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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 19:33

Il sera généralisé avant fin 2014

passeport biometrique

 

Exigences internationales obligent, les pouvoirs publics décident d'accélérer l'opération de délivrance des passeports biométriques. C'est ainsi que pas moins de 18 000 passeports seront délivrés par jour. Une cadence qui permettra la généralisation de ce document, qui ne peut être ni falsifié, ni contrefait, ni même cloné, d'ici à la fin de l'année en cours.

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, qui en faisait état hier lundi lors d'une conférence à l'issue de sa visite de travail et d'inspection dans la capitale, va même jusqu’à donner une date butoir.

Il a en effet, assuré que ce document, qui ne peut être ni falsifié, ni contrefait, ni même cloné, se verra généralisé d'ici la fin de l'année en cours. Pour ce faire, «le Centre national de biométrie sera renforcé en moyens pour lui permettre d'émettre, à partir de mars prochain, environs 18 000 passeports par jour», indique le ministre. Si le rythme est soutenu et maîtrisé, il en ressort que les Algériens, y compris ceux établis à l'étranger devraient pouvoir avoir ce fameux document de voyage qui doit comporter une puce contenant entre autres, les informations d’état civil du concerné et ses données biométriques numérisées dont sa photographie d’identité, sa signature et ses empreintes digitales, à la fin de décembre 2014.

«De 2 000 passeports biométriques produits par jour, il y a quelques mois, le Centre national de biométrie a augmenté ses capacités pour émettre jusqu'à 6 000 passeports/jour actuellement», a-t-il précisé. En permettant aux Algériens de demander leur passeport biométrique d'ici la fin de l'année en cours, a noté M. Belaïz, l'Algérie se conformera, avec une année d'avance, aux dispositions de la convention internationale relative à l'aviation civile qui stipule qu'à partir de novembre 2015, aucune personne ne peut voyager dans le monde sans présenter un passeport biométrique.

Au sujet de la lutte contre la lourdeur bureaucratique, le ministre a rappelé que le dernier Conseil des ministres, tenu le 30 décembre, a adopté le projet de loi relative aux documents de voyage qui prévoit notamment de prolonger la durée de validité du passeport à dix ans au lieu de cinq ans actuellement.
L'adoption de ce texte rentre dans le cadre des efforts de l'Etat dans la lutte contre la bureaucratie qui a permis de supprimer 60% des documents administratifs «inutiles», a soutenu M. Belaïz.

Il a annoncé que le projet de loi relative à l'état civil, qui prévoit de prolonger la durée de validité de l'acte de naissance à dix ans au lieu de six mois, sera présenté au gouvernement ce jeudi.

Source Infosoir L.S.

Le Pèlerin

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:27

La guerre à la contrefaçon de nouveau déclarée

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Selon le ministère du Commerce, le contrôle  au niveau des marchés et aux frontières sera accru cette année pour venir à bout des multiples infractions liées à la non-conformité des produits et autres préjudices causés à l'économie nationale, notamment la contrefaçon.

L’Algérie, inondée par la contrefaçon et qualifiée de poubelle de la marchandise asiatique, peut s'attendre donc à une nouvelle bataille qui sauvera, peut-être, ses marchés de ce fléau. Du côté du ministère du Commerce en tout cas, de nouvelles mesures et dispositions sont prévues pour cette année. Le contrôle sera renforcé en 2014 au niveau des marchés intérieurs et des frontières à l'ouest du pays, par l'injection de moyens supplémentaires, notamment en cadres techniques, a annoncé lundi le directeur régional du commerce.  Le contrôle sera accru et les services d'enquête seront renforcés en effectifs nouvellement recrutés parmi les cadres techniques pour venir à bout des multiples infractions liées à la non-conformité des produits et autres préjudices causés à l'économie nationale, a indiqué à l'APS Abderrahmane Hezil.

Le bilan des neuf premiers mois de l'année 2013 fait état de 146 cargaisons de plus de 24 000 tonnes de produits ayant fait l'objet de refus d'admission au niveau des ports de la région pour diverses infractions liées à la qualité, représentant une valeur de plus d'un milliard DA, a révélé le même responsable. Les marchandises ont été refoulées au niveau des ports d'Oran,  Ghazaouet, Mostaganem et du port sec d'Oran, a-t-il précisé.  Le directeur régional du commerce a expliqué, dans ce sens, qu'une soixantaine de cadres techniques sont prêts à rejoindre les nouvelles subdivisions de daïra en cours de réalisation : sept à Oran (Oran-ouest, Sidi Chahmi, Hassi Bounif, Gdyel, Oued Tlélat, Boutlélis et Bethioua), deux à Tlemcen et une à Aïn Témouchent.  L'objectif de ces subdivisions est de rapprocher le contrôle de l'activité commerciale pour s'assurer des bonnes pratiques commerciales et de la qualité sanitaire des produits mis sur le marché, a-t-il ajouté. Concernant les activités de contrôle liées aux pratiques commerciales et à la qualité enregistrées durant les 9 premiers mois de l'année 2013, M. Hezil a indiqué que 640 commerces ont fait l'objet de fermeture à l'ouest du pays, ajoutant que le montant des défauts de facturation a atteint les 2 milliards DA.  Selon le responsable, le plan d'action de l'année 2014 prévoit la réalisation de 156 marchés couverts de fruits et de légumes, dans le cadre des programmes du secteur du commerce et des collectivités locales au niveau des wilayas de l'ouest, dont une cinquantaine à Oran.                      

Source L’Expression Yasmine A.

Le Pèlerin

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:21

Une question d'hommes!

Sellal succede à Ouyahia

A trois mois du scrutin présidentiel, où sont donc les candidats?

 

Le champ politique algérien demeure dans l'expectative, chacun attendant que l'autre se déclare. Des noms circulent certes, peu probables cependant, sinon peu crédibles, tant que ceux auxquels on prête de telles ambitions nationales ne se soient pas eux-mêmes déclarés.

A la veille d'une échéance dont l'importance n'est pas à souligner, qu'est -ce qu'une élection présidentielle? Un vide sidéral plane sur la scène politique nationale. Et ce sont les médias, analystes et «experts» qui comblent un tant soit peu cette vacuité de l'espace politique algérien. Cependant, l'absence de réactivité des potentiels postulants au scrutin présidentiel d'avril prochain, ne signifie pas que forcément tous les candidats à la candidature soient de «faux jetons». Certains se sont déjà lancés sans filets dans une campagne préélectorale dans l'espoir de se voir agréer et tenter leur chance dans la course au palais d'El Mouradia. Dans ce contexte, des candidats portant la double nationalité se sont fait connaître, chacun promettant de faire table rase pour construire une «nouvelle République». Certes, nous n'aborderons pas cependant, du moins dans ce texte, cette particularité, la double nationalité, qui rend inéligibles les postulants à la magistrature suprême du pays. Notons toutefois que pour être éligible à la présidence de la République, le candidat doit, notamment selon l'article 73 de la Constitution, jouir uniquement de la nationalité algérienne d'origine. Cela étant, il est patent que l'Algérie stagne et n'arrive pas à dépasser les contingences qui l'ont fixée dans une situation d'où elle gagnerait à en sortir alors que des problèmes urgents se posent au pays. Donc, à quelques semaines de la présidentielle, peu de candidats à la candidature - si l'on excepte les postulants «transnationaux» - se sont jusqu'ici déclarés ou fait connaître pour la succession du président sortant. Cela, de fait, délégitime un processus aussi solennel que l'élection du chef de la magistrature suprême du pays. Ces postulants en puissance auraient dû émerger de la manière la plus naturelle s'il existait effectivement un espace politique, animé par des hommes politiques conscients du rôle qu'ils ont à jouer au niveau de l'Etat - et à faire jouer à leur partisans - qui auront su se rallier une vraie classe politique qui met et sait mettre l'intérêt de la Nation avant toute chose. C'est-à-dire des «hommes d'Etat», produits d'un champ politique «normalisé», qui participent à la conduite des destinées d'un peuple et d'un Etat. C'est dans ce contexte que nous avons toujours eu, avant que d'avoir à relever ses tares, à déplorer l'absence de cette espèce décidément très rare en Algérie, l'Homo politicus.

