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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:29

La CNR propose un taux de 16%

retraites-algeriens.jpg

 

La revalorisation annuelle des pensions de retraite était un des principaux points inscrits à l’ordre du jour de la réunion du conseil d’administration de la caisse nationale de retraite (CNR). Importante décision prise : les membres du conseil ont proposé une revalorisation des pensions de retraite à hauteur de 16%.

A moins de trois mois du rendez-vous annuel, soit le 1er mai, qui coïncide avec la décision portant revalorisation annuelle des pensions de retraite, le Conseil d’administration de la Caisse nationale de retraite (CNR) a plaidé pour un taux de 16% portant revalorisation des pensions de retraite.

La décision du Conseil qui doit être validée par le département du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale a été soutenue par une autre décision, celle d’allouer à cette mesure une enveloppe financière de 40 milliards de centimes.

Cela dit, il y a lieu de rappeler que la revalorisation annuelle des pensions de retraite s’effectue, non pas sur la base du montant net de la dernière pension que perçoivent les retraités (c’est-à-dire avec les majorations : conjoint + exceptionnelle, etc.) mais ne doit s’effectuer techniquement que sur la base du montant du dernier avantage principal déjà revalorisé et actualisé : c’est d’ailleurs la règle et la condition sine qua non, et ce, pour lui faire subir de nouvelles déductions de la sécurité sociale (-2%) et de nouvelles retenues d’IRG suivant le barème IRG en cours.

De facto, bon nombre de retraités ne comprennent pas pourquoi l’augmentation exceptionnelle des pensions à compter de janvier 2012 (NDLR : décidée par le gouvernement et à la charge du budget de l’Etat), devenue pourtant une composante conséquente de leur pension, ne peut pas être prise en compte lors de la revalorisation de mai 2013, alors qu’elle est venue comme une sorte de mise à niveau en vue de réduire l’écart un peu soit-il, dans l’inégalité flagrante entre les pensions de retraite et les salaires de leurs collègues actifs qui ont bénéficié de plusieurs augmentations de salaire conséquentes, avec des rappels importants ayant un effet rétroactif à compter du 1er janvier 2008.

A titre de rappel, cette augmentation exceptionnelle des pensions de retraite de janvier 2012 avait été répartie par paliers comme suit : a) +30% sur le net perçu pour les pensions 2011 inférieures à 15 000 DA soit une augmentation de 4 500 DA ; b) +28% entre 15 000 et20 000 DA, soit une augmentation entre 4 200 et 5 600 DA ; c) +26% entre 20 000 et 25 000 soit une augmentation entre 5 200 et 6 500 DA;

d) +24% entre 25 000 et 30 000 soit une augmentation entre 6 000 et 7 200 DA ;

e) +22% entre 30 000 et 35 000 soit une augmentation entre 6 600 et 7 700 DA;

f) +20% entre 35 000 et 40 000 soit une augmentation entre 7 000 et 8 000 DA ; g) +15% pour les pensions supérieures à 40 000 DA soit une augmentation progressive à partir de 6 000 DA.

Lors de cette rencontre, les membres du Conseil d’administration de la CNR ont demandé par ailleurs la révision de la disposition portant «retraite proportionnelle et celle sans condition d’âge».

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:16

Bouteflika envoie en retraite Toufik et 100 officiers - La crise s’accélère

General-Toufik-copie-1.jpg

 

Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika n’a pas tardé à s’impliquer dans le conflit larvé qui l’oppose aux services de renseignements et aux derniers espaces où ils entretiennent encore des relations dans l’armée.

Selon le quotidien arabophone el Khabar, il a décidé, ce mercredi, de mettre à la retraite immédiate le général Toufik, responsable des services de sécurité depuis près d’un quart de siècle ainsi qu’une centaine d’officiers de l’armée, de la gendarmerie et du DRS. Seul son fidèle allié le général Gaid Salah qu’il a installé comme chef d'Etat major et vice-ministre de la défense échappe à ce qu’il faut bien appeler une purge.

Cette intervention est une première dans l’histoire de l’Algérie ; l’armée ayant jusque là pris les devants et imposé ses choix politiques et stratégiques aux politiques. Cette décision a été probablement précipitée par les réactions enclenchées par le DRS qui a mobilisé ses relais dans la presse, décidé de déposer plainte contre le secrétaire général du FLN, un proche de Bouteflika, et actionné les partis satellites qu’il contrôle encore pour organiser la riposte contre le clan présidentiel.

Sauf réaction violente et immédiate, la neutralisation des oppositions militaires potentielles au chef de l’Etat signe la défaite définitive des services de renseignements qui ont régné sans partage depuis 1957 sur la vie politique algérienne. Les prochains jours voire les prochaines heures devraient être suivies avec attention car l’Algérie vient de basculer, du fait d’une simple signature - et sans préjuger de la nature du pouvoir à venir - dans un ordre politique qui échappe pour la première fois depuis l’indépendance à l’emprise de l’armée.

Source Algérie Express Ali Graichi

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:13

Un quatrième mandat pour hâter la liquidation de l’Algérie

presidence algerie

 

«Avec le zèle, il y a irresponsabilité et manque de sagesse.» Bouddha 560-480 av. JC.

Puisque cette valetaille de la famille qui règne veut un quatrième mandat, pour plus de régression de la vie citoyenne, pourquoi ne pas déterrer toute l’oligarchie du système, pour rester dans le despotisme ambiant du pouvoir en place ?

Sous la direction insolente de Saïd Bouteflika, coutumier des intrigues, il veut par le subterfuge forcer à un quatrième mandat son frère chef de l’Etat rongé par la maladie, il a rassemblé tout ce que l’Algérie a d’opportunisme, en plus de la cour du tribalisme, du clanisme, du clientélisme et du copinage dont sa famille s’est entourée pour accaparer tous les pouvoirs, avec la générosité de l’argent du contribuable, celle-ci crie sur tous les toits un quatrième mandat, et ainsi continuer à bénéficier du népotisme, des passe-droits, de toutes sortes de privilèges, même illicites couverts par l’impunité.

C’est toute cette cohorte de vautours, habituée à la malversation, à la corruption et à la fraude, entachée et citée dans les affaires de Khalifa, de l’agriculture, du foncier, de l’halieutique, de Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest qui veut maintenir le culte de personnalité, avec le statu quo, l’opacité, le mépris, la répression, même scélérate, dont sont victimes les 126 jeunes Kabyles assassinés. Aujourd’hui, c’est au tour de la vallée du M’zab où le sang coule et pour intensifier la disparition de tout ce qui à trait au riches valeurs ancestrales de l’Algérie, remplacés par l’idéologie sectaire du Moyen-Age, qu’elle a importée des monarchies du Golfe.

Il n’est pas nécessaire d’énumérer ici toutes les affres d’un bilan d’une gestion arbitraire du pays, qui demanderait des volumes en grande quantité. 15 années de mensonges, de vol, de justice de nuit, de viol de la Constitution, d’archaïsme, de sectarisme, de séparatisme, de régionalisme, de criminalité, de dénuement et de corruption d’un pouvoir despotique sans scrupules. Sans vergogne, devant les nations du monde qui se respectent, le politique, par la ruse, a vidé de sa substance la feuille de route de l’ONU pour le combat de la corruption, au nom de l’intégrité et des constantes nationales.

