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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:28

Les députées vont-elles légiférer ?

volences contre les femmes

 

Malgré les efforts en faveur de la protection des droits de la femme, les Algériennes ont encore du chemin à parcourir et des maux à subir dans leur vie sociale. L'agression verbale, physique ou morale fait le quotidien d'une bonne partie des femmes qui subissent les conséquences d'une société en mal-être et frustrée.

A regarder la «stagnation» de certaines mentalités vis-à-vis des femmes dans leur famille, leur milieu de travail, dans la rue ou autres lieux publics, l’on peut déduire que le développement et les avancées des uns sont inévitablement tributaires de celles des autres. C’est dire qu’un homme et une femme devraient, naturellement, avancer ensemble vers le développement en fonction, bien entendu, de leur atmosphère culturelle et socio-économique. Si on regarde bien comment ces deux moitiés avancent dans les différents pays, ayant forcément des politiques et cultures différentes, on peut constater que le regard qu’une société porte sur les questions relatives à une femme peut contribuer grandement à sa régression ou bien au contraire à son émancipation. En Algérie, les avancées socio-économiques et politiques demeurent, bien que réelles, relatives du moment que de l’avis de certains «regards» ces avancées ne sont pas «légitimes» et que les femmes «feraient mieux de prendre soin de leur foyer et rester chez elles»… Pour revenir à la question du rapport de la place que donne la société à une femme et le rôle de cette dernière dans le développement du pays, nous n’avons qu’à faire une petite comparaison entre la vie sociale entre les femmes des pays développés et celles des pays sous-développés. Il est ensuite facile de constater que les femmes des pays développés ont eu depuis longtemps peu d’embûches comparativement aux femmes tiers-mondistes. Lesquelles sont suivies et surveillées de toutes parts et doivent souvent justifier leur choix, voire même ses aller-retour dans une société où la quasi-totalité de la société se permet de bafouer les droits et libertés individuelles lorsque ces dernières se conjuguent au féminin. Pourquoi notre société surveille autant les femmes et que ces dernières font l’objet d’agressions verbales, physiques et du manque de respect? Et pourquoi, encore, ces Algériennes courent tous les risques du monde en sortant ou en rentrant chez elles ? Est-ce l’effet du chômage des jeunes qui, n’ayant rien à faire, surveillent et embêtent autrui, celui de la fermeture touristique quasi-totale et donc l’étroitesse des esprits. S’agit-il des répercussions de la décennie noire ou d’une culture arabo-musulmane voulant assiéger les femmes au nom de la tradition et de la religion ? Quelles que soient les origines, les répercussions sont les mêmes ; les femmes ont du mal à circuler tranquillement et sans risque. Et les félicitations masculines au sujet des acquis de la femme ne sont pas toujours vraies. Autrement dit, les sociétés tiers-mondistes ont tendance à faire régresser la femme bien que des plans et stratégies politiques lui assurent ses droits.

La part des maux…

Loin des questions qui abordent la promotion de la condition féminine dans son plan professionnel et sa visibilité qui ne se limite plus aux anciennes fonctions dans les secteurs publics et malgré les efforts en faveur de la protection des droits de la femme qui ont connu des progrès depuis plusieurs années, les Algériennes ont encore du chemin à parcourir et des maux à subir dans leur vie sociale. Pour preuve, l’agression verbale, physique ou morale fait le quotidien d’une bonne partie de femmes qui subissent les conséquences d’une société en mal-être et frustrée. Entre des regards attaquants et offenseurs et des propos n’ayant pour vocabulaire que la vulgarité, les femmes n’ont d’autres choix que fermer les yeux et se boucher les oreilles pour circuler. Dans la capitale comme dans les grandes villes, la violence contre les femmes s’aggrave. «Plus que de la violence. Moi je considère comme harcèlement les commentaires et attitudes de la rue et des lieux publics vis-à-vis ce qu’ils appellent le sexe faible. Comme si nous devons payer notre liberté de circulation. C’est une question d’éducation et de culture avant tout. Moi en tant que femme non voilée je reçois plusieurs conseils par jour m’appelant à porter le hidjab. En plus, je ne peux pas sortir avec mes parents ou frères du moment qu’on risque d’entendre des fetwas vulgaires en

famille !» raconte Imane, 26 ans. D’autres témoignages soulignent le caractère hypocrite des jeunes algériens qui jouent les gentlemen devant leur famille mais exercent toutes formes de violence une fois loin de leurs quartiers. Par ailleurs, même chez soi on n’est pas toujours à l’abri «en marchant dans mon quartier, je n’étais pas épargnée du danger. Il y avait un jeune qui m’embêtait et qui me forçait à lui parler. Refusant de céder, il me donne un coup de poing dans le visage et s’en va. Voilà où nous en sommes arrivées

maintenant ? On vit dans la terreur même à quelques mètres de chez nous. C’est scandaleux!» conclut Lydia. En fait, contrairement aux pays développées où les gens ne se surveillent pas, car ils ont d’autres choses à faire, et où les femmes sont vues normalement, chez nous, beaucoup de gens, jeunes notamment, s’attaquent au nom des valeurs de la société et de la religion aux femmes, laissant libre cours à leur violence et grossièretés. Si les comportements sexistes et misogynes persistent c’est qu’il y a des silences complices par rapport à cette question à commencer par un vide juridique ainsi que l’application des textes existants.

Source Le Jour d’Algérie Yasmine Ayadi

Le Pèlerin

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:27

Une lourde facture alimentaire

agriculture

 

Dans certaines wilayas, les terres emblavées en céréales ont plus que doublé en 2012 avec une évolution de plus de 105%.

