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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 04:50

Algérie - Alors que les projets de réformes ont été adoptés, le FFS renoncerait-t-il à la Constituante ?

ait ahmed

 

Au moment où le chef de l’Etat a coupé court à toutes les spéculations autour des réformes qu’il a initiées, des voix s’élèvent pour revoir la démarche réformatrice engagée dans la foulée des révolutions qui ont secoué le monde arabe. Le Front des forces socialises (FFS) revient à la charge, cette fois-ci, non pour demander l’élection d’une Assemblée constituante, mais pour la révision de la loi fondamentale de la République, la Constitution en l’occurrence. Le FFS qui faisait de la constituante son cheval de bataille, se voit aujourd’hui un

défenseur de la révision de la Constitution. Changement de stratégie ou bien une simple défaite, puisque l’idée de l’Assemblée constituante, décriée de toutes parts, peine à trouver des adeptes ? Le plus vieux parti d’opposition en Algérie ne nous explique pas plus. Une chose est sûre, le FFS n’abandonne jamais l’idée de la constituante. Ce changement de cap trouve toute son explication

dans le contexte politique actuel caractérisé par l’approche des prochaines législatives. L’idée d’une Assemblée constituante étant pratiquement écartée, notamment après le discours «silencieux» de Bouteflika à Laghouat, le FFS s’accommode, en fait, de la conjoncture actuelle. Invité à l’émission «Tiaadh lkhmis» (Forum de jeudi), de la Radio nationale, Chaîne II, Smaïl Keceli, membre du conseil national et ancien maire de Yakouren, a affirmé que son parti «souhaite la tenue d’une constituante». Celle-ci, dit-il, «ne va pas remettre en cause les acquis démocratiques du peuple algérien». Au

contraire, «elle lui permettra de souffler encore plus de liberté». «En Tunisie, cette Assemblée a effacé la dictature de Ben Ali», argumente-t-il. Pour le FFS, «il est temps de donner naissance à une deuxième République en Algérie». Cela passe inévitablement par la révision de la Constitution avant tout projet de loi organique. «Le paradoxe dans la démarche du président, c’est qu’on a commencé par la promulgation des textes de loi sans toucher à la Constitution. Il serait judicieux de commencer par la révision de la Constitution qui est la source de toutes les lois avant d’entamer la confection des projets de loi organiques.

C’est comme si on mettait la charrue avant les bœufs», a soutenu l’ancien président de l’APW de Tizi-Ouzou, ajoutant que «le choix fait par le régime est une manière de contourner une véritable Constitution».

L’invité de la Radio nationale n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer les réformes politiques en cours, plébiscitées et soutenues par le binôme FLN RND.

«Tous les projets de loi adoptés au Parlement ont été décriés, n’empêche que les deux partis de l’Alliance ont fait leur forcing pour les faire passer. Ces réformes ne sont qu’un ravalement de façade, puisque nous n’avons entendu personnes ni les universitaires ni les femmes ni les journalistes», dit-il. Le représentant du FFS n’a pas ménagé les partis politiques qui constituent l’Alliance présidentielle y compris le MSP qui est en passe de devenir un parti «d’opposition». «Ce que je ne comprends pas, c’est que le président a décidé d’engager des réformes à travers des moutures examinées à l’APN.

Les partis de l’Alliance, qui jadis n’ont que le programme du président à appliquer, n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les projets de loi», souligne-t-il, estimant que «le fait d’évoquer le mot réformes à maintes reprises est un aveu d’un échec du système actuel». Interrogé sur la participation du FFS aux prochaines législatives, l’orateur a indiqué que le président du parti, Hocine Aït Ahmed, a convoqué une «convention nationale» pour décider de cette question. S’agissant du changement intervenu récemment à la formation d’Aït Ahmed, notamment avec le retour des ténors du parti, Smaïl Keceli a affirmé que cela «répond à une logique et un principe de démocratie, à savoir l’alternance». L’orateur a tenu à souligner que Karim Tabbou, l’ex-premier secrétaire national du FFS, «n’a pas été écarté du parti».

Source Le Jour d’Algérie Hocine Larabi

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:33

Algérie - Libertés : Et maintenant, qui reste en face du pouvoir ?

socrate lecon de vie

 

Mardi et mercredi, les lois sur les associations et sur l’information sont passées à l’APN dans une indifférence presque générale. Opposition atomisée, élite silencieuse, société civile dépassée… que reste-t-il aujourd’hui des contre-pouvoirs ?

-Ihsane El Kadi. Journaliste, directeur de www.maghrebemergent.com : Les élites n’ont pas pu transmettre l’expérience des luttes démocratiques

«Je suis un peu étonné que l’on découvre subitement la faiblesse des contre-pouvoirs en Algérie. Dix années de Noureddine Zerhouni au ministère de l’Intérieur ont fait plus de dégâts que le GIA et le FIS réunis. Les élites militantes atomisées, en exil pour partie, n’ont pas pu transmettre l’expérience des luttes démocratiques. Les années Bouteflika ont laminé les derniers espaces survivants à la guerre civile. Conséquence : pas d’association de femmes pour protester contre les scandaleux amendements qui les maintiennent en marge de la politique. Pas de mouvement de journalistes, comme en 1988, pour défendre les libertés de la presse.

Attention le recul touche tout le monde ! Ali Benhadj est embarqué dans l’anonymat lorsqu’il cherche à protester contre la loi sur les partis. La dynamique contestataire n’a pourtant pas quitté le pays. Elle est dans l’émeute permanente et lorsqu’elle s’institutionnalise, elle prend la forme de syndicats indépendants. Cela ne donne pas encore une force d’opposition civique au pouvoir, comme l’a montré l’échec de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie au printemps dernier. Mais tout peut changer très vite avec l’émergence de nouveaux acteurs. Les étudiants ont été très actifs dans la rue en 2011. Le renouveau pour la représentation de la société civile autonome passe par là.»
-Hocine Zehouane. Avocat et président de la Ligue algérienne des droits de l’homme : Les gens sont résignés

«Comme dit le grand théoricien politique italien Gramsci, la société civile est ‘‘par définition gélatineuse’’. En Algérie, la société civile n’est pas formée. Elle est en gestation. Face à un Etat plombant tout de sa toute-puissance, la société civile reste balbutiante. Les gens n’ont plus la force de protester. Ils sont dans une attitude de résignation. C’est pour cela que des projets de loi qui empiètent sur leurs libertés ne provoquent pas plus de réactions de leur part. Paradoxalement, cette absence de réaction est dangereuse pour l’Etat. Regardez comment la contestation se manifeste dans ce pays. Elle se caractérise par un déferlement d’émeutes. Cette attitude est due à l’absence d’une société civile solide qui peut permettre d’autres formes d’expression. C’est pour cela que l’Etat a tout intérêt à permettre l’émergence d’un contre-pouvoir, mais malheureusement les gens qui nous gouvernent ne sont pas dans ce cas de figure.»

-Ammar Belhimer. Docteur en droit, maître de conférences à l’université d’Alger et journaliste : Tout le monde est responsable et coupable

«Le drame de ce pays, c’est que les projets de loi votés en 2011 sont bien en deçà de ceux des années 1990. C’est un saut en arrière que les dirigeants de ce pays ont décidé de faire faire aux Algériens. Face à la gravité de la situation, le pouvoir a décidé de tout verrouiller. Au lieu d’agir pour le renforcement du front intérieur en prenant des mesures conséquentes, le pouvoir reproduit les mêmes méthodes qu’il a toujours appliquées. Quant à l’absence de réaction de la part de la société civile face au rétrécissement de ses libertés, il est symptomatique d’une situation où tout le monde est responsable et en même temps coupable. Cette situation est due à l’absence de véritables partis politiques, car à part le FFS, toutes les autres formations politiques sont des créations du pouvoir.»

