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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:06

Doutes sur la présidentielle

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Le président de la République est tenu d’être présent sur le territoire algérien pour signer le décret portant convocation du corps électoral.

Abdelaziz Bouteflika sera-t-il à Alger, dans les délais prévus par la loi, afin de déclencher la première étape de l’élection présidentielle? Le doute persiste malgré le communiqué «rassurant» des services de la présidence de la République faisant état de la présence du chef de l’Etat au Val-de-Grâce.

«Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d'une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l'hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu'au vendredi 17 janvier 2014», avait indiqué, mardi après-midi, la présidence dans ce communiqué répercuté par l’agence de presse officielle.

Si l’on s’en tient à cette source, Abdelaziz Bouteflika sera de retour demain, vendredi. Quelques heures auparavant, l’APS publiait une dépêche dans laquelle elle faisait état de la convocation imminente du corps électoral. «Le scrutin devrait avoir lieu «inévitablement» entre le 16 et le 17 avril prochain, et ce, toujours suivant les dispositions du code électoral, étant donné que le mandat présidentiel actuel prend fin le 16 avril 2014.»

La lecture croisée des deux dépêches laisse dubitatif. Car comment expliquer ce contrôle routinier prévu «depuis le mois de juin 2013» et qui intervient, précisément, au moment où le président de la République est tenu d’être présent en Algérie. Soit il y a une erreur de planification, et à ce niveau de responsabilité le fait est plutôt grave.

Ou alors les responsables chargés de gérer cette situation de crise ne disent pas toute la vérité. Théoriquement, Bouteflika a jusqu’à samedi pour convoquer le corps électoral.

Il devra donc être à Alger pour signer ce fameux décret. Apposer son paraphe et le sceau de la République sur un texte réglementaire à partir d’un hôpital militaire français serait plutôt mal vu. Mais ce ne serait pas une première. Durant la période de convalescence qui avait suivi son AVC, Abdelaziz Bouteflika avait signé 15 décrets présidentiels alors qu’il se trouvait à l’institution des Invalides.

Dans le lot des «textes réglementaires parisiens on trouve le décret «portant mesures de grâce à l’occasion de la commémoration du cinquante-et-unième anniversaire de la fête de l’Indépendance et de la Jeunesse au profit des détenus ayant obtenu des diplômes d’enseignement ou de formation», celui instituant «Journée nationale de la presse» ainsi qu’une multitude de décrets de «décisions de transfert de crédit». Mais il semble que certains textes pris en France n’aient pas été publiés.

Ils concernent la mise de fin de fonction de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Missoum Sbih, et son remplacement par son collègue en poste à Bruxelles, ainsi que le décret à la promotion aux grades supérieurs d’officiers de l’ANP. L’Algérie se trouve face à une équation à multiples inconnues. Nul ne sait si Abdelaziz Bouteflika sera à Alger d’ici samedi ou s’il convoquera le corps électoral à partir de Paris. Ou pire encore, s’il le convoquera… tout simplement.

Source Le Soir d’Algérie Tarek Hafid

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 08:03

Dix conditions pour le futur président algérien

point interrogation

 

1.-Le futur président doit avoir une moralité sans faille, intègre, s’engager à privilégier les intérêts supérieurs du pays, non en paroles mais en actes, promouvoir la condition féminine, condition de la vitalité de toute société, combattre le régionalisme, le népotisme, toute forme de racisme et de xénophobie pour que le discours politique puisse porter.

2.- Le futur président ne devra en aucune manière être impliqué directement ou indirectement dans des affaires de corruption, qu’il s’agira de combattre avec détermination, tout en évitant les règlements de comptes inutiles, car c’est la magistrature suprême qui est en cause. Les relations personnalisées étant inefficaces, par définition, en raison des risques d’abus qui en découlent, les institutions gelées comme la Cour des comptes, le Conseil national de l’énergie, le Conseil de la concurrence, parallèlement aux mécanismes démocratiques de contrôle, doivent être réhabilités.

3.- Le futur président devra dépasser le cadre étroit d’un parti, du fait de la non-représentativité réelle des partis actuels, en attendant la recomposition politique qui devrait donner naissance, grâce à une saine concurrence, à deux ou trois grands partis réellement ancrés dans la société, ce qui fera, comme dans les sociétés démocratiques, que ce sera le parti dominant qui dirigera le pays.

