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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:44

Algérie - L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique – 2ème partie

Bouteflika et l armee

Mohamed Chafik Mesbah, collaborateur de notre journal, a présenté le lundi 13 juin 2011 au Cidob de Barcelone (Centre des relations internationales et études du développement, think tank que préside Narcis Serra, ancien ministre espagnol de la Défense) une communication intitulée «L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique» . Dans cette communication, Mohamed Chafik Mesbah examine passé, présent et perspectives d’évolution de l’institution militaire et services de renseignement dans le pays. Au regard de l’importance du sujet et de l’intérêt des idées développées dans cette communication, nous avons jugé utile de la publier, in extenso, à l’intention de nos lecteurs.
Quoiqu’il en soit, l’accession à la présidence de la République de M. Abdelaziz Bouteflika ouvrira une nouvelle ère dans l’évolution de l’institution militaire. Avec dans une première étape des rapports plutôt ambigus empreints de méfiance réciproque entre le chef de l’Etat et la hiérarchie militaire. La démarche de clarification de ces rapports aura été, en effet, des plus laborieuses. Elle n’a produit ses effets que vers la fin du deuxième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. L’objectif consistait à parvenir, tour à tour, à un contrat moral, une sorte de code de bonne conduite, à un accord de délimitation de compétences qui tienne compte du caractère spécifique de l’institution militaire et à l’adoption, in fine, d’un programme de modernisation de l’institution militaire destiné à faire émerger, pacifiquement, une nouvelle chaîne de commandement. Pour une meilleure compréhension du problème, il faut distinguer, au plan méthodologique, entre, d’une part, le corps de bataille, c’est-à-dire les grandes unités de combat et les commandements opérationnels, ainsi que leur dispositif de soutien logistique et, d’autre part, les services de renseignement qui continuent de relever de la tutelle de la Défense nationale. Les changements évoqués concernent, essentiellement, la première composante des forces armées. Ces changements portent sur l’amélioration substantielle de la qualité de l’encadrement militaire, tant du point de vue de l’âge que du niveau de formation technique et intellectuelle. Pour l’essentiel, l’encadrement militaire actuel provient d’officiers formés au sein des fameuses Écoles des cadets de la Révolution, de l’Académie militaire interarmes de Cherchell et dans les universités, s’agissant de recrues sur titre engagées dans les rangs des forces armées à la fin de leur scolarité supérieure. Pour la plupart, ces officiers ont suivi des cycles de spécialisation ou des stages de commandement dans les grandes écoles militaires occidentales, russes et arabes. Un parcours qui leur permet de se mesurer, au plan de la maîtrise professionnelle, à leurs pairs des armées modernes. Les changements se sont effectués, par ailleurs, dans le respect des équilibres sociologiques. Le rajeunissement de l’encadrement militaire n’a pas affecté la prédominance des cadres issus de la région est du pays, largement majoritaires au sein de la chaîne de commandement. Ce sont, également, toujours des officiers d’extraction sociale modeste, paysannerie pauvre et petite bourgeoisie, qui composent, majoritairement, cette chaîne de commandement. Cela dénote, à l’évidence, une gestion prudente de la ressource humaine au sein des forces armées. Certaines critiques évoquent, toutefois, la présence dans la hiérarchie militaire d’une poignée de responsables trop âgés, en déphasage avec les nouveaux chefs qui émergent dans l’ANP, beaucoup plus jeunes et bien mieux formés. Ces responsables d’âge avancé qui se comptent sur les doigts de la main proviennent de l’Armée de libération nationale. Ils sont en voie de disqualification, même sur le plan biologique. C’est, de manière spécifique, le chef d’état-major de l’ANP qui est visé par cette remarque. Précisons qu’il a été choisi par le président de la