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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:00

La fin d'un calvaire

Abdelmalek Sellal

 

Qui veut mettre le feu dans cette citadelle réputée pour sa tolérance, son sens de la solidarité et son patriotisme et surtout son organisation sociale enviable?

Il était grand temps d'agir pour tourner définitivement la page de cette crise mozabite qui a transformé la verte Vallée du M'zab en poudrière politique. Des sources proches du Premier ministère rapportent que Abdelmalek Sellal recevra, aujourd'hui, une délégation venue du M'zab et constituée de notables et de représentants de la société civile. En plus du Premier ministre, le ministre de l'Intérieur ou des représentants de son département ainsi que des responsables des services de sécurité assisteront à ce conclave d'Alger. C'est ce qui a été annoncé comme l'initiative du Premier ministre «pour mettre fin aux échauffourées entre jeunes dans certains quartiers de la ville de Ghardaïa». Le conclave d'Alger intervient près de 48h après les instructions du chef de l'Etat lors de la réunion du Conseil des ministres de lundi dernier. Pour la première fois, la crise mozabite a été évoquée en très haut lieu. Ce qui explique à quel point le mal est très profond pour le circonscrire dans une bénigne poussée de fièvre d'une région mécontente suite à la mauvaise distribution de logements. Les Mozabites savent construire les leurs. Evoquant ces événements, le président de la République a souligné en Conseil des ministres, la nécessité de faire prévaloir les valeurs de tolérance, de concorde et de dialogue «que prône notre religion», ainsi que «les vertus séculaires de solidarité et d'unité qui constituent le fondement de notre société». Le président de la République a instruit le gouvernement «de poursuivre la démarche en cours à l'effet d'apporter les solutions appropriées auxquelles aspirent les citoyens de cette wilaya pour ramener la sérénité et la quiétude, afin de préserver son développement harmonieux sur les plans économique, social et culturel». Avant-hier, c'est le Conseil du Cheikh Ba Abderrahmane Al Kerthi (la plus haute instance des notables des tribus de la vallée du M'zab) qui a appelé les pouvoirs publics à ouvrir une enquête sur les récents événements enregistrés dans la wilaya de Ghardaïa et à identifier et sanctionner les auteurs, «en consécration des principes de citoyenneté et d'égalité devant la loi». «Les dépassements qui ont marqué ces graves évènements ne doivent pas être utilisés pour déstabiliser le pays et discréditer les institutions de l'Etat. Il faut ouvrir une enquête transparente et approfondie pour identifier les auteurs et leur infliger les sanctions les plus sévères, conformément aux principes de la République et en consécration des principes de citoyenneté et d'égalité devant la loi», a indiqué un communiqué du Conseil du Cheikh Ba Abderrahmane Al Kerthi. C'est chose faite. L'Etat se penchera plus sérieusement sur ce problème qui dure depuis...tenez vous bien 1975!
Voilà des siècles que cette communauté cultive ses différences dans la verte Vallée du M'zab. Mais par quelle malédiction les Mozabites ont-ils été condamnés à la persécution? Ironie de l'histoire, Ghardaïa a été fondée en 1048 par les Berbères harcelés par leurs congénères, car convertis au rite ibadite. Ils font face aujourd'hui à une autre forme de harcèlement qui ne dit pas son nom. La première salve de ces affrontements communautaires a été donnée en 1975 à Béni Izguen. Ghradaïa a connu ensuite d'autres tensions qui ont fait des victimes en 1985, en 1990, et une dernière fois en 2004. Le summum a été atteint en 2008, quand des cris de détresse ont été lancés mais restés sans échos. Depuis cette date, les deux communautés se regardent en chiens de faïence, se livrant épisodiquement à une vendetta. En toute impunité, des bandes de voyous organisées s'attaquent systématiquement aux commerces mozabites, et seulement mozabites. Ces faits ont été vérifiés dans les quartiers de Mermed et de Béni Merzoug. Les Mozabites se sont organisés pour assurer leur défense et sécuriser leurs biens. Mais rien ne justifie cette situation. Nous sommes dans une République qui a tous les moyens de défendre ses citoyens. Il était temps donc que les pouvoirs publics agissent pour protéger cette minorité. C'est le rôle et le devoir de l'Etat.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 08:55

Réserves de changes de l’Algérie Près de 192 milliards de dollars à fin septembre 2013

reserves de change en dollars

 

Les réserves de changes de l’Algérie ont atteint 191,866 milliards de dollars à fin septembre dernier, a annoncé, aujourd'hui à Alger, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci.

« Les réserves de changes ont ainsi repris leur évolution positive après le solde négatif enregistré en juin 2013 à 189,768 milliards de dollars contre 190,66 milliards en décembre 2012 », a indiqué à l’APS, Laksaci lors de la présentation des tendances monétaires et financières des neuf premiers mois de 2013.

Lors de son passage, jeudi dernier devant l’APN, concernant la présentation du rapport annuel sur l’évolution économique et monétaire de l’Algérie en 2012, Mohamed Laksaci avait indiqué que le placement des réserves de change se fait actuellement à travers des dépôts auprès des banques centrales à raison de 6% de leur total, tandis que 94% restant s’opère à travers des obligations, des bons du trésor et des actifs bénéficiant d’une bonne notation auprès des agences internationales (AAA).

Selon lui, les dépôts auprès des banques centrales étrangères sont dominés par un panier de devises étrangères à leur tête le dollar américain (61%) et l’euro (28%), tandis que les obligations et bons du trésor sont répartis sur plusieurs instruments dont les fonds souverains, à hauteur de 65%, les établissements gouvernementaux (12,9%), les agences d’établissements supranationaux et internationaux (14,2%) et la banque des règlements internationaux (BRI, 6%).

La répartition par portefeuilles de ces dépôts montre que les établissements supranationaux détiennent 21,8% des dépôts, les Etats-Unis détiennent 20,7% sous forme de bons du trésor, l’Allemagne (15,2%) la France (12,4%), les Pays-Bas (9,6%) et le Royaume-uni (8,2%). Le panier des devises étrangères est composé du dollar américain (52%), l’euro (37%) et la livre sterling (9,6%).

Le Fonds monétaire international (FMI) a classé l’Algérie, en 2012, deuxième pays grand détenteur de réserves de change dans la région MENA juste derrière l’Arabie Saoudite et prévoit un matelas de devises de l’ordre de 224,1 milliards de dollars au titre des prévisions de clôture de l’année 2013.

Source Leconews

Le Pèlerin

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 08:39

Algérie - Il y a une politique d’Etat programmée pour effacer l’identité mozabite

ghardaia

 

Ghardaïa

D’abord, qu’est-ce qui a déclenché, selon vous, ces événements qui ont ébranlé Ghardaïa ?

