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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:10

Le Maroc veut ériger une muraille de barbelés au niveau de sa frontière avec l’Algérie.

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Objectif affiché par Rabat : lutter contre l’immigration clandestine.

Pour la presse marocaine et le journal espagnol El Païs, c’est une certitude. Les autorités marocaines souhaitent construire un mur de barbelés sur le tracé de la frontière entre le Maroc et l’Algérie. Le projet a été élaboré au cours d’une réunion à Oujda, une ville frontalière avec l’Algérie, à laquelle a assisté de hauts responsables du ministère de l’Intérieur, de l’armée et de la gendarmerie, indique les médias marocains. Même si le plus grand secret régnait autour de cette réunion, des détails sur le projet de construction d’un mur de barbelés entre les deux pays ont déjà filtrés dans la presse marocaine. Selon le quotidien Akhbar Al Youm, le Maroc veut ériger une barrière de barbelés allant de ville côtière de Saidia au nord, à celle de Figuig, au sud sur une distance de 450 km. De son côté, le journal espagnol El Païs évoque une longueur de 750 km. Le projet aurait été initié par le commandant de la gendarmerie royale Hosni Benslimane, l’inspecteur général des forces armées royales Abdelaziz Bennani, et le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad, souligne Akhbar Al Youm. Et Canal Sur croit savoir qu’une alarme sera posée le long de la ligne de barbelés.

La main de l’Union européenne

Nouvelle provocation de la part des responsables marocains ? Selon les médias marocains, il s’agit moins d’envenimer des relations diplomatique tendues avec le voisin algérien ou de combattre les trafics de carburant et de drogue que de contenter l’Union européenne. En effet, sous la pression de l’UE, le Maroc veut durcir sa politique de lutte contre l’immigration clandestine. En fermant ses portes auxmigrants subsahariens par une muraille de barbelés, le royaume chérifien entend empêcher ces candidats à un exil européen d’atteindre les enclaves espagnoles de Mellila et Ceuta. Entre 1500 et 2000 Subsahariens, qui se trouvent actuellement sur le sol marocain, espèrent rejoindre l’une des enceintes fortifiées des deux villes espagnoles, selon les autorités de ces enclaves.

Bien qu’encore non confirmée par Rabat, l’annonce de ce projet a déjà été saluée par Madrid. Selon le Délégué du gouvernement de Melilla, Abdelmalik El Barkani, espagnol d’origine marocaine, “la pose d’une ligne barbelée le long de la frontière nord du Maroc avec l’Algérie permettrait d’empêcher l’entrée de subsahariens sur le territoire marocain et de réduire, en même temps, la pression migratoire qui s’exerce sur Ceuta et Melilla”, rapporte la presse espagnole. Il faut dire que les pays de l’Union européenne, en tête desquels l’Espagne, ont demandé à plusieurs reprises au Maroc à redoubler d’efforts dans sa lutte contre l’immigration clandestine. Le Maroc n’est effectivement qu’une étape dans le chemin tortueux des migrants africains vers l’Europe.

Les ONG dénoncent

Certes les autorités espagnoles applaudissent cette initiative, mais du côté des ONG, on s’inquiète. Si le chemin par la frontière terrestre algéro-marocaine est fermé, les candidats à l’immigration clandestine devront emprunter d’autres voies. Des chemins beaucoup moins sécurisés. Les populations migrantes, des familles entières originaires dans la majorité des cas d’Afrique subsaharienne, devront passer par le désert ou des routes en Mauritanie, jonchées de mines antipersonnel. D’autres organisations mettent en garde contre la présence de groupes de trafiquants. Les migrants sans-papiers pourraient tomber à leur merci. La muraille de barbelés servira “les activités des mafias spécialisées dans le trafic en tout genre”, notamment celui des personnes, dénoncent les ONG.

Les travaux sur la frontière algéro-marocaine devraient démarrer “dans les prochaines semaines”, soutient le quotidien marocain Akhbar Al Youm. De quoi condamner pour un long moment la réouverture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc.