Une espèce rare: l'Homo politicus

C'est-à-dire l'homme politique qui n'est pas dans le champ du pouvoir, mais agit en contre-pouvoir, ne serait-ce que dans la perspective de se donner une visibilité politique. Or, les «politiciens» actuels, n'ont pas su se transcender, dépasser les calculs mesquins pour voir plus loin, plus haut. En termes plus explicites, intervenir en temps réel pour tout ce qui touche à la vie politique, sociale, économique, industrielle, culturelle, environnementale du pays. Le silence de nos soi-disant hommes politiques est inconcevable en relation avec les problèmes sociaux que vivent les Algériens. Où étaient-ils ces derniers jours, quand ils ont observé un étrange mutisme concernant les événements qui ont marqué Ghardaïa et sa région? Comment prétendre faire de la «politique», avoir la patrie au coeur, lorsque l'on s'abstient d'avoir une opinion sur les faits qui marquent les villes, villages et régions de l'Algérie? Condamner ou apporter le soutien, là n'est pas le problème, mais dans le fait de ne point réagir, maintenir un silence inadmissible, puisque observé alors qu'il fallait s'exprimer pour affirmer cette présence politique plutôt que de laisser les forces de sécurité et les autorités publiques seules face à la détérioration de la situation. Ne serait-ce que pour prévenir la fitna! Ce n'est là qu'un exemple du lien qui doit, aurait dû exister entre la politique et des hommes qui ont fait de celle-ci leur métier. Or, voici des hommes qui ont démissionné devant les événements, qui ont préféré regarder ailleurs, quand il leur fallait réagir et agir en hommes politiques conscients de leur rôle dans la société et sa guidance. Ni les députés, ni les partis politiques, ni la société civile - mis à part quelques échos épars ici et là - n'ont jugé «politiquement correct» d'y mettre leur grain de sel. Ainsi, ils ne réalisent pas les retombées que peuvent avoir des événements - souvent dus à des problèmes réels, non pris en charge par les autorités publiques - qui affectent, ou affecteront, gravement les équilibres économiques, sociaux et identitaires de notre pays. Nous en avons l'exemple dans la crise de la Kabylie toujours, de fait, non résolue et qui perdure depuis près de trois décennies. Il y a donc un décalage entre les faits et les réactions des hommes qui se disent «politiques» mais de fait absents du terrain «politique». Et c'est ce terrain qui détermine et qualifie un homme politique. Aussi, gérer le pays et les hommes n'est pas donné, dès lors que l'on fait montre d'une méconnaissance aussi inimaginable des réalités du pays que l'on veut administrer. De plus, comment prétendre gérer un pays en ignorant les aspirations de son peuple? Souvent l'on se focalise sur ce qui est visible et est, incontestablement, porteur - surtout en période électorale - tout en faisant l'impasse sur les vrais problèmes qui paralysent le développement et suscitent la colère, voire les émeutes des citoyens, plus particulièrement de la jeunesse. La harga, le chômage, la montée de la délinquance, la drogue qui inonde nos lycées et nos universités, ont des raisons que les hommes de pouvoir et ladite «opposition» préfèrent ignorer plutôt que de tenter de les comprendre pour leur trouver une (des) solution (s). En se tenant à l'écart et/ou en ignorant les problèmes que vivent les citoyens les laissant seuls face aux autorités publiques - lorsqu'elles ne répriment pas, celles-ci ont tendance à pousser au pourrissement de la situation - les hommes politiques et les partis politiques font faux bond à leur raison d'être.

Entre l'accessoire et l'essentiel

Aussi, qu'est-ce qui est le plus important en cette période préélectorale, la (énième) révision de la Constitution, ou donner des réponses et faire des propositions de solutions aux problèmes auxquels sont confrontée les catégories sociales? C'est pourtant à quoi s'amuse le dirigeant du parti majoritaire du pays, le FLN, Amar Saâdani, qui disait encore, il y a quelques jours, que la Constitution pourrait être «amendée» en une journée. Il s'agit de quoi en fait? Pourquoi réviser à tout bout de champ un texte qui se voulait solennel et constitutif de la société algérienne? Quelle solennité peut être accordée à une Constitution que l'on triture ponctuellement pour les besoins d'une cause? Et d'abord, c'est quoi une Constitution? C'est une loi - pas seulement celle qui détermine le nombre de mandats à la magistrature suprême - qui organise la société dans ses diversités - a fortiori, une société aussi plurielle que la nôtre - et apporte des réponses singulièrement aux questions d'identité. Ce que, d'ailleurs, la présente loi fondamentale ne fait pas suffisamment et de manière claire et aussi convaincante que cela aurait été souhaité. Or, l'identité d'une nation, la façon de vivre ensemble, se décline, doit se décliner, dans tous les programmes politiques publics. Elle s'incarne au plus haut sommet de l'Etat et ne saurait se confondre avec une question de clan ou de tribu En fait, la République - ce que prône la Constitution - doit rassembler et non point dresser les citoyens les uns contre les autres. Dès lors, l'identité algérienne demeure-t-elle floue pour nombre de citoyens qui désormais - se positionnent en tant qu'«Arabes», «Kabyles» «Chaouis» «Targuis», «Mozabites»... Ne sommes-nous pas là, en train d'implanter le germe de la division? Or, le constat est là: «l'algérianité» qui doit, devait, être le ciment de la Nation algérienne, est diluée dans «l'arabité» et une sorte de résurrection du clanisme et du tribalisme, alors que le pays est riche de ses différences qui font sa spécificité. Chacune de ces «spécificités» ne sont pas, ne font pas l'identité algérienne, car il n'y a pas une identité «arabe», kabyle, «chaouie», mozabite» ou «targuie», mais c'est ensemble qu'elles forment l'identité algérienne dont le fond et la quintessence sont arabes, kabyles, chaouis, mozabites et targuis qui fondent et donnent tout son sens à l'identité nationale algérienne. Bien sûr, nous nous devons de comprendre la Constitution dans sa construction historique et dans sa maturité, l'honorer et l'admettre. C'est donc, l'ignorance par les pouvoirs publics de ces «spécificités» propres à l'Algérie - que reflète partiellement l'actuelle loi fondamentale, que sont les ascendances amazighes de la population algérienne - qui ont déclenché une sorte d'incompréhension, sinon le clash, entre le pouvoir politique et plusieurs régions du pays. Aussi, si amendement de la loi fondamentale, il y a, c'est par là qu'il faut commencer! Il ne faut pas, en effet se leurrer quant à la réalité des faits. Aussi, nous aurions été très attentifs aux propositions qu'aurait faites le responsable du FLN pour rectifier ces manques relevées dans la loi fondamentale, aux fins d'affermir l'identité nationale et de rassembler les Algériens.