République pour des considérations de loyauté personnelles. C’est, également, pour des raisons symboliques, liées, entre autres, à son appartenance à l’ALN, que cet officier général a été désigné pour assumer une mission supposée être temporaire liée à l’équilibre subtil des prérogatives entre délégataires majeurs de pouvoirs au ministère de la Défense nationale. A terme rapproché, la fonction de chef d’état-major de l’ANP, de plus en plus technicisée, sera, probablement, accessible à la génération d’officiers incorporés après l’indépendance nationale. Il persiste, par ailleurs, des divergences internes à l’institution résultant de la diversité des parcours des officiers qui forment l’ossature de la chaîne de commandement. Effectivement, ces nouveaux chefs militaires ayant suivi des formations supérieures au sein d’académies différentes, nationales et étrangères, se posent la question de l’homogénéisation des visions, sur le plan technique aussi bien que sur le plan de la doctrine. L’Ecole supérieure de guerre, nouvellement créée, et l’Institut militaire de documentation, d’évaluation et de prospective, de création plus ancienne, ne semblent pas, en ce sens, avoir apporté la contribution attendue. L’effort de rajeunissement de la chaîne de commandement militaire, concomitant à celui de la modernisation du potentiel de combat, ne s’est pas accompagné – je l’ai déjà souligné — de la rénovation de ce qui tenait lieu de corps de doctrine militaire. Une opacité est entretenue autour de cet impératif de rénovation de la doctrine de défense qui retarde la mise à niveau conceptuelle souhaitée. C’est cette doctrine qui nous aurait renseignés, plus sûrement, quant à la politique de défense nationale du pays. A moins que celle-ci ne se résume, implicitement, à une simple adéquation de l’effort de guerre national avec les impératifs spécifiques à l’Otan, les nouvelles menaces qui vont de la lutte contre le terrorisme jusqu’à la participation aux forces d’interposition dans les conflits localisés en passant par la prévention des exodes de population… Tout se passe comme si les instances politiques, conscientes qu’il n’existait plus d’alternative à un alignement sur l’Otan, avaient choisi de louvoyer et de ne pas énoncer, clairement, la substance de la nouvelle politique de défense. C’est peine perdue. Les politiques de défense nationale s’inscrivent, désormais, dans des logiques de sécurité régionale liées aux impératifs fixés par les grandes puissances, en particulier la première d’entre elles, les États-Unis. A observer, scrupuleusement, le statut de l’Otan, il serait bien difficile de trouver une disposition qui permette à cette organisation internationale d’interférer dans la politique de défense d’un pays tiers. Mais derrière l’apparence institutionnelle de l’Otan et, d’une manière générale, du système de relations internationales, se profile, inévitablement, la politique de puissance américaine. L’Otan, précisément, a engagé ce qu’il est convenu d’appeler le dialogue méditerranéen avec un certain nombre de pays riverains à la Méditerranée. Dans l’argumentaire élaboré par les services de l’Otan, il est spécifié, expressément, que l’interopérabilité des forces est l’un des objectifs majeurs visés par le dialogue. Dans l’immédiat, le rapprochement avec l’Otan se traduit, précisément, pour des considérations opérationnelles, par une transformation graduelle de la chaîne de commandement militaire. Les exigences liées à l’interopérabilité obligent l’ANP à se mettre à niveau. C’est, forcément, les militaires qui maîtrisent les armements requis et capables de conduire des interventions adaptées aux théâtres d’opération modernes qui supplanteront, progressivement, ceux qui ne sont pas formés. L’Algérie n’en est pas encore au stade de l’adhésion à l’Alliance atlantique qui comporte des conditionnalités rigides, mais déjà sa proximité avec l’Otan lui impose une mise aux normes de la formation de son encadrement et de la nature de ses systèmes d’armement. Le dialogue méditerranéen qui a été engagé par l’Otan vise, cependant, simultanément aux objectifs techniques opérationnels, à favoriser la réforme