Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:22

Match amical de football: L’Algérie bat la Tunisie 1 à 0

algerie-tunisie-novembre-2011.jpg

 

L’équipe nationale d’Algérie de football a battu l’équipe nationale de Tunisie sur le score de 1 à 0, samedi au stade Mustapha Tchaker de Blida en match amical international devant un public nombreux et fair-play.

L’unique but de la rencontre a été inscrit par le milieu offensif Ryad Boudebouz à la 42e minute de jeu.

Le coach des " Verts " a présenté une équipe complètement originale avec un trio Ghilas- Soudani – Boudebouz en attaque et Lemouchia- Lacen dans la récupération, alors qu’Hassan Yebda avait le rôle de meneur de jeu. L’équipe nationale a débuté son match en exerçant un fort pressing sur la défense Tunisienne qui s’est concrétisé à la 42 ème minute par un tir puissant des 25m sur une reprise de volet après un dégagement du gardien tunisien.

Durant la seconde mi-temps, les verts ont continué leur offensive malgré une action Tunisienne très dangereuse.Tour à tour Yebda de la tête, Guedioura et Bouazza ont failli aggraver le score. Les " Verts " joueront une autre rencontre amicale, mardi au stade du 5 juillet (Alger), face aux lions indomptables Cameroun.
Composition des équipes :

Algérie : Zemmamouche (Doukha 46e)-

Meftah (Hachoud 83e), Medjani, Yahia, Belhadj, Lemmouchia, Lacen,Yebda, (Guedioura 71e), Ghilas (Bouazza 54e), Soudani (Aoudia 59e), Boudebouz (Tedjar 75e).

Remplaçants : Bouzid, Bougherra , Mostefa, Metref, Bouchouk.

Tunisie : Jeridi , Haggui, Ifa (Boussaidi 60e), Gharbi, Abdenour, Ragued, Yahia (Chikhaoui 65e), Msakni, Khelifa ( Chermiti 71e), Allagui ( Jomaa 54e),Dhaouadi.

Source Algérie plus

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 16:59

Main-d'œuvre étrangère en Algérie - Les Chinois toujours en tête

Chinois-en-Algerie.jpg

 

Près de 60.000 étrangers sont détenteurs de permis de travail en Algérie ce qui représente 1.05% du volume global du nombre de travailleurs salariés dans le secteur économique, a indiqué le ministre du Travail Tayeb Louh.A la tête de la main- d'œuvre étrangère les Chinois puisque on compte aujourd'hui quelque 30 000 ressortissants chinois installés en Algérie, ce qui constitue la plus forte communauté étrangère dans le pays.

 Selon le ministre du Travail Tayeb Louh, sur plus de 50.000 étrangers, 21.962 travailleurs, soit 43,27 % du nombre global des travailleurs étrangers exerçant et déclarés à la sécurité sociale en Algérie sont des Chinois, suivis des Egyptiens avec un nombre plus de 4000 travailleurs soit 8,03 %.  Selon Louh qui répondait jeudi aux questions des députés du sénat, le taux de main-d'oeuvre étrangère enregistrée en Algérie reste ‘’insignifiant’’ par rapport aux autres pays et au nombre global de la main-d'oeuvre nationale. Le secteur le plus attractif pour la main-d'œuvre étrangère demeure, selon le ministre, le secteur du BTPH qui avait recensé 27.176 travailleurs étrangers (53,54%), celui de l'Industrie avec 21.699 travailleurs) et celui de l'Agriculture avec 208 travailleurs. Confrontées au manque en matière de grandes infrastructures, les autorités ont lancé depuis le premier plan quinquennal  2004 -2009 de vaste programmes de constructions publiques ce qui a obligé à recourir à la main d'œuvre et aux entreprises chinoises réputées pour leur efficacité. Pour le ministre du Travail, le recours à la main d'oeuvre étrangère surtout chinoise spécialisée demeure exceptionnel et concerne uniquement les spécialités que le marché du travail ne saurait fournir notamment dans les méga-projets tels que les barrages et des lignes de tramway. Pour rappel, la réalisation de la Grande Mosquée d'Alger a été confiée récemment au groupe public chinois China State construction ENRG (CSCEC), la construction de ce troisième plus grand édifice religieux au monde  coûtera plus de 109 milliards de dinars.

Pour ce qui est des conditions et procédures liées aux autorisations de travail pour les travailleurs étrangers «Elles ont été fixées dans le cadre de la régulation du marché du travail», a expliqué Tayeb Louh.

Selon ces conditions, les qualifications du travailleur étranger doivent correspondre aux professions requises. Le travailleur étranger doit obtenir un permis pour exercer sa profession suivant les lois et réglementations en vigueur.  Le permis de travail doit être accordé à la main d'oeuvre étrangère suivant le besoin et doit concerner les spécialités rares non disponibles sur le marché national du travail. Il s'agit notamment du forage et de la prospection au niveau des compagnies du pétrole et du gaz et des spécialités professionnelles dans les domaines du bâtiment, des travaux publics et de l'industrie. Sur un autre point, le ministre du travail  Tayeb Louh, a indiqué que l'Inspection du travail avait établi, durant le premier semestre de 2011 quelque 2.130 procès verbaux d'infraction à la législation du travail à l'encontre d'étrangers travaillant en Algérie sans permis ni autorisation.6.326 visites d'inspection dans des sociétés implantées en Algérie dont 1.106 dans le sud ont été effectuées durant cette période, lesquelles ont permis l'établissement de 260 procès-verbaux contre les sociétés et 2.130 procès-verbaux d'infraction contre des travailleurs étrangers. En 2010, 3.154 entreprises étrangères et nationales dont 573 implantées dans le sud ont fait l'objet de visites de contrôle, a-t-il ajouté. 741 procès-verbaux d'infraction ont été établis à l'encontre des sociétés employant une main d'oeuvre étrangères de manière contraire aux dispositions juridiques en vigueur et 4.987 procès-verbaux ont été dressés contre les travailleurs  étrangers ne disposant pas de permis de travail en Algérie, a ajouté le ministre.

«Des instructions on été données en faveur de l'intensification des opérations d'inspection auprès des sociétés  étrangères en vue de vérifier si ces dernières remplissaient les conditions juridiques d'emploi de la main-d'oeuvre étrangères tout en informant les autorités locales et les services chargés de l'emploi au niveau local de toute infraction enregistrée en la matière.

