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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 06:58

Le ticket de métro coûtera moins de 50 DA

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Bombardé de questions par les journalistes, c’est à peine si le ministre des Transports a concédé à faire quelques révélations sur le projet. La date officielle de l’ouverture du métro d’Alger et la tarification du billet n’ont pas encore été fixées.
Amar Tou, le ministre des Transports, s’est montré patient et a répondu aux questions des journalistes avec le sourire aux lèvres. Il a même ri de l’incident du lancement du premier tronçon du tramway d’Alger en mai dernier. «La coupure d’électricité a été accidentelle, une erreur de

manipulation », a-t-il affirmé, en marge de la présentation du plan de communication qui s’est tenue hier au siège de son ministère, à El Biar (Alger). Bousculé par les questions des journalistes, le ministre des Transports a accepté de faire quelques petites révélations. «La date de l’inauguration officielle n’a pas encore été décidée. Vous savez, c’est protocolaire et puis c’est un évènement politique important», s’est-il contenté de dire. S’agissant de la tarification, il a indiqué que le ticket coûtera moins de 50 DA, sans donner plus de détails. «Cela n’a pas encore été décidé, c’est en cours d’étude. La tarification officielle sera annoncée durant la deuxième quinzaine du mois de septembre », a-t-il soutenu, estimant que ce n’est pas encore le moment d’en parler. Le métro d’Alger sera livré provisoirement le 31 octobre 2011, a indiqué Pascal Garret, directeur général de la RATP El Djazair, société française qui assure la gestion et la maintenance du métro d’Alger. «Si tout se déroule comme prévu, nous livrerons le métro d’Alger le 31 octobre. Il faudra ensuite avoir les autorisations pour le lancement commercial, c'est-à-dire pour le public.» A partir d'aujourd'hui, une campagne médiatique sera lancée dans différents supports. Le jeudi 21 juillet, le stand d’information sur le métro d’Alger ouvrira ses portes, les citoyens pourront y trouver toutes sortes d’informations concernant le métro d’Alger (brochures, dépliants…). La RATP El Djazair envisage également de commencer une série d’essais avant la réception du projet. A partir du 28 juillet, quatre stations seront ouvertes provisoirement au public chaque jeudi. Il s’agit de la Grande-Poste, Khelifa-Boukhalfa, Jardin d’Essai et les Fusillés (Ruisseau). Les stations ouvertes en juillet seront opérationnelles dans la journée, celles ouvertes pendant le Ramadan seront opérationnelles dans la soirée, annonce-t-on. En octobre et pendant trois semaines, des exercices de simulation seront organisés pour tous les protagonistes du métro, soit près de 300 personnes (DGSN, pompiers et agents de l’administration). «Ils vont s’approprier les procédures d’intervention et de gestion en cas d’incendie dans les tunnels», a expliqué Pascal Garret. Des citoyens seront également invités à prendre part à certains de ces tests. Policiers et agents du métro seront équipés de radios numériques dernière génération qui leur permettront de coordonner leurs interventions dans les tunnels. Grâce au système de contrôle et de sécurité, il sera également possible de positionner avec exactitude le sinistre et faciliter ainsi l’accès des secours. Les responsables de la RATP El Djazair ont tenu à rassurer, devant un parterre de cadres du ministère, des directions de la Sûreté nationale et de la Protection civile et des journalistes, que le métro d’Alger a été équipé d’un système de navigation et de sécurité ultramoderne. «En matière de sécurité, tout a été fait et tous les équipements nécessaires ont été mis en place. C’est le même système qu’utilisent le métro de New York et celui de Barcelone», a affirmé le chef du projet de Siemens.
Source Le Soir d’Algérie Irane Belkhedim

 

Le Pèlerin

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 05:36

Algérie - De plus en plus de femmes embrassent la carrière militaire

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L'élément féminin est de plus en plus intéressé par une carrière militaire dans les rangs de l'Armée nationale populaire (ANP), a indiqué lundi le chef de la cellule d'information à l'Académie militaire interarmes de Cherchell (AMIA), le lieutenant-colonel Benslaim Ali. En marge de l'ouverture des journées d'information sur l'Académie de Cherchell, organisées au musée central de l'armée, le lieutenant-colonel a indiqué que quelque 45 étudiantes ont rejoint l'AMIA l'année dernière contre 4 seulement en 2009. S'agissant du mode de formation des étudiantes à l'Académie de Cherchell, le responsable a fait savoir qu'»elles suivent la même formation pratique et théorique dispensée aux étudiants (hommes), soulignant qu'elles ont fait preuve d'une endurance remarquable». L'ouverture de ces journées d'information destinées aux jeunes désireux de rejoindre l'AMIA et qui se poursuivront jusqu'à jeudi prochain, a été marquée par la présentation d'un exposé détaillé sur le mode de formation à l'Académie qui passe par deux cycles : une année de formation militaire tronc commun et 3 années de formation universitaire LMD. Une exposition sur les équipements techniques et les différentes armes dont dispose l'AMIA est également organisée dans le cadre de ces journées.
Des explications détaillées sur les conditions d'accès à l'AMIA seront présentées durant ces journées. Parmi ces conditions, être titulaire d'un baccalauréat dans les filières scientifiques et techniques avec une moyenne supérieure à 12 sur 20 et être âgé de moins de 21 ans outre la réussite à l'épreuve sportive, a rappelé le lieutenant-colonel. La nouveauté cette année est l'ouverture par l'Académie d'une nouvelle filière de santé militaire, a annoncé le lieutenant-colonel Benslaim. Les organisateurs des journées d'information ont réservé un stand aux inscriptions à travers le site Internet (http://preinscription.mdn.dz) créé par le ministère de la Défense nationale pour faciliter les inscriptions qui ont débuté le 12 juillet en cours pour se poursuivre jusqu'au 7 août.

