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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 05:42

Visite au Centre national d’études spatiales

programme-spatial-Alsat-2.jpg

 

Le programme spatial national Alsat-2, qui ambitionne de doter l’Algérie de deux satellites très haute résolution pour ses besoins en communications satellitaires et d’observation scientifique du territoire, poursuit sa phase de réalisation. Conduit en partenariat avec l’Agence spatiale algérienne (Asal) et EADS Astrium, ce projet se concrétisera avec à la clé un transfert de compétence et de savoir-faire entre le maître-d’œuvre et le Centre national d’études spatiales d’Arzew (CNTS), rattaché à l’Asal, qui en assurera l’exploitation. Afin d’en savoir plus sur ce centre qui sera responsable du programme Alsat-2 nous nous sommes rendu au chef-lieu de la daïra d’Arzew, à environ 30 km à l’est de la ville d’Oran, où est implanté cet important centre des techniques spatiales.
Créé en 1987, ce centre portait à cette époque le nom du CNTS (Centre national des techniques spatiales). Avant 1987, le site où le CNTS a été érigé, était en fait l’Ecole nationale des sciences géodésiques. C’est en 2007 que le nom du CNTS a été changé pour devenir actuellement le CTS. L’on saura que jusqu’en 2007, ce centre a formé dans ses domaines de compétence 721 ingénieurs d’Etat et 153 magistères. Selon M. Madani Aarizou, le directeur du centre, le CTS est une entité opérationnelle relevant de l’Agence spatiale algérienne (Asal).
Une formation de qualité
Concernant la formation, ce centre forme, par le biais de son département dit de formation et d’information, en moyenne 35 ingénieurs (de diverses spécialités) et 35 techniciens supérieurs par an. Au bout de cinq ans (durée nécessaire pour la formation d’un ingénieur) 2 techniciens sont formés parallèlement à la formation des ingénieurs puisque la formation d’un technicien supérieur ne nécessite que 2 ans et demi. Le CTS assure également des formations de post-graduation, des formations à la carte et initie des cadres attachés aux diverses administrations à l’usage des produits livrés (des produits développés au niveau du centre au profit des administrations et autres institutions). Concernant le cycle ingénieur, «son objectif est de former des ingénieurs polyvalents destinés à concevoir, diriger et contrôler l’exécution des travaux de géodésie, de photogrammétrie, de topographie et de cadastre», nous explique-t-on. Cependant, «le cycle de technicien supérieur a pour objectif de former des TS destinés à l’exécution des travaux de topographie, topométrie, géodésie, photogrammétrie, cartographie et de cadastre». Concernant la formation de post-graduation, il existe deux spécialités : magistère techniques spatiales et application (géotique, géodésie et télédétection) et magistère instrumentation spatiale (télécommunication spatiale et technologie des satellites). C’est avec fierté que le directeur du CTS dira : «Il nous arrive des fois de recevoir des chefs de grandes entreprises qui viennent pour convaincre à tout prix nos étudiants à intégrer leurs sociétés dès qu’ils arrivent au terme de leurs formations, en leur proposant des présalaires et autres offres, c’est parce qu’ils sont au courant de la qualité de formation que nous dispensons ici.»
Un GPS de la ville d’Oran de très haute précision
Le directeur du centre nous explique que le CTS dispose pour remplir cette mission de cinq divisions de recherche : observation de la Terre, instrumentation et mécanique spatiale, géodésie, géomantique et télédétection. «Nous menons au niveau de ce centre des recherches et des études ciblées, visant à résoudre des problèmes affrontés sur le terrain par différents responsables et autres autorités locales», explique le directeur. Le directeur du centre nous explique également que le CTS «a réalisé de nombreux projets au profit des services de la direction des travaux publics (telle la mise en place d’un système de positionnement par satellite GPS de la ville d’Oran de très haute précision, le premier du genre en Algérie et qui devra être utilisé au terme de la formation des agents de la DTP dans le mois de décembre), ainsi que d’autres au profit du ministère de l’Intérieur (réalisation d’une carte géographique interactive qui affiche en temps réel, lors des élections, le taux de participation, coordonnés des différents centres de vote éparpillés un peu partout au niveau national, la position géographique de ces derniers, ainsi que d’autres paramètres. Un travail qui permet également par la suite la sauvegarde de ces données pour qu’il soient utilisés ultérieurement en cas de nécessité, et ceci dans un délais record (environ 15 jours seulement)». Et de poursuivre : «De même que le CTS a mené des recherches relatives à l’étude des aléas sismiques, mouvement des plaques de sol ainsi que le mouvement du sable (problème de désertification menaçant les wilayas des hauts plateaux), feux de forêt, lutte anti-acridienne, ainsi que d’autres domaines.» Il précise : «Nous ne nous contentons pas de l’observation et de l’étude des problèmes rencontrés par ceux qui nous sollicitent, mais nous réalisons également des synthèses à la fin de chaque étude, là où nous proposons des solutions basées sur des analyses et des méthodes scientifiques.» Il ajoute : «Nous n’utilisons pas uniquement les photos et les données transmises par notre satellite (ALSAT 1), en cas de nécessité nous sollicitons également les services d’autres satellites étrangers et dans ce cas, la mission du CTS sera de traiter ces informations et de les utiliser afin de réaliser les projets qui nous sont confiés.»
Téléguider nos satellites à partir du territoire national
D’autre part, le centre spatial d’Arzew dispose d’une station au sol chargée de communiquer et de téléguider le satellite algérien Alsat 1. Lors de notre visite au centre en compagnie du directeur du CTS, le responsable de cette unité nous dira que «la mission de notre station au sol est de communiquer et de gérer le satellite en question. Ainsi, à l’aide de nos équipements (terminal ultra-sophistiqué chargé du traitement des données numériques transférées de la station, et des assiettes paraboliques dotées de têtes émettrices et réceptrices placées au-dessus du toit de ladite station), nous passons les commandes vers le satellite et recevons les données depuis ce dernier lorsqu’il est en vision, et ceci, pour répondre aux besoins des divisions de recherche relevant du centre en matière première (photos et données reçues dans leur état brut) (notamment la division : observation de la Terre), ainsi que pour surveiller l’état de santé du satellite (un travail qui se fait en étroite collaboration avec la division d’instrumentation et mécanique spatiales)». Le CTS coopère avec d’autres centres de recherche et d’études spatiaux de diverses nationalités, tel le CNES (Centre national d’études spatiales France : projet d’étude épidémiologique concernant le bassin méditerranéen), l’Angleterre (transfert de savoir entre SSTL et le CTS), l’Italie, l’Argentine, la Syrie ainsi qu’avec d’autres pays.
Alsat 2B entièrement réalisé à Oran
Deux ans après la fin théorique de sa durée de vie (estimée à 5 ans), Alsat 1, le premier satellite de propriété algérienne lancé avec succès le 28 novembre 2008 du cosmodrome de Plesetsk (situé à 800 km au nord de Moscou, Russie), fonctionne toujours et fournit des données assez importantes et stratégiques, qui après traitement au niveau du Centre des techniques spatiales algérien sont exploitées afin de servir au développement des différents secteurs du pays. Une tâche que chacun des futurs satellites algériens Alsat 2A et Alsat 2B, qui sont en phase finale de réalisation, devront assurer avec plus de précision. En fait, Alsat 1, comme l’expliquent les spécialistes, «est un satellite d’observation de la terre d’une masse de 90 kg , ayant été conçu et réalisé en partenariat avec Surrey Satellite Technologie Limited (SSTL) au centre spatial de Surrey, situé au Royaume- Uni, avec la participation de 11 chercheurs algériens dans le cadre d’un programme de transfert de savoir-faire entre SSTL et le CTS d’Arzew». C’est la caméra multispectrale (rouge, vert, vert et proche infrarouge) qui équipe le satellite algérien Alsat 1 qui permet, d’après les scientifiques algériens, la prise de photos de haute résolution (32 m au sol) depuis une altitude avoisinant les 686 kilomètres au-dessus de la surface de la terre, que le CTS d’Arzew traite par la suite. Le satellite Alsat-2A, rappelons qu’il a été lancé le 12 juillet 2010, avec une résolution au sol de 2,5 m en mode panchromatique et de 10 m en mode multispectral, servira à différentes applications notamment la topographie, l'agriculture, la cartographie, le suivi de l'environnement. Si le satellite Alsat-2A est un satellite intégré et testé à l’étranger avec la participation de 29 ingénieurs algériens, le satellite Alsat-2B sera entièrement réalisé à Oran. Il est à signaler que le programme Alsat-2 comprend également la mise en œuvre de deux segments au sol de contrôle et d'un terminal image permettant l'exploitation et le pilotage des satellites depuis le territoire algérien. Le programme spatial algérien sera couronné par le lancement d’un satellite de télécommunications, baptisé Alcomsat-1 qui permettra de rejoindre le cercle des nations possédant leurs propres satellites de télécommunications.