4.- Le futur président, tout en étant réaliste et non pas utopique, tenant compte tant du poids des réseaux d’hommes d’affaires, de la morphologie sociale interne en évolution ainsi que des différents rapports de force au sommet du pouvoir, devrait réaliser un minimum de consensus politique, économique et social en cette période de transition, si l’on veut éviter des remous incontrôlables et des affrontements par personnes interposées, préjudiciables pour le devenir du pays. Cela ne saurait signifier unanimisme, signe de décadence de toute société. L’objectif stratégique est d’aller vers un Etat de droit, d’appliquer la loi dans toute sa rigueur, ce qui implique une véritable indépendance de la justice et une démocratie tenant compte de l’anthropologie culturelle du pays.

5.- Le futur président devra s’engager pour un dialogue permanent productif sans exclusive, avec des réseaux décentralisés crédibles servant de relais entre l’Etat et les citoyens, comme outil privilégié de gouvernance. Il devra éviter le monologue avec des organisations non représentatives créées artificiellement par l’administration et vivant de la rente. Il devra également éviter toute vision autoritaire, ère du passé, nul ne pouvant se targuer d’être plus nationaliste qu’un autre, garantir les espaces de liberté, ( le monde avec la révolution d’internet étant devenu une grande maison de verre), impliquer les citoyens par une véritable politique de décentralisation au moyen de la régionalisation économique, laquelle ne saurait signifier régionalisme, avatar du système rentier bureaucratique.

6.- Le futur président devra avoir une vision stratégique du développement du pays à l’aube de grands bouleversements géostratégiques, qui ont un impact sur le développement interne, avoir une parfaite connaissance de la situation économique et sociale du pays, connaitre l’Algérie profonde dans sa diversité culturelle, être proche des préoccupations du peuple, aller à sa rencontre loin des bureaux climatisés des bureaucrates, lui tenir un langage simple loin des discours philosophiques pompeux lus et non assimilés, préparés par les conseillers déconnectés de la réalité, être, donc, pragmatique et réaliste et se démarquer des schémas théoriques stériles. Afin de tracer la future trajectoire et les perspectives du pays, il devra forcément dresser un bilan objectif sur la situation réelle, tant des réserves en hydrocarbures que des réserves de change, propriété de tout le peuple algérien, et ce, dans le cadre d’un débat national associant les experts et toutes les forces politiques, économiques et sociales.

7.-Le futur président devra avoir une parfaite connaissance des rouages internationaux et des enjeux géostratégiques mondiaux, tant dans le domaine politique et économique que sécuritaire, et favoriser notamment l’intégration du Maghreb, pont entre l’Europe et l’Afrique, continent qui devrait tirer la croissance de l’économie mondiale à l’horizon 2030, l’Algérie pouvant jouer un rôle de pays pivot au sein de ce continent, préparer l’Algérie au dégrèvement tarifaire prévu à l’horizon 2020 (accord signé avec l’Union Européenne) et accélérer le dossier d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce ( OMC), tout en n’oubliant pas l’apport de notre émigration au plan intellectuel, technologique et financier.

8.- Le futur président devra mettre en œuvre une nouvelle gouvernance et réhabiliter le savoir ainsi que l’entreprise, publique ou privée, piliers du développement du XXIe siècle, étant à l’ère du primat de la connaissance en combattant les rentes spéculatives, la bureaucratie et en favorisant l’intégration de la sphère informelle au moyen de mécanismes transparents.

9-.Le futur président devra mettre en place, d’ores et déjà, une transition énergétique car ce n’est pas seulement une question d’offre pour Sonatrach mais de demande, avec la concurrence aiguë qui s‘annonce, des coûts croissants et de nouvelles mutations énergétiques.