Source Le Quotidien d’Oran R.N.

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 05:33

Les accusés dans l’affaire Matoub condamnés, bientôt libérés !

matoub lounes 3

Le procès, qui s’est ouvert dans l’après-midi d’hier au tribunal criminel de Tizi Ouzou dans un climat de tension, s’est achevé en début de soirée avec un verdict condamnant les deux accusés présumés de
l’assassinat du chanteur kabyle à 12 ans de prison ferme. Ainsi, après avoir passé 13 ans en détention préventive, ce qui fait qu’ils ont ainsi purgé la peine prononcée, leur libération pourrait intervenir bientôt !

C’est sous haute tension que s’est déroulé, hier, au tribunal criminel de Tizi Ouzou, le procès des deux accusés dans l’affaire de l’assassinat de Lounès Matoub, le porte-drapeau de la culture et de l’identité amazighes, le 25 juin 1998 à Tala Bounane dans la localité de Béni Douala.
Il s’agit de Malik Medjnoune et de Chennoui Abdelhakim. Hassan Hattab, ex-chef du GSPC avait revendiqué l'assassinat de Lounès Matoub en mai 1999 et s'était rendu en octobre 2007 aux autorités qui l'ont placé depuis en “lieu sûr”.
Au moment où le président de la cour allait constituer les membres du tribunal pour l’ouverture de l’affaire comme programmée, après avoir appelé les parties présentes, la famille Matoub et les membres de la Fondation qui porte le nom de la victime se sont levés pour crier “pouvoir assassin”, “jugez les assassins”, “ualc smah ulac”, “appelez les 51 témoins”, avant d’annoncer leur retrait du procès comme partie civile.
“Le procès ne porte pas le nom de la victime, Matoub Lounès, mais celui des deux présumés assassins. Les vrais assassins et commanditaires de l’assassinat ne sont pas là. Nous avons demandé une vraie enquête, une reconstitution des faits, une étude balistique, mais rien n’est fait…”, déclare Malika Matoub, sœur de la victime, soutenue par les membres de la Fondation, qui exhibaient des photos du défunt, chantre de la cause amazighe. Au même moment, Chenoui Abdelhakim, tout en essayant de sauter au-delà du banc des accusés, crie : “Je n’ai pas tué Matoub Lounès, je suis innocent”, avant d’être maîtrisé par les agents de police et reconduit de force hors de la salle. Conséquence : la séance va être suspendue pour une durée de plus d’une heure et demie.
Un scénario qui va se produire encore une seconde fois, notamment après l’annonce du président de la cour selon laquelle l’affaire des deux  accusés, en détention préventive depuis 13 années, va être jugée. Ce qui est un droit légitime pour Malik Medjnoune et de Chennoui Abdelhakim. Pour l’avocat de Medjnoune, M. Aït Habib : “ces personnes sont restées 13 ans en prison, sans légitimité. Nous sommes pour la vérité sur l’assassinat de Matoub, mais le procès pénal prend le nom de l’accusé et nom de la victime et il doit avoir lieu”, une chose que la famille Matoub n’a pas vue du même œil. “Ce procès n’est pas celui de l’assassinat de Lounès Matoub. Jugez Malik Medjnoune et Chennoui Abdelhakim si vous voulez, mais ne citez pas l’affaire Matoub”, dira encore Malika Matoub. Une décision qu’elle avait d’ailleurs maintenue tout le long du procès des deux  accusés, qui, faut-il le préciser, s’est ouvert vers 14h30.
Dans un communiqué du  comité de soutien à Malik Medjnoune publié la veille, on pouvait lire : “L’assassinat de Lounès Matoub n’ayant pas livré tous ses secrets, il risque de déborder le jour du procès, avec des conséquences imprévisibles égales, sinon supérieures au mystère qui continue de cerner un assassinat aux connotations politiques, qui ne pourra être indéfiniment caché avec un tamis.” C’était prévisible que le procès allait se dérouler sous haute tension. Nadia Matoub, femme du chanteur assassiné, était aussi présente au procès, appelée comme victime selon son avocat qui dira que “nous sommes pour la tenue du procès, même factice. Nous ne sommes pas en mesure de dire que les deux accusés sont responsables où ont participé à l’assassinat. On ne peut pas demander leur condamnation où leur libération, c’est d’ailleurs le point de divergence entre les deux parties civiles” Dans l’après-midi, Nadia Matoub, par le biais de son avocat, a également annoncé sont retrait comme partie civile dans cette affaire. Malik Medjnoune, appelé à la barre, dira : “Je ne sais pas pourquoi je suis ici et mon rôle dans cet assassinat ?”
Chennoui Abdelmalek, pour sa part, avait reconnu  son intégration à un groupe terroriste pour une durée de cinq années, mais il réfuta son implication dans l’assassinat de Lounès Matoub. Le procès s’est poursuivi jusqu’en fin de journée.