Un homme politique qui ne prend pas en compte ces faits ou, plus grave, en ignore la réalité, ne peut prétendre à diriger l'Algérie. Il faut donc poser le problème dans sa globalité. Un candidat a déclaré qu'il veut instaurer une «nouvelle» République. Certes! Mais quelle République? Ira-t-il jusqu'à mettre à plat tous les problèmes qui minent le pays depuis l'indépendance et avoir le courage de les énoncer formellement? Qu'en pensent les Algériens? Voilà, en tout état de cause, une question qui mériterait de leur être directement posée. Tant il est vrai que dans un Etat républicain - du moins qui se présente comme tel - c'est au peuple que revient le dernier mot et c'est au peuple qu'il appartient de trancher sur des questions qui engagent directement son devenir. Nous ne sommes certes pas dans une Constitution jeffersonienne, mais l'espoir est-il permis? C'est précisément le cas pour la Constitution du pays, révisée ces dernières années en petit comité et en l'absence du peuple au nom duquel toutes les décisions sont pourtant prises. Cela pour dire que les hommes politiques du pays - existent-ils? - ne jouent pas franc jeu. Or, en politique, il n'y a pas d'impondérables, seul le terrain départage les plus méritants des flagorneurs et des laudateurs. Dans la mesure où le choix lui est permis, le peuple choisit un homme qui incarne la nation, qui porte les intérêts du pays et qui est garant des institutions. En effet, le problème n'est guère simple et, faut-il le souligner, le choix des hommes étant très limité. La preuve? Ils ne s'empressent pas et les «moins-disants» d'entre eux attendent de voir d'où soufflera le vent. Ce qui n'est guère politique. L'Algérie n'a pas besoin d'idéologie, en revanche, il y a pour elle l'exigence et l'urgence de lutte contre les inégalités, qui sont économiques et sociales, par le redressement d'une Ecole nationale en ruine, la reconstruction d'une industrie découragée, la revalorisation d'une agriculture incapable de répondre aux besoins de quarante millions d'Algériens. Aussi, prendre les destinées de l'Algére n'est ni une sinécure ni un pis-aller, mais un défi à relever qui ne peut échoir qu'à des personnes à stature «d'homme d'Etat». Ces hommes existent-ils? Dans l'affirmative, qu'ils se fassent connaître!

Source L’Expression

Le Pèlerin

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:17

Le flou est total

Situation-a-Ghardaia.jpg

Les Mozabites de Ghardaïa ne décolèrent pas. Depuis dimanche dernier, les commerçants ont baissé rideau en même temps que les enfants mozabites ont retiré leurs blouses pour ne pas rejoindre les bancs des écoles. Ghardaïa donne l'image d'une ville déserte au milieu du désert.

Aucun commerce mozabite n'est ouvert et aucune des écoles privées ou publiques n'a reçu un enfant de cette communauté. Les Mozabites ont exprimé leur refus de la médiation et par conséquent, une grève générale a paralysé depuis dimanche dernier la vallée. Unanimes, les Mozabites ont répondu au mot d'ordre de grève générale ouverte lancé par leur communauté. «Cette grève générale est la seule façon par laquelle nous voulons exprimer notre opposition à cette sortie de crise négociée puis proposée à notre encontre», lâche un membre de l'Union générale des commerçants. Rien que dans la ville de Ghardaïa, plus d'une quarantaine d'écoles privées fréquentées exclusivement par les enfants issus de la communauté mozabite n'ont reçu aucun écolier. Pour le reste et concernant les écoles publiques, juste les enfants issus de la communauté malékite qui ont rejoint les classes.

Une chose est sûre, la ville de Ghardaïa bascule dans une crise qui ne dit pas son nom. Le malaise est perceptible chez les citoyens des deux communautés et la crainte que cette crise ne perdure s'accentue. «On ne sait pas combien de temps cette grève va durer», s'inquiète-t-on à Ghardaïa. Si on ajoute le climat de terreur qui y règne, les populations sont alors dans le flou total. Pour les membres du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), cette grève du cartable a touché 18 établissements entre primaires, CEM et lycées au centre-ville de Ghardaïa. Dans toute la ville, la sécurité est nettement renforcée depuis hier. Toute la ville est sous haute surveillance. Policiers, agents anti-émeute, gendarmes... aucun coin n'est laissé sans surveillance. Actuellement, c'est le branle-bas de combat pour que la situation revienne à la normale. Il y a la création au niveau des communes dotées d'un conseil de sages, d'un «espace d'arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait dans cette wilaya. Jeudi dernier, le Premier ministre a reçu à Alger une délégation de citoyens représentant les communautés ibadite et malékite de Ghardaïa afin de mettre fin aux tensions qu'a connues cette wilaya ces dernières semaines. A l'issue de cette rencontre, plusieurs décisions ont été prises afin de permettre le retour à la normale à Ghardaïa, notamment la création au niveau des communes touchées d'un conseil de sages, un «espace d'arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait dans cette wilaya.

Cependant, ces décisions n'ont pas fait l'unanimité au sein de la communauté mozabite. Pour autant, les initiatives pour le règlement de cette crise ne se sont pas arrêtées. Avant-hier, Le Haut conseil islamique (HCI) a décidé d'envoyer une délégation composée de certains de ses membres à la wilaya de Ghardaïa en vue de «réconcilier les différentes parties et propager la culture de la paix et de l'entente entre les habitants de cette région connue pour ses uléma et intellectuels». Le HCI a appelé les habitants de Ghardaïa à faire preuve de «sagesse, de retenue et du sens des responsabilités et à faire prévaloir les principes du dialogue et de la fraternité prônés par l'Islam afin d'éviter de tomber dans des situations embarrassantes aux conséquences désastreuses». Le HCI a souligné la nécessité d' «oeuvrer à éteindre le feu de la discorde qui s'est déclenché ces derniers jours dans la wilaya de Ghardaïa, à travers la consolidation de l'unité et de la cohésion de la société».
Par ailleurs, le conseil a condamné «les massacres dont le principal motif est le racisme contre les Musulmans dans certains pays africains et asiatiques, notamment en Centrafrique et en Birmanie». Le HCI a appelé à la préservation des spécificités culturelles Devant de telles situations douloureuses, le Conseil a appelé à «faire prévaloir les valeurs de cohérence, de concorde et de dialogue en tant que solution islamique et civilisée pour sortir de cette crise.»

Source L’Expression

Le Pèlerin

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:41

Les raisons de son désaccord avec Raouraoua

Vahid Halilhodzic-copie-1

L'histoire du 2ème tour que doivent atteindre les Verts lors du Mondial, comme l'a clairement laissé entendre Mohamed Raouraoua, ne serait pas en réalité la seule raison qui divise les deux hommes.

Actualité oblige, au moment où nous mettons sous presse, il y a désormais de très fortes chances pour que Vahid Halilhodzic ne soit plus le sélectionneur des Verts, si ce n'est déjà acquis dans la tête de Mohamed Raouraoua. Au terme de cette première semaine de l'année 2014, les deux sorties médiatiques décidées coup sur coup, d'abord par Mohamed Raouraoua, puis le lendemain par Vahid Halilhodzic, ont apparemment mis au grand jour, le fossé qui sépare aujourd'hui les deux hommes en question. Malgré le fait d'avoir essayé à tout prix de calmer le jeu, mais dans le même temps, demandé à Halilhodzic, de ne plus faire la moindre déclaration, sans en avoir au préalable averti la FAF, via son actuelle commission en charge de la communication, Raouraoua n'a point été entendu par le technicien bosnien.
Le fait d'avoir été mis en demeure de respecter à l'avenir sa fonction d'employé de la Fédération algérienne de football, aurait-elle été la goutte de trop aux yeux de Vahid Halilhodzic? En faisant fi des dernières directives que lui a très récemment adressées, et fait parvenir de vive voix aussi, l'actuel premier responsable du football algérien, Halilhodzic aurait visiblement provoqué volontairement la rupture avec son employeur. L'histoire du deuxième tour que les Verts doivent atteindre à tout prix, lors du Mondial brésilien, comme l'a d'ailleurs clairement laissé entendre autour de lui Mohamed Raouraoua, ne serait pas en réalité la seule raison essentielle qui divise les deux hommes. Il est vrai que Vahid Halilhodzic a quelque peu fait preuve de manque de tact, et même failli au plan psychologique en déclarant haut et fort, avec parfois des mots très crus que l'EN avait peu de chance de passer le premier tour. Pour rappel, même Mohamed Raouraoua n'avait point fait preuve d'un optimisme béat, lors du dernier tirage au sort, et au terme duquel l'Algérie allait avoir finalement comme adversaires, la Belgique, La Russie, et enfin la Corée du Sud. Mais est-ce le fait d'avoir été vraiment trop cru dans ses propos, comme si les Verts allaient tout simplement en réalité faire de la figuration au Brésil, ou bien le fait d'avoir décidé une fois pour toutes de continuer sa mission jusqu'au Mondial 2014, sans donner une réponse définitive à Mohamed Raouraoua, dès la fin de ce mois?
Le patron de la FAF aurait-il finalement été plus qu'agacé par les derniers propos tenus par Vahid Halilhodzic, et qui contrastent fortement aujourd'hui entre les deux hommes?
Au jour d'aujourd'hui, les deux campent sur leurs positions. Mais d'un autre côté, si jamais Vahid Halilhodzic se voit être licencié maintenant, son actuel employeur, en l'occurrence la FAF, va devoir l'indemniser au prix fort. Mohamed Raouraoua reste le seul maître à bord, et surtout le premier concerné directement par cette nouvelle situation qui ne peut durer éternellement de la sorte, au risque de porter un très sérieux coup au moral, et surtout à la sérénité de l'EN. Il est vrai que les Verts sont en mesure de relever le prochain défi qui les attend dans six mois au Brésil. Avec ou sans Vahid Halilhodzic, l'EN aura pour principale mission de donner le meilleur d'elle-même, et offrir au Brésil un football digne des grands. Mais dans l'immédiat, il apparaît clairement que le technicien bosnien a peut-être trop tiré sur la corde, au point que son départ définitif, ne fait plus du tout l'ombre du moindre doute.
Un problème récurrent d'alter ego oppose aujourd'hui deux hommes que tout réunissait pourtant, il y a très peu.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:40

