Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 05:59

Algérie - Pour une politique industrielle plus hardie

ArcelorMittal

 

Les effets d'une telle situation ont été essentiellement ressentis par notre appareil économique après l'entrée en vigueur de l'Accord d'association avec l'Union européenne en septembre 2005. La révision de quelques clauses de cet Accord en 2009 sur initiative de l'Algérie fait partie de ce mouvement général initié par le gouvernement  vers des investissements productifs, créateurs d'emplois et de valeur ajoutée. Cette politique semble payante lorsqu'on considère par exemple la manière avec laquelle le partenaire français revient à de «meilleurs sentiments» dans le domaine des investissements sollicités par l'Algérie.

En janvier prochain, une réunion entre le gouvernement algérien et l'Union européennes va  débattre de nouveau la demande de l'Algérie de renvoyer l'échéance de démantèlement tarifaire total pour les produits en provenance du territoire de l'Union à 2020 au lieu de la première date fixée à 2017.

Sur le plan de la stratégie interne conçue en direction de la relance économique, la nécessité de diversifier au maximum les recettes budgétaires en dehors de la sphère des hydrocarbures dépend de la vision et du plan que les autorités politiques et les gestionnaires de l'économie nationale comptent faire valoir dans la réhabilitation du tissu industriel national et dans la création de petites et moyennes entreprises. Le recul de la production industrielle du secteur public est une réalité établie par les statistiques officielles, soit -11% au cours des trois dernières années. La transition semble, dans ce domaine, trop longue. Une multitude d'hésitations ont pesé de tout leur poids sur le projet de la relance industrielle du pays. Du «tout privatisable», annoncé au début des années 2000, aux nouveaux assainissements financiers, les gestionnaires-décideurs du secteur industriel ont versé dans plusieurs valses-hésitations.

A l'occasion de la publication de son livre, Abdelhamid Temmar, actuel ministre de la Prospective et des Statistiques et ancien ministre de la Promotion des investissements, vient de revenir sur la scène médiatique en «déplorant» que la politique de la privatisation n'ait pas été menée jusqu'au bout.

Au cours des cinq dernières années, et pour l'ensemble des secteurs porteurs d'espoirs d'une relance de l'économie nationale, les pouvoirs publics ont identifié les plus importants blocages qui ont hypothéqué jusqu'ici les grands flux d'investissement que notre pays est en droit d'attendre dans une conjoncture qui était exceptionnellement propice – du moins jusqu'avant la crise financière mondiale – sur le plan des finances publiques et de l'équilibre des grands agrégats économiques. Le traitement des dossiers d'investissements par l'Agence nationale du développement de l'investissement ne semble pas donner tous les résultats escomptés. Les projets entérinés et validés par cette agences n'aboutissent pas automatiquement. Le processus de montage peut s'arrêter à n'importe quel moment au vu d'une bureaucratie tatillonne et d'un climat des affaires peu propice à l'investissement. Chargée depuis 2009 de suivre la réalisation des projets sur le terrain, l'ANDI peut jouer aujourd'hui son rôle en agissant par la suppression des avantages fiscaux consentis aux investisseurs de mauvaise foi.

Sur un autre plan, le gouvernement compte réviser le code des investissements pour fluidifier davantage les procédures et faciliter la réalisation des investissements créateurs d'emplois, de richesse et de ressources fiscales. Car, tôt ou tard, le gouvernement se retrouvera, sur le plan de la gestion du budget de l'Etat, dans une position inconfortable où il sera amené à faire appel à d'autres ressources fiscales autres que celles assurées par les hydrocarbures. Comme le recommandent des experts, la fiscalité issue des hydrocarbures ne devrait être qu'un appoint à ce qui sera considéré à terme comme le véritable moteur de l'économie (agriculture, agroalimentaire, tourisme, manufacture,…).

Source Les Débats Saâd Taferka

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 05:53

Algérie - Lutte contre l’insécurité routière

permis-a-points.jpg

 

Un capital de 24 points est affecté au détenteur du permis de conduire. Les points sont réduits selon un barème à chaque infraction. Mais la perte de tous les points ne veut pas dire perte du permis de conduire. Le conducteur peur racheter son capital par une formation et une bonne conduite pendant 2 années.  
C’est officiel, le permis à points sera instauré au mois de novembre 2012.