10.- Le futur président doit tenir un discours de vérité, impliquant une refonte du système d’information économique algérien au sein d‘une structure indépendante. Il s’agira d’éviter tant l’autosatisfaction, source de névrose collective, que la sinistrose, tout ce qui a été accompli entre 2000 et 2013 n’étant pas totalement négatif et personne ne pouvant nier les importantes réalisations, notamment dans les infrastructures du fait que, durant la période 1990/2000, la demande sociale a été comprimée. Personne ne peut nier également les insuffisances. L’importance de la dépense publique n’a pas été proportionnelle aux impacts économiques et sociaux, en moyenne 3% de taux de croissance alors qu’il aurait dû dépasser 10%, les segments hors hydrocarbures dont le BTPH étant, eux-mêmes, tirés par la rente des hydrocarbures, le secteur industriel représentant moins de 5% du produit intérieur brut. C’est que les réformes des structures qui conditionnent une relance économique véritable ainsi que les ajustements économiques et sociaux nécessaires ont été différés. Ils seront douloureux entre 2014 et 2020, des tensions financières et budgétaires étant prévues à l’horizon 2017. En conclusion, Il deviendra alors impossible de continuer à verser des traitements sans contrepartie productive, de maintenir le niveau actuel de la dépense publique tirée seulement par la rente des hydrocarbures conventionnels, lesquels vont à l’épuisement, à l’horizon 2030, et ce, au moment où la population algérienne atteindra les 50 millions d’habitants, ce qui posera une problématique de transition d’une économie de rente vers une économie hors hydrocarbures dans le cadre d’avantages comparatifs mondiaux.
Puisse l’Algérie, en cette échéance cruciale pour son devenir, prendre un nouvel élan et réaliser une transition politique, économique et sociale pacifique sans remous, ce pays ayant vécu un drame entre 1990 et 2000 ayant causé plus de 200 000 morts !
Puisse l’Algérie connaître un développement réel et non artificiel reposant sur la rente, conciliant efficacité économique et justice sociale !

Puisse, enfin, le dialogue permanent l’emporter sur la confrontation pour une stabilité de notre pays, stabilité largement conditionnée par le développement socio-économique, et, elle-même, conditionnant celle des régions euro-méditerranéenne et euro-africaine.

Source Algérie New  Abderrahmane Mebtoul

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:58

Un an après In Amenas, les zones d'ombre demeurent

justice

 

Selon nos informations, le parquet de Paris devrait ouvrir, dans les heures qui viennent, une information judiciaire et désigner au moins un juge d'instruction de la section antiterroriste pour faire la lumière sur le bain de sang de la prise d'otages.

"Les Algériens n'ont rien lâché" : le verdict est sévère mais il correspond à la réalité. Un an après le drame, les magistrats européens chargés d'enquêter sur ce qui s'est vraiment passé à In Amenas entre le 16 et le 18 janvier 2013, n'ont bénéficié d'aucune donnée majeure de la part des autorités algériennes qui se retranchent derrière leur propre enquête. Tout juste auraient-elles accepté de collaborer avec le FBI en lui permettant d'accéder aux procès-verbaux des trois terroristes capturés lors de l'assaut du site où 37 expatriés ont perdu la vie.

Mais, il y a tout de même ce rapport de l'entreprise norvégienne Statoil, l'une des deux sociétés étrangères chargées de l'exploitation du site en partenariat avec la Sonatrach algérienne. Six mois de travail, 88 pages de compte rendu : les conclusions de son chef d'enquête, l'ancien patron des services spéciaux norvégiens Torgeir Hagen, sont sans appel : "Les mesures de sécurité en vigueur à l'extérieur comme à l'intérieur du site n'ont pas réussi à protéger les employés de l'attaque du 16 janvier et l'armée algérienne n'a pas été capable de détecter ni d'empêcher les assaillants de rentrer sur le site." Pis, "il y a matière à remettre en cause l'étendue de la dépendance des opérateurs du site vis-à-vis de l'armée algérienne censée le protéger".

En annonçant l'ouverture d'une information judiciaire après plus de onze mois d'enquête préliminaire, le parquet de Paris vient de faire un grand pas en avant. Plus politique, il faut le reconnaître, que technique. "Rien ne dit que le ou les juges de la section antiterroriste auront un travail plus facile que celui du juge Trévidic dans l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine", confie au JDD Guillaume Denoix de Saint Marc, porte-parole et directeur général de l'Association française des victimes du terrorisme.

Qui a tué Yann Desjeux ?

