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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:37

La surproduction de gaz s’achèverait en 2013

gaz arzew

En 2010, les volumes de gaz naturel exportés par l’Algérie ont à peine atteint les 55,28 milliards de mètres cubes.

Le temps de la surproduction de gaz pourrait toucher à sa fin plus tôt que prévu. L’Algérie, qui voit la part de sa production et de ses exportations de gaz naturel se réduire comme peau de chagrin, devra relever un double défi : conserver ses parts de marchés traditionnels et opérer les meilleurs choix de commercialisation afin d’assurer la rentabilité de ses investissements gaziers.
Les nouvelles prévisions de Wood Mackenzie estiment que la surproduction globale de gaz pourrait s’achever en 2013, voire au cours de l’hiver 2012, au lieu de 2015. Dans un entretien qu’il a accordé à Pétrole et gaz arabes, Noel Tomnay, responsable Global Gas – Gas & Power Research chez Wood Mackenzie, a estimé qu’il n’est pas envisagé «au moins dans les dix prochaines années ou plus, que la percée des gaz non conventionnels en Europe soit à ce point forte qu’elle représente un défi sérieux pour le gaz conventionnel transporté par gazoduc».

Le gaz naturel demeurera encore et pour longtemps l’une des principales sources d’énergie en Europe, même si le boom des gaz de schistes aux Etats-Unis a contribué à plomber les cours sur les marchés spot et ouvert une marge de manœuvre pour les grands acheteurs européens de gaz pour négocier des conditions commerciales favorables. Toutefois, Noel Tomnay estime que cette fenêtre «d’opportunités des concessions» tend à se fermer, ce qui explique, selon lui, la persistance des acheteurs à faire pression sur les vendeurs de gaz afin de changer les contrats actuels et indexer les prix du gaz du marché à long terme sur ceux du marché spot. Toutefois, prévient-il, les prix spot pourraient dépasser ceux des contrats à long terme. Les prévisions de la société de consultants jettent un doute sur les projections stratégiques de la compagnie nationale des hydrocarbures concernant la nécessité de préserver, à tout prix, ses contrats à long terme sur le marché européen.

Quelles prévisions pour Sonatrach ?

Elle devra ainsi composer avec les meilleures solutions offertes aussi bien sur les contrats que sur le marché spot pour s’assurer de céder son gaz aux meilleurs prix et rentabiliser ses investissements gaziers. La compagnie devra d’ailleurs faire face aux retards pris dans ses projets de développement du gaz naturel liquéfié (GNL) d’autant que Wood Mackenzie n’écarte pas des tensions sur la disponibilité du GNL, induisant de fait une concurrence féroce entre l’Asie et l’Europe pour l’approvisionnement.
Le cabinet de consultants avait indiqué il y a quelques mois que des capacités additionnelles de production de gaz naturel liquéfié de 150 millions de tonnes seraient requises d’ici 2025. Une situation qui, si elle tend à se confirmer, pourrait creuser le recul de l’Algérie sur le marché gazier, laquelle fait déjà face à la concurrence des gaz russe et qatari sur ses marchés traditionnels. Selon les chiffres avancés par le FMI, rien qu’en 2010, le pays a enregistré une baisse de 10% de ses exportations de GNL avec même l’arrêt de la commercialisation de gaz naturel liquéfié aux Etats-Unis et en Belgique.

Cette baisse ne peut s’expliquer au seul argument de la morosité du marché nord-américain puisque l’Algérie a du mal à maintenir ses exportations de gaz au-delà des 60 milliards de mètres cubes annuellement. En 2010, les volumes de gaz naturel exportés ont à peine atteint les 55,28 milliards de mètres cubes. Ce sont les capacités du domaine minier national qui semblent atteindre leurs limites.
Car malgré tous les efforts entrepris pour substituer la production des gisements en déclin, la part de la production de gaz à commercialiser a baissé de 88,2 milliards de mètres cubes à 83,9 entre 2006 et 2010. Et comme pour confirmer cette tendance à la baisse, le groupe minier australien BHP Billiton vient de publier un bilan affichant une baisse de 8,7% de sa production en
Algérie.

Source El Watan Melissa Roumadi

Le Pèlerin

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:33

Football - Lors d’une conférence de presse tenue hier à Marcoussis-Halilhodzic : «Nul n’est indispensable»

Vahid Halilhodzic

Décidément, Vahid Halilhodzic ne badine guère avec la discipline. Il l’a clairement fait savoir hier lors de la conférence de presse qu’il a animée au centre sportif de Marcoussis où les Verts effectuent un mini stage de trois jours.

