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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 10:06

Chems Eddine Chitour: Moi, Président de la deuxième République Je fais le serment

presidence algerie

 

Le Pr Chems Eddine Chitour

«Quand tu lances la flèche de la vérité, prends soin avant de tremper la pointe dans du miel.»

Proverbe algérien

La situation actuelle du pays est délicate, elle demande à chacun de nous de faire son introspection et de prendre position pour le plus grand bien de ce pays. Etat des lieux

Chems Eddine Chitour: Moi, Président de la deuxième République Je fais le serment

Le Pr Chems Eddine Chitour

«Quand tu lances la flèche de la vérité, prends soin avant de tremper la pointe dans du miel.»

Proverbe algérien

La situation actuelle du pays est délicate, elle demande à chacun de nous de faire son introspection et de prendre position pour le plus grand bien de ce pays. Un état des lieux sans complaisance est nécessaire.

Etat des lieux

L'Algérie de 2014, c'est 39 millions d'habitants dont 90% n'ont pas connu le colonialisme. Et pourtant, le pouvoir continue à régner sur la légitimité révolutionnaire alliée avec les nouveaux riches. Cela ne veut pas dire que la Glorieuse Révolution, les martyrs et les moudjahidine sont à oublier, non! Simplement, nous sommes au XXIe siècle, de nouvelles légitimités basées sur le savoir, la compétence et l'amour du pays doivent prendre la relève graduellement mettant un terme à toute la satrapie de la famille révolutionnaire dont on peut se demander à juste titre quelle est sa valeur ajoutée si ce n'est en termes de jouissance sans mérite. Si on devait faire honnêtement le bilan des cinquante ans passés, nous avons dilapidé une rente de près de 800 milliards de dollars dont 600 milliards depuis l'année 2000.

Qu'avons-nous fait de perenne? Il est vrai que l'Algérie de 2014 est un grand pays riche, mais désespérément sous-développé avec toujours les mêmes interrogations. Après un cinquantenaire d'actions plus ou moins glorieuses, l'Algérie se retrouve à la croisée des chemins avec une société gérée encore par la «aççabya». Elle n'a pas permis l'émergence de la nation au sens du désir de vivre ensemble.

Nous sommes, en tant qu'intellectuels, en faute, nous avons une faillite morale pour n'avoir pas su dire «non!», «basta!» aux multiples dérives d'un système qui fait dans la «aççabya» un mode de gouvernance qui perpétue et fait de la Glorieuse Révolution de Novembre et dont nous fêtons le soixantième anniversaire, un fonds de commerce lucratif. Quelle est la priorité pour celui qui s'immole ou brave la mer? Un travail, une vie décente? Un avenir ou la liberté. Beckett disait qu'«un bulletin de vote ne se mange pas». Nous ne voyons dans le comportement des jeunes que la dimension «destruction», essayons de voir en eux des bâtisseurs. Quelle tragédie que des jeunes gens en arrivent à jouer leur vie à pile ou face dans des embarcations de fortune ou, pire, à offrir leur corps aux flammes; chaque harraga qui disparaît, chaque immolation sont des actes de désespoir et aussi des actes d'accusation contre notre indifférence.

Qui se souvient pour la période récente du 5 octobre 1988, qui a vu la fine fleur du pays être fauchée? Il fut, de mon point de vue, le déclencheur du vent de liberté des peuples arabes. Cet événement donnait l'illusion que tout était permis, que l'Algérien, ce frondeur, avait le droit au chapitre, il pouvait critiquer. Il était, en un mot, acteur de son destin. La démocratie semblait à portée de main. La vie politique s'alluma, les langues se délièrent et une formidable ouverture se dessina. tout était devenu possible. Mais le fol espoir allait vite retomber. Les Algériens perdirent pied et s'accrochèrent par réflexe atavique ou eschatologique aux discours les plus radicaux, les plus sectaires, les plus dangereux qui nous amenèrent à la décennie noire.

Un quart de siècle plus tard ou en sommes-nous? Force est de constater que nous sommes au point mort, que la régression n'a pas été féconde, que la «aççabya, le régionalisme, les passe-droits, la corruption sont devenus un sport national aussi pernicieux que celui qui a permis à des individus qui n'ont rien prouvé toute leur vie de se voir offrir des milliards de DA pour avoir tapé dans le ballon et avoir donné un peu de soporifique trompeur à une jeunesse en mal d'espoir. Donner en une fois à un joueur le gain d'un salaire d'un professeur besogneux pendant toute une vie est le plus mauvais message que l'on puisse donner contre l'école qui ne joue plus son rôle d'ascenseur social.

La gestion par la paresse intellectuelle est encore possible tant que nous pompons d'une façon frénétique une ressource qui appartient aux générations futures. Notre errance actuelle c´est aussi le gaspillage frénétique de nos ressources en hydrocarbures du fait de l´absence, là aussi, d´une stratégie et c´est enfin, la corruption, qui est là pour nous rappeler notre sous-développement. De plus, il nous paraît tragique d'annoncer urbi et orbi que l'Algérie a pour cinquante ans de réserve, notamment avec le canular du gaz de schiste. C'est un mauvais signal que les Algériens perçoivent ainsi: dormons, la rente veille sur notre gabegie avec le fameux adage «Ragda oua tmangi dima felcoungi» «Sommeil, boustifaille, et toujours en congé» voilà l'Homo algerianius du 20e siècle qui roule sur quelques neurones.

C'est enfin un système éducatif en miette, et une sous-culture folklorisée dans le sens du chant et de la danse, du farniente des Mille et Une Nuits pendant que le monde développé en est au Web 3.0, que la Chine a rattrapé les Etats-Unis. En 1963, nous avions le même niveau que la Corée du Sud, 50 ans plus tard, la Corée du Sud est 10e et nous 110e.

Dans l'Algérie actuelle tout est à prendre, les Algériens qui font leur travail, qui méritent durement leur salaire sont de plus en plus scandalisés par le m'as-tu-vu et les fortunes qui ont jailli du néant, de toute une faune dont l'unité de mesure est le milliard. J'en veux à cette culture qui a réussi à abrutir la jeunesse en lui proposant de «se divertir» pour oublier dans la plus pure tradition de «panem et circenses» «du pain et des jeux de cirque» de l'Empire romain sur le déclin, alors qu'il faut lui proposer de s'instruire, de connaître l'histoire de son pays, de la lecture, du théâtre, l'éducation, du travail, bref, de la sueur au lieu de soporifiques coûteux et sans lendemain..

Il n'y a jamais de place dans les journaux pour la science, la recherche, la prouesse des Algériens. Sait-on par exemple en dépit de ce que disent les nihilistes que la Recherche - malgré ses insuffisances réelles a permis à des chercheurs de participer à la construction d'un télescope spatial. Le salaire mensuel des vingt chercheurs retenus par la Nasa est équivalent à celui d'un footballeur du «mercato», encore un autre mot pour désigner un marché juteux. On croit aussi à tort que le football, des Messi, des Maradona, payés d'une façon ou d'une autre avec le pétrole des générations futures, les Aliens de l'Equipe nationale pour la plupart vivent dans d'autres cieux, ils viennent le temps d'un match recevoir la dîme et retourner chez eux, ils sont des exemples à suivre.

De fait, l´Algérie est devenue un tube digestif immense, l´Algérien veut tout et tout de suite et par un mimétisme ravageur, il n´emprunte à l´Occident que ce qu´il ne produit pas, mais qu´il peut pour le moment encore acheter. Avoir 40 millions de portables ou rouler en 4x4 et consommer d´une façon débridée l´énergie n´est pas un signe de développement. Le pouvoir, dos au mur, est confronté à toutes les révoltes, au lieu du parler vrai, tente de maintenir une stabilité apparente alors que les problèmes de fond attendent d'être abordés résolument

La course à la présidentielle

Cette présidentielle est marquée par l'avènement de personnes frappées par le Principe de Peter. Elles pensent que leur compétence réelle ou supposée dans un domaine donné, leur permet toutes les outrances, à telle enseigne qu'une caricature les a croquées en montrant une foule de clowns criant: «Moi aussi, moi aussi je veux me présenter.» Il y a de ce fait -comble d'ironie- des candidats à la présidentielle qui viennent nous dire comment il faut faire. Que connaissent ces donneurs de leçons à distance, qui se permettent de s'immiscer dans une Algérie qu'ils ont abandonnée au plus fort de sa détresse pour des cieux plus cléments. A ces intellectuels autoproclamés, il manque une vertu fondamentale: l'humilité et la retenue vis-à-vis de cette Algérie profonde, celle qui galère au quotidien. Je les invite à venir vivre et vibrer à la fréquence de la mal-vie des Algériens d'en bas et non pas à celle du Quartier latin derrière un verre ou celle encore dénuée d'humilité à partir de Montréal ou d'ailleurs.

