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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 16:25

 

72 postulants en lice

 

election participation

Les conditions fixées par la loi électorale constituent un défi difficile à relever.  

La liste des postulants au poste du premier magistrat du pays s'allonge. A peine dix jours après la convocation du corps électoral, 72 postulants ont retiré les formulaires de signatures individuelles. «72 postulants à la candidature pour l'élection présidentielle du 17 avril prochain ont retiré les formulaires de souscription de signatures individuelles», a annoncé hier le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, en marge d'une séance plénière à l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales.
La liste des candidats risque de dépasser la barre de la centaine, si ce n'est pas plus, d'ici l'expiration du délai en début mars prochain. Au deuxième jour de la convocation du corps électoral, le nombre des formulaires retiré était de 15.
La convocation du corps électoral a sérieusement secoué les esprits.
Avant cette date, le nombre des candidats affichés ne dépassait pas les six pour atteindre au bout de 10 jours 72 candidats. Ces lièvres vont-ils maintenir le souffle? Le ministre de l'Intérieur se montre peu optimiste. Pour lui, le statut de candidat n'est pas encore confirmé. «Les postulants à la candidature qui ont retiré les formulaires ne sont pas encore des candidats officiels et ils ne seront considérés comme tels en vertu de la loi, qu'une fois que le Conseil constitutionnel aura statué sur la validité de leurs dossiers de candidature», a expliqué M.Belaïz devant la presse. En plus clair, le patron de l'Intérieur estime qu'il faut d'abord dépasser l'épreuve du Conseil constitutionnel pour parler de candidat. «Les postulants à la candidature ne seront considérés comme des candidats officiels qu'après la publication par le Conseil constitutionnel de la liste des candidats retenus, lesquels pourront alors se présenter à la présidentielle,» a ajouté M. Belaïz.
Effectivement, même si la loi fondamentale garantit le droit à tous les Algériens et Algériennes de se présenter à l'élection, il n'en demeure pas moins que l'affaire est loin d'être aussi simple.
Les conditions fixées par la loi électorale constituent un défi difficile à relever.
Les postulants doivent présenter, soit une liste comportant au moins 600 signatures individuelles de membres élus d'Assemblées populaires communales, de wilayas ou parlementaires réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles au moins d'électeurs inscrits sur une liste électorale, recueillies à travers au moins 25 wilayas. Ce qui démontre que le test s'annonce difficile pour les petits lièvres.
Parmi les 72 postulants, la plupart vont finir par rebrousser chemin. Comme à chaque élection, seulement une poignée de candidats pourra mener la bataille à la magistrature suprême jusqu'au bout. Interrogé sur la décision de boycott de la prochaine présidentielle par certains partis, M. Belaïz a refusé de commenter une telle décision. «C'est une question interne aux partis qui sont libres de participer ou non», a-t-il affirmé.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:47

  La gabegie n’a que trop duré

erosion agricole

 

Six mois. C’est ce que l’Etat accordera aux bénéficiaires d’exploitations agricoles pour en faire autre chose que des dépotoirs, hangars et autres parcelles loties, en attendant d’être vendues aux plus offrants un jour prochain, à l’image de tout le foncier industriel du pays…  

Une mesure, des espoirs pour l’agriculture
Instruction - Il était temps ! Dorénavant les bénéficiaires des terres agricoles accordées dans le cadre de l'Accès à la propriété foncière (APFA) n’ont qu’à bien se tenir…

C’est bien beau d’avoir une exploitation agricole, encore faut-il l’exploiter… Et c’est ce concept tout simple qui semble échapper à certains bénéficiaires, que le Premier ministre a tenu à mettre au goût du jour devant la société civile à Ghardaïa le mois écoulé. Ainsi, dans son intervention devant ces deniers, M. Sellal n’aura pas que des mots doux. Car même s’il s’est longuement attardé sur les problèmes des jeunes, notamment en termes d’emploi, il n’a pas manqué de souligner qu’un bien concédé au titre d’une exploitation agricole est censé être… exploité. Et la recette qu’il envisage pour que les choses soient encore plus claires est aussi simple que ce constat.
Tous ceux qui ont bénéficié d’une exploitation agricole et qui ne l’ont pas exploitée dans les six mois risquent de se la faire retirer.
Une façon de remettre un peu d’ordre dans ce «grand bazar» qu’est devenue la gestion d’une question aussi cruciale que «la sécurité alimentaire du pays». Et le constat est sans appel : des terres protégées affectées à des projets «fictifs».
D'autres encore sont loin d’être rentabilisées, quand elles ne sont pas tout simplement détournées à d’autres fins (construction de logements, hangars, dépôts divers…). Une calamité qui ne dit pas son nom, alors même qu’elles sont censées, entre autres, «assurer la sédentarisation des populations rurales dans leurs régions en leur garantissant de bonnes conditions de vie», réagissait à ce constat, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, ajoutant que « s'il s'avère que ces projets n'atteignent pas les objectifs fixés, nous prendrons alors les décisions nécessaires et des mesures fermes seront prises à l'encontre de individus impliqués dans la dilapidation de deniers publics ou dans le détournement de ces terres de leur principale vocation». Revenant sur l’instruction du Premier ministre, en marge de la célébration de la Journée mondiale de l'alimentation (16 octobre), ce dernier a, en outre, affirmé que «(…) le gouvernement a affiché sa volonté d'accorder des terres à ceux qui veulent les exploiter. Mais nous allons combattre, de toutes nos forces, ceux qui détournent ou abandonnent ces terres ». Longtemps, trop longtemps même, ces énergumènes, au mépris de toutes les lois et mettant même en danger la sécurité alimentaire du pays, s’en sont donné à c
?ur joie, s’enrichissant illicitement au vu et au su de toutes et de tous.
Il faut dire que la gestion pour le moins légère jusque-là de ce dossier par les préposés au secteur, n’était pas pour les en dissuader. «Quand le chat n’est pas là, les souris dansent», dit-on. Quand la loi n’est pas dissuasive, qu’est-ce qui pourrait l’être ? Il semblerait que le chat soit de retour…