Source algerie-focus.com Djamila Ould Khettab

Le Pèlerin

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:43
Albert Camus, un centenaire très discret
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"Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas". "L’Étranger" livre ses premiers mots, nous plongeant dans l’absurdité d’un monde tendrement indifférent tandis qu’Albert Camus entre avec ce roman, écrit à 29 ans, dans le prestigieux panthéon de la littérature française. Il y a cent ans Camus est né, on le sait. Et il n’est un étranger pour personne ou presque. Prix Nobel de littérature à 44 ans seulement, il est probablement l’un des auteurs français les plus lus en France et les plus traduits dans le monde.  
Pourtant, pas de commémoration officielle en France, pas d’hommage national en cette journée anniversaire pour l’auteur de "L’Homme révolté", "La Peste" ou le "Mythe de Sisyphe". Tandis que son centenaire a donné lieu à des célébrations aux quatre coins du globe – Inde, Jordanie, Mexique, Argentine, Chili – l'Hexagone le boude.
L’Algérie au cœur du débat
Le Centre George Pompidou et la Bibliothèque nationale ont refusé d’accueillir toute manifestation. Et la grande exposition hommage "Albert Camus: l'homme révolté", qui devait être un événement phare de Marseille-Provence Capitale européenne de la Culture 2013 (MP 2013), a finalement été annulée après trois ans d’intrigues politico-culturelles et de rebondissements. Suite à l'éviction de l'historien Benjamin Stora et l'abandon du philosophe Michel Onfray, le Nobel doit se contenter d’une exposition moins ambitieuse "Albert Camus, citoyen du monde", confiée finalement à un collectif de scientifiques, historiens et philosophes.
Cette annulation est symbolique du "malaise" Camus. La ville d'Aix-en-Provence s'est heurtée à une polémique autour des positions de l'écrivain pendant la guerre d'Algérie, où l'écrivain est né le 7 novembre 1913. Albert Camus a toujours refusé l’idée d’une Algérie indépendante, pensant que l’ère des nationalismes était révolue. Il dénonçait pourtant l'injustice faite aux musulmans, comme la caricature du pied noir exploiteur ; disait souhaiter la fin du système colonial mais avec une Algérie toujours française.
Contradictoire pour le profane, Benjamin Stora, historien spécialiste de la guerre d'Algérie, éclaire la position polémique de l’auteur dans un billet publié sur le Huffington Post : "Il [Camus] ne sera pas un "indépendantiste" pour l'Algérie, parce que refusant le sort pouvant être refusé aux siens. (…) Pour autant, il ne franchit pas le Rubicon et refusera l'indépendance donc, la séparation. Il fait l'effort de la traversée pour jeter des ponts, non pour séparer. (…) Mais avec la guerre d'Algérie, l'histoire s'accélère, l'urgence politique entre en contradiction avec l'élan de Camus vers la compréhension réciproque, la réconciliation."
"Un petit penseur poli"
Déjà de son vivant, il soulevait les passions. Sa courte existence, achevée en 1960 dans un accident de voiture, aura été émaillée de fougueuses amours et intarissables haines. Celui qui aurait voulu lutter contre toute forme de violence et défendait la coexistence pacifique en a payé les frais : beaucoup de ses contemporains lui reprochaient d’être "un petit penseur poli".
Au premier rang de ses adversaires, Sartre et "Les Temps modernes". En 1957, quand Camus reçoit le Nobel, devenant ainsi le plus jeune lauréat français de la prestigieuse récompense, il est plus que jamais détesté et moqué. Lorsqu'il l'apprend, Sartre – qui refusera le prix quelques années plus tard - le tance d’un "C’est bien fait !" François Mauriac pique et touche, écrivant sur Camus : "Ce Sisyphe ne roulait pas son rocher. Il grimpait dessus et, de là, piquait une tête dans la mer..."
Aujourd’hui, Camus continue de  susciter passion et polémiques, "essentiellement quant à son rapport à l'Algérie", selon Benjamin Stora, interviewé dans les colonnes du Figaro : "Certains en Algérie ne lui pardonnent pas d'avoir pensé que celle-ci pouvait rester fédérée à la France. (…) Et puis on reproche aussi à Camus d'avoir été lucide avant tout le monde sur l'échec des grandes idéologies collectives révolutionnaires. Ceux qui se sentent orphelins de ces idéologies lui en veulent sans doute".
Irrécupérable Camus
Difficile donc de récupérer Albert Camus. Et pourtant beaucoup ont tenté de se réapproprier l’homme libre. Nicolas Sarkozy a tenté, en vain, en 2010, de faire transférer sa dépouille du cimetière de Lourmarin, en Provence, au Panthéon laïc des grands hommes à Paris. Ses enfants s’y sont opposés, craignant "une récupération politique", selon le fils, Jean Camus. Une panthéonisation posait la question du consensus. Il n’a jamais été trouvé.
Aurélie Philipetti se déplacera vendredi 8 novembre à Lourmarin où l’auteur est toujours enterré, donc. Interrogé par l’AFP, cette fine connaisseuse de l’auteur estime "que ce qui est beau chez Camus pour les jeunes générations, c'est quelque chose qui peut être appliqué à soi-même et en même temps donner un élan collectif." C’est justement l’élan collectif qui manque ici.
Source France 24 Sarah Leduc
Le Pèlerin
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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 15:06

L'appareil algérien s'est écrasé dans une zone montagneuse de la province d'Oum El Bouaghi, dans l'est du pays.

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Un avion de type Hercule C130, comme celui qui s'est écrasé ce mardi 11 février 2014 dans l'est de l'Algérie (illustration).

L'accident s'est produit dans l'est de l'Algérie, dans la province d'Oum El Bouaghi, à 500 km à l'est d'Alger.