Vahid critiqué pour ses sorties médiatiques

Vahid Halilhodzic

Certains responsables et techniciens fustigent le coach des Verts qui insiste, en outre, pour ne point annoncer qu'il viserait bien la qualification au 2ème tour du Mondial.

Le chassé-croisé entre le président de la Fédération algérienne, Mohamed Raouraoua et le sélectionneur des Verts est arrivé à son point de non retour puisque la polémique s'est soldée par des «attaques» par médias interposés entre les deux responsables à six mois de la phase finale de la Coupe du monde prévue au Brésil. Certains responsables et techniciens fustigent le coach des Verts qui insiste pour ne point annoncer qu'il viserait bien la qualification au deuxième tour de cette Coupe du monde comme prévu par le président de la FAF après le tirage au sort qui a mis la Belgique, la Corée du Sud et la Russie sur le chemin de l'Equipe nationale.
Ainsi, le président de l'Entente de Sétif, Hacene Hammar, estime qu' «il est vrai que ça ne serait pas facile de battre des sélections comme la Belgique ou la Russie, mais le respect de l'Algérie par rapport aux moyens mis à sa disposition le pousserait en principe à être plus optimiste». Et pour être plus direct et au vu des différentes réactions du coach Vahid Halilhodzic, surtout depuis la qualification des Verts au Mondial face au Burkina Faso et au lendemain du tirage au sort, Hammar va jusqu'à déclarer que le comportement de ce sélectionneur est intolérable et si cela ne tenait qu'à moi, je vous assure que je l'aurais limogé illico presto. je n'attendrais même pas le Mondial, il doit impérativement partir, d'autant qu'il a dépassé toutes les limites en s'attaquant au football algérien et en particulier à cette équipe nationale qu'il qualifie de faible par rapport à ses futurs adversaires du Mondial...».
On se souvient d'ailleurs bien de ces déclarations de Chaâbane Merzekane, ancien international, contre Halilhodzic:»L'Equipe nationale n'a pas besoin d'un gendarme, car Vahid a insisté sur la discipline. Pour moi, la sélection algérienne a besoin d'un projet de jeu et d'un système cohérent qui puissent permettre à notre sélection de retrouver son efficacité en attaque. Le problème réside dans l'animation offensive; on n'arrive pas à le résoudre depuis des années, il y a des carences dans ce domaine. Halilhodzic doit trouver des solutions... et ne pas trop se focaliser sur la discipline.
Franchement, son discours ne m'a pas convaincu. Pour dire maintenant s'il va réussir, je ne sais pas», avait fait remarquer Chaâbane. Et pas plus tard que ces derniers jours, le même Merzekane défie Halilhodzic en déclarant qu' «avec l'effectif actuel des Verts, il est prêt à relever le défi de qualifier les Verts au second tour du Mondial brésilien». Cette déclaration de Merzekane est venue après celle de Halilhodzic qui a martelé que «je ne veux pas mentir aux Algériens. Mais que celui qui pourrait venir qualifier la sélection algérienne au deuxième tour vienne prendre ma place». Pour sa part, l'ex-entraîneur des Verts, Noureddine Saâdi, avec son franc-parler, déclare que «Je n'ai rien contre Halilhodzic, et encore moins contre Raouraoua, mais je suis contre un président de fédération qui tente à tout prix de garder un entraîneur qui a probablement la tête ailleurs. Pour moi, l'essentiel en football, c'est l'intérêt d'aujourd'hui, pas de demain». Et à Saâdi de conclure que «durant toute ma carrière, je n'ai pas eu la chance qu'a Halilhodzic avec Raouraoua qui l'a maintenu à son poste, alors qu'il avait fait une Coupe d'Afrique catastrophique.
Il aurait dû d'ailleurs lui rendre la pareille maintenant en acceptant de prolonger. Je crois sincèrement que c'est une polémique inutile pour l'Equipe nationale et pour les deux parties». Sans commentaires. Enfin, quant au dernier sélectionneur qui a qualifié les Verts au Mondial, Rabah Saâdane, il déclare, dépité: «à chaque fois, je répondais de manière digne à ses sorties. Maintenant, je ne veux pas encore descendre mon niveau plus bas. Il faut arrêter ces gamineries.»

Source L’Expression Saïd Mekki

Le Pèlerin

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:39

Incompétence, mauvaise gestion, dilapidation des deniers publics, surcoûts, surfacturations, retards de livraison...