Source Le Soir d’Algérie Ben Aziz
Le Pèlerin

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 05:37

L’entretien accordé par Medelci à Roussia El-Yaoum le laisse à penser

algerie maroc

 

Signe de rapprochement entre Alger et Rabat ? Dans l’interview accordée à la chaîne russe d’information internationale Roussia el-Yaoum en marge de sa visite effectuée en Russie et publiée mardi sur le site web de la chaîne, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est plus que conciliant : l’Union du Maghreb arabe (UMA) est devenue plutôt une nécessité…
En réponse à une question relative à la poussée islamiste et la position de l’Algérie vis-à-vis des mouvements populaires dans plusieurs pays arabes ayant propulsé un gouvernement islamiste dans le royaume chérifien, entre autres, Medelci soulignera le respect de la volonté populaire et l’importance du voisin marocain dans les plans stratégiques du gouvernement algérien. «L’Algérie a félicité le nouveau gouvernement. Il est vrai que aujourd’hui, c’est un gouvernement islamiste. Notre relation avec le Maroc transcende largement la conjoncture que traverse la région. Notre relation avec le Maroc est le fondement même de notre politique horizontale et stratégique, même si les problèmes de ces dernières années ont ralenti la coopération entre nos deux pays», a-t-il déclaré. Il a de même rappelé les progrès réalisés dans le but de normaliser les relations entre les deux pays. «L’accord conclu il y a une année au plus haut niveau politique entre l’Algérie et le Maroc a relancé une nouvelle coopération bilatérale très large.» Inch’Allah, cette coopération portera ses fruits, pas seulement sur le plan politique mais aussi au niveau des populations. D’autant que cette coopération concerne des secteurs sensibles pour les populations. C’est un nouvel épisode dans nos relations qui a précédé ce que les gens appellent «le printemps arabe». Or, ce printemps arabe va plutôt nous encourager à coopérer avec tous les pays de la région, le Maroc compris», a-t-il ajouté.
«Nos régimes se sont rapprochés petit à petit autour d’un projet républicain clair»

Est-ce que cela veut dire que les frontières seront bientôt ouvertes, s’interroge-t-on ? Et au ministre Medelci de répliquer : «Vous, vous comprenez suivant votre vision des choses mais nous, nous espérons trouver une solution à tous les problèmes avec le Maroc frère. Et ce sera, Inch’Allah, dans un avenir que conditionnent les conjonctures et en fonction de notre volonté d’amorcer une relance solide et transparente dans l’intérêt des deux peuples.» C’est que l’intégration régionale est devenue, aux yeux de Mourad Medelci, plutôt une nécessité. Selon le ministre des Affaires étrangères, l’Union du Maghreb arabe (UMA) est l’espoir même des peuples de la région. «C’est l’espoir de tous les Maghrébins sans exception, peuples et gouvernements. Et, quelles que soient les raisons, les progrès enregistrés jusqu’ici sont insuffisants et loin d’être satisfaisants », a-t-il regretté. Il a néanmoins justifié ce retard qu’accuse le processus d’intégration en ces mots : «Peut-être à cause de la divergence des politiques économiques ou autres. L’Algérie, à titre d’exemple, a fonctionné pendant 20 ans avec un système centralisé où le secteur public avait un quasi-monopole des relations économiques et de la production. Cela au moment où le Maroc était ouvert et libéral. Ça posait un problème de coordination et de cohésion. Idem pour nos relations avec la Tunisie.» Dans le même contexte, M. Medelci a souligné le rapprochement entre les régimes politiques suite aux évolutions dans la région. «Nous savons que les régimes étaient divergents sur le plan politique. Cependant, et après certains changements et le printemps arabe, ces régimes se sont rapprochés petit à petit autour d’un projet républicain clair. Nous espérons ainsi que le rapprochement économique en plus du progrès réalisé sur le plan politique vont booster davantage toutes les parties à aller de l’avant et de manière continue et concrète. Ce rêve que nous caressons depuis longtemps est aujourd’hui une nécessité. Nous ne pouvons ignorer cette richesse faite de liens religieux, linguistique et économique et passer outre ce potentiel qui constitue un atout dans notre coopération avec les Européens surtout.»

Source Le Soir d’Algérie Lyas Hallas

Le Pèlerin

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:23

Un vétéran de la guerre de libération nationale a comparé ses compagnons de combat aux vrais et faux tableaux exposés dans une galerie d'art.