Mais pour Me Antoine Casubolo, l'avocat de Murielle Ravey, rescapée de la prise d'otages : "c'est la nouvelle que j'attendais, je vais enfin avoir accès aux pièces du dossier". Pour comprendre qui a tué le Français Yann Desjeux, cet ancien du RPIMa devenu le chef adjoint de la sécurité à In Amenas. Les terroristes ou l'armée algérienne? Mais également pour en savoir plus sur le commanditaire de la prise d'otages, Mokhtar Belmokhtar, organisateur de l'enlèvement au Niger, en janvier 2011, de deux Français, Antoine de Léocour et Vincent Delory, finalement tués le soir même de leur rapt, lors d'une intervention militaire française. Après l'élimination par les forces spéciales françaises de l'un des adjoints de Belmokhtar en novembre dernier près de Tessalit, la traque se poursuit pour retrouver ce chef djihadiste.

Quant au retour des expatriés sur le site gazier d'In Amenas, il n'est toujours pas question, un an plus tard, de l'envisager. "Les groupes étrangers exigent de mettre en place leur propre dispositif de sécurité. Une proposition rejetée par l'armée", affirmait, la semaine dernière, une source sécuritaire sur un site d'informations algérien.

Source leJDD.fr François Clemenceau

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:46

"Il y a tellement de zones d'ombre, de questions qui m’empêchent de dormir"

In-Amenas.jpg

Ci-dessus, le site gazier d'In Amenas en Algérie

Interview-- Murielle Ravey, qui a survécu à l'attaque terroriste, raconte dans un livre l’«enfer» qu’elle a vécu il y a un an...

 

Un an après l’attaque meurtrière, qui s'est soldée par la mort de 38 otages, sur le complexe gazier de Tiguentourine, dans la région d'In Amenas, en Algérie, de nombreuses questions -quant à la sécurité du site et à l'intervention de l'armée algérienne notamment- demeurent.

Murielle Ravey, «medic» (infirmière responsable des urgences) du site, était la seule femme expatriée à In Amenas, et a réussi à fuir au sein d'un groupe au deuxième jour de l'attaque. Elle raconte l’«enfer» qu’elle a vécu dans le livre 25:00 In Amenas, Histoire d'un piège (Ed. La Martinière), co-signé avec le journaliste Walid Berrissoul.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre?

Pour plusieurs raisons. L’histoire a disparu très rapidement des écrans, et je craignais qu’elle ne tombe dans l’oubli, alors que les familles des victimes, comme les survivants, sont toujours dans l’incompréhension et à la recherche de réponses. Ce livre, c’était un moyen de remettre en avant ce qui s’est passé et aussi de rendre hommage à ceux qui ont été assassinés, car ils n’étaient pas seulement des collègues, ils étaient mes amis. Raconter cette attaque terroriste, c’était aussi un moyen de rappeler que l’islam, ce n’est pas ces fous dangereux, mais ces collègues algériens qui nous ont cachés et aidés à fuir.

De plus, après être sortie de cet enfer et avoir discuté avec d’autres survivants, je me suis rendu compte que plusieurs événements, intervenus avant l’attaque et auxquels on n’avait pas prêté attention à l’époque, pouvaient suggérer qu’il y avait un risque d’attaque terroriste. Toutes ces petites choses mises bout à bout m’ont amenée à me questionner. Avec Walid Berrissoul, nous voulions donner ces informations, et aussi demander au gouvernement français de faire quelque chose.

Une information judiciaire contre X a d’ailleurs été ouverte par le parquet de Paris début janvier…

C’est une bonne nouvelle, même si ce n’est pas à cause du livre. Une enquête préliminaire avait déjà été ouverte l’an dernier, mais le gouvernement algérien n’avait pas collaboré avec les enquêteurs français de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Depuis, le FBI a transmis aux enquêteurs français les interrogatoires des trois terroristes faits prisonniers après l’attaque. Ces pièces devraient amener des informations pour expliquer comment une telle attaque a été possible, comment cela a été organisé…

Des réponses à ces questions pourraient vous aider à tourner la page?

Il y a tellement de zones d'ombre, de questions qui m’empêchent de dormir. Par exemple, comment des terroristes très lourdement armés ont pu circuler dans le désert pendant plusieurs jours sans être inquiétés, alors qu’une zone aussi sensible est hyper-surveillée, alors que les informations faisaient état d’un danger croissant, et alors que l’armée française venait d’intervenir au Mali?

J’ai l’espoir que la justice des différents pays concernés par cette tragédie internationale puissent collaborer pour permettre d’arrêter Al-Qaida, et que l’Algérie -directement concernée de par sa place au sein de la région- aide à éradiquer le terrorisme.