A tous les spécialistes du «Armons-nous et partez», qui donnent des conseils, qui savent au fond d'eux-mêmes que leur cinéma de la présidentielle a pour finalité d'avoir une visibilité aussi fugace que celle d'un météore soit-elle. «Etre un homme, disait Malraux, c'est réduire la part de la comédie.» Non messieurs, il s'agit du destin de l'Algérie, je vous invite à rentrer au pays vivre ses espoirs et ses déceptions, écouter ce que ces jeunes ont à dire, payer de leur personne, rattraper leur dette pour avoir fui ce pays quand il était à feu et à sang. Je les invite ´´ici et maintenant´´ à venir participer à une longue marche celle qui consiste à suer, à baver, à créer in situ en faisant fleurir cette jeunesse non pas à distance avec le «Y a qu'à...».

Un projet de société viable

Au-delà des libertés de la démocratie, de l'alternance à graver dans le marbre lors d'une nouvelle Constituante pour une deuxième République, il faut réconcilier l'Algérie avec son histoire et enseigner que 18 siècles avant l'avènement de l'Islam au Maghreb, il y avait un peuple, une identité, une civilisation. Massinissa battait monnaie quand l'Europe n'avait pas émergé aux temps historiques. Revendiquons nos racines amazighes sans en faire un fonds de commerce. Nous avons trop souffert du slogan «Nous sommes arabes, arabes, arabes» de Ben Bella. Une fois l'identité plurielle assumée, enseignée et traduite d'une façon apaisée dans les attributs de souveraineté, telle que la langue, les médias, il faut se mettre au travail et propulser l'Algérie dans ce XXIe siècle de tous les dangers.

Nous devons être en mesure de permettre à chacun de donner la pleine mesure de son talent, d'être utile, de gagner dignement son pain, non pas par des perfusions faisant des citoyens des assistés à vie ou des oubliés à vie. Tout travail mérite salaire. Distribuer la rente fera que rien de pérenne ne sera construit et tout retombera d'un coup une fois que la rente ne sera plus là pour couvrir les atermoiements et les errances.

L'exemple récent de Ghardaïa est à méditer. Il est nécessaire de réconcilier ce peuple avec son histoire. Si on ne doit pas invoquer la théorie du complot extérieur à tout bout de champ, force est de constater que le potentiel de l'Algérie ne laisse pas indifférent les grands de ce monde. A Dieu ne plaise, si on ne fait rien pour asseoir définitivement un Etat Nation, nous allons être soudanisés, voire irakisés, ou pire, somalisés. Nous ne sommes pas invulnérables !

Le moment est venu, le croyons-nous encore une fois, de réconcilier les Algériennes et les Algériens avec leur Histoire de telle façon à en faire un invariant qui ne sera pas récupéré d´une façon ou d´une autre. Le moment est venu aussi, une fois encore, de faire émerger à côté encore des légitimités historiques, les nouvelles légitimités du XXIe siècle. Chacun devra être jugé à l'aune de sa valeur ajoutée, non pas en tant que remueur de foule, voire comme professionnel de la politique.

Dans une génération, l´Algérie importera son pétrole, avec quoi, puisque présentement, il représente 98% de ses recettes. La société civile que nous devons contribuer à faire émerger devra être partie prenante du destin de l´Algérie. S´agissant de la stratégie énergétique, il est important de tout mettre à plat et tracer un cap qui nous permette d´aller vers la sobriété énergétique et miser sur les énergies renouvelables en n´extrayant du pétrole et du gaz que ce qui est strictement nécessaire au développement. Qu´on se le dise! Notre meilleure banque est notre sous-sol, c´est cela le développement durable.

Moi, président de la République

Sans être exhaustif, je propose cette anaphore qui sans être exhaustive donne une idée des mesures nécessaires si l'on veut conquérir le coeur des Algériens et s'imposer autrement que par les méthodes que la morale réprouve.

Moi, président, je mettrais tous mes efforts pour faire aboutir un projet de société consensuel en combattant le régionalisme, le népotisme et les déviations basées sur l'ethnie ou la religion.

Moi, président, je choisis de parler vrai et d'assumer une impopularité si j'ai la conviction que c'est la bonne voie pour mon pays, quitte à démissionner.

Moi, président de la République, je ferais de mon mieux pour consacrer les libertés individuelles

Moi, président, je rendrais l'espoir à cette jeunesse en lui donnant une utopie, un cap qui est la construction d'un Etat fort où seul le mérite sera pris en considération

Moi, président, je ferais du système éducatif et de la recherche le coeur de la stratégie pour une transition multidimensionnelle

Moi, président, je n'irais inaugurer que des réalisations de création de richesse, et pas de salles de classe ou d'amphis ou de logement

Moi, président, j'irais m'enquérir régulièrement de l'acte pédagogique dans les écoles, les lycées, les universités de la plus modeste recherche, dans le plus humble des laboratoires

Moi, président, je réhabiliterais le service national matrice du vivre-ensemble, j'irai encourager les bâtisseurs du développement national qui feront du Sahara une seconde Californie, qui construirons de nouvelles villes au Sud,

Moi, président de la République, je donnerais un sens au développement durable

Moi, président de la République, je protégerais les ressources fossiles en n'extrayant du sous-sol que ce qui est nécessaire, convaincu que notre meilleure banque est notre sous-sol. Le peu d'énergie qui reste, notamment le gaz de schiste ne sera exploitée que quand la technologie sera respectueuse de l'environnement

Moi, président de la République, je ferais la chasse au gaspillage sous toutes ses formes, je recommanderais aux imams de faire des prêches incitant les fidèles à l'économie, je mettrais en oeuvre l'apprentissage de l'éco-citoyenneté au lieu de l'égo-citoyenneté actuelle

Moi, président de la République, je réhabiliterais l'effort, le devoir bien fait en mobilisant les médias lourds pour mettre en valeur les efforts de ces méritants de la Nation

Moi, président de la République, je réhabiliterais le sport national, la performance pour l'idéal national et non pour l'argent

Moi, président, j'exigerais de tous les responsables de déclarer sur l'honneur leur patrimoine.

L'immense majorité de la jeunesse est en attente d'un Messie qui vibre à leur fréquence qui au lieu du «quararna», convainc et ne contraint pas.

En définitive, il nous faut retrouver cette âme de pionnier que l'on avait à l'Indépendance en mobilisant, quand il y a un cap. Imaginons que le pays avec une nouvelle Constitution qui ancre la démocratie, décide de mobiliser dans le cadre du Service national, véritable matrice du nationalisme et de l'identité, des jeunes capables de faire reverdir le Sahara, de s'attaquer aux changements climatiques, d'être les chevilles ouvrières à des degrés divers d'une stratégie énergétique qui tourne le dos au tout-hydrocarbures et qui s'engage à marche forcée dans les énergies renouvelables.

L'immense majorité de la jeunesse est en attente d'un Messie qui vibre à leur fréquence qui au lieu du «quararna», convainc et ne contraint pas. Le bonheur transparaîtra en chacun de nous par la satisfaction d'avoir été unis utiles, et en contribuant par un travail bien fait, par l'intelligence et la sueur, à l'avènement de l'Algérie de nos rêves. Il ne tient qu'à notre volonté de faire de nos rêves une réalité. Nous le devons, nous le pouvons. Faisons-le. Nos élites politiques sont comptables devant l'histoire.

Source L’Expression

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Le Pèlerin

 

L'Algérie de 2014, c'est 39 millions d'habitants dont 90% n'ont pas connu le colonialisme. Et pourtant, le pouvoir continue à régner sur la légitimité révolutionnaire alliée avec les nouveaux riches. Cela ne veut pas dire que la Glorieuse Révolution, les martyrs et les moudjahidine sont à oublier, non! Simplement, nous sommes au XXIe siècle, de nouvelles légitimités basées sur le savoir, la compétence et l'amour du pays doivent prendre la relève graduellement mettant un terme à toute la satrapie de la famille révolutionnaire dont on peut se demander à juste titre quelle est sa valeur ajoutée si ce n'est en termes de jouissance sans mérite. Si on devait faire honnêtement le bilan des cinquante ans passés, nous avons dilapidé une rente de près de 800 milliards de dollars dont 600 milliards depuis l'année 2000.

Qu'avons-nous fait de perenne? Il est vrai que l'Algérie de 2014 est un grand pays riche, mais désespérément sous-développé avec toujours les mêmes interrogations. Après un cinquantenaire d'actions plus ou moins glorieuses, l'Algérie se retrouve à la croisée des chemins avec une société gérée encore par la «aççabya». Elle n'a pas permis l'émergence de la nation au sens du désir de vivre ensemble.