Source Les Débats Nassima Hammiche

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 11:24

Algérie - Revalorisation des retraites - Le gouvernement en quête de financement

retraites-algeriens.jpg

 

Le gouvernement semble se pencher ‘’sérieusement’’ sur le cas des petites retraites, malmenées par les effets de l'inflation induits par les récentes revalorisations de salaires. Le ministre du Travail et de la sécurité sociale a indiqué avant-hier, en marge d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, que le gouvernement examinait la mesure exceptionnelle relative à la revalorisation des pensions de retraite, en particulier ‘’les petites pensions’’, notamment dans ses aspects relatifs aux taux et aux modalités de financement.

Tayeb Louh avait annoncé récemment que le gouvernement préparait «une mesure exceptionnelle» pour la revalorisation des allocations et pensions de retraite, ajoutant que cette question «sera prochainement tranchée». Cette mesure exceptionnelle «sera prise en charge par le budget de l'Etat», ajoute-t-il. Cette catégorie de retraités avait, pour rappel, tenu un sit-in de protestation au lendemain de l'annonce des résultats de la tripartite de fin septembre dernier, jugés en déçà de leurs espérances.

Source Les Débats Y.F.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 11:01

Algérie - Les nouvelles pratiques vestimentaires

et-la-fripe--.jpg

 

Fringues, fric et débrouille
Libération - La nouvelle génération surnommée kangourou, car elle reste très tard dans le cocon familial, se sert de la consommation pour afficher son indépendance.

Pour afficher son indépendance, l’Algérien opte pour une «géographie» de l’habillement. Il passe de l’ère du stock américain à celui des années chinoises en transitant par le kamis. Rien à voir avec la mode.
Les Algériennes, sont plus près de la mode.«Les consommatrices ont une grande soif de produits made in... ailleurs. Pour les conquérir et les garder, nous déployons des trésors d’imagination», nous avoue d’emblée un vendeur dans un magasin de friperies à Ben Aknoun.
L’enjeu est, il est vrai, considérable. Les 18-25 ans représentent 5,5 millions de consommateurs, dont plus de 80% sont des filles. Au chaud, chez leurs parents, elles n’ont en général aucune charge financière et disposent d’un fort pouvoir d’achat.
Riche de promesses pécuniaires, cette cible est aussi stratégique, car ces demoiselles, dictent la mode aux petites et aux grandes.
Les adolescentes les imitent en se rabattant sur la friperie pour jouer les femmes fatales. Et leurs aînées (30-40 ans), en les copiant, s’achètent une seconde jeunesse à bas prix. Certains magasins, qui avaient commencé par attirer ces très jeunes adolescentes, ont vu débarquer dans leurs boutiques une clientèle plus âgée. «Nous envisageons de ramener des vêtements de grande taille pour les plus âgées !», nous dit le gérant d’un magasin de friperie à Bou-Ismaïl dans la wilaya de Tipaza.
S’adapter, tel est le mot d’ordre des propriétaires de magasins de friperie consacrés aux 18-25 ans. D’autant que la concurrence est grande. Les enseignes et écriteaux sont toujours plus nombreux à se disputer le cœur et surtout le porte-monnaie de ces «grandes filles». De petites boutiques à la rue Hassiba-Ben-Bouali à Alger-Centre, ont réussi à séduire la génération kangourou, qui se sert des vêtements de la friperie pour afficher son besoin d’indépendance.
Sur le marché pointu, pas question toutefois pour une boutique de se laisser aller, sous peine de se voir délaissée ou désertée carrément aussi vite qu’elle a été adulée. «Les jeunes filles ressentent assez vite une sorte d’’’overdose’’. Et là, elles commencent à chercher des vêtements plus personnalisés leur permettant d’affirmer leur différence à moindre coût», analyse une vendeuse à El-Biar. «Ce que veulent nos clientes, c’est surtout de ne pas avoir le même vêtement que leurs copines», ajoute-t-elle.
A Kouba, la plupart des boutiques de friperie soignent également le design de leur magasin, tel celui de Ben-Omar, qui a installé des rayons propres à cette clientèle, qui veut se sentir désirée et chouchoutée. «La partie destinée aux jeunes femmes est différente des autres», explique le gestionnaire. Les rayons sont plus déstructurés, les tenues sont fixées sur les murs et les accessoires sont mêlés aux vêtements. Un peu plus haut, au centre-ville de Kouba, un commerçant de friperie a choisi d’aménager sa boutique à la manière des grandes boutiques de luxe, aérée, claire, mais une seule touche tranche : la musique techno.
Pourtant, la recette miracle pour séduire les jeunes femmes n’existe plus. «Il existe un modèle de consommation propre à cette tranche d’âge et qui n’a rien à voir avec celui de la génération précédente», explique un vendeur à Bab-Ezzouar.
Cette génération surnommée kangourou, car elle reste très tard dans le cocon familial, se sert de la consommation pour afficher son indépendance. Pas question, donc, de lui refiler des vêtements de dame. «Les jeunes filles veulent marquer leur différence tout en restant dans les tendances actuelles.
Voilà l’un des secrets du look des 18-25 ans», analyse une vendeuse à El-Biar. Seule solution donc : avancer le nez au vent. Les boutiques de friperie doivent anticiper les attentes de leurs jeunes clientes, sinon «c’est la ruine», résume un vendeur à Bab-El-Oued.

L’ère du «chifoune»
Nouvelles mœurs donc chez une population de plus en plus encline à s’habiller «chifoune» suite à une paupérisation générale qui s’est emparée des couches les plus vulnérables de la société. Le commerce de la friperie est certes présent au lendemain de l’indépendance. Mais il disparaît vite du paysage. Les pouvoirs publics de l’époque le considèrent comme un signe de sous-développement, voire une humiliation. Ils impulsent ensuite une dynamique active à l’industrie textile. Ah ! La bonne vieille Sonitex qui fabriquait le même costume, le même pantalon, le même manteau pour toute l’Algérie. Et l’on s’habille tous de la même façon, quoique les jeunes se débrouillent pour se dégoter un blouson ou un jean importé par les rares circuits parallèles. Les jeunes filles ont plus le choix et se faisaient des vêtements sur mesure pour faire original. Même chose pour les chaussures. La bonne vieille Sonipec fabrique les mêmes mocassins en série.
Et puis arrivent les années quatre-vingt et leur vent de libéralisme. S’installe alors une plus grande liberté dans l’habillement. C’est la fameuse époque du «cabas», l’ancêtre du container. Très vite, cette économie parallèle du prêt-à-porter installe ses places fortes dans les villes et villages qui en font une spécialité. Alors, on parle de «kech frança» (habits de France).