Je note d’emblée que les gens ne cherchent que le sensationnel. «Combien y a-t-il eu de morts ?» ; «Combien de blessés ?» ; «Comment cela a commencé ?» ; «Le wali s’est réuni avec les imams et les notables»… C’est un scénario vraiment périmé qu’on nous sort à chaque fois. Cela n’a aucun sens de s’interroger sur la manière dont les événements ont commencé, parce que cela va se répéter. Depuis 1962, c’est la même histoire qui recommence. Ça ne s’est jamais arrêté. C’est un film d’horreur qu’on est en train de vivre, avec différents épisodes. Il y a une volonté politique, une politique d’Etat affirmée et confirmée pour détruire l’identité d’un groupe, et cela s’appelle un ethnocide. Pourtant, c’est une identité qui ne devrait déranger personne. On est chez nous, on est dans les terres de nos parents, je parle une langue différente, on a une pratique un peu différente de la religion. Voilà tout.

Mais le pouvoir essaie depuis l’indépendance de casser cette société qui est très structurée à la base. Il ne faut pas oublier que les Mozabites ont vécu durant des siècles dans le désert. Il n’y avait pas d’Etat central. Ils étaient obligés de compter sur eux-mêmes, de se structurer à travers des institutions qui gèrent tous les aspects de la vie : religieux, social, économique, et même le côté défense. Et heureusement d’ailleurs, sinon il n’y aurait plus de Mozabites depuis des lustres. Ni les Ottomans ni les autres dynasties n’ont mis les pieds ici. Ce n’est qu’après l’invasion française qu’un étranger a pu dominer cette région. Après l’indépendance, il y a eu une politique d’Etat programmée pour effacer l’identité mozabite. Cette identité est composée de deux volets : sur le plan ethnique, elle fait partie des sept composantes de l’identité amazighe. L’autre volet, c’est l’ibadisme qui est une école religieuse islamique modérée, pacifique et qui s’appuie sur la logique. Il y a les Moatazilites qui sont très proches de l’école ibadite et qui prônent le rationalisme.

L’ibadisme s’inspire aussi de la philosophie grecque. L’Ibadite privilégie toujours l’argumentation rationnelle et s’attache à donner l’exemple en toute circonstance. Jamais un Ibadite n’a levé le sabre pour obliger quelqu’un à devenir musulman. Et c’est tout cela qui fait la spécificité de l’identité mozabite. On est tranquilles, on n’a de problème avec personne. Après, il y a eu ces gens de Oujda qui voulaient imposer une culture hégémonique. Rappelez-vous l’époque du panarabisme de Jamel Abdennasser. Il y avait une volonté de dominer culturellement les peuples d’Afrique du Nord. Et pour notre malheur, nous avons été colonisés par les Français et leur Etat jacobin. Aujourd’hui, nos jeunes ne connaissent pas l’ibadisme, ne connaissent pas tamazight, ne connaissent rien du tout à cause de cette politique d’Etat de détruire cette identité. Le Mozabite est tué culturellement. Et le moyen le plus vicieux qu’ait utilisé l’Etat à cet effet, c’est la peur. Il terrorise les Mozabites. Le citoyen mozabite se sentait très diminué et se devait de baisser la tête en disant «l’essentiel lahna» comme dans les années 1990. Les gens avaient tellement peur qu’ils disaient : «L’essentiel lahna.» On veut juste la paix. On vous impose des choix en titillant un instinct naturel qui est la peur. Au début, c’était avec le parti unique. Les pouvoirs publics obligeaient les anciens à soutenir le FLN. Mais on n’est pas un peuple occupé ! On a colporté des rumeurs comme quoi les Mozabites n’ont pas fait la Révolution, les Mozabites sont des commerçants, des bourgeois. Boumediène présentait les Mozabites comme des profiteurs, et c’est encore ancré dans la tête de beaucoup d’Algériens. Le Mozabite est toujours considéré comme un sous-citoyen qui doit céder ses droits. Quand les commerçants recevaient la visite de contrôleurs véreux, ils payaient en silence, et ces petits fonctionnaires corrompus vivaient à leurs crochets. Après, les gens ont compris. Je suis un citoyen, je suis un être humain, je n’accepte plus ces pratiques. Les commerçants ont fini par se soulever en 2004. Les pouvoirs publics étaient devenus fous. Ils disaient : «Comment ça, vous êtes Mozabite et vous fermez la route ?» Comme quoi, tu restes toujours un sous-citoyen à leurs yeux. Un béni-oui-oui. Le wali disait : «Je n’accepte pas le FFS à Ghardaïa ! Vous, les Mozabites, vous devez rester sous la tutelle des ‘‘âyane’’ (notables) désignés par nos soins.»

- Est-ce à dire qu’il y aurait une sorte de «racisme d’Etat» à l’égard des Mozabites ?

C’est du racisme d’Etat déclaré. Et comme les Mozabites sont une minorité, ils sont environs 300 000 dans les sept villes du M’zab, ils ont été écrasés. Au début, les Arabes sont venus de Metlili, puis des autres régions, et après l’indépendance, beaucoup d’autres ont migré vers Ghardaïa. Ils ont trouvé du travail, la paix, et avec le temps, le parti unique les a favorisés, leur a accordé des avantages. Il faut citer aussi la spoliation des terres des Mozabites. Maintenant, des quartiers arabes entiers sont construits sur des terres mozabites. Il y a des terrains appartenant à un ami, Allah yerhamou, à peu près 50 000 m2 en plein centre de Ghardaïa, qui lui ont été confisqués. Ils ont été nationalisés sans indemnisation, après, ils ont construit des bâtiments sur ces terrains pour y loger des Arabes venus de loin. Les Mozabites, eux, n’ont rien eu. Ses propres enfants n’ont pas bénéficié de ces logements. Cela dit, on n’a pas de problème avec les Arabes. On a un problème avec un pouvoir qui utilise sa police et met en avant les Arabes pour s’attaquer aux Mozabites. Il y a un problème d’agression du pouvoir algérien contre les Mozabites.

Il ne s’agit donc pas d’un conflit tribal ou intercommunautaire ?

On veut montrer que ces gens sont en retard, que cette tribu des Beni M’zab ne s’entend pas avec la tribu des Chaâmbas. Et le journaliste sort cette histoire, il est content, son journal se vend bien. Mais tout ça est faux ! Le problème n’est pas l’Arabe. Prenez Alger : vous avez un match entre l’USMA et l’USMH. Si vous ne mettez pas en place un service d’ordre, qu’est-ce qui se passera ? Ils vont s’entretuer. Eh bien, c’est la même chose. Pourquoi la police ne fait pas son travail ? Vous avez quelqu’un qui agresse un autre. On le traduit en justice et on n’en parle plus, ce qui n’est pas le cas ici. Ils le font exprès pour que la psychose continue. Pour que le Mozabite ait peur.