-Redouane Boudjemâa. Enseignant en sciences de l’information et de la communication : La presse a perdu le pouvoir
«Pour parler de contre-pouvoir, il faudrait d’abord avoir une vie politique. Or, en Algérie, il n’y a plus ni politique ni scène politique. Je pense qu’aujourd’hui, à travers les lois, le pouvoir algérien s’inscrit encore à la marge de l’histoire. On ne réfléchit pas aux intérêts de l’Etat mais aux intérêts des personnes au pouvoir. Je pense que la corporation des journalistes est, par exemple, complètement affaiblie. Elle a été utilisée durant les années du terrorisme pour la sauvegarde de la République. Les plus intelligents, induits en erreur, découvrent aujourd’hui qu’en réalité, il s’agissait d’une sauvegarde du pouvoir.

La presse a été utilisée et consommée par des opérations de propagande sur tout ce qui touche à la gestion sécuritaire dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Aujourd’hui, le résultat est là : un métier clochardisé, des médias très affaiblis et une presse qui a perdu toute sa crédibilité. Je pense qu’elle a perdu le pouvoir sur la suite des évènements dans la mesure où elle ne «fait» pas l’information. J’estime que le moment est venu pour les éditeurs de presse, dont la majorité fait partie du système politique, d’ouvrir un sérieux débat sur l’exercice de ce métier depuis vingt ans.»
-Brahim Brahimi. Directeur de l’Ecole supérieure de journalisme d’Alger : Nous sommes en train de nous isoler

«L’adoption des deux textes va à contre-courant de ce qui se passe dans le monde et particulièrement dans le Monde arabe. A mon avis, cette loi ne va pas tenir, car nous sommes obligés de changer et de travailler dans le cadre de l’alternative Maghreb-Europe. Or, avec ce texte, nous sommes en train de nous isoler. Par ailleurs, le projet de loi va à l’encontre des réformes. En 1990, nous avons insisté sur le droit à l’information et aujourd’hui, il faut mettre l’accent, avec l’ouverture à l’audiovisuel, sur le droit à la communication.

Malheureusement, dans l’article 2, il y a des interdictions et des notions floues. On fait réellement marche arrière pour revenir enfin au texte de 1982. La presse aura à prouver qu’elle est le deuxième pouvoir en Algérie. Un effort supplémentaire est demandé à la corporation des journalistes. Le pouvoir a réussi à déstabiliser les partis politiques sans que la justice ose réagir. La presse est aujourd’hui appelée à continuer à lutter pour que la société civile finisse par trouver sa place dans un Etat moderne.»
-Kamel Daoud. Journaliste, écrivain : Le régime clientélise ce qui reste de libre

«Les contre-pouvoirs ont été exécutés. Les réformes sont pires que les dictatures dénoncées. Avant les nouveaux textes, on souffrait de manque de démocratie. Les réformes ont servi de prétexte pour faire pire. Nous ne pouvons pas faire des réformes avec des gens qui sont à réformer eux-mêmes. Le Parlement est en train de défendre ses intérêts et ceux de ses tuteurs. Pour moi, le régime clientélise ce qui reste de libre dans la société algérienne, à savoir la presse et les associations qui vont se retrouver obligées de se ranger derrière lui ou de disparaître. Il n’y aura plus de contre-pouvoir.»

Source El Watan Nassima Oulebsir

L e Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:17

Ne la secouez pas, Orangina est déjà au centre d’une bataille aux relents multiples, y compris historiques.

orangina.jpg

 

L’avenir de la marque de Boufarik dépend désormais d’une justice algérienne, qui tarde à faire preuve de fermeté.

A quoi servent les décisions de justice en Algérie ? A rien. L’évolution curieuse de l’affaire Orangina en est une nouvelle preuve. En mars 2004, la cour d’Alger tranche en appel dans l’affaire 2316/02 opposant Maâmar Djegaguène, directeur général de Boissons gazeuses algériennes Orangina (BGAO), propriétaire d’Orangina Algérie, basée à Blida, à la Compagnie française des produits Orangina (CFPO), installée à Aix-en-Provence, en France. Elle décide alors d’attribuer la propriété exclusive de la marque Orangina Algérie à Mâamar Djegaguène et demande à l’Institut national algérien de propriété industrielle (Inapi) d’effacer tous les enregistrements de la CFPO à partir de la date du 24 décembre 1969.

L’argument de la cour est que la CFPO avait cessé d’exploiter la marque en Algérie même après l’avoir inscrite en août 1966. Aussi, la non-exploitation équivaut-elle perte des droits sur la marque ? «La CFPO s’est contentée depuis cette date de renouveler le dépôt auprès de l’Inapi. Ce renouvellement est insuffisant puisque la marque doit être exploitée dans l’année qui suit son enregistrement. La CFPO ne peut plus réclamer son droit de propriété de la marque», est-il clairement expliqué dans le jugement. La cour relève aussi que l’Etat a déclaré le fonds de commerce de la CFPO «biens vacants» en 1966 et repris des biens vendus à Maâmar Djegaguene par décision du wali de Blida en 1973, précisé dans l’acte administratif datant du 31 mai 1980.

«Biens vacants»

Le ministère des Finances a demandé à Maâmar Djegaguène d’acheter ce fonds de commerce et la marque Orangina pour éviter de les mettre aux enchères. Selon la décision de la sous-direction des affaires domaniales et foncières de Blida, Maâmar Djegaguène a récupéré l’enseigne, le nom commercial, la clientèle et l’achalandage. «Ce fonds de commerce cédé appartient à l’Etat en vertu de l’ordonnance du 6 mai 1966 n°66/102 portant dévolution à l’Etat de la propriété des biens mobiliers et immobiliers vacants (…) L’acquéreur aura la propriété et la jouissance du fonds de commerce à compter rétroactivement du 3 janvier 1974 datant du procès-verbal constatant la remise des clefs», est-il mentionné dans l’acte de vente. Ces mesures n’ont pas été contestées par la CFPO depuis cette date.

La cour d’Alger, qui autorise Maâmar Djegaguène à s’opposer à toute exploitation de la marque Orangina sur le territoire algérien, rejette aussi l’argument de l’entreprise française selon lequel «le système économique» de l’époque ne permettait pas une exploitation commerciale de la marque. Après l’indépendance du pays en 1962, tous les biens laissés par les Français ont été déclarés vacants et repris par l’Etat. En 1960, la CFPO avait laissé la gestion de son usine aux établissements Marin. Ceux-ci ont abandonné l’usine dès le recouvrement de souveraineté du pays en 1962. Un des fils d’André Marin aurait participé à des actions de l’OAS. Maâmar Djegaguène a voulu reprendre l’usine avec l’idée de produire du Martinazzi.

Les autorités de l’époque lui avaient expliqué qu’il fallait d’abord demander l’accord des établissements Montserrat qui détenaient la propriété sur la marque. Il décida alors de produire une boisson similaire sous un autre nom, Cincinazzi. Aidé par le juriste Ahmed Zartal, il devait engager des procédures administratives, à partir de 1967, pour obtenir l’enregistrement de la marque Orangina Algérie en son nom.

«Contradictions»

Maâmar Djegaguène a réussi à le faire et a déposé la marque Orangina le 26 décembre 1969 sous le numéro 18230 à l’Office national de la propriété industrielle (ONPI, devenu Inapi). Dans le document de l’ONPI, il est indiqué que l’entreprise Djegaguène produira «une orangeade à base de concentré naturel de jus et pulpe d’orange, pasteurisée et sans colorant», dénommée Orangina. Le 18 mars 2004, la cour de Blida va dans le sens de la juridiction d’Alger précisant que Orangina est une marque propriété de Maâmar Djegaguène pour l’Algérie et CFPO pour la France. Dans le même jugement, la cour de Blida ordonne aux établissements Mohamed Zaïm de cesser d’utiliser la marque Orangina dans ses produits. Le litige entre Djegaguène et Zaïm a duré plus de six ans.

Le partenariat entre les deux entreprises, conclu en 1996, ne devait durer qu’une année. Les deux cours ordonnent de publier les jugements dans le bulletin officiel de l’Inapi. Or, cette publication, et au mépris de la loi, ne se fait pas. Pourquoi ? Le 15 mars 2004, l’ambassadeur de France à Alger saisit par lettre le ministre de l’Industrie, El Hachemi Djaâboub (désigné au gouvernement au nom du MSP) dans laquelle il exprime des inquiétudes sur la décision des juridictions de Blida et d’Alger y trouvant des «contradictions». Le ministre lui envoie une réponse, le 18 avril 2004, sous le numéro 94. Il rappelle «la situation juridique» de CFPO depuis son inscription en 1966 et celle de l’entreprise Mâamar Djegaguène.