«Il y a un règlement intérieur que chacun est censé respecter. Même si un joueur est blessé, il doit se présenter au regroupement où le staff médical peut juger de sa disponibilité ou pas. Aucun joueur ne se fera supplier pour venir en équipe nationale». En clair, le nouveau coach des Fennecs veut transmettre un message à son groupe, à savoir qu’aucun joueur n’est indispensable et qu’avec lui le maillot de la sélection nationale doit être mérite.
Le technicien bosniaque fait certainement allusion aux joueurs n’ayant pas répondu présent à ce stage pour diverses raisons à l’image de Boudebouz, Fabbre, Mesloub et Bouazza. D’ailleurs, il exige des explications au sujet des «absentéistes» puisqu’il fera savoir que des correspondances seront adressées à leurs clubs respectifs pour en savoir les raisons "effectives" de leur absence à ce stage même s’il explique plus loin : «Si Fabre et Mesloub n’ont pas donné signe de vie, Bouazza aurait fait les frais d’un changement de club et que la convocation ne lui serait pas arrivée à temps. Pour Asselah et Laifaoui, le non-octroi de visa en est la raison, tandis que Boudebouz traînerait une blessure.»
Côté terrain, et pour le troisième jour du stage, Halilhodzic avait prévu de programmer dans la soirée d’hier un match d’application auquel devaient prendre part tous les joueurs.
A noter que ce premier stage de l’ère Halilhodzic sera clôturée aujourd’hui par une réunion avec l’ensemble des sélectionnés.

Source  Horizons M.F.

Le Pèlerin 

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:29

La réforme des cheveux à l'heure d'été

changement

Mais où sont passées les réformes algériennes ? Dans le sac où le coiffeur ramasse, à la fin de la journée, les cheveux de ses clients. On n'en parle plus. Le vent est passé et il y a une vie après la mort des martyrs. Du coup, la routine reprend : Belkhadem rêve d'être Président, Ouyahia lui répond, Tewfik ne dit rien et Bouteflika regarde son frère qui le regarde. La dynamique musculaire du pays est assurée par le cycle contradiction-décontraction entre police et émeutiers. Des chiffres sont lancés en l'air : un million de logements, quatre milliards d'emplois créés, deux cent mille km d'autoroutes. Dans le tas, un seul chiffre émerge : il est vrai, il est prononcé par l'Occident, il est vérifiable par le ventre et les yeux, il est unique et sincère : celui des importations algériennes qui ont augmenté cette année. On mange plus, on achète plus, on paye plus et avec plus de blé à l'achat. Cela corrige un peu les rusés petits mensonges de nos ministres qui parlent d'exportations d'orge, de super récoltes, de réduction de facture extérieure et de crédoc pour mieux contrôler les dépenses et la fuite de notre argent national. Les Algériens, et selon des chiffres officiels, ont importé monstrueusement trois produis : le lait, en tête, de la semoule et de la viande. Le chiffre d'un peuple qui mange est donc la principale révélation de l'année : les Algériens sont des obèses vu du point de vue des statistiques fixes. Tout le reste est mensonges ou discours sur la réforme. Tout le reste c'est du Ouyahia ou du Belkhadem. Tout le reste c'est un peu nous, un peu eux mais jamais le Japon. Jusqu'à quand ?
C'est que les rusées nouvelles dictatures intelligentes ont compris : ce qu'il faut, ce n'est pas un parti unique, de la répression directe, des arrestations et de la confrontation. Que non ! Il suffit de dé-idéologiser le peuple, le vider de toute possibilité de vision du monde. Les nouvelles dictatures n'ont pas des idéologies comme l'ancien communisme. Non. Elles préfèrent la légitimité de l'intendance et de la régie alimentaire. On ne vous promet pas l'avenir mais le présent immédiat. Celui-ci se mange. S'achète. Se palpe. On peut en soutenir le prix et en régler la distribution. Les gens sont appelés à se présenter comme des estomacs pas comme des opposants ou des dissidents. Vous pouvez être en colère contre la distribution mais cela n'implique pas de dégager le Distributeur majeur. Que s'est-il passé depuis le discours déjà en noir et blanc de Bouteflika en mars dernier ? Rien. Personne ne parle plus de réformes. Les images du crash libyen sont servies avec chaque repas pour dissuader l'estomac de devenir un drapeau. Le Pouvoir a gagné. Du temps.