- Vous parliez des notabilités locales. Comment analysez-vous leur rôle durant ce conflit ?

On est en 2013, on n’est pas au Moyen-âge. Ils nous parlent de «aâyane» (notables) qui se sont réunis, etc. Ils se moquent de nous ! Ces notables n’ont aucune prérogative. Ils n’ont aucun pouvoir. Tout ça, c’est du folklore. Ils font partie de la justification de l’injustice qui sévit. Ces gens sont soit de vieux imams qui ne peuvent rien et qui voient l’Etat comme un ogre qui va les bouffer, soit de petits «samasar» (courtiers), des «beznassia» qui ont des intérêts à défendre. De petits arrivistes qui ne pensent qu’à obtenir leur part de la rente pétrolière. C’est ça «el aâyane». Ce sont les porte-parole du pouvoir algérien à l’intérieur de notre société. Ils sont là pour casser eux aussi ces revendications identitaires dans notre société. C’est leur rôle.

- Et qu’en est-il de la classe politique ? Peut-elle contribuer à régler cette crise ?

Je n’attends rien d’eux. J’ai été moi-même un élu APC. En Algérie, l’élu n’a aucun pouvoir. Aucune prérogative. On vit dans un état dictatorial, corrompu, qui ne reconnaît aucun droit, sauf s’il est acculé. Les partis à Ghardaïa ne peuvent pas bouger. C’est une clientèle qui se rencontre sur différents registres du commerce. Ils attendent tous les cinq ans leur quota et c’est tout.

Vous avez dénoncé des actes de torture et d’agression sexuelle lors des événements de Guerrara qui auraient été commis par la police…

Oui, il y a eu des cas d’agression sexuelle et de viol à Guerrara. Des gens qui avaient été arrêtés en 1985 ont dit qu’ils avaient subis la même chose, mais ils avaient eu honte de l’avouer. Il n’y avait pas de médias pour en parler. Il y a deux mois, à Ghardaïa, des policiers ont arrêté un jeune et ont essayé de le violer dans leur fourgon. Les policiers ont un comportement de colonisateur. Le policier a carte blanche pour faire ce qu’il veut. Et on sait bien qu’un policier sous la dictature ou un gendarme ou un militaire n’est pas libre de sa pensée. Il applique les ordres. Quand le policier commet des actes de torture ou de viol à l’intérieur du commissariat, c’est qu’il a reçu des ordres. Je le dis et je le répète : c’est une guerre qui prend des formes différentes du pouvoir algérien contre la société mozabite.

- En tant que militant des droits de l’homme, envisagez-vous d’engager une procédure judiciaire contre les auteurs de ces dépassements ?

La justice algérienne, c’est l’autre visage de l’injustice exercée contre les Mozabites. On a le cas d’un jeune, Mohamed Baba Nedjar, qui a été condamné à mort puis à perpète. Ils lui ont collé une grave accusation de meurtre, sans preuve. On lui a dit : «Si tu dis que c’est Kamel Fekhar qui t’a donné l’ordre, on te relâche.» Il a refusé. C’est de la manipulation. Les Mozabites de service disaient aux jeunes : «Regardez le sort de celui qui fait de la politique, vous voulez qu’il vous arrive ce qui est arrivé à Baba Nedjar ?»

Moi-même, j’ai été l’objet de fausses accusations. Dernièrement, lorsqu’on a organisé un sit-in le 26 mars 2013 par solidarité avec les chômeurs de Metlili qui, soit dit en passant, sont Arabes, en moins d’une demi-heure, la police est intervenue et nous a matraqués. Il y a eu 18 arrestations, tous des Mozabites, dont 15 militants des droits de l’homme. On a fait une semaine de prison. On a été tabassés, torturés, puis condamnés. Pourtant, on n’a pas fermé la route. Eux, ils sont en train de casser, de piller, de voler sous leurs yeux et ils jouissent de l’impunité la plus totale.

- Le gouvernement vient d’annoncer une initiative pour Ghardaïa. Un commentaire

C’est de la poudre aux yeux ! C’est du «khorti» ! C’est pour endormir les gens. Le vrai problème, c’est la police. Il y a des lois, il faut les appliquer. On parle de créer une commission comme s’il n’y avait pas d’Etat. Ils font des choses avec ces soi-disant «aâyane» qui n’ont aucune prérogative. Ce sont des suppôts du pouvoir, comment négocier avec eux ? La source du problème est connue : c’est la police. Si la police avait fait correctement son travail à Guerrara et Ghardaïa, on n’en serait pas là. Cette police qui reçoit ses ordres de Belaïz et consorts…
- Si on vous sollicitait pour prendre part à ce processus de dialogue, seriez-vous disposé à y participer ?

Non, jamais ! Cela ne m’intéresse pas. Je ne veux pas servir d’instrument de légitimation à leur politique. Tout cela, c’est du pipeau !
Source El Watan Kamel Eddine Fekhar

Militant des droits de l’homme à Ghardaïa

Le Pèlerin

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 07:33

20 milliards de dollars pour la défense et l’intérieur

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Le jackpot ! Le gros lot de fin d’année : 19,9 milliards de dollars en espèces sonnantes et trébuchantes. Fabuleuse cagnotte - équivalent à 9,6% du produit intérieur brut — que devront payer en cette année 2014 les Algériens à leur défense et sécurité. La rançon de la paranoïa d’Etat.

Qu’importe le déficit «retrouvé», le premier depuis plusieurs années, de la balance des paiements (rapport du gouverneur de la Banque d’Algérie) où les besoins sociaux sont énormes, les départements régaliens de la Défense et de l’Intérieur voient exploser leurs budgets de fonctionnement : 12,7 milliards de dollars pour la Défense nationale, 7,2 milliards de dollars pour l’Intérieur.

A eux seuls, ces deux budgets cumulés captent plus de 36% des fonds alloués au fonctionnement des ministères de la République. Quid du contrôle de cette manne fabuleuse ? Cache-t-elle une course à l’armement ou est-ce le budget extensible de la professionnalisation de l’armée, «rattrapage» pour les années d’«embargo» ? Tentative d’éclairage.

Ce que l’armée veut…

Bal des offusqués à l’APN. Mercredi, 30 octobre. Débats à quelques années-lumière des derniers Parlements démocratiques de part le monde, tatillons sur le petit sous dépensé par l’armée. Répliques d’anthologies entendues ce jour-là à l’Assemblée nationale : «Personne n’a le droit d’émettre une quelconque critique sur les dépenses de l’armée. Car quel que soit le volume de ses dépenses, celles-ci ne seront pas vaines.» «L’armée a le droit de prendre l’argent qu’elle veut (…) parce que l’armée rend d’énormes services à la nation», etc.