Curieuse lettre

El Hachemi Djaâboub précise dans sa lettre que seule une décision de justice peut trancher dans la propriété de la marque Orangina et reconnaît que le principe de perte du droit de propriété dans le cas de non-exploitation durant l’année qui suit le dépôt de la marque existe dans la loi algérienne et dans les traités internationaux. Il indique que ce principe ne peut être confirmé que par une décision de justice. El Hachemi Djâaboub rappelle sa rencontre avec l’ambassadeur de France lors d’une cérémonie d’inauguration d’une usine de «production» de la boisson Orangina du groupe Sidi Kebir, des frères Zâaf de Blida, en partenariat avec CFPO (un accord entre les parties a été signé en avril 2002). Cet accord a été «consolidé» par l’Inapi sans que le propriétaire exclusif d’Orangina Algérie ne soit consulté ou informé. Légal ? «Et nous avons constaté que cette entreprise a des droits sur la marque en Algérie. Nous vous disons que les services du ministère sont prêts à communiquer toutes les données nécessaires à la justice en cas de besoin», écrit encore El Hachemi Djaâboub.

Curieusement, le ministre prend le soin de rassurer le diplomate français que les deux décisions des cours d’Alger et de Blida n’ont pas encore été communiquées à l’Inapi et que tant que cela n’est pas fait, elles ne seront pas mises en application. Et elles ne seront pas mises en application. Les conseillers juridiques de Mâamar Djegaguène ont tenté vainement d’avoir des explications auprès de l’Inapi (le ministère de l’Industrie est la tutelle de cet institut). Dans la même lettre, El Hachemi Djaâboub écrit à l’ambassadeur : «Concernant la revendication de la CFPO de récupérer ses droits par les voies juridiques, nous partageons votre point de vue, mieux, nous le soutenons…» Une copie de la lettre ministérielle est envoyée à la CFPO, mais pas à l’entreprise de Mâamar Djegaguène ! Pendant deux ans, entre 2004 et 2006, l’application des deux décisions de justice est suspendue !

La Cour suprême est saisie. La chambre commerciale et maritime de cette cour présidée par Fatima Mestiri annule, presque sans surprise, la décision, pourtant largement argumentée de la cour d’Alger en mars 2004. Indirectement, la Cour suprême donne raison à l’entreprise française qui a introduit un pourvoi en cassation. Le jugement est expliqué en trois pages ! Avant d’arriver au procès, CFPO, dirigée par Jean-Claude Béton, s’était approchée de Mâamar Djegaguène pour conclure un partenariat après avoir tenté à plusieurs reprises de racheter Orangina Algérie en proposant la somme de 3 milliards de centimes (un montant énorme à l’époque). A deux reprises, Mâamar Djegaguène se déplace à Marseille. Après discussion, un protocole d’accord est signé en 1977 où une reconnaissance mutuelle est clairement exprimée.

Isolé

«CFPO reconnaît l’existence d’Orangina en tant que marque en Algérie appartenant aux établissements Djegaguène et la respectera en tant que telle. De son côté, BGAO s’engage à respecter et à soutenir, quelles que soient les circonstances, les droits que possède la CFPO dans les autres pays dans la mesure où ils ne s’opposent pas aux siens propres en vertu de titres antérieurs», est-il indiqué dans le document. Les deux entreprises ont même convenu de collaborer ensemble pour conquérir d’autres marchés «sur une base d’égalité». La CFPO s’est engagée à faire bénéficier l’entreprise de Mâamar Djegaguène de sa technologie. Applicable sur 5 ans, l’accord est renouvelé par tacite reconduction. Il est abandonné des années après par l’entreprise française. En fait, à partir de 1983, CFPO, devenue Orangina-Pampryl, après sa reprise par le groupe Pernod Ricard, a pris une dimension internationale avec son installation aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Malaisie, à Singapour, Belgique, Hong Kong et ailleurs.

En 2001, l’entreprise est acquise par le groupe américano-suisso-britannique Cadbury Schweppes. Elle devient Orangina Schweppes. Consolidée ainsi et appuyée par une machine de guerre financière et commerciale, l’entreprise engage plusieurs tentatives pour reprendre ce qu’elle considère comme ses «parts» en Algérie. Tous les leviers du lobbying sont actionnés. C’est le combat du pot de fer contre le pot de terre. L’issue de ce combat dépend des Algériens et ce que veut exactement leur Etat. Dans tout cela, Mamâar Djegaguène se sent bien isolé… Lui qui n’a jamais cessé de clamer ses droits et de dire que «les meilleures oranges étaient cultivées en Algérie». Orangina n’est-elle pas née à Boufarik dans la Mitidja ? C’est – à l’évidence – un patrimoine national à sauvegarder…

Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:13

Hocine Bellout. Président du Comité national des marins pêcheurs l’affirme

stations epuration ecologique

 

C’est un constat des plus alarmants que Hocine Bellout, président du Comité national des marins pêcheurs, dresse dans cet entretien. Il affirme que sur les 22 stations d’épuration installées dans les 14 wilayas côtières, 4 seulement sont fonctionnelles. Nos côtes reçoivent donc sans traitement la majorité des effluents chimiques et urbains des grandes villes industrielles…

-En tant que président du Comité national des marins pêcheurs, vous avez alerté les autorités sur les effluents non traités rejetés en mer par la raffinerie de Skikda. Qu’en est-il au juste ?

Le problème de la pollution de nos côtes dure depuis des années. Certains points noirs n’ont jamais été traités par les autorités qui procèdent beaucoup plus à du replâtrage. L’oued Safsaf, à Skikda, reçoit tous les rejets liquides de la moitié de la wilaya. A Annaba, l’oued Seybouse charrie les rejets chimiques et urbains de sept wilayas et de leurs zones industrielles, qui se retrouvent directement déversés en mer. Savez-vous qu’en 2007, 160 000 litres d’huile usée ont été déversés dans une fosse creusée à quelques encablures de cet oued ? Les services de la commune ont par la suite relié ce cours d’eau à la fosse et installé des canalisations pour que le tout se déverse en mer.

En 2008, les agents de la Protection civile ont mis 24 heures pour éteindre un incendie provoqué par ce même type d’huile, déversée dans l’oued Medjouba, toujours à Annaba. C’est une situation catastrophique dont les conséquences sont extrêmement graves sur l’environnement marin. Nous avons la côte la plus polluée de la région. Vous devez savoir qu’en 24 heures, un litre d’huile peut polluer la surface d’un stade de football. Une tonne d’huile peut endommager une aire de 12 km2 alors que 7,12 m3 de déchets secs polluent une surface de 100 ha sur une profondeur de 40 mètres. Pire : un mégot pollue 9 litres d’eau et reste intact pendant une durée de 5 ans lorsqu’il est jeté en mer.

Par ailleurs, il est important de préciser que des analyses ont montré que le taux de salinité de nos eaux a atteint les 3,8g, un poids trop élevé par rapport à la norme. Certains spécialistes pointent du doigt les stations de dessalement d’eau de mer. Ce qui est certain pour l’instant, c’est que notre côte est en danger. Nous avons tiré la sonnette d’alarme à maintes reprises, mais il n’y a pas de répondant. Les responsables nous accusent de faire dans l’alarmisme. Nous dérangeons parce que nous avons touché aux intérêts de certains d’entre eux.

-Voulez-vous dire que tous les rejets industriels, chimiques et urbains sont déversés directement en mer ?

Je le confirme et j’assume. Sur les 22 stations d’épuration qui existent dans les 14 wilayas côtières, seulement 4 sont fonctionnelles. Les autres sont totalement hors circuit. Elles sont à l’arrêt faute d’entretien ou tout simplement de contrôle. La pollution n’a jamais été une préoccupation des autorités chargées de l’environnement. Les conséquences, tout le monde les constate à travers le tonnage de plus en plus bas de poissons pêchés le long de nos côtes…

-Le comité a exigé des sanctions contre les auteurs du déversement des déchets pétroliers de la raffinerie de Skikda en mer. Quelle a été la réaction des autorités ?