C’est ce que prévoit le décret exécutif n°11-376 du 12 novembre 2011, modifiant et complétant le décret exécutif du 28 novembre 2004 fixant les règles de la circulation routière, qui vient d’être publié au Journal officiel du 20 novembre 2011. “Les dispositions du présent décret n’entreront en vigueur que dans le délai d’une année à partir de la publication du présent décret au Journal officiel”, stipule l’article 11 du décret, qui a pour objet de fixer les règles de la circulation routière. Une nouvelle section composée des articles 177 à 191 intitulée “Du permis probatoire, du permis de conduire, du permis à points et du brevet professionnel” y est introduite. Commençons par le permis à points. Conformément à l’article 191 ter, il est délivré à tout détenteur de permis de conduire un permis à points, qui sera un document de bord à l’instar de la carte d’immatriculation du véhicule dite “carte grise”, le procès-verbal de la visite technique périodique du véhicule et l’attestation d’assurance. Ce nouveau système modulaire justifie la disposition suivante article 191 quatre et “contribue aux objectifs de sécurité routière”. Un capital de 24 points est affecté à ce nouveau permis. Cependant, ce capital si précieux est réduit “de plein droit” à chaque infraction commise par son détenteur. Le décret définit un barème de réduction de points comme suit : 4 points pour les contraventions du 3e degré aux tirets 1 à10, 6 points pour les contraventions du 4e degré aux tirets 1 à17 et 8 points pour les délits. “Une copie de la décision de retrait du nombre de points est transmise au fichier national des infractions aux règles de la circulation routière” et au concerné par la commission de retrait du permis. Un comptage régulier du solde du capital de points de chaque automobile est transmis aux juridictions compétentes et aux directions des transports des wilayas. Il faut savoir que lorsqu’un conducteur perd la totalité de ses points en raison d’infractions répétitives, il est affiché au fichier national des infractions en tant que “chauffeur récidiviste.” Cette mention est “retranchée du fichier national des infractions lorsque le détenteur du permis à points n’aura pas commis d’infractions pendant les deux (2) ans qui suivent” (art. 191). Il faut savoir aussi que “le détenteur du permis à points peut obtenir la reconstitution de la moitié de son capital de points s’il se soumet, à ses frais, à une formation spécifique devant comprendre obligatoirement un programme de sensibilisation aux causes et aux conséquences des accidents de la route, dispensée conformément à des modalités définies par arrêté du ministre chargé des Transports”. Une fois la formation finie, une attestation de formation lui est délivrée. Deux formations par an uniquement sont possibles.
Le brevet professionnel
Le brevet professionnel est le certificat d’aptitude délivré à tout détenteur d’un permis de conduire des catégories C, D et E. Le brevet est délivré aux candidats ayant subi avec succès une formation en vue de son obtention. Le décret précise que “les conditions et les modalités de formation au brevet professionnel sont fixées par arrêté du ministre chargé des Transports”.
Il faudra attendre donc l’entrée en vigueur du permis à points pour voir si cette mesure a réellement permis de réduire les accidents sur les routes.

Source Liberté Malika Ben

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 05:47

Marché financier - L’Algérie en queue du peloton

bna-algerie

 