Ce sont pas moins de 200 milliards de dinars par année dont dispose l'agriculture en l'Algérie pour booster ce secteur stratégique devant assurer la sécurité du pays dans sa composante alimentaire, notamment les céréales.
Cette enveloppe financière colossale, fait de l'agriculture, le secteur le plus budgétivore de la dernière décennie. Si la production de céréales en Algérie est en constante évolution positive, il n'en demeure pas moins que la facture d'importation alimentaire a plus que doublé pour atteindre près de 9 milliards de dollars en 2011. Une situation des plus préoccupantes à laquelle font face continuellement les pouvoirs publics.
Ainsi, parmi les différents programmes de développement des cultures mis en place, l'on signale qu'une production de plus de 110.000 q de céréales, toutes variétés confondues, est attendue dans la wilaya de Ghardaïa, selon les prévisions de la Direction des services agricoles (DSA) qui précise que 2183 ha de sa surface agricole utile (SAU) sous pivots, ont été consacrés, cette saison, à la céréaliculture dans la wilaya.
Ces superficies emblavées comprennent, 1 958 ha de blé dur et 225 ha d'orge. Les aires emblavées sous pivots sont situées surtout à El Menéa, Hassi Lefhel et Mansourah, ainsi qu'à Guerrara. Le rendement moyen à l'hectare attendu pour le blé dur est de 53 qx tandis que l'orge est de 40 q/ha, pour une production totale qui frise pas moins de 99.000 q de blé dur et 11.000 q d'orge, selon les prévisions. Cette production céréalière sera collectée par la coopérative des céréales et des légumes secs (Ccls) de Laghouat. Les services agricoles de Ghardaïa attribuent le bon état des céréalicultures à l'efficacité du système d'irrigation mis en place et au suivi préconisé par les techniciens des services phytosanitaires dans le cadre de la vulgarisation.
Une superficie de plus de 1400 ha a été consacrée aux plantes fourragères destinées aux éleveurs-producteurs de lait, en aliments de bétail, notamment d'El Guerrara, considérée comme le bassin laitier de la wilaya. Les terres emblavées en céréales ont plus que doublé pour passer de 995 ha en 2008 à 2183 ha en 2012, soit une évolution de plus de 105%. Cet accroissement a été atteint grâce à l'installation de nouveaux investisseurs dans les zones de Hassi Lefhal, Hassi-Ghanem et El Menéa, précise la DSA. La saison écoulée (2010/2011), une production globale estimée à 88.161 q de céréales, toutes variétés confondues, avait été engrangée dans cette wilaya.
A l'est du pays, dans la zone saharienne du sud de la wilaya de Khenchela plus précisément, la campagne moissons-battages, devant être entamée fin mai, promet la récolte de 400.000 q de céréales sur près de 15.000 ha, a annoncé, dimanche dernier, la DSA. Toutefois, la récolte attendue sera en recul de 20.000 q comparativement à la saison dernière. La cause évoquée se réfère à la vague de froid et aux chutes de neige de février dernier qui avaient sérieusement affecté les aires consacrées au blé destiné à être trituré «frik».
La superficie réservée à l'orge dans cette zone est de 6000 ha, précise-t-on encore. Les céréales de culture intensive sont irriguées au moyen du système «pivot», à partir de forages réalisés dans le cadre du soutien public à la filière. Dans le reste de la wilaya, la campagne moissons-battages devra débuter à la mi-juin avec un rendement moyen prévisionnel de 15 q/ha.
A l'ouest, une production céréalière de plus de 2,3 millions/q est prévue lors de la campagne de moissons-battages de l'actuelle saison agricole à Relizane, a indiqué la DSA de cette wilaya.
Un volume important de cette quantité comprendra le blé dur et tendre avec près de 1,8 million q, alors que le reste est composé d'orge et d'avoine.
Des moyens considérables ont été mobilisés pour mener à bien cette campagne dans la région citée. Ainsi, 286 moissonneuses-batteuses dont 32 neuves, plus de 2630 tracteurs, 750 véhicules pour le transfert des cultures aux points de collecte et autres matériels, sont prêts pour la réussite de la campagne de moissons-battages, qui débutera la semaine prochaine et qui ciblera une superficie de 135.500 ha, a-t-on indiqué. La saison dernière, rappelle la DSA de Relizane, la production avait atteint quelque 1,74 million/q.
Une information relative à la culture du maïs à Tissemsilt, concerne une expérience pilote de culture de cette céréale qui a été lancée la semaine dernière dans cette wilaya, a annoncé, dimanche dernier, la DSA locale.
Une première récolte expérimentale avait été lancée sur une superficie de 20 ha dans les périmètres irrigués des barrages de Bougara avec 8 hectares et Meghila (12 ha). A cet effet, six agriculteurs d'une exploitation collective (EAC) de la région de Layoune avaient bénéficié de sessions de formation pilotées par l'Office national de l'aliment de bétail (Onab) de Mostaganem. Cette formation a permis de prendre connaissance des aspects techniques de la culture du maïs, notamment le mode d'évolution et de répartition des sols et l'équipement moderne utilisé.
L'introduction de cette culture exploite des terres en jachère de la wilaya, estimées à 45% de la superficie agricole globale. Elle vise la diversification des produits agricoles en plus de sa contribution à fournir du fourrage aux secteurs animaliers, notamment avicoles.
Le lancement de la moisson du maïs est prévu vers la mi-septembre prochain. Elle nécessite un matériel différent de celui couramment utilisé pour la céréaliculture.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:26

Il s'appuiera sur l'économie, la diplomatie et l'histoire

francois hollande

 

A cause ou en dépit de la crise qui secoue l'Europe, Hollande est dans l'obligation de se tourner vers ses voisins du Sud.

Tout de suite après son message à François Hollande pour le féliciter de son accession à la présidence française, le Président Abdelaziz Bouteflika avait plaidé, le 8 mai dernier, en faveur d'une nouvelle page dans les relations entre les deux pays. Un premier pas dans ce sens est-il franchi hier, avec la prise de fonction de Hollande. Ce dernier avait affiché sa disponibilité à envisager l'histoire sereinement lorsqu'il a rendu hommage aux victimes des massacres d'Octobre 1961 en France.
A Alger, on n'est pas loin de penser que seule une lecture objective de l'Histoire permettra à la France et à l'Algérie de transcender les stigmates d'un passé douloureux. Ce sont les termes utilisés par Bouteflika à Sétif pour prononcer son discours deux jours après l'élection en France du socialiste François Hollande à la présidence de la République.
François Hollande sera-t-il le président français capable de remettre les relations algéro-françaises dans le sens qu'elles auraient dû prendre et garder?
Un nouveau président français, à quelques mois de la célébration du 50e anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie, ne laisse pas indifférent, et c'est l'une des raisons qui plaident en faveur de l'adoption de gestes de réconciliation.
A Alger, on ne cache pas les bonnes relations qu'on entretient avec Hollande que ce soit au sein de l'Etat ou des partis. Dès le début du mois, le ton est donné par le patron du FLN, Belkhadem, lequel a estimé qu'il y aura un changement dans les relations franco-algériennes si le candidat socialiste François Hollande était élu président.
Désormais, le doute est dissipé. Il faudrait alors s'attendre à ce que les relations entre Alger et Paris soient plus apaisées et plus denses. D'ailleurs, Hollande s'est préparé à cette éventualité. Il était venu à la fin 2010 à Alger à l'invitation du FLN avec lequel il entretient de bonnes relations. Hollande a laissé entendre que la France officielle reconnaîtra les crimes de la colonisation. Une fois cet obstacle levé, il n'y a pas de raison pour que les relations ne connaissent pas une embellie, dit-on à Alger.
François Hollande est le parfait président qui agira dans ce sens, nous l'espérons. Il est d'accord pour donner à la mémoire une place dans les relations entre les deux pays. En plus de l'Histoire, les deux pays auront à renforcer leur coopération dans le domaine diplomatique car ils sont des voisins et la Méditerranée ne doit pas être perçue en tant que digue qui sépare les peuples voisins, mais plutôt un bassin de paix qui les réunit.
Un avant-goût de cette volonté est donné par la députée et ancienne ministre, Elisabeth Guigou, qui s'était rendue à Alger pour y rencontrer les électeurs français avant le scrutin en France. Mme Guigou a été reçue par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. L'entretien avait porté sur les relations franco-algériennes qu'elle souhaite redéfinir et renforcer. La rencontre n'était pas seulement d'ordre diplomatique. La ministre a condamné la colonisation et fait référence à l'amendement voté en 2005 par l'Assemblée nationale française et auquel le PS s'était opposé. Pour l'ancienne ministre de la Justice, la France s'inspire de ce qu'a fait l'Allemagne avec les pays de l'Est dans la coopération économique, c'est-à-dire concevoir un codéveloppement à une échelle plus large que ses propres frontières.
Mme Guigou a aussi insisté sur la richesse pour la France de ses binationaux. «Nous ne profitons pas assez de cette richesse extraordinaire que sont ces Français qui ont leurs racines ici, par exemple», a-t-elle affirmé. La députée socialiste plaide en faveur d'un développement commun aussi bien culturel qu'économique et social.
Pour ce qui est des mouvements migratoires, la responsable socialiste pense que «ce n'est pas en créant des lignes Maginot en Europe, une forteresse, que nous résoudrons le problème. Pour y arriver, il faut un codéveloppement pour permettre aux personnes de trouver du travail chez elles en Algérie et plus généralement chez elles en Afrique». En fait, elle ne fait que tracer une feuille de route à suivre par Hollande lorsqu'il s'agira
d'améliorer ses relations avec l'Algérie.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:04