L’oued Safsaf reçoit les rejets chimiques, industriels, et urbains de la moitié de la ville, avant de les déverser sans aucun traitement en mer. Les plus dangereux des agents pollueurs sont les hydrocarbures. Ils sont incolores et inodores et provoquent la destruction totale de l’écosystème marin. Il n’y a pas que la pollution par les hydrocarbures. Les épaves des trois navires échoués sur la côte sont toujours là et constituent un danger latent. Les premières victimes de cet état de fait sont les pêcheurs qui voient chaque année le volume de leur pêche se réduire comme une peau de chagrin…

-Pensez-vous que la diminution de la ressource halieutique est due principalement à la pollution ?

La plus importante cause reste la pollution. Pour preuve, les oursins ont presque disparu d’une grande partie de nos côtes. Comme vous le savez, ces derniers, ainsi que les moules, sont très sensibles à la pollution. En 2007, un aquaculteur a jeté 50 tonnes de moules en mer à Bou Ismaïl parce qu’elles étaient impropres à la consommation. Elles ont stocké dans leur chair trop d’agents chimiques restés dans l’eau polluée dans laquelle elles ont été élevées.

-Selon vous, que font les services de l’environnement alors ?

Il y a des questions que je me pose souvent. Que font toutes les directions de l’environnement qui existent sur le littoral, mais aussi, où va l’impôt consacré à la protection de l’environnement ? Pourquoi les stations d’épuration sont-elles à l’arrêt ? Y a-t-il réellement un ministère de l’Environnement ? Croyez-moi, je ne leur trouve pas de réponse. Notre écosystème marin est en danger. Tous nos écrits, nos cris de détresse et nos appels sont restés vains. Certains responsables ont réagi par la menace, parce que nous attirons trop l’attention sur eux. Ils sont censés être payés pour assurer aux citoyens un environnement sain. Au lieu de joindre leurs efforts aux nôtres pour lutter contre la dégradation de notre écosystème, ils préfèrent s’allier aux pollueurs, pour empoisonner l’air, l’eau et la terre, la source de vie. En tant que pêcheur, je constate chaque jour les conséquences néfastes de la pollution sur l’espace marin. De nombreux petits métiers ont fini par abandonner la pêche parce que souvent, leurs casiers reviennent avec une maigre récolte…

-Ce qui menace sérieusement votre activité en tant que pêcheur...

Effectivement. Notre activité est lourdement menacée. Déjà que bon nombre de pêcheurs inconscients agissent dans l’anarchie la plus totale. Il n’y a qu’à voir la taille de la sardine que l’on trouve sur le marché ! Elle ne dépasse guère les 5 cm, alors qu’en Europe, la taille minimum autorisée est de 14 cm. Avant, elle était de 11cm, mais à chaque fois que la ressource diminuait, les décideurs augmentaient la taille légale, afin de lui permettre de se reproduire et de reconstituer le stock halieutique. Chez nous, les services de contrôle semblent totalement absents face à ce sabotage organisé.

Bio express :

Marin pêcheur et mécanicien, Hocine Bellout en est à son deuxième mandat (de quatre ans) à la tête du Comité national des marins pêcheurs. Cette organisation compte, selon lui, quelque 12 000 adhérents répartis sur les 14 wilayas côtières et reste sous l’égide de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), dépendant de l’UGTA. Le Comité a été créé en 1979, alors que l’Algérie était sous l’emprise du parti unique. Depuis 2005, date à laquelle il a été élu président, Hocine Bellout dit tenter de redonner du souffle à son association, dont la mission est de militer pour les droits des marins pêcheurs en défendant la ressource halieutique. Ce père d’une famille de 58 ans a pratiqué une bonne partie des métiers de la mer. Ses sorties médiatiques provoquent souvent des remous, même si bon nombre de ceux qui le connaissent le présentent comme «un farfelu» ou encore «un aliéné». Pourtant, le constat écologique qu’il dresse à chaque fois est tout aussi grave que réel.

Source El Watan Salima Tlemçani

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:08

Le 51/49% ne gêne plus les entreprises étrangères.

investissements-etrangers.jpg

 

Pour les activités à rentabilité rapide, l'assertion de M.Karim Djoudi est avérée. A l'exemple des banques françaises en position délicate dans le monde mais qui font le cocooning dans la niche Algérie où elles réalisent un des plus élevés PNB (produit net bancaire) au monde. Sur des secteurs à maturation plus lente, l'affirmation du ministre des Finances est plus discutable. Et de manière générale, on peut concéder sans risque que l'Algérie est un marché ouvert pour les entreprises du monde entier. C'est un fait. Mais le monde est interdit, par décision souveraine, aux entreprises algériennes qui cherchent à étendre leurs activités et à grandir. On aime qu'on occupe une niche, mais une entreprise qui grandit, s'étend, cela fait comme une grosse bosse. Qu'il faut damer, tasser… Dans cette année 2011 finissante, le ministre des Finances a répondu à ceux qui doutent ouvertement de la pertinence de la décision d'acheter coute que coute OTA-Djezzy. Pour le ministre de l'argent, cet achat qui pourrait avoir lieu en 2012 est économiquement motivé. Et que ce n'est pas une réaction de dignité froissée – par la vente en douce des cimenteries d'Orascom – que l'Algérie exerçait son droit de préemption. M.Djoudi sait au moins ce que beaucoup pensent de ce long feuilleton Djezzy. Quant à la pertinence économique d'un achat, beaucoup demandent à voir et attendent de connaître le prix qui sera déboursé. En se demandant déjà, et avec appréhension, ce que le gouvernement comptait faire de l'entreprise après sa « nationalisation ». C'est que si l'on n'est pas englué dans l'immédiat et dans le réactif, on doit envisager l'idée pessimiste mais incitative que dans 25 ans nos ressources fossiles se seront amenuisées alors qu'au jour d'aujourd'hui, nous importons 75% de nos besoins alimentaires grâce au pétrole. Pouvoir manger par ses propres moyens est, sans l'ombre d'un doute, une question d'honneur et de bons choix économiques. Entre importer et produire, le choix est clair. Mais il n'est pas sûr que les politiques mises en œuvre permettent d'atteindre cet objectif. Pour l'heure, saluons comme une bonne nouvelle le fait que quatre entreprises privées algériennes fassent partie du Top 50 des entreprises les plus dynamiques d'Afrique du Nord.

Source Le Quotidien d’Oran Salim Rabia

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 06:08

Eau de mer dessalée : une production de 2,2 millions de mètres cube par jour avant 2014 en Algérie

dessalement

Une production de 2,2 millions de mètres cubes d’eau de mer dessalée par jour est prévue en Algérie avant 2014, a affirmé jeudi à Ain Temouchent le Directeur général de la société “Beni Saf Water Compagny” (BWC) qui gère la station de dessalement de Chatt El Hillal. Cette quantité, qui sera à l’actif des 13 stations de dessalement programmées par les pouvoirs publics, suffira pour l’alimentation en eau potable de plus de 11 millions d’habitants, a estimé M. Akli Tarzalt.

Elle permettra aussi à l’Algérie, qui “n’était même pas classée parmi les pays producteurs d’eau dessalée”, d’occuper la troisième place dans le monde derrière l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis d’Amérique, a-t-il ajouté en marge d’une cérémonie de célébration des 100 millions de m3 d’eau dessalée produits par la station de Chatt El Hillal.

“Grâce à cette unité, les wilayas d’Ain Temouchent et d’Oran ont réglé leurs problèmes d’approvisionnement en eau potable”, a-t-il indiqué estimant à moins de 10 centimes le prix de vente de 1,5 litres d’eau dessalée.

Implantée dans la daïra de Beni Saf, cette station a atteint le 9 décembre écoulé une production record cumulée de 100 millions m3 d’eau potable livrés à l’Algérienne des eaux (ADE) d’Ain Temouchent. Cette production a été atteinte entre le 1er juillet 2010 et le 9 décembre 2011. “Il s’agit, à proprement dire, d’un record”, a déclaré M. Akli Tarzalt.