La paire Miloud Chorfi-Tahar Khaoua, chefs des groupes parlementaires du Rassemblent National Démocratique et du Front de Libération Nationale, sait d’instinct se mettre au garde-à-vous, sonner la charge violente contre tous ceux qui osent chatouiller la «grande muette» ou évoquer son budget exponentiel.

Mercredi 30 octobre. Crime de lèse-majesté dans l’hémicycle Zighout Younès, siège de l’Assemblée nationale. Dans un silence de cathédrale, de gêne perceptible, le chef du groupe parlementaire du Front des forces socialistes, Chafaâ Bouaïche, égraine son long chapelet de griefs contre le projet de loi de finances 2014 appelé a étre adopté par un «Parlement qui ne dispose pas des moyens pour exécuter sa mission de contrôle de l’Exécutif». «Que dire d’une loi de finances dont le budget de la Défense a triplé depuis 2009 ?

Et sans qu’aucune raison ou justification ne soient avancées.» «Cette course à l’armement prendra-t-elle fin ?» s’interroge Bouaïche. «12,7 milliards de dollars de budget de fonctionnement, qu’en est-il du budget d’équipement ?» Malaise dans les travées. Les visages crispent à l’évocation du sujet «tabou».

Car, ici, au temple portant le nom du héros Zighout Youcef, gît le contrôle parlementaire : tout ou presque est sujet à débat sauf les corps constitués et leurs budgets. «20 milliards de dollars pour la Défense et l’Intérieur, c’est le budget de la moitié des Etats du continents africain», observe Abdelghani Boudebouz pour qui la sécurité et stabilité des pays ne se construisent pas avec des «dépenses excessives».

Défense et sécurité, un duo «incontrôlable»

Mardi 3 décembre. Maintenant que la loi de finances 2014 est entérinée par l’Assemblée croupion, la Cour des comptes peut rendre public son rapport d’appréciation sur l’exécution du budget 2011. Un rapport noir, illustrant comme les précédents le degré d’incurie, la déliquescence de l’Etat mais dont les 170 pages rageuses de ce rapport ne pipent mot sur les budgets XXL de la Défense et de l’intérieur. Les comptes et dépenses des deux ministères prétoriens échappent aussi bien au contrôle parlementaire qu’à la Cour des comptes (CC).

Haute juridiction constitutionnelle, chargée du «contrôle a posteriori des finances de l’État, des collectivités territoriales et des services publics», la Cour des comptes est pieds et poings liés, sans attribution quant il s’agit de contrôler deux des plus gros budgets de l’Etat. Dans le hall de l’APN, Lakhdar Benkhelef, député islamiste de El Adala (justice) enchaîne les interviews.

Ses charges homériques à l’hémicycle contre la corruption et l’impunité, et ses «initiatives parlementaires» pour juger les Khelil and Coe font de lui un bon client des médias. Nuées de caméramans et de journalistes attendant chacun l’occasion de l’interviewer. Contrôler le budget de la Défense ou de l’Intérieur ? «Impensable», juge le parlementaire. «Les députés ne contrôlent même pas le budget de leur propre Assemblée, dit-t-il en rires.

«Et s’il y a bien des ministres qui ne descendent jamais à l’Assemblée et à qui il est interdit de poser des questions, orales et écrites, ce sont bien les ministres de la Défense et celui des Affaires étrangères.» Lakhdar Benkhelef présume l’existence de répliques de Chakib Khelil dans tous les secteurs. «Or, l’armée, que nous plaçons, ajoute-t-il au-dessus de nos têtes, n’est pas faite d’anges mais d’humains.»

Le général Gaïd Salah chez les «amis» russes

Moscou. Mardi 22 octobre. Le patron de l’armé en guest star chez les «amis» russes, dont le pays trône depuis un demi-siècle sur nos marchés d’armes. La Russie est de loin le fournisseur historique de l’Algérie. Une «coopération-business» cinquantenaire –dont le volume ne cesse de s’accroître – avec le grand fabricant et exportateur d’armes de la planète.

Une visite de… quatre jours (la deuxième du chef d’état-major de l’ANP en Russie après celle de mai 2005 qui, elle, a duré six jours !) qui n’a rien d’une balade de santé pour les membres de la délégation de l’armée algérienne qui, en plus du vice-ministre de la Défense, chef d’état-major, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, comportait les commandants de forces concernées par les achats, et le général-major Akroum, directeur central du matériel.

C’est qu’il s’agit, d’après Akram Kharief, journaliste spécialiste des questions de défense, d’un contrat qui sera «probablement de l’ordre des précédents accords signés en 2007 avec la Russie évalué à 7 milliards de dollars, ou celui signé en 2010 avec l’Allemagne : 10 milliards de dollars».

Passionné, Akram Karief traque, suit à la trace les dernières acquisitions de l’ANP. Trois jours après la visite, il donne le «carnet de commandes» de l’ANP : «Des S400 et des Tor pour la défense aérienne du territoire, sachant que l’Algérie, unique pays arabe possédant les S300PMU2, avait exprimé sa volonté d’augmenter le nombre de ses brigades Tor qui serviront à protéger à la fois les sites sensibles et les systèmes de DCA.»

Les forces aériennes connaîtront aussi une «petite révolution avec la probable commande de deux à quatre escadrons de bombardiers tactiques à long rayon d’action Su32 (version export du Su34) et l’introduction de trois escadrons d’hélicoptères d’attaque lourds Mi 28. Véritable char volant, il permettra de renforcer la flotte vieillissante de Mi24MKII et s’occupera de la chasse aux terroristes dans le grand Sud algérien» (Le Soir d’Algérie du 28 octobre).

La conclusion présumée de ce nouveau «gros» contrat, et son montant astronomique (entre 7 et 10 milliards de dollars) n’ont fait l’objet d’aucun commentaire ou communication de la part du ministère de la Défense nationale. Au 3e jour de sa visite, le général Gaïd Salah dira, en s’adressant au nouveau ministre de la Défense, Sergueï Choigou, (successeur d’Anatoli Serdioukov, limogé par le président Poutine en novembre 2012 suite à un scandale de corruption), toute sa «satisfaction que les programmes d’équipement, modernisation et maintenance de notre potentiel de combat conclus avec les firmes du complexe militaro-industriel s’exécute avec une cadence régulière hormis quelques difficultés ponctuelles que nous avons pu dépasser (…)».

Allusion sans doute faite aux 34 avions de chasse MIG-29 défectueux et low-coast refourgués à l’Algérie avant leur renvoi à l’expéditeur pour leur remplacement par des Soukhoï SU-30 MKA. Un contrat de 1,3 milliard de dollars. « Bonne volonté, disponibilité et engagement. Ce sont les maîtres-mots qui guident notre relation avec nos amis russes», soulignait le général Gaïd Salah.