A chacun sa méthode
Une certitude sur le marché mouvant de la friperie : les gamines devenues grandes, rêvent avant tout d’une armoire bien remplie. «Je sors beaucoup et je n’ai pas envie de porter la même tenue deux week-ends de suite», confie Radia, 21 ans, employée dans une entreprise privée. Pour répondre à ce besoin impérieux de changement, chaque boutique de friperie a sa méthode. «L’idée est de permettre aux jeunes femmes de s’habiller de la tête aux pieds dans notre boutique sans se ruiner», affirme une vendeuse à Alger-Centre. «Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les occasions.»
Mais cette stratégie ne suffit pas toujours. Alors, pour garder la flamme intacte, les vendeurs de friperie misent aussi sur le renouvellement. Toutes les semaines de nouveaux stocks entrent en boutique. Les jeunes femmes le savent : si elles doivent craquer, mieux vaut succomber immédiatement. Attendre, c’est prendre le risque de voir le modèle disparaître ou, pire, de le voir arboré fièrement par une rivale.
Impensable Les années chinoises !
Bon marché - Les produits de la contrefaçon se vendent très bien et l’on comprend pourquoi une paire de baskets portant le sigle d’une grande marque est cédée à un prix dérisoire.

Les années quatre-vingt-dix apportent avec elles un large éventail de choix dans l’habillement... Les petits trabendistes, passeurs de cabas, finissent alors par disparaître écrasés par les barons des containers importés de Chine. L’ère de la contrefaçon débute à ce moment-là en Algérie avec l’étalage des plus prestigieuses marques à des prix imbattables. Libéralisme oblige, les bonnes vieilles Sonitex et Sonipec devenues Districh réduisent considérablement leur production avant de licencier leurs personnels et vendre leurs biens immobiliers. Dès lors, la Chine est omniprésente avec son prêt-à-porter et même ses ressortissants, qui ont ouvert des boutiques dans toutes les villes d’Algérie. Les produits de la contrefaçon se vendent très bien et l’on comprend pourquoi une paire de baskets portant le sigle d’une grande marque est cédée à un prix dérisoire. Bien sûr, cette économie parallèle échappant à tout contrôle, fait le bonheur des petites bourses, toutes astreintes au système D pour arriver à subvenir aux besoins vestimentaires des enfants. La friperie se porte bien. Le prêt-à-porter «made in China» aussi.Il y a les autres aussi, ces magasins de luxe qui ont pignon sur rue et dans les grands boulevards des villes algériennes. C’est une clientèle qui ne fait pas de calcul. Un costume vendu à près de 6 millions de centimes, un manteau pur cachemire à 4 millions, des chemises qui valent un smig la pièce… Et ça marche ! Omar, jeune patron d’une boutique de luxe, avoue s’en sortir malgré un loyer faramineux. «Paradoxalement, ma clientèle, contrairement aux idées reçues, n’est pas constituée de bourgeois mais d’étudiants, de petits fonctionnaires et même de jeunes chômeurs qui viennent s’offrir qui une paire de chaussures, qui un chandail à
5 000 dinars». Pour notre interlocuteur, les gens aisés, eux, s’habillent en Europe.
Le grand paradoxe, c’est la génération kangourou qui impose son goût aux plus jeunes et aux plus âgés (es), le kamis, lui, devient une tenue d’apparat, au moment où la défunte Sonitex cède le monopole aux vêtements fabriqués en Chine et, au bout du chemin, les Algériens s’habillent dans leur écrasante majorité à partir de la friperie, de la même façon… De la même contrefaçon. !

Chinatown au centre d’Alger
A la faveur des chantiers de l’Aadl, plusieurs cités de la capitale tendent à se transformer en un véritable Chinatown. Et pour cause, ce sont des ouvriers chinois, engagés en force sur ces chantiers qui se sont mis à écouler une marchandise contrefaite, en particulier l’habillement.
En effet, l’histoire commence avec ces ressortissants chinois qui se sont mis à écouler des vêtements au niveau des marchés informels. Profitant d’une irrépressible envie de la jeunesse algérienne de s’habiller «made in», ils se sont permis, à la grande joie d’adolescents, d’étendre à même le sol une variété de vêtements. Même la gent féminine chinoise s’est mise de la partie pour satisfaire la génération kangourou locale.
Un paradoxe, les vendeurs de vêtements à la sauvette locaux trouvent un énorme inconvénient à l’émergence de ce phénomène de vendeurs d’habits venus de Pékin. Néanmoins, les revendeurs à la sauvette locaux trouvent un avantage à la prolifération de cette nouvelle catégorie «d’habilleur», venue dans les bagages des groupes industriels chinois. «Depuis que nos amis chinois ont investi la rue, la police nous laisse travailler en paix», disent certains jeunes vendeurs algériens versés dans le commerce de l’habillement.
Reste que la plupart se bousculent vers les lieux squattés par les ouvriers chinois, ainsi que les boutiques ouvertes par les Asiatiques. Toutefois, le nombre de commerçants chinois est jugé actuellement insignifiant.
«La présence chinoise dans le secteur de l’habillement n’a rien de gênant, au contraire. Ils nous vendent des vêtements moins chers qu’ailleurs. Avec eux, nous trouvons notre compte… et pour notre goût», disent plusieurs clients au niveau d’un magasin géré par des ressortissants chinois au niveau de la rue Hassiba-Ben-Bouali à Alger.

Le temps du kamis
Parallèlement à ces circuits qui libèrent l’économie de la fringue avant l’heure, se développe doucement mais sûrement celui du kamis.
Un commerce venu du Moyen-Orient avec ses tenues spécifiques, et ce, depuis le début des années 1980. Cette période fut marquée par la généralisation des gandouras blanches et du voile chez les jeunes filles. L’Algérie se découvrait alors de nouvelles pratiques vestimentaires complètement étrangères à ses traditions. Le kamis pakistanais, long et boutonné au col remplaça la bonne vieille gandoura, le hidjab remplace le voile immaculé de l’Algéroise, la m’laya noire de l’Est et celui à un seul œil (bouaouina) de l’Ouest. Ensuite, les choses évoluent très vite. Ce qui n’est au départ qu’un habit du vendredi devient l’apparat de tous les jours et de plus en plus de jeunes arborent le kamis comme un signe ostensible de piété.
On affiche volontiers sa foi par l’apparence extérieure. Emerge alors une nouvelle génération visible à son accoutrement : kamis, baskets et «arakia», cette coiffe blanche qui remplace le chèche immaculé de nos parents
.