Nous sommes, en tant qu'intellectuels, en faute, nous avons une faillite morale pour n'avoir pas su dire «non!», «basta!» aux multiples dérives d'un système qui fait dans la «aççabya» un mode de gouvernance qui perpétue et fait de la Glorieuse Révolution de Novembre et dont nous fêtons le soixantième anniversaire, un fonds de commerce lucratif. Quelle est la priorité pour celui qui s'immole ou brave la mer? Un travail, une vie décente? Un avenir ou la liberté. Beckett disait qu'«un bulletin de vote ne se mange pas». Nous ne voyons dans le comportement des jeunes que la dimension «destruction», essayons de voir en eux des bâtisseurs. Quelle tragédie que des jeunes gens en arrivent à jouer leur vie à pile ou face dans des embarcations de fortune ou, pire, à offrir leur corps aux flammes; chaque harraga qui disparaît, chaque immolation sont des actes de désespoir et aussi des actes d'accusation contre notre indifférence.

Qui se souvient pour la période récente du 5 octobre 1988, qui a vu la fine fleur du pays être fauchée? Il fut, de mon point de vue, le déclencheur du vent de liberté des peuples arabes. Cet événement donnait l'illusion que tout était permis, que l'Algérien, ce frondeur, avait le droit au chapitre, il pouvait critiquer. Il était, en un mot, acteur de son destin. La démocratie semblait à portée de main. La vie politique s'alluma, les langues se délièrent et une formidable ouverture se dessina. tout était devenu possible. Mais le fol espoir allait vite retomber. Les Algériens perdirent pied et s'accrochèrent par réflexe atavique ou eschatologique aux discours les plus radicaux, les plus sectaires, les plus dangereux qui nous amenèrent à la décennie noire.

Un quart de siècle plus tard ou en sommes-nous? Force est de constater que nous sommes au point mort, que la régression n'a pas été féconde, que la «aççabya, le régionalisme, les passe-droits, la corruption sont devenus un sport national aussi pernicieux que celui qui a permis à des individus qui n'ont rien prouvé toute leur vie de se voir offrir des milliards de DA pour avoir tapé dans le ballon et avoir donné un peu de soporifique trompeur à une jeunesse en mal d'espoir. Donner en une fois à un joueur le gain d'un salaire d'un professeur besogneux pendant toute une vie est le plus mauvais message que l'on puisse donner contre l'école qui ne joue plus son rôle d'ascenseur social.

La gestion par la paresse intellectuelle est encore possible tant que nous pompons d'une façon frénétique une ressource qui appartient aux générations futures. Notre errance actuelle c´est aussi le gaspillage frénétique de nos ressources en hydrocarbures du fait de l´absence, là aussi, d´une stratégie et c´est enfin, la corruption, qui est là pour nous rappeler notre sous-développement. De plus, il nous paraît tragique d'annoncer urbi et orbi que l'Algérie a pour cinquante ans de réserve, notamment avec le canular du gaz de schiste. C'est un mauvais signal que les Algériens perçoivent ainsi: dormons, la rente veille sur notre gabegie avec le fameux adage «Ragda oua tmangi dima felcoungi» «Sommeil, boustifaille, et toujours en congé» voilà l'Homo algerianius du 20e siècle qui roule sur quelques neurones.

C'est enfin un système éducatif en miette, et une sous-culture folklorisée dans le sens du chant et de la danse, du farniente des Mille et Une Nuits pendant que le monde développé en est au Web 3.0, que la Chine a rattrapé les Etats-Unis. En 1963, nous avions le même niveau que la Corée du Sud, 50 ans plus tard, la Corée du Sud est 10e et nous 110e.

Dans l'Algérie actuelle tout est à prendre, les Algériens qui font leur travail, qui méritent durement leur salaire sont de plus en plus scandalisés par le m'as-tu-vu et les fortunes qui ont jailli du néant, de toute une faune dont l'unité de mesure est le milliard. J'en veux à cette culture qui a réussi à abrutir la jeunesse en lui proposant de «se divertir» pour oublier dans la plus pure tradition de «panem et circenses» «du pain et des jeux de cirque» de l'Empire romain sur le déclin, alors qu'il faut lui proposer de s'instruire, de connaître l'histoire de son pays, de la lecture, du théâtre, l'éducation, du travail, bref, de la sueur au lieu de soporifiques coûteux et sans lendemain..

Il n'y a jamais de place dans les journaux pour la science, la recherche, la prouesse des Algériens. Sait-on par exemple en dépit de ce que disent les nihilistes que la Recherche - malgré ses insuffisances réelles a permis à des chercheurs de participer à la construction d'un télescope spatial. Le salaire mensuel des vingt chercheurs retenus par la Nasa est équivalent à celui d'un footballeur du «mercato», encore un autre mot pour désigner un marché juteux. On croit aussi à tort que le football, des Messi, des Maradona, payés d'une façon ou d'une autre avec le pétrole des générations futures, les Aliens de l'Equipe nationale pour la plupart vivent dans d'autres cieux, ils viennent le temps d'un match recevoir la dîme et retourner chez eux, ils sont des exemples à suivre.

De fait, l´Algérie est devenue un tube digestif immense, l´Algérien veut tout et tout de suite et par un mimétisme ravageur, il n´emprunte à l´Occident que ce qu´il ne produit pas, mais qu´il peut pour le moment encore acheter. Avoir 40 millions de portables ou rouler en 4x4 et consommer d´une façon débridée l´énergie n´est pas un signe de développement. Le pouvoir, dos au mur, est confronté à toutes les révoltes, au lieu du parler vrai, tente de maintenir une stabilité apparente alors que les problèmes de fond attendent d'être abordés résolument

La course à la présidentielle

Cette présidentielle est marquée par l'avènement de personnes frappées par le Principe de Peter. Elles pensent que leur compétence réelle ou supposée dans un domaine donné, leur permet toutes les outrances, à telle enseigne qu'une caricature les a croquées en montrant une foule de clowns criant: «Moi aussi, moi aussi je veux me présenter.» Il y a de ce fait -comble d'ironie- des candidats à la présidentielle qui viennent nous dire comment il faut faire. Que connaissent ces donneurs de leçons à distance, qui se permettent de s'immiscer dans une Algérie qu'ils ont abandonnée au plus fort de sa détresse pour des cieux plus cléments. A ces intellectuels autoproclamés, il manque une vertu fondamentale: l'humilité et la retenue vis-à-vis de cette Algérie profonde, celle qui galère au quotidien. Je les invite à venir vivre et vibrer à la fréquence de la mal-vie des Algériens d'en bas et non pas à celle du Quartier latin derrière un verre ou celle encore dénuée d'humilité à partir de Montréal ou d'ailleurs.

A tous les spécialistes du «Armons-nous et partez», qui donnent des conseils, qui savent au fond d'eux-mêmes que leur cinéma de la présidentielle a pour finalité d'avoir une visibilité aussi fugace que celle d'un météore soit-elle. «Etre un homme, disait Malraux, c'est réduire la part de la comédie.» Non messieurs, il s'agit du destin de l'Algérie, je vous invite à rentrer au pays vivre ses espoirs et ses déceptions, écouter ce que ces jeunes ont à dire, payer de leur personne, rattraper leur dette pour avoir fui ce pays quand il était à feu et à sang. Je les invite ´´ici et maintenant´´ à venir participer à une longue marche celle qui consiste à suer, à baver, à créer in situ en faisant fleurir cette jeunesse non pas à distance avec le «Y a qu'à...».

Un projet de société viable

Au-delà des libertés de la démocratie, de l'alternance à graver dans le marbre lors d'une nouvelle Constituante pour une deuxième République, il faut réconcilier l'Algérie avec son histoire et enseigner que 18 siècles avant l'avènement de l'Islam au Maghreb, il y avait un peuple, une identité, une civilisation. Massinissa battait monnaie quand l'Europe n'avait pas émergé aux temps historiques. Revendiquons nos racines amazighes sans en faire un fonds de commerce. Nous avons trop souffert du slogan «Nous sommes arabes, arabes, arabes» de Ben Bella. Une fois l'identité plurielle assumée, enseignée et traduite d'une façon apaisée dans les attributs de souveraineté, telle que la langue, les médias, il faut se mettre au travail et propulser l'Algérie dans ce XXIe siècle de tous les dangers.

Nous devons être en mesure de permettre à chacun de donner la pleine mesure de son talent, d'être utile, de gagner dignement son pain, non pas par des perfusions faisant des citoyens des assistés à vie ou des oubliés à vie. Tout travail mérite salaire. Distribuer la rente fera que rien de pérenne ne sera construit et tout retombera d'un coup une fois que la rente ne sera plus là pour couvrir les atermoiements et les errances.

L'exemple récent de Ghardaïa est à méditer. Il est nécessaire de réconcilier ce peuple avec son histoire. Si on ne doit pas invoquer la théorie du complot extérieur à tout bout de champ, force est de constater que le potentiel de l'Algérie ne laisse pas indifférent les grands de ce monde. A Dieu ne plaise, si on ne fait rien pour asseoir définitivement un Etat Nation, nous allons être soudanisés, voire irakisés, ou pire, somalisés. Nous ne sommes pas invulnérables !