Source Liberté Kocila Tighilt

Le Pèlerin

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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 05:28

Algérie - Diabète et ramadhan - L’éternel débat

diabete dosage sucre

Les principes de jeûne chez les diabétiques continuent de susciter des débats, comme c’est le cas de la journée organisée à la Chiffa.

A l’approche du mois sacré du Ramadhan, mois de piété, de jeûne et de tous les excès alimentaires, le Dr Djaouida Chaban-Sari, médecin installée à La Chiffa (Blida), a organisé, en collaboration avec des médecins de l’EPS Mouzaïa, des imams, des laboratoires pharmaceutiques, de l’APC de La Chiffa et sous le haut patronage de la DSP de Blida, une journée de sensibilisation sur les principes de jeûne chez les diabétiques. Intervenant la première, l’organisatrice de cette importante manifestation, qui s’est déroulée dans la salle de la maison de jeunes de La Chiffa, rappellera que les diabétiques de type 1, insulinodépendants, les femmes enceintes souffrant de cette maladie et les personnes très âgées, entre autres, sont exempts du jeûne. Quant aux diabétiques de type 2, elle leur recommande, du fait des 16 heures de jeûne, de contrôler leur glycémie durant la journée et même le soir.

«Ces malades ont tendance à faire des hypo ou des hyperglycémies d’où un suivi rigoureux», dira-t-elle, et de poursuivre : «A 0,6 g/l, ils sont obligés de prendre leur collation au risque d’altérer leur santé.» Nazim Bencheikh, médecin, présent lors de la rencontre, conseille les diabétiques qui feront le jeûne, de faire dès à présent des tentatives avant le Ramadhan pour s’entraîner à mieux gérer le mois de carême. Les deux imams ont mis l’accent sur l’obligation faite aux patients diabétiques de ne pas jeûner lorsque leur santé est en danger. Ils ont argumenté leurs directives par des versets du Coran.
En outre, ils ont insisté sur la nécessité du diabétique à se conformer aux conseils de leur médecin traitant, seul habilité à permettre ou non à son patient  de jeûner. Le clou de cette rencontre a été l’intervention tant attendue par les présents du diététicien Karim Messous.

L’orateur préconisera aux diabétiques de rompre le jeûne avec un verre d’eau au lieu de dattes. Il conseillera aussi de commencer par une salade, de la laitue de préférence, car contenant des fibres qui ralentissent l’absorption du sucre. Une chorba «frik», et non de vermicelle, sans pain avec des boureks cuits au four constitueront le repas type du diabétique jeûneur. «Les boissons gazeuses et les jus de fruits sont formellement interdits», prévient-il, et d’ajouter : «Par contre, un fruit consommé avec modération est  toujours bon !».
Au s’hour, M. Messous suggère un plat de couscous avec du lait et enfin de l’eau. A noter qu’une centaine de glucomètres seront distribués aux diabétiques munis de la carte nationale et du certificat médical attestant la maladie. Les centres de santé du sous-secteur de la santé de la Chiffa ainsi que la polyclinique de Mouzaïa auront, eux aussi, leur quota.    

Source El Watan Abdelkader Lazereg

Le Pèlerin

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:35

Des pertes de 31,7 milliards de DA

air algerie en greve

M. Boultif, P-DG de la compagnie nationale, a toutefois estimé que la situation financière d’Air Algérie n’est pas catastrophique, même si elle n’est pas extraordinaire.
Il espère trouver un compromis sur les revendications des employés, soulignant qu’il n’est pas favorable à une hausse de salaire supérieure à 20% déjà accordée.

A l’ordre du jour, trois principales revendications, à savoir l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, la création d’une direction autonome pour le PNC, ainsi que l’alignement de ce corps sur le salaire référent des pilotes et co-pilotes. Cette dernière revendications demeure le point de discorde entre la compagnie qui propose une augmentation de 20% et le PNC qui exige un 106%. A ce sujet, le président-directeur général d’Air Algérie dira qu’il est inconvenant, de «traiter de manière corporative le personnel de la compagnie». Car accorder au personnel navigant commercial une telle revalorisation «ouvrirait la voie aux autres corps de la compagnie pour exiger une augmentation du même type», a indiqué Mohamed Saleh Boultif, ce matin sur les ondes de la Chaîne III.
Il promet, toutefois, selon les possibilités financières de l’entreprise d’«aller vers une proposition harmonieuse pour l’ensemble des travailleurs, qui est de 20%», tout en laissant entendre qu’il ne cédera pas aux revendications des PNC qui réclament une rémunération sur la base d’un personnel navigant et non un personnel au sol.
«Il y a des lignes rouges à ne pas dépasser», dit-il, assurant que même si des compromis devaient avoir lieu, il n’irait pas jusqu'à compromettre l’équilibre financier de l’entreprise. Pour ce qui est de l’amélioration des conditions socioprofessionnelles, le P-DG promet «l’édification d’un nouveau bloc opération pour ce personnel».
Il tient également à rassurer l’ensemble des grévistes que «les sanctions ont été levées à l’égard de tous». Après une grève de quatre jours, qui a bloqué des milliers de passagers dans les aéroports en Algérie et à l'étranger, les pertes financières de la compagnie Air Algérie sont évaluées à 31,7 millions de dinars, selon M. Boultif. L’entreprise a transporté seulement 13 500 passagers contre les 34 400, prévus initialement, soit pas plus de 40% de ses capacités.
Un déficit qui pourrait porter sérieusement préjudice à la compagnie, déjà en crise. Il faut savoir que «les conditions financières de la compagnie ne sont pas extraordinaires, même si elles ne sont pas tout à fait catastrophiques», affirme le P-DG, qui attribue cette situation à la baisse du trafic aussi bien domestique qu’international.
Une situation de plus en plus préoccupante, admet M. Boultif. «La baisse du trafic sur le réseau domestique était, en fait, très attendue après l’ouverture de l’autoroute et l’amélioration du trafic ferroviaire», précise-t-il. Pour preuve, il évoque la baisse de trafic qu’a connu l’entreprise en 2010, estimé à environ 20%.
Pour l’international, cependant, le P-DG d’Air Algérie se veut plus rassurant quant à la stagnation que connaît le réseau en raison des accords aériens entre plusieurs Etats. A la question de savoir comment la compagnie va gérer l’après-grève, surtout en ce qui concerne les avions affrétées, M. Boultif répond : «Ces appareils ont été affrétés bien avant en perspective de la période estivale et de la Omra. Mais ils devaient être disponibles à partir du 19 juillet.» Sauf qu’avec le mouvement de débrayage de cette dernière semaine, l’entreprise a dû faire avancer la date de cette opération. Ces avions devraient par ailleurs «être gardés pour améliorer la disponibilité des appareils et, par conséquent, la régularité et la ponctualité», affirme le premier responsable de la compagnie.