Source 20 minutes.fr Bérénice Dubuc

Le Pèlerin

 

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:45

La leçon de Tiguentourine

In-Amenas-2-.jpg

 

Voilà une année, jour pour jour, le site gazier névralgique de Tiguentourine à In Amenas, dans la wilaya d'Illizi, était la cible d'un groupe terroriste multinational qui avait investi et pris d'assaut le complexe conjointement managé par Sonatrach, le britannique BP et le norvégien Statoil.

Dans sa logique criminelle, le groupe terroriste agissant sous la coupe de Mokhtar Belmokhtar au sein de l'organisation. Les signataires par le sang, avait prévu une prise d'otages, des plus spectaculaires, jusque-là jamais enregistrée. Il fallait agir vite avec mesure et précision. L'Algérie faisait face à la plus grande prise d'otages dans l'histoire. Finalement, les autorités militaires décident d'ordonner une contre-offensive en confiant la mission à une unité spéciale et en encadrant un large périmètre par les forces de la Gendarmerie nationale. Le bilan s'était soldé par la neutralisation de tous les assaillants lourdement armés, dont trois ont été arrêtés, avec un minimum de victimes. Le chiffre officiel fait état de 37 otages étrangers et un Algérien. L'unité spéciale avait utilisé en sa faveur toutes les donnes pratiques du terrain, en préconisant une stratégie de précautions pour minimiser les pertes humaines. Elle aura sauvé 650 employés, dont 107 étrangers, qui témoignent aujourd'hui du professionnalisme de cette armée. Pour les autorités algériennes, confrontées alors à des risques majeurs avérés pouvant engendrer une triple catastrophe, humaine, écologique et économique l'assaut était inévitable. Il n'était surtout pas question d'ouvrir une transaction avec les sanguinaires, qui cherchaient un écho médiatique. Le message de l'Algérie était clair pour ceux qui voulaient comprendre, ayant appelé à des négociations. Composer avec ces criminels aurait été tout simplement une reconnaissance de leur existence en tant qu'organisation. Ce fut une épreuve terrible pour l'ANP qui a eu à gérer dans des circonstances extrêmement difficiles et complexes une attaque qui pouvait, pour ainsi dire, être des plus sanglantes, cependant, elle a été riche en enseignements d'où la preuve incontestable de ses énormes capacités opérationnelles. Mais à l'évidence, pour rappeler aussi bien aux amis qu'aux ennemis que l'Algérie ne négocie pas avec les terroristes, ne cède pas au chantage et sait faire face aux menaces et sans répit elle demeure engagée dans sa lutte contre ce phénomène transnational. En un mot, l'Algérie avait agi en position de légitime défense, et l'efficacité de l'intervention, accomplie en un temps record, poussera à l'avenir les antagonistes criminels à réfléchir deux fois avant de s'autoriser à perpétrer d'autres actes similaires. Notamment, que le site de Tiguentourine et à l'instar des autres sites pétroliers ou gaziers a été renforcé sur le plan sécuritaire par un dispositif stratégique bien étudié. Un autre défi que l'ANP est en mesure d'assurer. Les autorités militaires n'auront pas attendu l'anniversaire de l'attaque pour entreprendre des mesures supplémentaires, confient des sources sécuritaires. Assumant parfaitement son rôle relatif à la préservation de l'intégrité territoriale et la sécurité du pays, l'ANP s'est imposé la règle du «sans faille». Les mêmes sources ajoutent que les troupes déployées au Sud et aux frontières ont été dotées de moyens technologiques sophistiqués.