Un avion de transport militaire algérien s'est écrasé, mardi 11 février, dans l'est de l'Algérie.

On déplore soixante dix sept (77) victimes et un (01) rescapé grièvement blessé, transférés à l’Hôpital Militaire Régional de Constantine

L'appareil, un Hercules C130, transportait des militaires et des familles de militaires algériens. Il s'est écrasé dans une zone montagneuse de la province d'Oum El Bouaghi, à 500 km à l'est d'Alger. Le crash est dû aux "mauvaises conditions météorologiques", a précisé la radio algérienne.

Source France 24 AFP Reuters

Le Pèlerin

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:03

Objectif de développement de la région des Hauts Plateaux

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Le programme de développement des infrastructures sera analysé dans le rapport économique The Report: Algeria 2014 Oxford Business Group abordera dans son rapport annuel le plan autoroutier algérien destiné à étendre le réseau national. Le vaste programme quinquennal de développement des infrastructures autoroutières (2010-2014) mis en place par le gouvernement algérien sera l’objet d’une profonde analyse, dans l’édition 2014 du rapport The Report: Algeria 2014, qui sera publié par le cabinet de recherche économique et du conseil, Oxford Business Group (OBG). Le ministre des Travaux publics, M. Farouk Chiali, a expliqué à OBG quelles seront cette année les priorités de ce programme d’infrastructures qui apportera des « grandes opportunités aux entreprises étrangères ». Tout d’abord, « nous devons achever les projets initiés comme l’autoroute Est-Ouest, qui est presque finie. Il est aussi très important de préserver et renforcer le réseau déjà construit des routes, ports et aéroports ». Les troisième et quatrième axes du programme en cours sont « développer les connexions des grands infrastructures autoroutières afin de relier tous les ports d’Algérie avec l’autoroute Est-Ouest » et enfin de « désenclaver les régions du pays qui sont pas encore reliées au réseau routier. Ce dernier point est nécessaire pour éviter l’exode rural », a expliqué le ministre des Travaux publics. En effet, l’un des plus importants projets, inscrit dans le programme quinquennal, est le développement de l’autoroute des Hauts Plateaux, située à 100 kilomètres au sud de l'autoroute Est-Ouest. Ce projet apportera une « croissance significative » à cette région qui dispose déjà d’infrastructures d’eau et d’énergie mais qui manque de liaisons routières. Les travaux de construction qui devront démarrer cette année sont prioritaires, le but étant de permettre de connecter la région des Hauts Plateaux avec l’autoroute Est-Ouest et la Méditerranée via les pénétrantes reliant les autoroutes. M. Chiali a rappelé que le pays a dépensé 70 milliards de dollars pendant la dernière décennie, une moyenne de 7 milliards par an. « Si on compare avec les voisins, avec 118 000 kilomètres de routes, le réseau routier algérien est parmi les plus denses et développés », a souligné le ministre des Travaux publics. The Report: Algeria 2014 constituera un outil fondamental pour la promotion du pays à l'international et un moyen de communication sur les opportunités de business visant à attirer l’investissement. Le rapport sera disponible en version imprimée et aussi consultable online.

Source Transaction d'Algérie 2014

Le Pèlerin

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:01

Pourquoi ces polémiques stériles

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Au lieu d'évoquer les problèmes des citoyens et de chercher les solutions aux différentes crises qui secouent l'Ecole algérienne, Ghardaïa, des parties se noient dans une polémique stérile qui ne sert ni l'intérêt du pays ni celui du peuple.

Le feuilleton des polémiques se poursuit. La scène politique n'est pas près de renouer avec le débat d'idées. Elle assiste à une véritable «hémorragie» ces derniers jours. Des déclarations fracassantes, des accusations choquantes échangées par presse interposée tenant pour témoin l'opinion publique. Aucun ne s'attendait à un tel scénario! Après une accalmie marquée par le flou et le suspense, les Algériens se réveillent sur un choc.

Des sujets qui étaient quelques mois un tabou font la une de l'actualité nationale. Alors que le rendez-vous électoral approche à grands pas, le centre de débat n'est plus la présidentielle. La polémique s'installe pour occulter le débat sur les vraies préoccupations des Algériens et les enjeux de cette élection en rendant l'ambiance électrique. Les candidats ne font plus l'actualité. Des acteurs qui étaient à l'ombre s'affichent pour animer la scène. La sortie fracassante du secrétaire général du FLN, Amar Saâdani contre le patron du département du renseignement et de la sécurité (DRS) a provoqué un véritable séisme politique. Le duel Saâdani- DRS n'en finit pas de susciter des réactions de part et d'autre en créant un climat d'inquiétude et d'incertitude dans le pays au moment où la situation n'est guère reluisante. Saâdani a osé offenser l'un des responsables militaires les plus redoutables qui incarne l'autre face du pouvoir, en l'occurrence le général-major, Mohamed Mediene. Une ligne rouge que même le vieux parti de l'opposition n'a jamais franchi. La classe politique était unanime dans sa réaction.