de la Défense nationale, à travers, notamment, «la promotion du contrôle démocratique des forces armées». Cette affirmation est à relier, sans aucun doute, au cours actuel de l’évolution de la chaîne de commandement de l’ANP. Les nouveaux chefs militaires qui, désormais, détiennent la réalité des leviers de commande, puissance de feu et dispositif de soutien logistique, se distinguent par un degré de conscience plus aigu, adhérent raisonnablement aux impératifs de bonne gouvernance. L’un dans l’autre, cet état d’esprit intrinsèque et les principes institutionnels défendus par l’Otan devraient prémunir ces nouveaux chefs militaires contre la tentation d’une irruption intempestive dans la sphère politique. L’évolution des armées de tous les pays de la rive sud de la Méditerranée impliqués dans ce dialogue méditerranéen s’inscrit, très certainement, dans une perspective de normalisation de leur statut institutionnel avec subordination du militaire au civil. Quelle lecture politique faut-il faire, à ce niveau de la réflexion, de ces changements que nous venons d’évoquer, par rapport, en particulier, à l’exercice de ses pouvoirs par le président Abdelaziz Bouteflika? A court terme, le président Abdelaziz Bouteflika, en remplaçant — sans payer de coût politique significatif — la génération des généraux «janviéristes» par de nouveaux chefs militaires que nous pourrions appeler des «guerriers professionnels», a éliminé toute source possible de contestation de sa démarche à partir des forces armées. A moyen terme, le président Abdelaziz Bouteflika a subtilement conçu la répartition des prérogatives entre délégataires de pouvoir au niveau du ministère de la Défense nationale de manière que leurs influences s’annulent réciproquement. A long terme, le président Abdelaziz Bouteflika a réussi le découplage, presque total, entre les services de renseignement et les forces armées, privant les premiers de l’appui ostensible qui faisait leur force et les seconds de l’interface sur la société qui leur permettait d’agir politiquement. Dans le même intervalle, ce n’est pas la même évolution que les services de renseignement ont connu. Le regretté M’hamed Yazid, quelque temps avant sa mort, évoquait cette relation ambiguë, empreinte de sentiments contradictoires, faits d’attraction et de répulsion, qui liait le personnel politique hérité de la guerre de Libération nationale aux services de renseignement algériens. C’est, à la fois, du rejet fondé sur la peur et de l’admiration nourrie par le mythe. Le président Abdelaziz Bouteflika n’échappe pas à la règle. Il existe chez lui, pour des considérations symboliques autant que pratiques, une réelle volonté de réformer les services de renseignement, au sens d’annihiler la capacité de nuisance qui leur est prêtée. Il est suffisamment habile, cependant, pour vouloir continuer à entretenir le mythe qui entoure cet instrument dont il ne veut pas se priver brusquement. Il laisse, volontiers, se perpétuer l’idée, surtout à l’usage d’une société politique habituée à ce genre de soumission, que ces services de renseignement tout puissants constituent le bras séculier sur lequel il fonde son pouvoir. Cette situation lui permet même d’orienter vers ces services la vindicte de la population, des élites, voire de l’étranger. Ce calcul doit compter, certainement, dans le peu d’empressement qu’il manifeste, du moins apparemment, à procéder à la réforme des services de renseignement bien qu’il le souhaite pourtant. Il est probable que le président Abdelaziz Bouteflika se suffit, pour le moment, d’avoir découplé corps de bataille et services de renseignement et, de manière relative, d’avoir limité l’influence de ces derniers dans le processus de nomination aux fonctions de responsabilité publique. Sans devoir s’en tenir, mécaniquement, à l’avis des partis et leaders de l’opposition qui considèrent que lesdits services sont la source de blocage essentiel pour tout processus de transition démocratique, examinons, sereinement, cette question. Ne nous arrêtons pas aux évidences, le renseignement est une fonction fondamentale de l’Etat, une condition indispensable à son