Les premiers résultats de la phase d’évaluation du marché financier algérien, menée avec des experts internationaux et financée en partie par le Pnud, ont été présentés jeudi à Djenane El-Mithaq, faisant ressortir un état des lieux pas très reluisant.
L’Algérie se situe en queue de peloton par rapport à ses voisins qui ont des Bourses plus performantes avec plus de sociétés et d’intervenants. Ce qui est un peu étonnant, puisque le PIB par habitant est plus élevé en Algérie. Cet état de léthargie dans lequel se trouve la Bourse d’Alger s’explique, selon les experts, par la présence de plusieurs contraintes, notamment la disparité qui existe entre l’offre très réduite et la très forte demande.
Le rapport des experts pointe également du doigt l’absence de certains métiers, tels le trading, la tenue de marché et l’analyse financière. Le droit de préemption, la règle du 49/51, le régime fiscal, ce sont autant de contraintes citées par les experts pour l’introduction en Bourse en Algérie. Pour Georges Broché, expert international, le droit de préemption va retarder le processus. “Quelqu’un qui veut ouvrir son capital à un étranger via la Bourse va prendre quelques semaines ou quelques mois pour demander à l’État s’il fait ou non préemption. Donc ça va un peu retarder le processus.”
Concernant la règle du 49/51, elle limite le champ pour tous les intervenants d’agir en Bourse. Les étrangers qui investissent en Bourse ne peuvent pas acheter parce qu’on va dépasser le 51%. L’étranger doit attendre qu’un autre étranger vende pour pouvoir acheter. Il y a aussi le règlement du change. “Comme étranger, je n’ai pas de dinars officiels. Je ne peux pas acheter d’actions. Et si jamais j’en achète quand même une, mes dividendes je ne peux pas les exporter. Si je revends mon action, je ne peux pas exporter le profit.” Selon les experts, l’Algérie a plein de forces.  Il y a une Bourse. Elle ne fonctionne pas comme souhaité mais elle fonctionne. Mais pour aller de l’avant, il faut, en premier lieu, trouver plus de sociétés à coter. Cela passe par l’ouverture du capital des sociétés publiques qui sont maintenant aux mains de l’État, donc augmenter le nombre des sociétés cotées et laisser participer plus directement le public.
En deuxième lieu, créer des structures commerciales à l’intérieur des banques. Une structure commerciale auprès de la Bourse est aussi nécessaire pour aller chercher le client. “Ici en Algérie, on ne cherche pas le client, on attend qu’il vienne”, précise M. Broché.
Réagissant aux résultats de cette phase d’évaluation, le président de la Cosob, Noureddine Smaïl, a précisé que “l’état des lieux qui a été fait, nous l’avons demandé, nous l’avons organisé et nous avons souhaité que des experts internationaux puissent se pencher sur l’état des lieux de la Bourse et du marché financier en Algérie pour justement nous conforter dans notre analyse”, ajoutant que “l’état des lieux nous le connaissons globalement. C’est pour cela que le gouvernement a décidé d’engager la réforme du marché financier”.
Néanmoins, le président de la Cosob indique qu’il ne faut pas tirer le signal d’alarme. Le dispositif boursier, tel qu’il marche actuellement, tourne. Il n’y a aucune défaillance, et les opérations que nous avons réalisées ont été des opérations faites avec succès. “Nous reconnaissons effectivement que ce dispositif est un peu dépassé. C’était un dispositif de démarrage et cela fait 20 ans. La loi a été faite en 1993. Et nous sommes aujourd’hui en droit de dire que ce dispositif doit être revu, modernisé et mis au service du développement.”
Pour le président de la Cosob, ce n’est pas normal que la Bourse tourne avec 3 titres depuis une décennie. Lorsqu’on fait la comparaison avec les marchés voisins ou émergents, c’est vraiment insignifiant. Faisant le constat qu’il n’y a pas de service d’investissement,
M. Smaïl plaide pour la mise en place d’une industrie du titre. Le gros de la réforme, tel que c’est prévu, est, selon lui, de définir principalement un schéma d’organisation et de fonctionnement du marché financier dans lequel seront précisées les responsabilités de toutes les autorités, les responsabilités de tous les acteurs et les interfaces. “Ce n’est pas seulement l’affaire de la Cosob toute seule. Toutes les parties prenantes doivent être concernées.” La Bourse ne peut pas se développer sans l’implication et la mobilisation de cet environnement constitué de ce qu’on appelle les parties prenantes.
Source Liberté Saïd Smati

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 05:44

L’Algérie a réussi à convaincre l’Union européenne (UE) des filières industrielles qu’elle veut protéger par le report de leur démantèlement tarifaire.

siderurgie.jpg

 

"Nous sommes parvenus à les convaincre sur les filières industrielles à protéger. Les justifications apportées par l’Algérie pour motiver sa demande du report du démantèlement tarifaire prévu par l’accord d’association ont convaincu la partie européenne", a précisé aujourd’hui à l’agence APS une source proche du dossier.

"Le répit demandé par l’Algérie pour les industries du textile, de la sidérurgie et de l’automobile a été largement justifié", a ajouté la même source qui a requis l’anonymat, précisant que la partie européenne " travaillait actuellement sur le document algérien ".

La partie européenne a exposé à l’Algérie les pertes économiques qu’elle allait subir du fait du gel de démantèlement tarifaire des produits industriels importés de l’UE. " Ces négociations ont porté sur ces aspects commerciaux quantifiables ", selon elle. " Nous leur avons expliqué que si nous voulons fermer, c’est parce qu’on veut développer certaines industries chez nous ", explique la même source.

Le gel du démantèlement tarifaire a pris effet depuis le 15 septembre 2010, date à laquelle l’Algérie avait soumis officiellement sa demande de report, et se poursuivra après la conclusion de l’accord mais avec les nouvelles bases qui seront retenues à cet effet par les deux parties, a encore expliqué la même source.

Source Algérie Plus Lila Ghali

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 05:29

Quand l’Algérie s’invite à la présidentielle… française

assemblee nationale

 

Un colloque sur les perspectives de coopération entre la France et l’Algérie s’est ouvert hier à l’Assemblée nationale française, en présence de nombreux experts et invités de marque, apprend-on à travers une dépêche APS.

