

On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. 

Ce fut là une grande innovation. Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le pouvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commençait son déclin. 

Ce fut d'abord l'Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide. C'est ainsi que la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne de 1147 à 1269. 

Source Clio.fr 

Le Pèlerin 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 08:56

 

Saïd Sadi revient avec un nouveau discours

 

 

J’ai de nombreux amis au RCD à Cherchell, aussi je vous transfère l’article à son sujet suite à son débat à la télé le 17 mars

 

 

« Une forte participation aux prochaines élections législatives est le meilleur rempart contre la fraude», a déclaré le président du RCD, Saïd Sadi, lors de son passage, samedi soir au forum de l'ENTV.

Le leader du RCD qui a préféré gardé le «silence radio» après les présidentielles de 2004, est réapparu avec comme objectif cette fois-ci de remporter un maximum de sièges au parlement.

Le «boycott» ne fait plus partie du langage du Dr Sadi qui a affiché clairement la ferme intention de son parti d'user de tout son «poids populaire» pour accéder à l'hémicycle de Zighout Youssef pour, dit-il, «rétablir la crédibilité de la première chambre parlementaire».

Saïd Sadi qui appréhende toutefois la fraude le 17 mai prochain, a appelé les citoyens à la supervision du scrutin pour, souligne-t-il, arriver à «créer une nouvelle culture parlementaire».

Convaincu que le boycott des échéances électorales n'est plus une solution aux problèmes de notre pays, le président du RCD a avoué qu'en 2004, lors des élections présidentielles, les conditions n'ont jamais été aussi favorables. Cela sonne, bien évidemment, comme un «mea culpa» d'un homme politique qui avait, en ce temps-là, multiplié les tirs croisés contre le candidat Bouteflika accusé de tous les maux, y compris de «faire du paradis Algérie un véritable enfer».

Aujourd'hui Saïd Sadi semble revenir à de meilleurs sentiments arguant le «rétablissement de la confiance entre l'Etat et la société», en précisant, cependant, que l'opposition devrait être considérée comme une institution à part entière.

Dans un arabe parfois approximatif mais avec des progrès linguistiques certains, le leader du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie est revenu sur la décision de son parti de boycotter les élections de 2002, estimant à ce sujet que les conditions n'étaient pas réunies et qu'il était illogique d'y participer au moment où la Kabylie vivait des moments sanglants. Saïd Sadi ne dira, par contre, aucun mot sur le rôle joué par son parti au sein des «ârouch» lors des événements de Kabylie.

La participation de ce mouvement aux prochaines élections législatives ne semble pas également déranger le responsable du RCD qui a déclaré que la loi permet à tous les Algériens de participer aux scrutins pour peu que cela se fasse dans le cadre de la loi. Interrogé sur les informations faisant état de la candidature de certains responsables du FFS sur les listes du RCD, Saïd Sadi, le sourire au coin des lèvres, ne veut pour l'heure, ni infirmer ni confirmer cela, en soulignant néanmoins qu'il respectait la décision du parti de Hocine Aït Ahmed de ne pas aller vers ces élections.

Saïd Sadi a annoncé en outre la création par sa formation politique d'une commission nationale qui sera chargée de l'examen des dossiers de tous les candidats.

Par ailleurs, questionné sur les «frictions» apparues au sein du RCD depuis quelque temps, l'invité du forum de l'ENTV a déclaré qu'il n'est nullement dérangé à ce qu'il y ait des problèmes à l'intérieur de son parti à condition, dit-il, que cela se déroule d'une manière pacifique et civilisée.

Le responsable du RCD assure toutefois que son parti va bien malgré ses problèmes financiers, ce qui, affirme-t-il, n'a pas empêché la réussite de son congrès organisé, il y a quelque temps, grâce à la mobilisation des militants.

Abordant la situation économique du pays, Sadi reste sceptique sur le programme de relance économique du chef de l'Etat, qui manque, d'après lui, de concertation. L'orateur propose de faire un «audit» sur ce qui a été fait avant d'établir un quelconque constat. Le responsable du RCD soulignera que ce sont les investisseurs nationaux qui sont plus aptes à assurer un développement économique durable pour notre pays, pour peu, explique-t-il qu'on lève toutes les contraintes bureaucratiques, notamment en matière d'accès au foncier agricole et industriel.

Le système bancaire algérien est, d'après Saïd Sadi, le plus archaïque de tout le bassin méditerranéen, ce qui freine l'investissement.

«Bouteflika a raté plusieurs occasions et n'a pas pu atteindre tous les buts qu'il s'était fixés», conclut en substance le leader du RCD.