Source Infosoir A.B.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:33

Le syndicat exige la réintégration des 145 licenciés

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la direction et le syndicat du personnel navigant commercial (PNC) d’Air Algérie qui devaient reprendre hier ont été reportées à aujourd’hui.

Le syndicat a exigé que les 145 salariés qui ont fait l’objet de licenciements dans le sillage de la grève doivent être préalablement réintégrés. Cette première prise de contact entre les deux parties après une grève de quatre jours du PNC (stewards, hôtesses de l’air  et chefs de cabine) n’a duré que quelques minutes. Un laps de temps au cours duquel les membres du syndicat national du PNC ont exigé avant toute négociation la réintégration de leurs 145 collègues licenciés par la direction d’Air Algérie suite à leur débrayage. C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du PNC, Yacine Hamamouche, contacté, hier, au téléphone.  «Le processus de dialogue qui reprendra demain (Ndlr aujourd’hui) à 14h se prolongera sur plusieurs jours pour passer en revue l’ensemble des doléances», précise M. Hamamouche.
Les négociations qui se feront d’une manière directe avec la direction de la Compagnie aérienne nationale porteront, indique le délégué du personnel, sur trois principales revendications : l’alignement du statut du PNC avec celui des pilotes et copilotes, une amélioration des conditions socioprofessionnelles et la création d’une direction autonome chargée du PNC au sein de la compagnie. Pour sa part, le nouveau PDG d’Air Algérie, Mohamed Salah Boultif, s’est dit prêt à un compromis avec le PNC, insistant, en revanche, sur le maintien de 20% d’augmentation des salaires. «Nous avons estimé que si nous donnions uniquement au PNC, ce sont tous les autres corps de la compagnie qui allaient exiger de leur côté une augmentation du même type. Nous avons une marge de manœuvre, il y a bien entendu des lignes rouges, mais nous espérons trouver un compromis» a-t-il souligné.
Il sied de rappeler sur ce même volet salarial que le ministre des Transports, Amar Tou, a considéré que certaines des revendications sont «irrationnelles», notamment celles relatives à une augmentation de salaires de 106% revendiquée par le PNC.
Concernant le coût de la grève, M. Boultif a avancé le chiffre de 31,7 millions DA sur le réseau international, alors que les pertes sur le réseau domestique sont en cours d’évaluation, a-t-il encore ajouté.

Source Horizons M. Kechad

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:26

Sétif : Les véhicules d'occasion ont la cote

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Le marché de Sétif grouille de monde chaque vendredi, et même la veille pour les opportunistes qui achètent pour revendre le lendemain.

La cote des véhicules d’occasion a repris sa place sur le marché de Sétif au lendemain de la réduction d’achat des véhicules neufs. Et, c'est ainsi que reprennent, comme par le passé, les bonnes affaires du Souk hebdomadaire de Sétif, un marché connu pour son caractère régional, puisqu’il draine les clients de toutes les wilayas de l’est du pays et même d’ailleurs.

Avrai dire, personne parmi le monde du «qui dit mieux» ne pariait sur le retour en force de la vente des véhicules d'occasion. Une aubaine pour les revendeurs qui ont déserté, mais seulement  pour un temps,  le milieu des affaires et qui se sont lancés  dans d’autres créneaux vraisemblablement plus porteurs tel que le marché de l'immobilier.
L'expression «le marché est en hausse» ou «le marché est en baisse cette semaine», a retrouvé ses marques même parmi les curieux qui sont à l'écoute des tendances du marché, car le monde du souk hebdomadaire accueille un grand monde «mais  les traditions ont surtout changé», répliquent les connaisseurs.
Il s'agit, selon eux, de nouvelles règles imposées au rassemblement hebdomadaire de l'achat-revente automobile par une nouvelle population, parlant des revendeurs, qui ne respectent guère les règles qui régissent les rapports commerciaux du passé.
Les déclarations des offres de prix par exemple sont détournées  par les vendeurs et perdent de leur légitimité, car «mensongères», diront certains, et sortent de ce fait du cadre conventionnel du «qui dit mieux».
Le marché de Sétif grouille de monde chaque vendredi, et même la veille pour les opportunistes qui achètent pour revendre le lendemain.
Un tour dans l’enceinte du marché hebdomadaire de l'automobile d'occasion, sous un soleil de plomb  fait apparaître un foisonnement indescriptible de la clientèle. Une conjoncture certainement favorable pour les bonnes affaires, à cause de la période des congés et des départs en vacances.
Mais, selon les connaisseurs, déçus par le comportement de la nouvelle composante du souk qui enjambe tous les interdits, affirment qu'il «y a plus de revendeurs que d'acheteurs». Tout le monde vend et tout le monde revend», nous déclare-t-on.