L’occasion de plus en plus inaccessible

Boufarik le marche des vehicules

 

Bien que le prix de vente des voitures neuves auprès des concessionnaires a fortement augmenté en l’espace de quelques années, le parc automobile algérien a plus que triplé, preuve en est que les citoyens n’ont pas été découragés par cette hausse qui avoisine les 20% par rapport à 2010, même si pour ce qui est du premier trimestre de cette année 2012, les ventes ont légèrement augmenté comme en témoignent les récents salons de l’automobile aussi bien à Alger qu’à Oran.

La principale raison de cette hausse provient des prix des véhicules neufs chez les concessionnaires qui avoisine les 10%. Cette hausse résulte de la taxe qui a été fixée entre 50.000 et 150.000 DA. Lorsque l’on sait que les voitures dont le prix se situe entre 450.000 et 850.000 DA représentent près de 80% du marché algérien de l’automobile, on peut se faire une idée sur ce qui se passe au niveau de l’occasion.

A Oran, à l’instar des autres grandes agglomérations du pays, à voir le nombre de véhicules en circulation, au quotidien, on est presque sensé dire qu’il y a autant de voiture que de personnes. Il est vrai que la formule de l’acquisition de véhicules par le biais des prêts de banques initiée il y a quelques temps, avait fait exploser les ventes, mais toutefois sans provoquer, par la suite, une réelle rupture au niveau des commandes.

Qu’en est-il aujourd’hui ? « Parfois dans une même famille on retrouve deux ou trois voire même plusieurs voitures. Le père, la mère et les enfants », dira un courtier connu sur la place d’Oran. Et justement à propos de véhicules d’occasion, nous avons questionné ce dernier pour avoir une idée sur leur coût en ce moment.

Il nous affirmera que ce créneau a aussi vu une hausse des prix vu que certains citoyens qui pouvaient s’approprier une voiture neuve à un prix raisonnable il y a quelques années de cela, ne le peuvent plus et sont obligés de se rabattre sur le marché de l’occasion.

« Il n’y a qu’à faire un petit tour du coté des quartiers les Castors et Saint Eugène, réputés pour êtres le lieu de regroupement des revendeurs, pour avoir une idée sur la hausse des prix de vente », confiera ce dernier. En effet, des voitures qui plus de 10 années d’existence, même si elles sont bien entretenues, qui ont « roulé leur bosse », et ce n’est pas le kilométrage sur le tableau de bord (souvent maquillé) qui confirmera le contraire, car quoi que l’on pense, elles restent d’occasion.

Celles-ci sont proposées, suivant la marque, le type, l’état etc. autour des 45 et 70 millions de centimes lorsque ce n’est pas plus alors qu’elles font partie des petites gammes de l’automobile. Exemple, une Marutti, qui est la plus petite des voitures, alors qu’elle s’écoulait autour des 30 millions, à son arrivée sur le marché local, dépasse actuellement les 50 millions.

Idem pour une Atos passant de 50 millions à plus de 80 millions, une Logan Dacia, de 60 millions à 90 millions etc. « C’est ce qui a entraîné une hausse considérable de l’occasion », ajoutera notre ami le courtier. Comble de l’ironie, au marché de Saint Eugène, on a même remarqué que certaines voitures, neuves (années 2011 et 2012) mais néanmoins en circulation, dépasser le coût affiché chez un concessionnaire.

Une voiture de type Alto (Suzuki) de 2012, se négociait autour des 750.000 DA. Même pour les plus vieilles, datant des années 80 et plus loin encore dans le temps, on vend plus cher. Un chauffeur de taxi clandestin, rencontré sur place à Saint Eugène, nous affirmera qu’il éprouve les pires difficultés à se débarrasser de sa vieille Peugeot 504 de type familiale pour pouvoir acheter une voiture plus récente.

« Au prix où se vendent les voitures actuellement, je ne peux prétendre pouvoir acquérir une petite cylindrée car ma voiture ne me rapporte en tout et pour tout, pas plus de 22 millions de centimes », expliquera ce dernier. Selon lui, une voiture achetée au-delà de 50 millions ne pourra jamais être amortie en quelques années, en ce qui le concerne dans son métier.

Du coté des concessionnaires, les commandes ont sensiblement baissé, durant l’année 2011, et que cela n’est pas prêt de s’arrêter car le pouvoir d’achat des gens s’effrite.

Il est vrai qu’entre le neuf et l’occasion, il devrait y avoir une nette différence, mais au train où vont les choses, il n’est pas impossible qu’un jour il y aura des concessionnaires pour la voiture d’occasion.

Source L’Echo d’Oran S.A. Tidjan

Le Pèlerin

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:56

e-Algérie : une stratégie qui tarde à se concrétiser…

internaute

Rappel - e-Algérie est une stratégie lancée depuis plus de deux ans. Elle s’articule sur la e-administration, e-entreprise et e-citoyen.