 

 

Source le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

 

 

 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 00:00

Histoire de l'Algérie - L'Algérie vandales

Les Vandales

Au Vème siècle les Vandales envahirent l'Afrique du Nord. Après avoir débarque en Tingitane (Maroc), ils pénétrèrent à l'est.

 

On constate qu'au passage ils détruisirent les muailles de Caesarea (Cherchell) la capitale de la Mauritanie, celles de Tipaza furent rasées méthodiquement à une hauteur uniforme.

 

En Numidie, ils parurent s'installer : ce fut le siège d'Hippone, où mourut Saint Augustin. Puis ils repartirent et s'installèrent en Tunisie ou ils resteront un siècle.

Les Circoncellions

Mais le phénomène le plus marquant de ce Vème siècle fut la révolte de la population montagnarde. Ceux de l'Aurès prirent et détruisirent Timgad vers 477.

 

Les Circoncellions ne cesseront pas leur révolte et vers le milieu du siècle ils joignent leurs efforts à ceux des Donatistes pour mener une lutte commune.

Les Byzantins

 

Les Byzantins arrivèrent en Afrique du Nord vers le milieu du VI siècle, et, si leur occupation fut limitée dans l'espace, lle dépassa largement le teritoire occupé par les Vandales.

 

Ils s'intallèrent là où ils trouvèrent les matériaux nécessaires à la fortification des villes. Les Byzantins se heurtèrent aux mêmes cavaliers, aux mêmes tribus que, naguère, les Carthaginois et les Romains.

 

Cependant, ils restèrent un siècle, en Afrique du Nord. Ils fortifièrent les villes pour les défenfre contre les paysans des plaines et surtout conte ceux des massifs montagneux. Mais les luttes paysanes ne cessèrent jamais.

 

En 647, lorsque les Arabes pénétrèrent pour la première fois dans le Maghreb, ils trouvèrent une province affaiblie par son isolement

 

 

 

Source Clio.fr

 

 

 

Le Pèlerin

 

 

 

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 00:30

Histoire de l'Algérie - L'Algérie romaine 

Période romaine 

L'occupation romaine de l'Afrique du Nord, à partir de Carthage, se fit par trois axes principaux : 

Le premier, suit la côte de la Tunisie du nord au sud, puis il se dirige vers l'est et passe par la Libye. 

Le second, qui va d'est en ouest, suit la ligne du plateau intérieur, nettement en arrière des massifs côtiers. 

Le troisième, en diagonale nord-est et sud-ouest, représente la voie de pénétration vers la frontière sud et vers l'Aurès par Ammaedara (Haïdra, Tunisie), Thevesti (Tebessa), Thamugadi (Timgad), et enfin Lambaesis (Lambèse). 

Trois de ces villes furent les bases de la légion romaine, qui occupa Ammaedara sous le règne d'Auguste. En l'année 75, elle s'installa à Thevesti, en 81 à Lambaesis, qui devint par la suite son siège définitif avant d'être la capitale de la Numidie. 

La Numidie n'est pas une province côtière comme l'Ifriqia avec Carthage, et la Maurétanie avec Césarea, mais une province intérieure, face au désert, soucieuse de défendre les provinces africaines contre les dangers qui viendraient du sud. 

La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne. 

La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo). Le reste de l'Algrie forme la Maurétanie Césarienne. La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises, elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. 

Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine. Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes. Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens. 

Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie. Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. 

Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza témoignent du rôle joué par les Cités africaines. 

Dans le monde, seules deux villes, demeurent intactes et témoignent de la perfection urbanistique des cités romaines : Pompéi, en Italie, ensevelie et sauvegardée par les cendres du Vésuve, et Timgad en Algérie, ensevelie et sauvegardée par le sable du désert. 

Le plan méthodique de Timgad, au quadrillage régulier, cherche à s'introduire partout, sur la croupe de la ville Numide de Cuicul-Djemila, sur la pente de Tiddis, au-dessus du tracé capricieux de la ville punique et numide d'Hippone la Royale. 

Les deux rues principales, se coupent en angle droit. Les autres leur sont parallèles. Près du carrefour central, le Forum et une place fermée, isolée, inaccessible aux voitures, qu'entoure un portique flanqué d'une basilique judiciaire.

La place, ornée de statues, est le centre politique. Le théâtre en est souvent proche. A Timgad, toute la ville semble implantée en fonction de la colline, où il était possible de creuser la "cavea". L'amphithéâtre, le cirque, sont souvent situés dans les quartiers périphériques ou en banlieue. Dans les rues dallées, et souvent bordées de portiques, on rencontre des temples, des marchés, des thermes.