Source Horizons Abdelhalim Benyellès

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:22

Des visites au public à partir du 28 juillet

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La réception provisoire du métro d’Alger est prévue le 31 octobre 2011, alors que sa mise en service effective est programmée début novembre, a déclaré, hier, le ministre des Transports, M. Amar Tou, qui précisera toutefois que la mise en service effective se fera au plus tard début novembre. Dès le 8 septembre, la RATP-El Djazair procédera à la marche à blanc du métro (exploitation non commerciale). D’autre part, des visites de stations du métro à l’adresse du public seront organisées à partir du 28 juillet. L’exploitation du métro d’Alger sera assurée par plus de 400 agents que la RATP est en train de former, dont 275 sont formés dans l’exploitation, une centaine dans la maintenance et une soixantaine dans l’encadrement administratif. La RATP a formé dernièrement par l’intermédiaire d’une firme allemande des auditeurs de métro, des chefs de station, des opérateurs commerciaux et ceux du contrôle. D’une longueur initiale de 9,5 km, le projet du métro d’Alger devra desservir, sur dix stations, les communes de Bachdjarah, El Magharia, Hussein Dey, Sidi M’hamed et Alger-centre.
En prévision de la réception provisoire du métro d’Alger fixée au 31 octobre prochain, pas moins de 400 ingénieurs et techniciens seront formés pour son exploitation. Ce staff formera à son tour tous les effectifs dont auront besoin les départements chargés  de l’exploitation et de la maintenance. «Votre responsabilité est énorme», a souligné, hier, le ministre des Transports Amar Tou, au centre de formation RATP El Djazair à Kouba, à l’adresse des premiers groupes en formation pour une durée de 40 à 45 jours. S’étendant sur 10 stations (soit près de 10 km), le métro d’Alger, tant attendu par les habitants de la capitale, devra desservir les communes de Bachdjarah, El Magharia, Hussein Dey, Sidi M’hamed et Alger Centre, en attendant deux autres extensions. La RATP-El Djazair procédera à partir du 8 septembre prochain à la marche à blanc du métro (exploitation non commerciale). Cette opération se poursuivra durant quatre semaines. «C’est une phase d’essai nécessaire à la mise en service du métro. La marche à blanc du métro signifie sa mise en service sans qu’elle soit commercialisée», a souligné le ministre. Le métro transportera durant cette période d’essai un nombre limité de passagers. Lequel augmentera au fil des jours, en prévision de sa mise en service effective. «En principe, la date de mise en service du métro ne va dépasser début novembre, comme il se peut également qu’elle va intervenir le 1er novembre. C’est une question qui dépend de celui qui sera chargé protocolairement de sa mise en service», a-t-il affirmé. A partir du 28 de ce mois, des visites, au profit du public, seront organisées au niveau des stations de métro à l’initiative de la RATP-El Djazair.

Source Horizons Safia D.

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:19

Ils sont déposés en bons du trésor américain

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Lorsque l'économie américaine est grippée, les conséquences risquent d'être graves pour l'Algérie.