Un quart de siècle après la chute du bloc de l’Est, Moscou, capitale de l’ex-empire soviétique, garde intact son potentiel de fascination sur les dirigeants de l’armée algérienne formés pour nombre d’entre eux dans les académies de guerre de l’ex-URSS travaillés par le mythe de l’Armée rouge.

A 74 ans, le plus vieux soldat de l’ANP en exercice, vétéran de la guerre d’indépendance et de la guerre arabo-israélienne (1973), le général Gaïd Salah ne déroge pas à la règle. Diplômé de l’académie d’artillerie de l’Armée rouge de Vystrel dans l’Oral où il a séjourné entre 1969 à 1971, les penchants «russes» de Gaïd Salah irritent les capitales et chancelleries occidentales car «exclues» des gros marchés de l’ANP.

Comme l’illustre ce câble diplomatique révélé par WikiLeaks (In El Pais, 16 décembre 2010) dont l’auteur n’est autre que l’ancien ambassadeur américain à Alger, Robert Ford. Rapportant les confidences de «cheikh Djabellah et d’autres sources», Ford le présente dans ce télégramme envoyé à sa hiérarchie le 19 décembre 2007) : «(…) As perhaps the most corrupt official in the military apparatus», autrement «l’officier le plus corrompu de l’institution militaire».

Ils ont dit…

Akram Kharief, journaliste spécialiste des questions de défense :

«Le budget de la défense ne sera pas reconduit éternellement»

«Le budget de la défense ne sera pas reconduit éternellement. Je pense qu’en2019-2020, il diminuera drastiquement. Il correspond au renouvellement des équipements qui a pris dix ans de retard à cause de l’embargo des années90 et de l’arrêt de l’industrie russe. L’investissement consenti ces années va paradoxalement a peine au niveau quantitatif de1988. Par contre la qualité a grandement augmenté.

Concernant la doctrine ma conviction est que l’Algérie a opté pour une sorte de défense avancée. Avec la possibilité de frapper loin des frontières tout en sanctuarisant le territoire. Mais l’ANP reste a 100% défensive. Aucun investissement dans les équipements d’opex (opération militaire) de longue durée.

Samir Larabi, délégué du Comité national pour la défense des droits des chômeurs :

«... De l’argent pour lutter contre la pauvreté, le chômage, industrialiser le pays…»

Le discours officiel est contradictoire. D’un côté, le gouvernement et les institutions financières internationale comme le FMI prêchent la rigueur budgétaire quand il s’agit des salaires et le fonctionnement des services publiques, de l’autre, ils se font généreux et magnanimes quand c’est l’armement qu’il faudrait doter de gros budgets.

Je trouve que c’est irrationnel de dépenser autant d’argent pour des avions de guerre , des frégates ou des chars pour soi-disant combattre une guérilla d’islamistes radicaux. Or, cette lutte contre le terrorisme doit être menée par d’autres moyens, par le renseignement, pas avec des avions de chasse. Nous avons besoin de cet argent pour lutter contre la pauvreté, le chômage, industrialiser le pays, construire des écoles et des hôpitaux,etc.

Abdelatif Benachenhou, ancien ministre des Finances :

«La sécurité de l’Etat n’est pas qu’une affaire de la défense nationale»

La défense nationale, c’est plus large. Je ne discuterais pas les chiffres (les budgets de la Défense et de l’Intérieur, ndlr) parce que je ne les connais pas dans les détails. Ce que j’ai essayé de dire dans ma conférence («Bilans économique et social du printemps arabe», Ecole de Sciences Po, Alger, ndlr), c’est que la sécurité de l’Etat inclut l’armée et les services de sécurité mais pas que ceux-là. Exemple : la sécurité alimentaire et sanitaire font partie de la défense nationale au sens large du terme.

La lutte anti-cancer, qui paraît loin de la défense nationale, en fait partie. Parce que cela fait partie du consensus. Un pays qui soigne correctement sa population aura une plus forte adhésion à ses valeurs et il accroît sa capacité de défense nationale. Je ne rentre pas dans les détails. Je vois bien votre question : puisque les autres Etats sans sous risque, l’Etat algérien consolide sa défense nationale.

Bien sûr. Ça me paraît tout a fait normal. Je répète que la défense nationale inclut l’effort militaire, de sécurité mais ne se limite pas exclusivement à ça. C’est ma conviction. Je reviens au consensus : il est impératif que chacun des hommes politiques qui veulent le bien à ce pays protège le consensus nationale. Je répète la phrase célèbre de Mao Tse Tong : les éléments externes n’agissent que par l’intermédiaire de causes internes.»

Lakhdar Benkhelef, député MJD, Adala ou Tanmia :

«L’Etat choisit d’investir dans les armes plutôt que dans la ressource humaine»

C’est clair. Ces budgets dénotent du choix fait par le gouvernement de ne pas investir dans la ressource humaine alors que les défis sont majeurs. Dans la santé, l’éducation, les besoins sont énormes en moyens pédagogiques, en encadrement, pas de chauffage dans les écoles, des classes de plus de 50 élèves… Un budget de la Défense qui augmente, on peut toujours l’expliquer par ce qui se passe autour de nous, à nos frontières. Expliquer aussi les gros contrats conclus comme celui avec la Russie avec un montant, je crois, de 15 milliards de dollars pour l’achat d’avions.

On le voit aujourd’hui, pour ce contrat par exemple, et aux dernières nouvelles, l’Algérie a été amenée, du fait de la baisse de ses ressources financières, à négocier un échéancier de paiement. Par contre, le budget de l’Intérieur, ce n’est pas justifié. On aurait aimé que des budgets de ce type soient affectés aux projets de développement dans le Sud, par exemple, régler les problèmes des jeunes de cette région, leur donner du travail. Mais, sur ces dépenses, les députés ne disposent d’aucun droit de regard.

Source El Watan Mohand Aziri

Le Pèlerin

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:58

Algérie Télécom lancera la 4 G sans fil et en mode fixe au premier trimestre 2014

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Le groupe Algérie Télécom lancera la téléphonie de quatrième génération (4G) sans fil en mode fixe, au premier trimestre de l’année 2014, a déclaré mercredi, en fin d’après-midi à Constantine le président-directeur général (PDG) du groupe.

Invité au forum du quotidien An Nasr, M. Azouaou Mehmel a précisé que l’opération est actuellement en phase ‘‘d’acquisition des équipements nécessaires’’ pour lancer la 4 G devant permettre une connexion haut débit et la transmission très rapide des images et des sons. Affirmant que l’introduction de la téléphonie mobile de troisième génération (3G) en Algérie ‘‘n’affectera en rien’’ le service ADSL qu’offre son groupe, le PDG a indiqué qu’ Algérie Télécom ira vers des débits " beaucoup plus important que la 3G ne pourra pas égaler", a-t-il assuré.