L'effectif a été revu à la hausse et cela aussitôt après l'attaque. Aujourd'hui encore, des vols de reconnaissances des forces aériennes sont observés au quotidien. Pour l'ANP rien ne doit être laissé au hasard, d'où d'ailleurs les multiples opérations menées régulièrement. Dans son plan stratégique, l'ANP opte pour un processus de prévention et d'anticipation et se base sur l'exploitation du renseignement confient encore nos sources. Pour ces dernières, on se doit d'assumer pleinement la souveraineté du pays. Au-delà de certaines considérations négatives et prétentions occidentales, aveuglées par leur supériorité technologique, l'Algérie qui avait agi sans aucune assistance de quelque nature qu'elle soit, a recueilli de précieux soutiens internationaux dont celui de la Russie et l'ONU. C'est à peine un mois après l'odieux forfait, que Sonatrach affirmait déjà que le site était prêt pour un redémarrage partiel. Dans ce contexte, le chef de division exploitation du site, Slimane Benazou, avait annoncé que «le train n°1 (du site de Tiguentourine) avait satisfait toutes les assurances techniques et sécuritaires relatives à sa remise en service. Il est mis sous gaz dans l'attente de l'aval de la structure mère de l'installation», rapportait le quotidien El Moudjahid. Pour sa part, le P-DG de la Sonatrach Abdelhamid Zerguine annonçait en octobre dernier que «la sécurité de tous les sites pétroliers, y compris ceux détenus en partenariat, est garantie par les autorités sécuritaires du pays». C'est dire aussi que le partenariat étranger n'a jamais été remis en cause, contrairement, à ce qu'avancent certains médias qui n'arrivent pas à digérer la dimension extraordinaire de l'opération menée par l'ANP contre le groupe terroriste. Après BP, Schlumberger, Gas Natural Fenosa, d'autres groupes pétroliers étrangers ont exprimé leur volonté à maintenir leurs investissements en Algérie.

Idem pour l'américain Anadarko dont le groupe demeure toujours engagé dans son partenariat avec Sonatrach. Alors que le retour du britannique BP et du japonais JGC est imminent, le feu vert au retour du personnel des trois groupes qui le cogèrent avec la société publique algérienne Sonatrach a été donné.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:42

La Banque mondiale prévoit une croissance de 3,3% pour l'Algérie en 2014

Reserves de Dollars

 

La Banque mondiale table sur une croissance économique de 3,3% pour l'Algérie en 2014 (contre 2,8% en 2013), qui devrait continuer à augmenter modérément pour atteindre un taux de 3,5% en 2015 et en 2016, a-t-elle indiqué dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales publié mardi soir.

Avec ces nouveaux pronostics réactualisés, la BM a légèrement révisé en hausse la croissance du PIB algérien pour 2014 par rapport à ses prévisions faites en juin dernier dans lesquelles elle tablait sur une croissance économique de 3,2% pour l'année en cours.

Quant à la balance des comptes courants du pays, la BM avance qu'elle devrait se situer à 2,6% du PIB en 2014 (contre 2,7% en 2013) et à 0,1% en 2015.

En ce qui concerne la région du Moyen-Orient et Afrique du nord (MENA), l'institution de Bretton Woods prévoit une croissance globale de 2,8% en 2014 avant de passer à 3,3% en 2015 et à 3,6% en 2016, des chiffres bien en dessous du potentiel de la région, commente-t-elle.

Pour la BM, les économies de la région MENA continuent à tourner au ralenti, ajoutant que les troubles politiques en Egypte, lÆimpasse en Tunisie et l'escalade de la violence en Syrie, avec ses retombées dans des pays voisins tels que le Liban et la Jordanie, ont ralenti lÆactivité dans les pays importateurs de pétrole.

Simultanément, a-t-elle encore observé, la dégradation de la sécurité, les grèves et les problèmes liés aux infrastructures pétrolières notamment en

Libye, ainsi que les sanctions internationales visant l'Iran, ont des conséquences négatives sur les pays exportateurs de pétrole de la région.

Pour l'Afrique subsaharienne, la BM table sur une croissance économique de 5,3% en 2014 (contre 4,7% en 2013), de 5,4% en 2015 et de 5,5% en 2016.

Mais selon cette institution financière internationale, l'Afrique subsaharienne est ''très vulnérable'' à une éventuelle baisse des prix des produits de base beaucoup plus forte que prévu ainsi qu'aux risques intérieurs liés à divers facteurs tel que l'impact des chocs météorologiques sur les récoltes locales

et les prix des denrées alimentaires, les troubles politiques, les problèmes de sécurité dans le Nord du Nigéria et les attaques de pirates dans le Golfe

de Guinée, susceptibles d'accroître les frais de transport et de perturber le commerce régional.

Dans ses nouvelles prévisions, la BM prévoit un taux de croissance du PIB mondial de 3,2% en 2014 (contre 2,4% en 2013 ) avant de se stabiliser à 3,4% en 2015 et à 3,5% en 2016.