Cette stratégie s’inscrit dans une vision d’émergence de la société algérienne du savoir et de la connaissance, en tenant compte des mutations profondes et rapides que connaît le monde aujourd’hui.
Elle vise à «renforcer les performances de l’économie nationale, des entreprises et de l’administration, à améliorer les capacités d’éducation, de recherche et d’innovation, à faire émerger des grappes industrielles TIC, à accroître l’attractivité du pays et à améliorer la vie des citoyens en encourageant la diffusion et l’utilisation des TIC», selon un document du ministère des PTIC.
Cette stratégie s’articule autour de plusieurs axes, à savoir l’accélération de l’usage des TIC dans l’administration publique, les entreprises, mais aussi le développement des mécanismes et des mesures incitatives permettant l’accès des citoyens aux équipements et aux réseaux des TIC.
Le premier axe permettra d’engendrer «une transformation importante des modes d’organisation et de travail dans les administrations, ce qui amènera l’administration publique à repenser son mode de fonctionnement et d’organisation et à servir le citoyen de manière plus appropriée, notamment à travers la mise en ligne de ses différents services», précise le même document, qui présente les grands axes de cette stratégie. Dans ce contexte, certains objectifs ont été fixés pour chaque département ministériel, à savoir le parachèvement des réseaux et systèmes au niveau des intranets et des réseaux locaux, la mise en place du système d’information intégré, et le développement de services en ligne à destination des citoyens, des entreprises, des salariés et d’autres administrations.
Le deuxième axe de cette stratégie est relatif à l’accélération de l’usage des TIC dans les entreprises, ce qui est devenu nécessaire pour augmenter leur performance et leur compétitivité et les faire bénéficier des opportunités offertes par un marché plus vaste et hautement dynamique.
C’est dans ce cadre qu’un objectif majeur a été défini, à savoir l’intégration des TIC dans le secteur économique et le soutien à l’appropriation des TIC par les entreprises.
Le troisième axe majeur de cette stratégie est lié au développement des mécanismes et des mesures incitatives permettant l’accès des citoyens aux TIC, notamment à travers la généralisation de l’accès à internet.
L’impulsion du développement de l’économie numérique est un autre axe majeur de cette stratégie. Il s’articule autour de trois composantes majeures, à savoir le logiciel, les services et l’équipement. L’objectif majeur assigné à cet axe consiste en la création des conditions adéquates permettant le développement intensif de l’industrie des TIC.
Les autres axes de développement de cette stratégie sont notamment liés au renforcement de l’infrastructure des télécommunications à haut et très haut débit, qui doit «offrir les capacités nécessaires sur tout le territoire national avec une qualité et une sécurité aux normes internationales».

Internet haut débit : ça traîne !
Etat - Avec un taux d’accès à Internet estimé à 13,4 %, notre pays est loin derrière nos voisins maghrébins.

Selon un classement de Kapitalis, établi en 2010 à partir des données fournies par Internet World Stats, l’Algérie est classée à la 13e place des 17 pays arabes de la région Mena. En terme de nombre d’utilisateurs, notre pays occupe la quatrième place avec ses 4 700 000 utilisateurs pour une population de près de 36 millions d’habitants.
Au niveau mondial, une étude réalisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) portant sur le niveau d’évolution des TIC durant la période 2008-2010, l’Algérie occupe la 103e place, alors que le Maroc arrive à la 90e. Ce classement a été établi selon plusieurs critères, notamment l’accès, les usages des TIC et les compétences. Nos voisins marocains et tunisiens sont largement mieux classés en termes de taux de pénétration. En Tunisie, premier utilisateur d’Internet en Afrique et 6e dans le monde arabe avec ses 3,6 millions d’internautes pour 10,5 millions d’habitants, le taux de pénétration est estimé à 34 %, alors que le Maroc enregistre un taux de 33% avec 10 442 500 utilisateurs pour 31,6 millions d’habitants. Kapitalis classe l’Algérie à la 8e place en Afrique en termes de nombre d’utilisateurs d’Internet.
Elle est précédée par le Nigeria (43 982 200), l’Egypte (17 060 000), le Maroc (10 442 500) et l’Afrique du Sud (5 300 000). Selon le classement de l’Union internationale des télécommunications, le nombre d’utilisateurs d’internet au Maroc a évolué de 50 % notamment avec la montée en puissance de la 3G.
Pour augmenter le taux de pénétration, le président de l'Association algérienne des fournisseurs de service Internet (AAFSI), Ali Kahlane, a insisté sur la nécessité d’améliorer le contenu web. Cet expert estime qu’il faut aller vers une plus grande collaboration entre les plus grands éditeurs algériens de contenus numériques dans le souci de développer le contenu web algérien et permettre aux internautes d'enrichir leurs expériences en ligne. Il faut préciser que plusieurs efforts ont été consentis par Algérie Télécom «pour améliorer le taux de pénétration et la qualité du service de l'Internet haut débit». Le groupe public ambitionne d'atteindre les 6 millions d'abonnés à l'Internet à l'horizon 2013.

La concrétisation compromise ?
Retard - Initialement fixée pour 2013, la stratégie e-Algérie ne sera probablement pas prête à temps.

Selon un haut cadre du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, on ne parle plus de «e-Algérie 2013» mais simplement de «stratégie e-Algérie». «On ne peut pas fixer une échéance en ce qui concerne les nouvelles technologies de l’information et de la communication.
C’est un domaine qui connaît un développement sans cesse croissant. C’est pourquoi on ne parle plus de e-Algérie 2013 mais simplement de stratégie e-Algérie, et le ministre l’a souligné à plusieurs reprises», nous dit-il. Le fait de ne plus fixer cette stratégie à 2013 serait-il un aveu d’échec ? C’est du moins ce qu’a laissé entendre le premier responsable de ce programme au niveau du ministère de la PTIC, Cherif Ben Mahrez.
Selon lui, ce programme évolue «dans un environnement mal adapté pour les TIC. Il y a une volonté en haut lieu qui n’arrive pas à se concrétiser sur le terrain», a-t-il indiqué en marge d’une conférence de presse sur la coopération entre l’Algérie et la Malaisie dans le domaine des TIC. Ce responsable justifie le retard enregistré dans la mise en œuvre de cette stratégie par la «transversalité des programmes de cette stratégie qui fait la complexité de sa mise en œuvre».
«Ce sont des programmes d’actions qui couvrent l’ensemble des administrations publiques notamment et aussi l’ensemble de la société et toute l’économie algérienne.» Dans ce contexte, le président de l’Association algérienne des fournisseurs de services internet, souligne que trois années après l’élaboration de cette stratégie, aucun objectif de base n’a été atteint.
«La première raison est le manque de gouvernance de ce programme. Entendez par là, une gestion administrative du programme, nourrie par une bureaucratie sans aucune prise avec le terrain. Ce programme aurait dû être donné à une structure indépendante et supra-ministérielle. Cela démontre qu’il n’y a malheureusement pas de volonté politique ni d’injonction des hautes autorités de notre pays pour réaliser ces projets.
La deuxième raison de l’échec de ce plan, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est le déficit de communication et de concertation entre ceux-là mêmes qui en avaient la charge ! Largement sollicités lors de sa rédaction, mais ignorés lorsqu’il fallait passer à la réalisation.
Certes des actions ont été réalisées, le Faudtic, le 2Rstic, le Cyber-parc, la Commission nationale du haut débit, en sont des exemples et autant de signes d’un sursaut qui vont dans le bon sens. Mais ils ne sont pas suffisants vu la déliquescence qui a prévalu dans ce secteur depuis si longtemps», a-t-il expliqué dans un entretien accordé à un confrère.
«Du point de vue de la préparation de la stratégie, la théorie et l’aspect purement scientifique de l’étude, l’ont emporté sur le pragmatisme et le bon sens. Du point de vue de la mise en œuvre des TIC ; la politique l’a emporté encore une fois sur la technique», estime ce professionnel. Il faut dire que tout ce qui a été fait pour le moment en matière de TIC nous renseigne sur le fait que l’échéance de 2013, fixée préalablement pour la concrétisation de ce programme, ne sera sans doute pas respectée.