Une atteinte à l'institution militaire qui est symbole de la souveraineté nationale, est inadmissible et inconcevable de la part d'un responsable de la première force politique du pays. Les réactions d'indignation sont exprimées au quotidien. Pour les observateurs de la scène politique, cette polémique a sérieusement touché aux équilibres du pouvoir et traduit l'existence d'un malaise au sommet de l'Etat. A qui profite cette situation? Pourquoi intervient-elle maintenant? Ce sont les questions qui tracassent, sans doute, la classe politique en particulier et les Algériens, en général. Les observateurs sont persuadés que l'enjeu de la présidentielle et le 4e mandat sont derrière cette histoire. Le pire est que ce feuilleton n'est pas le seul. Alors que les Algériens n'ont pas encore digéré la pilule de la crise Saâdani-DRS, un autre feuilleton commence.

L'ancien capitaine du DRS et patron du quotidien Mon Journal porte de graves accusations à l'encontre de Saïd Bouteflika. Non seulement il l'accuse de vol et de corruption, mais Hichem Aboud s'en prend même à sa vie privée. «Apportant les dernières touches à un ouvrage littéraire que je consacre à l'Algérie sous le régime des Bouteflika, j'ai recueilli une masse d'informations et de témoignages vous concernant.

 Dans leur quasi-totalité, ces informations ne vous sont guère favorables», écrit Hichem Aboud dans sa lettre adressée au frère du président Bouteflika et publiée par TSA.

En réaction, le frère du président, Saïd Bouteflika, juge «inacceptables» les propos de Hichem Aboud contenus dans la lettre. «Les accusations portées dans cette lettre sont tellement graves qu'elles ne touchent pas uniquement ma personne, mais portent atteinte à tout un peuple qui n'accepterait pas que le frère du Président puisse avoir de tels comportements», a-t-il affirmé dans une déclaration au site électronique TSA.

Le frère du président promet de poursuivre en justice l'auteur du livre L'Algérie des Bouteflika. «Je ne vais pas me taire et je vais porter plainte contre Hichem Aboud que j'ai jamais eu à connaître», ajoute Saïd Bouteflika. Ce scénario n'est qu'à son début. Les Algériens auront certainement beaucoup à apprendre. Même la famille révolutionnaire n'a pas échappé à cette tempête. La polémique Yacef Saâdi-Zohra Drif continue d'alimenter les colonnes de la presse en remettant en question l'histoire de la Révolution nationale et le sacrifice des martyrs. Ces polémiques qui interviennent à la veille de la présidentielle n'arrangent en aucun cas la situation. Au lieu d'évoquer les problèmes des citoyens et de chercher les solutions aux différentes crises qui secouent l'Ecole algérienne, Ghardaïa, des parties se noient dans une polémique stérile qui ne sert ni l'intérêt du pays ni celui du peuple.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:01

Algérie - Exportations hors hydrocarbures - Un métier à réinventer !

Commerce extérieur de l Algerie

 

Les pouvoirs publics n’affichent pas une ferme volonté pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures (EHH). L’État avance en dilettante dans ce domaine. En dépit de leurs capacités et de leurs moyens, les entreprises n’arrivent pas, elles aussi, à investir ce créneau pour des raisons purement bureaucratiques. D’autres sociétés ne manifestent aucun intérêt à se placer à l’international, le marché national étant suffisamment rémunérateur. C’est la triste réalité qui caractérise cette activité pourtant indispensable dans le modèle de l’économie de marché pour lequel a opté l’Algérie.

Les efforts consentis par l’association nationale des exportateurs algériens (Anexal) pour la promotion des EHH sont restés vains. Preuve en est : le volume n’a jamais dépassé les 2 milliards de dollars durant plusieurs exercices. Pire encore, la moitié des produits exportés, soit une valeur de un milliard de dollars, l’œuvre de la compagnie nationale Sonatrach, est composée essentiellement de dérivés du pétrole. La société Fertial a exporté également des produits fabriqués à base de gaz. Sur les 500 entreprises exportatrices, dix réalisent, à elles seules, environ 90% des EHH. C’est dire que les EHH ne sont qu’une chimère entretenue et véhiculée savamment dans les discours des officiels. Une situation inconcevable pour les responsables de l’Anexal qui estiment que ce sous-secteur du commerce extérieur n’a pas bénéficié de l’attention voulue de la part du gouvernement.