S’attardant sur la stratégie de la généralisation des fibres optiques, étape clé dans la garantie d’un débit de bonne qualité, M.Mehmel a précisé que l’objectif d’Algérie Télécom est ‘‘de ramener la fibre optique dans chaque immeuble’’, à travers, a-t-il poursuivi ‘‘des équipements d’accès compacts’’ et pas moins de 200 000 km de fibres optiques devant remplacer les câbles en cuivre.

Le responsable a, dans ce propos, ajouté que 40 milliards de dinars ont été investis au cours de cette année dans projets de modernisation des réseaux de télécommunication soulignant que les mêmes opérations ‘‘devront se poursuivre en 2014’’ et toucheront ‘‘toutes les localités du pays’’.

L’objectif, a-t-il ajouté, étant d’assurer une administration électronique’’ où les antennes communales, les services du secteur de la santé et ceux de l’éducation notamment seront connectés’’.

Evoquant un retard en matière d’investissement, le PDG de l’opérateur historique des télécommunications a rappelé que l’entreprise a bénéficié d’un financement de 115 milliards de dinars pour améliorer son réseau, généraliser la fibre optique à travers les wilayas du pays et fournir un service de qualité aux consommateurs.

Sur un autre plan, M. Mehmel a indiqué que le préjudice du vol des câbles en cuivre d’Algérie Télécom a été estimé à 400 millions de dinars en 2013, soulignant que son groupe fait aussi face dans les wilayas d’Oran et de Constantine particulièrement au problème de coupure dans les câbles dues aux chantiers lancés dans ces deux villes.

Il a indiqué que le projet du tramway de Constantine a mis à rude épreuve la qualité du service que doit assurer son groupe à ses clients avec a-t-il indiqué ‘‘des coupures répétitives des câbles’’ et ‘‘le non respect des délais avancés pour le déplacement des câbles’’. Avec l’objectif d’ouvrir un point commercial dans chaque daïra, le groupe Algérie Télécom, employant 22 000 salariés, dispose actuellement de 351 points commerciaux.

L’opérateur historique des télécommunications compte en 2013, 3 millions 300 000 abonnés de téléphone fixe et 1 million 300 000 abonnés en ADSL.

Source El Watan APS

Le Pèlerin

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:23

La délégation française a été victime d’une intoxication alimentaire après un dîner dans un restaurant

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C’est une surprenante histoire que relate Le Canard enchaîné, ce mardi 31 décembre. Lors du sommet algéro français, la délégation française a été victime d’une intoxication alimentaire. « Le soir de son arrivée à Alger, le 15 décembre, la délégation française, Jean-Marc Ayrault en tête, est allée dîner sur le port dans un restaurant de poisson et de fruits de mer. Résultat : une intoxication alimentaire carabinée », écrit le journal satirique français, réputé pour la fiabilité de ses informations.

Le ministre de l’Intérieur Manuel « Valls y aurait échappé, mais le Premier ministre, plusieurs ministres, des conseillers ministériels et diplomatiques ainsi que des chefs d’entreprises ont été atteints et ont passé deux jours difficiles », ajoute le journal. « S’ils ont choisi de ne faire aucune publicité à cet épisode, ce n’est pas de peur d’offenser le gouvernement algérien, mais simplement parce qu’il est délicat d’en tirer gloire », précise encore Le Canard enchaîné qui ne donne pas le nom du restaurant algérois.

C’est peut-être cet épisode qui aurait inspiré la fameuse blague de François Hollande sur son ministre de l’Intérieur, rentré « sain et sauf » d’Algérie.

Source TSA Riyad Hamad

Le Pèlerin

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 13:35

       El Hamiz, Reghaïa, Eucalyptus, Cherarba, Baraki - Les émeutes se propagent à Alger    

 

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Les mouvements de protestation se propagent telle une traînée de poudre à Alger. D’un quartier à l’autre, d’une cité à l’autre, la colère des habitants s’exprime de la manière la plus violente. Hier, le quartier d’El Hamiz, à l’est de la capitale, a été le théâtre d’affrontements – fort bien contenus – entre les services du maintien de l’ordre et des habitants d’un bidonville qui n’ont trouvé d’autre moyen pour faire entendre leur voix que de barricader la route reliant Dar El Beïda à Rouiba.
Mécontents de n’avoir pas été parmi les bénéficiaires de logements sociaux qui seront prochainement distribués à Alger, les occupants de ce bidonville crient à l’injustice et exigent la révision des listes.
Aux Eucalyptus, les résidants de la cité El Amir ont investi la rue pour dénoncer l’état des routes complètement défoncées et impraticables. Ils se disent totalement «abandonnés» par les autorités locales qui n’ont pas daigné répondre à leurs nombreuses doléances. La tension est toujours vive à Cherarba, qui a été secouée par des émeutes les jours précédents.
Les quelque 800 habitants recensés du bidonville qu’abrite cette commune réclament des logements sociaux et menacent de réinvestir la rue. A Aïn El Malha, qui est devenue célèbre à cause de son bidonville de pas moins 1500 familles, considéré comme le plus grand du pays, le climat est plus que tendu.
Quelques escarmouches ont été enregistrées, ne conjecturant rien de bon pour l’avenir. Les craintes sont justifiées d’autant plus que les autorités locales reconnaissent n’avoir pas les moyens de satisfaire toutes les demandes de logement qui se comptent par centaines de milliers. A Baraki, les émeutes se poursuivent à leur cinquième jour aux alentours de deux bidonvilles dont le plus important se trouve à Haouch Biga. A Douéra également, la population ne décolère pas. Certains manifestants ont même bloqué la route pendant plusieurs heures. A Réghaïa, les protestations contre l’installation d’un centre d’enfouissement technique ne s’arrêtent pas. La voie ferrée est encore bloquée, provoquant ainsi des perturbations du trafic ferroviaire. Ainsi, donc Alger est sur une poudrière. Le moindre faux geste ou une mauvaise déclaration d’un responsable pourrait provoquer le pire. Les injustices sociales et l’incapacité avérée des autorités locales à prendre en charge les multiples problèmes cumulés depuis de longues années aggravent le ressentiment des citoyens. Ces protestations violentes interviennent dans un contexte particulier, marqué par l’approche de l’élection présidentielle qui devra avoir lieu en avril 2014. De telles expressions de colère des citoyens renseignent sur l’ampleur des problèmes socioéconomiques du pays.
Source El Watan Mokrane Ait Ouarabi  

Le Pèlerin

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 13:29

 

 

El Hamiz, Reghaïa, Eucalyptus, Cherarba, Baraki - Les émeutes se propagent à Alger

 

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Abdelmoumene Khalifa est arrivé en Algérie ce mardi en fin de journée, a-t-on appris de sources concordantes. M. Khalifa, extradé par le Royaume-Uni, devait être transféré à la prison de Serkadji, à Alger, ont précisé nos sources. Il sera maintenu en détention jusqu’à son nouveau procès dont la date n’a pas été fixée.
Le ministère de la Justice a annoncé dans un communiqué que l’ex-milliardaire a été remis aux autorités algériennes. L'extradition intervient « conformément aux procédures légales et aux dispositions de la convention judiciaire » entre l'Algérie et le Royaume-Uni, a précisé le ministère.
« Suite à l'épuisement de tous les recours auprès de la justice du Royaume-Uni et de la justice européenne, concernant l'extradition de M. Abdelmoumene Rafik Khelifa, la délégation (algérienne) qui s'est déplacée dimanche à Londres a finalisé toutes les procédures d'extradition pour la remise du concerné. Ce dernier a été remis le 24 décembre conformément aux procédures légales et aux dispositions de la convention judiciaire entre les deux pays », a ajouté le communiqué.
 