Dans le Sud et les Hauts Plateaux

Sur les 24 wilayas concernées par l'opération d'assainissement sur une superficie attribuée de l’ordre de 811 000 ha, seuls 24 921 bénéficiaires ont mis en valeur leur terre. Ainsi, pour les terres attribuées au titre de l’accession à la propriété foncière agricole dans le Sud et dans les Hauts Plateaux, la loi consacre un délai de 5 années aux bénéficiaires pour mettre en valeur leurs terres. Elle prévoit même un délai de grâce de 2 années en cas de force majeure. Mais rien n’y fait, il y aurait pas moins de 26 000 bénéficiaires de ces exploitations qui n’ont pour seul mérite que d’exhiber et de crier à ceux qui veulent bien les entendre qu’ils détiennent des 

concessions. Aucune valorisation, aucun rendement ! Les mesures annoncées auront au moins le mérite de calmer certaines ardeurs.

 Pourquoi une telle mesure ?
La limite de la Superficie agricole utile (SAU) qui ne dépasse pas les à 8,5 millions d'hectares, ce qui ne représente que 3,5 % de la surface totale du pays (238 millions d’hectares), et la croissance des besoins alimentaires du pays expliquent les mesures que compte appliquer l'Etat pour inciter les concessionnaires à travailler leurs terres et à participer à l'amélioration de la sécurité alimentaire du pays.
La superficie des terres protégées s'élève à 2,8 millions d'hectares répartis sur 23 wilayas steppiques, tandis que la superficie totale des steppes avoisine les 32 millions d'hectares.
Mettre un terme à la dégradation de sa richesse végétale, en raison de la sécheresse, des activités pastorales et des cultures anarchiques, s’avère une question cruciale. En fait, il en va tout simplement de la sécurité alimentaire du pays.
D'où la nécessité de réaliser des projets pour réhabiliter, protéger et cultiver ces terres. Pour l’heure, un recensement des terres non exploitées est lancé. Des équipes, chargées d'élaborer un rapport détaillé au Premier ministre, sont déployées à travers le territoire national.
Ce qui en découlera est affirmé par le département de l’Agriculture. «Les mesures nécessaires seront prises à l'encontre des intrus et des opportunistes qui profitent de l'investissement agricole pour accaparer le foncier agricole» notamment à travers le retrait de décisions d'attribution, dont acte.

Et les terres appartenant aux privés ?
Les terres agricoles appartenant aux propriétaires privés ne sont pas épargnées, puisqu’une instruction ministérielle datant du 20 février 2012 a instauré une commission dans chaque wilaya pour constater la non-exploitation des terres privées. Il faut déjà savoir que plus de 60 % de notre surface agricole utile est détenue par des privés. Une situation qui n’a pas échappé au législateur, et notamment au travers des dispositions du code civil. Bien que les trois principes «usus, abusus et fructus» (user, jouir et disposer), soient consacrés par la loi, il n’en demeure pas moins qu’un propriétaire ne peut disposer de ses terres comme il l’entend. Partant donc du fait que les terres à hautes potentialités agricoles sont rares, ledit propriétaire est contraint, de par la loi, d’exploiter convenablement, rationnellement et entièrement ses terres. Au risque dans un premier temps de les voir mises en exploitation.Contraint à une mise à bail dans un second temps. Et dans un cas extrême, à une vente forcée après des mises en demeures infructueuses.

Eviter l’expérience du foncier industriel
Casus belli - Plus qu’une question de bon sens, il s’agit, ni plus ni moins, de l’application de la loi…

Et pas besoin d’aller s’inspirer ailleurs que dans un secteur «cousin», dirons-nous : le foncier industriel. Ce dernier qui est, en partie, derrière la propagation de cette nouvelle et étrange race d’Algériens, nouveaux riches comme désignés souvent (ou anciens pauvres, c’est selon), roulant carrosse, et qui n’ont d’autres mérites que d’avoir un jour bradé des terrains censés abriter et être au service de l’industrie nationale.
«Il faut que toutes les terres soient exploitées (…) la législation foncière algérienne a qualifié la non-exploitation des terres agricoles comme un abus de droit», précisait dans une récente intervention, Abdelmalek Ahmed Ali, directeur de l’organisation foncière et de la protection du patrimoine au ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
Un rappel de la loi qui semble échapper à nombre de bénéficiaires qui, une fois le titre de l’exploitation en poche, ne considèrent pas important de se conformer au cahier des charges.
Ce dernier stipule qu’un délai d’un an est accordé pour valoriser cette terre.
Il ne s’agit donc pas d’un bien pour la «décoration».
Mais bien d’une parcelle de terre qui a pour vocation et obligation d’être valorisée et rentabilisée.
Et quand on sait que l’Algérie ne dispose que de 8,5 millions d’hectares de terre viables, on peut comprendre le pourquoi de cette exigence légale.
Dans cet ordre d’idées, le Premier ministre est revenu, au courant du mois, sur la lenteur qu’enregistre l'opération de conversion du droit de jouissance perpétuelle des terres agricoles privées de l'Etat en droit de concession.
Une opération qui tarde à se concrétiser malgré le délai fixé au 18 août 2013 par la loi 10-03 du 15 août 2010.
Cette loi avait accordé à l'administration des domaines publics un délai de trois ans pour l'achèvement du processus de conversion. Mais les problèmes qui ont surgi au cours du processus du traitement des dossiers des 219 000 exploitants concernés, ont ralenti l'opération. Un ralentissement dû, selon des indiscrétions, à certaines régions qui traînent et qui ne semblent pas particulièrement disposées à faciliter la vie des services chargés de mener à bien cette opération. Les wilayas seraient au nombre de quinze, selon des responsables du secteur. Sans plus de précision.