Basta. Rentrez chez vous M. le Président, vous êtes malade, allez vous reposer et prenez avec vous toute la cour de malversations qui a rendu l’Algérie hideuse, le peuple aspire à une véritable République démocratique et sociale, pour jouir de sa souveraineté qu’il a chèrement payée, mettre fin au deuil continuel et à l’exode sans demain de sa jeunesse.
Source El Watan Nora Bendifallah

Le Pèlerin

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:12

L’Algérie a un des budgets de défense le plus élevé au monde.

helicoptere de combat russe

 

L’Algérie fait son entrée dans le club très fermé des plus gros budgets de défense du monde. Le pays pointe à la 20ème place avec un budget de 10,8 milliards de dollars juste derrière Israël et figure comme premier pays africain, selon des données publiées par le groupe d’experts londoniens IHS Jane’s dans son rapport annuel publié mardi 4 février.

Sont toujours largement en tête, les États-Unis avec un budget de défense de 582,4 milliards de dollars suivis par la Chine avec 139,2 milliards de dollars.

Pourtant, « L’Afrique subsaharienne représente des opportunités à long terme pour les entreprises de défense », pointent les auteurs du rapport sur la foi de la croissance des dépenses de l’Angola, du Nigéria et de l’Afrique du Sud soit +18% pour ces trois pays en 2013.

Mais c’est bien l’Algérie qui fait la progression la plus remarquée cette année. « Nous estimons que l’Algérie a les dépenses militaires les plus élevées en Afrique en 2013, après avoir dépassé l’Égypte en 2009 », indique au quotidien français Le Monde l’analyste d’IHS Craig Caffrey . « Son projet de budget pour 2013 allouait 10,4 milliards de dollars au ministère de la Défense , en augmentation de 14,2% sur l’année précédente, ce qui le porte à 5% du PIB ». Et fait de l’effort de défense algérien un des plus élevés du monde note le quotidien français.

Source TSA

Le Pèlerin

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 09:27

Pour les acteurs énergétiques euro-méditerranéens, Desertec, c’est fini!

projet desertec

 

Les principaux acteurs énergétiques de l'espace euro-méditerranéen affichent leur scepticisme quant à l'évolution de la coopération Nord-Sud dans secteur de l'énergie. Ici les constats partagés de ces entreprises et leurs attentes, recueillis par l'Institut de la prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED).

Les initiatives menées en matière de coopération énergétique euro-méditerranéenne n’ont pas généré de résultats significatifs. C’est le constat partagé par les grandes entreprises du secteur de l’énergie des deux rives de la Méditerranée. Une synthèse des points de vue partagés par les industriels du Nord et du Sud de la Méditerranée réalisée par l’IPEMED le confirme. L’institut a mené des entretiens avec dix entreprises de la région euro-méditerranéenne entre juin et octobre 2013. Il s’agit de Abengoa (Espagne), Areva (France), Gas Natural (Espagne), GDF Suez (France), Medgrid (France), Onee (Office national de l’électricité et de l’eau potable, Maroc), Repsol (Espagne), Siemens (Allemagne), Sonelgaz (Algérie) et Teias (Turquie). Tous ces intervenants, « notamment ceux du Sud, déplorent que les initiatives menées jusqu’à présent sur le plan institutionnel n’aient pas été à la hauteur des enjeux », constatent les rédacteurs du rapport synthétisé. Pour l’Onee (Maroc) « les institutions manquent de réactivité et sont souvent à la traîne par rapport aux besoins croissants en matière d’énergie… ». Sonelgaz (Algérie) estime que les résultats « sont en deçà des attentes en absence d’initiative de développement des infrastructures énergétiques pour véhiculer ces échanges et surtout de cadre transparent pour l’ouverture du marché européen aux pays du Sud, sans restriction ». Concernant le projet industriel Desertec, « la majorité des intervenants restent sceptiques sur l’initiative, que d’aucuns croient déjà enterrée », tandis que « l’Union pour la Méditerranée (UPM) est régulièrement citée comme l’instance la plus à même d’abriter une communauté méditerranéenne de l’énergie », affirment les rédacteurs de l’étude. Ceci, même si elle est souvent critiquée pour sa difficulté à fédérer autant d’États et pour la lourdeur administrative que sa constitution engendre.

Absence d'une stratégie commune à long terme

Le manque de portée des initiatives menées à ce jour est à imputer, selon les intervenants, à deux causes. Une cause structurelle : l’absence de cohésion et de vision partagée entre les pays européens et aussi méditerranéens. Une cause plus conjoncturelle : l’instabilité issue des révolutions arabes et la crispation engendrée par la crise économique au Nord. Les acteurs énergétiques des deux rives de la méditerranée pensent par ailleurs qu'il est nécessaire de mettre en place une stratégie commune à long terme en matière énergétique. "Une visibilité à long terme et une vision commune sont indispensables pour mobiliser les moyens nécessaires au développement d’une coopération énergétique des deux côtés de la Méditerranée", soutiennent les responsables du groupe Areva (France) alors que ceux de l'Onee pensent qu'il faudrait " bâtir un marché de l’électricité et du gaz naturel dans la région". Les rédacteurs du rapport rappellent qu'entre les pays des groupes régionaux qui forment l'espace euro-méditerranéen il n'y a aucune vision commune pour le développement d’une coopération énergétique des deux côtés de la Méditerranée.

Instabilité du cadre réglementaire

A cette absence de vision commune vient toutefois se greffer l'instabilité politique et institutionnelle au Sud et une crise économique au Nord. Le rapport note que la situation politique et sécuritaire au Sud de la méditerranée " rend les entreprises européennes réticentes à investir massivement dans ces pays et en Méditerranée plus généralement". La question de la sécurisation des investissements par un cadre réglementaire stable et la sécurité des infrastructures et du personnel peut être perçue "comme un frein important au développement des investissements du secteur privé dans les Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée (Psem). La majorité des intervenants partagent cette préoccupation y compris des entreprises du Sud.

Sonelgaz juge que "la question des infrastructures et de la sécurisation des investissements reste déterminante. "Sans garantie et sans un cadre réglementaire solide, les entrepreneurs ne peuvent être incités à investir. Il faut des signaux rassurants de part et d’autre des deux rives. [...] Par ailleurs, il est frappant de constater le changement fréquent des personnes à la tête des entreprises, notamment en Tunisie et en Libye. Cette instabilité ralentit la prise de décision", estime pour sa part l'Onee. Ces acteurs énergétiques semblent toutefois conscient de la "la dépendance mutuelle" en matière énergétique, c'est pourquoi ils soulignent tous "les bienfaits qu’apporterait un partenariat plus approfondi entre les pays des deux rives, à tous les niveaux, tant politique qu’entrepreneurial mais insistent sur la nécessité de penser celui-ci dans une optique de long terme". Ils soutiennent tous une intégration régionale basée sur le partage des compétences et des savoir-faire pour aboutir à la création d'une communauté euro-méditerranéenne de l’énergie, dans laquelle les entreprises seront "les acteurs centraux", "car elles recèlent une profonde connaissance du terrain, en complément de la vision politique de ce secteur".