développement pérenne. La vraie question, par conséquent, n’est pas de savoir si, oui ou non, le pays doit disposer de services de renseignement. La vraie question doit porter sur la nature de la mission des services de renseignement dans un système démocratique. S’agissant de l’Algérie, il faudrait, avant de répondre, examiner ces services à l’aune de deux paramètres, la symbolique liée à l’institution et l’efficience de son action. Les services de renseignement algériens jouissent-ils encore de la charge émotionnelle — en particulier, cette solidarité de corps érigée en culte — qui fonde, symboliquement, la communauté du renseignement, «un métier de seigneurs» comme le suggérait le chancelier allemand Bismarck ? Ces services disposent-ils toujours de l’efficacité redoutable qui, une période durant, avait fondé leur légende, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays ? Ces services de renseignement, à présent, partiellement, démunis de la charge émotionnelle qui vient d’être évoquée, ne disposent guère plus de toute l’efficacité dont ils pouvaient se prévaloir. La solidarité de corps, c’est un habitus social et culturel, c’est surtout une échelle de valeurs partagée en commun. Ce patrimoine hérité du Malg mythique de la guerre de Libération nationale est largement entamé. Au cours de la phase de restauration de l’État, les services de renseignement algériens, bâtis sur les traces du Malg, ont été propulsés par un puissant idéal. Ils ont su tirer profit de la disponibilité de cadres expérimentés et engagés ainsi que de l’aura populaire qui rendait leur action efficace et redoutée. Raisonnant en contexte, il n’est pas faux d’affirmer que la Sécurité militaire a été un instrument de répression dans le cadre d’un système de parti unique. C’était le prix de la stabilité politique et institutionnelle du pays, condition jugée nécessaire pour son développement économique et social. La Sécurité militaire avait joué, cependant, un rôle éminent dans la victoire de nombreuses guerres de libération nationale, en Afrique notamment, et dans le succès de combien de révolutions démocratiques, résultat de soulèvements populaires, sans compter le soutien efficace qu’elle sut apporter aux mouvements de résistance de gauche en Amérique latine. Revenons, toutefois, à la situation présente. Il faut bien admettre que l’ardeur patriotique et l’efficacité opérationnelle dont était créditée cette ancienne Sécurité militaire n’ont pas résisté au phénomène d’usure, à l’image de cette perte de bonne gouvernance qui touche toutes les institutions du pays. Ces services de renseignement, à un moment donné, ont bien joué un rôle dynamique en servant de rempart contre l’écroulement de l’Etat algérien. Ils ont exercé, également, un certain rôle stabilisateur éteignant, dans l’œuf, les crises internes du régime, ce qui, d’ailleurs, a permis au système de se pérenniser. A leur actif, également, un rôle, de coloration disons patriotique, dans la sauvegarde du patrimoine économique national. Leur empreinte, sans être exclusive, est perceptible dans l’abrogation de la loi sur les hydrocarbures en 2005. Ils ne sont pas étrangers à la contrariété que rencontrèrent certains processus de privatisation douteux. Ce rôle de stabilisation du régime politique et cette œuvre de sauvegarde du patrimoine économique sont, néanmoins, sans commune mesure, avec les exigences de mue du système. Cela conduit à imaginer que, par rapport à la conjoncture politique prévalant en Algérie, les services de renseignement algériens ne sont plus en mesure d’entraver un puissant mouvement social déterminé à mettre à bas le système. Les cadres de renseignement algériens ont été formés pour lutter contre la subversion interne — entendez l’opposition qui n’est pas légale —, ils se sont adaptés, avec plus ou moins de succès, pour combattre le terrorisme, ils ne sauront, certainement pas, étouffer un mouvement de masse. Les hommes politiques algériens devraient visiter les pages d’histoire des peuples qui ont imposé dans leur pays le système démocratique. Le DRS serait-il plus puissant, plus efficace, plus retors que la Stasi allemande? Les