Source El Watan Riyad Hamadi
Le Pèlerin

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 09:14

Des vacances de rêve à Béjaïa. 


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     Votre Serviteur au Cap Carbon
Des plages miraculeusement sauvages, des terrasses où l'on savoure un soleil déjà chaud, de belles cascades… Découvrez les rivages qui correspondent à vos désirs d'été. Escapades secrètes, familiales, en mer ou en forêt: offrez-vous des vacances de rêve à Béjaïa.

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L'eau flirte avec les 32 degrés, les plages sont sauvages, tout comme les ruelles des plus beaux villages. Allez d'abord vers l'Ouest et vous avez l'embarras du choix entre les plages de Boulimat, Saket , Thala Guilef, Taïs, Tighramt, Ouadas
Ceux qui cherchent un peu d'animation peuvent toujours pousser jusqu'aux plages de la corniche-est: Alors, pour varier les plaisirs, ne manquez pas d'aller poser votre serviette sur les magnifiques plages d’Aokas, ou encore Souk El Tenin ou encore Malbou.
A Tichy, il faut aller en fin de journée pour profiter au mieux de cette plage de sable, loin d'être immense… et pas franchement secrète. La cause de cette notoriété? Un village familial et touristique baptisé Capritour.
Situé à 16 km de Béjaïa sur la splendide côte Est, l'établissement propose des activités nautiques pour pas cher (250 DA). Mais ne ratez surtout pas la somptueuse jetée de l'arrière port de Béjaïa. Vous y croiserez des pêcheurs assis sur les grands rochers, point de rendez-vous des anciens, ou on reste sans voix devant les reflets jaune et orange, du soleil sur la mer, qui semble se détacher du ciel parsemé de nuages rougeoyants.
Autre célébrité à Béjaïa : les fameuses cascades de Kafrida, à une quarantaine de kilomètres sur la route nationale menant vers Sétif. La route elle-même est une petite merveille : elle serpente le Djebel Babor, classé Parc National, perchés à 2004 m sur les Gorges de Kherrata. Vertigineux!
Mais si vous préférez rester pas loin de la ville, alors une seule destination: l'Hôtel des Cimes: situé sur une colline et caché par un espace verdoyant, en contrebas, le bleu infini de la mer. L'on peut admirer l'imprenable vue donnant sur le port. C'est l'un des privilèges réservés aux hôtes de cet hôtel blanc accroché aux falaises. Un sentier contourne la falaise vers l'anse des Aiguades.
Un peu plus bas, une des merveilleuses plages hyponyme. Plus haut, à une quinzaine de kilomètres de pente sinueuse le site de Yemma Gouraya. On y aperçoit un Fort érigé par les Espagnols. Si l'expérience vous tente, sachez qu'il faudra gravir une infinité de marches avant de jouir du spectacle fabuleux qu'offre les lieux, inondé de lumière, au sommet de l'édifice à 660 m d'altitude. Au bout du parc, en contrebas, la grande bleue.
Si vous rêvez de calme absolu et de nature, la route du Cap Carbon sera le havre idéal, l'escale parfaite... Le chemin descend en pente douce via un joli tunnel, jusqu'à la mer. L'un des sentiers remonte vers le Pic des Singes, l'autre descend jusqu'aux flots pour ensuite remonter au sommet du Cap qui abrite le phare. Et, tout autour, le calme.
Pour installer votre pique-nique, vous n'avez que l'embarras du choix: Empruntez la route longeant la cote vers Tizi Ouzou et faites escale dans le magnifique site du Cap Sigli, (40 km à l'Ouest de Béjaïa.) De là, jusqu'à Azzefoun une beauté sauvage marque le circuit. Découvrez aussi les villages perchés au charme immuable.
A Adekar, les petites maisons aux toits de tuiles qui entourent la place principale du village, semblent défier le temps. Envie d'aller vous balader au milieu de la forêt. Un peu plus loin, Yakouren, classé parmi les plus beaux villages d'Algérie, avec ses rues pavées et ses ravissants passages voûtés, offre du haut de sa forêt un panorama époustouflant.
Empruntez aussi la route des Cêdres qui passe par Toudja (22 km), village reçoit l'eau par un canal datant de l'époque romaine. Envie de revisiter l'histoire? Vous avez le choix entre, la Casbah et le vestige de la muraille Hamadite. Et, ne ratez surtout pas de faire vos émouvantes photos de famille.
Source Bahja.com 