corruption 2

Enorme tromperie sur la marchandise : c’est le constat qui prévaut à propos du «chantier du siècle », abjecte dénomination donnée au projet qui n’en finit pas de l’autoroute Est-Ouest. Dénomination dont ont usé et abusé les «gangsters autorisés» qui ont commandité et qui ont eu la charge de cet ouvrage. L’effondrement, il y a quelques jours, de l’un des tunnels de cette autoroute, à hauteur de Constantine, n’est qu’une des conséquences de «la corruption du siècle» qui éclabousse ce chantier depuis plusieurs années. Incompétence, mauvaise gestion, dilapidation des deniers publics, surcoûts, surfacturations, retards de livraison : la liste de toutes les dérives est malheureusement loin d’être close.
Le nouveau ministre des Travaux publics — qui devient le ministre de l’autoroute Est-Ouest, à force de voir les catastrophes se multiplier sur ce projet — a hérité d’un «cadeau empoisonné». Il a osé une explication à propos de cet effondrement du tunnel : c’est un phénomène naturel, tout en annonçant la mise en place d’une commission d’enquête composée d’experts algériens et étrangers qui n’ont rien d’indépendants, puisqu’issus d’entreprises et de bureaux d’études liés au marché de l’autoroute. La très mauvaise gestion continue, et les usagers de l’autoroute ne sont pas près de voir le bout du... tunnel. Ce sont quand même plus de 17 milliards de dollars qui ont été dépensés, et la facture continue de s’alourdir ! Le pouvoir et ses exécutants vont essayer de continuer à colmater les brèches de ce «chantier du siècle», brèches qui vont se multiplier à l’infini tant la corruption a prévalu à toutes les étapes du projet. Le calvaire des usagers n’est pas fini, et l’argent des contribuables continuera à être dilapidé.
Comment tout cela a-t-il été possible ?
La corruption est devenue systémique en Algérie et n’a plus de limites. Un scandale en cache un autre. Comment tout cela a-t-il été possible ? Comment a-t-on pu confier des projets à plusieurs dizaines de milliards de dollars à des hommes incompétents et corruptibles ?
Toutes les fois où une relation de pouvoir, d’offre et de demande s’installe, la possibilité d’un marchandage ouvre la porte à toutes sortes de jeux d’influence, et donc instruit un rapport de force. Dans ces conditions, on peut dire que les sphères dans lesquelles s’exerce ce type de relation sont des sphères où s’exerce un pouvoir, où il y a une institution avec des hiérarchies et un jeu d’influence et où la relation sociale est manipulée dans le but de produire une situation d’avantages artificiels. Curieusement, il en est encore qui croient que la corruption peut aider à graisser les rouages d’une économie lente et sur-régulée. Les faits démentent cette théorie. La corruption a un coût. Il est établi qu’elle favorise les investissements improductifs, accroît le coût des biens et services et conduit à un déclin de la qualité de tout service et de toute production sous contrôle public. Elle engendre de mauvais choix, encourage la compétition au niveau des pratiques de corruption plutôt qu’une saine concurrence en termes de qualité et de coût. Par-dessus tout, elle altère le développement économique et social, ce qui cause des dommages particulièrement importants dans les pays en voie de développement comme l’Algérie.
Elle détourne les richesses nationales au profit de quelques-uns, érode la base des ressources d’un pays et contribue à entretenir ainsi le cercle vicieux de la pauvreté.
En privant les membres les plus vulnérables de la société des fruits du développement par le détournement des priorités sociales de base (sécurité alimentaire, santé, éducation...), elle les empêche de bénéficier de l’amélioration de la qualité de vie qui devrait résulter d’une répartition équitable. Elle gonfle artificiellement le prix des biens et des services pour une qualité moindre, et impose ainsi aux plus pauvres de payer le prix de la corruption alors même qu’ils en sont les moins capables.
Les auteurs du désastre passibles des tribunaux
La corruption érode les principes qui régissent l’Etat de droit, mine la légitimité des gouvernements ainsi que l’efficacité et la crédibilité des institutions publiques, rend la justice inopérante et crée un climat d’insécurité susceptible de porter atteinte à la stabilité politique de certains pays. Il ne faut pas perdre de vue que les décideurs, lorsqu’ils sont considérés comme corrompus, deviennent non seulement incapables de contrôler leurs subalternes, mais finissent par perdre toute autorité morale. Au bout du compte, la corruption peut être considérée comme un facteur d’instabilité qui menace la paix civile. Amar Ghoul, le gestionnaire indélicat de ce «chantier du siècle», a tort de considérer qu’il a échappé aux retombées désastreuses d’une autoroute qui tourne à la catastrophe et qui va dans tous les sens : si pour le moment, il coule des jours heureux au ministère du Transport et jouit d’une immunité-impunité grâce à ses «parrains» du pouvoir, le temps de «rendre des comptes» va arriver plus tôt que prévu, et l’ardoise risque d’être très lourde. Sous d’autres cieux plus démocratiques et plus transparents, il aurait été mis à la porte du gouvernement depuis longtemps et se serait expliqué devant des juges indépendants et compétents. Mais ce n’est que partie remise....

Source Le Soir d’Algérie Dlilali Hadjadj

Le Pèlerin

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 09:04

"J’en fais mon affaire"

papiers identite algerie

Le Premier ministre est en train de mener un véritable combat contre la bureaucratie. Les résultats commencent à tomber...

Débureaucratiser le pays! Tel est le combat qu'est en train de mener en coulisses le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et son gouvernement. En effet, Sellal considère la bureaucratie comme la «gangrène» du pays. «Elle a détruit le pays. C'est elle qui a fait naître la corruption. Et c'est aussi à cause d'elle que le peuple a perdu confiance en son administration», a-t-il d'ailleurs tenu à souligner le 19 décembre dernier lors de sa visite de travail dans la wilaya de Djelfa.
Cette déclaration n'était pas innocente, car le Premier ministre est en train de mener une vraie révolution dans l'administration publique. Tout d'abord par la mise en place d'un ministère qui est spécialement chargé de la réforme du service public, dirigé par Mohamed El Ghazi. Les premiers résultats de ce département n'ont pas tardé à se faire sentir. Le projet de prolongation de la durée de validité du passeport, de l'acte de naissance, ainsi que l'allégement de certains dossiers, a officiellement été adopté lors du Conseil des ministres de lundi dernier.
La validité du passeport passe maintenant de 5 à 10 ans. Le dossier relatif à l'attribution de ce passeport a aussi connu un allégement. Le Premier ministre a annoncé en outre l'adoption du projet de prolongation de la durée de validité de l'acte de naissance, également à 10 ans. Tout comme l'allégement du dossier pour l'obtention du certificat de nationalité qui, dit-il, se fera «uniquement avec la présentation de la carte d'identité au niveau des services de justice du pays». Sellal promet aussi d'autres allégements à l'avenir. Il a dit clairement qu'il voulait mettre fin au calvaire des citoyens qui sont otages de l'administration publique. D'ailleurs, 2014 n'a pas encore commencé que de nouvelles mesures sont déjà annoncées. Sellal a ainsi décidé de rendre l'Ansej plus rapide...La période d'étude des dossiers des projets des demandeurs a été réduite.
En plus de la diminution du temps de traitement des dossiers, plusieurs autres mesures de facilitation vont être prises à partir de cette nouvelle année. On note la préinscription qui se fera désormais sur Internet, cela pour éviter aux demandeurs les va-et-vient et les longues files d'attente. En fait, cette mission qui n'est pas du tout aisée dans une «République des plantons», comme dirait l'ex-ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, a débuté bien avant l'installation de ce ministère de
la Réforme du service public.
Le véritable signal a été donné lors de la publication de la circulaire sur la mise en retraite de tous les travailleurs dépassant l'âge de 60 ans. Le Premier ministre avait émis une instruction relative à la retraite obligatoire pour toute personne qui a atteint l'âge officiel prévu dans la loi 90-11.
La circulaire n°236 du 27 juillet 2013 de Abdelmalek Sellal, relative à la mise en oeuvre des dispositions relatives au départ à la retraite, vise à libérer les postes d'encadrement au sein des administrations, des entreprises et des organismes publics. Cela avait ainsi comme principal objectif de s'attaquer au chômage endémique dont souffrent les Algériens. Mais en réalité, elle avait aussi comme but, dissimulé, la «libération» de l'administration publique de certains «dinosaures» qui la hantent. Et qui sont l'incarnation de cette bureaucratie. Ces «bureaucrates», dont certains sont dans leurs postes depuis plusieurs décennies, passent à la purge.
Dans les hôpitaux, les administrations, les ministères,... ils sont en train d'être mis à la retraite l'un après l'autre pour donner un nouveau souffle au service public. La place est donc laissée pour de nouvelles compétences qui se chargeront de changer les esprits et mettre fin à la politique de la «paperasse».
La carte du Service national, le Deua ne posent plus problème
Le Premier ministre a aussi facilité l'accès des jeunes à l'emploi, en envoyant une note aux administrations, entreprises publiques et privées, dans laquelle il leur demande de ne plus prendre en considération la carte du Service national dans le recrutement. Et voilà qu'en cette première semaine de 2014, il envoie une note au ministère de l'Enseignement supérieur pour régler le problème des universitaires titulaires d'un diplôme Deua. Grâce à Sellal, ces universitaires auront leurs diplômes enfin reconnus comme de vrais diplômes universitaires. Voilà donc que le combat «Sellal contre la bureaucratie» est donc en marche. Mais Sellal mène aussi une autre bataille. En plus des mesures pour débureaucratiser le pays, il a pris plusieurs autres décisions marquantes depuis qu'il est à la tête du gouvernement. On cite l'exemple de celles visant à faciliter l'investissement, de la restitution des fusils de chasse, l'autorisation de la pêche au corail, l'ouverture des centres de loisirs à des heures tardives, des concessionsagricoles,...
En fait, ces mesures qui viennent faciliter la vie des citoyens sont le résultat de son travail sur le terrain. «On va sur le terrain, on écoute de vive voix les doléances de la population, et on règle les problèmes.» Voilà la méthode Sellal...Ce qui prouve que quelles que soient donc les critiques assénées au Premier ministre et à son gouvernement, les résultats du terrain sont là pour y répondre

Source L’Expression

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:14

Les lièvres, les courtisans et les jeunes loups

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Une pré campagne tardive, à quelques mois de la date butoir d’avril 2014, et l’expectative qui fige les positions des uns et des autres. Toute la classe politique est suspendue, en ce début d’année, à la décision de Bouteflika de briguer ou non un nouveau mandat après 15 années à la tête de la magistrature suprême, le plus long règne d’un président algérien.