Des places secondaires permettent de créer ne nouveaux ensembles architecturaux. Aux carrefours se dressent des fontaines ou des nymphées monumentaux alimentés par des aqueducs qui, traversent par des tunnels les montagnes, franchissant les vallées par des arches, amènent de très loin une eau pure et abondante. 

En visitant le Musée de Timgad, on est saisi par la splendeur des mosaïques où les motifs géométriques et les rinceaux s'épanouissent en feuillages d'une délicatesse et d'une exubérance inconnues. Chaque ville a eu ses décorateurs et ses mosaïstes. 

La différence de style entre ces écoles fait apparaître la vitalité des ateliers locaux. Aucun pavement, dans le monde romain tout entier, ne peut être comparé à la mosaïque des vendanges. Aucune analogie, non plus, à la mosaïque de chasse d'Hippone. 

On peut conclure, que les Romains n'ont pas importé en Afrique des modèles arrêtés ou des formes fixes. Ils laissèrent les Africains travailler à leur manière, implanter leur ville selon leur propre génie, répartir à leur gré des monuments dont ils adaptaient les formes, selon le terrain, selon leur commodité, selon leur goût. 

Les Numides ont,par leur génie créatif, perpétué l'oeuvre de leurs anciens rois. La prospérité de la ville romaine est dûe à l'agriculture. On peut énumérer longuement les activités industrielles développées à cette époque, mais c'est le sol qui fait vivre l'Afrique. La chasse, même primitive demeure une industrie. Des spécialistes taquent les lions et les panthères pour les jeux du cirque. 

L'élevage se développe, les pasteurs élèvent le mouton du type occidental. Les chevaux numides, les Barbes, petits et robustes, rstent appréciés et servent à la cavalerie supplétive. A cette époque, l'Algérie est surtout un pays de culture. "C'est le grenier de Rome". 

Les plantations de vignes et d'oliviers se développent. Des meules aux pressoirs, on arrivera à d'énormes usines comme celle de Tébessa-Khallia, dont les ruines témoignent du caractère intensif de la culture. Pendant cette période, l'Algérie produisait et exportait des céréales, de l'huile, du vin, les marbres de ses carrières, les fauves de ses forêts.

Saint Augustin 

Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus grand esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident. 

Evêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales. L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel.

Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dioeu et le destin de l'homme. Mais, il y a aussi ces hommes qui ne cessèrent jamais de lutter contre la domination économique, culturelle et religieuse des Romains, et qui ont laissé leur nom gravé dans l'histoire.

Firmus 

Firmus, prince berbère mort en 375. Fils du roi Nubel, il s'est dressé contre les vexations des gouverneurs romains; en 372 il souleva les tribus du Djurdjura contre Rome et fut proclamé roi. Il prit Cherchell, mais échoua devant Tipaza. 

Cepandant il résista aux Romains trois ans encore. Persécuté dans les régions de l'Atlas, Firmus se pendit afin de ne pas tomber dans les mains des Romains. Donat, Optat et d'autres évêques chrétiens, formulèrent, aussi, des revendications qui dépassèrent le cadre strictement religieux. 

Source Clio.fr 

Le Pèlerin

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 00:10

Le Sahara et les Européens

 

Nous n’étions pas seuls au Tassili ; Juan Carlos y était également

 

Je me suis rendu cette année au Tassili du Hoggar avec mon fils Philippe et mon ami Rachid….Nous y avons passé des moments merveilleux….En rentrant nous avons croisé le cortège officiel prés de l’Aéroport….Nous avons eu droit à de nombreux bouchons….

 

Et oui c’était Juan Carlos qui filait sur Djanet

Quant à nous, nous nous sommes contentés du Tassili du Hoggar et la région de Tamanrassett, nous y avons rencontré des pères français….Nous avons rencontré des touristes français…nombre d’entre eux évitaient soigneusement la capitale…

J’ai trouvé des français valeureux…oh ! la majeure partie d’entre eux avaient la nationalité algérienne…

 

Des industriels français…..en Algérie ....Nenni…. !! On y trouve tout le monde sauf les Français….

 

Non contents de sacrifier les générations futures par un endettement (xceci s'applique à tous)énorme nos patrons audacieux ont rompu les liens que les générations antérieures avaient tissés….Oh tous les disciples de Malthus s’en féliciteront….. Mais nos enfants en pâtiront

 

Les bénéficiaires….. !! tous les autres qui auront su retisser les liens antérieurs

 

Oui je râle…. 