Un constat qu’ils comptent, d’ailleurs, présenter lors de la prochaine tripartite prévue pour le 23 du mois en cours. Les représentants de cette organisation iront à ce rendez-vous, indique son président, Ali Bey Naceri, invité hier du forum d’El Moudjahid, avec des propositions qu’ils ont pourtant suggérées lors de la tripartite tenue le 30 septembre 2011. L’Anexal déplore ainsi dans son mémorandum l’inexistence du conseil national consultatif pour la promotion des EHH, dont la création a été décidée en 2004 ! Dix années plus tard, cet organe n’a toujours pas vu le jour. L’Anexal demande, sur un autre registre, l’autorisation aux opérateurs économiques d’ouvrir des comptoirs ou des bureaux de représentation à l’étranger.

Absence criante de stratégie !

Outre le redéploiement de l’association à travers tout le territoire national et à l’échelle internationale, Ali Bey Naceri propose à l’exécutif l’ouverture de lignes de crédits à des taux bonifiés au profit des exportateurs. Selon lui, l’Algérie ne s’est pas sérieusement préparée pour son intégration dans les divers espaces économiques, tels que l’Union européenne.

L’accord d’association qui lie l’Algérie à l’UE a été, insinue-t-il, mal négocié. “Il est au profit exclusif de l’UE”, relève-t-il. Ali Bey Naceri avoue que notre pays ne s’est pas doté d’une stratégie claire qui encadrera toutes ces opérations EHH. Elle doit prévoir la mise en place de nouvelles plateformes portuaires car la durée du transit est jugée longue et les coûts trop élevés. Les produits nationaux doivent bénéficier, ajoute-t-il, d’une valorisation. L’autre épineux problème auquel fait face l’exportateur est la réglementation de change instaurée par la banque d’Algérie qui nécessite, selon M. Naceri, une mise à niveau.

“Le caractère pénal de l’acte d’exporter dissuade l’opérateur et l’empêche de prendre des initiatives à l’étranger avec son propre compte en devises”, affirme-t-il. Abordant le bilan de l’année 2013, le conférencier précise que l’Algérie a exporté pour une valeur de 67 milliards de dollars et importé des biens et équipements d’un montant de 55 milliards de dollars. Si l’on additionne l’importation des services évalués à près de 15 milliards de dollars, la balance commerciale reste légèrement négative.

Le taux de couverture des exportations par les importations a connu donc un tassement. Cela a été favorisé par l’importation de véhicules dont le volume a atteint 6 milliards de dollars en 2013. À cela, il y a lieu d’ajouter les 4 milliards de gasoil et les quelque 900 millions d’or importés. En contrepartie, notre pays n’a exporté que 40 millions de dollars de produits agricoles même si la qualité des fruits et légumes algériens jouit d’une renommée mondiale ou du moins dans le bassin méditerranéen.

Or, “une opération d’exportation exige de la qualité, de la quantité, de la régularité et d’un réseau étoffé et bien organisé”, souligne Ali Bey Naceri qui trouve inadmissible que les dattes algériennes soient exportées pour une valeur de 25 millions de dollars, alors que la Tunisie en tire 200 millions de dollars... Une petite observation qui en dit long sur la situation des EHH en Algérie

Source Liberté

Le Pèlerin

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:00

Les accusations de Hicham Aboud contre Said Bouteflika

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Hichem Aboud apporte les dernières touches à son nouvel ouvrage intitulé L’Algérie des Bouteflika : vol, vice et corruption. L’auteur de La mafia des généraux a ainsi envoyé, le 6 février dernier, une lettre au frère du président de la République, Said Bouteflika, dont nous détenons une copie, pour vérifier certaines informations le concernant. L’ancien capitaine du DRS porte de graves accusations à l’encontre de Said Bouteflika.

« Apportant les dernières touches à un ouvrage littéraire que je consacre à l’Algérie sous le régime des Bouteflika, j’ai recueilli une masse d’informations et de témoignages vous concernant. Dans leur quasi-totalité, ces informations ne vous sont guère favorables », écrit Hicham Aboud dans sa lettre dont nous publions des extraits. « Aussi, le chapitre qui vous est consacré comporte certaines informations relatives à votre enfance, votre vie d’étudiant et votre vie familiale », poursuit-il.

« S’agissant de la corruption, ils sont nombreux à témoigner que vous êtes impliqué dans les plus grosses affaires dont celle de Sonatrach, l’autoroute Est-Ouest, Philippe Morris et bien d’autres. C’est ce qui explique l’impunité dont jouissent les Chakib Khelil, Amar Ghoul et consorts. Vous seriez également impliqué dans l’affaire Khalifa et vous touchez sur les gros marchés, dont ceux des grands travaux routiers confiés à l’ETRHB dont vous avez fait du patron, Ali Haddad, un associé de facto qui vous verse plus de 50% de ses bénéfices ».

Plus loin, Hicham Aboud ajoute : « pouvez-vous nous dire quelle a été la note de l’hôtel Meurisse qui a abrité votre famille durant le séjour hospitalier de votre frère à Paris ? Certaines sources indiquent que vous aviez gonflé la note d’un commun accord avec le patron de l’établissement pour détourner une bonne somme, qui s’élèverait à près d’un million d’euros que vous avez placée dans une banque suisse. À propos des banques suisses, des sources proches de votre entourage estiment votre fortune avec celle de votre frère président à plus de neuf milliards de francs suisses ».