Bien malin celui qui peut prédire de quoi sera fait l’après avril 2014 tant le pouvoir en Algérie échappe aux schémas classiques d’analyse. Quelques candidats habitués à ces joutes électorales et des nouveaux sont déjà partants. De nouvelles têtes sont attendues. La carte politique est de prime abord coupée en deux : il y a ceux qui se réclament de l’opposition — ils sont beaucoup — le quartet ou coalition gouvernementale et les courtisans tout aussi nombreux. Mais il se trouve que les lignes de démarcation entre les «partis à disposition» non officiellement acquis au pouvoir sont ténues. Pourtant, le compte à rebours pour le renouvellement de l’instance dirigeante suprême a commencé sinon dans les faits, du moins dans l’état d’esprit dominant aussi bien chez les décideurs que dans l’opinion publique.

Et pour ne pas faillir à la tradition, chaque élection présidentielle s’inscrit dans un contexte spécifique. Dans le cas présent, il s’agit de l’hypothèse d’un 4e mandat confrontée à l’incapacité physique (l’on parle même d’un autre type de séquelle) du premier prétendant.

Le boum des recettes financières générées par les hydrocarbures ces dernières années, qui attisent bien des convoitises, est une donnée qu’il faut prendre en compte. La course pour la présidentielle 2014 ne peut occulter cette donnée. Les acteurs de la scène politique ne l’ignorent pas.

Le pays pris en otage ?

Mais cette compétition électorale risque de prendre en otage un pays qui a besoin de bien plus que de discours aussi pompeux soient-ils. «Que ceux qui se portent candidats comprennent qu’il s’agit du sort d’un pays en danger à plusieurs niveaux», nous dit le professeur Zoubir Arous de l’université de Bouzaréah. Pour lui, «il règne un climat désolant autour du scrutin présidentiel qui porte plus sur la critique du président actuel, sur sa personne que sur un projet politique. C’est tout à fait improductif d’autant plus que ce type de discours porte atteinte à la crédibilité de la fonction de président de la République et la dévalorise». Visiblement, nous ne sommes pas encore entrés dans la confrontation des programmes des uns et des autres.

Pour certains partis, le programme électoral est en cours d’élaboration tandis que pour d’autres, notamment les indépendants, il s’agit beaucoup plus d’une somme d’idées et de lignes politiques générales. Bien évidemment, les anciens partis peuvent se targuer de ne pas accuser ce déficit, mais les principaux, en l’occurrence le FLN et le RND, en crise ne voient pas le bout du tunnel.

Acquis au pouvoir sans aucune condition, le MPA de Amara Benyounès et Taj de Amar Ghoul rivalisent de zèle quant à leur fidélité au programme du président. Cette allégeance qui défie la pudeur contraste toutefois avec une réalité économique et sociale morose. Le décollage qui ferait de l’Algérie un pays émergent et qui rejoindrait les BRICS n’est pas pour demain. Qui des politiques s’en s’offusquent ? Les mises en garde répétées, parfois pathétiques restent sans écho.

En attendant le déclic salutaire ?

Cette panne d’imagination est ainsi fort préjudiciable à une population majoritairement jeune et pleine de fougue et aux redoutables défis que représentent le logement, le chômage et l’indigence d’un enseignement qui n’arrive pas à sortir de l’ornière de la médiocrité, situation qui va en s’aggravant avec l’explosion démographique dans les campus.

Réalité nouvelle, le chômage des diplômés de l’université se greffe sur celui des autres catégories de jeunes sans formation. La crise de l’emploi se pose dans toute son ampleur provoquant des tensions sociales récurrentes. En effet, 50 000 jeunes diplômés arrivent sur le marché de l’emploi chaque année et ne trouvent pas de débouchés.

Le taux de chômage de 12% de la population active frappe de plein fouet la jeunesse (70%). Cela s’explique par une pyramide des âges où prédominent les moins de 20 ans (taux de natalité à 20%) et sa conséquence logique la pression sur le logement que nous connaissons car étant à moyen terme demandeurs. Et nous serons 42 millions en 2020 dans une dynamique d’urbanisation accélérée qui atteint 60% du territoire.

Il apparaît donc, compte tenu des politiques de logement suivies jusque-là, 2 millions de logements à réaliser par an, c’est vraisemblablement une gageure.

Dos au mur, le gouvernement se contente de gérer une pression sur le logement avec la même démarche qui prévaut depuis des décennies à défaut de proposer une rupture dans l’occupation de l’espace et donc des terres agricoles en grave diminution d’où l’insoutenable facture alimentaire en nette progression.

Malgré une politique volontariste et des investissements massifs, les céréales avec 128,8% (semoule et farine) sont en augmentation continue pour atteindre 278,42 millions de dollars. Quant aux produits laitiers très sensibles, compte tenu de notre modèle de consommation les achats ont également enregistré une hausse de 1,89% et cela représente 111,66 millions de dollars toujours selon le Cnis. En conséquence, la démarche des gouvernements successifs s’apparente beaucoup plus au souci d’acheter la paix sociale à n’importe quel prix. Si l’on assure que les équilibres macroéconomiques se portent plutôt bien, il n’en demeure pas moins que le recours sans retenue à la rente pétrolière crée une pression accentuée sur la production des hydrocarbures d’où le recours à leur surexploitation, une façon de faire que dénoncent nombre de spécialistes et d’acteurs de la scène politique. En effet, indexer la paix sociale à la pompe pétrolière comporte des risques que signale déjà un récent rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur les perspectives économiques de l’Algérie jugées modestes par rapport aux attentes en développement économique et sociale et la compétitivité espérée de son outil de production.

Les données économiques pour l’année 2013 incitent à plus de prudence en matières de dépenses et donc de gestion des revenus pétroliers afin de parer à un choc né d’une dépression dans les pays qui sont la locomotive de l’économie mondiale. Après une période faste, les premiers signes d’un essoufflement de nos exportations de pétrole et de gaz affichent une baisse du volume des ventes tandis que le prix du baril n’est pas épargné par les fluctuations du marché mondial.

«Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse», dit un adage. Voici donc planté le décor de la présidentielle de 2014 dans lequel il faudra introduire d’autres pressions encore plus dangereuses relatives aux tensions à nos frontières — toutes nos frontières. Les dépenses en ressources humaines et matérielles sont énormes et nous entraînent dans un engrenage duquel on n’est pas prêts d’en sortir.

Selon certaines sources, depuis mai 2013, 80 points de contrôle ont été installés sur les 956 kilomètres de frontières communes, 20 zones militaires fermées ont été créées et 60 000 hommes déployés depuis mai 2013. Dès 2011, l'Algérie avait défensivement positionné 7 000 gendarmes, des GGF (gendarmes gardes-frontières), sur la frontière avec la Libye, et 20 000 hommes dans les 4e et 6e Régions militaires (respectivement Ouargla et Tamanrasset). Dans l’entretien qu’il nous a accordé, Abdelaziz Rahabi, ancien ministre, souligne : «Nous partageons près de 7 000 km avec sept Etats dont la plupart connaissent de sérieux problèmes de stabilité interne. Un conflit armé chez un voisin, comme le cas du Mali ou de la Libye implique une mobilisation coûteuse en hommes et en moyens qui nous mettent dans une sorte de guerre d’usure qui peut affaiblir le pays qui a également d’autres défis socioéconomiques internes à relever».

Pressions aux frontières, tensions récurrentes sur le front social

Les candidats en course, qui s’engagent dans la prochaine élection présidentielle, ont l’obligation majeure de ne pas occulter ces multiples défis en basant leur démarche sur le discours idéologique ou à référence religieuse. Nous ne sommes plus dans l’Algérie des années 1990, et celle d’aujourd’hui veut se projeter dans l’avenir. Présents à chaque compétition électorale, certains partis donnent la fâcheuse impression d’être dans la même configuration d’il y a quelques années.