Source Infosoir R. Kjazini

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 10:53

Alors que le groupe français Lafarge accepte la règle 49/51%

projet Renault

Deux grands projets de partenariat algéro-français ont connu des avancées notables, a annoncé, jeudi dernier, le ministre de l’Industrie, de la PME, et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi. Interrogé sur le projet Renault, en marge d’une séance de questions orales au Conseil de la Nation, le ministre a précisé que «90% des questions ont été réglées et nous poursuivons les négociations uniquement sur les détails». Ce projet, prévu initialement sur le site de la Société nationale de véhicules industriels (SNVI), pourrait être réalisé dans la zone industrielle de Bellara, à Jijel, selon Benmeradi, qui n’a pas fourni plus de détails. Ce projet qui sera mis au point selon la règle 49/51% vise à fabriquer 75 000 véhicules dans une première étape pour atteindre 150 000 véhicules dans une seconde phase. Le capital détenu par l’Etat algérien n’a pas encore été arrêté par le gouvernement. Quant au taux d’intégration, il sera, selon le ministre, entre 20% et 25% dans une première étape pour atteindre ensuite 60%, avec l’intégration de la pneumatique et du vitrage. L’autre grand projet «réglé», selon le ministre, est celui du groupe français Lafarge qui réalisera une cimenterie à Oum El Bouaghi. Selon les réponses du ministre devant les sénateurs, Lafarge a adressé une correspondance au gouvernement «où il affirme sa disponibilité à relancer le projet de la cimenterie de Sigus (Oum El Bouaghi) sur la base d’un partenariat à 49/51%». «Nous avons entamé depuis une semaine les négociations pour une mise en œuvre prochaine du projet, qui nécessite une durée de réalisation de 12 à 16 mois», a-t-il ajouté, affirmant qu’il s’agit bien d’un «projet stratégique qui entre dans les objectifs du GICA (Groupe industriel des ciments d’Algérie)». Ce projet, pour rappel, remonte à 2007 lorsque le groupe égyptien Orascom avait décroché trois titres miniers auprès de l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM).  Toutefois, le groupe français, qui avait acquis en 2008 l’ensemble des cimenteries du groupe égyptien à travers le monde, s’est approprié des titres sans autorisation préalable de l’agence, ce qui lui a coûté, début 2010,  le retrait des trois titres. Il aura fallu attendre la seconde visite en Algérie, fin mai dernier, de l’envoyé spécial du Président Nicolas Sarkozy, M. Jean-Pierre Raffarin, pour rouvrir le dossier. Notons que l’usine, dont le coût s’élèvera à 360 millions d’euros, produira 2 millions de tonnes de ciment par an. Le groupe français détient actuellement 35% de la cimenterie de Meftah (Blida) en plus de la totalité du capital des cimenteries de M’sila et Mascara. 

4 milliards de dinars pour soutenir l’activité de stockage des déchets ferreux
«Le Conseil des participations de l’Etat CPE a décidé d’accompagner, par un prêt de 4 milliards de DA, les trois entreprises publiques activant dans la récupération des déchets ferreux et non ferreux, appelées à stocker ces matières durant deux ans». C’est ce qu’a indiqué jeudi le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement M. Mohamed Benmeradi, en réponse à une question d’un sénateur. Cet appui financier permettra, selon le ministre, aux entreprises spécialisées de stocker ces matières en attendant que les trois complexes sidérurgiques de Boumerdès, Oran et Bellara entrent en activité. Et dans ce cadre, le projet du complexe de Boumerdès, un partenariat entre l’Etat (34%) et un opérateur privé (66%), «démarrera dans quatre mois», selon le ministre pour qui «si la décision du stockage de ces déchets n’a pas été prise nous seront contraints de les importer», a-t-il soutenu. A rappeler que la loi de finances complémentaire 2010 avait interdit l’exportation de ces produits dont le volume a été estimé à 500 000 tonnes entre 2006 et 2010.

Dispositif ANSEJ : 4 000 micro-entreprises insolvables
Près de 3% des micro-entreprises créées dans le cadre du dispositif ANSEJ sont insolvables, affirmé jeudi dernier le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh. En chiffre, ce sont près de 4 000 microentreprises qui représentent un coût d’indemnisation de près de 4,5 milliards DA, selon Louh. Pour le ministre, cette question faisait l’objet d’examen au niveau de l’administration du Fonds de garantie des crédits créée en 1998 dans le cadre de la politique de soutien à l’emploi de jeunes promoteurs au titre des dispositifs d’aide à l’emploi pour la création de microentreprises. Le capital global du fonds s’élève à 41,5 milliards DA avec la participation de plusieurs parties dont le Trésor public, l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) et cinq banques publiques. Le fonds intervient, à la demande des banques, pour couvrir 70% des sommes impayées à la date de la déclaration de l’insolvabilité de la microentreprise. Quant au bilan des projets initiés par les jeunes dans le même cadre, le ministre a indiqué que 21 767 microentreprises ont été créées en 2011 et ont permis la création de 49 159 postes d’emploi.

Source La Tribune Smaïl Boughazi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 10:50

Le Caire - La Ligue arabe a accédé samedi à la demande des opposants au régime de Bachar al-Assad en suspendant la Syrie et en la menaçant de sanctions

La-Ligue-arabe-suspend-la-Syrie.jpg

 

Un camouflet sévère pour Damas motivé par son refus d'appliquer comme promis le plan arabe de sortie de crise.

Dix-huit des 22 membres de la Ligue ont voté en faveur de la "suspension de l'adhésion de la Syrie à toutes ses réunions" à compter du 16 novembre et ce "jusqu'à l'application dans sa totalité du plan arabe de sortie de crise".

Cette décision a été annoncée par le chef de la diplomatie du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani, à l'issue d'une réunion ministérielle au siège de l'institution au Caire.

Avant la Syrie, la Libye, également touchée par la vague des révoltes du "Printemps arabe", avait été suspendue le 22 février des travaux de la Ligue.

La Ligue a en outre invité tous les courants de l'opposition à "se mettre d'accord sur un projet commun", a ajouté le responsable qatari devant la presse, précisant que la Ligue arabe souhaitait les rencontrer sous trois jours au Caire à ce sujet.

La Ligue prône également des "sanctions politiques et économiques" contre le pouvoir syrien s'il continue à ignorer le plan de règlement arabe, a précisé M. Thani, sans donner plus de précisions sur ces mesures. Si Damas persiste à faire fi des avertissements arabes, la Ligue pourrait en outre faire appel aux Nations unies, a prévenu l'institution.

La suspension de la Syrie est "illégale et contraire au traité" de l'organisation panarabe, a aussitôt répliqué l'ambassadeur syrien auprès de la Ligue arabe, Youssef Ahmad.

C'est une décision qui "met fin à l'action arabe commune et prouve que l'administration (de la Ligue) suit un programme édicté par les Américains et les Occidentaux", a affirmé M. Ahmad, qui a assuré que Damas "mettait en oeuvre tous les points" du plan arabe de sortie de crise et allait continuer de le faire.

Damas avait dit accepter le 2 novembre un plan arabe prévoyant la fin des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation des médias, avant l'ouverture d'un dialogue national.