Source  Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:26

Algérie - Une lenteur qui nourrit le doute et la suspicion

jeunes algeriens

Le train imprimé au processus des réformes politiques par le chef de l'Etat est trop lent, au goût de certains acteurs politiques. Au point que certains d'entre eux en sont à douter de la sincérité des intentions réformatrices du pouvoir et à fustiger la lenteur mise à lancer les réformes annoncées comme une manœuvre tactique destinée à lui faire gagner du temps, dans l'espoir qu'interviennent des évolutions et des développements dans le contexte régional, propices à une marche arrière sur les engagements pris par lui sous la pression des exigences de changement qu'a fait souffler le «printemps arabe».
Cette arrière-pensée n'est pas absente de la façon dont Bouteflika gère le dossier des réformes. Contrairement à Mohammed VI qui n'a mis que quelques semaines pour rendre effectives les promesses de réformes constitutionnelles faites par lui au peuple marocain, le président de la République chez nous prend tout son temps. Au point que l'on ne sait plus si la question des réformes politiques fait partie des priorités inscrites dans son agenda de travail en ce mois de ramadhan. Le silence présidentiel sur le sujet soulève des interrogations auxquelles ne répond aucune explication officielle.
Il y a que, si dans les sphères du pouvoir l'on s'est ancré dans la conviction que la situation interne de l'Algérie autorise à la temporisation sur les réformes politiques, cette situation risque de prendre une tournure qui va contraindre à l'accélération du processus. Les révoltés qui ont été à l'origine du « printemps arabe» n'ont pas fait d'émules en Algérie. La contestation politique qui s'est exprimée dans le pays en écho à leurs révoltes en Tunisie, en Egypte et ailleurs dans le monde arabe a été trop faible dans son ampleur. Si elle a tout de même poussé le pouvoir à parler de réformes politiques, elle n'a pu le forcer à impliquer franchement la classe politique et la société civile dans la détermination des réformes à faire.
Ce que l'onde de choc du « printemps arabe» n'est pas parvenue à faire concéder au pouvoir, celle de la crise financière et économique internationale qui secoue la planète le réussira probablement. Il y a que dans ses calculs, le pouvoir algérien n'a nullement prévu ce scénario de la crise financière, dont l'impact sur l'Algérie sera qu'il risque d'être brutalement privé de sa « force de frappe » sur laquelle il compte pour endiguer et faire taire la contestation populaire et l'exigence du changement. Un retournement qui obligerait Bouteflika à se départir de la lenteur qu'il met à faire entrer le pays dans l'ère du changement.
Le président de la République s'est toujours voulu le «maître du temps» en chaque circonstance et échéance vécues par le pays. Une posture dont il a usé et abusé s'agissant de la question des réformes politiques. Il a trop présumé de son pouvoir à plier le temps à ses calculs politiques. La tempête qui menace le pays l'oblige à réviser sa gestion du processus des réformes, et ce en accélérant le train. Faute de quoi, les échéances fixées par lui en seront bouleversées par des évènements auxquels il ne s'est pas préparé et dont il n'a pas tenu compte dans la fixation du calendrier des réformes.

Source  Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 06:22

Sidi Saïd attendu au tournant

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Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens, a repris du poil de la bête

Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens doit peser de tout son poids pour faire pencher la balance du côté de cette catégorie sociale qui s'estime laissée-pour-compte.