5 % des entreprises disposent d’un site Internet
L’utilisation d’Internet par nos entreprises, tous secteurs et dimensions confondus, reste en deçà des attentes. Selon une enquête menée en 2008, seulement 4 à 5 % des entreprises disposent d'un site Web.
Près de 593 000 entreprises, dont 95 % sont des microentreprises, 82 % sont connectées au réseau Internet et 75 % seulement en font réellement usage. Une autre enquête révèle que 15 % seulement des PME utilisent Internet.
Comme les études sur l’utilisation des TIC par nos entreprises ne sont pas nombreuses, pour ne pas dire inexistantes, il est très difficile de définir le taux exact des entreprises qui utilisent les TIC. «Nous ne disposons pas de données fiables puisqu'une autre étude a révélé que 40 % des entreprises en activité disposent au moins d'un micro-ordinateur et que moins de 20 % sont connectées», disait, M. Ben Mahrez lors d’une table ronde organisée par le journal El Moudjahid.
Ce faible taux de pénétration peut s’expliquer par le fait que nos entreprises ne veulent pas admettre que l'introduction des TIC peut leur assurer une meilleure rentabilité et leur permet d’être plus visibles, donc mieux connues.
La stratégie e-Algérie ambitionne de soutenir l'appropriation des TIC par les PME, de développer les applications pour l'amélioration des performances des entreprises et étendre l'offre de services en ligne par les entreprises.

e-administration, des efforts à encourager
L’introduction des TIC et le renforcement de leur usage au sein de l’administration publique est l’un des axes majeurs de la stratégie e-Algérie. L’utilisation des TIC dans les administrations publiques leur permettra de repenser leur mode de fonctionnement et d’organisation et ainsi servir le citoyen de manière plus appropriée.
Si l’utilisation des TIC dans certaines administrations reste généralement faible, il faut dire que d’autres administrations ont compris l’importance de l’administration électronique. C’est notamment le cas de la daïra d’Azeffoun, qu’on peut citer comme exemple, vu les efforts énormes qui ont été consentis à ce jour dans ce domaine.
La messagerie électronique pour l’envoi et la réception des documents avec signature certifiée, le recours à des applications et logiciels dans la collecte, le traitement et la transmission des informations notamment dans la gestion des dossiers des équipements publics, le recours à un réseau intranet qui est en phase de finalisation et la création d’un site statique en 2009 et d’une page dynamique sur face book en 2011 sont les principales actions qui ont été menées jusqu’à présent. «Le choix de ces nouvelles méthodes dans la gestion nous permettra d’atteindre plusieurs objectifs, à savoir une rapidité dans l’exécution des taches, un délai très réduit dans la réponse, une maîtrise des coûts en matière de fournitures et une bonne qualité de prestations pour le citoyen et ainsi plus de satisfaction et moins de contentieux», nous dit Lamri Bouhait, chef de daïra d’Azeffoun. «Il me semble, sans porter un jugement, que nous voyons les choses différemment et que notre vision est surtout orientée vers les citoyens et non vers la procédure», nous dit-il.

Source Infosoir Brahim Mahdid
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:48

«Les urnes ont parlé Messieurs les politiques!»

vie algerienne

 

«Les élections ont été, jusqu'à preuve du contraire, propres»

Ils ont voté ou pas, les Algériens donnent leur opinion sur les élections de jeudi 10 mai.