Leur rhétorique et leur diatribe stérile anti-pouvoir ne projettent pas la société dans une dynamique de rupture par rapport au système à tel enseigne qu’ils détonnent par leur archaïsme.

C’est le cas des islamistes qui ne sont guère trop éloignés des partis conservateurs, à l’image du FLN, du RND ou du Taj de Amar Ghoul. Création artificielle, le MPA de Amara Benyounès est bien plus un parti faire-valoir parce que censé représenter la Kabylie en l’absence du RCD (qui le qualifie de renégat) ou du FFS qui eux peuvent au moins se prévaloir d’un encrage populaire.

Plutôt dans la forme que dans le fond, cette présidentielle peut mettre au-devant de la scène des têtes nouvelles, à l’image de l’économiste Kamel Benkoussa, 41 ans, qui revendique une «alternative radicalement différente du système actuel, un nouveau projet de société à travers une réforme des institutions et une refonte radicale du fonctionnement de l’Etat». Nombre de quadragénaires expatriés lui emboitent le pas. Il en est ainsi de Rachid Nekkaz qui déclame : «La cible numéro un de ma campagne électorale ce sont les jeunes», dit-il. «L’essentiel de mon programme est axé sur les problèmes de la jeunesse à tous les niveaux, que ce soit l’emploi, l’éducation, le logement, le service militaire ou la santé.» Il ne dit pas avec qui et comment.
D’autres personnalités tout aussi inconnues se posent comme candidats déclarés, et parfois leur profil peut sembler insolite.

L’écrivain Yasmina Khadra (Mohamed Moulessehoul, un ancien officier de l’armée à la retraite) est de ceux-là. Il met dans la balance son prestige d’écrivain. Il ne s’offusque pas pour autant que les gens ne comprennent pas sa décision de se porter candidat, mais il y croit dur comme fer, et dit : «Je suis Algérien, je n’ai qu’une seule patrie et je voudrais y vivre dans les meilleures conditions possibles.» Tout un programme !
Autre candidat inattendu, Chaâbane Boudemagh, ex-officier du DRS. La présidentielle de 2014 portera-t-elle le sceau d’une diversité de candidatures issues de la communauté émigrée en même temps que d’autres sur le plan interne ? Mais ils devront alors franchir l’obstacle des 75 000 signatures dans au moins 46 wilayas ainsi que leur officialisation par le Conseil constitutionnel. Pléthore de candidats ou pas, pour Moussa Touati, chaque Algérien a le droit de postuler à la présidence au nom du multipartisme, tandis que Kassa Aïssa, ex-membre du bureau politique du Fln et porte-parole y voit une manifestation d’un «folklore de mauvais goût». Cette présidentielle introduit-elle par ailleurs l’hypothèse d’un changement de génération ? Zoubir Arous se dit «prudent par rapport à une rupture par l’âge, le système a généré justement une relève jeune qui lui assure sa pérennité. Prenez le cas de Sellal, il en est un».

La rupture viendra d’un président «qui rompt avec les anciennes pratiques à tous les niveaux, qu’il soit à l’écoute des préoccupations des citoyens pas uniquement matérielles, qu’il ait un discours qui mette à nue nos faiblesses, un président qu’il ne caresse pas dans le sens du poil».

«Ghalbouna»

En vieux routier de la politique, le président du FNA, qui concourt pour la troisième fois, voit quant à lui cette élection sous un autre angle, celui du scepticisme : «On n’a jamais eu un président issu du suffrage populaire.» Dans les cercles diplomatiques à Alger, 4 noms reviennent : Ali Benflis, Mouloud Hamrouche, Ahmed Ouyahia et enfin Abdelmalek Sellal

Pour Rachid Grim, politologue : «Le possible candidat le plus proche de ce profil est sans conteste l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dont l’activisme délirant depuis sa nomination au poste ne répond qu’à cet unique objectif : se donner une image d’homme d’Etat, sérieux, travailleur, à l’écoute du peuple et… généreux.» Passé maître dans l’art de sorties médiatiques tapageuses, Moussa Touati n’hésite pas à brocarder certaines officines étrangères sans la «tezkia» (plébiscite) desquelles aucun candidat ne pourra gravir les marches du Palais d’El Mouradia. Il se fait véhément à l’endroit de la France qui, «depuis Ben Bella, a toujours décidé celui qui sera notre président». Dans le clair obscure et le calme de son siège sise à la rue Tanger, il rappelle l’épisode d’une rivalité entre les Etats-Unis et la France de Chirac lorsque l’Algérie a acheté pour 102 milliards de dollars en bons de Trésor à 2% d’intérêts. Selon lui, c’est Bouteflika qui a fait le voyage à Paris pour remettre 48 milliards de dollars à la France en crise et rentrer ainsi dans ses bonnes faveurs.

«Ghalbouna», lâche-t-il dans un souffle et nous dit ne pas croire à un 4e mandat de Bouteflika. «Tout le tapage fait autour de cette question sert à détourner l’attention des médias et des citoyens pour permettre au groupe d’intérêt de préparer quelqu’un d’autre», affirme-t-il. Le président du FNA en appelle à une 3e République ! Il s’explique : «Nous sommes passés de la légitimité révolutionnaire à la légitimité militaire et administrative ; aujourd’hui, nous allons vers un pourvoir financier où l’enjeu est l’argent sale.»

Il fut pourtant le premier à faire payer ses militants pour les inscrire sur les listes électorales ouvrant la voie à la «ch’kara» pratiquée depuis à grande échelle, plus grave au vu et au su de tous ! Le sociologue Zoubir Arous lui aussi partage cet avis : «Beaucoup veulent prendre une part de l’argent sale qui s’empare des hautes sphères.»

Cette dérive a tôt été dénoncée par l’impopulaire Ahmed Ouyahia, encore en poste, parlant des pressions de la maffia financière. «L’argent maffieux gouverne le pays», disait-il en juin 2012. Et d’ajouter : «Je dérange ceux qui n’apprécient pas que je ne sois pas un homme à compromissions dans ma gestion des affaires publiques.» C’était dans le contexte de la fameuse affaire des transactions obligatoires de plus de 500 000 DA par chèque, une recommandation abandonnée depuis !

Fantasmes…

A défaut d’affûter leurs armes, nombre de prétendants au fauteuil présidentiel nourrissent leurs fantasmes. Kassa Aïssa n’y va pas avec le dos de la cuillère, et va jusqu’à s’insurger sur cette «pléthore» de candidatures qui n’ont pas lieu d’être, selon lui, et cela renseigne sur l’état d’esprit de cadre du plus vieux parti du pays. «Ils sont tous mus par des intérêts immédiats ou se faire un nom.» Pour lui, Ali Bounouari, 62 ans (installé depuis 27 ans en Suisse, et cerise sur le gâteau, il est membre du Parti radical suisse), est de ceux-là. Comble des candidats, Ali Zeghdoud du Rassemblement algérien qui ne se manifeste qu’à la faveur d’élections.
Il y a aussi les partis clés en main, à l’image du Taj, selon notre interlocuteur. Bref, cette présidentielle nous réservera encore bien des surprises. Sur ce chapitre des motivations des uns et des autres, il y a beaucoup à dire. «Surenchère» est sans doute l’appréciation qui revient le plus. Pour compenser le déficit de légitimité au sein de leur formation politique ou à défaut d’une assise populaire, certains chefs de parti y ont recours. Bien que étant d’un tout autre gabarit, Ahmed Benbitour, 67 ans, plusieurs fois ministre, ancien chef de gouvernement, intrigue par son engagement : il est le premier à se porter candidat.

Ce général sans armée compte pour fait d’arme son désaccord avec Bouteflika dans une lettre de démission rendue publique, alors, chose inhabituelle dans les us et coutumes de politique algérienne.