Les mesures votées samedi, auxquelles trois pays -la Syrie, le Liban et le Yémen- se sont opposés, invitent également les Etats membres à retirer leurs ambassadeurs à Damas.

Dans un communiqué, le Conseil national syrien, qui regroupe la majorité de l'opposition syrienne, s'est félicité de ces décisions, les qualifiant de "pas dans la bonne direction", alors que les militants pro-démocratie avaient appelé vendredi les Syriens à défiler pour réclamer "le gel de l'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe".

Les Occidentaux, Union européenne et Etats-Unis en tête, ont réagi en saluant l'isolement "croissant" de la Syrie.

Le président américain Barack Obama a "applaudi" une "étape importante".

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a appelé la communauté internationale "à entendre le message qui lui est adressé par les Etats arabes et à agir (...) dans toutes les instances internationales appropriées", faisant allusion au Conseil de sécurité de l'ONU.

En Syrie, des manifestants pro-régime ont mis à sac samedi l'ambassade d'Arabie saoudite à Damas, et d'autres sont montés sur le toit de l'ambassade du Qatar, en signe de protestation contre la décision de la Ligue arabe.

La répression de la révolte populaire, qui a fait selon l'ONU plus de 3.500 morts depuis la mi-mars, n'a pas faibli, faisant notamment plus de 120 morts en dix jours dans la seule région de Homs, un des foyers de la contestation dans le centre du pays.

Samedi, dix civils, dont une femme, et onze agents de sécurité ont été tués dans le cadre d'opérations de répression et d'affrontements entre soldats et déserteurs à travers le pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le régime, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation, affirme lutter contre des "gangs terroristes" qu'il accuse de chercher à semer le chaos en Syrie.

Source 20minutes.fr AFP

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 04:46

Heurs et malheurs du pétrole algérien

pompagepetrole.jpg

 

Depuis son installation à la tête du secteur de l’Energie et des Mines, le nouveau ministre, Youcef Yousfi, ne cesse de constater combien est catastrophique l’héritage que lui a laissé son prédécesseur Chakib Khelil.
Il vient de se rendre compte encore récemment, en septembre et octobre derniers, que l’Algérie avait pris un énorme retard en matière de formation et dans le domaine de la recherche et du développement. Il a pris aussi conscience que le secteur des hydrocarbures algérien avait cessé d’être attractif aux yeux des investisseurs potentiels, après que trois appels d’offres lancés par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) se soient avérés négatifs. Il n’est malheureusement pas au bout de ses désillusions. Il sera encore beaucoup plus choqué quand il découvrira l’état de délabrement dans lequel se trouvent certaines unités industrielles, les usines de liquéfaction en particulier, ou la dégradation avancée de certains gisements, dont Hassi Messaoud notamment.
Pour peu qu’il examine de près les contrats de vente de pétrole et de gaz passés durant la dernière décennie, ceux portant sur la réalisation de certains projets ou encore ceux concernant les achats de matériels ou prestations, il sera certainement ahuri par le niveau de corruption atteint, sachant que quasiment toutes ces affaires ont fait l’objet de versements de pots-de-vin. Je suis enfin certain qu’il a déjà dû se rendre compte de la situation de découragement, voire de désespoir du personnel de la compagnie nationale, une situation causée par la politique de gestion des ressources humaines menée depuis le début des années 2000. Une politique fondée sur le népotisme, l’instabilité au poste, la précarité de la fonction qui ont favorisé l’ascension vers les sommets de la hiérarchie des arrivistes, des médiocres et des «yes man» au détriment des compétents.*
Youcef Yousfi est particulièrement bien placé pour constater l’état de décrépitude du secteur pétrolier et l’énormité des dégâts qui y ont été causés depuis l’avènement d’Abdelaziz Bouteflika au pouvoir et la nomination de son compère, Chakib Khelil, au poste de ministre de l’Energie, vu qu’il l’avait déjà occupé durant la présidence de Liamine Zeroual. Il lui suffit de comparer la situation d’alors avec celle d’aujourd’hui. Pourra-t-il nettoyer les écuries d’Augias et remettre de l’ordre dans la maison*? J’en doute, car la tâche est immense. Le laissera-t-on même entreprendre une telle action*? J’en doute aussi, car le laisser-faire signifierait permettre de dévoiler un degré insoupçonnable d’incurie, la corruption à tous les étages, voire la traîtrise de la part de membres du sérail, y compris parmi les plus éminents d’entre eux. Toutes choses que le pouvoir ne souhaite pas voir étalées sur la place publique*: tout le monde sait qu’en Algérie, on met en prison pour plusieurs mois, voire années, celui qui aura volé un téléphone portable, mais qu’on ne demandera jamais de comptes à un ministre ou à un général qui aura détourné plusieurs millions de dollars.
Souvenons-nous de la déclaration de Belaïd Abdeslam, nommé Premier ministre en juillet 1992 puis limogé en août 1993, qui dit «avoir signé l’arrêt de mort de son gouvernement à partir du moment où il avait fourré son nez dans le contrat de vente de gaz à l’Italie», un contrat dans lequel le président de l’ENI avait reconnu, devant un juge d’instruction milanais, avoir versé une commission de 32*millions de dollars à une très haute personnalité algérienne. Souvenons-nous également comment Abdelaziz Bouteflika s’était empressé d’enterrer le scandale BRC, en exigeant, contre toutes les règles de droit, la dissolution de l’entreprise. On ne peut, en tout cas, que souhaiter bon courage à Youcef Yousfi.
Ceci étant, revenons aux constatations faites par le ministre. S’agissant de la formation, il a noté que la transformation par Chakib Khelil de l’Institut algérien du pétrole (IAP) en SPA a eu un impact négatif sur sa mission de recherche et de formation et a estimé que l’Algérie ne disposait pas des compétences nécessaires, alors que le potentiel pétrolier de l’off-shore du pays était important. En effet, M.*Khelil avait cherché à «américaniser» l’IAP en le faisant passer, en 2006, du statut d’établissement universitaire à celui d’entreprise industrielle destinée à réaliser des profits. Tout comme aux Etats-Unis où pratiquement toutes les universités sont payantes. Il poussa le souci du changement jusqu’à faire en sorte que cette nouvelle entreprise ait deux actionnaires*: Sonatrach pour 90% et Statoil pour 10%. Or – comble de l’ironie ou de l’irresponsabilité – Statoil, la compagnie nationale norvégienne des pétroles, est très spécialisée dans le forage et l’exploitation en off-shore, vu que tous les champs pétroliers norvégiens sont en mer.
Comment expliquer alors que cinq ans après, l’IAP n’ait pas formé de spécialistes de l’off-shore*? Ceci démontre tout simplement, ce qui avait été constaté en son temps par de très nombreux observateurs, que le souci principal de l’ex-ministre n’était pas de veiller aux intérêts de l’Algérie, mais plutôt de mettre en application la politique édictée par les pétroliers texans qui trônaient alors à la Maison-Blanche. Ceci est d’autant plus grave à constater que cet institut a formé, depuis sa création en 1965, des milliers d’ingénieurs et techniciens qui exercent leur métier un peu partout à travers le monde, notamment en Afrique et dans le Golfe où leurs compétences sont très appréciées.
Youcef Yousfi a également estimé qu’il était inadmissible qu’«un demi-siècle après l’indépendance, on ne soit pas en mesure de faire le design d’une unité de réinjection, d’un pipeline ou d’une installation». A quoi a donc servi de créer une société mixte spécialisée en la matière, en association avec une filiale de la plus grande compagnie d’engineering et construction au monde, Halliburton*? A quoi ont servi les milliards de dollars engrangés par BRC à travers les différentes affaires qui lui ont été confiées par Sonatrach, mais aussi par le ministère de la Défense, si ce n’est à fournir des superprofits à l’associé américain et à engraisser encore un peu plus ceux qui, aussi bien du côté américain qu’algérien, ont perçu des commissions sur chacun des contrats passés avec cette entreprise*? Des commissions faramineuses, puisque que BRC surfacturait ses prestations jusqu’à 600% et 700% du coût normal.
N’oublions pas que Chakib Khelil était tout fier de dire que Sonatrach traitait avec BRC même quand cette dernière était 15% plus chère que le moins disant, car c’était une société algérienne. Nous avons, là aussi, encore une fois, la confirmation de ce que nombre de spécialistes – dont l’auteur de ces lignes – avaient dénoncé, à savoir la supercherie qui avait consisté à faire croire à l’opinion publique que l’Algérie détenait, au travers de BRC, un outil formidable de réalisation de projets de très haute technicité. Alors que cette entreprise n’a servi, en réalité, qu’à acheter la protection étasunienne pour Abdelaziz Bouteflika et pour la nomenklatura militaire qui dirige le pays. Car souvenons-nous aussi qu’en* dehors de son rôle de pompe à finances, BRC a permis à la CIA et autres services de sécurité américains de connaître tous les secrets de l’armée algérienne à travers des puces reliées au réseau Echelon ou autre installation de réception US, qu’ils avaient installées dans les fameuses mallettes de commandement achetées chez Raytheon et mises à la disposition des plus hauts responsables militaires algériens. Il faut croire que ceux qui ont permis une telle félonie en avaient, des crimes sur la conscience, pour acheter à un tel prix la protection américaine. *
Venons-en maintenant à l’autre constatation faite par le ministre de l’Energie, à savoir la non-attractivité du secteur pétrolier algérien aux yeux des investisseurs étrangers. Afin de comprendre les enjeux, il y a lieu de revenir, ici aussi, quelques années en arrière et de se pencher sur le feuilleton de la loi sur les hydrocarbures. A la demande de Bouteflika, son ami de longue date et ministre de l’Energie Chakib Khelil avait, on s’en souvient, mené un forcing effréné pour faire adopter cette loi qui n’était rien d’autre qu’une véritable conspiration contre les intérêts du pays et qui aurait probablement abouti à une disparition pure et simple de l’OPEP. Elle* répondait, par contre, en tous points aux vœux de l’Administration américaine. Après l’avoir gelé en 2003, à la veille de sa réélection pour un second mandat, Bouteflika l’avait faite adopter par un vote de l’Assemblée nationale qui avait entériné l’ordonnance présidentielle s’y rapportant, mais n’avait pas signé les décrets d’application qui auraient permis son entrée en vigueur.