Source Maghrebemergent

Le Pèlerin

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 06:58

Algérie - Quel impact sur l’économie algérienne en cas de modification de l’article 87bis ?

  le siège de l UGTA

 

Les perspectives de l’économie algérienne selon le dernier rapport du FMI (janvier 2014) n’incitent guère à l’optimisme. Certes, les équilibres macro-économiques sont maîtrisés à court terme mais grâce essentiellement à la rente des hydrocarbures et sont éphémères sans de profondes réformes structurelles.

Malgré plus de 550 milliards de dollars injectés sous Bouteflika, l'Algérie dépend toujours totalement des hydrocarbures

Le rapport montre que les subventions généralisées sont source à la fois d’injustice sociale et de gaspillage des ressources financières. L’importance de la dépense publique entre 2004/2013 n’a pas permis d’asseoir une économie productive et la productivité du travail est déconnectée par rapport au niveau des salaires, étant une des plus faible au niveau de la région MENA. Et surtout qu’à l’horizon 2015/2017, on pourrait assister en cas de détérioration de l’économie mondiale, d’une chute brutale du cours des hydrocarbures qui aura des répercussions sur l’économie algérienne Dans ca cadre, il y a lieu d’analyser sans passion les impacts de l’abrogation de l’article 87 bis avec des risques d’une spirale inflationniste.

1.- Quelques données sur le revenu national

Il faut différencier, pour avoir une vision opérationnelle comme l’a montré brillamment le feu grand économiste polonais Michael Kalecki salaires et traitement. Le concept de salaires s’applique au seul secteur créateur directement et indirectement de valeur-ajoutée. Pour le traitement, il y a deux sous-rubriques : ceux qui bénéficient d’un transfert direct, et ceux qui comme le recommande le PNUD, contribuent indirectement à la création de valeur à moyen terme en l’occurrence l’éducation et la santé. Or, il existe une confusion méthodologique des données de l’ONS qui inclut par exemple, dans l’administration les banques et assurances alors qu’il faille éclater cette rubrique, données brutes qui ne permettant pas une analyse opérationnelle. L’objet de cette présente contribution est d’analyser dans le détail un sujet qui anime bien des passions. Dans ce cadre, je déplore qu’aucune enquête sérieuse sur les salaires depuis l’indépendance politique n’ait été réalisée au niveau de l’ONS. La première information officielle mentionne pour 2003, 533 milliards de dinars de masse salariale pour le secteur économique et 542 milliards de dinars concernant l’administration, soit au total 1 075 milliards de dinars. Dans le décret de 2007 sur la revalorisation des salaires de la Fonction publique, les responsables du secteur ont avancé pour ce segment environ 720 milliards de dinars fin 2006 (source APS). Le ratio global masse salariale sur le PIB total administration et secteur économique serait de 22,10% en 1991, 20% en 2001 et 19,60% en 2006. La seconde enquête publiée en 2012 par l’ONS (couvrant la période 2006/2011), nous donne un aperçu très intéressant de l’évolution de la masse salariale. Elle est passée pour le secteur économique de 725 milliards de dinars en 2006, à 820 en 2007, 943 en 2008, 1 017 en 2009, 1 166 en 2010 et 1 274 en 2011. Avec un taux d’accroissement de 14,75% pour la période 2011/2012. Pour l’administration y compris les banques assurances-affaires immobilières (l’ONS fait un regroupement sans distinction), la masse salariale est passée de 684 milliards de dinars en 2006, à 811 en 2007, 1 098 en 2008, 1 230 en 2009, 1 628 en 2010 et 2 415 en 2011 soit un taux de croissance 2010/2011 de 14,83%.Ce ratio semble donc avoir dépassé les 30% du PIB entre 2012/2013, ratio est normal dans les pays développés ou émergents mais inquiétant pour l’Algérie du fait de la domination des emplois et donc des traitements rentes. Globalement la masse salariale est passée de 1 500 milliards de dinars en 2006, à 1 722 en 2007, 2 140 en 2008, 2 380 en 2009, 2 920 en 2010 et 3 820 milliards de dinars en 2011. Au vu des accroissements respectifs qui ne sont pas linéaires, et dans l’hypothèse où la tendance 2010/2011, serait semblable entre 2012/2013, la masse salariale globale dépasserait les 88 milliards de dollars fin 2013. Le ministre des Finances avance le montant de 2 600 milliards de dinars pour les salaires de la Fonction publique. Mais avec ce paradoxe, la Fonction publique contient le plus grand nombre de personnes, pouvant en déduire que ces traitements couvrent à peine les subsistances, choc amorti par les subventions (passant de 18 à plus de 24 milliards de dollars entre 2009/2013). Selon le premier ministre en incluant tous les transferts sociaux cela représente 30% du produit intérieur brut en 2013 soit environ 70 milliards de dollars, ce qui n’existe nulle part dans le monde .Mais tant les subventions que les transferts sociaux ne sont pas ciblés, généralisés, donc ne s’adressant pas aux plus démunis . Toujours à travers cette enquête statistique, nous constatons l’importance également des indépendants (secteur économique, agriculture, affaires immobilières) dont les revenus sont passés successivement, de 1 870 milliards de dinars en 2006, à 2 124 en 2007, 2 359 en 2008, 2 764 en 2009, 3 069 en 2010 et 3 462 en 2011. Le taux de croissance 2010/2011 a été de 11,28%. A ce niveau, l’on doit tenir compte de l’importance de la sphère informelle qui contrôle 50% de la masse monétaire en circulation, ( plus de 65 milliards de dollars en 2012 en reprenant les données monétaires de la banque d’Algérie) avec une concentration au profit de monopoleurs et 65% des produits de première nécessité : marché des fruits et légumes, de la viande, du poisson et textile et cuirs à travers des importations désordonnées. Cette sphère des liens avec des segments rentiers où il est plus facile d’importer que de produire localement du fait des contraintes d’environnement : bureaucratie sclérosante, banques, guichets administratifs, l’épineux problème du foncier et l’inadaptation du système socio-éducatif.

2.- L’impact sur le niveau des salaires ?