Le professeur Abderrahmane Mebtoul est un expert qui revient de nouveau sur la crise de l'endettement des Etats et notamment le risque de l'insolvabilité de l'économie américaine, première puissance économique mondiale.
Ce risque d'insolvabilité, combiné avec l'actuelle crise européenne, serait catastrophique pour l'économie mondiale et entraînerait une récession généralisée pire que celle d'octobre 2008, indique-t-il à L'Expression.
Cela a un impact sur l'économie algérienne car toute contraction de l'économie mondiale signifierait moins d'exportations d'hydrocarbures comme en 2008/2009 où les recettes ont chuté de 45%.
Autre préoccupation. Mebtoul rappelle que selon le ministre des Finances, Karim Djoudi, 80% des 157 milliards de dollars sont déposés à l'étranger en bons du Trésor dont 45% aux USA, 45% en euros, le reste en yens et livres sterling, et toute dépréciation combinée à l'inflation mondiale donnerait un rendement négatif. Selon le même analyste, il y a lieu d'être attentif «au fait que 98% de nos exportations sont libellées en dollars et 60% de nos importations en euros». Le second souci a trait au taux de rendement de ces réserves qui pourraient être moindres que si elles étaient déposées dans d'autres banques. A cette objection, la réponse est simple: l'Algérie privilégie la sécurité plutôt que le rendement immédiat.
Mais d'où viennent les déboires de l'économie américaine qui risquent tant de donner des sueurs froides aux décideurs algériens?
Explication: en 2011, la dette publique américaine dépasse les 14.000 milliards de dollars, soit plus de 95% du PIB, étant supportée par des créanciers principalement japonais, chinois, européens et les pays du Golfe. L'Algérie a déposé plus de 40% de ses réserves de change en bons du Trésor américain. Cependant, les 7000 milliards de dollars de placements américains dans le monde reçoivent plus de dividendes de leurs investissements à l'étranger que le pays ne paie d'intérêts sur leurs dettes. Les avoirs américains à l'extérieur étant essentiellement composés d'actions alors que les créances étrangères correspondent à des titres obligataires sur le Trésor américain. La différence de rendement entre des actions et des obligations explique que les États-Unis restent, en dépit de leurs déficits, des investisseurs bénéficiaires.
Les partenaires des Américains peuvent, par contre, y laisser quelques plumes même lorsque les investisseurs cherchent refuge dans les bons du Trésor US pour se prémunir contre certains risques à travers une baisse de la rémunération des placements. Le résultat en est que les Etats épargnent plus pour gagner moins. D'autres inquiétudes sont exprimées par l'expert. «On pourrait assister à une chute du dollar américain qui entraînerait une vente massive des bons du Trésor. Aussi, je suis sceptique pour les 80% des réserves de change algérien placées à l'étranger dont 45% en bons du Trésor américains et 45% en euros quant aux déclarations du gouverneur de la Banque d'Algérie, lequel affirme que le rendement de ces réserves est de l'ordre de plus de 4%, ramenant presque 5 milliards de dollars d'intérêts par an», dit-il. Le rendement est bien en deçà, affirme Mebtoul.
Mais l'Algérie n'est pas le seul pays à déposer ses réserves à l'étranger. La Chine, deuxième puissance économique mondiale, en fait de même.
Courant 2010, sur 2450 milliards de dollars de réserves de change chinois, une grande partie est libellée en dollars. A fin août 2010, la Chine détenait un total de 868,4 milliards de dollars de bons du Trésor américain, selon des chiffres officiels américains.
Le hic est que Standard and Poor's alerte en affichant une perspective négative de l'économie américaine. Le pronostic de Mebtoul est le suivant: la situation actuelle est insupportable et dangereuse et conduira au chaos si l'on n'entreprend pas de réformes profondes. Si les Etats-Unis ne mettent pas de l'ordre dans leur budget et ne font pas davantage d'économies, ils vont au-devant de problèmes douloureux avec pour risque d'accentuer la récession mondiale, le dollar représentant en 2010, pas moins de 60% des transactions mondiales contre 27% pour l'euro.
Pour l'Europe, des pays comme la Grèce, l'Italie, le Portugal et l'Espagne seront tôt ou tard menacés d'insolvabilité et l'Union européenne redoutera tôt ou tard que ces pays ne sombrent dans un chaos semblable à celui de l'Argentine en 2002 et de l'Islande en 2008, selon la même source. Ces chocs vont bouleverser une nouvelle fois l'économie mondiale. D'où l'urgence d'une refonte du système monétaire international avec de nouvelles institutions de régulation, préconise l'expert international.

Source L’Expression Ahmed Mesbah

Le Pèlerin

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 06:12

Retour sur un crime qui a ébranlé la Kabylie

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Un poète peut-il mourir?