A l’initiative de l’association France-Algérie et placé sous le thème «L’Algérie et la France au XXIe siècle», ce colloque est articulé autour de plusieurs thèmes animés par des personnalités politiques algériennes et françaises.
Pour le président de l’association France Algérie, Jean-Pierre Chevènement, cette initiative «dessinera le contenu de ce que pourrait être un partenariat de longue durée dans les domaines économique, culturel et diplomatique, qui tienne compte aussi de la dimension humaine de nos relations». «L’Algérie et la France (à) pourront trouver un chemin d’action capable de peser sur les affaires du monde», a-t-il déclaré, à l’ouverture de cette rencontre pluridisciplinaire.
La dimension humaine et sociale de la relation franco-algérienne, particulièrement l’identité des deux sociétés et leur projection dans l’avenir, l’investissement, l’économie, la croissance et l’emploi, l’avenir de la coopération culturelle et scientifique entre l’Algérie et la France, la géopolitique dans la globalisation, l’urbanisme ont été entre autres, les thèmes retenus et qui seront débattus à la faveur de cette rencontre, au cours de laquelle le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Cherif Rahmani, l’ancien chef du gouvernement Sid-Ahmed Ghozali et l’ancien chef de la diplomatie algérienne Lakhdar Brahimi, animeront des conférences, annonce la dépêche.
Cet évènement intervient juste après l’échec des multiples visites officielles des personnalités françaises à Alger. La dernière en date étant celle de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur. La France de Sarkozy voulant arracher à l’Algérie une relance des négociations sur la révision souhaitée par la France de l’accord de 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens.
Même si Chevènement reste l’un des amis de l’Algérie, l’organisation d’une telle conférence, à proximité des élections françaises, pourrait avoir différentes lectures. La plus essentielle est l’attirance de l’électorat maghrébin en France.
En l’espace d’une année, plusieurs personnalités françaises se sont succédée chez nous pour «prendre la température» en vue d’un rebond auprès de l’électorat maghrébin de France, alors que la compétition s’annonce serrée, particulièrement pour la droite avec la multiplication des candidatures (Bayrou, Morin, Le Pen et autre Dominique de Villepin). Guéant semblait faire entendre que la droite de Sarkozy était dure juste pour contrer la «Marine» en donnant des gages de gentillesse envers les Algériens après les élections. Chevènement semble vouloir démontrer, encore une fois, à la gauche, qu’il a des appuis internationaux. Sa proximité avec un pays comme l’Algérie a son importance et son poids. En contrepartie, il aurait besoin du PS pour assurer des places à ses «potes» aux prochaines élections législatives françaises. Quant à la présence du diplomate algérien Lakhdar Brahimi, elle pourrait être interprétée comme une simple présence de courtoisie et de délicatesse à l’égard de J-P. Chevènement, l’une des rares personnalités françaises à n’avoir jamais changé à l’égard des Arabes.
Source Le Jeune Indépendant S. Méhalla

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:14

Algérie – France - La loi algérienne n’est pas dissuasive pour les investisseurs français, selon le Medef

Jean-marie-daugier.jpg

 

Le FCE a organisé lundi à l’hotêl Hilton une conférence en marge de rencontres des hommes d’affaires algériens avec la délégation du MEDEF qui séjourne à Alger depuis dimanche. La présence d’une délégation de chefs d’entreprises français en Algérie marque un intérêt réel pour le marché algérien et témoigne de la volonté des entreprises françaises à aller plus loin dans leurs partenariats.

Il faut qu’on s’installe dans la durée ", a déclaré le Président du Conseil des chefs d’entreprises France-Algérie du Medef international, M. Jean-Marie Dauger (photo). Pour ce dernier, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de ce Conseil d’affaires. Et de préciser que la nouvelle politique économique de l’Algérie dont les principaux axes ont été tracés dans la loi de finances complémentaire 2009 " ne gêne nullement " les entreprises françaises.

Manière de rassurer quant à la réticence des investisseurs français à cause de cette loi fondée sur la réhabilitation du " patriotisme économique ". Il insiste pour dire que pour la plus importante organisation patronale française, les entreprises françaises " s’accommodent " à cette nouvelle réglementation qui a redéfini le cadre juridique des sociétés à capitaux étrangers désireuses de s’installer en Algérie.

" Il n’y a pas de constat d’échec. Au contraire, de nombreux partenariats se sont noués et concrétisés depuis la promulgation de cette loi (instaurant la règle 49/51% régissant l’investissement étranger en Algérie) relativement récente ", a-t-il soutenu, citant pour exemple le partenariat dans le domaine de la gestion de l’eau potable avec la Seaal, la gestion de l’aéroport international d’Alger avec les aéroports de Paris (ADP) ou encore la réalisation du Tramway d’Alger.