Cette usine de dessalement, mise en service partiellement en novembre 2009, est passée à sa vitesse de croisière en avril 2010. Sa production quotidienne contractuelle de 200.000 m3 est répartie actuellement entre les wilayas d’Ain Temouchent (50.000 à 60.000 m3) et Oran (140.000 m3 à 150.000 m3), a-t-on indiqué.

Elle est exploitée pour une durée contractuelle de 25 ans par l’entreprise espagnole Tedagua dont le personnel est algérien à 98%, a-t-on ajouté.

La station de Chatt El Hillal est en pourparlers avec les établissements d’enseignement supérieur d’Ain Temouchent, Sidi Bel-Abbes et Tlemcen pour l’aboutissement d’actions de formation et de recherche adaptées à sa vocation, a également signalé son Directeur général.

Une structure de formation sera réalisée sur place au courant 2012, a-t-il dit dans ce contexte.

Source Algérie 360

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 05:45

Algérie -  La guerre des Agences de voyage du Sahara

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Pour ceux qui n’étaient pas au courant, Smaïl Mimoun est à l’origine de l’interdiction de voyager dans le Sud pour punir les agences du Sahara. La raison ? Pas assez compétentes, argue notre ministre du Tourisme.

Rien que çà !!! L’interdiction diffusée est due au manque de professionnalisme des agences sahariennes. Voyez-vous çà. Voilà que le sardinier se déguise en prof des hautes études techniques des voyages et donne des leçons aux Touaregs, guides incontestés des régions des grands espaces depuis des générations. C’est finalement bien le diable et l’enfer qui enseignent comment réaliser des expéditions au désert.

En février dernier, le ministère a installé, selon Smaïl Mimoun, un comité de préparation de la saison touristique pour le sud. Comité dans lequel siège aussi en plus des animateurs du secteur, des représentants du ministère des Affaires étrangères pour l’octroi des visas aux touristes étrangers. “Les agences de voyage qui veulent ramener des touristes étrangers en Algérie doivent se rapprocher des directions du tourisme des wilayas ainsi que du comité en question, elles doivent ainsi se conformer à des règles pour que tout se fasse correctement”, avance le ministre.

Seulement, nous a-t-il affirmé, “il y a des agences qui ne se sont pas conformées aux règles prescrites, il leur a été donc reproché de ne pas respecter la procédure en vigueur et il leur a été demandé de le faire pour qu’elles puissent ramener leurs clients”.

Le ministre du Tourisme dément ainsi que des consulats algériens aient refusé l’octroi de visas à des touristes algériens comme rapporté par la presse. “Il n’a jamais été question de refuser le visa aux touristes, mais il faut que les agences qui les prennent en charge se conforment aux procédures qui ont été arrêtées”, affirme-t-il. Par ailleurs, “il n’y a pas de restrictions sur le mouvement des touristes étrangers dans le sud du pays. Mais les agences de voyages qui les accueillent sont tenues d’informer les services de sécurité sur les itinéraires à suivre pour éviter de tomber entre les mains des groupes terroristes d’Al Qaïda”. Alors que le tourisme dans le sud du pays, en particulier dans les wilayas de Tamanrasset et Illizi, a connu une saison blanche en 2010, Smaïl Mimoun affirme le contraire. Selon lui : “600 000 touristes étrangers ont visité le Sud algérien en 2010″. Une affirmation impossible à vérifier, à supposer qu’elle ait un tantinet de cridibilité quand on connaît la situation particulièrement moribonde dans lesquelles sont plongées les agence de voyage. Evidemment les articles du Matin ont réussit à ouvrir les yeux dans ce ministère et à donner des maux de tête à plusieurs fonctionnaires. Les adjoints du ministre ont commencé à s’engueuler sur les lignes auprès des partisans qui exigent la tête de Smaïl Mimoun. Bref, par ses mesures inconséquentes, ce ministre à déclenché une vraie tempète de sable auprès des professionnels à Tamanrasset et à Illizi.

Les agences de voyage doutent sérieusement de la capacité de Smaïl Mimoun et de sa bande à donner quelque lustre au secteur du tourisme. Les professionnels du secteur ne sont pas dupes des limites et louvoiements de ce ministre. Mais cette situation durera-t-elle jusqu’à quand ? Doit-on attendre que toutes les agences mettent les clés sous la porte pour réagir ?

Source Algérie 360 / Le Matin DZ Fayçal Maarfia

Le Pèlerin

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:07

Elles sont chassées et répudiées - Coupables d’avoir le cancer

femmes algerie

 

Du jour au lendemain, la femme atteinte de cancer se retrouve à lutter contre l’inconnu. L’annonce de la maladie est un véritable choc pour elle ainsi que pour son entourage, dont le mari. «Ils mettent des gants pour parler de la maladie», comme l'a si bien décrit la psychosénologue, le Dr Hezaimia Akila intervenant lors d'une journée sur «Les droits des femmes atteintes de cancers», tenue par l'association El-Amel du Centre-Pierre-et-Marie-Curie (Cpmc) sous le slogan «Tous pour elle».

L'intervenante a fait un état des lieux des plus désolants sur la situation psychosociale de la femme atteinte de cancer, qui déjà blessée dans sa chair se retrouve blessée dans son âme par des comportements qui devraient être sanctionnés par la loi. «Certaines femmes sont même battues lorsqu’elles tombent malades. Nous faisons de notre mieux pour les soulager, les accompagner et leur faire accepter leur maladie. Mais une fois dans leur milieu, elles rechutent à chaque fois.»

Dr Benoumechiara, spécialiste en cancérologie au Cpmc, s’inquiète de la montée en flèche de l'incidence du cancer du sein, qui a atteint les 9 000 nouveaux cas annuellement, dont la moitié décèdent des suites de leurs lésions à un stade avancé. 95% des femmes atteintes, en effet, viennent consulter dans des stades très tardifs à cause du caractère tabou conféré à cette maladie pour la femme et son entourage. La moyenne d'âge est de 45 ans, «une population très jeune par rapport à d'autres pays où les plus de 70 ans sont celles qui sont en moyenne les plus touchées», estime la spécialiste, qui révèle que le parc de mamographes est insignifiant en comparaison au nombre de plus en plus grand de femmes atteintes d’un cancer du sein. Sans parler de l'insuffisance des compétences dans ce domaine et du manque en techniciens spécialisés. «On déplore l'absence de circuits de prise en charge des lésions dépistées. Même les campagnes de sensibilisation sont timides», ajoute-t-elle.

Sidérée, la spécialiste a cité l'exemple de cette dame d'Alger-centre, âgée de 42 ans, qui avait caché sa maladie par peur de la réaction de son mari, et qui est morte chez elle des suites de graves complications. «Cette mère d'un enfant de 12 ans n'est venue chez nous qu’à un stade très métastasé de sa tumeur». Un autre médecin raconte l’histoire de cette femme, qui à l’entrée du bloc opératoire a carrément essuyé des menaces de divorce, proférées à haute voix par son mari, dans le cas où elle subirait l’ablation d’un sein ou du moindre petit morceau de sein.

Tétanisée, elle n’a eu alors d’autre choix que de suivre son mari à la maison où elle décédera. «Devant la gravité du mal, elles cachent leur maladie, optent pour le marabout ou la voyante et s'accrochent à une chimère, alors que le cancer, lui, est ancré dans leur corps, et se propage», commente l'avocate Maître Benbraham.

Ce sont là les comportements adoptés par des maris inconscients ou probablement totalement ignorants qui mènent leurs femmes qui souffrent déjà, et n’ayant plus aucune chance de rémission, directement à la tombe.

Fort heureusement, ce n’est pas le cas de tous. Une infirmière dans un hôpital du Centre, affirme que certains hommes restent au chevet de leurs femmes jusqu'au terme de leur hospitalisation, sinon jusqu’à leur dernier jour.