L’article 87 bis de la loi 90-11 d’avril 1990, modifiée et complétée en 1997 relatif aux relations de travail, a été élaboré par le Fonds monétaire international qui a imposé des conditionnalités draconiennes à l’Algérie, en cessation de paiement en 1994. Il stipule que le salaire national minimum garanti (SNMG) applicable dans les secteurs d’activité est fixé par décret, après consultation des associations syndicales de travailleurs et d’employeurs les plus représentatives et en fonction de l’évolution de la productivité moyenne nationale enregistrée ; de l’indice des prix à la consommation et de la conjoncture économique générale. L’article 87 bis comprend le salaire national minimum garanti, prévu à l’article 87, le salaire de base, les indemnités et primes de toute nature à l’exclusion des indemnités versées au titre de remboursement de frais engagés par le travailleur. Concernant justement son éventuelle modification ou abrogation, il y a effectivement, actuellement une totale confusion, la décision finale revenant au gouvernement où ce dossier qui revient d’une manière récurrente depuis 2005, sera étudié à la prochaine tripartite. Cependant, du fait de l’aisance financière qui est d’ailleurs artificielle due à la rente des hydrocarbures, la position du ministre du Travail a évolué d’un refus par le passé à l’acceptation. Puisque dans une déclaration récente de juin 2013, pour le représentant du gouvernement qui parle de modification et non d’abrogation, ce choix "éviterait un rapprochement de salaire entre les travailleurs dont les qualifications et ancienneté diffèrent et d’avoir une vision uniforme de la politique salariale conformément aux définitions en vigueur dans les Etats du nord et du sud de la Méditerranée et aux exigences économiques et attentes sociales". Quel pourrait être l’impact sur le niveau du salaire ? Cette démarche, si elle venait à être adoptée, aura une incidence sur deux éléments majeurs. Le SNMG dans sa période active et sa pension une fois validée les années de travail dans la période de la retraite, du fait que le système de calcul applique une grille de calcul qui prend en compte le salaire soumis à cotisations à l’exclusion des prestations à caractère familial (allocations familiales, primes de scolarité, salaire unique,…), et les primes à caractère exceptionnel (primes de départ à la retraite, indemnité de licenciement,…). Pour les syndicats dans leur majorité, si pour la revalorisation des salaires, le SNMG a été révisé ces trois dernières années à deux reprises, pour atteindre, à partir de janvier 2012, 18000 DA, cela n’a pas contribué à améliorer les conditions de vie des Algériens et donc s’impose la modification ou la suppression de cet article qui vise à faire du SNMG, un salaire expurgé de ses nombreuses primes et indemnités. La conséquence d’une telle mesure réside dans le fait que le salarié est appelé à percevoir ses 18 000 DA de SNMG dans leur totalité sans avoir à subir aucune soustraction, comme auparavant, encore que certains syndicats autonomes plaident pour que le SNMG soit calculé sur le salaire net et non brut, c’est-à-dire après défalcation des retenues. Et ce, pour rendre «palpables» les augmentations salariales arguant que ce sont les hauts cadres, indexés au SNMG, qui bénéficieront de cette augmentation.

3.- Quel sera l’impact financier au niveau micro-économique ?

Lors de la 14e tripartite en septembre 2011, les partenaires sociaux, patronat, UGTA et gouvernement avaient mis en place un groupe de travail pour évaluer les incidences financières de cette abrogation ou modification dans la révision du Code du travail en instance depuis 2005 sur les entreprises. Pour l’UGTA, qui après des hésitations, a suivi les syndicats autonomes, qui seront conviés pour la première fois à la prochaine tripartite, les calculs des incidences sont modérés. L’alignement du SNMG sur le salaire de base et l’IEP concernerait près de 693 313 fonctionnaires et induirait une incidence financière de près de 49 milliards de dinars. Alors que dans le cas de la suppression du 87 bis (alignement du Snmg sur le salaire de base), l’incident financier serait près de 76 milliards pour un effectif de 997 679 fonctionnaires. Toujours selon l’UGTA, pour le secteur économique, à Cosider, la masse salariale globale augmenterait de plus de 38,69% avec l’abrogation du 87 bis mais ne donne pas le montant en cas de l’alignement du salaire de base avec l’IEP. Qu’en sera-t-il dans les autres PMI/PME représentant plus de 90% du tissu économique où la masse salariale au sein de la valeur-ajoutée dépasse souvent les 50% ? Un exemple récent en 2013, pourtant d’un grand complexe, où l’administration du complexe sidérurgique d’El Hadjar a indiqué ne pas être en mesure d’assurer financièrement les augmentations des salaires proposés par le syndicat d’entreprise. C’est la même inquiétude des organisations syndicales patronales bien que la situation diffère d’une entreprise à une autre, (CAP-CNPA-CGEOA-CIPA) rejoint par le FCE qui n’est pas un syndicat mais un important centre de réflexion, pour qui le relèvement des salaires suite à l’abrogation de cet article aura pour incidence 20% d’augmentations qui toucheront tous les salaires. Aussi, les opérateurs économiques lors de la prochaine tripartite demanderont des aides à l’Etat sous forme de subventions supportées par le Trésor public, baisse de la TVA, taux d’intérêts bonifiés ou des exonérations fiscales et ce suite aux augmentations de salaires qu’ils ne pourront pas supporter. En cas de mésentente avec le gouvernement, il y a risque de licenciements ou des assainissements à répétition des entreprises publiques les plus fragiles (déjà plus de 50 milliards de dollars entre 1970/2012). Pour bon nombre d’entrepreneurs privés de la sphère productive, n’ayant pas les capacités de financement, ils iront se réfugier dans la sphère commerciale spéculative, ou informelle déjà florissante où tout se traite en cash facilitant l’évasion fiscale estimée à environ 2/3 milliards de dollars par an. Se pose le problème des retraités du fait que la loi est rarement rétroactive dont certains vivent avec un salaire dérisoire qui a été largement épongé par l’inflation alors que les cadres supérieurs de l’Etat suivent la progression de leurs collègues actifs. C’est une profonde injustice sociale ? Exemple un professeur d’université en fin de carrière mis en retraite entre 1995/ 2000 perçoit à peine 40 000 dinars par mois. Quel impact au niveau macro-économique ? Comment ne pas rappeler que les équilibres macro-économiques, équilibres relatifs car n’existant pas d’équilibre dans l’absolu, l’a été depuis l’ajustement structurel de 1994 au moment où le taux d’inflation dépassait largement les 20% au prix d’importants sacrifices de la population algérienne et notamment des couches moyennes salariés qui ont été laminées. Car attention aux utopies dans la mesure où toute Nation ne partage que ce qu’elle a préalablement produite, si elle veut éviter la dérive sociale et politique, qui pénaliseront à terme les couches les plus défavorisées, contrairement aux discours populistes, le cas Algérie étant spécifique, la rente des hydrocarbures voilant la réalité économique. On peut le démontrer mathématiquement, le pouvoir d’achat de la majorité des Algériens est en fonction de la rente des hydrocarbures avec une corrélation de 70/80% et que toute réduction des recettes aura pour conséquence, proportionnellement une baisse de son pouvoir d’achat, les réserves de change jouant le rôle transitoire d’antichoc social. Il existe une loi économique valable pour tout pays : le taux d’emploi, et par là conditionnant le pouvoir d’achat, est en fonction du taux de croissance et des structures des taux de productivité. Selon des chiffres révélés en 2005, le gouvernement estimait l’impact financier d’une éventuelle suppression de l’article 87 bis à 500 milliards de dinars pour l’Etat et 40 milliards pour les entreprises soit 540 milliards de dinars (7 milliards de dollars).