Le terrain semble déminé pour qu'il y ait consensus autour de la hausse des revenus de ces centaines de milliers de travailleurs qui, après quelques décennies de bons et loyaux services, sont persuadés de ne pas avoir eu droit à la reconnaissance qui leur est due. «Nous sommes traités comme des mendiants», ont crié à l'unisson des centaines de retraités en colère qui ont tenu un sit-in au siège de la Centrale, le mois dernier.
La prochaine tripartite doit être l'occasion de leur montrer qu'ils ont droit à plus de considération.
Le rendez-vous est proche pour une hypothétique réconciliation entre les protestataires et les pouvoirs publics. La tenue de la réunion entre partenaires sociaux et représentants du gouvernement, le mois prochain, devrait être de bon augure pour les smicards et les retraités. Un salaire minimum de 20.000 dinars doit être défendu par la Centrale syndicale. A moins que les syndicalistes de l'ex-Foyer civique ne s'enhardissent à placer la barre plus haut. Selon certaines informations, la poire devrait être partagée en deux.
Le nouveau Salaire national minimum garanti sera relevé de 3000 dinars et atteindra donc les 18.000 dinars, sauf si les pouvoirs publics décident de plus de générosité à l'égard de cette catégorie sociale.
Les pronostics demeurent ouverts. Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens, qui a repris du poil de la bête après avoir contribué à désamorcer le conflit qui a opposé les hôtesses de l'air et les stewards à la direction générale d'Air Algérie, a promis de faire de la question de la hausse des retraites une affaire personnelle. «Je vous ai déjà dit que je fais de cette question une préoccupation personnelle... Elle est inscrite comme point essentiel, dont le traitement va se faire lors de la prochaine tripartite prévue en septembre. J'en ai parlé à deux membres du gouvernement. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, ainsi que Tayeb Louh, ministre du Travail, sont d'accord pour que la prochaine tripartite soit dédiée exclusivement à la situation des retraités», a confié, le mois de juillet, Abdelmadjid Sidi Saïd à une assistance visiblement très remontée, à l'égard de ses représentants qui ne font pas assez, à son goût, pour défendre leurs intérêts.
«S'ils ne sont pas capables de nous défendre et de nous représenter correctement, qu'ils partent... On ne veut plus de gens qui font dans la figuration, nous voulons des hommes qui soient aptes et à la hauteur de la confiance qu'on a placée en eux», ont-ils exigé.
Le SG de l'Ugta est descendu dans une arène extrêmement hostile, pour tenter de la calmer. L'intervention a porté ses fruits, mais le patron de la Centrale syndicale n'ignore pas qu'il est attendu au tournant. Le locataire de la place du 1er-Mai qui est resté en retrait des revendications salariales et des mouvements sociaux qui ont rythmé et mis en ébullition le front social, trouve en effet, dans la prochaine tripartite qui doit se tenir en septembre, une opportunité à ne pas rater pour sortir la Centrale de sa torpeur. Tout porte à croire que tous les obstacles ont été évacués pour relever le pouvoir d'achat des pensions de retraite pour environ 1 million de personnes qui, d'après des statistiques qui n'ont pas été à ce jour démenties, n'atteignent pas la barre des 15.000 dinars. Ce qui représente des miettes par les temps qui courent.
Même le ministre du Travail reconnaît que les salaires des Algériens sont bas. «La moyenne des salaires représente 20% du PIB alors que la norme au niveau mondial est de 35%», a souligné Tayeb Louh. «C'est la première fois que je le dis, mais pas en tant que ministre», avait-il tenu à préciser. Un argument de poids pour Sidi Saïd qui ne devrait pas trop «ferrailler» pour tenir sa promesse.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 05:47

«La couleuvre est trop grosse…», selon les partis

consel des ministres

Taille du texte normaleSur quelle planète vivent le Premier ministre et son gouvernement ?»

Les partis politiques que nous avons pu contacter, hier, ont eu beaucoup du mal à avaler la grosse couleuvre de 1 million de postes d’emploi créés durant les 6 premier mois de l’année en cours que le gouvernement a choisi comme menu à la clôture de la première semaine du Ramadhan.
En effet, l’étrange communiqué du Premier ministère, diffusé lundi dernier par l’APS, dans lequel des chiffres incroyables sur le nombre d’emplois créés n’ont pas laissé de marbre certains partis politiques.
Ces derniers doutent fort de la véracité de ces statistiques. «En tant que parti, on ne peut pas vérifier la véracité de ces chiffres. Mais on peut tout simplement poser la question suivante : de quels postes d’emploi créés parle le Premier ministre ? Sur le terrain, on ne voit pas une absorption du chômage», déclare Djoudi Djelloul, chargé de communication au sein du Parti des travailleurs (PT).

Dans ce sens, notre interlocuteur invite d’abord le gouvernement à préciser «la nature de ces emplois avant de crier victoire». «On ne peut pas considérer un emploi créé dans le cadre du filet social et du pré-emploi comme de véritables postes de travail.
Ce ne sont que des emplois précaires qui ne règlent pas la problématique du chômage en Algérie», précise-t-il. Le PT, ajoute-t-il, continue d’exiger la réouverture des entreprises publiques et la création des usines pour absorber les masses de chômeurs.
Les chiffres de Ouyahia, estime le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, «sont tout simplement faux».