L’extrait  du quotidien l’expression :

Sur les traces d’une civilisation millénaire. Le plus grand musée à ciel ouvert du monde accueille le souverain espagnol depuis hier. L’ancienne zaouia senoussite, devenue en 1910, Fort Charlet durant l’occupation française, puis transformée en résidence présidentielle sous l’ère Chadli, héberge, depuis hier, son hôte de marque, Sa Majesté le roi Juan Carlos Ier.

Une occasion pour l’oasis de Djanet, considérée, à juste titre, comme la perle du Tassili, de se revêtir de ses plus beaux atours et de faire étalage de la variété de sa culture immatérielle, musique, chants et danses caractéristiques à la région: Imzad, Tahamat, Sebeïba. Ses anciens ksour, El Mihane, Azellouaz et son minaret du XVIIe siècle attesteront d’une architecture unique que tend à envahir parpaing et béton. Un mariage, une fusion non seulement de mauvais goût qui travestit et confère une image hideuse à un héritage architectural, dont il faut réhabiliter le savoir-faire pour préserver ce patrimoine unique en son genre.

La promotion du secteur touristique figure en bonne place dans le plan de relance économique, initié par le chef de l’Etat, M.Abdelaziz Bouteflika, et les opérateurs espagnols ont affiché leur disponibilité à contribuer de manière efficace, en mettant au service des Algériens leur expérience et leur savoir-faire. Que manque-t-il, en fait, au Tassili pour faire du plus grand musée à ciel ouvert au monde un pôle incontournable du tourisme algérien, à l’instar de l’Ahaggar ou du tourisme saharien tout court? Tout y est. Manquent l’énergie et la volonté des hommes. Le Parc national du Tassili, 80.000km², classé patrimoine mondial par l’Unesco voilà plus de vingt ans, est considéré comme l’un des berceaux de l’humanité.

 

Les abris et parois rocheuses, en grés, recèlent les plus belles peintures et gravures du monde, retraçant l’histoire d’une civilisation, plusieurs fois millénaire, par le biais de scènes quotidiennes exceptionnelles, bribes d’un mode de vie, d’une organisation sociale qui nous a conduits jusqu’à l’apparition de l’écriture, le Tifinagh. Le roi d’Espagne, la reine Sofia et la délégation qui les accompagne en sortiront, gageons-le, plus qu’éblouis. La région d’Iherir, quant à elle, classée réserve de la biosphère dont l’oued qui traverse le village éponyme pratiquement huit mois sur douze, regorge de gueltas permanentes qui abritent plusieurs variétés de poissons, en plus d’être une escale privilégiée d’espèces d’oiseaux migrateurs.

 

Le ciel tassilien constitue un des parcours de migration des cigognes. La ville de Djanet ne dispose, cependant, que de trois structures d’accueil. Le Ténéré, à 10km de l’entrée de la ville, conçu de manière moderne, dont l’architecture est intégrée à l’environnement, l’hôtel Zeriba au centre-ville et l’Auberge de l’Office national algérien du tourisme (Onat), située en contrebas de l’ex-Fort Charlet et surplombant l’oasis de l’oued Idjeriou avec une vue imprenable sur les contreforts des monts tassiliens. Les agences de tourisme, qui s’étaient multipliées ces dernières années, se sont souvent heurtées à un problème de taille, lors de la tragédie nationale qui a, paradoxalement, nui de manière spectaculaire à une région, pourtant épargnée par les actes terroristes, la raréfaction des touristes.

 

Et pourtant, ce n’est pas la faute d’avoir écumé les nombreuses foires internationales: Berlin, Paris, Londres, Madrid, Milan...ont été ciblées. Rien n’y fit. La destination Algérie n’était point recommandée. Les agences de tourisme ont échoué dans leurs tentatives de marketing. Manque de savoir-faire? Manque de professionnalisme ou manque de moyens tout court? De toutes les façons, tous s’accordent sur un point: la cherté du billet d’avion. Un aller-retour Alger-Djanet-Alger avoisine les 30.000DA. Ajouté à cela le peu de vols qui assurent cette desserte, pourtant tant convoitée, et cela donne la réponse schématisée d’un «fiasco touristique» qui représente l’une des principales activités économiques de la région. L’opportunité est offerte aux agences touristiques pour convaincre leurs hôtes espagnols d’un partenariat qui devrait s’avérer fructueux et exaltant pour le développement de la région.

 

Synthèse de l'article - Equipe Algerie-Monde.com
D'après l'Expression, le 15 mars 2007.

 

Je vous passerai toutefois les magnifiques photos que j’ai réalisées la bas dès mon retour en France

amicalement

Le Pèlerin

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