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L'actuel combat, engagé par une génération courageuse de quelques pays arabes, demeure caractérisé par la recherche de nouvelles valeurs sûres en termes d'engagement sincère et durable afin que cette génération puisse transformer en profondeur les méthodes de gouvernance ; tandis que d'autres jeunes gens du monde arabe se contentent des reformes sans consistance et font confiance a des soi-disant réformateurs a la carte puisant leurs idées dans les salons ouatés et calfeutrés alors que les enjeux et défis de l'époque et ceux d'après exigent de la proximité permanente, face aux difficultés rencontrés par les populations en général, afin que la conception et l'application des reformes soient en diapason aux réalités du terrain
En ce qui concerne cette deuxième catégorie de pays, ci-dessus décrits, les projets de refonte des systèmes de gouvernance ont été mis sur pieds par des groupes de « connaisseurs », opportunistes en puissance, qui essayent d'étoffer ces programmes aux formes et contenus convaincants alors qu'ils ont été, au départ, conçus selon une conjoncture particulière et déclenchés unilatéralement, a l'occasion des remous de cette année, par les dirigeants de ces pays ne sachent pas vraiment quoi faire devant ces faits nouveaux car ils ont la hantise exagérée du passé et de l'inconnu d'autant plus que lesdits gouvernants (du genre reformons un peu la forme sans trop reformer le fond) ont une démarche hasardeuse et, de ce fait, ils ne cessent de brouiller davantage la visibilité des gens notamment ceux sous l'emprise des couardises d'hier et actuellement.
Ainsi, ils ont été conditionnés, depuis longtemps, à ce qu'on parle et décider a leur place. A l'exemple des ténors acharnés des partis a la pensée unique que nous retrouvons dabs l'ensemble du monde arabe (capables de marcher sur le dos des martyrs et des combattants voire des présidents de république afin d'attendre leurs buts dont celui électoraux) momentanément épargnés par les séismes de la révolution.
A ce sujet, ces derniers temps, ils ne cessent de parler que des soi-disant reformes et d'ennemis imaginaires voulant saborder leurs éventuels projets de transformations sociopolitiques dans le seul but, insiste-t-on, de détourner les gens des véritables changements qui, tout ou tard, s'imposeraient d'eux-mêmes. En attendant, d'importantes couches sociales de ces peuples n'écoutent nullement les discours compliqués, genre langue de bois bifide, encore moins qu'elles croient aux promesses liées a bien-être. Une terrible situation. En un mot, ils se retrouvent bloquées a mi-chemin !
Malgré cela, des officiels étrangers confondent sciemment, révolutions et réformettes, pour faire plaisir (en réalité leurrer) a des régimes en place. Ainsi, ils pensent beaucoup plus à l'avenir de leurs partis politiques, en termes électoraux, en glorifiant le passé des tortionnaires coloniaux, qu'au futur démocratique des peuples arabes qui n'attendent rien de nouveau, ni du sérieux, de la part de leurs gouvernants encore moins de ces diplomaties en mission (et c'est de bonne guerre), puisque à chaque fois les peuples se retrouvent a la case départ.
En revanche, «des intellectuels» algériens, casés notamment en douce France, demeurent sous la dictés de leur passé complique voire contrefait en termes de titres puisque fidélisés a des clans politiciens voire politicards en Algérie. En effet, ils ne cessent de confondre révolution et anarchie. Ce jugement de valeur hâtif, nous semble-t-il, à l'intention des braves gens en train de se sacrifier quotidiennement à l'autel de la bêtise humaine, s'apparente également aux couardises !
LES COURAGEUX AVANCENT DANS LES CHEMINS DU PROGRES ET LES COUARDS REBROUSSENT CHEMIN
L'actualité de cette semaine demeure caractérisée par les dynamiques activités politiques liées aux transformations en cours dans certains pays arabes en révolution permanente notamment en Syrie, désormais installée dans l'œil du cyclone, puisque elle a fait l'objet d'une rencontre extraordinaire de l'organisation mondiale des pays musulmans, en Arabie Saoudite, relayée immédiatement par celle onusienne des droits de l'homme qui a condamné, pour crimes contre l'humanité, ce qui est en train de se passer en Syrie.
A ce sujet, des pays, dont l'Algérie, membres de la commission du suivi et évaluation désignée par la ligue arabe, se sont réunis Dimanche passé a Doha espérant une sage réponse Après un suspens, spécifique a l'état d'esprit des baathistes, enfin le régime syrien avait accepté, sous condition, le protocole proposé par la Ligue. Curieusement, ces tergiversations nous font rappeler le cas de la Libye dont nous connaissons l'aboutissement dramatique de ses ex dirigeants.
Dans la foulée, de cette acceptation, la dictature syrienne a élargit le rayon de ses manœuvres d'intimidation, au plan militaire, a l'intention de ses voisins principalement la Turquie qui avait reçue la visite du vice-président des USA contredit peu de jours après par Madame Clinton a Genève. Ainsi, de report en report depuis un mois, pareil au jeu du ping-pong, plus de 700 morts se sont ajoutés aux 3500 assassinés. L'Histoire tranchera à sa manière les complicités tacites de quelques pays limitrophes dont Israël motivé par d'autres considérations. Entre-temps le massacre continue. Ne dit-on pas, aux pays des omeyyades, que le temps c'est comme une épée, si tu ne le coupe pas, c'est lui qui te coupera. Le régime Syrien a perdu de sa légitimité et beaucoup de temps La Ligue Arabe aussi ! Alors ?
Où va-t-on avec ces pertes de temps et tergiversations imbéciles ? Que vas-t-il se passer dans les prochains mois ? A l'évidence, une condamnation musclée du régime Syrien tarde à venir d'autant que cette dictature ne cesse de faire la politique de la terre brûlée et menace sciemment la sécurité de ses voisins. Vainement, puisque ce soulèvement du peuple Syrien se trouve dans son élément et ne perd rien de sa verve et ferveur révolutionnaire. Au contraire, il gagne du terrain car il est train d'étendre chaque semaine ses nombreux impacts, internes et externes, dans l'immédiat, a moyen, et long terme. Nombreuses organisations internationales, en principe braves et honnêtes, acceptent de moins en moins de rester les bras croisés devant l'assassinat des enfants.
D'après le Baath, qui persévère de cacher piètrement et ridiculement la vérité, personne ne sait qui est le loup et l'agneau. Heureusement, le peuple Syrien, nanti des expériences du passé le sait et l'indique, se retrouve aujourd'hui confronté à ces nouvelles épreuves liées aux manigances d'un régime le plus mensonger et manipulateur du monde arabe. En effet, ce régime ne cesse de concocter une mixture diabolique, aux impacts internes et externes, en relation avec les différents penchants religieux et identitaires voire culturels (et dans la foulée ceux du voisinage), qui, par ironie de l'Histoire, renforceraient davantage le courage et l'imagination des composantes éveillées du peuple Syrien dont le premier objectif serait l'implosion progressive du régime puisque les courageux gagnent du terrain tandis que les couards ( sous protection momentanée de deux membres du Conseil de sécurité de l'ONU a savoir la Russie et la Chine) reculeraient tôt ou tard. Inévitablement. A l'évidence, la muraille de la peur est en train de s'écrouler, et celle du courage ainsi que la force du caractère de se fortifier !
L'EXPERIENCE DE LA VIE FORME LE CARACTERE D'UN PEUPLE ET NE LE RAMOLLIT NULLEMENT
En principe, c'est ça l'expérience de l'existence. A titre d'exemple, lorsqu'on qualifie ce genre de pratique ci-dessus décrite, des connaisseurs font allusion au recul.
En effet, on dit communément : avec le recul (avec l'éloignement dans l'espace ou dans le temps et le meilleur jugement qu'il entraîne). Et : manquer de recul (ne pas disposer de la distance nécessaire qui permet d'apprécier une situation avec objectivité. Enfin : « prendre du recul ça permet de réfléchir au sens de l'existence » On dit, chez nous, dans le même sens : un vantail, d'une ancienne porte, est bruyant au moindre coup de vent car il lui manque du recul (un soutenant en fer installé derrière une porte d'entrée principale d'une ancienne maison) Ce manque de solidité d'un recul serait à l'image des peuples qui ne profitent pas assez ou négativement des expériences du passé. .Ils demeurent figés, par la force du bourrage des crânes conjugué aux peurs, voire existent en dehors du temps ! Pourtant, plus un peuple a plus d'expériences malheureuses dans la vie, davantage il s'aguerrit et redevient plus résistant et ne cesserait de continuer inlassablement son chemin sans regarder derrière lui.
Certes, le passé est important à condition qu'il serve à faire progresser les peuples dans le temps et l'espace. A part ça, nous semble-t-il, c'est de la couardise et perte du temps Et puisque le temps est une arme a double tranchant, donc les réformateurs devraient cesser de jouer avec lui. C'est pire que de jouer avec le feu Par conséquent ne jamais remettre à demain ce que l'on pourrait faire aujourd'hui. A plus forte raison, lorsque on a déjà assez d'expérience sur ce qui adviendrait de cette démarche couarde
En revanche, un changement sérieux et courageux conduit nécessairement vers plus de sérénité mesurée et de progrès avec casse ou sans casse. En effet, il n'existe pas d'omelette sans casser les œufs notamment dans ce cas d'espèce ou le bon sens est bafoué chaque jour comme en Syrie. Ce propos de casser les œufs pourrait être perçu cynique voire « choquer » auprès des malintentionnés mais il n'existe pas de meilleur moyen pour éradiquer l'horreur des dictatures car celles-ci ne se reforment nullement, comme l'ont souhaite récemment des puissances mondiales, du moment qu'elles demeurent déformées a vie.
L'année 2011 va bientôt prendre fin, celle de 2012 va débuter aussitôt. Durant l'année en question, les gouvernants arabes, avec les intellectuels, seront-ils sincères et en diapason avec les vrais et non les faux enjeux et défis des peuples ? En attendant, il serait utile d'avouer qu'il existe des peuples amorphes. Une terrible situation. Au fait, qui les a rendus comme ça. ? Qui ?
L'année 2012 apportera-t-elle des réponses dans ce sens ? Allez savoir !!!

Source Le Quotidien d’Oran Ali Brahimi

Le Pèlerin

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:20

Algérie - Sollicités pour participer au développement du pays - Les «cerveaux» à l’étranger entre espoir et réticences

greve enseignants

 

Durant le séminaire informatif sur l’intégration des compétences nationales à l’étranger dans les programmes sectoriels de recherche qui s’est tenu hier et avant-hier au consulat d’Algérie à Montpellier, les élites nationales désireuses d’investir leur savoir-faire dans le développement de l’Algérie, bien qu’elles aient affiché leur volonté de contribuer à l’effort national de développement pour peu que la demande soit «clairement» formulée par les secteurs demandeurs, n’ont pas manqué de faire part de certaines réticences. En effet, il est question notamment des pratiques de bureaucratie ainsi que des lenteurs de procédures relatives à la réalisation de leurs projets en Algérie. Ils déploreront également  une «fin de non-recevoir» que certains secteurs d’activité en Algérie leur ont signifié, préférant plutôt  «travailler avec des étrangers» alors que le vivier des compétences nationales est là. Aussi, ils ont été nombreux à exprimer leurs  réticences. En réponse à ces inquiétudes, Halim Benatallah, secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger qui présidait cette rencontre, a appelé les participants à éviter d’être «contre-productif», réitérant la volonté de l’Algérie à «donner des garanties à tous pour établir des relations de confiance». Indiquant à ce propos que le but «essentiel» est de «créer des banques de données et recenser les compétences nationales». Une tâche, a-t-il dit, qui est «loin d’être aisée».  Par ailleurs, le secrétaire d’Etat expliquera que les réticences exprimées par certains intervenants sur les offres des secteurs stratégiques qui ont été présentées, «peuvent être légitimes, mais souvent injustifiées» et peuvent selon lui «mener au statu quo», relevant cependant  «les expériences positives» de certains autres, notamment dans le corps médical qui «n’ont pas extériorisé les difficultés rencontrées sur le terrain».