 «Je crois que ce sont des chiffres erronés qui ne correspondent pas à la réalité. L’Algérie n’est pas un pays qui vit de sa production nationale, et un pays qui dépend entièrement des hydrocarbures ne peut pas créer autant de postes d’emploi en un laps de temps très court», ajoute-t-il. A moins que le Premier ministère parle d’agents de sécurité et de gardiens de parking, dit-il, ces statistiques ne sont pas réelles. Pour le MSP, parti partenaire du gouvernement, les chiffres sont très peu fiables en Algérie. «Ils (les chiffres) prêtent souvent à confusion», déclare Mohamed Djemaâ, chargé de communication au MSP, en précisant que seuls les emplois durables doivent être comptabilisés.
De son côté, le mouvement Ennahda estime que «le terrain contredit carrément les statistiques officielles».      
Source El Watan Madjid Makedhi

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 05:45

De la gestion «informelle» des affaires de l’Etat

bouteflika code des marches

Mais où est donc passé Abdelaziz Bouteflika ? Le président algérien a disparu de la scène publique depuis presque quarante jours. Cela fait des semaines que les nouveaux ambassadeurs affectés à Alger attendent de remettre leurs lettres de créance, des accords d’être signés et des situations d’être débloquées.

Le locataire d’El Mouradia, qui a tout fait pour centraliser à outrance la décision depuis son arrivée aux commandes en 1999, ne donne plus signe de vie. Pourtant, sa présence en tant que chef d’Etat est plus que nécessaire avec la crise financière mondiale et l’effondrement des cours pétroliers.
Les entrées en devises du pays risquent de chuter de moitié dans les prochains jours.
Un pays dont la structure financière dépend à plus de 90% des hydrocarbures. Au pouvoir depuis onze ans, Bouteflika n’a rien fait pour changer cette situation. Un constat évident que seul le cercle présidentiel refuse de reconnaître. Ayant instauré une drôle de tradition depuis quelques années, le Président «auditionne» les ministres dans un lieu que l’opinion nationale ignore. Ces auditions, organisées le Ramadhan de chaque année, se font loin des caméras.

Pas d’image, pas de son. Les Algériens ont droit à un communiqué officiel surchargé de chiffres où les ministres s’offrent des bons points et le Président de répéter ce qu’il a déjà dit l’année passée et celle d’avant. Des communiqués où l’on évoque «les grandes réalisations» et où l’on évacue tous les problèmes actuels.
Peut-on raisonnablement donner crédit à ces auditions lorsque la situation sécuritaire dans le pays est complètement ignorée lors de la séance consacrée au ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, alors qu’une vingtaine de personnes sont mortes suite à des attentats à l’explosif en juillet dernier ? Bouteflika donne curieusement l’impression de vivre dans une bulle fermée. Il semble en rupture avec les réalités socioéconomiques du pays. Les auditions ressemblent à une opération marketing dont le but est de convaincre les Algériens de la présence du président de la République et de son activité. Les auditions des ministres n’existent nulle part dans la Constitution algérienne. C’est une invention de Bouteflika qui, par cet acte, a consacré la gestion informelle des affaires de l’Etat. Le président de la République refuse d’organiser des Conseils de ministres, activité constitutionnelle, et préfère «écouter» les ministres dans un cadre non public, non transparent. Dans la foulée, il écrase les prérogatives du Premier ministre qui, lui, est aussi habilité à demander des comptes aux ministres.

S’il y a une crise de confiance entre Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Ouyahia, pourquoi ne pas changer de gouvernement ? Bouteflika, qui a changé huit fois le gouvernement en onze ans, peut jouer cette carte pour donner l’illusion du changement et livrer en pâture le Premier ministre. Ahmed Ouyahia, qui nourrit des ambitions présidentielles à l’approche de l’échéance de 2014, a, lui aussi, oublié de présenter son bilan devant le Parlement. Il a préféré le faire à travers un communiqué (une forme de communication visiblement à la mode) pour éviter tout débat contradictoire, ne serait-ce que minime. Le Parlement, en vacances prolongées, n’est pas en mesure de demander des comptes au Premier ministre. Qui peut sérieusement croire qu’en six mois, 64 500 logements ont été réalisés en Algérie ? Cette donne a été annoncée dans le communiqué gouvernemental. Les milliers de citoyens qui ont dénoncé, souvent à travers des protestations de rue, la mauvaise distribution de logements sociaux vont apprécier le chiffre rond de Ouyahia. Idem pour les milliers de chômeurs à qui on annonce que 1 090 435 emplois ont été créés depuis janvier 2011. Autre chose : pourquoi le gouvernement présente-t-il son «bilan» au moment où le Président auditionne les ministres ? Il y a comme un grain de sable dans la machine. A moins qu’il s’agisse d’en mettre plein les yeux aux Algériens pour leur faire oublier que le pays est bloqué.
Source El Watan Fayçal Métaoui