Après les élections, l'heure est aux bilans. Que pensent les Algériens des résultats du scrutin? Quelle est leur réaction face à l'indignation des partis qui crient à la fraude? Et surtout qu'attendent-ils de ce nouveau Parlement? Trois questions que nous avons posées à des Algériens rencontrés dans la rue, mais aussi sur le Web. Des réponses plus étonnantes les unes que les autres...Appréciez plutôt! La majorité des personnes rencontrées s'accorde sur un point essentiel. «Les élections ont été, jusqu'à preuve du contraire, propres.» Pour Nesrine, enseignante dans un lycée de la capitale, le scrutin 2012 est le plus propre jamais organisé dans le pays. «En tant qu citoyenne qui a accompli le devoir électoral, je suis persuadée qu'il n'y a pas eu de fraude», affirme la jeune femme. «On dit que le taux de participation a été gonflé, j'ai vu les bureaux de vote ils étaient pleins à craquer. Donc pour moi ce taux est réel», réplique-t-elle. C'est ce que pense également Latifa, ingénieur agronome. «Ceux qui parlent de fraude ne sont que des mauvais perdants», estime-t-elle. «Le peuple a répondu à l'appel du coeur pour contrer les menaces étrangères», assure-t-elle. «Et quand c'est avec le coeur que l'électeur réfléchit, il choisit toujours le FLN. Le parti qui a mis fin au colonialisme est le seul capable de nous éviter un scénario à la libyenne», ajoute Latifa qui dit ne pas être partisane du FLN, mais qu'elle a voté pour lui à raison. «L'expérience de 1991 a été une leçon pour le peuple algérien qui a répondu massivement pour contrer l'islamisme», souligne pour sa part Yanis, cadre financier. «Le peuple a administré une belle leçon de patriotisme aux étrangers qui veulent déstabiliser le pays», se félicite-t-il. «Il y a 20 ans, l'islamisme menaçait le pays, on a lutté. Aujourd'hui que cet islamisme est devenu une mode chez nos voisins, on lutte toujours», dit-il encore.
Le FLN pour barrer la route à l'extrémisme
C'est le même soulagement qui est constaté sur la Toile. Les internautes algériens sont soulagés que le tsunami «islamique» se soit arrêté à nos frontières. «L'Occident a voulu nous vendre de l'islamisme "light"», mais notre tragédie nationale a fait que nous connaissons les dommages collatéraux de l'extrémisme. Donc on a choisi la stabilité», argumente Zak que nous avons interrogé sur Facebook. «On préfère que ce soit le FLN et le RND qui aient la majorité car eux au moins ils ont apporté la stabilité», réplique-t-il. «La victoire du FLN est incontestable. Le contexte régional a fait que nous devions voter. Mais pour qui?», demande-t-il. «Les petits partis? Ils n'ont aucun programme et ne vont rien nous apporter si ce n'est la médiocrité. Les islamistes? Non, merci on a eu notre dose. Il restait donc au peuple comme seul choix le FLN, le RND et le FFS. La plupart ont opté pour la première option (FLN) soit par tradition, soit par rapport à l'histoire du parti», explique-t-il. «Même si on prend les mêmes et on recommence, même si la politique en Algérie se fait avec une quarantaine de partis, à la fin, c'est toujours le FLN qui gagne, je vous avoue que cette victoire du parti historique me soulage», admet Amine qui dit s'être abstenu de voter, «mais après coup j'ai regretté». La matinée du vendredi est la cause de mes regrets. «Dans la matinée les rumeurs qui circulant sur le fort taux de sièges obtenus par les partis à tendance islamiste a fait que je regrettais de m'être abstenu. Je voyais le pays replongé dans les années noires et c'est là seulement que j'ai compris l'importance de mon devoir électoral», assure-t-il. «Donc l'écrasante victoire du FLN a été un soulagement pour moi et mon entourage. Même si nous ne sommes pas fans du FLN, on préfère que ce soit lui qui passe», conclut-il.
Le discours qui a tout changé
Pour Lotfi, un autre internaute, c'est le discours du président de la République qui a fait la réussite de ce scrutin. «Le vote du 10 mai est un message fort que nous envoyons aux étrangers et sa réussite est due au discours prononcé par Bouteflika à Sétif», dit-il convaincu. «Moi, j'allais m'abstenir mais le discours du Président m'a fait changer d'avis. Il m'a touché tout au fond de moi et j'ai compris que je devais voter», avoue-t-il. «Mon vote s'est tout naturellement porté sur le parti qui porte les valeurs qu'a exprimées le président dans son discours, à savoir le FLN», a-t-il affirmé. Les Algériens semblent donc, pour une fois, convaincus par la légitimité d'une élection. Pour les partis qui crient à la manipulation, ils leur répondent très clairement: «Les urnes ont parlé Messieurs les politiques!» Pour la plupart de gens interrogés, ces partis crient au scandale alors qu'il ont toujours cautionné le système. «Quand ils n'ont pas eu leur part du gâteau ils se découvrent soudainement un esprit d'opposants», peste Sabrina, jeune médecin. «Qu'ils arrêtent leurs conneries, le peuple n'est pas dupe. Il sait ce qu'ils valent», dénonce-t-elle. «J'entends des partis qui ont toujours fait partie du gouvernement, le critiquer. Cela me choque», s'offusque de son côté Dalila, cadre bancaire.
Le mari de Dalila, Merouane, se dit heurté par l'appel à la révolte de certains partis. «Mais c'est quoi ces politiques qui veulent toujours gagner?», s'interroge-t-il. «Leurs formations politiques n'ont aucune base militante et ils veulent briguer la majorité. Non, non, c'est vraiment du n'importe quoi! Le pire c'est que certains de ces partis ont obtenu des siéges, alors qu'ils ne devraient même pas faire de la politique», dénonce-t-il encore. «La preuve de leur ignorance c'est l'appel à la révolte après un échec à une élection électorale. Ils ne se remettent jamais en cause, c'est toujours la faute des autres!», fulmine-t-il. «Même s'il y a eu fraude ce n'est pas une raison pour appeler à la révolte surtout après la tragédie nationale qu'a connue le pays!», déplore-t-il. «Vous imaginez si Sarkozy après sa défaite avait appelé les Français à la révolte. Non ce n'est pas cela la politique et la démocratie! Ces personnes n'ont rien à faire dans le monde politique!» explique encore cet amateur de politique.
Stabilité, stabilité et stabilité
Les Algériens semblent donc satisfaits par la clarté des résultats du scrutin électoral du 10 mai. Mais après? Qu'attendent-ils de la prochaine Assemblée et surtout du prochain gouvernement? La stabilité est le leitmotiv des Algériens. «Le plus important est la stabilité de l'Algérie», lance Bakir. «Stabilité, stabilité et stabilité» est le souhait de son cousin Adel pour l'Algérie. «Notre révolution cela fait longtemps qu'on la faite. Donc, on ne croit pas au Printemps arabe et pour devenir comme les pays qui ont connu ce printemps, dit arabe, non, merci, on a déjà donné», rapporte Mouna, femme au foyer. Malika, 27 ans, attend patiemment son tour dans la file, d'attente de l'Agence nationale de l'emploi (Anem). Elle cherche désespérément un emploi. «J'attends que le Snmg augmente, et qu'il y ait plus de postes budgétaires dans la Fonction publique.» Sofiane, 29 ans, a subi deux licenciements en moins d'un an. Il veut «plus d'ouverture pour nous, les jeunes. Parce que quand on n'a pas assez d'expérience, on ne trouve pas de travail». Mustapha et Aïssa, 20 ans, recherchent un emploi depuis l'obtention de leur brevet de technicien supérieur, il y a un an. Ils épluchent les petites annonces et sont inscrits à l'Anem. Alors leur premier souhait, «c'est qu'il y ait du boulot». Amar, agent de maîtrise dans une société nationale, attend des futures autorités qu'elles «renouent le dialogue avec les syndicats». Mohamed, ex-délégué syndical dans une société, s'apprête à monter sa propre entreprise. «Ce qu'il nous faut, c'est une relance du marché du travail.» Il souligne: «On a oublié les classes moyennes. Et ce sont elles qui font tourner le pays.»
Les jeunes pour leur part, sont plus dubitatifs. Ils avouent ne s'intéresser que d'assez loin à la politique.
Des emplois? Trop tôt pour s'en soucier. Lyna, 18 ans, qui a voté pour la première fois de sa vie, a une requête, immédiate, celle-là: trouver une formation! Voilà donc que pour une fois, les Algériens sont satisfaits des résultats d'une élection. Un scrutin qui est le printemps algérien avec à la fin un seul vainqueur...la démocratie.

Source L’Expression Walid Aït Saïd

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:43

Hollande va-t-il améliorer les relations algéro-françaises ?

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Fraîchement élu dans un pays en pleine crise, le nouveau président François Hollande devra, selon les observateurs, prioritairement s’atteler à redresser la situation sur le plan interne avant de plancher sur d’autres dossiers, notamment ceux relevant de la politique étrangère, parmi lesquels les relations tendues avec l’Algérie.

Accueillie favorablement par l’Algérie, l’élection de M. Hollande est considérée comme porteuse d’espoir, à même d’apaiser des relations empoisonnées par le lourd passif colonial tout au long du mandat de Nicolas Sarkozy.
Arslane Chikhaoui, spécialiste des questions internationales et membre du conseil d’expert du forum de Davos, tempère cependant la réaction algérienne. «Quel que soit le président élu en France, de gauche ou de droite, l’Algérie a toujours travaillé de façon à avoir avec ce pays des relations d’Etat à Etat au-delà des personnalités qui sont élues», déclare-t-il.

Pendant le quinquennat de Sarkozy, où les questions de colonisation et de repentance ont souvent été mises sur le tapis, les relations entre les deux pays «étaient gelées», fait remarquer M. Chikhaoui, et d’ajouter : «Elles ont commencé à être dégelées depuis deux ans, mais cela ne veut pas dire que c’est lié uniquement à la personnalité de Sarkozy, mais aussi à la démarche d’une équipe gouvernementale, car les relations bilatérales reposent sur un tout, sur un passif et sur un actif». Partant de là, il estime que «François Hollande va un peu changer la donne sur le plan des relations bilatérales».

Sur le plan économique, en revanche, peu d’observateurs s’attendent à un changement significatif. Du temps du président Sarkozy, son représentant Jean Pierre Raffarin avait effectué plusieurs visites à Alger au cours desquelles un certain nombre de dossiers d’investissements avaient été abordés et certains ont «bien avancé», selon les termes employés par les officiels des deux pays. Avancé, mais pas équitablement, semble-t-il. En effet, selon l’ancien diplomate Abdelaziz Rahabi, qui s’est exprimé dans la presse nationale, «l’Algérie n’a rien obtenu de la France, en revanche Sarkozy a réussi à garantir pour son pays un contrat d’approvisionnement en gaz à long terme, des investissements stratégiques pour Total et conforté la position des concessionnaires automobiles de son pays» sur le marché algérien. Qu’en sera-t-il du président Hollande ?