Ceci dit, les intervenants à ce séminaire tout en affichant leur «ferme volonté» à apporter leur savoir-faire, ont souhaité la création d’un observatoire local qui soit rattaché aux services consulaires et qui regrouperait toutes les compétences nationales installées à l’étranger afin que la collaboration reflète une «véritable synergie en mesure de cerner les vraies demandes formulées à partir de l’Algérie et orienter les offres disponibles», d’une part, et d’autre part, que la coopération «ne se fasse pas à titre individuel, comme c’est parfois le cas, mais dans un cadre concerté pour pouvoir travailler avec transparence et efficacité» avec les institutions nationales, ont-ils souligné.  Ainsi, durant les deux journées durant lesquelles s’est déroulé ce séminaire, les représentants  de différents  ministères nationaux ont présenté leurs priorités en termes de recherche, et ont participé à l’ensemble des ateliers qui ont constitué ce séminaire.

Source Le Jour d’Algérie Lynda N.B.

Le Pèlerin

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:11

Les journaux électroniques, qui profitent d'un espace de liberté sur Internet, sont-ils la panacée?

siege el watan

le Siège d'El Watan 

Abdelaziz Bouteflika censure Internet journaux médias presse Web

«Nous avons la presse la plus libre du monde arabe». C’est ce que dit le pouvoir aux visiteurs VIP de la molle dictature algérienne. Et c’est vrai: la censure y est économique et pas bête et méchante; les journalistes ne sont pas censurés mais s’autocensurent; les annonceurs sont libres mais ont peur du pouvoir et de son fisc; et les lecteurs sont nombreux mais ne font pas l’opinion qui pèse. Dans ce paysage, un nouvel acteur non encore contrôlé: les journaux électroniques.

La presse libre algérienne sert d’alibi —tout le monde a fini par l’admettre. Née de l’élan des années 90 et ayant survécu aux terrorismes, comme aux «bureaux de lecture» des années 90 lors de la guerre civile algérienne entre éradicateurs du pouvoir et islamistes du FIS, la presse algérienne dite «indépendante» a fini en blason et en mannequin. On la montre pour dire que le pays est libre et démocratique.

Libre, mais juste ce qu’il faut: s’y isolent un peu les libéraux, les démocrates, les progressistes et les opposants. Enfin, tout le peuple de la minorité qui conteste mais ne pèse pas face à la majorité qui vote ou applaudit le pouvoir et ses fraudes électorales.

Des médias libres, mais pas trop

Plus malin qu’autrefois, ce dernier a fini par trouver la bonne formule pour régenter le paysage médiatique algérien: garder le monopole sur le média lourd —la télévision d’État, encore très stalinienne—, sur les radios de proximité —encore de propagande— et concéder des marges de liberté pour le reste —journaux francophones ou arabophones dits «indépendants».

Au sein de la famille indépendante, on a aussi pensé à des verrous: émietter un peu le lectorat en laissant se créer des publications sans vente (le fameux agrément dépend encore du pouvoir occulte et non d’instances identifiées), nourries artificiellement par l’argent de l’annonceur public et par d’autres gros clients, dont on conseille un peu la ventilation des enveloppes (opérateurs de téléphonie surtout, concessionnaires de véhicules et autres grosses sociétés du patronat privé).

Cela donne un paysage où la presse est libre, mais pas trop: on peut menacer les annonceurs qui la font vivre, lui voler des parts de marché via des journaux affidés au pouvoir et nourris par des subventions ou des gratuités dans les imprimeries de l’État, et on peu la contrecarrer par des journaux à large diffusion, comme Echourouk, porte-voix officieux des conservateurs locaux et habile vendeur du trio de choc —sexe, religion et diffamation— avec un million d’exemplaires écoulés chaque jour, selon ses propriétaires.

La panacée électronique?

Dans ce paysage émergent cependant, de nouveaux acteurs moins contrôlables font surface. Les journaux électroniques, portés d’abord par la généralisation de l’accès à Internet et par des promoteurs indépendants, souvent installés en France et donc sans fil à la patte. Depuis quelques années, l’offre électronique s’élargit en Algérie. Elle profite d’Internet, mais aussi des faiblesses de la presse papier, soumise par le pouvoir, limitée dans ses audaces par les annonceurs et déjà piégée par la culture de l’autocensure de prévention.

Parmi eux, Tout sur l’Algérie (TSA) reste leader. Lancé dès juin 2007, il a fait du chemin jusqu'à s’imposer comme première référence et comme source, rarement citée d’ailleurs, des scoops sur l’Algérie.

«Il y a plusieurs types de médias électroniques. Il ne faut pas confondre les blogs anonymes et les sites d’information. Dans le cas de TSA, nous nous positionnons clairement comme un "quotidien électronique", avec ce que cela suppose comme responsabilité en matière éditoriale.

Nous sommes édités par une société identifiée et immatriculée au registre du commerce. Nous fonctionnons donc comme un média classique: vérifier l’information, éviter la diffamation…», explique son fondateur Lounes Guemache.

Le journal se fait même exploiter par ses aînés «papier», sans vergogne:

«Il nous arrive parfois de révéler des informations en exclusivité. Le lendemain, ou quelques jours plus tard, on les retrouve dans la presse écrite nationale, sans aucune référence à la source. Mais pas seulement dans la presse nationale.

Récemment, le journal Afrique Asie a copié intégralement deux papiers de TSA consacrés aux réserves de change et aux résultats de Sonatrach. Le lendemain, la presse algérienne a repris en citant… Afrique Asie. Nous avons saisi par mail la direction d’Afrique Asie pour signaler ce dérapage et elle n’a même pas répondu!»

Liberté online

Si l’on résume, donc, les journaux électroniques algériens semblent plus libres de ton, moins contraints à l’autocensure et donnent des informations plus audacieuses que la presse écrite algérienne. Comment s’explique cette liberté que le papier semble avoir perdue? Réponse de Guemache:

«L’Internet est d’abord un espace de liberté. Il est perçu ainsi à la fois par les acteurs et par les utilisateurs. Il serait donc paradoxal de vouloir être un acteur sur Internet et de s’imposer dans le même temps une forme d’autocensure. Ensuite, contrairement à la presse papier, les lecteurs des médias online ont l’embarras du choix. Ils ont tout à portée de clic et très souvent gratuitement.

Dans le cas de l’Algérie, tous les contenus sur Internet sont accessibles gratuitement, y compris les éditions en PDF des quotidiens. Les lecteurs peuvent donc choisir ce qu’ils lisent. Enfin, contrairement à la presse écrite, dans le cas de la presse Internet toute censure ou autre dérapage est immédiatement dénoncé sur les forums. La sanction est immédiate».

Gratuité = liberté

Source SlateAfrique Kamel Daoud

Le Pèlerin

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 05:08

Stimulez vos défenses immunitaires

Yoga 

Notre système immunitaire est chargé d’assurer la défense de l’organisme face aux infections. C’est ainsi que la meilleure façon d’espérer passer l’hiver en forme est de stimuler notre système immunitaire. Quelques conseils simples d’hygiène de vie et des huiles essentielles devraient vous permettre de passer la saison froide indemne.