Le moment est venu, le croyons-nous encore une fois, de réconcilier les Algériennes et les Algériens avec leur Histoire de telle façon à en faire un invariant qui ne sera pas récupéré d´une façon ou d´une autre. Le moment est venu aussi, une fois encore, de faire émerger à côté encore des légitimités historiques, les nouvelles légitimités du XXIe siècle. Chacun devra être jugé à l'aune de sa valeur ajoutée, non pas en tant que remueur de foule, voire comme professionnel de la politique.

Dans une génération, l´Algérie importera son pétrole, avec quoi, puisque présentement, il représente 98% de ses recettes. La société civile que nous devons contribuer à faire émerger devra être partie prenante du destin de l´Algérie. S´agissant de la stratégie énergétique, il est important de tout mettre à plat et tracer un cap qui nous permette d´aller vers la sobriété énergétique et miser sur les énergies renouvelables en n´extrayant du pétrole et du gaz que ce qui est strictement nécessaire au développement. Qu´on se le dise! Notre meilleure banque est notre sous-sol, c´est cela le développement durable.

Moi, président de la République

Sans être exhaustif, je propose cette anaphore qui sans être exhaustive donne une idée des mesures nécessaires si l'on veut conquérir le coeur des Algériens et s'imposer autrement que par les méthodes que la morale réprouve.

Moi, président, je mettrais tous mes efforts pour faire aboutir un projet de société consensuel en combattant le régionalisme, le népotisme et les déviations basées sur l'ethnie ou la religion.

Moi, président, je choisis de parler vrai et d'assumer une impopularité si j'ai la conviction que c'est la bonne voie pour mon pays, quitte à démissionner.

Moi, président de la République, je ferais de mon mieux pour consacrer les libertés individuelles

Moi, président, je rendrais l'espoir à cette jeunesse en lui donnant une utopie, un cap qui est la construction d'un Etat fort où seul le mérite sera pris en considération

Moi, président, je ferais du système éducatif et de la recherche le coeur de la stratégie pour une transition multidimensionnelle

Moi, président, je n'irais inaugurer que des réalisations de création de richesse, et pas de salles de classe ou d'amphis ou de logement

Moi, président, j'irais m'enquérir régulièrement de l'acte pédagogique dans les écoles, les lycées, les universités de la plus modeste recherche, dans le plus humble des laboratoires

Moi, président, je réhabiliterais le service national matrice du vivre-ensemble, j'irai encourager les bâtisseurs du développement national qui feront du Sahara une seconde Californie, qui construirons de nouvelles villes au Sud,

Moi, président de la République, je donnerais un sens au développement durable

Moi, président de la République, je protégerais les ressources fossiles en n'extrayant du sous-sol que ce qui est nécessaire, convaincu que notre meilleure banque est notre sous-sol. Le peu d'énergie qui reste, notamment le gaz de schiste ne sera exploitée que quand la technologie sera respectueuse de l'environnement

Moi, président de la République, je ferais la chasse au gaspillage sous toutes ses formes, je recommanderais aux imams de faire des prêches incitant les fidèles à l'économie, je mettrais en oeuvre l'apprentissage de l'éco-citoyenneté au lieu de l'égo-citoyenneté actuelle

Moi, président de la République, je réhabiliterais l'effort, le devoir bien fait en mobilisant les médias lourds pour mettre en valeur les efforts de ces méritants de la Nation

Moi, président de la République, je réhabiliterais le sport national, la performance pour l'idéal national et non pour l'argent

Moi, président, j'exigerais de tous les responsables de déclarer sur l'honneur leur patrimoine.

L'immense majorité de la jeunesse est en attente d'un Messie qui vibre à leur fréquence qui au lieu du «quararna», convainc et ne contraint pas.

En définitive, il nous faut retrouver cette âme de pionnier que l'on avait à l'Indépendance en mobilisant, quand il y a un cap. Imaginons que le pays avec une nouvelle Constitution qui ancre la démocratie, décide de mobiliser dans le cadre du Service national, véritable matrice du nationalisme et de l'identité, des jeunes capables de faire reverdir le Sahara, de s'attaquer aux changements climatiques, d'être les chevilles ouvrières à des degrés divers d'une stratégie énergétique qui tourne le dos au tout-hydrocarbures et qui s'engage à marche forcée dans les énergies renouvelables.

L'immense majorité de la jeunesse est en attente d'un Messie qui vibre à leur fréquence qui au lieu du «quararna», convainc et ne contraint pas. Le bonheur transparaîtra en chacun de nous par la satisfaction d'avoir été unis utiles, et en contribuant par un travail bien fait, par l'intelligence et la sueur, à l'avènement de l'Algérie de nos rêves. Il ne tient qu'à notre volonté de faire de nos rêves une réalité. Nous le devons, nous le pouvons. Faisons-le. Nos élites politiques sont comptables devant l'histoire.

Source L’Expression

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Le Pèlerin

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 10:02

Amar Ghoul dit être prêt à tout. Il offre tous ses services à Bouteflika

Amar Ghoul

 

«A partir d'aujourd'hui, on investira le terrain pour la collecte des signatures et on se préparera à la campagne électorale que nous allons mener de toutes nos forces», a annoncé M.Ghoul.

Les partisans d'un 4e mandat de Bouteflika poursuivent leur offensive sur le terrain. Sans attendre l'annonce officielle du concerné pour l'élection présidentielle du 17 avril prochain, ils se lancent dans une campagne électorale à grande échelle. Le parti Tadjamouâ Amel El Djazaïr (TAJ) de Amar Ghoul, également ministre des Transports, a coalisé, dans une nouvelle initiative, 31 partis politiques autour de la candidature de Bouteflika.

Agréés pour la majorité en 2012, suite à l'adoption de la nouvelle loi sur les partis politiques, 19 dirigeants de ces formations se sont réunis, hier, à l'hôtel El Riadh de Sidi Fredj à Alger, pour sceller officiellement leur alliance. Etaient également présents à la rencontre, Salah Souilah de l'Union générale des commerçants et artisans algériens et Belkacem Felfoul du Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique (Snapap).

Cette alliance dénommée «Groupe de fidélité et de stabilité» sera renforcée par 12 autres petits partis, ont annoncé ses initiateurs.

Certains de ces partis ont figuré dans la liste de ceux ayant constitué le front du refus conduit par le MSP et qui sont allés jusqu'à demander le départ du gouvernement pour garantir une élection présidentielle transparente.

Et ce n'est pas bouclé. «Le groupe est ouvert à tous les partis qui veulent nous rejoindre», a lancé le président du TAJ, lors de son intervention.

Amar Ghoul a expliqué les raisons du lancement de ce groupe qui a porté son choix sur le soutien à la candidature de Bouteflika. Il s'agit de la fidélité au chef de l'Etat et de la préservation de la stabilité du pays, réalisée, selon lui, grâce à la politique de Réconciliation nationale. «On veut fonder l'école de la fidélité et de la stabilité. Avec ce slogan, on veut bannir la culture de la trahison et de l'ingratitude», a-t-il argué. Ainsi, en guise de reconnaissance au chef de l'Etat, Amar Ghoul dit être prêt à tout. Il offre tous ses services à Bouteflika et réussit même à constituer ce front de 31 partis. «Désormais, la question de candidat est dépassé. Notre candidat c'est Abdelaziz Bouteflika. A partir d'aujourd'hui, on investira le terrain pour la collecte des signatures et on se préparera à la campagne électorale que nous allons mener de toutes nos forces», a annoncé l'orateur. M. Ghoul n'a pas manqué de préciser qu'il n'a aucun problème avec les autres partis et candidats. «On respecte tous les avis et choix et on veut que les nôtres soient aussi respectés», a-t-il plaidé.

Cette nouvelle coalition en faveur du 4e mandat de Bouteflika s'ajoute à la machine électorale que constituent le FLN, même divisé, le RND et l'Ugta.

Le FLN est déjà sur le terrain. Son secrétaire général, Amar Saâdani, n'a pas hésité à limoger les mouhafedhs soupçonnés de travailler pour le compte d'un autre candidat. Quant à l'Ugta, son secrétaire général, Abdelmadjid Sidi Saïd, a engagé tous les travailleurs affiliés à la Centrale syndicale dans ce soutien à la candidature du chef de l'Etat. A ces partis, il faut ajouter le Mouvement populaire algérien (MPA) du ministre de l'Industrie Amara Benyounès et quelques organisations satellites. Ainsi, la question du 4e mandat semble avoir été tranchée avant que Bouteflika ne se prononce. Avec toutes ces organisations de soutien, il ne reste qu'à attendre les résultats du scrutin du 17 avril, d'autant plus que Bouteflika ne se présentera pas pour perdre. Mais la grande inconnue reste le taux de participation à l'élection qui risque de chuter brutalement à la faveur du boycott des islamistes.