Contacté, Hicham Aboud, confirme l’envoi de cette lettre et affirme : « Ce n’est pas un livre à charge ! C’est un bilan des 15 ans de règne du Président », tient-il à préciser d’emblée. « Un livre pour faire connaitre sa personnalité, sa famille et son entourage », explique notre interlocuteur.

L’ancien patron de Mon Journal et de Djaridati, deux quotidiens aujourd’hui disparus, dit avoir mené une investigation pour écrire son livre. « J’ai été voir tout ceux qui ont connu Bouteflika et sa famille depuis son enfance jusqu’à maintenant. C’est un livre qui est fait sur la base des témoignages recueillis », raconte-t-il. Pour ce faire, Hichem Aboud affirme s’être notamment déplacé au Maroc et en France. « Quand on a une information, on doit la vérifier et la recouper, c’est pour cela que je lui ai envoyé une lettre (à Said Bouteflika) », rappelle-t-il.

Après avoir évoqué les sujets abordés dans le livre concernant le frère du Président, il poursuit : « Je serai heureux de vous voir m’intenter un procès devant les tribunaux algériens ou français. Je ne pourrai pas souhaiter meilleure publicité à cet ouvrage ». Cette lettre sera présentée à son éditeur français et figurera dans son ouvrage. « Maintenant, s’il ne répond pas, ça veut dire qu’il consent. Le silence est signe de consentement ! Pour La mafia des généraux, je n’ai eu aucun démenti, il y va de ma crédibilité », estime Hichem Aboud.

M. Aboud compte publier son livre, « probablement », après l’élection présidentielle et « quel que soit le résultat ». « Pour que personne ne l’exploite. Enfin, pour que ça ne fasse pas le jeu de certains », affirme-t-il. « Et puis, je tiendrai compte des derniers développements dont les déclarations de Saâdani, la mise à la retraite (de certains officiers, NDLR) », ajoute-t-il.

Contacté, Said Bouteflika a confirmé tard dans la soirée, via son entourage, avoir reçu la lettre.

Source TSA

Le Pèlerin

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:29

Arrestation “musclée” d’un général du DRS

presidence algerie 

C’est une information qui a soulevé un véritable tollé sur le web algérien. Un haut gradé des services de renseignements algériens, le DRS, a été arrêté et devrait être différé devant un tribunal militaire pour “fautes graves”. Ce haut gradé n’est autre que le Général Hassan qui était en charge du service dédié à la lutte anti-terroriste au sein du DRS.
Ce général est même considéré comme l’un des adjoints les plus fidèles du général Toufik, le patron du DRS, qui est en ce moment attaqué et décrié par des proches du clan présidentiel. L’information fut révélée samedi aprés-midi par notre confrère Tout sur l’Algérie lequel croit savoir que ce général pourrait être poursuivi prochainement par un tribunal militaire. Plus tard dans la journée, un autre média électronique, Algérie-Express a fait savoir que les faits qui sont reprochés au général Hassan Bendjelti ”sont d’une extrême gravité”. “Griefs retenus: constitution de bandes armées, détention et rétention d’armes de guerre, fausses déclarations sur le stock d’armes utilisées ou mises à sa disposition dans le cadre de ses prérogatives (lutte anti-terroriste)”, nous apprend encore cette source. Tout indique donc que nous assistons à un énième épisode du feuilleton sécuritaire produit par cette lutte de clans qui embrase les différentes composantes du régime Algérien.

L’arrestation, “musclée” nous apprennent aussi nos sources car le général Hassen Bendjelti aurait été malmené et embarqué de force pour être présenté devant le procureur militaire de Blida, de ce général du DRS démontre clairement que les rapports entre un certain Ahmed Gaïd Salah, chef de l’Etat-Major de l’ANP et allié de Bouteflika, et le général Toufik, le patron du DRS, ne cessent de se dégrader. Mais face à ce flux d’informations aussi impressionnant que choquant, le ministère de la Défense nationale observe un silence étrange et mystérieux. Contactée par nos soins, le service presse et communication a refusé de répondre à nos questions. Pis encore, un responsable dans ce service, joint par téléphone, a refusé de faire le moindre commentaire en affirmant tout bonnement que “cette affaire dépasse notre service”. “Et pourtant, vous êtes la cellule qui est censée répondre aux questions de la presse afin d’éclairer l’opinion publique algérienne ?”, avons-nous contesté. “Mais je vous le dis sincèrement : nous ne sommes pas qualifiés ou habilités à confirmer ou infirmer ces informations”, nous a-t-on répondu sur un ton souriant qui laisse transparaître l’étonnement du responsable en poste au ministère de la Défense nationale.