Il s’agit de travailler dans la complémentarité, martèle Jean Marie Dauger qui souligne une nouvelle fois la disponibilité des entreprises françaises à " développer de nouveaux partenariats " avec les entreprises algériennes. Parlant de la mission du Conseil d’affaires, il expliquera que celle-ci consiste à travailler pour que les perspectives de coopération et de partenariat entre les hommes d’affaires des deux pays s’améliorent encore davantage. " Nous devons nous rapprocher et apporter les informations attendues aux chefs d’entreprises et les rassurer pour expliquer que l’Algérie représente beaucoup d’avantages, car il y a la proximité géographique et la facilité linguistique. Des atouts que nous devons utiliser au profit de nos entreprises ", a-t-il suggéré.

Les entreprises françaises, a-t-il poursuivi, sont présentes en Algérie dans " des secteurs extrêmement diversifiés générant pas moins de 35.000 emplois directs et 100.000 indirects ". Pour sa part, la patron du FCE fraichement réélu, dira dans son intervention que la rencontre entre les deux parties a pour but de " renforcer la confiance entre nos entreprises " et " débattre de l’actualité de notre cadre organisationnel et des changements réglementaires intervenus " en vue " d’influer positivement sur l’évolution qualitative et quantitative de notre partenariat ".

Réda Hamiani, abondant dans le sens de son homologue français dira lui aussi que la règle 49/51% " ne constitue pas un obstacle ", et que des " résultats probants " pour les deux parties peuvent être obtenus. " Les entreprises françaises qui ont une croissance nulle dans leur environnement, recherchent en Algérie cette relance de croissance. L’Algérie peut les accueillir et elles peuvent promouvoir des investissements en partenariat ", a-t-il avancé.

Pour rappel, la délégation du Medef international, conduite par M. Jean Marie Dauger, qui est également Directeur général adjoint de Gaz de France Suez est " composée d’une soixantaine de dirigeants de grandes entreprises et de PME françaises opérant dans différents secteurs, notamment les banques, les assurances, les finances, le conseil et la formation, l’énergie, les transports, les nouvelles technologies, l’ingénierie, l’eau, le BTP et l’industrie. Outre des rencontres avec des opérateurs économiques algériens, elle sera reçue par plusieurs ministres et hauts responsables de différents secteurs économiques.

Source Algérie Plus Abbès Zineb

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:10

Algérie - Peur et corruption, deux piliers du système

corruption algerie-copie-1

 

Reprenant une conclusion d’un sondage réalisé par la Laddh, les journaux se sont exclamés de concert : “Les Algériens ont peur de dénoncer la corruption !”
La ligue n’a pas la qualité scientifique pour se poser en instrument de restitution statistique de l’opinion nationale, mais toutes réserves faites, il n’est pas difficile d’observer que les Algériens ont peur.
La peur constitue le premier élément de stabilité du système, peut-être juste avant… la prévarication. Les Algériens ont peur de dénoncer, de contester, d’affronter... Ils ont peur de la prison, du terrorisme, de la vindicte populaire, des représailles des puissants et de celles des délinquants. On peut l’observer à chaque coin de rue, à chaque détour de sentier, dans chaque marché, dans chaque hall d’institution et même dans les réceptions !
On peut l’observer chez la Laddh, puisqu’elle assure l’anonymat de tous les protagonistes d’une affaire de corruption qui, dit-elle, lui a inspiré l’enquête : ni “la direction” corrompue, ni “le commis de l’État” qui l’a dénoncé et qui a été licencié, et qui n’a donc plus rien à perdre,
ni le procureur ne sont cités par
leurs noms. Avouons que c’est un trait de culture nationale que cette facilité à sous-entendre les choses qui compense mal la difficulté à les nommer.
Dans l’édition d’hier de ce journal, Ould Abbès, tout ministre qu’il est, expliquant son empoignade à distance avec Ouyahia, parle d’avoir touché des lobbies “dont les intérêts sont menacés”, mais précise qu’il a “parlé de lobbies” et qu’il n’a pas “cité de noms”.
La peur comme la corruption ont une vertu conservatrice : elles sont les deux premiers garants de la stabilité nationale, entendue comme un statu quo politique. Partant de ce principe, le pouvoir développe un double rapport à ceux qui risquent de le contester ; il distille la terreur, d’un côté, et suscite la tentation, de l’autre.
Prenons le cas récent des “lois de la réforme”. Partout, dans ces textes, les partis, les associations et la presse sont présentés comme de potentiels dangers pour la nation. Les crimes les plus graves sont évoqués pour justifier la chape de plomb posée sur la vie publique : la sécurité nationale, l’ingérence dans les affaires de l’État, l’atteinte à la religion, aux valeurs, aux constantes nationales, aux symboles de la Révolution, à l’économie nationale. Un militant politique ou citoyen, un journaliste se prendrait pour une bombe ambulante ; cela devrait justifier sa gestion policière et le contraindre à une autocensure de tous les instants !
Mais, parallèlement, la rapine est encouragée. Parfois légalisée, sous forme de privilèges exorbitants, d’avantages outranciers, de crédits voués à être effacés, de cessions de patrimoine public, de passe-droits. Jusqu’aux commerçants informels qui se voient… formellement dispensés de registre du commerce, c’est-à-dire d’impôts, et de paiement par chèque.
Que peuvent faire les Don Quichotte de circonstance dans un système où la rente, que l’on
s’approprie légalement ou illicitement, sert de ciment politique ? Toujours dans le même numéro d’hier de ce journal, qui relaie le sondage de la Laddh, un ancien cadre de l’Enor proclame que “ce qui se trame aux mines d’Amesmessa et de Tirek est scandaleux”. Cela changerait quoi, si le système ne change pas ?
Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:03