4.- L’impact des emplois-rente au lieu des emplois économiques

Ces données ont été calculées avant les augmentations généralisées récentes des salaires. L’impact financier serait donc beaucoup plus important en 2013 au vu de nos extrapolations précédentes avec le danger de tensions inflationnistes. Sous l’hypothèse que les primes qui seront imposables et incluses dans le salaire à la retraite, représentent environ 15 à 20% du revenu pour toutes les catégories de salariés, et après toutes les réévaluations récentes de salaires depuis 2005 , et si l’on embauche encore 200.000 fonctionnaires ,en plus des deux millions ( 2) actuels un fonctionnaire ne créant pas de valeur durable, que l’Etat devrai supporter pendant 30 années d’exercice ce qui nous donnerait comme incidences, une tendance supérieure à 10/12 milliards de dollars annuellement. Ces nouvelles embauches de fonctionnaires , avec des mises en retraies à l’âge de 60 ans alors qu’il faille tenir compte de l’allongement de la durée de vie et distinguer les métiers pénibles ou faiblement pénibles , la majorité des pays dans le monde ayant décidé de rallonger la date de mise à la retraire ( (plus de 65 ans), et donc d’assouplir la récente décision qui ne correspond pas à la réalité économique et sociale, auront des effets cumulatifs qui seront d’autant plus importants que les incidences de l’abrogation ou modification de l’article 87 bis interviennent dans un contexte de poussées inflationnistes où selon l’officiel le taux d’inflation a doublé en 2012 par rapport à 2011 avec un niveau rarement atteint de plus de 9% dont entre 15/ 25% pour les produits de première nécessité coïncidant avec les augmentations généralisées de salaires. Rappelons que le taux d’inflation a été d’environ 3,9% en 2010, 4,52% en 2011 (encore que l’indice alimentaire a dépassé les 8%) mais que l’on calcule le taux d’inflation par rapport à la période précédente : ainsi un taux plus bas en 2013 d’environ 4%, par rapport au taux élevé en 2012, donne globalement un taux cumulé élevé de 13%. Sur le plan macro-économique, du fait que l’Algérie exporte 97% d’hydrocarbures et importe 70% des besoins des ménages et des entreprises publiques et privées (dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%) la forte augmentation des salaires, n’ayant pas induit une productivité proportionnelle, a conduit inévitablement une augmentation en valeur des importations.

Du fait de la rigidité de l’offre, il y a risque d’une hausse des prix internes, c’est-à-dire l’accélération du processus inflationniste, pénalisant les couches les plus défavorisées car l’inflation joue toujours comme facteur de concentration de revenus au profit des revenus variables non concernés par cet article et au détriment des revenus fixes. Cette poussée récente des importations , 55 milliards de dollars d’importation de biens en 2013 auquel il faut ajouter 12 milliards de dollars d’importation de services ( la balance des paiements étant un document beaucoup plus fiable que al balance commerciale) est donc le fait à la fois, certes de certaines surfacturations (pas de contrôle, cotation administrative du dinar), mais également des augmentations de salaires car l’Algérie, ne produit presque rien assistant au dépérissement du tissu industriel (moins de 5% du PIB). A ce titre je rappelle les quatre conclusions de l’audit sur les salaires et l’emploi, audit que j’ai eue à diriger pour les pouvoirs publics entre 2007/2008, toujours d’une brûlante actualité (11 volumes) avec une équipe pluridisciplinaire composée d’économistes, de sociologues et de démographes, tous experts algériens. Premièrement, est que n’existe pas de politique salariale encourageant les créateurs de richesses mais des versements de traitements de rente, souvent sans contreparties productives. Il existe une loi en économie : seule la sphère économique et indirectement comme le postule le PNUD par l’indice du développement humain IRH, la santé et l’éducation qui produisent de la valeur-ajoutée. Deuxièmement, au niveau de la sphère économique et l’administration existent des sureffectifs et qu’au niveau de l’enseignement est privilégiée la quantité au détriment de la qualité. Pour preuve aucune université algérienne ne figure dans le dernier classement mondial de Shangai 2013. Troisièmement, aucune politique salariale fiable et à fortiori une politique de subventions actuellement généralisée, source de gaspillage et de transfert de produits hors des frontières, ne peut se réaliser sans que l’on ait une vision claire de la répartition du revenu national et du modèle de consommation spécifique par couches sociales afin de favoriser les producteurs de richesses et de lutter, parallèlement à une nouvelle politique fiscale ciblée contre une concentration excessive du revenu national. Comme rappelé précédemment, quatrièmement, le pouvoir d’achat de la majorité des Algériens est en fonction de la rente des hydrocarbures pour une corrélation de 70/80% et que toute réduction des recettes aura pour conséquence, proportionnellement une baisse de son pouvoir d’achat, les réserves de change jouant le rôle transitoire d’antichoc social. Le produit intérieur brut (PIB) est constitué certes directement d’environ 40% de la part des hydrocarbures et indirectement la rente des hydrocarbures contribue à plus de 80% du PIB, laissant aux véritables producteurs de richesses, autonomes dans leurs décisions, vivant de l’autofinancement, moins de 20% devant tenir compte de l’effet indirect via la dépense publique (500 milliards de dollars programmée entre 2004/2013) donnant des taux de croissance et de chômage artificiels, rendu possible grâce aux recettes de Sonatrach qui se sont élevées à 660 milliards de dollars entre 2000-2013.

En résumé, il s’agit d’adapter le code du travail algérien aux nouvelles exigences tant locales que mondiales tout en favorisant la formation permanente étant appelé en ce XXIe siècle à changer plusieurs fois d’emploi dans notre vie, loin des emplois rentes du passé ainsi que la pluralité syndicale et non des syndicats-maison, non représentatif du monde du travail, vivant du transfert de la rente. La modification de l’article 87 bis doit forcément favoriser les secteurs productifs, intégrer la dignité des travailleurs, grâce au rôle de l’Etat régulateur, important en économie de marché au moyen d’une planification stratégique, conciliant les coûts sociaux et les coûts privés, en ce monde turbulent et instable préfigurant d’importants bouleversements géostratégiques entre 2015/2020. L’Etat qui n’est fort que par la moralité de ceux qui le dirigent, impliquant l’Etat de Droit et la démocratisation de la société, doit garantir aux travailleurs un minimum nécessaire tant pour leur subsistance mais également pour d’autres activités, le besoin étant historiquement daté, l’être humain n’étant pas un pur consommateur biologique. Mais le problème essentiel auquel est confronté l’Algérie, est d’avoir une meilleure gouvernance qui conditionne une transition d’une économie de rente, à une économie hors hydrocarbures, liée à une transition énergétique – mix énergétique- du fait de l’épuisement des ressources traditionnels, à l’horizon 2025/ 2030, dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux. C’est la condition afin d’améliorer le pouvoir d’achat des Algériens, d’une manière durable et non artificielle. Les pouvoirs publics ont-ils tiré les leçons de la chute des cours des hydrocarbures en 1986 avec ses incidences économiques, politiques et sociales de 1988 à 2000 ? L’Algérie en maintenant la politique actuelle va droit au mur. Un profond réaménagement des structures du pouvoir actuellement assis sur la rente en réhabilitant l’Etat de droit et les véritables producteurs de richesses, l’entreprise et son fondement le savoir, s’imposent face au bouleversement mondial. Attention à la dérive sociale par une politique populiste. Il y va de la sécurité nationale. 