conditions historiques de la chute du système communiste ayant été réunies, la Stasi a aussitôt tout perdu de sa puissance. Faut-il faire du démantèlement des services de renseignement algériens un préalable à la mise en œuvre d’un processus de transition démocratique ? L’observation des processus historiques universels, similaires à ceux qui se déroulent dans le monde arabe actuellement, indique bien que l’adaptation des services de renseignement aux exigences du système démocratique est une nécessité. Pour l’heure présente, il ne sert à rien d’ergoter sur l’influence jugée excessive du DRS sur la vie politique nationale. Il est bien plus important de se hâter à favoriser l’instauration du système démocratique en s’engageant, avec un esprit de sacrifice bien entendu, sans réserve, dans la mobilisation du peuple algérien. Il faut faire le pari que la plupart des cadres des services de renseignement, tant décriés, finiront par se ranger au choix du système démocratique dès lors que la situation aura atteint le stade de mûrissement requis. C’est-à-dire dès lors, en particulier, que l’armée, au sens de corps de bataille, se sera déterminée. Dans l’intervalle, il faut souhaiter, naturellement, que les services de renseignement du pays ne s’ingénient pas à mobiliser leur capacité de nuisance au profit d’une démarche d’entrave à cette progression naturelle, je dirais inéluctable, de la société vers la liberté. Une lecture hâtive et forcée à laisser imaginer chez certains observateurs de la scène politique algérienne que les scandales de corruption qui ont défrayé la chronique sont le reflet d’une lutte de clans au sommet de l’Etat. Allusion aux services de renseignement qui auraient la capacité de constituer un pôle capable de défiance vis-à-vis du chef de l’Etat. La vérité est, tout juste, que la corruption est, désormais, co-substantielle au système de gouvernance en Algérie. C’est, à présent, un phénomène structurant ancré dans les usages du système reflet d’une crise chronique de gouvernance, pas d’une simple guerre de clans au sommet. Là n’est pas, toutefois, l’essentiel du problème. Ce qui est bien plus essentiel, c’est la fin du rôle d’interface avec la société politique que, tout le long de la crise algérienne, ils ont joué, pour le compte de l’état-major de l’ANP. Cette coupure avec l’état-major de l’ANP date, incontestablement, le début d’un déclin de la puissance des services de renseignement. Seul un véritable processus de transition démocratique, néanmoins, pourra entraîner le repositionnement institutionnel des services de renseignement, conformément aux canons du système démocratique, avec le recadrage de leur mission autour d’impératifs liés à la sécurité nationale, exclusivement. Cette reconversion ne saurait intervenir juste à la faveur de sautes d’humeur de responsables officiels, puissants pour le moment ou de vœux pieux, candidement évoqués par des leaders de l’opposition, eux-mêmes sans prise sur les réalités. Troisième étape de la présente réflexion, quel pourrait être, en finalité, le comportement de l’armée algérienne face à un soulèvement populaire d’importance ? Quel rôle pourrait-elle jouer, par la suite, dans un processus de transition démocratique ? Ce questionnement renvoie à une problématique à deux volets. Le premier se rapporte au comportement des forces armées dans le cas où elles seraient requises par les instances politiques pour réprimer les manifestations populaires. Le deuxième se rapporte au positionnement institutionnel et politique qu’adopterait l’armée dans une conjoncture de transition démocratique. Trois paramètres sont à considérer. Premièrement, au risque de nous répéter, rappelons la transformation substantielle de la chaîne de commandement militaire au sein de l’ANP. A partir des années 2000, une profonde transformation a touché l’ensemble de cette chaîne de commandement, avec émergence de nouveaux chefs militaires, relativement jeunes, parfaitement formés et animés d’esprit d’ouverture sur le monde moderne. Deuxièmement, le contexte international. Dans la conjoncture mondiale actuelle, marquée par le bouleversement du système de relations