Intérêt et réalité du marché

La politique extérieur d’un pays comme la France est pour beaucoup conditionnée par deux éléments : «Le commerce et la sécurité», dixit l’ancien diplomate. Et sur le plan des relations économiques, celles-ci «ont comme soubassement les relations politiques», souligne M. Chikhaoui pour qui «il est indéniable que rien ne peut se faire si la base de contentieux, de passif ou d’actif politique, n’est pas réglée». Or, «dans son style de gouvernance, Sarkozy a beaucoup privilégié l’économique sur le politique. Dans le style de gouvernance de Hollande, par tradition, la gauche a tendance à mettre en avant plutôt le politique que l’économique». Mais sur ce dernier plan, «le terrain a été déblayé par l’équipe Sarkozy».

Conséquences, l’économiste Bachir Messaitfa pense que sur le plan des relations économiques et commerciales, la situation «ne risque pas de connaître un grand changement à court terme, notamment en ce qui concerne les dossiers en suspens (Renault)». De son point de vue et de par le monde, les relations économiques et commerciales entre les pays «sont peu influencées par l’aspect idéologique, c’est-à-dire par l’orientation du parti au pouvoir. Elles sont davantage liées aux intérêts d’un côté, et aux réalités des marchés, d’un autre».

En ce qui concerne l’Algérie et la France, «la proximité de la gauche française peut donner à l’Algérie la possibilité de négocier dans le cadre du projet de François Hollande», indique l’économiste qui envisage même un scénario dans lequel la France minée par le déficit budgétaire pourrait «profiter de la proximité entre la gauche et le FLN pour demander des financements à long terme à l’Algérie» dans le cadre de ce qu’elle revendique comme «système monétaire multilatéral».

Sur le moyen terme, M. Messaitfa s’attend à ce que le nouveau gouvernement socialiste mette sur la table un nouveau projet régional qui consacrerait les relations économiques et commerciales entre la France et les pays francophones, notamment l’Algérie.

Source El Watan Safia Berkouk

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:40

L’arrivée en force des femmes à la Chambre basse du Parlement saluée hillary_clinton.jpg

 

La secrétaire d’Etat américaine et ex-première Dame des Etats-Unis n’a vu, dans les législatives algériennes largement contestées par l’opposition, qu’un aspect : l’arrivée en force des femmes à la Chambre basse du Parlement. Une réaction prévisible.

L’Occident, Etats-Unis en tête, a toujours défendu l’idée d’une plus grande participation des femmes dans la vie politique. Même si les Américains n’ont jamais élu une femme présidente ! Les élections du 10 mai 2012 étaient-elles libres, honnêtes, crédibles et ouvertes ? Hillary Clinton ne l’a pas dit. «Ces élections sont une avancée bienvenue sur le chemin de l’Algérie vers des réformes démocratiques», a-t-elle dit. Simple traduction : l’Algérie n’est que sur «le chemin des réformes démocratiques».

Le pays que gouverne Bouteflika depuis treize ans n’est donc pas aussi démocratique que cela. C’est là un point de vue que semble partager l’Union européenne (UE), qui a qualifié le dernier scrutin de «pas en avant» vers les réformes. «L’UE espère que le nouveau Parlement élu fera avancer un processus de réformes fondées sur des principes démocratiques et sur le respect des droits de l’homme», ont déclaré Catherine Ashton (chef de la diplomatie de l’UE) et Stefen Füle (commissaire en charge de la politique de voisinage).

L’UE a accepté d’envoyer une mission d’observation des élections pour la première fois depuis l’instauration de ses relations avec l’Algérie, troisième fournisseur du continent en gaz naturel. José Ignacio Salafranca, chef de cette mission, a déclaré, samedi à Alger, qu’un manque de transparence entoure certains aspects du scrutin. «La France forme le vœu que ces élections concourent à la consolidation et à l’approfondissement du processus de réformes annoncé par le président Bouteflika et attendu par la grande majorité des Algériens», a déclaré, pour sa part, Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

A Londres, la position américaine est redite avec d’autres mots. William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, a salué «tout particulièrement» la plus grande représentation des femmes dans la nouvelle Assemblée. «J’espère que ce progrès mènera à de nouvelles réformes dans les débats à venir sur le changement constitutionnel et dans la course aux élections locales, cette année, ainsi que pour l’élection présidentielle prévue en 2014», a-t-il soutenu. Londres et Washington comptent donc sur la prochaine révision de la Constitution, prévue probablement en 2013, pour voir jusqu’où «le processus de réformes» engagé en Algérie peut-il aller.
Paris – comme Londres, Washington, Bruxelles ou Rome – évite d’évoquer la fraude ou la manipulation du scrutin telles que dénoncées par au moins une dizaine de partis. Ces puissances s’adressent d’abord et surtout au pouvoir en place.

Lorsque les contestations étaient en cours en Tunisie, puis en Egypte et au Yémen, ces capitales s’étaient d’abord adressées aux régimes d’alors. L’Occident, qui tergiverse sur la situation dramatique en Syrie, laissant la dictature terrifiante de Bachar Al Assad massacrer chaque jour la population civile, a visiblement changé de stratégie. La stabilité des régimes dans la région arabe est redevenue un axe important de cette vision, au détriment des aspirations de plus en plus fortes au changement politique des peuples et surtout des jeunes. Même pacifique, ce changement est désormais assimilé à un «facteur» de déstabilisation. Cela a constitué la «matière grasse» du discours du pouvoir lors de la campagne électorale algérienne. Discours bâti sur la peur et les raccourcis.
«Le Printemps arabe a apporté le désordre et le chaos», répétait à n’en plus pouvoir Ahmed Ouyahia, Premier ministre. La volonté de conditionner la société est réelle. D’où la qualification de «vote-refuge» donnée par Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur, aux législatives de 2012. Une formule qui rappelle celle utilisée en 1997, après les élections parlementaires qui avaient vu la «victoire» du RND trois mois après sa création. Un scrutin marqué par une fraude massive dénoncée par plusieurs partis et qui était censé neutraliser l’action terroriste de l’époque.

La Russie, allié militaire et politique d’Alger, a clairement estimé que l’Algérie a échappé au «choc» du Printemps arabe. Que pouvait-on attendre de Moscou qui, ouvertement, approuve les tueries du régime syrien ? La crainte de voir les islamistes arriver au pouvoir a probablement joué dans ce qui apparaît comme une «légère» correction de la vision occidentale à l’égard du Monde arabe. Une attitude qui pourrait être temporaire.
La conjoncture économique et énergétique mondiale n’autorise pas d’écart dans la conduite actuelle de la politique extérieure. Sur ce plan, Amérique du Nord et Union européenne diffusent presque sur la même longueur d’onde. L’instabilité de la zone sahélo-saharienne, aggravée par les restes nocifs du régime de Mouammar El Gueddafi dans la région, oblige les capitales occidentales à remanier leurs positions aussi.