Source Le Matin DZ

Dr Abderrahmane Mebtoul, Professeur des Universités et expert International

Le Pèlerin

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 06:54

«Les Algériens connaissent leurs intérêts»

Abdelmalek Sellal

 

Interrogé si Abdelaziz Bouteflika sera candidat à la présidentielle d'avril, le Premier ministre a esquivé la question. «Il reste encore du temps», s'est-il contenté de dire sans pour autant confirmer sa candidature.

C'est sans impact. Le boycott de l'élection par certains partis politiques ne semble pas déranger le pouvoir. Interpellé sur cette question, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s'est montré serein et même insoucieux. «Ça nous dérange pas», a-t-il laissé entendre en marge de la séance de clôture de la session parlementaire d'automne, hier à l'APN. Pour lui, la campagne de boycott que vont mener les partis de l'opposition est un non-événement.

«Les Algériens connaissent leurs intérêts», a-t-il clairement répondu pour démontrer qu'il n'y a pas lieu de s'affoler. Le message de Sellal aux partis de l'opposition est très clair et traduit que la décision du boycott est loin de secouer le gouvernement. Le RCD et plusieurs partis de la mouvance islamiste ont décidé de boycotter le scrutin du 17 avril prochain en estimant que le jeu politique est fermé.

Contrairement au ministre de l'Intérieur Tayeb Belaïz qui avait déclaré que l'opposition ne sera pas autorisée à mener sa campagne en utilisant son veto sur l'octroi des salles de réunion, le Premier ministre n'a pas donné d'importance à ce boycott. Interrogé si Abdelaziz Bouteflika sera candidat à la présidentielle d'avril, le Premier ministre a esquivé la question.

«Il reste encore du temps», s'est-il contenté de dire sans pour autant confirmer sa candidature. Sans le citer à titre nominatif, Sellal a affiché sa préférence pour la candidature du président de la République. «Le pays a besoin de stabilité», a-t-il estimé en guise de justification. Un argument devenu de taille pour les partisans du 4ème mandat. Le Premier ministre n'a pas voulu commenter les informations portant sur le retrait du formulaire de souscription par le président de la République. Il a estimé que son gouvernement s'attelle en ce moment «à préparer l'élection présidentielle dans le calme et la sérénité».

Sur ce point, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales était catégorique. Tayeb Belaïz a démenti l'information selon laquelle le président de la République aurait retiré son formulaire de souscription de signature en vue de sa candidature. «Jusqu'à présent, le président de la République n'a adressé aucune demande au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales exprimant le voeu de présenter sa candidature à la prochaine présidentielle», a déclaré Belaïz qui s'exprimait en marge de la séance de clôture de la session d'automne du Conseil de la nation. Pourtant, lors du lancement du «groupe pour la loyauté et la stabilité», entité politique regroupant 31 partis, le président de TAJ, Amar Ghoul, a indiqué que ce groupe «a entamé samedi dernier l'opération de collecte des signatures en faveur de son candidat à l'élection présidentielle prévue le 17 avril prochain, le président Bouteflika».

Logiquement, l'opération de collecte n'est entamée qu'une fois le formulaire retiré. Le ministre des Transports et président de TAJ s'est-il trompé? M.Ghoul voulait certainement précéder le pas à ses alliés du FLN et du RND. Le secrétaire général avait donné instruction à ses mouhafedhs de réunir les responsables des différentes structures pour se préparer à la collecte de signatures. «L'opération de collecte des signatures n'a pas encore commencé car nous n'avons pas encore les formulaires des souscriptions», nous a assuré un membre du bureau politique du FLN. Jusqu'à mardi dernier, 85 postulants à la candidature, dont 18 présidents de partis politiques, ont retiré les formulaires de souscription, selon le département de l'intérieur.
Le département de l'intérieur joue jusqu'à présent la transparence en annonçant le nombre des postulants à la présidentielle de 2014. Les observateurs de la scène politique guettent avec impatience la moindre information sur la candidature ou pas du président sortant.

Même si la campagne pour le 4e mandat a atteint sa vitesse de croisière, le chef de l'Etat n'a pas encore manifesté son intention de briguer un autre mandat. A moins de trois mois du rendez-vous capital, le flou entoure l'horizon politique et l'enjeu de cette présidentielle reste un secret.
Comme à son ouverture, le Parlement a clôturé sa session sur fond de suspense. Le projet de révision de la Constitution et l'option du 4e mandat restent suspendus.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 06:52

Et la grève continue!

Cnapest.jpg

 

Les syndicats accusent la tutelle de vouloir faire endosser la responsabilité de cette grève aux enseignants. L'entrée en grève du Cnapest à partir du 4 février compliquera bien les choses pour les élèves.

Alors que l'Union nationale du personnel de l'Education et de la Formation (Unpef) entame sa 2eme semaine de grève, le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) devra observer dès aujourd'hui une grève de 3 jours. Rien ne se profile à l'horizon et les revendications des syndicats ne semblent pas être prises en charge par la tutelle dès lors que les deux syndicats ont reconduit leur grève de 7 jours (Unpef) et 3 jours (Snapest). L'Unpef a fait part, hier dans un communiqué, d'un taux de suivi «satisfaisant». Ce taux a atteint, selon ce syndicat, 90% à Tlemcen et des taux largement au dessus des 60% dans d'autres wilayas. Dans 10 wilayas du pays, le taux d'adhésion à la grève de l'Unpef s'est situé entre 30 et 35% alors que certaines wilayas ont affiché des taux des plus faibles à 15%. Une chose est sûre, nombre d'élèves sont en vacances forcées et leurs parents affichent leur mécontentement et leur inquiétude surtout que ce débrayage intervient à un moment crucial pour les classes d'examen notamment. Alors que le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest) va entamer sa grève à partir de ce mardi. Il a déposé un préavis de grève le 26 janvier dernier. La tutelle, qui multiplie ses sorties médiatiques, n'arrive toujours pas à faire fléchir la tendance à la grève. L'Unpef a qualifié ces sorties de «manœuvre visant à tromper l'opinion et veut par là faire endosser la responsabilité de la grève aux syndicats». L'Unpef rappellera que les enseignants et autres travailleurs ont donné suffisamment de temps à la tutelle (réunions entre le syndicat et tutelle le 20 octobre et le 23 novembre où des promesses ont été données pour satisfaire certaines revendications) mais ce fut des promesses en l'air.

Meziane Mériane, coordinateur du Snapest, se dit, lui aussi, interloqué que la tutelle use encore de «méthodes mensongères» pour faire croire à l'opinion que la grève actuelle incombe à la seule responsabilité des enseignants et de leurs syndicats. «Nous disons que face aux revendications légitimes des enseignants, il y a lieu d'apporter des solutions réelles et non pas noyer la question dans des considérations pernicieuses et inutiles».