Le Pèlerin

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 05:44

Il n'y a pas de bulle mettant l'Algérie à l'abri

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Ce n'est pas parce qu'elle dispose d'un épais matelas de réserves de change que l'Algérie serait à l'abri des ondes de choc de la crise des dettes publiques qui est en train de mettre à mal les santés économique et financière des géants de ce point de vue que sont les Etats-Unis et l'Union européenne et, par un phénomène imparable de contagion, celles du reste de la planète.
Nos autorités politiques et nos argentiers ont tenté de nous vendre cette thèse en 2008, lorsque le monde s'est trouvé confronté à la crise financière générée par celle dite des « subprimes », née en Amérique, et dont le monde entier a subi les désastreux impacts. Leurs discours et assurances ont été infirmés puisque l'Algérie a, du fait de cette crise, elle aussi payé un lourd tribut sous la forme d'une contraction conséquente de ses rentrées financières et d'une augmentation de l'enveloppe de ses importations, qui l'a été tout autant. Certes, grâce aux réserves dont il disposait, le pays a été dans une situation beaucoup moins gravissime momentanément que celles qu'ont vécues d'autres plus démunis. Au prix de quelques mesures d'austérité et d'élagage dans les dépenses publiques programmées, alors que la crise financière internationale n'était pas encore en vue, les autorités ont amorti l'impact des effets de celle-ci sur le pays.
On voudrait croire qu'instruites par le précédent de 2008, ces autorités ne s'emploieront pas, dans le contexte de cette nouvelle crise financière qui est en train de balayer le monde, à nous bercer de la fausse assurance que le pays n'a rien à redouter de ses conséquences. Cette fois encore, le matelas des réserves leur permettra de voir venir. Sauf que cette protection que son matelas financier donne au pays pour un temps atteindra inéluctablement ses limites, si la crise à l'œuvre s'avère impossible à être surmontée rapidement par les Etats et entités qui en sont touchés.
Selon les experts, cette crise menace de récession les plus grandes puissances économiques de la planète, laquelle impactera négativement les cours des matières premières, dont celui des hydrocarbures, et relancera la spirale inflationniste sous l'effet du rétrécissement des offres et de la chute du taux de change du dollar, principale devise sur les marchés internationaux. Si ces trois menaces se concrétisent et surtout s'installent dans la durée, il est évident que le matelas financier de l'Algérie sera vite épuisé.
Car l'Algérie n'a pas d'autre alternative dans ces sortes de coups durs que de puiser dans ses réserves pour faire face. C'est en cela que la gouvernance du pays a failli. Une gouvernance qui a été incapable de mettre en œuvre une stratégie de développement national basée pour l'essentiel sur le «compter sur soi» et l'objectif de sortir la nation de sa dépendance de l'argent de ses hydrocarbures et de l'importation pour couvrir les besoins primordiaux de la population.
Dans cette crise dont les effets ne vont pas tarder à affecter l'Algérie, le pouvoir politique et les argentiers du pays vont être contraints, à plus ou moins brève échéance, de décréter des mesures d'austérité budgétaires et mettre un terme aux largesses financières qu'ils répandent pour endiguer le mouvement social qui agite le pays et dans l'espoir de le détourner de la contestation politique du régime et du système.
Mais cette révision, qui, dans le principe, s'impose eu égard au danger auquel l'Algérie risque d'être confrontée, pourrait être le déclencheur de la crise interne que la fuite en avant à laquelle se sont adonnées les autorités en utilisant sans compter l'argent public, n'a fait que différer.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 05:39

Des chiffres et des interrogations

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Plus de un million d'emplois, tous secteurs confondus, ont été créés au cours du 1er semestre 2011, selon le bilan des réalisations économiques et sociales en Algérie, rendu public avant-hier, par les services du Premier ministre. Cette performance suscite beaucoup de questions.