Quand une wilaya du Sud fait la leçon …
On pourrait penser que les champions de l’agriculture se comptent dans le Nord.
Eh bien, il n’en est rien. Le champion national en la matière est sans conteste : El-Oued.
Les chiffres ne peuvent mentir : près de 11 millions de quintaux de pommes de terre, soit 27 % de la production nationale de ce tubercule ont été produits dans cette wilaya en 2012.
La valeur de la production agricole a atteint, durant cette même année (2012), 137,5 milliards de dinars, soit 34 % de la valeur de la production agricole réalisée durant cet exercice par l’ensemble des wilayas du Sud, à savoir Tindouf, Adrar, Béchar, Tamanrasset, Biskra, Laghouat, Ouargla, Illizi, Ghardaïa. Parmi les objectifs que se fixent les responsables des services agricoles dans cette wilaya : porter la surface agricole exploitée, concentrée dans les trois pôles d’Oued Ridh, d’Oued Souf et de la zone frontalière à la Tunisie, à 85 000 hectares et créer 130 000 nouveaux emplois pour l’année prochaine.
Il faut savoir que 65 % de sa population (deux habitants sur trois), estimée à 731 000 âmes, activent dans le travail de la terre ou ont un lien avec l’agriculture.
Outre l’absorption de la demande d’emplois, cette situation a fait de cette wilaya «l’un des principaux pourvoyeurs du pays en produits agricoles».

Que dit la loi ?
Selon la loi 83-18 de 13 août 1983 régissant l'APFA, l'exploitant dispose d'une durée de cinq ans pour mettre en valeur la terre dont il a bénéficié et lui accorde deux années supplémentaires en cas de force majeure. Cependant, malgré une instruction ministérielle publiée en juin 2011 afin d'assainir la situation des exploitants ayant bénéficié de ces terres situées généralement au sud du pays : rien ! Ni production, ni valorisation de ces terres. Quand ces dernières existent encore et qu’elles n’ont pas fait l’objet d’une transaction suspecte. Le principe de non-exploitation de la terre est consacré par la loi d'orientation foncière de 1990 quel que soit le statut juridique de la terre. L'article 48 de ladite loi stipule que «la non-exploitation effective des terres agricoles constitue, en raison de leur importance économique et de leur fonction sociale, un abus de pouvoir».

 Une opération qui tarde à se concrétiser …
Outre le retard pris dans le lancement de l'opération de remise des actes de concession aux exploitants, la dynamique, selon les services concernés, s’est vue ralentie par le rush des agriculteurs sur l'administration des domaines. D'autres contraintes sont, par ailleurs, apparues à l’instar de problèmes liés aux différences de superficies relevées par le cadastre général qui ne correspondaient pas à celles mentionnées dans les anciens arrêtés régissant le droit de jouissance perpétuelle. En outre, certaines terres agricoles ont été touchées par diverses opérations comme l'expropriation, la distraction, et dans certains cas, le détournement de leur vocation, réduisant l'assiette foncière principale concernée par la reconversion du droit de jouissance en concession. Rappelons que le Premier ministre avait ordonné récemment que l’opération soit achevée avant fin 2013.

 Source Infosoir Lyes Sadoun

Le Pèlerin

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 19:23

  Abdelmalek Sellal est-il écarté de la course à la présidentielle en Algérie?

Abdelmalek Sellal

 

Lemag : On le disait présidentiable favori après Bouteflika, la carte de réserve du pouvoir, au cas où, arriverait malheur au président malade, sauf que les derniers développements indiquent que Sellal a été écarté de la course à la présidentielle.
En effet, l’agence algérienne d’information officielle APS, avait dans le communiqué rapportant la fixation de l’échéance du scrutin présidentiel, que le président Abdelaziz Bouteflika, instruira son premier ministre Abdelmalek Sellal de l’installation sous sa présidence, d’une commission de préparation de l’élection présidentielle.
Cette instance technique présidée par le premier ministre, fidèle du président algérien, servirait et avantagerait Bouteflika, au cas où il serait candidat, vis-à-vis de ses concurrents, mais éloignerait définitivement de la course, Abdelmalek Sellal.
Effectivement, Sellal, ne pourrait être à la fois arbitre et joueur, Bouteflika lui lie mains et pieds, le bloque en le nommant président de cette commission de préparation des élections présidentielles, ayant en principe et sous d’autre cieux véritablement démocratiques, un devoir de neutralité.
Abdelmalek Sellal devrait au cas où il souhaiterait se porter candidat, démissionner de la présidence de cette commission et peut être même du poste de premier ministre, que la loi en Algérie, place à la tête de l’instance d’organisation des élections présidentielles.
A la lumière de ce développement, le président effacé par sa maladie et son impotence, serait face à son ex-concurrent de 2004, Ali Benflis.
Le décor politique algérien ne serait alors qu’un bis-repetita non placent , un paysage qui ne se renouvèlent point