Après une hésitation qui dura plus d’une année et face au tollé soulevé, tant en Algérie qu’au sein de l’OPEP, il fit marche arrière et demanda à son ministre de l’Energie de supprimer du texte de loi tous les articles controversés, ceux qui rétablissaient le système de concessions. C’est alors que Chakib Khelil mit au point de nouvelles dispositions qui venaient modifier et compléter ce texte et qui firent l’objet d’une autre ordonnance présidentielle, l’ordonnance n°06-10 du 3*Rajab 1427 correspondant au 29 juillet 2006. La modification la plus importante était celle qui rétablissait le droit de Sonatrach de détenir obligatoirement au minimum 51% d’intéressement sur chaque gisement exploité par une compagnie étrangère. L’autre ajout de taille était celui instaurant «une taxe non déductible sur les profits exceptionnels réalisés par les associés étrangers, applicable à la part de la production leur revenant lorsque la moyenne arithmétique mensuelle des prix du pétrole brent est supérieure à 30*dollars par baril.
Le taux de cette taxe est de 5% au minimum et de 50% au maximum». Le reste du texte originel était* maintenu en l’état, notamment dans ses dispositions fiscales qui devaient s’appliquer dans un contexte où Sonatrach était redevenue majoritaire, alors même qu’elles avaient été conçues dans l’esprit d’une loi réinstaurant le régime des concessions. Cet amalgame avait entraîné* une difficulté supplémentaire, celle d’adapter ces dispositions aux associations de Sonatrach avec les compagnies étrangères régies par le système du partage de production (Production Sharing Agreement, PSA). Vouloir ainsi fondre dans le même texte de loi des dispositions relevant de deux systèmes d’exploitation quasiment antinomiques a eu pour résultat de créer des incohérences qui ont fait de cette nouvelle législation un épouvantail pour les compagnies étrangères et un cauchemar pour les services fiscaux algériens.
Notons au passage que le système de partage de production, en vigueur un peu partout dans le monde et qui a encore cours en Algérie, garantit à l’associé étranger un profit en nature, généralement de l’ordre de 18 à 20% de son investissement, et le met à l’abri de toute modification des règles fiscales du pays hôte car l’impôt dont il est redevable est pris en charge par la compagnie nationale de ce pays*; ce qui explique pourquoi Anadarko, qui produit une vingtaine de millions de tonnes de pétrole par an, a introduit un recours en justice contre Sonatrach pour violation de contrat*et lui réclame quelque 3*milliards de dollars de dommages et intérêts et avait même, un moment, envisagé de quitter l’Algérie où elle est présente depuis 1989.
La question qui se pose alors est celle de savoir pour quelle raison Chakib Khelil est ainsi passé d’un extrême à l’autre. Pourquoi, après avoir fait une loi extrêmement favorable aux intérêts étrangers, l’a-t-il ensuite transformée en repoussoir*? Est-ce par incompétence qu’il a créé un tel capharnaüm*? Si lui l’était, ses conseillers et amis américains –entre autres Spencer Abraham, secrétaire d’Etat à l’énergie de janvier 2001 à février 2005 dans le gouvernement de George W. Bush et William Richardson qui avait occupé le même poste d’août 1998 à janvier 2001 sous la présidence de Bill Clinton – qui l’ont assisté et soutenu lors de l’élaboration de la première mouture de la loi, ne l’étaient certainement pas.
Pourquoi ont-ils laissé faire*? Ou est-ce plutôt par remords d’avoir entraîné l’Algérie sur la voie de l’asservissement aux Etats-Unis qu’il a voulu tout d’un coup être «plus royaliste que le roi»*? N’est-ce pas enfin, comme certains l’ont prétendu, par dépit d’avoir échoué dans sa tentative de mettre les richesses en hydrocarbures du pays entre des mains américaines qu’il a voulu faire en sorte que plus aucun investisseur étranger ne s’intéresse au secteur pétrolier algérien et démontrer ainsi a contrario la justesse de ses idées*? Quoi qu’il en soit, qu’il ait agi par désir de nuire ou par inconscience, il n’en reste pas moins que l’état dans lequel il a laissé le secteur pétrolier, après près de dix ans de*règne sans partage, est catastrophique et il faudra énormément de temps et d’efforts à ceux qui en ont la charge pour le remettre en bon état de marche.
Source El Watan Hocine Malti