Le mariage reste une histoire de famille

mariage algerien

 

 

En Algérie, choisir une épouse reste encore une affaire de famille. Si beaucoup se sont mariés après une passionnante histoire d'amour, qui a commencé sur les bancs de l'amphithéâtre, ou sur un lieu du travail, nombreux alors sont ceux qui confient cette lourde "tâche" à leur mère.

En effet, un quart des Algériens se sont déclarés, selon des recherches académiques, favorables d'épouser une femme choisie par leur mère. Et dans ce cas, il s'agit tout simplement d'une cousine maternelle ou paternelle.

Selon les résultats de cette étude, ce choix n'est pas perçu comme une abdication de leur part devant la volonté maternelle, mais une préférence ou une condition pour d'autres. De ce fait, l'Algérie est parmi les premiers pays maghrébins et africains où le mariage consanguin reste encore sacré.

A ce sujet, Nadia ne s’eszst point empêchée de nous raconter sa propre histoire:

"Lorsque ma mère m'a fait part de l'intention de ma tante de venir demander ma main pour son fils, mon cousin, j'ai accepté aussitôt. J'ai trouvé en lui tout ce que je cherchais. Il est instruit et éduqué. En plus, il a un poste de travail stable. Et comme dit toujours ma mère :’’Quand tu épouses un parent même s'il te mâche, il ne t'avale pas’’.

Même si Nadia a reconnu que son mariage "ne nage pas toujours dans du bonheur", elle a reconnu qu'elle n'a pas à se plaindre aussi.

Dans ce cadre, une journée de sensibilisation sur les risques sanitaires du mariage consanguin des spécialistes ont mis en garde sur la propagation croissante des maladies résultant du mariage intra-familial.

Dr Mustapha Naiti, spécialiste des maladies internes, a révélé que les zones rurales enregistrent le pourcentage le plus élevé de ce genre de mariage, citant une étude de terrain menée par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche Forem à travers 12 wilayas, qui confirme que l'anémie, la malformation congénitale, le retard mental et la surdité sont dues à la consanguinité.

En dépit de l'émancipation de la femme (elle représente 16 % de la population active), le poids des coutumes reste encore lourd à gérer. La tradition du mariage consanguin est ancrée dans de nombreuses régions de l'Algérie.

La palme d'or revient à Tébessa

Cette recherche a dévoilé que le pourcentage du mariage intra-familial est estimé à 88 % dans la wilaya de Tébessa, suivie par Ghardaïa (56 %), Aïn Defla ( 52 %), Béjaïa (50 %), Bouira et Boumerdés (42 %), Biskra ( 34 %) , Bordj Bou-Arréridj ( 27 %) et Alger (25 %).

En effet, les spécialistes ont révélé que les mariages consanguins et les mariages tardifs sont considérés comme les plus importantes causes de la "trisomie 21".

Il est à noter que le risque d'avoir un enfant porteur de cette maladie est de un sur 2000, lorsque la maman est âgée de moins de 30 ans, il est de un sur 400, lorsque la maman a plus de 30 ans, et il est de un sur 100 pour les femmes de plus de 40 ans.