Source L’Expression

Le Pèlerin

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:38

Il passe un contrôle médical routinier au Val-de-Grâce

bouteflika-copie-2

 

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, se trouve depuis lundi dernier à l'hôpital du Val-de-Grâce (France) dans le cadre d'une visite médicale routinière de contrôle, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République qui affirme que son état général s'améliore «sûrement» et de «façon progressive». «Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d'une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l'hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu'à vendredi 17 janvier 2014», précise le communiqué. «Aucune procédure d'urgence n'a dicté ce déplacement prévu et arrêté depuis son séjour à l'institution nationale (française) des Invalides à Paris», ajoute la même source qui souligne que l'état général du président de la République s'améliore «sûrement» et de «façon progressive».

Source APS

Le Pèlerin

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:33

L'Armée en réunion de crise

Abdelaziz Bouteflika le 17 avril dernier.

 

Par ailleurs, et selon nos sources, le haut-commandement de l'ANP, comprenant les chefs des six régions militaires, a tenu une réunion de crise l'après-midi du lundi 13 janvier au siège du ministère de la Défense, à Alger. Cette réunion de crise a été provoquée par la nécessité de « réfléchir à tous les scénarios de crise », après l'évacuation du président Bouteflika au Val-de-Grâce, et les risques de voir les délais de la convocation du corps électoral non respectés. Cette éventualité est curieusement évoquée par une dépêche de l'APS quelques heures plutôt avant l'annonce du transfert du Président à Paris : "la loi organique du 12 janvier 2012 relative au régime électoral, stipule dans son article 133 que "sans préjudice des dispositions de l'article 88 de la Constitution, le corps électoral est convoqué par décret présidentiel, quatre-vingt-dix jours avant la date du scrutin"". L'article 88 de la Constitution précise les modalités de déclaration de l'état d'empêchement du chef de l'Etat.

Source El Watan

Le Pèlerin

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 08:27

Algérie - Bouteflika de nouveau hospitalisé en France

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Il s'agit, selon Alger, d'une "visite médicale routinière de contrôle". Le président algérien est affaibli depuis sa longue hospitalisation l'été dernier.

Selon un communiqué de la présidence de la République algérienne, diffusé mardi 14 janvier par l'agence de presse officielle APS, le président algérien Abdelaziz Bouteflika est hospitalisé au Val-de-Grâce à Paris depuis lundi.

"Pour parachever son bilan de santé, initié à Alger, et dans le cadre d'une visite médicale routinière de contrôle, arrêtée et programmée depuis le mois de juin 2013, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, séjourne à l'hôpital Val-de-Grâce, depuis lundi 13 janvier 2014 et ce, jusqu'au vendredi 17 janvier 2014", précise le communiqué. "Aucune procédure d'urgence n'a dicté ce déplacement prévu et arrêté depuis son séjour à l'institution nationale (française) des Invalides à Paris".

En juin dernier, il avait séjourné 80 jours à l'hôpital militaire après un accident vasculaire cérébral le 27 avril.

Selon le quotidien algérien "El Watan" sur Twitter, l'armée a tenu une réunion de crise à Alger au siège du ministère de la Défense après l'évacuation de président algérien à Paris. De quoi relancer de nouveau les rumeurs sur l'état de santé réel du chef de l'Etat, très affaibli, et de sa capacité à assurer, pour quelques mois encore la fin de son mandat. L'élection présidentielle est prévue en avril prochain. Le secrétaire général du parti au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN), Amar Saâdani, a assuré ce week-end que le président Abdelaziz Bouteflika annoncera sa candidature à l’élection présidentielle d'avril après la convocation du corps électoral, attendue dans quelques jours. "Aucun autre candidat ne représentera le parti", a-t-il précisé. Les observateurs ont du mal à y croire compte-tenu de son état de santé.

Le communiqué de ce mardi assure que son état s'améliore "sûrement" et de "façon progressive".

Source Le Nouvel Observateur

Le Pèlerin

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 08:26

Ouyahia candidat surprise ?

Ouyahia

 

Ahmed Ouyahia, le discret ancien Premier ministre, aurait rencontré le président de la République le week-end dernier. Si la source de cette information paraît digne de foi, quoiqu’elle ait souhaité garder son anonymat, rien d’autre n’a pu filtrer de cet entretien qui aurait duré environ deux heures dans les salons d’El-Mouradia.