Le procès de l'assassinat de Matoub Lounès s'ouvre ce matin (lundi) à 9 h au tribunal de Tizi Ouzou. Il a fallu treize ans pour que le procès de l'assassinat du Rebelle ait lieu. Une période durant laquelle une enquête a été menée par la justice mais qui est contestée dans la forme et dans le fond par la soeur et la mère de Matoub Lounès.
L'enquête menée a abouti à l'identification de dix individus comme étant les auteurs de l'assassinat de Matoub. Il s'agit de Chenoui Mahieddine dit Abou Abdelhak, Medjnoun Malek, Kaiche Fatah, Madhmoun Nasreddine dit Abdenacer, Bachtène Kamel dit Cherchour, Khettab Arezki dit Okacha, Ghedouchi Ali dit Oussama, Ouerdane Abdelwahab dit Abdellah, Zermout Mohamed dit Salim et enfin, Boudjenah Mahiedinne dit Azeddine. Les dix accusés sont originaires des wilayas de Tizi Ouzou et de Boumerdès. Aujourd'hui, seuls Medjnoun Malek et Chenoui Mahieddine seront à la barre puisque les autres mis en cause ont été abattus par les services de sécurité dans différentes opérations antiterroristes.
Le 25 juin 1998, le Rebelle est tué
Un télégramme du chef de la brigade de gendarmerie de la localité d'Ath Douala est adressé au procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou stipulant que le jour même aux environs de 13h30, au lieu-dit Tala Bounane, commune d'Ath Aïssi, et dans une zone inhabitée et boisée, la voiture de Matoub Lounès de type Mercedès, immatriculée 15.192.00298, est attaquée à l'arme à feu par un «groupe armé non identifié». A l'intérieur du véhicule, il y a, en plus du chanteur, son épouse Nadia et ses deux belles-soeurs Warda et Farida. Matoub Lounès reçoit sept balles tandis que soixante-dix-huit impacts de balles sont relevés sur sa voiture. Les autres passagères sont blessées.
Le 30 juin 1998, une enquête judiciaire s'ouvre contre X pour homicide volontaire avec préméditation. Le 1er août 1998, les services de sécurité recueillent les témoignages de la veuve de Matoub Lounès, Brahimi Nadia, et de ses soeurs Warda et Farida.
Le témoignage de Nadia Matoub
En date du 13.10.1998, Nadia Matoub se présente devant le juge d'instruction pour apporter son témoignage. Elle raconte que le 25 juin 1998, ils sont de retour vers Ath Douala après avoir déjeuné à l'hôtel Le Concorde, sur invitation de son mari. Arrivé à un virage au niveau du lieu-dit Tala Bounane, leur voiture est ciblée par des coups de feu à partir d'une colline. Ce qui pousse Matoub Lounès à faire usage de son arme de type Kalachnikov. «Il a tenté de descendre de la voiture mais nous l'en avons empêché mes soeurs et moi car nous avions peur pour lui. Il a alors continué à tirer à partir de son siège dans le véhicule», indique Nadia Matoub au juge d'instruction. Elle ajoute qu'elle avait perdu connaissance à deux reprises. Lorsqu'elle se réveille la deuxième fois, elle trouve son mari allongé par terre en dehors de la voiture. «J'ai entendu des pas. Un individu s'est avancé en ma direction alors que j'étais encore à l'intérieur du véhicule. J'ai fait la morte. Je les ai entendus demander à fouiller la voiture. J'ai aussi entendu des cris de «Allah Akbar», explique Nadia Matoub qui enchaîne que les agresseurs se sont emparés de l'arme de son époux ainsi que d'un pistolet automatique. Ils ont également pris les documents personnels de Matoub ainsi que le dernier album du chanteur, qui n'était pas encore sorti sur le marché. Nadia Matoub ajoute qu'elle ne peut pas reconnaître ses agresseurs car au moment de l'attaque, elle a fait semblant d'être morte.
Quant à Warda, la belle-soeur de Matoub Lounès, elle a affirmé au juge d'instruction qu'elle a reconnu l'un des terroristes ayant participé à l'attentat lorsque sa photo avait été publiée dans le journal El Watan le 8.10.1998. Il s'agit, selon elle, de Nacer Bellaouèche. Warda Brahimi a affirmé qu'elle pourrait reconnaître un deuxième terroriste si on lui montrait sa photo. La deuxième belle-soeur de Matoub, Farida, a indiqué qu'elle pouvait reconnaître le terroriste qui a entraîné sa soeur Nadia en dehors de la voiture.
R.R., un témoin qui passait à bord de sa voiture de marque Peugeot 405 sur les lieux de l'attentat au même moment, a été entendu par le juge le 20.10.1998. Il a affirmé que sa voiture a été touchée de sept balles. Lui, il se dirigeait en sens inverse (vers Tizi Ouzou). Il a révélé qu'à son arrivée, il avait vu des coups de feu nourris provenir de derrières les arbres, à partir du talus du côté droit.
Malika Matoub accuse Nadia de complicité
L'enquête enclenchée par la justice a connu un rebondissement inattendu avec les accusations formulées par la soeur de Matoub Lounès et sa mère Aldjia Méhari. Ces dernières ont été entendues par le juge le 20.10.1998. La mère de Matoub a affirmé que son fils avait une garde rapprochée dont il s'est départi à la demande de son épouse Brahimi Nadia juste après leur mariage. Aldjia Matoub a ajouté que son fils était en France et qu'il n'est rentré en Algérie que suite à un appel téléphonique de la part de Nadia. «Cette dernière lui a demandé de revenir au pays pour une question urgente. A son retour, il a été assassiné», a ajouté Aldjia Matoub au juge. Cette dernière a indiqué que juste après l'assassinat, la soeur de Nadia et son frère sont venus à la maison à Taourirt Moussa et ont pris toutes les affaires personnelles de la victime. De son côté, Malika Matoub a exprimé des doutes envers sa belle-soeur et sa famille. Pour étayer ses dires, Malika Matoub a déclaré au juge d'instruction qu'il n'y a pas eu d'expertise sur la voiture immédiatement après l'attentat. Malika Matoub parle de la disparition des sacs à main de Nadia et de ses soeurs, la récupération par la soeur de Nadia d'un cahier intime de Matoub et sa non-restitution à ce jour. Malika Matoub parle de trois lettres «suspectes» écrites au stylo par Nadia et adressée à sa soeur Fatima. «Le contenu de ces lettres prouve qu'il y avait des choses qu'elles voulaient cacher et Nadia avait demandé à sa soeur de brûler les lettres juste après les avoir lues. Nadia a aussi écrit qu'elle est très surveillée», a déclaré Malika Matoub au juge d'instruction le 20.10.1998. Cette dernière a ajouté qu'elle a trouvé à la maison un plan qui ressemble au lieu de l'attentat.