Il est à rappeler que l'Algérie enregistre plus de 25000 malades trisomiques, connus par mongoliens. Plus de 6 000 nouveaux cas sont récencés chaque année.Dans ce sillage, il est important aussi de signaler que la lutte contre les causes pouvant générer des déficiences mentales est "l'un des principaux chantiers" du ministère de la Solidarité nationale qui s'apprête à lancer un vaste programme de sensibilisation visant les citoyens.

Selon le ministre de la Solidarité nationale et de la famille, M. Said Barkat, la prise en charge précoce des enfants attardés mentaux est louable mais la prévention reste la meilleure des approches. La prévention de cette pathologie mentale est "l'affaire de toute la société", a affirmé, dans ce contexte.

Il a insisté par ailleurs sur "le rôle de l'école et de l'université dans la formation d'une génération bien au fait des risques découlant des mariages consanguins ou des grossesses tardives". Les réalités scientifiques relatives aux causes génétiques entraînant la naissance d'handicapés mentaux doivent être sérieusement prises en considération par les parents. L'implication des différentes structures de la santé dans le processus de prévention des déficiences mentales constitue "l'autre volet-clé" qu'il faut immédiatement mettre au service des parents vivant dans des conditions sociales précaires ou difficiles. Les spécialistes ont estimé important de mettre en place un mécanisme permettant un suivi médical et une prise en charge réelle des nouveaux-nés et des mamans. Il est à signaler qu'une enquête nationale sur les handicapés sera prochainement lancée par le ministère de la Solidarité nationale pour permettre l'élaboration d'une feuille de route "actualisée et efficiente" quant à la prise en charge de cette frange sociale. D'un autre côté, il a été aussi indiqué "l'urgence de la réinsertion socioprofessionnelle de tous les handicapés".

Source Les Débats Tassadit Saïli

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:58

Algérie - Réformes politiques - Vers une Assemblée de plus de 400 députés

APN

 

Le gouvernement prépare activement les futures élections législatives qui auront lieu probablement fin février ou début mars prochain. Selon certaines indiscrétions, le gouvernement travaille sur plusieurs dates proposées par les services concernés par l’organisation de cette échéance.
Toutefois, rien de définitif n’a été décidé puisque le dossier sera transmis au président qui tranchera plusieurs aspects, dont celui relatif à la date de la tenue du scrutin. Ce dernier sera l’un des points inscrits à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra ce dimanche. Au cours de cette réunion, une communication sera présentée par le ministre de l’Intérieur sur l’état d’avancement des préparatifs de cette élection. C’est à l’issue d’un débat autour de cette question que des décisions seront annoncées et des orientations seront données au gouvernement. En attendant la réunion de dimanche, le ministère de l’Intérieur s’attelle à élaborer rapidement les textes d’application des lois adoptées par les deux chambres du Parlement pour les rendre opérationnelles et applicables juste après leur publication au Journal officiel. Bien que le texte portant régime électoral ne soit pas encore promulgué, en attente certainement du visa du Conseil constitutionnel, certaines sources informées avancent d’ores et déjà que d’importants changements seront introduits par le biais des décrets d’application qui devront être prêts d’ici le début de l’année prochaine. Parmi les changements attendus figure l’augmentation du nombre de sièges à l’Assemblée nationale. Il passerait ainsi de 389 à 420 ou 430 sièges et peut-être même à 450, selon les mêmes sources. Même si cette démarche pourrait être expliquée par le paramètre démographique — le nombre d’habitants n'étant plus celui de l’année 2002 —, il n’en demeure pas moins que ce sont des raisons politiques qui motivent cette augmentation. D’autres changements relatifs aux conditions de candidature, à la surveillance des élections, au fonctionnement de la commission de surveillance sont prévus dans les prochains jours. Le gouvernement veut s’entourer d’un maximum de garanties pour parer à toute éventualité qui viendrait fausser une élection déterminante pour l’avenir immédiat du pays mais aussi du régime en place. L’opération électorale sera totalement codifiée par la loi portant régime électoral et les textes d’application qui viendront la compléter. L’importance du futur scrutin tient au fait que c’est la représentation nationale qui émanera de ces élections qui aura, comme promis par le pouvoir, à débattre et à adopter la future Constitution. Une réflexion est déjà engagée au niveau des sphères influentes du pouvoir pour étudier tous les scénarios possibles. L’éventualité d’une majorité parlementaire islamiste n’étant pas exclue, le partage du pouvoir s’imposera comme voie inévitable pour les tenants du régime en place, et ce, au moins jusqu’à 2014, année de la tenue de la présidentielle. Une forme de cohabitation entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif est l’une des options envisagées. Compromis qui débouchera sur une configuration d’un pouvoir exécutif partagé entre le président de la République qui appartient au FLN et le gouvernement qui sera l’émanation de la majorité parlementaire, qui ne sera pas forcément du même courant que le premier magistrat du pays. Le législatif et l’exécutif seront condamnés à travailler ensemble sur la base de compromis et d’arrangements en tenant compte des équilibres politiques et des forces en présence au Parlement. La mouture de la future Constitution, qui sera adoptée probablement avant l’automne prochain, consacrera la redistribution des pouvoirs entre le président et le Premier ministre. Ce dernier verra ses prérogatives redéfinies et récupérera certaines attributions supprimées par la révision constitutionnelle de 2008. Ainsi donc, le futur Premier ministre, qui sera issu de la majorité parlementaire ou d’une coalition politique, aura plus de pouvoirs et de prérogatives, à l’exception de ceux qui relèvent du domaine exclusif — pouvoir régalien — du président de la République, comme la défense et les affaires étrangères. Le Premier ministre, qui aura à sa charge la gestion des affaires publiques, sera comptable devant le Parlement qui aura à assurer totalement ses missions de contrôle de l’action du gouvernement. Les attributions du Parlement et notamment de la Chambre basse - émanation directe de la volonté populaire - seront renforcées à la faveur de la nouvelle Constitution et pour s’adapter aux changements imposés par le contexte national et régional. Le Parlement est appelé donc à jouer pleinement son rôle constitutionnel comme il est d’usage dans les pays étrangers. Il s’agit donc d’un régime à la fois semi-présidentiel et semi-parlementaire qui sera institué à travers la future Constitution. Une sorte de retour à la situation constitutionnelle d’avant novembre 2008. C’est la perspective d’une victoire même relative du courant islamistes en Algérie, conséquence logique de la reconfiguration imposée par les révoltes qui continuent à secouer les pays arabes, qui suscite tous les débats et discussions à tous les niveaux de la société mais aussi dans les arcanes du pouvoir.