Une telle situation, qui montre une amélioration certaine, dans un contexte d’assez forte croissance de la population active, intervient alors que le mécontentement général comme en témoignent les nombreux mouvements sociaux conduits par les jeunes ou bien des mouvements organisés par les chômeurs eux-mêmes. Dans un exercice inédit, les services du Premier ministère, précisent que le dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (DAIP) a enregistré le plus grand nombre d'emplois créés, durant le 1er semestre de l'année en cours, avec 397 675 postes. Le DAIP est suivi, en matière de nombre d'emplois créés, par les chantiers de haute intensité de main-d'œuvre avec un total de 367 314 emplois durant la même période de l'année. Les postes de travail initiés à la faveur du dispositif du microcrédit arrivent en 3e position avec un total de 92 280. Le secteur de l'artisanat n'est pas en reste dans la mesure où il a enregistré 35 930 nouveaux emplois durant la même période. L'artisanat occupe ainsi le même classement que le dispositif “prime d'insertion des diplômes” (ex-préemploi). Le recrutement effectué par les différentes administrations et institutions représente 41 215 postes d'emploi. 61 831 recrutements ont été effectués par les entreprises publiques économiques (EPE) relevant des Sociétés de gestion des participations (SGP) et les autres entreprises et organismes publics. Il est incontestable que l’État a fait, ces dernières années, d’énormes efforts pour juguler le chômage des jeunes. Mais contrairement à ce qui est présenté par les pouvoirs publics, les solutions apportées restent de simples “solutions d’attente” et le traitement du chômage n’est pas économique mais fondamentalement social. Il n’y a pas encore chez nous une politique de l’emploi mais seulement une politique de gestion du chômage, très coûteuse par ailleurs, financée par la dépense publique et qui prendra fin dès que la manne pétrolière diminuera ou devra être affectée à d’autres emplois tels que faire face à la hausse attendue de la facture alimentaire ou le financement de logements sociaux en plus grand nombre. Pour certains experts, ce dopage de l'emploi est conjoncturel, il est à craindre qu'après l'achèvement des grands travaux, le taux de chômage risque de reprendre l'ascenseur. Il faut tout d’abord relever que ces emplois créés l’ont été surtout dans les secteurs des services et du BTP. Les emplois créés dans les services et les BTP sont des emplois précaires (chantiers de construction, …). Cette observation est corroborée par les statistiques relatives aux effectifs des salariés non permanents, relevées par l’ONS. 32,9% des occupés sont des salariés non permanents et des apprentis. L’ONS relève, par ailleurs, un chômage qui touche davantage les universitaires et plus particulièrement les diplômés : alors que le taux de chômage parmi la population n’ayant aucun diplôme est estimé à 7,3%, celui des diplômés de l’enseignement supérieur atteint 21,4%(11,1% chez les hommes et 33,6% chez les femmes). Les chômeurs ayant déjà travaillé dans le passé sont estimés à 417 000, soit 38,7% de la population au chômage (313 000 hommes et 104 000 femmes). Il s’agit d’une frange caractérisée par sa jeunesse ; 68,5% sont âgés entre 20 et 34 ans, 80,4% travaillaient comme salariés non permanents, 67,7% dans le secteur privé et 38,5% ont perdu leur emploi depuis moins d’une année. L’autre chiffre qui suscite, aussi des interrogations, est celui relatif aux investissements directs étrangers. De janvier à fin juin, les investissements étrangers réalisés en Algérie ont atteint 509,4 milliards de DA, soit 6,9 milliards de dollars, alors que le Premier ministre lui-même a reconnu lors de la dernière tripartite que le climat des affaires “n’est pas très attractif” en citant l’étude Doing Business de la Banque mondiale. “La Banque mondiale dont le jugement fait autorité dans son domaine, nous classe à la 136e position sur 183 pays en ce qui concerne le climat des affaires. Cela exige donc une amélioration sérieuse que nous souhaitons réaliser ensemble”, avait-il indiqué.

Source Liberté Meziane Rabhi
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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 05:35

L’euro flambe à 143 DA au marché noir

change euro dinar

Le marché parallèle des devises flambe à Alger, du côté du square Port Saïd, une plaque tournante du change de monnaies étrangères. 1 euro est ” coté “, hier, à 141 DA à l’achat à de 143 à la vente.

Or, le taux de change officiel pratiqué par les banques est de 101, 38 DA à l’achat et 107, 60 DA à la vente. Une hausse vertigineuse qui s’explique, selon les jeunes vendeurs de devises, par une forte demande de devises étrangères et notamment l’euro, en ce mois d’août de départ à la Mecque pour faire la Omra et en vacances en Turquie où des formules ramadanesques sont proposées par des agences de voyages . ”

Mais, il y a aussi ceux qui achètent la devise à la veille du grand départ aux lieux saints de l’Islam, El Hadj, soit deux mois, après Aid El fitr ” dira un jeune vendeur rencontré sur le trottoir de la rue Abane Ramdane, en quête de potentiels clients. Mais pas uniquement.