Revoyer le contenu de votre assiette...
Votre alimentation doit être aussi variée que possible et intégrer une bonne part de fruits, de légumes, de céréales complètes et de poisson.
Attention, avec le froid, nous avons tendance à manger plus de plats gras et copieux, notamment ragout plats en sauce, couscous, etc.
N’en abusez pas car une alimentation trop grasse fatigue l’organisme et l’on sait bien que la fatigue affaiblit le système immunitaire. Limitez particulièrement les sauces, les plats en sauce, les aliments type fast-foods, etc.
Faites du sport régulièrement
L’activité physique régulière diminue la tension nerveuse, éloigne le stress et lutte contre les états dépressifs, autant de situations connues pour épuiser nos défenses immunitaires. Paradoxalement, sachez qu’une séance de sport est idéale pour retrouver la forme, d’autant plus que le sport vous aidera à bien dormir. C’est le surmenage qui fatigue, pas le sport !
Ne fumez pas ou arrêtez de fumer, et ne vous laissez pas enfumer par les autres. En plus d’irriter les voies respiratoires qui ont déjà fort à faire pour résister à tous ces microbes qui circulent l’hiver, les centaines de substances toxiques contenues dans la fumée du tabac fragilisent l’ensemble de notre organisme.
L’alcool est à limiter car si l’alcool réchauffe sur le moment, en fait, il fragilise l’organisme.
Reposez-vous et dormez suffisamment. Sans faire la marmotte, écoutez votre corps et reposez-vous, quitte à reporter un rendez-vous ou vos courses. Côté sommeil, c’est la régularité qui compte. Couchez-vous et levez-vous à heures régulières.
Aérez tous les jours votre logement et votre lieu de travail au minimum dix minutes, même s’il fait très froid. Vous renouvelez ainsi l’air et éliminez une partie des microbes circulant.
Des huiles essentielles pour renforcer votre système immunitaire
Certaines huiles essentielles peuvent être diffusées dans l’air ambiant tous les jours ou durant certaines périodes (épidémie, fatigue, stress), mais aussi parfois appliquées directement sur la peau (après dilution dans une base) en frictions ou en massages. Attention, par mesure de précaution, les huiles essentielles sont déconseillées aux jeunes enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes.
- Huile essentielle de sarriette
Antibactérienne et antivirale, cette huile essentielle en plus d’être anti-infectieuse, stimule également les défenses immunitaires. Idéalement, elle est ici à utiliser en massages ou en frictions, matin ou soir, deux fois par semaine.
- Huile essentielle de myrte :
Anti-infectieuse, elle est un bon aseptique des voies respiratoires et atmosphériques. Durant tout l’hiver, diffusez cette huile essentielle dans l’air à l’aide d’un diffuseur.
-Huile essentielle d’origan :
Anti-infectieuse, elle est aussi stimulante en général et immunostimulante. A diffuser dans l’air ambiant pendant une vingtaine de minutes par jour, en période de fatigue.
- Huile essentielle de menthe :
Tonique et stimulante, à diffuser dans l’air ambiant ou à utiliser en frictions. Cette huile essentielle est idéale en période de stress ou en cas de fatigue.
Quelques conseils
pour passer l’hiver indemne
Remplacez le sucre par du miel (sucrant, le miel adoucit en plus la gorge. Et en cas de maux de gorge, il fait aussi bien, voire mieux, que les sirops !).
Faites des cures de ginseng (plante - ou plus exactement racine - stimulante par excellence ).
Prenez de la vitamine C ou faites une cure d’agrumes (orange, citron, pamplemousse).
Pratiquez la respiration abdominale. La respiration profonde par le ventre est idéale pour lutter contre le stress. Dans Santé de A à Z

Source Midi Libre

Le Pèlerin

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:51

Renault Algérie -  Le projet d’implantation d’une usine Renault en Algérie serait finalisé le 12 janvier 2012

renault

 

Le Directeur général de Renault effectuera le 12 janvier 2012 une visite à Alger à la tête d’une importante délégation pour finaliser le projet d’implantation d’une usine Renault en Algérie, a annoncé jeudi 08 décembre, Mohammed Benmeradi, Ministre de l’Industrie des PME et de la promotion des investissements.

Le ministre qui s’exprimait sur les ondes de la chaîne 1 de la radio nationale, a précisé que cette délégation se compose d’un groupe «venu étudier le site de l’implantation de l’usine », un « deuxième pour la qualification des entreprises concernées par l’investissement » et un troisième groupe « qui se penchera sur l’aspect juridique du projet ». Le ministre a indiqué qu’après 5 rounds de discussions le projet est en passe d’être finalisé. Il a rappelé que le site de l’implantation de l’usine sera celui de Bellara (Jijel) pour la production de 75.000 véhicules légers par an, dans un premier temps avant d’aller vers une moyenne de production de 150.000 véhicules/an. L’investissement, évalué à un milliard d’euros, sera supporté, selon le ministre, par l’Etat à hauteur de 51 % dont 15 % par la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et 36 % par le Fonds national d’investissement (FNI), et 49 % par le constructeur français. Il a également rappelé que le projet de l’implantation d’une usine Renault en Algérie a pour finalité la création d’une industrie nationale de l’automobile et pas simplement le montage de véhicule. Le ministre a assuré que le taux d’intégration de la production nationale dans ce projet sera, dans un premier temps de 30 % avant d’aller au bout de 5 années à 50 %. 100 entreprises ont été identifiées pour être intégrées au projet dans le cadre de la sous-traitance.

Source Maghreb émergent

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:32

«Salafistes algériens, la menace»

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Les salafistes algériens échappent à tout contrôle et ne cessent de gagner du terrain à travers le territoire national. Bien qu'ils soient peu visibles et sans la moindre existence légale, ces activistes fondamentalistes «constituent une force à ne pas sous-estimer, dont la menace est sérieuse» compte tenu de leurs idées et de la pensée souvent radicalistes qu'ils véhiculent.

Selon Dr. Farès Mesdour, enseignant à l'université de Blida et spécialiste en économie islamique, «la dangerosité des salafistes algériens réside dans le fait qu'ils échappent à tout contrôle, que ce soit des partis politiques ou de l'Etat». Il dit que ces individus n'obéissaient qu'à quelques chouyoukh qui les manipulaient à leur guise. «Ce sont eux qui les encadraient, qui les orientaient et qui décidaient des attitudes et du discours à adopter», explique-t-il. Pis encore, ces mêmes prédicateurs décident des ouvrages que leurs disciples sont censés lire et ceux à bannir. Autrement, les cercles salafistes algériens, contrairement à ce que l'on pourrait croire, sont plutôt bien organisés dans des réseaux chapeautés par des personnages chargés de leur enseigner des préceptes souvent étranges à nos croyances et notre mode de vie. Mais le mal est encore plus profond, assure-t-il. Ces hommes en barbe et en pantalon court «sont prêts à embraser le pays à nouveau et à nous faire revivre une crise pire que celle de la décennie noire»², a-t-il mis en garde. Et pour cause, ces individus n'écoutent que leurs chefs, qui eux, profitent de l'ignorance et du manque d'instruction de la plupart de ces pratiquants pour les mobiliser et les endoctriner. «Ils sont très convaincants et peuvent induire en erreur toute personne peu avertie»a-t-il mis en garde.

Selon Dr. Mesdour «75% des salafistes algériens sont des sympathisants du parti dissous», le Front islamique du Salut (FIS). Notre interlocuteur, ajoute par ailleurs, qu'une bonne partie d'entre eux ne croient plus en la politique et qu'il est difficile de les récupérer dans le cadre des différentes formations politiques existantes, y compris islamistes. Par ailleurs, il affirme que «ces salafistes sont très actifs et s'imposent dans la vie de chaque jour du simple citoyen, que ce soit à la mosquée, au marché ou dans les lieux publics». Ils sont plutôt volontaristes et la «prédication» fait partie de leur activité ordinaire, contrairement aux démocrates et autres politiques qui passent leurs temps dans les salons de luxe. Et toute la différence, faut-il le relever, est dans ce point précis. «Les salafistes sont des militants acharnés sans qu'ils s'en rendent comptent, ils propagent les idées de leurs chefs et ne savent même pas leurs portées ni leurs conséquences sur leurs interlocuteurs» a expliqué Dr. Mesdour, ajoutant qu'en l'absence de moyens et de mesures pour stopper cette campagne salafistes, «de plus en plus de citoyens sont séduits par leur discours religieux, en déphasage avec nos traditions et nos habitudes». «Le secret de la réussite de la stratégie des salafistes réside notamment dans la défaillance des instruments de l'Etat», a noté notre interlocuteur. Une réussite qui se traduit par le nombre de mosquées qu'ils contrôlent à l'échelle nationale. A Alger, souligne-t-il, ils sont majoritaires dans pas moins de 30% des mosquées, dans d'autres régions du pays, ce sont eux qui gèrent plus de la moitié des lieux de culte, notamment les petits ‘’Moussalate’’, situées dans les localités reculées. Bien qu'ils ne manifestent, du moins pour l'instant, aucune ambition politique et n'expriment la moindre revendication, les salafistes algériens restent omniprésents et leur capacité de nuisance demeure redoutable.