Source L’Expression Karim Aimeur

Le Pèlerin

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 09:48

En raison des intempéries à travers le pays

Intemperie_Algerie.jpg

 

Le mauvais temps est de retour avec ses désagréments. Plusieurs routes nationales, de wilaya et communales sont fermées à la circulation, suite aux dernières intempéries qui ont affecté le pays, a annoncé, hier, le commandement de la Gendarmerie nationale dans un point de situation.

Dans la wilaya de Tizi Ouzou, la RN 33 reliant Tizi Ouzou à Bouira, à hauteur du stade communal de Bassoul, commune d'Iboudrarène, est coupée pour amoncellement de neige, qui a également causé la fermeture des RN 15 et 33, entre des deux chefs-lieux au col de Tirourda et à hauteur de Tikjda, commune d'El Asnam. Dans la wilaya de Mascara, la RN 97, reliant Chorfa à Aïn Adden (Sidi Bel Abbès) à hauteur du pont Rehaïlia, commune de Chorfa, est coupée pour inondation de la chaussée, qui a également causé la fermeture de la RN 13 reliant Oran à Sidi Bel Abbès, au poste kilométrique 34, commune de Oued Tlélat.
Dans la wilaya de Tlemcen, le chemin de wilaya 111 (CW) reliant Tlemcen à Terny-Béni Hedel, au pont El Nekach, commune de Terny-Béni Hedel, est coupée à cause du débordement de l'oued El Nakach. Dans la wilaya de Batna, les chutes de neige sont à l'origine des fermetures du CW 172 A reliant Ichmoul à Chellia (Khenchela), au village Boussaïda, commune de Ichmoul, sur 15 km, et du CW 172 B reliant la RN 31 à la commune d'Ichmoul sur 12 km. Dans la wilaya de Tébessa, le CW 07 reliant Bedjène à El Mezraa, au lieudit El Djebara, commune de Bedjène, sur 5 km. est fermé à la circulation pour amoncellement de neige. Enfin, dans la wilaya de Khenchela, sont coupés à la circulation, les CW 17, 45 A, 45 B et 172 B, reliant respectivement Khairane à Chechar, au lieudit Ali Nass, commune de Khairane, Yabous à la mechta Kerarza de la même commune à hauteur de cette mechta, celui reliant Taouzinet à Yabous au lieudit Tayeba, commune de Taouzinet et celui entre Chellia et Yabous.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 09:39

Sommes-nous réellement prêts ?

corail algérien

 

L’Algérie dispose de l’un des plus grands potentiels de corail au monde. En fait, il ne s’agit ni plus ni moins que de la moitié, soit 50%, de la production mondiale que les profondeurs de ses côtes recèlent, selon des experts internationaux. La pêche de cette richesse marine, communément appelée «or rouge», devrait être reprise au courant du mois d’avril. Et l’annonce ne fait pas que des heureux, tant ils sont nombreux à considérer la démarche prématurée, arguant que la ressource ne s’est pas encore régénérée après sa surexploitation durant plus de 13 années. En effet, malgré son interdiction en 2001, la pêche au corail a continué à faire l'objet de braconnage. Depuis l’an 2000, pas moins de 15 tonnes de ce produit ont été saisies par les services des gardes-côtes, selon les chiffres du Comité national des marins pêcheurs (CNMP).

Des résistances malgré les assurances

Bras de fer Les pouvoirs publics affirment qu’il n’est pas question de brader cette richesse et que la décision de réouverture de la pêche au corail, ne saurait se faire en dehors d’un cadre «organisé», pour éviter son exploitation «irrationnelle».

C’était en fin d’année lors d’une rencontre qui avait réuni dans la wilaya d’El-Tarf, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid-Ahmed Ferroukhi, avec des professionnels du métier venus de différentes régions du pays. Evoquant le sujet, le ministre avait tenu à rassurer en affirmant : «Je suis venu écouter vos préoccupations et vos suggestions pour la mise en place d’un dispositif permettant l’organisation, l’exploitation rationnelle et la commercialisation du corail à partir de 2014.»

Soulignant lors de cette rencontre-débat que la concertation et le dialogue avec les corailleurs constitue «une phase importante», M. Ferroukhi avait affirmé qu’«il s’agit-là de la deuxième phase du dossier relatif à la pêche au corail, laquelle porte sur la mobilisation de l’ensemble des conditions nécessaires, comme le cadre juridique et organisationnel, la délimitation des sites corallifères, les concessions, la formation et l’accompagnement, en vue de valoriser et de préserver cette richesse».

Il avait également souligné, dans ce contexte, que l’activité de pêche au corail sera réglementée par l’Agence nationale de développement durable de la pêche dont les locaux si situent au chef-lieu de la wilaya d’El-El-Tarf.

Pourtant, et malgré toutes ces assurances, il en est qui restent sceptiques. Parmi ces deniers : le Comité national des marins pêcheurs (CNMP).

Ce dernier n’a pas manqué, il y a quelque temps, d’exprimer son mécontentement quant à cette décision.

«Nous sommes contre la réouverture de la pêche au corail parce que les coraux n’ont pas atteint encore une taille marchande», a déclaré le président du CNMP, Hocine Bellout lors d’une conférence de presse tenue récemment au siège de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA).

Cette organisation syndicale s'est dit aussi contre l’exploitation de la ressource corallienne avec et par les étrangers et exhorte les pouvoirs publics à aider les corailleurs algériens à se doter des moyens techniques et logistiques pour l’exploitation de cette ressource. «Nous sommes contre le partenariat étranger parce que cela va accentuer la surexploitation des récifs coralliens», a-t-il estimé, soulignant que cette activité «connaît un trafic illégal avec la complicité d’Algériens».

D’après M. Bellout, les prix élevés du corail sur le marché international favorisent la contrebande de cet or rouge algérien qui transite, selon lui, par les pays voisins vers l’Italie et arrive jusqu’aux Etats-Unis.

AGENOR pour la commercialisation

Le projet de loi de finances 2014 a autorisé, dans son article 74, l’exploitation du corail sous forme de concession domaniale attribuée par voie d’adjudication pour une période de cinq ans. Cette décision est motivée, selon le texte du projet de loi, par l’abondance du corail sur certaines zones de la côte algérienne.
De ce fait une meilleure connaissance en matière de distribution et rendement biologique des stocks existants, peut être un «préalable» à l’orientation et le guide de l’exploitation de ces ressources tant convoitées. Par ailleurs, après la suspension de la pêche du corail, il a été constaté que l’exploitation de cette ressource se faisait illicitement d’une manière destructrice à l’environnement.

En effet, le plan de gestion a prévu l’instauration de deux zones d’exploitation l’une à l’est et l’autre à l’ouest du pays, alors que les zones sont découpées en cinq secteurs, ce qui donne un total de dix secteurs. Cependant, cette réouverture de la pêche au corail a été précédée par la présentation d’un dossier de la part du ministère de la Pêche au Conseil interministériel qui s’est réuni le 1er septembre dernier et qui l’a examiné et validé. Le dossier préparé par un groupe de travail intersectoriel, a suggéré la mise en place d’un organisme chargé du suivi, du contrôle, de la régulation et du développement de la filière pêche au corail.

En revanche, la concession doit être cachetée par les autorités locales, alors que le quota de pêche est de l’ordre de 300 kilos par an pour chaque concessionnaire. Pour ce qui est de la commercialisation, celle-ci est attribuée d’une manière exclusive à l'Agence Nationale pour la Distribution et la Transformation de l'or et des autres métaux précieux

Réseaux mafieux aux ramifications internationales

Lutte L’interdiction de la pêche de cet animal marin avait pour objectif de lui permettre de se régénérer.

Ce qui n’a pas empêché des barons locaux dans certaines régions du pays de continuer à saigner cette richesse durant de longues années, en s’organisant en une véritable mafia dont les ramifications vont bien au-delà de leur petit fief puisqu’il s’agit parfois de réseaux carrément internationaux.

Des centaines d’embarcations à moteur, entre 500 et un millier, - en l’absence de recensement précis -, vont pendant 13 ans piller systématiquement les roches et les tombants où s’agrippent les branches du polypier, ce minuscule constructeur proche de la méduse.

Au courant du mois de décembre, pour ne citer que ce cas récent, plusieurs kilos de corail brut destinés à la contrebande ont été saisis, par les éléments de la sûreté de daïra d'El-Eulma dans la wilaya de Sétif. Il s’agissait d’«individus identifiés comme étant des membres d'un réseau international de contrebande de corail», selon une source sécuritaire.

A l’issue de cette opération, quatre personnes ont été arrêtées «au moment où elles s'apprêtaient à livrer 10 kg de corail à un ressortissant étranger», a encore indiqué la même source.