Source Algérie360

Le Pèlerin

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:49

Après dix ans d'éclipse

BENFLIS ALI

 

Après un long silence, l'ancien chef du gouvernement et candidat malheureux des présidentielles d'avril 2004, Ali Benflis fera son retour sur la scène politique à travers sa participation aux échéances du 17 avril prochain. Il annoncera sa candidature officiellement à cette course, dimanche prochain. L'annonce de la candidature de Benflis interviendra au lendemain de la convocation du corps électoral attendue pour vendredi prochain, 17 janvier sauf " force majeure ". Le présidentiable a installé la direction de sa campagne électorale de façon officielle et annoncera sa candidature officiellement, le 19 janvier dans un point de presse prévu à l'hôtel Hilton en présence de la presse nationale et internationale accréditée. A cet effet, aucune personnalité nationale n'a été invitée à cette sortie médiatique apprend-on  auprès de la direction de la campagne électorale de Benflis. Le concerné a choisi comme stratégie d'annonce de sa candidature, de faire passer des messages politiques et expliquer les grandes lignes de son projet politique. Cependant, l'ancien Sg du FLN ne peut pas compter sur le soutien du vieux parti, même s'il dispose toujours de fidèles dans cette formation politique. Il est à noter que le Front de libération nationale, comme c'était le cas en 2004, en 2009 et pour 2014, soutient le président Bouteflika pour briguer un quatrième mandat, sachant que ce dernier n'a pas l'habitude de se prononcer sur ce genre de sujet, qu'au moment opportun. A ce propos, le Sg du FLN, Amar Saâdani était clair, " Bouteflika est le candidat du FLN à la présidentielle ". Saâdani qui avait rempli samedi dernier, la coupole du complexe Mohamed Boudiaf, a convié le chef de l'Etat  à briguer un quatrième mandat. Il a donné l'impression, qu'au sein du FLN, certains souhaiteraient imposer un autre candidat, mais le message était clair pour ceux qui voudraient compter sur le FLN dans la prochaine bataille présidentielle. D'autre part, certains rapports de presse font état du soutien de Mouloud Hamrouche à la candidature de Benflis. Les faits remontent à juin dernier, quand un comité de soutien à la candidature de Mouloud Hamrouche à l'élection présidentielle de 2014 est né à Tlemcen. Hamrouche  aurait  " envoyé ceux qui l'ont sollicité à soutenir, l'ancien Sg du FLN, Ali Benflis ". Il est à préciser que Mouloud Hamrouche, s'est  retiré des affaires politiques depuis plus de vingt ans, à l'exception des  présidentielles de 1999 où il avait décidé de se présenter avant de se retirer avec six autres candidats. D'autre part, Benflis a toujours ses fidèles au vieux parti  qui ne s'est pas débarrassé des séquelles de la crise de 2004, quand Benflis a décidé de se porter candidat contre le président Bouteflika. Une situation qui a divisé le parti. Après la victoire de Abdelaziz Bouteflika, le parti a tenu son congrès rassembleur et aujourd'hui Belkhadem a été destitué de son poste de Sg du parti  au profit de Amar Saâdani qui a été plébiscité Sg du parti, et le Président Bouteflika est le président d'honneur du parti. Benflis s'ajoutera à une longue liste de candidats ayant affiché leur ambition de briguer le palais d'El Mouradia, à savoir : Ahmed Benbitour, Soufiane Djilali, Yasmina Khadra, Ali Zeghdoud, Rachid Nekkaz, le trader Kamal Benkoussa,  le président du Front El-Moustaqbal Abdelaziz Belaid, l'ex-ministre délégué au Trésor dans le gouvernement de Sid-Ahmed Ghozali (1991), Ali Benouari, Ali Faouzi Rebaine ( Ahd 54) et le président du FNA , Moussa Touati.  

Source Le Soir d’Algérie Nacera Bechar

Le Pèlerin

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:47

Trapattoni confirme le contact de la FAF

Trapattoni.jpg

 

Selon une information de France Football, un «intermédiaire» de la FAF aurait contacté l'ancien coach italien Giovanni Trapattoni pour driver l'EN, ce qu'il a d'ailleurs confirmé lui-même.