Jetée à la rue, elle y décède

Pour la présidente de l'association Amel d'aide aux cancéreux de Batna, le Dr Fouzia Chebaani, le service d'oncologie de 16 lits reçoit des malades de plusieurs wilayas de l'Est algérien, dont Khenchela, Biskra, Mila, Jijel, Sétif, Oum-El-Bouaghi et Skikda. Les malades, selon elle, se déplacent avec l'aide de l'association. «J'ai un cas social qui a 3 enfants cancéreux. Il est de Menaa (Batna) et se déplace difficilement. Elle a évoqué le problème de la rupture de certains traitements pour la chimiothérapie à Batna depuis plusieurs mois et même dans d'autres wilayas de l'Est. Pour la radiothérapie, c’est la même chose. Les rendez-vous sont très longs à avoir et «on a perdu plusieurs malades suite à cela. A quoi sert la chimiothérapie sans radiothérapie ?» s'est-elle interrogée. Le Dr Chebaani a évoqué le cas de femmes souffrantes et qui subissent des comportements agressifs de leur entourage. A l'exemple de cette femme atteinte d’un cancer du sein, âgée de 60 ans, et battue par son mari à cause de sa maladie. D'autres ont essuyé un divorce comme celle qui a été chassée par son mari et son fils de 20 ans à cause de son cancer. La défunte khalti Fatma, 70 ans, a été chassée avec sa fille et est décédée comme une SDF. Sa fille est actuellement dans la rue, selon la présidente de l'association de Batna.

Un réseau d’avocats pour les défendre

Du point de vue juridique, Me Benbraham a insisté sur le maintien du statut social de la femme atteinte de maladies tel le cancer. Elle s'est désolée de constater que certains maris recourent à des procédés «vicieux» pour se débarrasser de leurs femmes. L'avocate a annoncé que, grâce à l'association El-Amel, un réseau d'avocats sera mis en place à travers tout le pays et sera chargé de la défense de la femme en difficulté judiciaire et de ses droits. «La mise en place de ce réseau d'avocats est en cours et se chargera de défendre gratuitement les droits de la femme atteinte du cancer en collaboration avec l'association El-Amel», a-t-elle annoncé. «Que peut faire une femme sans ressources, malade, divorcée et expulsée de chez elle, si elle n'a pas d'enfants ?» s'est-elle interrogée sur le sort de cette femme vulnérable, qui non seulement lutte contre la maladie et la mort, mais aussi pour garder son statut social. Se référant au droit musulman, maître Benbraham, a expliqué qu'une femme malade doit être entretenue par son mari jusqu’à la mort. «Référons-nous à cette loi et élaborons de nouveaux textes en vue de l’améliorer», a-t-elle appelé les députés présents dans la salle. «Nous pouvons également apporter, en parallèle, une aide aux maris démunis pour qu’ils soient plus proches de leurs femmes malades.» En conclusion, maître Benbraham a lancé un message, à travers un adage, à toutes les femmes, malades ou pas : «Seules, nous sommes invisibles. Toutes, nous sommes invincibles.»

Le transport sanitaire, un droit

Les frais de déplacement du malade ainsi que pour son accompagnateur sont pris en charge par la Cnas. Une réforme concernant le transport dans la commune de résidence elle-même est d’ailleurs prévue. Il suffit de se rapprocher des bureaux Cnas pour en bénéficier.

Les participants à la Journée sur les droits de la femme atteinte de cancer, dont des associations et des malades, ont exposé la grande contrainte du déplacement vers les structures de santé, notamment dans les régions les plus reculées. Pourtant, la loi existe et ouvre aux malades le droit d’un accès à un billet d'avion par exemple, et même avec un accompagnement en cas de nécessité. Or, la majorité n'a pas ce «luxe». Une assistante sociale du Cpmc a évoqué ce problème surtout pour les malades qui viennent du Sud, démunis dans la majorité des cas. «Nous n'étions pas au courant de l'existence d'une loi», a-t-elle dit au représentant du ministère de l'Emploi, qui a rappelé que le transport sanitaire n'est pas uniquement réservé aux dialysés, mais à tous les malades qui rencontrent des difficultés à se déplacer. «Quand un malade ne peut être transporté par ambulance en vue de soins à l’extérieur de sa commune de résidence, la loi ordonne que ses frais de déplacement soient pris en charge ainsi que pour un accompagnateur. Une réforme concernant le transport dans la commune de résidence elle-même notamment dans les régions du Sud est d’ailleurs prévue. Il suffit de se rapprocher des bureaux Cnas pour en bénéficier», a-t-il affirmé, tout en précisant que l’arsenal juridique dans ce domaine devrait être vulgarisé pour une plus grande compréhension de la part des malades et ce, par le biais de campagnes de sensibilisation de proximité.

En attendant, de nombreuses femmes en souffrance, qui luttent contre leur maladie, la société et la bureaucratie, espèrent décrocher un rendez-vous. Celles qui ont les moyens financiers recourront, sans plus attendre, à une chimiothérapie chez le privé avec l’autre souci de ne percevoir aucun remboursement, selon le représentant de la Cnas. En effet, aucune convention n’a été étudiée en matière d'oncologie médicale avec le privé. Par ailleurs, le Dr Boularkaib a rappelé certains aspects nouveaux dans le cadre de la réforme de la sécurité sociale et au profit de l'assuré social. Il a mis l’accent sur l'importance du médecin traitant de la famille avec lequel la Cnas s'est conventionnée pour la promotion des soins et, surtout, pour la prévention des maladies graves, dont le cancer du sein et du col de l'utérus. Selon l'intervenant, un programme de dépistage précoce des maladies lourdes sera distribué aux médecins traitants et concernera aussi les sujets à haut risque. «Nous voulons instaurer cette tradition chez le médecin traitant, qui sera le médecin de famille pour chaque assuré social et ses ayants droit».

Le même responsable a annoncé que sa tutelle a ouvert, au cours du mois d’octobre 2010, des guichets au niveau des 48 wilayas au profit des assurés voulant procéder à des examens dans les centres d'imagerie. «Et la Cnas se chargera des frais de déplacements», a-t-il conclu.

L’homme n’est pas épargné

Le cancer du sein n'est pas spécifique à la femme. Il touche également la gent masculine. La spécialiste en cancérologie, le Dr Benoumechiara, a révélé dans sa communication que l'homme n'est pas épargné par le cancer du sein. Une pathologie grave qui a toujours été connue chez la femme mais qui touche selon l'intervenante, 1% des hommes. «Il faut y penser et organiser des campagnes de sensibilisation et de dépistage dans ce sens», a-t-elle affirmé. «C'est vrai que 1% n'est pas beaucoup par rapport au taux de cancer chez la femme mais personne ne peut savoir qui peut être touché par cette pathologie», reprend-t-elle.

Les victimes oubliées des essais atomiques d’Adrar

Les vieux Adraris qui ont perdu la vue à cause de l’intense lumière dégagée par l’explosion et les enfants souffrent de malformations congénitales. Dans le secteur sanitaire d’Adrar, on confirme la «fréquence anormale» de naissances de bébés malformés dans la région...

Présidente du bureau local de l'Union des femmes algériennes (Unfa), Mme Meriem Bendiba se désole de ne pouvoir, à ce jour, obtenir les chiffres exacts du nombre de cancéreux dans sa wilaya. «Les chiffres officiels avancent 95 cancéreux, mais je ne pense pas que c'est juste. Ce chiffre ne paraît-il pas insignifiant au vu de tous les essais nucléaires des militaires français en 1960 ? » s'est-elle interrogée, assurant que les citoyens de sa wilaya souffrent de tous types de cancers : le goitre, des cancers de la peau, des yeux, du sein et du sang.

Notre interlocutrice, qui fait partie du corps médical et qui fait des campagnes de sensibilisation au niveau des k'sours, déplore également que ses efforts n’aboutissent pas : «De nombreuses femmes ne consultent pas à temps. Et quand elles décident de consulter, elles se dirigent vers des médecins non spécialisés. Plusieurs de ces femmes décèdent dans l'anonymat, sans que personne ne sache leur maladie. Elles préfèrent souffrir que de divulguer le lourd secret qu’elles ont fait de leur maladie, pensant que cela pourrait nuire à l'avenir de leurs filles en âge de se marier. Selon, elles personne n’acceptera de se marier alors avec leurs filles.» Mme Bendiba revendique la concrétisation du projet de réalisation d'un centre du cancer pour ces citoyennes, prévu lors du précédent quinquennat. «J’ai appris, malheureusement, que ce projet a été annulé», souligne-t-elle. «Nous avons un service d'oncologie qui s’avère insuffisant pour toute la wilaya.» Les malades, dans leur majorité démunis, sont contraints de se déplacer dans une autre daïra, parfois à plus de 900 km, ou la wilaya la plus proche, Ghardaïa, distante de plus de 800 km, voire Alger, à 1500.