“Vous pouvez écrire que nous savons rien sur cette arrestation et que nous refusons de réagir”, nous a-t-il encore lancé. Un autre service du ministère de la Défense, appelé le “Bureau de la Presse”, a lui-aussi adopté la même attitude. “Je ne peux rien vous dire. Ce dossier dépasse notre service et nous ne détenons aucune information”, nous a expliqué encore un responsable de ce service dont la voix inquiéte traduisait une véritable envie de couper court à notre discussion. Le ministère de la Défense nationale, le premier budget du pays, ne peut donc même réagir pour confirmer ou infirmer une information qui a interpellé tous les Algériens. Le ministère le plus puissant de l’Algérie se condamne à rester muet et ses responsables font mine de ne rien savoir. “C’est peut-être plus sage de se taire dans des situations pareilles”, conclut enfin notre interlocuteur de la cellule de presse de ce département ministériel censé être le porte-parole de l’armée algérienne. Une armée qui ne fait qu’accentuer encore sa troublante manque de transparence.
Source: Algérie focus

Le Pèlerin

 

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:25

A ceux qui détruisent l'Algérie

democratie algerie

 

Quel crime ai-je commis pour que vous vous permettiez à me retirer
Toute liberté de vivre en paix sur la terre où je suis né ?
Quand allez vous cesser de me créer des ennemis
Dans mon pays et même parmi ma fratrie ?
Qui êtes- vous pour décider qui va me diriger
Et qui va choisir ce que je dois dire et penser ?

Des richesses de cette terre que vous n’avez pas libérées
Vous vous êtes servis sans compter et sans l'avoir mérité
Vous avez pris d'elle ce qui est bon et vous l’avez donné
À ceux et celles qui vivent dans le luxe illimité
Et vous avez délaissé des millions qui vivent dans la pauvreté
Tout en les traitant d'une façon dénuée de toute humanité

Sortez de votre tour protégée par des soldats chichement-payés
Ouvrez bien vos yeux et regardez ce que ce vous avez fait
De tout ce peuple que vous considérez atteint d'immaturité
Regarder-le, il ne cherche qu'à vivre libre et en paix
Regarder son visage si triste et par la hogra marqué
Par cette attente douloureuse, méchante et indéterminée

Oui, il sait que vous avez permis et même ordonné et exigé
Qu'il soit interdit de s'opposer, de se révolter et de manifester
Que ses filles soient violées et poussées à se prostituer
Que ses fils soient torturés, exécutés et pousser à s'exiler
Que des familles soient obligées de s'éparpiller et de s'éclater
Que sa terre soit utilisée comme une prison dont on ne peut s'échapper

Quel crime nous avons commis hormis celui de vous dire ça suffit
Ça suffit , cette manière de considérer nos vies
Comme un moyen pour nous de montrer que vous êtes puissant et fort
Que vous avez toujours raison et jamais, jamais une seule fois tort
Que vous méritez la noblesse, la gloire et les honneurs
Et nous et nos semblables l'humiliation, le mépris et la terreur ?

De quel droit continuez- vous à pomper et à vendre notre pétrole
Sans rendre des comptes à ce peuple misérable, son unique propriétaire ?
De quel droit vous continuez à nous faire jouer ce mauvais rôle
Qui consiste à ne rien dire, à vous applaudir et à nous taire ?
Détourner les yeux pour vous laisser continuer à tout détruire
Pour vous permettre de satisfaire vos désirs les plus viles et les plus pervers

Combien de neurones avez vous assassiné ou laisser pourrir ?
Combien de mains vous avez coupé ou rendu inutiles incapable de faire et écrire ?
Combien de cœurs avez vous rendu tristes , terrorisés et rendus plus dur qu'une pierre ?
Combien de pieds vous avez cassé, rendus impuissants à se délacer à courir pour vous fuir ?
Combien de jeunes doués dans des domaines divers avez vous castré et interdit de mûrir ?
Combien de vieux sages et expérimentés avez vous réduit à désirer mourir que de vous entendre mentir ?

Sachez encore une fois que cette terre est bénie et qu'elle ne sera jamais votre propriété
Sachez encore une fois que sur elle, aucune trace de vos pas maudits ne sera marquée
Sachez-le bien nos héros n'étaient pas et ne seront jamais vous, ni de votre race: les suceurs de notre pays
Et sachez qu'ils sont dans nos mémoires en lettres d'or tous et toutes inscrits
Sachez aussi que tout ce que vous avez volé et tous les crimes que vous avez commis n'ont alimenté que votre perversité
Sachez enfin que l'Algérie son identité, sa diversité et ses valeurs que nos ancêtres nous ont légué resteront vivants pour l'éternité !