Alors qu'on avait bien cru que le «conflit» entre le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua et le sélectionneur de l'Equipe nationale, le Bosnien Vahid Halilhodzic, avait pris fin avec le dernier communiqué de l'instance fédérale précisant que le coach de l'EN irait à la phase finale du Mondial, seulement on parle encore de son successeur! En effet, et selon une information de France Football, un «intermédiaire» de la Fédération algérienne de football aurait contacté l'ancien sélectionneur italien Giovanni Trapattoni. Le site spécialisé «Goal» a rapporté que joint par téléphone par les soins des journalistes de France Football, l'ancien sélectionneur de l'Italie ou de l'Eire n'a pas usé de la langue de bois généralement de mise pour répondre aux hypothèses non confirmées: «Ce n'est pas une chose officielle. Je ne peux dire ni oui, ni non. C'est un projet comme d'autres projets. En ce moment, c'est un bruit (...) Il y a une personne qui s'est intéressée, je crois que c'est un intermédiaire, comme d'autres personnes m'ont contacté, entre autres des Chinois. Disons qu'il y a plusieurs hypothèses (...) C'était pour savoir s'il y a une disponibilité de ma part. Comme m'ont appelé d'autres personnes (...) Je suis reconnaissant et honoré par tous ceux qui m'offrent du travail. Cela est très important» a déclaré le technicien transalpin. Ainsi, et même si la FAF a voulu rassurer tout le monde au sujet du coach Vahid, l'idée de la succession court toujours et les pistes sont donc déjà activées. Il est normal donc que cela soit fait, car il ne faut justement pas attendre que M.Halilhodzic prenne sa décision finale à l'issue du Mondial pour commencer à chercher son successeur. C'est l'idée qui sort de ce contact bien que pas direct par le président de la FAF, mais un intermédiaire. Ce qui se fait dans le monde du football professionnel. Sachant que Vahid n'a pas changé son idée de ne pas répondre au président de la FAF sur sa doléance concernant son avenir avec les Verts après le Mondial avant la fin de ce mois de janvier, la FAF n'attendra donc pas jusqu'à la fin du Mondial pour se mettre à la recherche du successeur de Vahid qui hésite pour le moment sur le sujet, pour ne pas dire qu'il persiste à ne se prononcer qu'après avoir vécu les résultats du Mondial. Il cherche donc son intérêt «personnel». Or, s'agissant de la FAF, c'est l'intérêt de la sélection algérienne qui prime. Car jouer les éliminatoires de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, qui se déroulera en janvier 2015 au Maroc, à partir du mois de septembre, voudrait dire qu'il doit y avoir, au moins un stage pour les Verts juste après le Mondial et les vacances. Et là, il va falloir prendre ses devants et prévoir. Car gouverner c'est justement prévoir. Ce que semble suivre la FAF et c'est de son droit des plus élémentaires. Ainsi, la FAF tente donc, dès maintenant, de préparer l'avenir afin d'enrôler un nouveau sélectionneur de renom avec en ligne de mire la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, et c'est peut-être Giovanni Trapattoni, à ses 74 ans, qui pourrait être tenté de relever un énième défi africain. Reste à savoir comment va se faire l'engagement de Trapatonni en présence du coach bosnien Vahid Halilhodzic. La prochaine réunion entre le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, et le sélectionneur des Verts, prévue au début du mois de février prochain, à savoir juste avant le match amical contre la Slovénie, sera ainsi bien déterminante et à plus d'un titre.

Source L’Expression Said Mekki

Le Pèlerin

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:44

Doutes sur la présidentielle

bouteflika

 

Le président de la République est tenu d’être présent sur le territoire algérien pour signer le décret portant convocation du corps électoral.

Abdelaziz Bouteflika sera-t-il à Alger, dans les délais prévus par la loi, afin de déclencher la première étape de l’élection présidentielle? Le doute persiste malgré le communiqué «rassurant» des services de la présidence de la République faisant état de la présence du chef de l’Etat au Val-de-Grâce.

«Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d'une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l'hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu'au vendredi 17 janvier 2014», avait indiqué, mardi après-midi, la présidence dans ce communiqué répercuté par l’agence de presse officielle.

Si l’on s’en tient à cette source, Abdelaziz Bouteflika sera de retour demain, vendredi. Quelques heures auparavant, l’APS publiait une dépêche dans laquelle elle faisait état de la convocation imminente du corps électoral. «Le scrutin devrait avoir lieu «inévitablement» entre le 16 et le 17 avril prochain, et ce, toujours suivant les dispositions du code électoral, étant donné que le mandat présidentiel actuel prend fin le 16 avril 2014.»

La lecture croisée des deux dépêches laisse dubitatif. Car comment expliquer ce contrôle routinier prévu «depuis le mois de juin 2013» et qui intervient, précisément, au moment où le président de la République est tenu d’être présent en Algérie. Soit il y a une erreur de planification, et à ce niveau de responsabilité le fait est plutôt grave.

Ou alors les responsables chargés de gérer cette situation de crise ne disent pas toute la vérité. Théoriquement, Bouteflika a jusqu’à samedi pour convoquer le corps électoral.

Il devra donc être à Alger pour signer ce fameux décret. Apposer son paraphe et le sceau de la République sur un texte réglementaire à partir d’un hôpital militaire français serait plutôt mal vu. Mais ce ne serait pas une première. Durant la période de convalescence qui avait suivi son AVC, Abdelaziz Bouteflika avait signé 15 décrets présidentiels alors qu’il se trouvait à l’institution des Invalides.

Dans le lot des «textes réglementaires parisiens on trouve le décret «portant mesures de grâce à l’occasion de la commémoration du cinquante-et-unième anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse au profit des détenus ayant obtenu des diplômes d’enseignement ou de formation», celui instituant «Journée nationale de la presse» ainsi qu’une multitude de décrets de «décisions de transfert de crédit». Mais il semble que certains textes pris en France n’aient pas été publiés.