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 05:24

 Les chrétiens d’Algérie réclament l’abrogation de la loi de 2006

chretiens-algerie.jpg

 

La semaine dernière, des chrétiens ont été arrêtés à El Tarf et un autre est passé en procès à Oran. Alors que l’on connaît surtout les mésaventures des chrétiens de Kabylie, ceux de l’intérieur du pays réclament aussi le droit de vivre leur foi et l’abrogation de la loi de 2006.

Appelons-le Belkacem. Constantinois de naissance, il se dit «Algérien et fier de l’être. Et chrétien et fier de l’être devenu.» Pas facile pour lui de vivre pleinement sa foi dans une ville aussi conservatrice que la capitale de l’Est, mais il tient le coup. «Je vis ma vie le plus normalement du monde, je travaille, comme n’importe quel citoyen, mais j’évite bien sûr de parler de mes croyances. Ici à Constantine, le conservatisme religieux est omniprésent, il suffit de voir toutes ces femmes voilées, je pense que même à Sétif ou à Guelma, elles ne sont pas aussi nombreuses. De plus, depuis 2006, nous éprouvons beaucoup de difficultés à faire passer le message du Christ, ce n’est plus comme avant. Si nous tentons quoi que ce soit, nous risquons l’arrestation sur simple dénonciation comme si nous étions des criminels.» Bien sûr, on connaît surtout la situation des chrétiens en Kabylie, mais à l’intérieur du pays, les chrétiens réussissent-ils à vivre sereinement leur foi ?

La semaine dernière, deux jeunes auraient été arrêtés pour prosélytisme dans la wilaya d’El Tarf - même si, pour le moment, l’information ne semble pas être confirmée par Mustapha Krim, président de l’Eglise protestante d’Algérie. A Oran, le procès d’un chrétien a été reporté cette semaine au 17 novembre. Arrêté suite à une dénonciation de son voisin, il est, lui aussi, accusé de prosélytisme. Dans ce contexte, Mustapha Krim demande à nouveau que la loi de 2006 (voir interview ci-dessous), soit abrogée ou révisée avec le concours des représentants algériens du christianisme. Pour rappel, cette loi soumet la liberté de culte à diverses autorisations. Or, dans les faits, les chrétiens, dont nous avons recueilli les témoignages, assurent que cette loi «est surtout appliquée aux citoyens algériens de confession chrétienne, pour lesquels il est devenu risqué de porter sur soi un exemplaire de la Bible». Elle punit également toute forme d’évangélisation de 2 à 5 ans de prison et de 500 000 à
1 000 000 DA d’amende. Elle vise quiconque «incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion.»

«Malades mentaux»

Sur l’axe Alger-Ghardaïa, Mohamed, 55 ans, confie : «Ici, vous savez, il est difficile de nous organiser, nous ne sommes ni à Alger ni en Kabylie. Doucement, mais sûrement, nous y arriverons, nous parviendrons à avoir notre propre lieu de culte. Il faudrait pour cela que l’Etat admette que des Algériens peuvent ne pas être musulmans, il faut qu’il abroge cette loi de 2006.» L’Etat estime à 70 000 le nombre de chrétiens en Algérie. Mustapha Krim avance pour sa part le chiffre de 30 000 protestants et environ 11 000 catholiques, en précisant qu’ils ne se trouvent pas «exclusivement en Kabylie», mais aussi à Alger, à Oran, dans le Constantinois, et également du côté des Hauts-Plateaux, comme Djelfa. Du côté des Aurès, une petite communauté se prépare pour la fête de Noël qui sera, pour beaucoup, célébrée le vendredi 23 décembre prochain.

Kahina, 23 ans, protestante, se dit profondément confiante en l’avenir. «Je m’en remets à Dieu pour notre pays, pour notre avenir. Je n’ai pas peur, mais je suis parfois irritée par l’attitude de beaucoup de nos compatriotes qui nous stigmatisent et nous prennent parfois pour des malades mentaux. Et cette loi de 2006  n’a rien arrangé, au contraire, je prie chaque jour pour son abrogation, et pour que nous puissions jouir pleinement de notre croyance  puisque notre Constitution est censée en garantir la liberté.» Belkacem, profondément attristé par cette situation, ajoute : «Cette loi n’a fait que nous stigmatiser davantage, nous sommes devenus des parias pour beaucoup de nos compatriotes et avec le ministre des Affaires religieuses que nous avons, tout va de mal en pis. Krahna. Houma habbine n’dirou kima khaoutna el iraqiine  (nous n’en pouvons plus, ils veulent que nous fassions comme nos frères irakiens).»

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 05:00

La performance d’exploration de l'Algérie s’écarte de quelques dizaines de points par rapport à ce qu’il se pratique dans le monde.

petrole-algerien.jpg

La presse nationale a rapporté la semaine dernière des informations relatives à  un haut responsable du secteur de l’énergie et des mines qui affirmait à l’agence Reuters sous couvert de l’anonymat que l’Algérie s’apprêtait à apporter des modifications fiscales à son cadre juridique et contractuel d’exploration - production.