Source Forum Algerie-Dz Anonyme

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:43

  Bouteflika otage de son entourage

Said_Bouteflika.jpg 

Alors que le Président reste silencieux, son entourage s’active à faire un passage en force pour le voir postuler à un quatrième mandat. Les collusions d’intérêt au sein du clan présidentiel sont-elles en train de prendre en otages Bouteflika lui-même et le destin du pays ?

Passage en force. Le clan s’acharne à imposer un quatrième mandat. Dans sa guerre pour garder le pouvoir, la garde prétorienne du président Bouteflika mobilise toute l’armada politico-financière, au risque de provoquer un séisme destructeur pour le pays. Le clan, mené par le quatuor Saïd Bouteflika, Gaïd Salah, Amar Saadani et Amar Ghoul, engage un combat de mort pour reconduire à la tête de l’Etat un homme gravement malade. Abdelaziz Bouteflika, âgé de 77 ans, qui cumule trois mandats présidentiels au bilan rachitique, n’exerce plus sa fonction de Président depuis neuf mois, conséquence d’un accident cardiovasculaire (AVC) qui l’a contraint à une longue convalescence.
Depuis le 27 avril 2013, le locataire d’El Mouradia ne s’est pas adressé aux Algériens pour les rassurer sur l’état de santé du pays ni pour dévoiler ses intentions quant à son avenir politique. Son silence intrigant a plongé le pays dans une dangereuse angoisse. Très affaibli par la maladie, le Président n’a plus les capacités physiques pour agir et dissiper l’épais brouillard qui voile le ciel de la «République».

Le pays navigue à vue. Depuis son effacement du devant de la scène, le soin est laissé à sa garde rapprochée d’exécuter des plans obscurs. Imposer vaille que vaille et contre toute logique politique le quatrième mandat d’un Président sérieusement handicapé, au risque d’exposer la société à un destin périlleux. Le Président sortant est-il consentant ? Ses hommes agissent-ils sous ses ordres ? En a-t-il encore les capacités ? Ou bien est-il pris en otage par son clan, mû par des intérêts économiques et financiers colossaux, accaparés à l’ombre d’une corruption généralisée qui s’est accrue dangereusement sous le règne du «grand frère». La maladie du Président a réduit sensiblement ses chances de rempiler et a plongé du coup courtisans et partisans dans la panique. Pris de court et pressés par le temps, ils s’emploient mordicus et contre tout bon sens à maintenir un statu quo mortel pour le pays.

Situation inédite et dangereuse

La convalescence du chef de l’Etat qui s’éternise permet sans doute aux principaux acteurs du clan présidentiel une liberté d’action et de régenter à leur guise la vie politique du pays. Une situation inédite qui fait dire à beaucoup de commentateurs qu’il y a usurpation de la fonction présidentielle. Il est à se demander qui gère les affaires de la République. Les trois mandats présidentiels ont permis l’émergence d’une nouvelle caste d’affairistes liée aux milieux politiques et économiques. Et c’est elle qui, aujourd’hui, semble fixer, loin de la légalité institutionnelle, un «cap» risqué pour le pays.  La sauvegarde de ses agios illicitement acquis passe fatalement par le maintien au pouvoir de l’actuel Président. Son départ ferait perdre l’immunité au clan et à toute la faune d’affairistes qui s’est constituée durant les longues années Bouteflika. Il faut dire que parmi les hommes cités par la justice dans les gros scandales de corruption, nombre sont du cercle présidentiel. D’où leur affolement et surtout leur acharnement.

La violente charge lâchée par l’entourage immédiat du Président contre le patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général de corps d’armée Mohamed Médiène dit Toufik, est révélatrice d’un grand malaise au sommet du pouvoir et qui pourrait déteindre sur la société. Souvent, les conflits au sommet se règlent dans la violence. Signe d’absence d’un consensus large entre les différents pôles du pouvoir autour d’un quatrième mandat, ouvrant ainsi les hostilités. Le patron des «services» aurait opposé son veto quelques semaines après que Bouteflika eut quitté l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce.

Contrairement au chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah qui, lui, aurait été favorable à l’idée d’un mandat présidentiel supplémentaire. De retour au pays, Bouteflika l’a promu vice-ministre de la Défense, tout en gardant son poste de chef d’état-major.  Alors que le patron du DRS est vertement attaqué par le secrétaire général de l’ex-parti unique. Car la première attaque de Amar Saadani contre Mohamed Médiène remonte à début novembre. Un pernicieux procédé visant à diviser l’armée. La dernière sortie de Amar Saadani s’inscrit dans la continuité de l’exécution de ce plan aux fins de déstabiliser le DRS et d’affaiblir du coup le général Toufik. Une aventure hautement risquée et qui va sans doute saper la cohésion de l’armée, sérieusement mise à rude épreuve. A seulement quelques semaines de l’élection présidentielle, la tension qui s’est installée au cœur du pouvoir fait peser sur le pays de graves menaces.  

Source El Watan Hacen Ouali

Le Pèlerin

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