Pour le moment, les syndicats réitèrent leurs revendications. Ils demandent une nouvelle lecture de leur statut particulier en vue de l'adapter à la nouvelle situation et par conséquent de remédier aux dysfonctionnements préjudiciables pour les concernés. Il est demandé également la mise en œuvre de la prime de zone pour les enseignants du Sud et des Hauts-Plateaux, de procéder à l'évaluation des biens des œuvres sociales. La suppression de l'article 87 bis figure également parmi les revendications des corps commun affiliés à l'Unpef qui se sont joints à la grève.

Source Le Quotidien d'Oran Salah-Eddine K.

Le Pèlerin

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 06:47

2014, Une présidentielle inédite

election participation

 

Inédite parce que ce scrutin présidentiel intervient dans un contexte régional radicalement transformé, trois ans après les révoltes de 2011 ayant emporté Ben Ali puis Moubarak, un peu plus de deux ans après la fin du régime de Kadhafi suite à l'intervention de l'Otan, et une année après l'intervention française au Mali.

Redoutant un risque de contagion dû aux situations tunisienne et égyptienne et anticipant la pression occidentale, on a vu le pouvoir politique, faisant déjà face à une montée des tensions sociales et politiques, faire mine de lâcher du lest. Des mesures d'amélioration sociales sont annoncées, l'état d'urgence est aboli, vite suivi par l'annonce de réformes politiques suivies d'un semblant de dialogue avec les partis et des personnalités et la mise en place d'une commission de révision de la Constitution.

Sur ce, le 8 mai 2012, Abdelaziz Bouteflika annonçait publiquement qu'il allait passer la main. Le 10 mai, l'échec des islamistes aux législatives rassure le pouvoir.

Inédite parce que le mandat d'Abdelaziz Bouteflika aura été également marqué par les affaires Sonatrach I et surtout Sonatrach II lesquelles ont vu plusieurs de ses proches impliqués, dont l'ex-ministre de l'Energie, Chakib Khelil aujourd'hui au chaud aux Etats-Unis.

Des islamistes out et un AVC qui change la donne

Inédite surtout, parce que l'AVC du chef de l'Etat en juin 2013 a changé du tout au tout la donne, en éloignant la perspective d'un quatrième mandat, en nourrissant, sur fond de rumeurs, toutes les ambitions de succession.

Et tout ce qui se passe autour depuis quelque temps - ces appels insistants à ce qu'il se représente à la présidentielle alors qu'il y avait renoncé - montre que quelque chose ne fonctionne plus normalement. Pourtant, sa première hospitalisation au Val-de-Grâce en novembre 2005 aurait dû sonner comme un premier avertissement afin de préparer les conditions de sa succession.

Il n'en fut rien. Conséquence: des institutions fonctionnant au ralenti, des réunions des conseils des ministres et des sorties publiques du chef de l'Etat se raréfiant. Cette situation s'est encore aggravée après son AVC d'avril dernier qui l'a tenu 80 jours (et le tient encore) éloigné des affaires.

L'Algérie est aujourd'hui comme paralysée, vivant dans l'attente d'un signe - un discours du président par exemple - qui ne vient pas, avec des Algériens vivant dans l'incertitude totale. Et c'est miracle qu'ils ne désespèrent pas davantage. Parce qu'il y a de l'argent dans les caisses, avancent certains ? Peut-être !

Enfin, le fait que les «comités de soutien au candidat Bouteflika» n'aient pas été réanimés, quand on sait que le 25 novembre 2010, ils avaient tenu leurs premières assises à Laghouat pour donner naissance à une nouvelle formation politique, le Rassemblement pour la concorde nationale (RCN) qui n'a finalement pas vu le jour, lançant de surcroît un appel pressant à Saïd Bouteflika pour qu'il soit leur candidat en 2014 ! «Nous serons tous derrière lui (Saïd Bouteflika ndlr)» déclarait, sûr de lui, à Algérie News du 21 décembre 2010, Sid-Ahmed Ayachi qui présidait ce rassemblement, et ce, cinq jours après l'immolation de Mohamed Bouazizi en Tunisie, sans se douter que la mort de ce dernier serait l'étincelle qui embrasera la Tunisie avant que la révolte ne se propage à l'échelle du monde arabe et maghrébin !

Autre singularité de cette pré-campagne électorale, sauf surprise bien sûr, outre un boycott attendu des démocrates, des islamistes hors course ! Pour la première fois depuis 1995 ! Ainsi apprend-on que le MSP, à l'issue de son conseil national des 24 et 25 janvier dernier a décidé «de boycotter l'élection présidentielle de 2014».

«Un autre mandat de Bouteflika est une insulte au peuple algérien», a tonné le numéro un du parti islamiste Abderrezak Makri. Et de se prononcer pour «un boycott actif» du scrutin présidentiel, boycott que le pouvoir a d'ores et déjà décidé d'interdire.

La fiction de «l’Etat DRS»

Pour terminer sur ce caractère inédit et par bien des côtés, loufoque, de cette pré-campagne présidentielle 2014, il est à se demander si notre regard et notre lecture du fait politique algérien n'ont pas pris un sérieux coup de vieux et s'ils ne demandent pas à être renouvelés.

Jusqu'à récemment, on nous parlait de l'Etat DRS qui détiendrait la réalité du pouvoir et qui fait la pluie et le beau temps. Or, qu'avons-nous constaté et qui demande bien sûr un examen plus approfondi ? En 2004 déjà, la réélection de Bouteflika avait signé le départ de l'homme fort de l'armée et de ses proches adjoints, le général Mohamed Lamari.

On a assisté au ralliement du général à la retraite Khaled Nezzar à la candidature de Bouteflika alors qu'une année avant, il avait sorti un livre très critique sur le chef de l'Etat et fait des déclarations incendiaires à son endroit.

Et ne parlons pas du scrutin présidentiel de 2009 où faute d'adversaires, l'élection a été réglée comme du papier à musique. Mieux, le retour d'Abdelaziz Bouteflika du Val-de-Grâce le 16 juillet dernier ne s'est-il pas traduit par la mise à la retraite de plusieurs officiers supérieurs du DRS, annonçant une reprise en main (ou une neutralisation des services de sécurité et de renseignements) qui ne dit pas son nom?

Derniers en date de cette opération de reprise en main, ces mises à la retraite de quatre hauts gradés dont le général Chaffik ! En tout cas, c'en est peut-être fini de cette fiction de « l'Etat-DRS» à laquelle se réduisait la plupart des commentaires et analyses ! Reste toutefois une question : et maintenant que le DRS n'est plus «faiseur de roi» comme dit Amar Saâdani, la donne a-t-elle pour autant changé? Si c'est le cas, dans quelle mesure se serait-elle traduite par une recomposition du rapport des forces au sommet de l'Etat ? S'il est impossible d'y répondre par l'affirmative, retenons toutefois le fait que la nomination du général Gaïd Salah au poste de vice-ministre de la Défense, tout en restant chef d'état-major de l'armée, présidant de surcroît la Commission spéciale de sécurité, donne à penser qu'un glissement s'est effectué au sommet du pouvoir sous forme d'un rapprochement de tout ou partie de l'institution militaire avec le cercle présidentiel.