Parmi les régions où la contrebande de ce produit fait rage : El-Kala à El-Tarf. Et quand on sait que le prix du kilo peut varier en fonction de sa qualité de 20 000 DA à un million de dinars, on comprend mieux le pourquoi. On le comprend d’autant plus que la commune d’El-Kala, malgré son potentiel, fait partie des parents pauvres des communes du pays. Cette dernière étant longtemps restée totalement oubliée des différents plans d’investissements. Aucun projet important n’y a été lancé et les investisseurs semblent bouder la région où des zones touristiques y sont, aujourd’hui encore, totalement vierges. Résultat : les jeunes perdent espoir et restent exposés à toutes sortes de propositions dans le circuit de la contrebande de corail. Une situation que compte réparer le principal événement ayant marqué la fin de l’année 2013 dans la wilaya d'El-Tarf : le programme complémentaire de 31,668 milliards de dinars.

Ainsi, l’ensemble des secteurs d’activité a été ciblé pour permettre à El-Tarf d’effectuer ce bond qualitatif dans la modernité touchant tous les secteurs. Aussi bien dans l’habitat, l’urbanisme et les travaux publics que les ressources en eau, l’amélioration foncière et l’énergie, pour amener toute une région à faire sa mue.

El-Tarf, où les chantiers de réalisation d’ouvrages divers ont été ouverts, un peu partout à travers ses 24 communes, pour réaliser des logements, tous segments confondus, barrages, raccordements au gaz de ville et au réseau d’AEP, renforcement de l’éclairage public, entend ainsi consolider le dispositif de lutte contre les différentes formes de contrebande, dont le corail.

Le corail à travers l’histoire

D’abord présenté comme une pierre arborescente, les pêcheurs et naturalistes savaient dans l’antiquité cependant que le corail a la faculté de grandir, et son origine vivante a rarement été remise en cause.

Au IIIe siècle avant notre ère, le philosophe grec Théophraste (disciple et successeur d'Aristote) voit dans le corail une plante pétrifiée.

À la suite d'Aristote, l'intellectuel musulman perse, Al-Biruni (973-1048), les classe parmi «les animaux», au motif qu'ils répondent au toucher.

En Occident, le corail a ensuite été supposé être une plante aquatique, car au début du XVIIe siècle, le scientifique italien, Marsigli observe ce qu'il prend pour des sortes de fleurs, qui s'y épanouissent quand on le maintient dans de bonnes conditions en aquarium.

Le Français Jean-André Peyssonnel (1694-1759), jeune naturaliste, observant mieux ces «fleurs» en déduit ensuite qu'elles sont en fait des animaux. Cette hypothèse est d'abord très discutée et même vivement attaquée avant d'être admise par tous. Le botaniste français, Buffon tranchera définitivement en déclarant : «Ainsi les plantes marines, que d’abord on avait mises au rang des minéraux, puis passé dans la classe des végétaux, sont enfin demeurées pour toujours dans celle des animaux». C'est enfin le scientifique germano-britannique, William Herschel qui en apportera la preuve scientifique irréfutable grâce à l'observation au microscope.

Dernières saisies en date

Durant le mois de décembre, trois individus ont été arrêtés à Jijel pour extraction et commercialisation illicites de corail et saisi 1,300 kg de ce produit. Les mis en cause, âgés de 30 à 48 ans, ont été interpellés par les éléments de la BMPJ d'El-Aouana, la 3e sûreté urbaine et ceux de la Brigade de recherche et d’investigation (BRI), près de la plage «Ouled Bounar» (ouest de Jijel). Les trois contrebandiers, qui étaient également en possession d’armes blanches (prohibées) ont été présentés devant la justice et écroués. Durant ce même mois, les éléments du poste avancé des gardes frontières d’El-Ayoun (El-Tarf) ont récupéré 122 filets destinés à la pêche illicite de corail.

Le groupement de Gendarmerie nationale de cette wilaya a, en outre, saisi six sacs contenant les filets lors d’une embuscade tendue près de la bande frontalière est, non loin de la commune d’Oum Teboul.

Des réserves

«Il faudrait attendre encore cinq ans pour que les coraux atteignent un niveau de croissance acceptable, étant donné que la taille de cet animal marin ne croit que de deux millimètres par an», explique le Comité national des marins pêcheurs (CNMP) par la voix de son président Hocine Bellout. Et d’ajouter que les dysfonctionnements qu’enregistre le secteur de la pêche en Algérie, notamment en termes de contrôle dont les mécanismes laissent à désirer, n’est pas là pour garantir une gestion rationnelle de l’exploitation de cette richesse.

Source Infosoir Lyes Sadoun

Le Pèlerin

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:11

Guy Bedos l’Algérois

Guy-Bedos

 

Les trois jeunes Français posent leurs sacs à dos sur les pierres bleues du boulevard Emir-Khaled (ex-Boulevard Pitolet). Silencieux, ils regardent vers la mer. De là, on voit l’autre côté de la baie d’Alger et le phare de Padovani. Il fait froid en cette matinée ensoleillée du mois de janvier 2014. La mer est légèrement agitée, maretta comme on dit dans le vieux parler algérois ou peut-être même en pataouète.
«On y va ?» leur demande leur ami algérien. Ils continuent leur chemin le long de la corniche vers Bologhine (ex- Saint-Eugène).«Guy Bedos est Algérois…», dit un des jeunes Français.

L’humoriste, artiste de music-hall, acteur et scénariste Guy Bedos est né le 15 juin 1934 à Alger. Il est le fils d'Alfred Bedos, directeur de laboratoires de produits pharmaceutiques, et de Hildeberte Verdier. Mais il sera scolarisé à Bône (Annaba). Guy Bedos passe, donc, ses jeunes années en Algérie où son beau-père dirige une scierie.

«Émigré» à Paris en 1949 à l'âge de 15 ans, il entre quelques années plus tard à l’école de la rue Blanche devenue l’Ecole nationale supérieure des arts et techniques du théâtre. Il fait sa première apparition à l’écran dans le film Futures Vedettes de Marc Allégret en 1954.

Au cinéma, il est surtout connu pour son rôle de Simon, médecin étouffé par sa mère juive pied-noir très possessive, dans Un éléphant ça trompe énormément et Nous irons tous au paradis d'Yves Robert.

Au music-hall, il interprète divers sketches d'auteurs différents (dont lui-même) et développe une satire politique régulièrement actualisée. Cette satire vise surtout les politiques de droite. Mais ses «amis» de gauche ne sont pas épargnés. Quelquesfois en désaccord avec les idées de ses compatriotes pieds-noirs, il se considère «tout de même plus proche d’Albert Camus que d’Enrico Macias». Guy Bedos a réalisé et interprété de nombreux spectacles, dont un avec Michel Boujenah et Smaïn intitulé Coup de soleil à l'Olympia.

En novembre 2013, il est venu faire son jubilé artistique à Alger avec son spectacle intitulé justement Rideau !.

Guy Bedos est certainement venu admirer la baie d’Alger, là où, quelques décennies plus tard, trois jeunes Français et un Algérien parlaient de lui, par une matinée glaciale et ensoleillée…

Source Le Soir d’Algérie Kader Bakou

bakoukader@yahoo.fr

Le Pèlerin

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:04

Algérien à Verdun

Algeriens-a-Verdun.jpg

 

Jamais, sans doute, il n'y eut autant d'Algériens morts en un seul endroit : près de 26 000 ! Sans compter les 75 000 blessés ou estropiés à vie.

Combien d'Algériens tombés dans l'enfer de Verdun ?

Mais était-il possible de survivre à Verdun ? Ceux qui en sont revenus, ceux-là qui sont sortis vivants de neuf mois de pilonnage, neuf mois à  subir les gaz allemands, puis la déroute et le repli sur la ville, les gaz encore, l’assaut de juin, l’été passé à repousser l’ennemi, Douaumont enfin récupéré en octobre, les Allemands enfin chassés de Verdun en décembre ; neuf mois de batailles sous la pluie, le froid, la neige, le feu et le fer, ravalés à l’état de bête, ceux-là qui sont revenus de Verdun, survivants d’une ville tombeau où furent immolés 306 000 hommes, ceux-là, nos grands-pères anonymes, étaient sortis de la guerre pour entrer dans l’épouvantable tourment des miraculés de l’enfer. Leur tête a bourdonné à jamais de la rumeur sourde des canonnades qui rythmèrent cette apocalypse, de l’incessant pilonnage qui couvrit les gémissements. Toute leur vie ne fut qu'un incessant défilé de nuits hantées par les déflagrations des obus secouant les collines de la Meuse et les eaux du fleuve, sous la clarté livide du ciel des Ardennes. 

Et l'enfant des années trente qui demandait déjà : "Pourquoi ta guerre ne m’a pas fait roumi, père ? Ils ont juré que sur ta tombe de Verdun viendra pleurer la Marianne avec des clés de notre nouvelle maison de lumière ». Il fallait un autre Verdun pour cette lumière improbable, incertaine, mais comment expliquer que c’est l’idée de la lumière qui nous était indispensable…L’idée de la lumière ! Sans elle, nous aurions eu une vie sans mirages, sans folies...