Source Les Débats Aomar Fekrache

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:29

Algérie - Élections législatives - Comment le pouvoir s’y prépare ?

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Abdelaziz Bouteflika convoquera le corps électoral, pour la tenue des élections législatives fin décembre en cours, par voie de décret. Un décret présidentiel qui ne sera signé qu’après l’adoption, par le Sénat, de toutes les lois liées à la réforme, notamment la loi électorale et celle sur les partis.
C’est ce que nous confie une source très bien informée. «Le calendrier ne subira aucune modification en cours de route», affirme, d’ailleurs, notre source qui exclut toute éventualité d’un recours à une deuxième lecture des lois sur les réformes politiques, par Bouteflika, comme le réclament certaines voix dans la classe politique. «Les élections auront lieu dans les délais, ajoute encore notre source». A savoir vers la fin février, début mars 2012. Il faut dire que les préoccupations du pouvoir sont tout autres. Il s’agit, pour lui d’anticiper les événements. Et il s’y affaire depuis quelques mois déjà. La déferlante islamiste sur le monde arabe n’épargne pas l’Algérie non plus. «Le vote islamiste est la seule certitude dans cette élection. L’électorat islamiste n’a pas besoin d’être mobilisé pour se manifester », estime une source. Toujours est-il, c’est sur la base de ce constat que le pouvoir entame la préparation des prochaines législatives. «Les choses sont très simples : Il s’agit d’empêcher cet énorme potentiel électoral islamiste de se concentrer sur un seul parti. Le pouvoir peut tout accepter sauf d’avoir affaire à un grand parti islamiste ». Ceci d’un côté. De l’autre, «le pouvoir veut faire émerger un contre-poids aux islamistes. Avec un pôle qui va fédérer des nationalistes et des démocrates».
L’abstention et le vote sanction : le cauchemar du pouvoir
Dans sa stratégie d’anticipation, le pouvoir a déjà préparé sa solution s’agissant du contrôle des islamistes. «L’agrément certain des trois partis politiques de Abdallah Djaballah, de Mohamed Saïd et de Menasra participe de cette stratégie. Et les spéculations donnent ces trois nouveaux partis à la tête du courant islamiste. Cela, au détriment du MSP qui sera l’un des plus grands perdants de la future reconfiguration de la scène politique», nous révèle encore notre source. Parti de l’Alliance présidentielle et membre du gouvernement depuis 1997, le parti d’Abou Djerra Soltani a fini par susciter méfiance et rejet des islamistes purs et durs, largement majoritaires, de l’électorat islamiste. C’est ce qui explique les agitations désespérées de l’ex-Hamas de ces dernières semaines qui s’essaye à l’opposition radicale. «Peine perdue !», estime notre source «Les radicaux, notamment l’électorat de l’ex-FIS ne reportera jamais ses voix sur le MSP. D’ailleurs, le pouvoir détient des informations précises sur les différentes tractations en cours, entre les différentes factions de l’ex-FIS et plusieurs personnalités islamistes comme Djaballah, Mohamed Saïd et Menasra. Mais jamais Abou Djerra. Les Djazaaristes conduits par Hachemi Sahnouni et des chefs de l’AIS sont disposés à parrainer les listes des partis de Djaballah, Menasra ou Mohamed Saïd, ce dernier bénéficiant de l’influence et de l’estime dont jouit son mentor, Ahmed Taleb Ibrahimi auprès de la direction et de la base de l’ex- FIS». Ce que redoute fort le pouvoir, c’est le vote sanction à l’encontre de l’Alliance ou l’abstention. «Ce qui revient au même», commente notre source. Une crainte d’autant plus aggravée par la crise qui frappe le FLN depuis plus d’une année. «Le FLN, déjà plombé par la fronde provoquée par le mouvement des redresseurs, sera par ailleurs le plus grand perdant du lancement de nouvelles formations politiques comme celle de Aziz Belaïd, Tahar Benbaïbeche ou Khaled Bounedjma, toutes se proclamant de la famille révolutionnaire ». Or, «le pouvoir tient absolument à constituer un pôle, d’égale consistance, en face des islamistes et qui sera constitué du FLN, du RND et du… FFS» !
Le mystérieux séjour algérois d’Aït Ahmed
S’étant appuyé, depuis quelques années sur le PT de Louisa Hanoune, le régime de Bouteflika veut adjoindre un nouveau client : le FFS de Hocine Aït Ahmed. «Ce qui intéresse le pouvoir, c’est l’image qu’il donnera de lui pour l’étranger. D’où le choix du FFS». Le parti, pourtant supplanté même en Kabylie depuis quelques années est sollicité par le pouvoir pour jouer un rôle dans les prochaines recompositions. Le deal aurait été scellé depuis quelques mois, à l’occasion d’un séjour qu’aurait effectué dans le plus grand secret Hocine Aït Ahmed en mai dernier à Alger». «Aït Ahmed aurait rencontré de hauts responsables lors de ce voyage et la participation du FFS aux prochaines législatives ne ferait aucun doute. C’est ce qui explique peut être la médiatisation dont jouit le parti, dans les médias publics. Mais aussi son attitude passive lors des protestations qui ont secoué le pays durant les premiers mois de l’année 2011
.

Source Le Jour d’Algérie Kamel Amarni

Le Pèlerin

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 08:22

La vérité sur la guerre du Sahara (Rappel sur un conflit vieux de 35 ans )

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Archives, cartes, recoupements, multiples entretiens avec des officiers d’active… Karim Boukhari et Amale Samie ont creusé le plus loin possible pour reconstituer la trame d’une guerre qu’on connaît mal. Une enquête exclusive

Que sait-on vraiment de cette guerre ? Pendant 30 ans, la lourde chape hassanienne, puis le réflexe de peur, ont confiné les Marocains dans l’ignorance de ce qui a été, pourtant, une véritable épopée militaire. 5 phases principales l’ont marquée : l’effort de conquête et ses préparatifs (1973-1976), le harcèlement de l’ennemi et les défaites successives

(1976-1980), la pénible érection du mur de protection et le renversement graduel de la situation (1980-1987), avant le statu quo final, puis le cessez-le-feu (1991). Chronique d’une guerre méconnue.