Source Le Soir d’Algérie Mourad Aït Oufella

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 05:56

Algérie - Pensions de retraite - 34 députés interpellent le gouvernement

retraites en colere

 

 

Trente quatre députés, de différentes appartenances politiques, ont déposé mercredi 14 décembre, à l’initiative de Ali Brahimi, une résolution portant interpellation du gouvernement sur la situation des retraités. En introduction de la motion, les parlementaires mettent en évidence la situation catastrophique de «près de deux millions de retraités qui souffrent aujourd'hui de pauvreté après avoir offert leur jeunesse à l'économie nationale». Ils précisent que «plus de 600 000 retraités ayants droit directs à la pension perçoivent moins de 15 000 DA, soit des montants largement inférieurs au SNMG. Que dire des ayants droit indirects au nombre de 910 000 !» Du point de vue de ces parlementaires, le niveau modique des retraites résulte d'abord des salaires relativement bas sur lesquels il est indexé, mais également de la révision de la loi 8312 qui a réduit le seuil maximum de la retraite à 75% du SNMG alors qu'il était de 100%, ainsi que le gel de l'indemnité du conjoint à charge. «Ces dispositions d'austérité avaient été prises sous la dictée du Fonds monétaire international dans les années quatre-vingt-dix. Sur le même registre, le gouvernement avait créé, à la même période, les procédures de départ à la retraite anticipée, proportionnelle, etc. Modes qui ont coûté à la CNR plus de cinq cent milliards de dinars sur lesquels le Trésor public ne lui a pas remboursé un seul centime.

Pour les députés signataires de la motion, il est inconcevable de ne pas améliorer les revenus des retraités, au moment où le pays est confronté à une «évasion fiscale de l'ordre de 3,6 milliards de dinars, selon le ministère des Finances ; que le crime économique a augmenté de 183% selon la Gendarmerie nationale et qu'il thésaurise près de 300 milliards de dollars !»

A ce titre, ils demandent au gouvernement «d'exposer par devant l'Assemblée populaire nationale les mesures qu'ils comptent prendre pour rendre justice dans les plus brefs délais à cette catégorie de notre peuple». La procédure règlementaire, détaillée dans les articles 65, 66 et 67 de la loi organique portant relation du Parlement avec le gouvernement, exige du bureau de l'APN de transmettre la résolution des députés dans les 48 heures qui suivent la date de son dépôt. La plénière, consacrée à la réponse du Chef du gouvernement doit, quant à elle, se tenir dans les quinze jours.

Source Le Jour d’Algérie G.Y.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0