Le 5 mai 1999, Hattab revendique l'attentat
L'enquête sur l'assassinat de Matoub Lounès n'a pas pu avancer compte tenu de l'absence de tout nouveau élément inhérent à l'affaire jusqu'à ce que Hacène Hattab, l'émir du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) rende public un communiqué le 5 mai 1999 où il revendique l'assassinat de Matoub Lounès. Le 30 mai 1999, le procureur demande une expertise sur l'arme retrouvée sur le terroriste Zermout Mohamed dit Salim, abattu le 15.10.1998. Mais après expertise, il s'est avéré que l'arme en question n'a pas été employée lors de l'attentat ayant ciblé Matoub Lounès. Suite à cette expertise, le juge donne instruction de le tenir informé de tout détail, que livrerait un quelconque terroriste repenti, inhérent à l'assassinat de Matoub Lounès. Suite à quoi, le terroriste repenti Togodji Ramdane, dit Mounir, a apporté quelques éléments aux services de sécurité, comme les noms des terroristes ayant exécuté l'attentat. Le même terroriste repenti a remis une arme de type kalachnikov qui appartenait à un autre islamiste armé dénommé Abdenacer et ayant participé à l'assassinat. Après expertise, il a été conclu que l'arme en question a été effectivement employée le 25 juin 1998 à Tala Bounane.
Révélations du repenti Togodji Ramdane
Le juge d'instruction a entendu le terroriste repenti Togodji Ramdane. Ce dernier a indiqué que le lendemain de l'attentat, il était dans la forêt de Sidi Ali Bounab. Les terroristes Abdenacer, Oussama Abdellah et Salim s'y sont présentés avec, en leur possession, une kalachnikov et un pistolet. Son comparse Abdenacer l'a informé que ces deux armes appartenaient au chanteur Matoub Lounès et qu'ils les ont récupérées après l'avoir assassiné. Quelques jours plus tard, il a été informé que les terroristes qui ont perpétré l'attentat sont Abou Dedjana, Cherchour Kamel, Oukacha, Ben Zebboudj Kara, Abou Abdelhak (Chenoui Mahieddine), Abdenacer, Oussama Abdelhak et Boudjenah Nourredine.
Puis, le 4 mars 2000, Abdelaziz Tewfik, terroriste repenti, fait des révélations au sujet de la même affaire. Ce témoin a révélé au juge que l'attentat contre Matoub Lounès a été décidé par la katibat de Tizi Ouzou. Huit terroristes avaient été désignés pour mener l'opération. Le même témoin a indiqué que Chenoui Mahieddine avait été chargé de faire le guet et qu'il l'a lui-même aperçu au moment où il a fait irruption dans la forêt d'Ath Douala le jour du crime. Suite à quoi, Chenoui a été arrêté. Ce dernier, lors de son audition, a avoué activer au sein d'un groupe armé depuis 1994. Il a, en revanche, nié avoir participé à l'assassinat de Matoub Lounès. Il a toutefois révélé que c'est Boudjennah Azeddine qui se rendait régulièrement à Tala Bounane avant le 25 juin 1998. Selon le même témoin, c'est Abdelaziz, émir de la katibat de Tizi Ouzou, qui a pris la décision de l'assassinat de Matoub Lounès et désigné les membres du groupe qui auront à exécuter la besogne. Le même témoin a entendu parler de la participation de Medjnoun Malek, mais il a précisé qu'il ne l'a pas vu.
Le groupe armé a passé la nuit à Tala Bounane
Le même témoin a indiqué au juge d'instruction que le groupe qui a perpétré l'attentat a quitté la forêt de Sidi Ali Bounab le 24 juin 1998 dans la journée pour se diriger vers Tala Bounane où il a passé la nuit. Après l'attentat, les terroristes se sont repliés dans la montagne de Betrouna. Après avoir nié sa participation à l'attentat, Chenoui a été confronté au terroriste repenti, Abdelaziz. Ce dernier a affirmé devant Chenoui qu'il a participé à l'attentat contre Matoub Lounès. Sa mission, selon Abdelaziz, consistait à assurer le guet de la voiture. Selon le même témoin, Chenoui avait un appareil téléphonique sans fil pour appeler. «C'est Chenoui qui a informé le groupe qui a ouvert le feu, que la voiture de Matoub Lounès allait arriver dans un moment», a indiqué Abdelaziz. Quand Chenoui l'a interrogé s'il l'avait vu ou entendu au moment où il donnait l'information à travers le téléphone sans fil, Abdelaziz a répondu qu'il l'a entendu en écoutant la cassette où a été enregistré l'attentat. Abdelaziz a ajouté que le terroriste Abou El Bassir ayant participé à l'attentat, lui a parlé de lui. Dans le rapport de la brigade judiciaire, Chenoui avait avoué avoir assuré le guet le jour de l'attentat en compagnie de Medjnoun Malek. Il a ajouté que lui était armé d'une kalachnikov et que Medjnoun détenait un fusil à pompe. Chenoui a révélé que leur mission était de se poster à une distance d'un kilomètre à partir de l'intersection de Tala Bounane afin d'assurer la surveillance de la voiture de Matoub et signaler son arrivée.
Medjnoun nie tout
Malek Mednoun, après avoir été arrêté, a tout nié. Devant le juge d'instruction, Malek Medjnoun a nié avoir participé d'une quelconque manière à l'assassinat de Matoub Lounès. Il a aussi réfuté activer dans un groupe terroriste à l'époque. Il a indiqué qu'il avait été condamné une fois pour soutien au terrorisme et emprisonné avant d'être libéré en octobre 1996. Depuis, a-t-il ajouté, il ne s'est adonné à aucune activité terroriste ou de soutien. Medjnoun a souligné que le jour de l'attentat, il était dans un restaurant à la rue de la Paix (au centre-ville de Tizi Ouzou) de 9h du matin à 15 heures. Il a ajouté qu'il était en compagnie de huit personnes dont il a donné les noms au juge. Les huit personnes ont été interrogées et un seul (H.M.) a avoué que Medjnoun était effectivement au restaurant en question le 25 juin 1998.
La suite sera connue aujourd'hui au tribunal criminel de Tizi Ouzou.

Source L’Expression Aomar Mohellebi

Le Pèlerin

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