1973 - 1976 - occupation du terrain

Dès 1973, le Maroc a compris son erreur initiale d’avoir sous-estimé le Polisario. "Le ralliement immédiat du Polisario à l’Algérie et, derrière, son adossement financier et militaire à la Libye et à pratiquement tout le bloc de l’Est, a été vite digéré, nous expliquent des officiers à la retraite. Le Maroc n’a été ni bien conseillé, ni bien préparé à livrer bataille. Mais, il a compris que l’Espagne allait quitter le Sahara et que le reste allait se réduire à une course contre la montre". En 1974, Hassan II saisit la Cour internationale de justice de La Haye au sujet du statut du Sahara. En parallèle, il fait appel à son homme de confiance du moment, Ahmed Dlimi, qui réendosse sa tunique de militaire. À partir de 1974, Dlimi et ses hommes tenteront des incursions-éclair dans le Sahara contrôlé par l’Espagne. Quand, en 1975, la CIJ de La Haye et l’ONU rendent leur copie (en gros, oui à une auto-détermination pour le Sahara), Hassan II déduit que le territoire reviendrait à celui qui l’occuperait en premier, aussitôt que les troupes espagnoles auraient décampées. D’où l’idée d’une Marche verte vers Laâyoune doublée, à l’est, d’une pénétration militaire. L’Espagne de Franco a tout compris et a choisi, sur la fin, de laisser faire. "Pourquoi Franco aurait-il fait la guerre au Maroc puisque l’Algérie, via le Polisario, allait immanquablement le faire ?, nous explique un gradé marocain. L’Espagne voulait bien retirer ses troupes du moment qu’elle s’était assurée en partie le contrôle des phosphates et de la pêche dans la région et de la sauvegarde des îles Canaries en regard du territoire disputé". C’est en 1975 que le Maroc effectue, pour de bon, des missions de reconnaissance aérienne dans le ciel du Sahara. Dlimi et ses hommes préparent déjà un ratissage du terrain, loin de la côte atlantique. Tout est prêt pour concrétiser le coup de poker tenté par Hassan II : une Marche verte vers Laâyoune. Un véritable coup de génie. Ou comment occuper symboliquement la "porte" du Sahara, mettant les voisins et la communauté internationale devant le fait accompli, tout en s’assurant le consensus de la classe politique et en tenant éloignée une armée qui restait sur deux tentatives successives de coups d’Etat, en 1971 et 1972. Le 6 novembre 1975, donc, 350.000 civils, accourus des quatre coins du royaume, marchent vers Laâyoune, en partant de Tan Tan, escortés par des avions-éclaireurs. Les "marcheurs" ne vont pas jusqu’à Laâyoune, mais ils ont le temps de franchir la ligne de démarcation symbolique via le poste frontière de Tah. Le Maroc a ouvert la porte et mis les pieds dans l’ancien Sahara espagnol ! Pratiquement dans le même temps, Dlimi entame l’opération Ouhoud, du nom d’une célèbre guerre sainte de la première ère islamique. Militairement, la surprise est totale. Pendant le déroulement de la Marche verte vers Laâyoune, Dlimi pénétrait le Sahara en douce, à plus de 100 km à l’est, en "raflant" au passage les postes de Farsia, Jdiriya, Hawza et, plus tard, Mahbes, finissant de nettoyer tout le secteur de Smara. Le tout sans opposition notoire. L’occupation du terrain est en marche et Franco, de son lit de mort, a donné à ses troupes l’ordre de ne pas tirer. Le 14 novembre, le Maroc signe les accords de Madrid dont la Mauritanie, qui hérite du contrôle du tiers sud du Sahara, est la troisième partie prenante. Les troupes de Mokhtar Ould Daddah s’emparent de Lagouira avant de marcher, plus tard, sur Dakhla. L’Algérie dénonce, le Polisario regroupe toutes ses troupes du côté de Tindouf, alors que sa direction multiplie les va-et-vient jusqu’à Alger.

Début 1976, le décor est bien planté : la Mauritanie contrôle théoriquement le tiers-sud du Sahara et le Maroc les deux tiers nord. L’Algérie se prépare et prépare le Polisario à la guerre. Alors que la communauté internationale se relève encore du choc, tout est prêt pour une guerre qui sera, beaucoup plus, une course effrénée pour occuper les villes, plutôt que d’investir entièrement un territoire à la configuration d’un no man’s land difficile à sécuriser. Pour Dlimi, qui commande les troupes marocaines, la stratégie consiste à occuper le terrain par paliers, horizontalement, en s’enfonçant graduellement vers le bas, via de longues colonnes blindées. En face, l’Algérie arme le Polisario et l’envoie récupérer les positions prises par les Marocains. La guerre du Sahara à proprement parler peut commencer.

1976 - 1980 : La grande désillusion

L’euphorie née de la pénétration en douce des unités de Dlimi dans le Sahara n’a pas duré longtemps. Dès janvier 1976, une première grande bataille a lieu autour d’Amgala, entre des troupes marocaines et algériennes. Les Marocains gagnent la première manche, laissant 200 victimes algériennes sur le sable. La victoire est totale et le Maroc, sur ordre de Hassan II, choisit de "se contenter" de la prise de 100 prisonniers algériens. Le calcul du monarque est simple : le Maroc a gagné la bataille, mais il n’a pas envie de déclencher une guerre contre l’Algérie. D’où le choix de libérer une bonne partie des captifs. Le calcul, en tout cas, sera juste, puisque cette bataille maroco-algérienne, plus connue comme Amgala 1, restera comme la seule confrontation réelle entre les troupes des deux pays. Quelques semaines plus tard, le Maroc perd Amgala suite à la riposte polisaro-algérienne. Et à partir de là, les deux (ou trois) adversaires se livreront à un interminable jeu du chat et de la souris. Le Maroc occupe déjà plusieurs villes. Pour conforter ses positions, il se heurte au problème du ravitaillement. Le Polisario sort alors ses griffes. Grâce à sa très grande mobilité, il déploie sa technique de la guérilla en multipliant les attaques surprise de toutes parts. "C’est, comme nous l’explique cet officier, une guerre sans front, où les embuscades sont monnaie courante". Les Marocains, à leur grande surprise, découvrent que le Polisario, comme cela nous a été confirmé par plusieurs sources, est "mieux équipé, mieux préparé" à une guerre qu’il pressent longue. Écoutons la confidence de ce pilote de chasse marocain : "On effectuait nos missions aériennes à l’œil nu. Pour beaucoup d’entre nous, on recevait notre formation sur le tas. J’ai tiré, faute de discernement, sur des positions marocaines… En face, le Polisario n’avait pas d’aviation, mais avançait dans des chars ultrasophistiqués pour l’époque, équipés d'infra-rouge, qui leur permettaient d’attaquer et de cibler juste même la nuit". En plus, et tout au long de cette année 1976, les unités du Polisario s’infiltraient dans le massif de l'Ouarkziz qui surplombe la gara de Tindouf. Occupé à libérer les villes du Sahara, le Maroc n’a pas cru l’Algérie capable de donner le feu vert au Polisario pour s’attaquer aux parties non contestées du Maroc. Le Polisario a fini par faire de cette montagne marocaine un véritable bunker et une base de lancement des attaques contre les positions marocaines.

L’année 76 verra aussi la mort d’El Ouali, le fondateur du Polisario, en plein champ de bataille sur le front mauritanien. Il est remplacé, à la surprise générale, par Mohamed Abdelaziz, voulu et imposé par les Algériens. Sur les champs de bataille, le Maroc perd considérablement du terrain. L’aviation marocaine multiplie les missions. Au point qu’on l’accuse d’avoir eu recours au napalm lors d’une de ces missions… Le Polisario multiplie les attaques, notamment à partir de 1978, contre les positions marocaines. En parallèle, l’Algérie déstabilise la Mauritanie politiquement, et le Polisario l’use militairement. L’été 1978, déjà, le président mauritanien Ould Daddah est renversé par Ould Haïdallah. L’année d’après, la Mauritanie se retire tout simplement du Sahara. La guerre, qui fait rage, devient celle du Maroc et de l’Algérie. Hassan II contre Boumediène. Deux modèles de gouvernance diamétralement opposés.

Avec le retrait de Nouakchott, le Maroc se retrouve avec un territoire de près de 270 000 km2 à sécuriser. Une tâche d’autant plus difficile que le Polisario, désormais, multiplie les attaques de l’intérieur même du territoire mauritanien, en partant des villes du Nord, dont Zouerate. Ou Bir Moghrein. En août 1979, et à l’évacuation de Dakhla et tout l’Oued Eddahab par la Mauritanie, les forces marocaines investissent la ville, après une course contre la montre avec les unités du Polisario venant de Zouerate et de Bir Moghrein. Les Marocains arrivent plus vite que leurs adversaires ; le 11 août, ils sont à Dakhla. Le 14, ils commencent à sécuriser la province. Mais les lignes de l’armée marocaine s’étirent, le ravitaillement se perd en cours de route. Le Maroc recule et, en dehors des grandes villes comme Boujdour et Dakhla, il se cantonne au Nord et à ses trois points stratégiques que sont Laâyoune, Boucraâ et Smara. Tout autour, le Polisario tisse un axe de défense "mobile" qui va jusqu’aux portes de Boujdour. En janvier 1979, par exemple, il pousse le luxe jusqu’à occuper, quelques heures durant Tan Tan, violant allègrement la souveraineté marocaine. La désillusion, qui durera jusqu’en 1980, est alors d’autant plus grande que, sur le plan diplomatique, le Polisario marque des points. Sans être un fiasco, la guerre du Sahara semble alors très mal engagée et un changement de stratégie, d’abord militaire, devient urgent.