Mais que peut signifier ce rapprochement entre le président sortant et son ex-Premier ministre à la veille de l’échéance d’avril 2014 ? Plusieurs interprétations s’entrechoquent et suggèrent un remueménage décisif au sommet du pouvoir au moment où plus personne n’est en mesure d’anticiper le schéma de la présidentielle à venir ou de la succession de Bouteflika.

Ouyahia conseiller ?

Fuite trompeuse ou fuite organisée, on aurait aperçu Ahmed Ouyahia dans un salon de la Présidence jeudi dernier, en milieu d’après-midi. Malheureusement, impossible de contacter le concerné pour vérifier le scoop, mais notre source est formelle : «Cette rencontre a été reportée une première fois en raison de l’agenda du président qui devait recevoir un émissaire étranger.

Mais comme c’était à la demande d’Abdelaziz Bouteflika, Ouyahia n’a pas hésité à se présenter au deuxième rendez- vous fixé. Je crois qu’il avait lui aussi beaucoup de choses à dire au président…» Le commentaire vaut son pesant d’or.

Celui qu’on croyait «écarté du pouvoir» et réduit au silence demeure un interlocuteur privilégié d’Abdelaziz Bouteflika qui limite ses contacts officiellement annoncés au vice-ministre de la Défense, à l’actuel Premier ministre Gaïd Salah ainsi qu’à quelques visiteurs venus de l’étranger.

Mais pour quelle raison le président sortant a-t-il tenu à s’entretenir avec son dauphin d’hier qu’on a dit être tombé en disgrâce ?

S’il est difficile d’imaginer que Bouteflika demande l’avis d’Ouyahia sur sa propre candidature à un quatrième mandat, on peut concevoir en revanche que le commis fidèle de l’Etat soit consulté à propos d’une éventuelle feuille de route qui puisse assurer une alternance sans risque ni pour la stabilité du pays ni pour les tenants actuels du pouvoir. Le terrible enfant d’Iboudrarene recelant plus d’une expérience dans le domaine de la gestion des crises politiques.

On raconte, d’ailleurs, au sein de certains cercles politiques de la capitale, que le vent favorable à l’ex-SG qui a soufflé sur le dernier congrès du RND aurait suscité un retour du clan présidentiel vers un homme pas si impopulaire qu’on le pensait. Mais si Bouteflika n’envisage pas de quatrième mandat, peut-il considérer son ex-bras droit comme un simple conseiller quand ce dernier aurait tous les attributs d’un digne successeur ?

Ouyahia candidat ?

«Je ne me présenterai jamais face à Si Abdelaziz Bouteflika», a maintes fois affirmé le loyal Ouyahia lorsqu’on l’a interrogé sur ses intentions éventuelles de briguer la magistrature suprême. Mais le fin orateur n’a jamais écarté la possibilité de se lancer dans la course dans le cas où il «rencontrerait son destin».

Aujourd’hui, tandis que la probabilité d’un quatrième mandat se fait de plus en plus faible, rien n’empêche l’énarque «mal aimé ?!» de se projeter parmi les concurrents en avril prochain. Surtout que son nom circule dans les discussions comme un candidat potentiel du système en dépit de la réserve absolue qu’il s’est imposé depuis qu’il a quitté l’exécutif.

Face à la candidature d’une autre grosse pointure nommée Ali Benflis, considéré comme un adversaire du clan présidentiel suite aux péripéties des élections de 2004, il se pourrait qu’on ait conseillé à Bouteflika de miser sur le coursier Ouyahia.

Un sprinter gagnant qui pourrait faire la différence avec le reste des compétiteurs, y compris avec Abdelmalek Sellal qui n’aurait pas su s’affirmer comme présidentiable aux yeux des plus proches conseillers influents de Bouteflika.

Ouyahia reviendrait donc à la Une d’El-Mouradia comme le sauveur le plus indiqué du régime à quelques semaines du grand rendez- vous. Si les discussions du week-end dernier ont été aussi loin dans l’élaboration du scénario, personne ne s’étonnera de l’annonce de la candidature d’Ahmed Ouyahia ou d’un coup d’éclat médiatique allant dans ce sens.

Le superviseur africain des élections mauritaniennes ne se sera éloigné quelques temps du pouvoir en Algérie que pour y revenir plus fort que jamais. A condition que les Algériens l’acceptent, bien entendu !

Source Algérie 360 Nordine Mzalla

Le Pèlerin

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