Un personnel politique vieillissant et un système incapable de produire un présidentiable qualifié

Ce glissement au sommet du pouvoir ne met nullement fin aux rivalités se cristallisant autour de l'élection présidentielle. Elles vont s'accentuer au fur et à mesure que l'on se rapprochera du 2 mars, date limite, coincidant curieusement avec la date de naissance du chef de l'Etat, pour que ce dernier annonce ou non sa candidature !

Et, loin de clarifier la situation et les enjeux, ces rivalités continueront de rythmer et de structurer la vie politique et, partant, de brouiller les cartes et les repères. Ces rivalités sont révélatrices surtout de l'incapacité de ce système politique au personnel politique vieillissant à produire en temps voulu un présidentiable qualifié. Il est en panne.

Qui plus est, il donne le spectacle d'un FLN qui s'entredéchire, d'un RND politiquement immobile et, à défaut de débat politique serein autour de vrais projets, il a généré une production d'allégeances tenant lieu de ligne politique qui ajoute à la médiocrité politique.

Certes, pour régénérer ce système politique plus que vieilli et usé, quatre walis ont été promus au rang de ministres, lors du dernier remaniement ministériel intervenu le 11 septembre. Mais il n'en reste pas moins que les candidats, «enfants de ce système» pour paraphraser Mouloud Hamrouche, pas tout à fait jeunes, aspirant à être «calife à la place du calife», se comptent sur les doigts d'une main.

Pour aller vite, mis à part Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem, qui, notons-le, n'ont pas appelé Bouteflika à se représenter et qui ne vont certainement pas tarder à sortir du bois, il semble qu'il n'y en ait pas d'autres. L'ex-Premier ministre et ex-secrétaire général du FLN Ali Benflis peut-être ? Bien qu'étant issu de ce système et tout en restant dans une logique consensuelle et non de rupture, l'ex-Premier ministre aura eu le mérite d'avoir tenté en 2004 de faire bouger les lignes en se portant candidat face à Bouteflika.

En outre, les noms de Ouyahia et Belkhadem - un anti-islamiste supposé et un pro-islamiste affiché - avancés par la presse pour succéder à Bouteflika, traduisent cette amère réalité d'un système politique tournant en vase clos qui n'a pas hésité à pousser la caricature à l'extrême, en poussant au devant de la scène Amar Saâdani et à l'encourager à annoncer une chose et son contraire.

Les deux hommes, produits du sytème politique et de sa culture autoritaire, qui ont occupé à tour de rôle la fonction de chef de gouvernement, ne peuvent d'ici le 17 avril, faire oublier qu'ils ont été les comptables dociles de la gestion libérale et autoritaire de ce régime, pour se construire une image de présidentiable et de ce fait, acquérir ce profil du chef espéré, doté d'une culture démocratique, et de la légitimité qui va avec.

Ajoutons qu' à force de cadenasser et verrouiller le champ politico-médiatique, et en l'absence de renouvellement du personnel politique dirigeant, d'intermédiation socio-politique avec «le peuple d'en bas», les cercles dirigeants et rentiers du système ont, de fait, empêché toute perspective de modernisation du politique et avec, celle des institutions du pays et de la représentativité politique, créant ainsi les conditions permettant un déploiement sans entraves du religieux sous sa forme salafiste, quand il n'est pas tacitement encouragé par le silence du pouvoir politique.

Au final, si ça bloque, si Abdelaziz Bouteflika, dont les soutiens espèrent un miracle de santé, paraît jouer la montre en laissant planer le doute sur sa candidature, c'est parce que les cercles du pouvoir redoutent qu'un retrait du président sortant, sans que le terrain n'ait été balisé au mieux de leurs intérêts, ne soit un saut dans l'inconnu, avec son lot de règlements de compte et de mises à l'écart qu'ils associent un peu vite à une déstabilisation.

C'est pourquoi cette fin de mandat ne saurait se réduire à guetter la santé du chef de l'Etat et à se faire l'écho de ce bruissement de rumeurs qui l'accompagne.

Source Le Soir d’Algérie Hassane Zerrouky

Le Pèlerin

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 06:44

La retraite à 60 ans pose problème

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Il est attendu, au cours de la prochaine tripartite, que les partenaires sociaux esquissent «ne serait-ce qu'un mot», sur le pourvoi des 140.000 postes d'emploi dans la Fonction publique.

Le Premier ministre a claironné, partout où il est passé, que le gouvernement planche, actuellement, sur une sorte de concours destiné à tester les capacités des jeunes en pré-emploi pour «pouvoir les placer dans des postes qui cadrent avec leurs aptitudes.» Certains milieux avancent même que le nombre de postes d'emploi à pourvoir est 240.000 «notamment dans la Santé et l'Education où la demande est importante.»

Ceux qui pensent qu'il est judicieux de «réformer» la Fonction publique, en reconstituant son encadrement, peinent en parallèle, à faire entendre leur voix «pour mettre un terme à la liquidation des cadres, en les obligeant à partir à la retraite, à 60 ans.» Nos sources pensent qu'«il est impératif de se pencher sur cette question de la retraite», parce qu'estiment des membres du gouvernement et des syndicalistes que «faire partir les cadres à 60 ans, cause des pertes à l'Etat sur deux volets : la sécurité sociale et le capital expérience.» L'on nous explique que «les cadres peuvent rester jusqu'à 65 ans, ça donne du répit à la Caisse des retraites, en plus, à 60 ans, les cadres sont en pleine maturité, au plan rentabilité, ils peuvent travailler et encadrer les jeunes nouvellement recrutés, les secteurs économiques, notamment, ont besoin de ces compétences pour transférer leur capital expérience aux jeunes.» La première à faire taire les voix qui veulent évoquer ces aspects de la question, c'est l'UGTA parce que, paradoxe des temps, c'est elle, nous dit un responsable au premier ministère «qui a exposé le problème, en premier, mais ses fédérations ont menacé de faire grève.» En effet, les fédérations «qui ont du monde» ont toutes refusé l'idée de faire reculer l'âge de la retraite à 65 ans, pour la simple raison, nous disent nos sources, que «les travailleurs dans les secteurs où ces fédérations sont bien représentées, préfèrent partir à la retraite, dès qu'ils ont cumulé les 32 ans de service requis pour caser leurs enfants ou leurs proches.» Il existe, aujourd'hui, bien «une question difficile à résoudre,» nous dit-on. Nos sources notent, à charge du gouvernement, que « la moyenne de vie des Algériens est, aujourd'hui, de 72 ans, mais l'on refuse de calculer avec ces référents.» En tout état de cause, une idée est en gestation pour solutionner le problème, «monter l'âge de la retraite année par année.» C'est-à-dire, expliquent nos sources, «chaque année, le gouvernement ajoute une année à l'âge de départ à la retraite jusqu'à atteindre 65 ans, on gagnerait ainsi à laisser respirer les caisses de sécurité sociale et le pays profite du capital-expérience.» Evidemment, ceux qui réfléchissent sur la question, notent que «si une telle réflexion aboutit, les travailleurs auront toujours latitude de partir à la retraite à l'âge qu'ils veulent»

Source Le Quotidien d'Oran

Le Pèlerin

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