1980 - 1987 : Le mur par lequel le salut arrive

En 1980, Dlimi, sur les conseils des experts du Mossad israélien, lance le chantier d’un mur de sable, qui tracera de nouvelles frontières à l’intérieur du Sahara. "L’idée, se souvient un officier, est de défendre les positions marocaines, les villes comme les immensités désertiques, et surtout de choisir désormais les champs de bataille". Dlimi s’appuie sur ses trois colonnes blindées, Ouhoud, Arak et Zellaqa, fortes de 20.000 hommes chacune, pour creuser des sillons à travers le Sahara. Août 1980, le premier mur est en construction, qui protège le triangle névralgique Boucraâ-Smara-Boujdour. Le Polisario, sentant venir le danger, intensifie les attaques et accumule les démonstrations de force (bateaux de pêche arraisonnés non loin de Boujdour) avant l’achèvement du premier mur en 1982. Une année auparavant, Hassan II avait surpris tout son monde, à commencer par la classe politique marocaine, en acceptant, sans doute pour répondre à la pression de la communauté internationale, l’idée d’un référendum. Politiquement, une brèche est ouverte. Et tout devient possible. Le Maroc reprend militairement du poil de la bête. Mais, politiquement, il a bel et bien concédé du terrain pour sa souveraineté. C’est alors que l’armée, à son tour, et au bout de près d’une décennie de combats, pour reprendre l’expression d’un témoin de cette guerre, "contre des ennemis souvent invisibles", donne des signes de fatigue. Que se passe-t-il au juste avant que Dlimi, un certain jour de janvier 83, trouve la mort dans un accident de voiture pour le moins irréel ? Nul ne le saura jamais, même si, des années plus tard, la CIA déclassera une partie de ses archives pour placer l’ancien commandant de la zone Sud parmi une longue liste d’assassinats politiques. L’assassinat de Dlimi changera, en tous cas, la donne au Sahara. Militairement, et surtout politiquement. Abdelaziz Bennani, voire Driss Benaïssa, Abrouk ou le colonel Britel qui dirigeront plus ou moins la manoeuvre à la suite de Dlimi, iront chercher leurs consignes auprès du roi. Hassan II décide, par exemple, que le "droit de suite" (possibilité de poursuivre les intrus en dehors du mur), auquel sont dédiées les brèches qui séparent le mur sera désormais astreint. "Le but, nous explique un officier à la retraite, est d’éviter de nouveaux affrontements directs avec l’armée algérienne en poursuivant l'assaillant loin du mur". Politiquement, Hassan II fait de Driss Basri son représentant personnel au Sahara, et bientôt son interlocuteur aussi bien auprès des Algériens que des émissaires de l’ONU. Le Sahara, qui continue d’être un champ de bataille, vaut au Maroc moins de morts et de prisonniers. Mais, diplomatiquement, le retard accusé par le royaume dès les années 70 par rapport au Polisario et à l’Algérie s’agrandit. En 1984, la RASD (République arabe sahraouie démocratique), proclamée dès 1976, est reconnue par l’OUA (Organisation de l'unité africaine). Le Maroc, trahi par ses amis africains, claque la porte de l’OUA et se ferme complètement. Il se reconcentre sur son effort de guerre et lance la construction d’un deuxième mur, toujours loin de Tindouf. Les escarmouches reprennent de plus belle, comme si chacun s’était mis d’accord, de part et d’autre, qu’aucune solution politique n’était envisageable avant la désignation d’un vainqueur et d’un vaincu à la guerre. En 1987, pourtant, le Maroc remporte une victoire morale : le 6e et dernier mur est achevé. Oued Eddahab est définitivement sécurisé, fermant ainsi le front mauritanien et ouvrant la voie, l’année d’après, au Plan de paix présenté par le S.G de l’ONU, Javier Perez De Cuellar.

1987 - 1991 : La fin d’une guerre inutile

L’année 1987 s’annonce sous de meilleurs auspices pour le Maroc. Il stabilise la situation. Le Polisario triomphant du début des années 80 s’essouffle graduellement. Il ne parvient plus à inquiéter Dakhla, complètement sécurisée. Le dernier mur, celui qui longe la frontière avec la Mauritanie, est enfin terminé. Il protège aussi Tichla et Aousserd dans l’est de la province d’Oued Eddahab. Mais les attaques rageuses ne cessent pas. En février, mars et novembre de cette année, le Polisario effectue raid sur raid le long du mur qui va maintenant de M’hamid El Ghizlane à Guergarat, à 55 km au nord de Lagouira, pour éprouver les défenses marocaines soumises à rude épreuve. Mais désormais, la pression va changer de camp. Le Polisario laisse trop de victimes pour une armée, déjà sans hiérarchie, dont l’effectif peut aller jusqu’à 30 et 40.000 hommes, selon les périodes. La Libye ne fournit plus d’armes depuis longtemps, les "guerilleros" ont pris de l’âge et comme nous le dira le journaliste tunisien Abdelaziz Dahmani (il prépare un ouvrage sur le sujet) : "La relève n’était pas à la hauteur. Finie la connaissance du terrain, la guerre avait l’âge des recrues". En fait, ces soldats formés en Union soviétique n’étaient pas destinés à la guérilla mais à une guerre plus conventionnelle. Toujours selon Abdelaziz Dahmani, c’est là qu’a résidé l’erreur qui sera fatale au Polisario en tant que force militaire. Les jeunes ne connaissaient le Sahara que par les cartes ou par les "excursions" à l’est des murs. C’est alors le commandant Ayoub Lahbib, dernier chef de guerre, qui fait l’essentiel de la pugnacité du Polisario.

Les opérations continuent tout de même. Le mur est solide mais pas infranchissable. Le Polisario utilise, par endroits, la technique des bombardements pour forcer le passage. Des incursions sont aussi signalées à travers l’une ou l’autre des cinq "brèches", qui séparent les six portions du mur. Défaillance des radars de surveillance ? Erreurs à mettre sur le compte de certaines négligences et défauts de transmission ? En août et en décembre1987, puis en janvier 1988, des accrochages acharnés se déroulent tout le long du mur. Ils feront près de 300 morts de chaque côté. Mais c’est désormais une guerre sans grande conviction et politiquement inutile même à celui qui l’entretient. Surtout que le Maroc et le Polisario avaient accepté le plan de paix de l’ONU, le 30 août 1988. Pour négocier en position de force, le Polisario essaie de faire le forcing, mais le 11 décembre il abat un avion américain par erreur. Durant cette même année, la situation politique est désastreuse pour les dirigeants du Front. Une révolte ouverte a explosé dans les camps de Tindouf. Une de ses conséquences sera le ralliement de 6 membres de la direction du Polisario, dont Omar Hadrami. Le Polisario tente toujours de s'adapter à des confrontations conventionnelles auxquelles le mur, désormais achevé, l’oblige. Ayoub opère par concentration de blindés. Les derniers combats significatifs auront lieu à Gueltat Zemmour, en octobre 1989, en janvier et en novembre 1990 où le Polisario laissera près de 100 morts sur le terrain. C’est à cette époque-là, selon Lahbib, rentré au Maroc depuis, que le Polisario apprend à "percer" le mur avant de faire demi-tour sous le feu de l'aviation marocaine. Il faudra attendre août 1991 pour que la guerre cesse définitivement. L’armée du Polisario se désagrège encore et ne compte plus, selon la majorité des observateurs, que 2000 à 6000 réguliers. Bizarrement, alors, quand le cessez-le-feu bilatéral est enfin proclamé le 6 septembre 1991, le Maroc est militairement au plus fort alors que le Polisario est au plus bas ! Mais continuer était plus inutile que jamais. Malgré quelques dernières escarmouches, la guerre du Sahara était bien finie.

Source Algérie- DZ

Le Pèlerin

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