A la recherche de soutiens, il fait cause commune dans l’opposition au président sortant. On ne connaît pas vraiment ses motivations, car il reste très secret sur cette question. Cela n’est pas le cas pour Soufiane Djilali, également candidat, qui nous confie : «En 1990, j’ai abandonné mon laboratoire de biologie en France pour rentrer au pays. Je voulais faire quelque chose dans mon pays.»

Il serait fastidieux de revenir sur le profil de tous les candidats dont le nombre ressemblerait à une liste de signataires d’une pétition !

Il est visible que l’élection prochaine portera la marque de la diversité dans les motivations. Jeunes loups (Jil Jadid), lièvres (Louisa Hanoune, Moussa Touati, Fawzi Rebaïne pour ne citer que ceux-là) ou courtisans zélés (FLN toutes tendances confondues, RND, Taj et bien sûr MPA).
Toutefois, il reste la question de fond : qui émergera dans ce magma ? Quatre tendances se dégageraient : les conservateurs, les démocrates, les islamistes et les indépendants ? Un consensus autour d’un candidat jouissant d’une autorité morale serait la meilleure porte de sortie de crise, dit-on.

Pour Rachid Grim : «Tous ceux - et ils sont nombreux - qui croient que la présidentielle d’avril 2014 sera différente des autres ; qu’elle sera honnête et transparente ; qu’elle mettra en concurrence des candidats de poids appartenant à des courants politiques différents et représentatif du champ social ; tous ceux-là comprendront qu’une fois encore, ils auront été les victimes de leur naïveté politique».
A suivre absolument…

Président, quel profil ?

Rachid Grim, politologue

En premier lieu, il devra s’agir d’un fidèle parmi les fidèles, ayant fait ses preuves au service de l’actuel président et du clan qu’il dirige. Il devra être «jeune» (autour de la soixantaine) et en bonne santé pour pouvoir rester en poste pendant un quinquennat. Il ne devra pas avoir d’ennemis irréductibles au sein du Clan et des autres composantes du pouvoir — armée et services. Il ne devra pas être directement ou indirectement impliqué dans des affaires de corruption. Et il devra être «populaire» et «apprécié» par une majorité de citoyens
Soufiane Djilali, candidat, président de Jil Jadid
J’ai l’intime conviction que j’ai des choses à offrir à mon pays. Pour agir, il faut avoir un instrument, soit un parti politique. Il faut avoir des cadres autour de soi, c’est ce que j’essaye de faire en formant. Il faut médiatiser son message : je m’astreins à faire ce travail même s’il m’en coûte.
Abdelaziz Rahabi, ancien ministre
Dans la réalité du monde actuel, un 4e mandat donnera de l’Algérie l’image d’un pays archaïque, figé dans le temps et dans celui des hommes.

Moussa Touati

«Ghalbouna», mais on ne s’avoue pas vaincus, le peuple algérien est fatigué de leurs mensonges et a compris que ce sont les intérêts des étrangers qui priment sur les siens.

Mouloud Lounaouci, ex-militant RCD

Les charges présidentielles supposent donc un profil particulier.

La forme physique et mentale est à ce titre déterminante. En aucun cas le président ne doit avoir plus de 70 ans en fin de mandat. Il y a également un âge minimum requis car la fonction présidentielle requiert une expérience de vie. La fourchette qui devrait être exigée idéalement au moment de la candidature serait donc entre 40 et 60 ans. Président de tous les Algériens, il doit se situer au-dessus des partis, des clans et autres groupes de pression.

Kassa Aïssa, ex-menbre du bureau politique du FLN

«Sellekna ya sellak ou sellekna ya Sellal.»

Si Bouteflika ne se représente pas l’on cherchera quelqu’un d’autre. S’il se représente, la plupart des candidats se retireront.

Zoubir Arous, sociologue

Nous avons besoin d’un président qui a les faveurs du peuple et non des décideurs, un président qui a un langage de vérité.

Arezki Dahmani, enseignent-chercheur (France)

Pourquoi pas une «femme» comme future présidente de l’Algérie — surtout pour une société dite musulmane. Y aurait-il mieux qu'une femme pour apaiser les rancœurs, pacifier le pays pour le lancer dans une dynamique d’un Etat de droit ?

Une femme serait un choix de cœur et de courage du peuple algérien. Seule une femme sera capable d’engager les réformes économiques, politiques et sociétales nécessaires à la modernisation de l’Algérie. Première femme à gouverner un pays de culture et/ou de transition musulmane serait le déclic nécessaire pour réveiller le peuple algérien et moderniser l’islam.

Source Le Soir d’Algérie

Une enquête de Brahim Taouchichet

taouchichetbrahim@ymail.com

Le Pèlerin

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:07

La facture s'est emballée en 2013

cereales francaises 

Le consommateur algérien est particulièrement friand de blé, avec une moyenne annuelle de 231 kg/habitant/an.

L'Algérie confirme de plus belle son statut de gros importateur de blé tendre. Les chiffres communiqués conjointement par le Centre des statistiques des Douanes et l'Oaic l'attestent. Cette dépendance vis-à-vis de l'étranger pour satisfaire la demande nationale en blé est étayée par la sensible hausse de la facture des importations algériennes des céréales. Cette dernière a augmenté de 3,03% durant les 11 premiers mois de 2013, par rapport à la même période de 2012..Cette facture est principalement tirée par les importations de blé, notamment tendre, et de l'orge.
Un comparatif statistique que les importations des céréales (blé, orge et maïs) ont totalisé 2,92 milliards de dollars en 2013, contre 2,83 milliards de dollars à la même période en 2012.

En volume, les importations de blé ont atteint 5,79 millions de tonnes de janvier à novembre 2013, contre 5,75 millions de tonnes à la même période de comparaison de 2012, enregistrant une légère hausse de près de 0,7%, selon les chiffres provisoires du Cnis.

Les achats de blé tendre ont atteint 1,54 milliard de dollars pour une quantité de 4,70 millions de tonnes, contre 1,31 milliard de dollars et 4,32 millions de tonnes à la même période de référence.

Les importations de blé tendre continuent ainsi à alourdir la facture céréalière de l'Algérie, qui produit de plus en plus de blé dur et d'orge, dont les récoltes s'améliorent d'année en année, selon l'Office algérien interprofessionnel des céréales (Oaic). Pour le blé dur, l'Algérie a importé durant les 11 premiers mois 2013 pour 427,54 millions de dollars (1,07 million de tonnes), contre près de 594,26 millions de dollars pour l'achat de 1,43 million de tonnes à la même période de 2012.

Ces chiffres sont communiqués dans un contexte de production nationale moins performant par rapport aux années précédentes.

La production céréalière de la saison agricole 2012-2013 a atteint 49,1 millions de quintaux au niveau national, en baisse de 900.000 quintaux par rapport à la saison précédente, selon les chiffres du ministère de l'Agriculture. Ce recul est dû essentiellement à la sécheresse qui a touché durant cette saison cinq wilayas de l'est du pays, d'où provient le gros de la récolte nationale céréalière fait-on savoir.
L'Algérie a produit 49 millions de tonnes de céréales durant la saison 2012-2013 contre 51,2 millions de tonnes lors de la campagne 2011-2012, 42,4 millions de tonnes en 2010-2011 et 45 millions de tonnes en 2009-2010, alors qu'une production record de 61,2 millions de tonnes avait été enregistrée en 2008-2009.
Les besoins de l'Algérie en céréales sont estimés à environ 8 millions de tonnes par an. Notre pays demeure l'un des premiers importateurs de blé au monde et la demande locale reste importante. Elle est induite par le mode de consommation bien algérien.
Le consommateur algérien est particulièrement friand de blé, avec une moyenne annuelle de 231 kg/habitant/an.

Le blé (dur et tendre) constitue 60% de l'apport calorique de sa ration alimentaire et représente 70% de l'apport protéique et 88% de l'apport protéique végétal, précise l'universitaire spécialisé en agriculture, Abdelmalek Tacherift, cité par un confrère

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

 

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