Livrés à eux-mêmes, sans aucune aide, ils comptent dans la plupart des cas sur la charité des bienfaiteurs. Un simple ticket de bus pour Ghardaïa coûte 3000 DA et un billet d’avion pour Alger 20 000 DA, ceci uniquement pour les frais de déplacement. «Certains bénéficient de billets gratuits mais après moult interventions. D'autres ont juste un aller simple sans retour.

Pourtant, c'est un droit et un acquis. La mammographie ne coûte pas moins de 3 500 Da. Ils n'ont pas non plus où se loger, à part les hôtels, dont le moins cher est à 1 500 Da à 3500 Da la nuitée. Pourquoi ne passent-ils pas en priorité dans les structures de santé ?»

Maître Benbraham, en charge du dossier des essais nucléaires à Adrar, a rappelé encore une fois que notre pays a connu un crime des plus graves contre l'humanité. «Ces essais nucléaires ont été faits avec une matière très dangereuse, un poison atomique : le plutonium, qui reste dans le sol, dans l'atmosphère et le sous-sol pendant plus de 24 400 ans et a pour effet de transformer l'Adn humain», précise-t-elle, avec des documents à l’appui. «Les générations à venir connaîtront de nouvelles formes de cancer», annonce-t-elle.

Les victimes oubliées des essais atomiques d’Adrar

Les vieux Adraris qui ont perdu la vue à cause de l’intense lumière dégagée par l’explosion et les enfants souffrent de malformations congénitales. Dans le secteur sanitaire d’Adrar, on confirme la «fréquence anormale» de naissances de bébés malformés dans la région...

Présidente du bureau local de l'Union des femmes algériennes (Unfa), Mme Meriem Bendiba se désole de ne pouvoir, à ce jour, obtenir les chiffres exacts du nombre de cancéreux dans sa wilaya. «Les chiffres officiels avancent 95 cancéreux, mais je ne pense pas que c'est juste. Ce chiffre ne paraît-il pas insignifiant au vu de tous les essais nucléaires des militaires français en 1960 ? » s'est-elle interrogée, assurant que les citoyens de sa wilaya souffrent de tous types de cancers : le goitre, des cancers de la peau, des yeux, du sein et du sang.

Notre interlocutrice, qui fait partie du corps médical et qui fait des campagnes de sensibilisation au niveau des k'sours, déplore également que ses efforts n’aboutissent pas : «De nombreuses femmes ne consultent pas à temps. Et quand elles décident de consulter, elles se dirigent vers des médecins non spécialisés. Plusieurs de ces femmes décèdent dans l'anonymat, sans que personne ne sache leur maladie. Elles préfèrent souffrir que de divulguer le lourd secret qu’elles ont fait de leur maladie, pensant que cela pourrait nuire à l'avenir de leurs filles en âge de se marier. Selon, elles personne n’acceptera de se marier alors avec leurs filles.» Mme Bendiba revendique la concrétisation du projet de réalisation d'un centre du cancer pour ces citoyennes, prévu lors du précédent quinquennat. «J’ai appris, malheureusement, que ce projet a été annulé», souligne-t-elle. «Nous avons un service d'oncologie qui s’avère insuffisant pour toute la wilaya.» Les malades, dans leur majorité démunis, sont contraints de se déplacer dans une autre daïra, parfois à plus de 900 km, ou la wilaya la plus proche, Ghardaïa, distante de plus de 800 km, voire Alger, à 1500.

Livrés à eux-mêmes, sans aucune aide, ils comptent dans la plupart des cas sur la charité des bienfaiteurs. Un simple ticket de bus pour Ghardaïa coûte 3000 DA et un billet d’avion pour Alger 20 000 DA, ceci uniquement pour les frais de déplacement. «Certains bénéficient de billets gratuits mais après moult interventions. D'autres ont juste un aller simple sans retour.

Pourtant, c'est un droit et un acquis. La mammographie ne coûte pas moins de 3 500 Da. Ils n'ont pas non plus où se loger, à part les hôtels, dont le moins cher est à 1 500 Da à 3500 Da la nuitée. Pourquoi ne passent-ils pas en priorité dans les structures de santé ?»

Maître Benbraham, en charge du dossier des essais nucléaires à Adrar, a rappelé encore une fois que notre pays a connu un crime des plus graves contre l'humanité. «Ces essais nucléaires ont été faits avec une matière très dangereuse, un poison atomique : le plutonium, qui reste dans le sol, dans l'atmosphère et le sous-sol pendant plus de 24 400 ans et a pour effet de transformer l'Adn humain», précise-t-elle, avec des documents à l’appui. «Les générations à venir connaîtront de nouvelles formes de cancer», annonce-t-elle.

Aïcha, un exemple de courage

Une femme courage, Mme Aïcha a lutté inlassablement contre la maladie, sans jamais baisser les bras, poussée par une volonté inébranlable. Elle témoigne de ses nombreuses difficultés.

Mme Aïcha est une grande journaliste. Grande de cœur aussi. Grande aussi car elle aime et maîtrise son métier. Elle n’a raté aucune communication des intervenants lors de la Journée sur les droits de la femme cancéreuse. Elle-même femme cancéreuse, elle a connu l'enfer de la bureaucratie.

Aïcha a appelé à combattre l'ignorance, en lançant un message «à toutes les femmes responsables, à l'image de Nouara Djaafar, Khalida Toumi, Louisa Hanoune, les femmes députées pour faire avancer le dossier du cancer et pour arracher un plan cancer». Sa maladie date de 4 ans. Elle salue les pouvoirs publics pour leurs efforts, «mais c'est de la pratique de tous les jours dont je parle, surtout la gestion des hôpitaux.

On parle d'une réforme que je ne vois pas, particulièrement pour le cancer. Pour ma mammographie, il a fallu que je me batte et que je me déplace d'une grande ville de l'ouest où certes il y a un centre anticancer, mais qui travaille en deçà de ses moyens. Je n'ai pas encore eu mon compte-rendu. En plus, il faut toujours connaître quelqu'un pour faire un examen chez nous.»

Mme Aïcha a évoqué aussi les problèmes qu'elle rencontre au niveau de la Cnas pour le remboursement des congés de maladie. «Les seuls moments où j'ai pleuré sont ceux où je me suis retrouvée face à un préposé de la Cnas et un opérateur dans un hôpital. Jamais face à un oncologue, un psychologue ou un cancérologue, car là, on est prises en charge et soutenues.»

S'adressant à la ministre chargée de la Famille, elle dira : «Répartissez le programme quinquennal équitablement, car ce sont les disparités et les déséquilibres qui tuent !»

Elle a également appelé les médias lourds, en particulier la radio et la télévision, à parler de ce problème des femmes cancéreuses et à heurter les consciences pour atteindre tous les niveaux. Un défi : «J’ai lutté contre tous mes problèmes et je me suis relevée, sans jamais négliger mon travail.» Mme Rabhi, première présidente de l'association El-Fedjr, a vécu le cancer, il y a 30 ans de cela.

Elle vit toujours grâce à sa volonté et son courage et continue à donner du courage aux femmes actuellement souffrant d’un cancer. A peine rentrée d'un congrès international sur la sensibilisation sur la maladie, elle révèle à l'assistance : «Je vous assure que nous travaillons beaucoup en Algérie en matière de campagnes de sensibilisation des femmes contre les cancers du sein et du col. Sauf qu'eux ils ont les moyens.»

Elle a appelé aussi à l'ouverture d'un centre du cancer dans sa wilaya : «Nos malades souffrent et ils doivent se déplacer très loin. On est obligé de leur louer des ambulances».