Selon cette source, le régime de partage de production devrait être assoupli et la fameuse taxe sur le superprofit pourrait être carrément abrogée. Le motif étant le désintérêt des compagnies pétrolières et le manque flagrant d’une bousculade, réalité confirmée par deux appels d’offre lancés par l’agence algérienne Alnaft pour un total d’une vingtaine de blocs à explorer dans le domaine minier. Si on se réfère aux chiffres donnés par le ministère de l’Energie et des mines dans le bilan, édition 2010, ce domaine s’étendrait sur près de 1.536.442 km2 dont 774.688 Km2 seulement sont occupés. 25% du domaine total est en prospection, 23% en recherche et 3% en exploitation. 761.754 Km2 restent vierges.

La performance d’exploration s’écarte de quelques dizaines de points par rapport à ce qu’il se pratique dans le monde. 13 puits forés aux 10.000 km2 contre une moyenne mondiale de 105 pour une même superficie. Il est clair que les responsables d’Alnaft n’ont pas raté  l’occasion à travers cet état de fait pour expliquer le marasme de l’activité amont par l’attente de ces nouvelles dispositions. Il faut souligner que ces analyses ont entretenu sciemment ou inconsciemment une légère confusion sur la question du régime juridique des activités de recherche et d’exploitation. En effet, la loi sur les hydrocarbures de 2005 et son ordonnance modificatrice abrogent toutes les dispositions notamment la loi 86-14 du 19 août 1986 instaurant le partage de production. Par contre l’ordonnance n° 06-10 du 29 juillet 2006 dans son article 02 confirme la concession mais modifie légèrement le terme concessionnaire en désignant Sonatrach Spa et c’est là où commence cette l’ambiguïté. Actuellement dans le monde, il n’existe pas de régime de concession hybride spécifique à chaque pays. Le contour typique général est bien défini. L’Etat octroie au titulaire un titre minier exclusif d’exploration. En cas de découverte commerciale, il obtient un ou des titres exclusifs de développement et d’exploitation. Le titulaire de la concession  est propriétaire de la totalité des hydrocarbures produits à la tête des puits. Il est aussi propriétaire des installations de production jusqu’à l’expiration de ses droits miniers. A l’expiration de la concession, les installations fixes reviennent à l’Etat sans indemnité pour le titulaire.

Il est possible pour l’Etat de participer dans le cadre d’un accord d’association sans aucune contrainte de l’une ou l’autre des parties. En contre partie, le concessionnaire finance entièrement à sa charge toute la phase d’exploration en plus d’une partie des investissements de développement dans le cas où cet accord d’association se concrétise. Il paye durant ces opérations un bonus, une redevance superficiaire, une redevance de production en nature ou en espèce, un impôt sur le bénéfice et d’autres taxes supplémentaires spécifiques à chacun des pays où ce régime est pratiqué. Il reste bien entendu que l’Etat dispose d’un droit de regard sur le profil de production et parfois même la commercialisation de la production. Donc assimiler l’obligation du contractant de prendre Sonatrach Spa comme associé avec un minimum de 51% à un retour vers le partage de production dont nous verrons le principe plus loin, peut constituer une déviation du régime voire même commettre une confusion contractuelle. Tout porte à croire que le président Bouteflika en signant l’ordonnance en 2006 a voulu ménager son ministre et en même temps stopper la grogne autour de la privatisation de Sonatrach.

C’est la raison pour laquelle on peut aisément constater  à la lecture de cette ordonnance, l’empreinte de Chakib Khellil et celle de Louisa Hanoune. En effet, l’article 2 , non amendé de la loi 05-07 du 28 avril 2005 précise le principe de mobilité et d’adaptation qui caractérise l’action de l’Etat et dés lors à restituer à ce dernier celle de ses prérogatives autrefois exercées par Sonatrach Spa. C’est ce même principe qui a constitué l’ossature de l’exposé des motifs de l’ancien ministre de l’énergie et des mines. Il reste incontestablement contradictoire avec les dispositions contenues dans l’article 32 de l’ordonnance n° 06-10 du 29 juillet 2006 qui restitue à Sonatrach le droit exclusif d’agir pour le compte de l’Etat dans sa participation avec le concessionnaire devenu maintenant contractant. Cela ressemble à un partage de production mais ce n’en est pas un.

Source Le Matin DZ Rabah R.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 04:42

Algérie - Le FFS pense qu’on a «libéré la terre, mais pas les Algériens»

Algerie FFS

 

Le Front des forces socialistes ne veut pas rester en marge du débat sur les réformes politiques. Profitant d’une cérémonie célébrant l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance, le FFS a donné une première position sur une loi qui fait actuellement débat au Parlement. Nora Mahiou, secrétaire nationale chargée de la condition féminine au sein de cette formation politique, a indiqué que «le FFS est pionnier dans le domaine de la promotion de la femme. C’est le seul parti politique qui a présenté deux femmes têtes de liste APW lors des dernières élections locales», a-t-elle dit. Selon elle, la promotion de la femme n’est pas dans les quotas. «Que les responsables donnent l’exemple en nommant plus de femmes ministres, walis ou à d’autres hautes responsabilités», a indiqué Mme Mahiou.Cette rencontre, à laquelle ont assisté quelques militants de la localité de Chéraga, à l’est d’Alger, est aussi une occasion de se rappeler le passé et de penser au futur. Baba Ahmed, un militant élu de l’APC de Ghardaïa, a indiqué que la fête du 1er Novembre doit être une occasion de se «poser la question de savoir qu’est-ce que nous avons fait en 50 ans d’indépendance». «Sommes-nous dignes des sacrifices des chouhada et des moudjahidine ?», s’est-il interrogé. L’intervenant a accusé le pouvoir de «vouloir isoler le FFS et le circonscrire en Kabylie». Il a énuméré les différentes «tentatives de déstabiliser» le parti dans la région de Ghardaïa. Il a également appelé les jeunes présents à «lutter pacifiquement jusqu’à la fin de ce régime». Le même discours est tenu par Miloud Makhkoufi. Ce militant de Mascara a accusé le «système d’avoir caché le passé et compromis l’avenir». Pour lui, le pouvoir «tente de diviser les Algériens» en voulant circonscrire le FFS à une seule région. C’est la même idée qui était développée par Amar Belloul, secrétaire national chargé des affaires juridiques et administratives au FFS. Selon lui, la lutte pour l’indépendance a permis de «libérer le sol, mais pas l’Homme». A noter que cette rencontre qui était consacrée à la commémoration d’une date historique a failli connaître un dérapage organique. Un membre du Conseil national du FFS, Salah M’hamed, a demandé publiquement la levée de la couverture politique au seul élu du parti dans la commune de Chéraga. Il reproche à ce dernier son absence à la rencontre. Une attitude qui n’a pas plu à certains militants rencontrés sur place. 

Source La Tribune Ali Boukhlef

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0