Le Pèlerin


   
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 09:02
Algérie - Kiosque arabe - Un trépied, et Goliath en prime !...Mieux vaut en rire… !!!
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Que peut-il y avoir de commun entre un rabbin israélien et Karadhaoui ? Ils devraient être aux antipodes l'un de l'autre, le premier étant islamophobe, le second judéophobe avéré, et pourtant ils ont quelque chose à partager. Ils ont, en effet, la même haine du Père Noël, une entité, un être qui n'existe que dans l'imagination des petits enfants. Depuis des années, Karadhaoui multiplie les incantations et les anathèmes contre le Père Noël et ses adeptes.
Il a interdit aux musulmans de souhaiter bonne fête aux chrétiens à l'occasion de Noël. Ceux qui le feraient seraient passibles des pires tourments de l'enfer, puisque Karadhaoui ne peut faire que ce type de promesses. Contrairement à celle du Père Noël qui apporte la joie aux enfants de tous âges, la hotte de Karadhaoui ne contient que des promesses d'un aller simple vers la géhenne. Quant aux musulmans qui auraient l'audace, que dis-je, l'outrecuidance, de célébrer Noël avec les mécréants, ou en même temps qu'eux, ils auront l'éternité pour subir les supplices de «djihanama» (Dieu nous en prémunisse !). Dans le camp d'en face, et non content de judaïser Jérusalem au pas de charge, avec la bénédiction de M. Obama, Israël a lancé son armée de rabbins contre le Père Noël. Les religieux israéliens ont mené une virulente campagne contre les commerçants qui ont décoré leurs magasins et leurs vitrines aux couleurs de Noël. La plus haute autorité rabbinique a menacé de boycott les hôtels, restaurants et commerces qui affichent des sapins décorés et des figurines du Père Noël à l'occasion des fêtes de fin d'année. Dans les deux camps, où l'on produit du pur concentré de haine tout au long de l'année, l'arrivée du Père Noël, en cette période, est toujours attendue avec appréhension, et tous les systèmes de défense sont mis en alerte. Le Père Noël est plus craint que le virus de la grippe A, parce qu'on ne peut pas vacciner les enfants contre lui. Même avec les sévères mises en garde des gardiens des temples, tous les êtres humains se laissent prendre à la magie. C'est là qu'apparaît toute la fragilité du travail d'endoctrinement de Karadhaoui, et de ses ennemis d'en face. Ils sont présents en permanence, plus pesants que l'ennui, comme dirait Brel, ils formatent les esprits et les cœurs, mais ils tremblent d'effroi pour leur œuvre néfaste, dès qu'apparaît à l'horizon finlandais le traîneau du Père Noël. Je crois, au fond, que le problème de tous ces gens-là, c'est qu'ils n'ont jamais rencontré le Père Noël. Ils le voient comme un contrepoids dangereux à leur puissance, ce qu'il est effectivement, mais ils ignorent une donnée fondamentale : le Père Noël n'a pas la même ambition qu'eux. Pour le combattre, ses adversaires joignent souvent les actes aux paroles et mettent leurs menaces à exécution. C'est pour cela que les communautés chrétiennes minoritaires du Proche-Orient cèdent parfois à la tentation des visions miraculeuses. C'est ainsi que la Vierge Marie (Mériem Albatoul) est apparue à des fidèles coptes au-dessus d'une église du Caire, quelques jours avant Noël. Et comme la maman de Jésus- Aïssa a été vue au-dessus d'une église, aucun musulman ne s'est hasardé à vivre cette émotion avec les témoins coptes du miracle. Souhaiter bonne fête à un chrétien, c'est une chose, mais avoir les mêmes visions que lui... D'aucuns parleront d'hallucinations, pour donner une chance au témoin de se rétracter et d'éviter les foudres de Karadhaoui. La «Vierge du Caire» n'aura donc eu qu'une existence éphémère, n'ayant pas été vue par les musulmans, ni validée par Al-Azhar. Comme d'habitude, la télévision officielle égyptienne a montré en direct la célébration du Noël chrétien, comme preuve de tolérance religieuse. Après la trêve hivernale, on reviendra aux péripéties quotidiennes de la fraternité en Egypte : des jeunes filles coptes islamisées par mariages forcés, quelques émeutes par-ci par-là, pour montrer qui est le maître. Ensuite, l'hebdomadaire Rose- Al-Youssef, passé maître ès dérapages, pourra gloser sur le problème qui se résume selon lui au «délire de persécution copte». C'est pourtant très facile de céder à ce que notre confrère égyptien appelle joliment le «délire de persécution copte». Les chrétiens d'Irak, eux, n'ont pas le sentiment d'être persécutés, ils se sentent simplement de trop dans ce pays qui était le leur, et où leur nombre diminue de jour en jour. C'est bizarre comment un groupe religieux qui rétrécit comme une peau de chagrin se recroqueville sur lui-même comme pour offrir le minimum de prise à l'adversité. Cette année, la célébration de Noël a été encore plus discrète. Comme elle coïncidait avec la fête locale de l'Achoura, les chrétiens se sont faits encore plus petits pour ne pas incommoder leurs «concitoyens» chiites. Comme ces derniers se disent, eux aussi, persécutés par les sunnites, notamment par Al-Qaïda, ils ont recouru, comme les coptes, aux apparitions. Je ne vous apprendrais rien en vous disant que le choix des chiites s'est porté sur Fatma Zahra, la fille du Prophète. Les Irakiens chiites qui l'ont vue dans le ciel de Baghdad n'ont pas daigné solliciter le témoignage de leurs coreligionnaires sunnites. Par contre, ils ont réclamé un renforcement des mesures de sécurité pour empêcher d'éventuels attentats contre le pèlerinage de Kerbala. Je ne suis pas né chiite, mais il y a des jours, des jours seulement, où je le regrette, comme lorsque je relis Souvenirs d'Algérie, l'infecte confession de l'écrivain égyptien Youssef Zeydane. Le drame, c'est qu'il m'a jeté cet ignoble pamphlet à la figure, au moment où je commençais à lire son roman Azazil, primé par le jury du Booker. Au risque de choquer mon ami Wassiny Laredj, homme de raison, je pense que Souvenirs d'Algérie est une confession raciste. Mieux encore : ce texte mériterait de figurer en postface à la prochaine traduction arabe de Mein Kampf. Contrairement à beaucoup de concitoyens algériens, je n'adhère pas à l'idée de retirer le prix du meilleur roman arabe à Zeydane. Tout simplement parce que je rejette l'idée que Azazil soit de la plume bilieuse de Youssef Zeydane. Cela dit, il y a chez nous des auteurs qui n'écriront jamais Azazil", mais qui ont les compétences nécessaires pour faire des «Souvenirs d'Égypte ». Il y en a même qui me persécutent encore en s'acharnant à me trouver des ancêtres, alors que je n'ai rien demandé. Tout récemment, j'ai appris par un de nos «savants» que les Berbères (Barbares en égyptien) descendaient de Goliath, le Philistin, celui qui avait été tué par David (Sidna Daoud). Alors là c'est trop : depuis l'indépendance, et plus particulièrement depuis le 19 juin 1965, je suis obligé de m'appuyer sur un trépied pour garder mon équilibre. Lorsque je proteste en disant qu'une simple canne suffirait à mon bonheur, on me dit qu'un pays ne peut pas se tenir debout sans ce trépied : islamité, berbérité, arabité, dans l'ordre choisi par eux. C'est le principe de la vente concomitante, même cause, mêmes effets : le marchand de légumes qui me vendait de la laitue avec des bébés tortues, ajoutait sans rire : «Les tortues aiment la salade.» Que j'aime ou non les tortues lui était tout à fait égal, par ailleurs. Soit, mais me dire aujourd'hui que je descends de ce balourd sans cervelle de Goliath, c'est encore vouloir me vendre autre chose. C'est l'idée qu'une nation chancelante a un besoin vital de ce trépied indissociable pour se redresser. Voilà : je suis d'une nation qui peine à garder son équilibre, mon supposé ancêtre a été vaincu par un petit nabot armé d'une fronde. Que me réserve encore cette année 2009, avant qu'elle ne finisse en apothéose pour vous, et qu'elle ouvre les portes d'une bonne année 2010 ?
Source Le Soir d’Algérie Ahmed Halli halliahmed@hotmail.com
Le Pèlerin

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