Un carnet en étude

La présidente de l'association El-Amel d'aide aux personnes atteintes de cancer, Hamida Kettab, a présenté une nouvelle formule de suivi de la santé des femmes et la prévention aussi. C'est un carnet lancé sous le slogan : «Imaginez une vie sans cancer» dit «Carnet de la femme pour la prévention des cancers du sein et du col» à l’adresse de toutes les femmes sans exception. Ce carnet, récemment présenté à l'APN, incitera toute femme à faire cinq examens chaque 2 ans à partir de 40 ans, selon l'intervenante (mammographie, écho mammaire, frottis cervico-vaginal, bilan hormonal et téléthorax). Il sera bientôt disponible gratuitement au niveau des cabinets médicaux toutes spécialités confondues. «La femme doit d'abord faire une autopalpation des seins et des aisselles une fois par mois. Si elle trouve des nodules ou un écoulement, elle doit prévenir son médecin traitant, qu'elle consulte déjà chaque 6 mois», explique Mme Kettab.

Par ailleurs, une charte baptisée «Charte de l'espoir» a récemment été adoptée par l'Apn grâce à efforts de cette même association, pour la prise en charge des femmes atteintes de cancer.

- La ministre déléguée chargée de la Famille, Nouara Djaafar, rappelle la manne financière conséquente allouée par le département de la solidarité, pour l'actuel quinquennat 2010-2014, évalué à 21 000 milliards de dinars, soit plus de 280 milliards de dollars. 40% de ce budget sera géré, selon elle, au profit du bien-être du citoyen et du développement humain. Elle a également rappelé la récente déclaration du chef du gouvernement quant aux priorités de l'actuel quinquennat, dont la continuité de la gratuité des soins et le réseau de santé publique.

4 messages à 4 ministres

- L'avocate Benbraham a adressé quatre messages sous forme de revendications à quatre ministres. Elle a d’abord appelé le ministre de l'Habitat à réserver des logements sociaux aux rez-de-chaussée aux femmes malades en difficulté, sans ressources, sans familles ni enfants «pour leur permettre de connaître une fin de vie honorable et mourir dans la dignité et non pas comme des chiennes». Ces maisons seront sous la responsabilité des associations et de la société civile. Me Benbraham a appelé le ministre du Travail à lancer des campagnes de sensibilisation de proximité sur l'arsenal juridique des droits des malades et des assurés sociaux. Au ministre de la Communication, elle propose d’intégrer une obligation à tous ceux qui passent à la télévision dans des spots publicitaires de faire passer des messages de sensibilisation sur la santé de la femme. Enfin, elle a lancé un message au ministre de la Santé par l'intermédiaire d'un adage : «Rapprochons la santé des citoyens».

Source Infosoir Par Souad Labri

Le Pèlerin

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 06:11

Malgré 6 millions de visiteurs, la mise en conformité fait défaut

Un test de la nature de l’État algérien

centre commercial bab ezzouar

 

La première expérience de grande distribution en Algérie demeure mitigée. Elle enregistre en fait un grand retard. En dépit d’un climat des affaires contraignant, les premiers hypermarchés se sont ouverts, drainant une large masse de clients. Dans la foulée, un complexe commercial parmi les plus grands au Maghreb connaît un succès rapide : il attire des millions de visiteurs par an. Indispensables dans le paysage économique algérien, ces ensembles commerciaux sont néanmoins rarissimes dans le pays. En effet, les investisseurs dans ce domaine sont en butte au problème du foncier, ce qui freine la constitution de chaînes d’hypermarchés et de centre commerciaux. Les franchisés, eux, éprouvent des difficultés pour accéder aux locaux. Et quand, ils y accèdent, les loyers et autres charges sont exorbitants.
Le cas du centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar est édifiant. En bouleversant les règles du jeu fixées au départ, elles ont suscité le mécontentement des locataires. Le partenariat de gagnant-gagnant s’est transformé en relation déséquilibrée, en faveur des exploitants. Ce qui suscite des interrogations sur les avantages d’un tel type d’investissement.
À cet égard, l’expérience des IDE en Algérie montre qu’il existe deux types d’investisseurs étrangers. “Des investisseurs occidentaux respectueux de la réglementation, de l’environnement local, satisfaits de leur partenariat gagnant-gagnant avec les Algériens, d’autres investisseurs méprisant l’Algérie et les Algériens qui en fin de course, éprouvent par cette attitude, d’énormes difficultés à réussir en Algérie”, avertit un banquier.
En ce sens, le centre commercial et de loisirs de Bab Ezzouar, au regard de son importance pour une métropole comme Alger, constitue un test de l’apport positif ou négatif des investissements étrangers. L’absence d’un document essentiel à son activité suscite des interrogations sur le rôle de contrôle et de facilitation des pouvoirs publics. Un poids, deux mesures, quand on sait la difficulté pour un investisseur local d’acquérir du foncier à Alger, ou ouvrir un espace commercial dans la capitale ?
En fait, l’aventure commerciale à Bab Ezzouar semble tourner au vinaigre. Il ne reste aux pouvoirs publics qu’à rétablir la loi, à contribuer au rééquilibrage des rapports entre exploitant et locataires, si on veut que ce genre de complexe commercial puisse jouer dans la vie économique du pays un tremplin à l’émergence d’une véritable grande distribution, assurant et la disponibilité et la qualité des produits et/ou des prestations. En somme, un véritable moyen de lutter contre l’informel et la contrefaçon. Dans le scénario inverse, cette situation ferait accréditer l’idée que l’Algérie est loin d’être un État de droit, voire une république au service de puissants relais qui roulent pour l’unique raison d’accumuler une masse d’argent le plus rapidement possible, quels que soient les moyens légaux ou illégaux utilisés, au détriment de véritables investisseurs et de millions de clients.

Source Liberté Khaled R.

Le Pèlerin

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 05:51

Plus de 25,7 milliards de dollars ont quitté l'Algérie selon Global Finance integrity

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D’après Global Finance integrity (Gfi), la fuite des capitaux en Afrique se chiffre à 854 milliards de dollars entre 1970 et 2008, soit quatre fois la dette extérieure du continent. Mais ce chiffre est beaucoup plus élevé d'après Gfi puisqu'une bonne partie n'a pu être retracée. L'estimation réelle des capitaux qui fuient le continent pourrait aller jusqu'à 1800 milliards de dollars. Les régions de l'Afrique de l'Ouest et du centre sont les plus touchées par le phénomène. Le Nigéria et l'Egypte avec respectivement 89,5 milliards et 70,5 milliards de dollars sont à la tête du pyramide. Ils sont suivis de l'Algérie (25.7 milliards de dollars), du Maroc (25 milliards de dollars) et de l'Afrique du sud (24.9 milliards de dollars). La fuite illicite de capitaux dépasse de loin l'aide publique au développement selon Gfi avec un ratio de 2 sur 1. D'après une étude du Gif, les pays en développement perdent 10 dollars sous forme de fuite de capitaux sur chaque dollar reçu en guise d'aide extérieure.Cette hémorragie augmente également avec une moyenne annuelle de 11,9 %. Selon Raymond W. Baker " le flux massif d'argent illicite hors de l'Afrique est facilité par un système international opaque composé de paradis fiscaux, d'institutions secrètes, des sociétés déguisées, des comptes fiduciaires anonymes, des fondations fictives… et d'autres techniques de blanchiment d'argent". L'impact de cette saignée est désastreux pour les économies africaines. Selon Gif cette fuite massive s'explique par les politiques laxistes des pays concernés et "les failles profondes du système financier international ". L'étude indique : "Tant que l'hémorragie se poursuit sur le long terme à un rythme rapide, les efforts pour booster la croissance économique vont être contrariés dans la mesure où la distribution des revenus sera de plus en plus biaisée" entrainant du coup plus d'instabilité économique et politique. Ce qui explique, selon le Gif, que malgré les efforts soutenus pour stimuler le développement économique et réduire la pauvreté, les résultats restent modestes. L'Organisation exhorte les pays africains à faire de cette question une priorité et à prendre des mesures idoines pour s'attaquer au problème de la fuite des capitaux.

Source Les Débats
Le Pèlerin

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