Comment survivre aux cris des agonisants dans les tranchées ? Chaque nuit, dans leur sommeil, il leur semblait entendre le pas des hommes marchant vers la mort, la prière silencieuse des mères – la rumeur d’un siècle embrasé… 

Il n’y a pas de vie après Verdun, fils ! Il n’y a plus de vie. Juste des nuits d’épouvante et des jours à chasser ses souvenirs…Ces hommes ne savaient pas si le monde libéré se rappellerait de ses indigènes mais, depuis Verdun, ils priaient Dieu pour que le monde se rappelle seulement d’où il vient : d’une victoire sur l’apocalypse ! Verdun, ce ne sera jamais que ça : la fosse commune de la vanité humaine. "Moi, Guillaume, je vois la patrie allemande contrainte à l’offensive et c’est à Verdun, cœur de la France, que vous cueillerez le fruit de vos peines…" Verdun, "cœur de la France" aux yeux de la Prusse ; Verdun, "boulevard moral de la France" aux dires du maréchal Pétain ; Verdun, 143 000 soldats allemands et 163 000 soldats français ou colonisés, fauchés en neuf mois.

À cette victoire sur l'apocalypse, l'histoire retiendra que des Algériens ont participé par leur sang. "De toutes les colonies françaises, l'Algérie représente, pour la France, avec l'Afrique occidentale française, la plus grande pourvoyeuse en ressources matérielles et en hommes. (...) Bref, l'Algérie a contribué à nourrir la France à bon compte." C'est ce qu'on lit dans le catalogue de l'exposition organisée en 1996 à Péronne, dans la Somme, à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de Verdun. 

Et l'enfant des années cinquante qui demandait toujours : "Pourquoi ta guerre ne m’a pas fait roumi, père ? Sur ta tombe de Verdun, père, je n’ai vu qu’une Gitane qui dansait sur nos fantasmes. Quand nous jurions, sur la foi du psaume et du drapeau, que Dieu et l’élu ne nous mentiront pas…"

Le survivant de Verdun la voyait, lui, la maison de lumière, et il était seul à la voir, sa patrie introuvable, dans une corbeille en alfa capitonnée de feuilles de figuier, entre le lait et les figues fraîches, entre ses douars oubliés et les serments de Verdun. Il la voyait, et il était seul à la voir, il savait que la neige ne condamnerait pas toujours ses montagnes. Que peuvent la neige et la nuit devant les ardeurs de son soleil, la lumière de son désert, la douceur de ses dunes ? 

Un siècle plus tard, ces hommes gisent-ils dans nos cœurs ou dans nos amnésies ? En juin 2000, dans ce qui restera sans doute l'une de ses plus perspicaces initiatives, le président Bouteflika s'était rendu à Verdun, rendre visite à ces morts décisifs. "Il fallait déchirer le voile de l'oubli sur la dette de sang qui a scellé le destin de deux peuples, et que plus personne, ni d'un côté ni de l'autre de la Méditerranée, ne peut nier", avait-il dit devant les tombes. "Au premier rang dans les batailles, mais au dernier rang à la victoire, les Algériens ont payé lourdement l'impôt du sang... Mais force est de constater que l'importance de la contribution militaire des Algériens pendant la Seconde Guerre mondiale contraste éloquemment avec le bien faible écho qu'elle reçut dans les médias naguère, comme dans les manuels d'histoire aujourd'hui".

Jacques Chirac, qui avait bien reçu le message, avait dû déclarer haut et fort, lors du dîner officiel : "Je rends hommage, ici, à votre souhait de vous rendre à Verdun, où tant et tant des vôtres sont tombés au champ d'honneur, sur la terre de France. Ils sont morts avec leurs compagnons d'armes, pour que nous vivions libres. Les Français ne les ont pas oubliés." Puis, solennel, Bouteflika avait dit : "État nation, modernité, droits de l'Homme et État de droit : ces concepts, nous allons en faire faire le principe directeur de notre pratique politique..."

Et l'enfant de 2014 qui demande toujours : "Qu'est-ce qu'un État de droit, grand-père ?  Sur ta tombe de Verdun, père, je n’ai vu ...."

Source Le Matin DZ Mohamed Benchicou

Le Pèlerin

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 19:52

Arzew : Le poisson-lapin, un danger à éviter

Le-poisson-lapin-arzew.jpg

 

Une journée de sensibilisation aura lieu au cours de la semaine prochaine au sein de l’APC d’Arzew afin d’informer l’ensemble des marins pêcheurs activant au sein de la baie d’Arzew sur les dangers du «poisson lapin».

Le poisson lapin a été observé pour la première fois sur les côtes arzewiennes. Etant des espèces les plus dangereuses, ces derniers provoquent des inflammations cutanées pouvant entraîner la mort des personnes atteintes. Les victimes, envenimées suite à une piqûre engendrée par cette friture, peuvent trouver la mort sur place car il contient du venin au niveau de sa queue, de sa bouche, de son dos ainsi que dans ses intestins, a-t-on appris de sources bien introduites au niveau de l’APC.

Cette journée de sensibilisation comportera des photos illustratives montrant l’apparition de ce poisson ainsi que les différentes zones de son existence à travers le monde. La population sera également mise en garde contre le danger extrême que présente la consommation de ce poisson, dont la chair contient une toxine mortelle. Un listing comprenant le chiffre exact de cette catégorie des gens de mer sera établi à la fin de cette journée.

En effet, un recensement de tous les marins pêcheurs activant au sein de la pêcherie d’Arzew sera effectué par les instances concernées afin de permettre à cette catégorie de jouir de tous les droits qui ont été promulgués dans le cadre de la modernisation du secteur de la pêche. «Ces  travailleurs auparavant marginalisés et livré à eux-mêmes ont bénéficié d’une série de mesures pour améliorer leurs conditions socioprofessionnelles», apprend-on d’une source de la pêcherie d’Arzew. Les cycles de formation initiés par l’IRTPP (l’Institut technique de la pêche et de la pisciculture) d’Oran, au profit de cette catégorie dans le cadre de la régularisation des activités portuaires, a permis à 1 349 stagiaires d’obtenir une qualification dans les activités liées au domaine de la pêche, comme la pêche en haute mer, les ramendements des filets, la réparation de navire et l’assistance des navires lors de l’accostage.

«D’ailleurs, lors du dernier cycle, quelque 828 marins pêcheurs ont bénéficié d’un CAP (Certificat d’Aptitude Professionnel), après une formation de 45 jours dans les spécialités de marin qualifié, d’électromécanicien et de patron de pêche», dira la même source. Notons que la formation a été assurée par des formateurs venus du dit Institut, dont un ramendeur et un pompier pour apprendre aux stagiaires les ficelles du sauvetage et l’assistance des personnes lors des différents incidents, notamment les noyades.

Source El Watan M. Linda

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 18:24

Evènements de Ghardaïa : Une soixantaine de personnes interpellées

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Alors que le calme semble de retour à Ghardaïa, soixante personnes ont été interpellées depuis samedi dernier pour implication présumée dans les échauffourées qu'a connues dernièrement la ville, indique la cellule de communication de la Sûreté de la wilaya citée par l'APS.

Dix-sept individus présumés impliqués dans ces événements ont été écroués par le juge d'instruction près le tribunal de Ghardaïa pour «incendie volontaire, vol qualifié, destruction de biens d'autrui, attroupement avec armes blanches, et coups et blessures», a-t-on indiqué de même source. Dix autres personnes ont été placées sous contrôle judiciaire, deux individus ont bénéficié d'une citation directe et une autre personne a bénéficié d'une liberté provisoire pour les mêmes chefs d'inculpation, a encore précisé le chargé de la cellule de communication. Trente autres personnes impliquées dans les événements qui ont secoué dernièrement la région sont placées en garde à vue et seront déférées incessamment devant les instances judiciaires compétentes, selon la même source. Ces arrestations et interpellations ont été menées par les éléments de la Sûreté nationale «dans le respect des lois de la république en matière des droits de l'homme, permettant ainsi de mettre fin aux actes de violence et de vandalisme et de contribuer à ramener le calme dans la région», selon la même source. Des actes de violence et échauffourées entre groupes de jeunes dans différents quartiers de la vallée du M'zab (regroupant 4 communes) ont été observés durant ce mois de janvier, vandalisme, pillage, incendie de locaux commerciaux et d'habitations. Ces incidents ont fait deux morts et des dizaines de blessés.