internationales et la mondialisation des rapports entre nations, il n’est plus d’usage que les chefs militaires qui, dans des conditions exceptionnelles, prennent le pouvoir songent à le conserver. L’ère des coups d’Etat classiques est révolue. Par ailleurs, l’adoption du principe de compétence universelle pour les crimes contre l’humanité ainsi que la création de la Cour pénale internationale pèsent, désormais, comme une épée de Damoclès sur les chefs militaires qui seraient tentés d’étouffer par la violence les aspirations démocratiques de leurs peuples. Troisièmement, le contexte national. Issus pour la plupart de couches sociales défavorisées, dans le meilleur des cas des classes moyennes, les nouveaux chefs militaires ne sont pas, loin s’en faut, déconnectés de la réalité sociale. Et s’ils ne manifestent aucune inclination pour la chose politique, stricto sensu, c’est une écoute attentive qu’ils prêtent, toujours, aux difficultés du peuple algérien ainsi qu’aux contrariétés qui obstruent la voie au développement national. La dégradation actuelle de la situation dans le pays, ayant tendance à devenir chronique, ne peut que les interpeller. Toutes ces considérations devraient conduire l’armée algérienne à refuser de réprimer d’éventuelles manifestations populaires. Les chefs militaires, pour autant, ne se mettront pas en situation de rébellion vis-à-vis des instances politiques légales du pays. Ce sera, en dernier recours, lorsqu’ils pressentiront une situation de chaos, fatale au pays, qu’ils pourraient, identiquement, aux armées égyptiennes. C’est, de manière plus fondamentale, le statut politique et institutionnel de l’armée dans un processus de transition démocratique qui soulève, cependant, les plus pressantes interrogations. Certes, les régimes militaires peuvent être classifiés en deux catégories selon qu’ils soient militaires stricto sensu, porteurs, le cas échéant, de projets propices au développement national ou, par déviation, sécuritaires, d’inspiration répressive, avec pour finalité le blocage de la dynamique politique dans la société. Dans tous les cas de figure, il faut ne faut pas souhaiter quel l’Algérie verse dans la deuxième catégorie. L’armée doit-elle, alors, accompagner un processus démocratique qui s’engage pour assurer sa protection ou doit-elle rester un corps inerte même lorsque ce processus est mis en danger ? Faut-il se résoudre à la deuxième solution juste par complexe vis-à-vis de constitutionnalistes occidentaux qui savent bien trouver, pourtant, la formule lorsqu’il s’agit de justifier l’irruption des forces armées de leurs pays sur la scène politique au moment ou leur nation est en situation de péril majeur ? Si l’objectif consiste à faire barrage contre une menace avérée sur les institutions ou à prémunir un éclatement du pays, l’armée n’est-elle pas fondée à intervenir, sous réserve de permettre au choix souverain du peuple de s’exprimer, aussitôt que les dangers évoqués auront été jugulés ? Ce serait faire preuve de candeur, en effet, que d’imaginer, ainsi que s’y commettait le distingué professeur Léon Duguit, que «la force armée puisse être une machine inconsciente». Il est probable, dans ces conditions, que l’ANP continuera d’être un acteur sur la scène nationale, à plus forte raison s’il s’agit de contribuer à la mise en place pérenne d’un modèle institutionnel d’essence démocratique. La possibilité de lui attribuer un rôle de garant de la Constitution est souvent évoqué. Ce raisonnement bute, cependant, sur deux écueils. Premier écueil, d’ordre philosophique. Comment justifier l’écart par rapport au principe sacro-saint de la souveraineté populaire ? N’est-ce pas là une tentative de détournement des choix populaires exprimées dans des scrutins qui seront libres ? Il ne faut, sans doute, plus songer, selon l’expression des plus impropres, à «éradiquer» le courant islamiste. Ni l’état d’éveil du peuple algérien ni le contexte international ne l’autorisent désormais. Il faut, au contraire, respecter le choix populaire en veillant, toutefois, à placer des garde-fous pour éviter l’instauration, par effraction, précisons bien par