Le marché se porte bien, grâce ou à cause, c’est selon, des importateurs et hommes d’affaires qui s’alimentent souvent, dit-il, du côté du Port Saïd pour réaliser les transactions avec leurs fournisseurs étrangers.

Le montant officiel de change dont ils ont le droit annuellement n’est pas suffisant, soutiennent-ils dans des forums, pour honorer leurs factures lieé aux commandes d’importation. “Veuillez inscrire dans votre papier que nous ne sommes que de simples préposés qui travaillent pour le compte des propriétaires de l’argent qui sont souvent loin d’Alger.

Nous sommes en quelque sorte de simples vendeurs de l’argent des riches, mais pas des cambistes dans le vrai sens du mot ” explique-t-il le rôle d’intermédiaires qu’ils joues dans ce marché noir où s’échangent, dit-il, des millions d’euros chaque jour. “Quand un client demande une forte somme d’euros et qu’il négocie le taux à la baisse, nous sommes obligés d’appeler notre interlocuteur pour avoir son avis, s’il accepte ou non la transaction avec le taux proposé par le client ” explique-t-il la procédure de négociations à distance.

Un grand nombre de détenteurs de l’argent n’habitent pas à Alger, mais à l’intérieur du pays, dans notamment les wilayas à forte composante d’émigrés. C’est une Bourse à ciel ouvert, mais non soumise aux contraintes fiscales et au contrôle de change. Et il arrive aussi que la somme demandée, des milliers d’euros, ne soit pas disponible le jour même. “Le client revient le lendemain ou on se déplace chez lui pour faire la transaction” indique- t-il.

Les transactions se font souvent dans un véhicule stationné dans les ruelles adjacentes, entre la rue de la Liberté et la rue Abane Ramdane, pas loin de l’ex cour d’Alger. Aucune agression n’est signalée à ce jour sur les lieux du change parallèle où l’euro trône devant le dollar américain lequel est “côté” à peine à 100 DA à l’achat ; alors son taux officiel (journée de lundi) est de 71, 17 DA à l’achat et de 75, 52 DA à la vente.

D’où proviennent alors toutes ces centaines de milliers d’euros qui se négocient, tous les jours, au vu de tout le monde, au square Port Saïd d’Alger ? Et voilà toute la question qui montre les failles de la loi sur la monnaie et le crédit et le contrôle de change, selon un expert à la Bourse d’Alger qui a requis l’anonymat.

Un spot publicitaire des douanes passent actuellement sur les quatre chaînes nationales de TV pour inviter les passagers algériens résidants à l’étranger à faire leur déclaration de devises devant le service de contrôle des douanes algériennes. “La loi sur le contrôle de change est claire là-dessus.

Toute entrée ou sortie de devises doit faire l’objet d’une déclaration douanière” ajoute notre interlocuteur, mettant en évidence le droit des Algériens d’avoir des comptes en devises. La Banque d’Algérie et le ministère des Finances semblent encore méfiants à l’ouverture officielle des agences privées de change, comme cela se passe dans d’autres cieux. “L’Algérie n’est pas encore prête à ce type d’opérations de change tant que la reforme financière n’est pas encore approfondie.

Le marché financier est, quant à lui, à l’état embryonnaire en Algérie” explique- t-il cette situation ambiguë du marché parallèle de change ,qui échappe au contrôle de la Banque d’Algérie. Il s’agit, estime-t-il, d’un monopole de l’Etat de fait sur le contrôle de change pour éviter, poursuit-il, l’évasion de devises vers l’étranger. La convertibilité du dinars n’est que commerciale avec des montants limités pour les importations de produits alimentaires et d’équipements et avec comme mode de paiement, le crédit documentaire.

Ce mode de paiement est aussi, selon lui, un moyen pour l’Etat d’avoir un oeil sur le change. Mais, la création d’agences privées de change est inévitable pour avoir justement, a-t-il ajouté, un vrai contrôle de change sur la monnaie et le crédit. “Le fait que le change de devises soit toléré sur les places publiques est une voie ouverte vers la régularisation de ces agents ambulants de devises. La convertibilité totale du dinars entraînera de plein droit, dit-il, l’ouverture des agences privées de change “.

Source El Watan Meziane Atmani

Le Pèlerin 

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