Ils concernent la mise de fin de fonction de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Missoum Sbih, et son remplacement par son collègue en poste à Bruxelles, ainsi que le décret à la promotion aux grades supérieurs d’officiers de l’ANP. L’Algérie se trouve face à une équation à multiples inconnues. Nul ne sait si Abdelaziz Bouteflika sera à Alger d’ici samedi ou s’il convoquera le corps électoral à partir de Paris. Ou pire encore, s’il le convoquera… tout simplement.

Source Le Soir d’Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:22

Doutes sur la présidentielle

Le président de la République est tenu d’être présent sur le territoire algérien pour signer le décret portant convocation du corps électoral.

Abdelaziz Bouteflika sera-t-il à Alger, dans les délais prévus par la loi, afin de déclencher la première étape de l’élection présidentielle? Le doute persiste malgré le communiqué «rassurant» des services de la présidence de la République faisant état de la présence du chef de l’Etat au Val-de-Grâce.

«Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d'une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l'hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu'au vendredi 17 janvier 2014», avait indiqué, mardi après-midi, la présidence dans ce communiqué répercuté par l’agence de presse officielle.

Si l’on s’en tient à cette source, Abdelaziz Bouteflika sera de retour demain, vendredi. Quelques heures auparavant, l’APS publiait une dépêche dans laquelle elle faisait état de la convocation imminente du corps électoral. «Le scrutin devrait avoir lieu «inévitablement» entre le 16 et le 17 avril prochain, et ce, toujours suivant les dispositions du code électoral, étant donné que le mandat présidentiel actuel prend fin le 16 avril 2014.»

La lecture croisée des deux dépêches laisse dubitatif. Car comment expliquer ce contrôle routinier prévu «depuis le mois de juin 2013» et qui intervient, précisément, au moment où le président de la République est tenu d’être présent en Algérie. Soit il y a une erreur de planification, et à ce niveau de responsabilité le fait est plutôt grave.

Ou alors les responsables chargés de gérer cette situation de crise ne disent pas toute la vérité. Théoriquement, Bouteflika a jusqu’à samedi pour convoquer le corps électoral.

Il devra donc être à Alger pour signer ce fameux décret. Apposer son paraphe et le sceau de la République sur un texte réglementaire à partir d’un hôpital militaire français serait plutôt mal vu. Mais ce ne serait pas une première. Durant la période de convalescence qui avait suivi son AVC, Abdelaziz Bouteflika avait signé 15 décrets présidentiels alors qu’il se trouvait à l’institution des Invalides.

Dans le lot des «textes réglementaires parisiens on trouve le décret «portant mesures de grâce à l’occasion de la commémoration du cinquante-et-unième anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse au profit des détenus ayant obtenu des diplômes d’enseignement ou de formation», celui instituant «Journée nationale de la presse» ainsi qu’une multitude de décrets de «décisions de transfert de crédit». Mais il semble que certains textes pris en France n’aient pas été publiés.

Ils concernent la mise de fin de fonction de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Missoum Sbih, et son remplacement par son collègue en poste à Bruxelles, ainsi que le décret à la promotion aux grades supérieurs d’officiers de l’ANP. L’Algérie se trouve face à une équation à multiples inconnues. Nul ne sait si Abdelaziz Bouteflika sera à Alger d’ici samedi ou s’il convoquera le corps électoral à partir de Paris. Ou pire encore, s’il le convoquera… tout simplement.

Source Le Soir d’Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 21:17

Bouteflika est rentré en Algérie après des examens médicaux

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Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, est rentré, jeudi 16 janvier à Alger, après avoir subi des examens médicaux à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris. Ces examens ont montré « une nette amélioration » de sa santé, selon l'agence de presse Algérie Presse Service (APS).

L'agence algérienne, qui ne cite pas de source, explique que « son retour était initialement prévu vendredi 17 janvier ». APS avait annoncé mardi, citant la présidence, que M. Bouteflika était parti la veille à Paris pour effectuer « un contrôle de routine », et que son état de santé s'améliorait « sûrement » et de « façon progressive ».

Le chef de l'Etat, âgé de 76 ans est rentré juste à temps pour convoquer d'ici au 19 janvier le corps électoral en vue de la tenue de l'élection présidentielle à la mi-avril.

Suspense autour d'une nouvelle candidature

M. Bouteflika avait passé quatre-vingts jours en France depuis le 27 avril dernier à la suite d'un AVC, d'abord au Val-de-Grâce puis à l'Institution nationale des Invalides, spécialisée dans la prise en charge notamment du grand handicap. En 2005, il avait déjà été hospitalisé à Paris, pour un ulcère hémorragique de l'estomac ; il avait alors déclaré avoir survécu « miraculeusement ».

M. Bouteflika, qui cumule quatorze ans de présidence, n'a toujours pas annoncé s'il comptait ou non se présenter pour un quatrième mandat, un suspense qui bloque le processus politique, alors qu'une quinzaine de personnalités ont déjà annoncé leur candidature.

Source Le Monde.fr

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 16:49

In Amenas : "Comment les terroristes ont-ils pu entrer sur le site ?"

In Amenas 2

  

Le 16 janvier 2013 débutait la prise d'otages sur le complexe gazier d'In Amenas, en Algérie, durant laquelle 38 travailleurs occidentaux et un Algérien ont perdu la vie. Un an après, une rescapée et le fils d'un otage tué témoignent pour FRANCE 24.