Le Sahel demeure toujours une région pourvoyeuse en uranium et en pétrole pour l’Europe et l’Amérique du Nord. Une zone qui exporte aussi beaucoup de migrants clandestins. Ces calculs géostratégiques font qu’aujourd’hui, en Algérie, certains pensent sérieusement que les «réformes» sont possibles dans une situation de statu quo et estiment qu’elles sont applicables dans un pays où les libertés sont absentes. Rassuré par l’attitude conciliante de ses partenaires étrangers, le pouvoir algérien, qui loue devant les autres ses prouesses dans le combat antiterroriste, continuera à régenter la société à sa manière, sans retenir les premières leçons de l’histoire en marche. Partant de cette idée, ajourner le changement équivaut à faire basculer l’Algérie dans l’inconnu. C’est déjà le cas depuis vendredi 11 mai... Au Nord, on le sait. Mais on s’adapte tant qu’on peut.

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:19

Plaidoyer des retraités de la FNTR

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La revalorisation annuelle des pensions de retraite interviendra incessamment. C’est ce qu’a indiqué hier, le secrétaire général de l’UGTA, lors de son intervention devant les membres de la commission exécutive fédérale (CEF) de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR) lors d’une réunion qui s’est tenue à Alger.
La question de revalorisation sera validée lors de la prochaine réunion du conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite (CNR), a-t-on soutenu auprès du secrétariat fédéral de la FNTR. Hier, les membres de la CEF ont plaidé la cause des milliers de retraités, lançant un appel aux pouvoirs publics pour mettre en application ladite mesure. D’ailleurs, dans son rapport moral lu à l’assistance, le secrétaire général de la FNTR a indiqué que «depuis le mois de janvier de l’année en cours, et bien avant de percevoir les nouveaux montants de leurs pensions, les prix des produits alimentaires, des produits maraîchers et des viandes ont subi une flambée sans précédent, dépassant l’entendement humain, réduisant ainsi à néant les revalorisations exceptionnelles accordées par le président de la République». Pour la FNTR, «cette flambée des prix a provoqué une tension au sein des citoyens, en général, et des retraités en particulier, au moment où les yeux étaient braqués sur l’avenir du pays qui devait franchir un cap politique décisif le 10 mai écoulé». «Face à cette situation dangereuse, les membres du secrétariat fédéral ont dénoncé le peu d’intérêt accordé par les pouvoirs publics à l’endroit des retraités qui s’attendaient au versement de la revalorisation annuelle pour ce mois de mai, afin de récupérer le manque à gagner par cette importante inflation», lit- on dans le rapport d’activité du secrétariat fédéral de la FNTR. Cette dernière, faut-il le rappeler, avait proposé une revalorisation de 15%. Outre cette proposition, le secrétariat fédéral de la FNTR a saisi cette opportunité pour rappeler ses revendications, «qui n’ont jusque-là pas été satisfaites». Il s’agit de «la révision de la loi 83-12, relative à la retraite, notamment l’article 15 concernant les droits acquis de la majoration pour conjoint à charge, l’article 16 concernant le droit acquis du minimum de la pension 100%, au lieu de 75% du SNMG, l’article 43, concernant l’octroi du coefficient d’actualisation, non pas une seule fois dans la vie, mais à chaque relèvement du SNMG, afin d’atténuer le fossé qui se creuse entre les pensions et les salaires d’un même poste de travail, l’exonération de l’IRG à toutes les pensions de moins de 40 000 DA, et la réduction de cet impôt aux tranches supérieures à 40 000 DA, le remboursement à la CNR des sommes ayant servi au financement des dispositions de l’ordonnance 97-13, depuis 1997, afin de rétablir l’équilibre budgétaire de cette caisse, l’octroi d’un taux de revalorisation pour l’année 2012, d’au moins 15%, dans le but de compléter sensiblement les mesures de solidarité décidées par le président de la République et le relèvement de la majoration pour conjoint à charge à 3 000 DA par mois, à compter de janvier 2012, qui est restée figée à 1 731 DA, depuis septembre 1998, pour les retraités sortis avant l’an 2000, cela, en attendant la révision de la loi fondamentale sur la retraite par le législateur ».

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 05:17

La dissolution de cette coalition de partis islamistes se précise

L Alliance verte

 

L’Alliance de l'Algérie Verte est menacée d'éclatement. La dissolution de cette coalition de partis islamistes se précise, malgré les déclarations de certains dirigeants qui tentent de dissimuler le doute. En fait, au Mouvement de la société pour la paix (MSP), principale locomotive de l'Alliance, l'on ne cesse de faire feu de tout bois, pour influer les destinées de cette formation. A la base et au niveau du Medjlis Choura l'on n'arrive plus à s'entendre sur le maintien ou le départ définitif du gouvernement. Une dissension qui met le HMS dans le désarroi, envers notamment ses deux alliés d'El Islah et Ennahda. Des sources informées indiquent que des militants influents du parti de feu Mahfoud Nahnah, défendent bec et ongles, l'option de rester au gouvernement. Les adeptes de cette option sont des personnalités connues, qui ne veulent pas rater l'occasion de rester au gouvernement et éviter au parti de verser dans l'opposition. Un choix qui risque d'être fatal à cette formation laminée lors des dernières législatives et dont le poids reste marginal, devant le Front de libération national (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND), ayant raflé ma majorité des sièges. D'autres militants, n'arrivant plus à digérer la débâcle d'une alliance, qui, il y a quelques jours ne jurait que par la victoire, et veulent, contre vent et marée, quitter le gouvernement et opter pour l'opposition à la prochaine assemblée. Les deux courants restent toujours au stade de la confrontation, en attendant de trancher la question à la prochaine réunion du Conseil consultatif (Medjlis Choura) du parti ou plutôt patienter jusqu'au prochain congrès pour décider. Toutefois, le MSP est pressé par le temps et devrait se positionner dans les prochains jours. Et pour cause, le parti de Boudjerra Soltani devrait donner son accord quant au retrait définitif, la proposition de nouveaux noms ou la reconduite de ses actuels ministres ; comme il est appelé à trouver un consensus avec ses deux alliés. Tout compte fait, seul le retrait du MSP du gouvernement pourrait préserver l'Alliance de l'Algérie Verte. En fait, le président du Mouvement Ennahda, Fatah Rabiai a déclaré à la presse qu'il n'acceptera pas de " figurer sur une vitrine artificielle ". Une manière à lui de dénoncer le résultat des élections. L'orateur s'est dit pour le maintien de l'Alliance Verte. De son côté Hamlaoui Akkouchi, président du Mouvement Islah, s'est ouvertement " opposé à toute alliance avec le pouvoir ". En cas d' accord entre le FLN et le MSP, ces deux formations devraient se retirer de l'Alliance islamiste, les trois formations, n'étant plus sur la même longueur d'onde. En attendant les prochains jours, des développements sont à prévoir qui risquent de s'avérer défavorables notamment au MSP et à son président Boudjerra Soltani. Ce dernier reste partagé entre l'opposition et le gouvernement. Faut-il d'ailleurs rappeler que son parti était membre de l'Alliance présidentielle et n'a décidé de s' en retirer que tardivement. Une décision par laquelle, Soltani voulait gagner de la crédibilité auprès des électeurs islamistes, en tentant, par la suite, de surfer sur la vague des révolutions arabes. Le MSP auquel nombre d'observateurs ont reproché la défaillance de sa stratégie, risque à nouveau, de s'embrouiller dans ses faux calculs.

Source Les Débats Aomar Fekrache

Le Pèlerin

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