effraction, d’un Etat théocratique. Deuxième écueil d’ordre pratique. Comment s’assurer, dans pareil contexte, que l’armée s’en tienne à un rôle de garant absolument neutre, dans un statut qui, tout en rendant impossible son instrumentalisation à des fins partisanes étroites, comme cela fut le cas après l’interruption du processus électoral, ne lui permette pas, également, de s’emparer des leviers du pouvoir, pour son propre compte ? Peut-être faudrait-il s’orienter vers un rôle de garant qui cantonnerait sûrement l’armée algérienne dans un statut de stricte neutralité, c’est-à-dire, comme disent les juristes allemands, dans un statut qui la dessaisisse, de facto, de «la compétence de la compétence» selon la formule du juriste allemand Carl Schmitt ? L’armée ne pourrait pas s’autosaisir pour entrer sur scène, ce serait une instance constitutionnelle à définir, sans que cela ne soit forcément un Conseil de sécurité nationale où prédomineraient les membres militaires, formule, désormais, contestée même en Turquie. Cette solution doit faire l’objet d’examen sérieux pour éviter qu’elle ne conduise à des situations antagoniques avec le fonctionnement démocratique des institutions du pays.La réflexion autour de cette problématique essentielle pour le succès d’une vraie transition démocratique doit tenir compte de deux paramètres importants. Le premier se rapporte à l’état de déliquescence de la vie politique et associative en Algérie. Il n’existe pas, réellement, de partis politiques solidement structurés et profondément ancrés dans la société. Il n’existe pas de mouvement associatif efficace, puissamment inséré dans la vie de la société. Il existe, encore moins, des leaders charismatiques, déterminés et porteurs d’un vrai projet alternatif au système qui s’effondrerait. Il est clair qu’une éventuelle transition démocratique serait, dans ces conditions, menacée non pas tant par le mouvement islamiste agité comme un épouvantail que par la résistance de pôles agissants de l’ancien système qui résisteraient, avec l’énergie du désespoir, aux prolongements d’un soulèvement populaire victorieux. Ces considérations soulignent l’importance du mode d’attribution à l’armée de ce rôle de garant. Il ne suffit pas que ce statut soit prévu par la Constitution. Il est indispensable que, préalablement, il soit consigné dans un pacte politique fondé sur le plus large consensus national possible. L’armée algérienne recèle en son sein, en termes d’encadrement humain, le potentiel nécessaire qui lui permettrait de jouer ce rôle sans risque pour la démocratie. Elle renouerait, ainsi, avec un rôle qui la replacerait au service de la nation toute entière, pas d’une fraction de la nation. Un rôle qui aurait du être le sien, dès le commencement. En corollaire, cependant, la mobilité dans l’exercice des fonctions supérieures de responsabilité au sein de l’ANP doit être instaurée, selon les normes en usage dans les armées modernes. C’est un pré-requis nécessaire à la préservation de la cohésion de l’armée, celle-ci étant conditionnée par l’octroi de chances identiques à tous ses membres dans la promotion dans les grades et, subséquemment, dans l’accès aux postes de commandement. Il apparaît, à la lumière de toutes ces considérations, que le plus important, dans le contexte actuel, c’est de pouvoir entamer un véritable processus de démocratisation du pays, pas de tergiverser à propos d’une clause dérogatoire, toute temporaire, aux canons académiques des régimes démocratiques… Pour les deux situations évoquées, conduites face à un soulèvement populaire et statut et rôle dans un processus de transition démocratique, notons-le, les services de renseignement n’ont pas été évoqués. Ce n’est pas une étourderie, c’est une omission délibérée. La conjoncture interne ainsi que l’évolution de l’environnement international induisent un nouveau rapport de forces qui, désormais, place en demeure les services de renseignement de suivre, de gré ou de force, le propre positionnement l’armée. Il est possible d’affirmer, en conclusion, au risque de se répéter, que la nouvelle génération d’officiers qui accède aux commandes des unités de