Plus d'une trentaine de locaux et palmeraies ont été incendiés et du mobilier urbain détruit. Le calme est revenu actuellement dans la région à la faveur du déploiement d'un impressionnant dispositif anti-émeute. Les commerces, les établissements scolaires et autres bureaux ont rouvert dans les différents quartiers de la ville, théâtre de ces violences, et les agents de collecte des déchets ménagers ont repris le service. Par ailleurs, deux individus présumés impliqués dans les échauffourées qui ont éclaté samedi dernier à Berriane entre jeunes ont été arrêtés et écroués par le procureur de la République pour «attroupement avec arme blanche» et «coups et blessures», signale le responsable de la cellule de communication. Six autres personnes suspectées d'avoir participé aux échauffourées de Berriane qui ont causé des brûlures de deuxième degré à une victime et des incendies de près d'une dizaine de locaux, sont en fuite, a ajouté le même responsable. Le Conseil du Cheikh Ba Abderrahmane Al Kerthi, (la plus haute instance des notables des tribus de la vallée du M'zab), a appelé les pouvoirs publics à ouvrir une enquête sur les récents évènements et à identifier et sanctionner les auteurs, «en consécration des principes de citoyenneté et d'égalité devant la loi. “Les dépassements qui ont marqué ces graves évènements ne doivent pas être utilisés pour déstabiliser le pays et discréditer les institutions de l'Etat, il faut ouvrir une enquête transparente et approfondie pour identifier les auteurs et leur infliger les sanctions les plus sévères, conformément aux principes de la République et en consécration des principes de citoyenneté et d'égalité devant la loi, a indiqué un communiqué du Conseil du Cheikh Ba Abderrahmane Al Kerthi cité par l'APS. «L'Algérie a besoin de bonnes volontés et des efforts de tous ses enfants pour le bien-être de tous», a ajouté le communiqué. Le Conseil a, en outre, dénoncé avec force les attitudes et les comportements qui nourrissent l'extrémisme et incitent à la fitna», exprimant «sa profonde préoccupation quant aux actes de violence qu'a connus la région ces dernières années».

Source Le Quotidien d’Oran El-Houari Dilmi

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 17:27

«Je suis confiant et serein»

BENFLIS ALI

 

Candidat à la présidentielle du 17 avril, Ali Benflis estime que son retrait de la scène politique n’est en rien une «traversée du désert». Ces dix dernières années lui ont permis de prendre du recul afin d’élaborer son programme électoral pour une «société des libertés, de la connaissance et de la prospérité partagée». Benflis regrette que le Front de libération nationale soit la proie de «tiraillements». Une situation de crise qui a des effets sur la scène politique.

Dix jours après l’annonce officielle de sa candidature, Ali Benflis a effectué, hier, une tournée dans les principales structures de campagne. Rencontré au siège national à Ben Aknoun, l’homme se dit «serein et confiant».

«Les choses se déroulent dans d’excellentes conditions. Je suis serein et confiant», note-t-il en saluant les membres des équipes chargées de la mobilisation et de la communication. Benflis accepte, pour la première fois, de répondre à quelques questions avant de tenir une réunion avec son staff.

La première concerne, évidemment, son retrait de la scène politique durant ces dix dernières années. «Je tiens avant tout à préciser que je n’ai pas effectué de traversée du désert. L’Algérie n’est pas un désert. J’ai voyagé dans toutes les régions du pays. Je suis allé à la rencontre des gens pour les écouter.

L’écoute est une excellente conseillère. Et j’ai surtout pris le temps de réfléchir à la situation complexe que traverse l’Algérie», souligne-t-il. Quels sont les grands axes de son programme électoral ? «La vision que je souhaite proposer à l’Algérie est dans l’intitulé de mon programme : ‘‘pour une «société des libertés, de la connaissance et de la prospérité partagée’’.

Le programme est fin prêt et il sera rendu public dans quelques semaines. C’est une vision claire, réaliste que nous pouvons mettre en œuvre dans des délais très courts. Bien sûr, cela exigera de la volonté et de l’engagement de la part de tous les Algériens.» Ali Benflis hésite à répondre à une question sur la situation que traverse son parti d’origine, le Front de libération nationale. «Je ne me suis pas présenté à l’élection présidentielle en qualité de candidat du FLN.

Mais je reste militant du Front de libération nationale. Je dois dire que je regrette que ce grand parti soit la proie de tiraillements car cette crise affecte la vie politique de la Nation.»

L’ancien secrétaire général du FLN a néanmoins refusé de commenter les déclarations de Amar Saâdani. «Je ne ferai aucun commentaire à ce sujet», s’est excusé Benflis avec un large sourire. L’homme explique qu’il préfère se concentrer sur les défis auxquels font face les Algériens. Au sujet de la mobilisation sur le terrain, il souligne que les comités de soutien des wilayas sont tous opérationnels. «Nous enregistrons une activité importante au niveau des structures locales. Les responsables qui sont à la tête des permanences ont tous été élus afin de garantir leur représentativité.» Pour ce qui est de la collecte de formulaires de souscription individuelle, cette phase connaît un état d’avancement significatif. «Nous dressons un bilan journalier des opérations de collecte au niveau de tout le territoire national. Les choses avancent dans le bon sens», a précisé Benflis en indiquant préférer, pour l’heure, ne pas «communiquer sur ce dossier».

Une structure dédiée à la vérification de l’ensemble des formulaires de signature a été installée non loin du QG principal. L’objectif étant de confirmer la validité des documents avant leur dépôt auprès du Conseil constitutionnel. Le candidat annonce qu’il s’adressera prochainement aux électeurs, notamment à travers la presse. Ali Benflis s’excuse enfin. Il se retire afin de présider une réunion de coordination avec les responsables de son équipe de campagne.

Source Le Soir d’Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 16:52

Rapport du FMI : Affaiblissement de l’Algérie

FMI

 

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) vient de réitérer des recommandations de prudence à l’Algérie, appelée à faire attention aux signes d’affaiblissement que laisse apparaître, depuis quelques mois, sa position financière extérieure.

Après une première évaluation faite en novembre dernier par le chef de la mission du FMI, Zeine Zeidane, qui a mené en Algérie des discussions dans le cadre des consultations annuelles au titre de l’article IV, l’institution financière internationale confirme les conseils de vigilance adressés au gouvernement algérien pour les années à venir.

L ’institution de Bretton Woods s’appuie sur un diagnostic qui – sans être alarmant dans l’immédiat, l’Algérie gardant une position financière extérieure «très forte» – insiste sur des recommandations de réajustement des dépenses en raison de la diminution des recettes tirées des exportations d’hydrocarbures.

Le FMI constate notamment un déséquilibre qui s’accentue entre les revenus tirés des hydrocarbures et les dépenses consacrées aux importations du fait d’une consommation intérieure toujours en croissance. «Pour inverser le repli des exportations, il faudra accroître les investissements en vue de stimuler la production et adopter des mesures destinées à réduire la consommation intérieure d’hydrocarbures et diversifier les exportations», avait indiqué, à Alger en novembre, l’expert Zeine Zeidane.

Un constat que le conseil d’administration du FMI vient de confirmer, axant sur «les risques auxquels l’Algérie pourrait faire face dans le cas où se prolongerait la baisse déjà enclenchée des prix du pétrole dans un contexte d’aggravation de l’environnement économique mondial, une pression supplémentaire sur la rente des hydrocarbures et une intensification des tensions régionales».

Tout en notant que les performances économiques réalisées par l’Algérie en 2013 sont «satisfaisantes» avec une inflation «qui a ralenti considérablement» par rapport à 2012 grâce à la consolidation budgétaire et à une politique monétaire «prudente», l’institution de Bretton Woods préconise une «large réforme structurelle» pour accélérer la croissance économique et réduire davantage le chômage. Outre les vulnérabilités budgétaires, le FMI estime que la faiblesse de la compétitivité et de la productivité pèse sur la croissance économique, laquelle reste en deçà des potentialités et du niveau requis pour réduire sensiblement le chômage, en particulier celui des jeunes et des femmes.

Sur ce point précis, l’institution suggère des réformes visant à accroître la flexibilité du marché du travail et à doter les demandeurs d’emploi de conditions leur assurant de «bonnes compétences». Par ailleurs, le conseil d’administration du Fonds affirme que le secteur financier algérien est «stable» mais «insuffisamment développé», ce qui limite l’accès au financement, en particulier pour les PME. Pour accompagner le développement du secteur financier, le FMI préconise de favoriser la concurrence dans le secteur bancaire, d’accélérer le développement des services de crédits, de développer le marché des capitaux, de revoir les mécanismes de garantie et de renforcer les mécanismes parant à l’insolvabilité.

Par ailleurs, le FMI encourage, dans son rapport, l’Algérie à prendre des mesures en faveur d’une stabilité macroéconomique et financière, la viabilité budgétaire à long terme et la promotion d’un secteur privé fort pour assurer une croissance robuste et la création d’emploi. La contraction de la masse salariale, la suppression progressive des subventions, la réduction des exonérations fiscales sont encore réitérées par le conseil d’administration du FMI, qui prône aussi d’améliorer le climat des affaires, d’attirer les investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur des hydrocarbures et de mettre en œuvre rapidement les plans d’investissement de Sonatrach.

Source El Watan  Zhor Hadjam

Le Pèlerin

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