Responsable de l’antenne médicale du complexe gazier d’In Amenas dans le sud de l’Algérie, Murielle Ravey était la seule femme expatriée à travailler sur le site. Il y a un an, au deuxième jour de l'attaque terroriste contre la raffinerie, l'infirmière a réussi miraculeusement à échapper au massacre exécuté par des dizaines de terroristes. Une quarantaine de ses collègues, pris au piège, n’ont pas eu cette chance et ont été tués.

À 5h50, le 16 janvier 2013, lorsque l’alarme générale retenti, Murielle Ravey enfile par réflexe sa tenue de protection chimique et incendie. "On ne sait pas ce qui se passe et on attend les informations de la salle contrôle de l'usine pour savoir quel est le problème, pourquoi il y a cette alarme, raconte-t-elle à FRANCE 24. Il y a un ingénieur du service qui court vers nous et qui nous dit 'C'est une attaque terroriste, c'est une attaque terroriste ! Je les ai vus. Ils sont armés. Ils arrivent. Cachez  vous !'"

Près de 800 personnes travaillaient alors sur le site dont 140 étrangers d'une dizaine de nationalités. Le complexe gazier et pétrolier est aussi vaste que le Luxembourg. Au moment de l’attaque, Murielle Ravey est à quelques kilomètres de la base de vie. Elle entend les tirs, les explosions. Grâce à sa radio, elle apprend que l'usine est en feu et que des otages sont exécutés. Après 25 heures d'angoisse, elle choisit de s'évader. Des collègues algériens la cachent au milieu de leur groupe, se glissent sous la clôture et sortent bras levés pour ne pas être confondus avec des terroristes par l'armée algérienne.

Les militaires sont entièrement responsables de leur sécurité car aucune arme n’est autorisée à l’intérieur du site. "Quand je suis arrivée, j'ai justement posé la question de la sécurité. On était en Algérie. La Libye n'était pas loin... On m'a toujours répondu que je ne devais pas m'inquiéter dans la mesure où le site était ultra-sécurisé par l’armée", se souvient Murielle Ravey. "On m’a expliqué que l'armée faisait des patrouilles, qu'il y avait aussi des véhicules postés sur les plateaux, des drones qui surveillaient la région et donc qu’en aucun cas on aurait de problèmes. La principale question qui me hante, c'est comment est-il possible que ces terroristes soient arrivés aussi facilement et aient pu entrer dans le périmètre de l'usine et de la base de vie sans que personne ne puisse les détecter ?", s'interroge-t-elle.

"Pour l’instant, il n’y a pas de coopération"

Depuis l'attaque terroriste, l’ancienne employée du site gazier ne peut toujours pas reprendre le travail. Elle s'est isolée près du cercle polaire et a terminé la co-écriture d’un livre intitulé "In Amenas, histoire d'un piège”. Après cette enquête journalistique très détaillée, elle attend l’ouverture d'une investigation internationale : "Ce que je souhaite, c'est que le gouvernement algérien communique toutes les informations qu'il a eu lorsque les terroristes ont été interrogés. Je pense qu'il a des informations à divulguer. Pour l'instant, il n'y a pas de coopération".

Florian, le fils de Yann Desjeux, l'otage français assassiné pendant l'attaque, en sait quelque chose. Contre toute attente, pendant un an, les neuf pays endeuillés n'ont pas conjugué leurs efforts pour mener une enquête. C'est donc seul que ce jeune homme a essayé de retracer les événements tragiques. "Au moment où j'ai vu le cercueil de mon père entouré d'une quarantaine d'autres cercueils, où j'ai vraiment compris qu'il y avait eu un massacre, je me suis fait la promesse de découvrir ce qui s'était passé", explique-t-il.

Florian Desjeux décide alors de mettre son activité professionnelle entre parenthèses et passe un an à mener sa propre enquête. "Au bout d'un moment, on a l'impression d'avoir travaillé sur ce site. On récolte tellement de documents, d'articles, de témoignages que l'on se rend compte que les choses n'allaient pas bien depuis très longtemps. On se demande même si ce n’est pas logique qu'il y ait eu une attaque à un moment donné", estime-t-il.

De graves problèmes de sécurité

Florian Desjeux a découvert que des revendications sociales ignorées de longue date avaient considérablement dégradé le niveau de sécurité du complexe : "On sait par exemple que des personnes rentraient sur le site, alors que c'est complètement illégal, sans prévenir les chefs de la sécurité. On sait aussi qu'il y avait pas mal de troubles, de chauffeurs de bus et de 4x4 qui menaçaient les expatriés de mort si jamais ils continuaient à travailler sur le site".

Malgré les nombreuses alertes formulées à la direction du site par son père, alors chef adjoint de la sécurité, aucune mesure de protection supplémentaire n’avait alors été accordée. "Les terroristes sont arrivés avec des feuilles, des noms, des numéros de chambre, des numéros de téléphone. Les terroristes avaient même les adresses des  domiciles des Norvégiens en Norvège, souligne Florian Desjeux. Donc ce sont des gens préparés qui connaissaient le site déjà par cœur. Ils savaient où se déplacer et qui aller chercher. Ils savaient que cette journée-là énormément de représentants, de VIP étaient là. Tout cela, on ne le sait pas si on n'a pas de complicité à l'intérieur."

Le parquet de Paris a ouvert le 6 janvier une information judiciaire contre X. La justice française a enfin eu accès aux procès-verbaux d'audition des trois terroristes survivants du commando. Il faut désormais que les autorités algériennes acceptent que les juges français puissent enquêter sur place. Jusqu’à présent, elles n’ont pas encore livré leur version des faits

Source France 24

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:10

Cache-t-on la vérité?

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Bouteflika rechute et retourne au Val-de-Grâce. Le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a été évacué lundi dernier à l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce pour un «contrôle routinier», a indiqué la présidence de la République dans un communiqué répercuté par l’APS. Une évacuation qui intervient à un moment sensible de la vie politique du pays, puisque le chef de l’Etat devrait convoquer le corps électoral avant vendredi prochain, comme le prévoit la Constitution. Elle accentue davantage le doute sur une élection présidentielle déjà incertaine.

L’hospitalisation du Président aura un impact certain sur le cours des évènements et le calendrier politique risque vraisemblablement d’être chamboulé.

La présidence de la République a pris le soin, sans doute pour «rassurer» l’opinion, de préciser que le transfert de Bouteflika à Paris a été fait dans le but de «parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d’une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis  le mois de juin 2013.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l’hôpital du Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu’au vendredi 17 janvier 2014». Mais dans quel état de santé reviendra-t-il ? El Mouradia a affirmé que la santé du Président s’améliore «sûrement» et de «façon progressive».  Selon toujours la Présidence, «le transfert de Abdelaziz Bouteflika était prévu et arrêté depuis son séjour à l’institution nationale (française) des Invalides à Paris» et qu’ «aucune procédure d’urgence n’a dicté ce déplacement» ! La Présidence dit-elle toute la vérité ?

Des sources affirment que le chef de l’Etat a été transféré au Val-de-Grâce en «urgence dimanche et non pas lundi et qu’il aurait quitté le pays dans un état de santé détériorée».

Bouteflika qui se trouve dans une longue période de convalescence, depuis son admission à l’institution nationale des Invalides, le 21 mai 2013, avant de regagner le pays, le 17 juillet de la même année, est apparu extrêmement affaibli lors de la signature de la loi de finances 2014, le 30 décembre dernier. Certaines sources assuraient même qu’il n’a pas pu reconnaître les membres de son gouvernement. Visiblement et après huit mois de convalescence, son état de santé demeurerait incertain.

Les multiples déclarations des hauts responsables gouvernementaux, assurant que «le Président se porte bien et qu’il a retrouvé sa forme», inquiètent plus qu’elles ne rassurent.

Il est probable que l’approche de l’élection présidentielle sur laquelle plane une totale incertitude ait pesé dans l’aggravation de l’état de santé du Président. Pressé par son entourage immédiat pour briguer un quatrième mandat alors qu’il n’assurait plus sa fonction normalement depuis huit mois, Abdelaziz Bouteflika n’a peut-être pas pu supporter la pression, qui s’est accentuée depuis que son «ennemi juré», Ali Benflis s’est montré de plus en plus déterminé à se lancer dans la bataille présidentielle. «Passer les clés du palais d’El Mouradia à son pire ennemi serait insupportable, voire inacceptable pour Bouteflika», nous a confié un ancien ministre très au fait des coulisses du pouvoir. «La possibilité d’un retrait avant l’heure anticipée n’est pas à exclure», précise-t-il encore.

Réunion d’urgence du commandement militaire

Si la seconde hospitalisation du chef de l’Etat confirme une réelle dégradation de son état de santé, la question de sa capacité à rester encore au pouvoir jusqu’au mois d’avril prochain –date de l’élection présidentielle – est sérieusement posée. Va-t-il abandonner ?  Il faut dire que depuis son admission au Val-de-Grâce suite à un accident vasculaire cérébral (AVC), le 27 avril 2013,  Bouteflika ne gouvernait pas réellement. Il ne s’est déplacé au palais présidentiel qu’à deux reprises, septembre puis décembre 2013, pour la signature de la loi de finances 2014. De nombreux acteurs politiques n’ont pas cessé depuis d’invoquer l’état d’empêchement en se référant à l’article 88 de la Constitution qui stipule : «Lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement.»  Nul doute que la maladie du Président a plongé l’Etat dans une paralysie inédite et qu’elle fait peser sur le pays, à la veille de l’élection présidentielle, une incertitude politique.

 

Une totale confusion domine le ciel de la «République». Et curieusement, hier matin, avant l’annonce de l’évacuation du chef de l’Etat à Paris, une longue dépêche balancée par l’agence gouvernementale (APS) assurant que le président de la République «procédera, sauf cas de force majeure, à la convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle de 2014 entre les 16 et 17 janvier en cours, conformément aux délais impartis par le code électoral ; et que la loi organique du 12 janvier 2012 relative au régime électoral stipule, dans son article 133, que sans préjudice des dispositions de l’article 88 de la Constitution, le corps électoral est convoqué par décret présidentiel, quatre-vingt-dix jours avant la date du scrutin (…)».   !

Ce «sauf cas de force majeure» autorise toutes les lectures possibles et surtout les spéculations les plus folles, alors qu’à Alger c’est le branle-bas de combat. Selon des sources concordantes, le Haut Commandement de l’armée a tenu une réunion d’urgence, lundi, en présence des six chefs des régions militaires. Une réunion de crise exigée par l’évacuation du Président en France pour «réfléchir à tous les scénarios de crise», selon nos sources. 

Source El Watan Hacen Ouali

 

Le Pèlerin

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