feu, et services de soutien logistique, de bonne formation supérieure, nourrit des aspirations qui portent, principalement, sur la modernisation de l’outil de défense, pourvu que les affaires du pays soient confiées à une équipe de gouvernance légitime et performante. L’état de sous-développement politique et social de l’Algérie ne semble pas, pour autant, devoir s’accommoder, pour le moment, d’une solution de sortie de crise conçue sans l’adhésion de l’institution militaire, surtout, si, à fortiori, elle est dirigée contre elle. Quelle est, autrement, la force politique organisée qui, aujourd’hui, pourrait garantir, sérieusement, le succès d’une transition démocratique à venir ? L’avenir démocratique de l’Algérie se construira avec l’adhésion de l’institution militaire, non par opposition à elle. Cette évidence, les hommes d’Etat porteurs d’un vrai projet national ne l’ignorent pas. L’Algérie est au seuil d’un tournant historique. Il serait puéril d’imaginer que le pays puisse continuer à occulter les contraintes du temps mondial et ignorer les exigences de démocratisation qui soufflent sur toute la planète. La mise en garde est valable pour tous les acteurs de la scène nationale. Il ne faudrait pas que l’armée soit la seule à en être convaincue. Pour scruter, dans ce contexte, ce que pourrait être l’avenir proche de l’Algérie, gardons la tête froide sans perdre la foi, en étant «pessimiste par l’intelligence et optimiste par la volonté», comme aimait à le répéter Antonio Gramsci.

Source Le Soir d’Algérie Mohamed Chafik Mesbah

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:59

Il a été accueilli hier, par le wali

jp chevenement

Le président de l´association France-Algérie a fait une tournée hier dans la wilaya de Tizi-Ouzou. L´hôte de la ville des Genêts qui venait de la capitale a été accueilli par le premier responsable de la wilaya de Tizi Ouzou, Abdelkader Bouazgui, ainsi que plusieurs cadres de la wilaya. La visite de courtoisie que M. Chevènement a effectuée dans la capitale du Djurdjura a été l´occasion pour lui de se recueillir dans le cimetière chrétien de la ville après une entrevue avec le wali de Tizi Ouzou. Notons également qu´aucune information n´a filtré sur le contenu des discussions entre le premier responsable de la wilaya et l´ancien ministre de la Défense français. Son collaborateur a dû d´ailleurs affirmer à la presse présente que l´hôte n´avait pas suffisamment de temps pour rencontrer les journalistes présents, nombreux. L´autre étape de sa visite a été, par ailleurs, la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de la même ville. Chevènement a été invité à visiter les stands des expositions de peinture ainsi que les différents ateliers qu´elle abrite. A noter que l´invité de Tizi n´a pas fait le détour par l´allée où est exposée la réplique de la guillotine qui servait aux exécutions à la prison de Tizi Ouzou à l´époque coloniale. Les présents s´interrogeaient d´ailleurs, si l´itinéraire a été omis pour éviter de parler des choses qui fâchent ou est-ce juste une simple omission du calendrier de visite. Enfin, l´hôte de la ville de Tizi Ouzou a rendu visite au centre culturel français existant dans la ville de Tizi Ouzou avant de clore son périple dans la ville des Genêts.

Source L’Expression Kamel Bouidjadi

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:55

il succède officiellement à Benchikha

Vahid Halilhodzic

Après avoir discuté avec Raouraoua,Vahid se voit offrir sa deuxième sélection durant sa carrière d’entraîneur.

Après seulement deux semaines d´attente, la Fédération algérienne de football (FAF), a officiellement désigné le futur patron de la barre technique nationale le Bosniaque Vahid Halilhodzic qui prendra ses fonctions à partir du 1er juillet 2011.
Ainsi, après avoir étudié les dossiers, la Commission désignée par le Bureau fédéral pour examiner les candidatures au poste de sélectionneur de l´Equipe national «A», a tenu lundi dernier sa deuxième réunion. Elle a alors examiné, lors de cette réunion, les dernières candidatures arrivées au siège de la Fédération algérienne de football (17 dossiers).
Puis toujours en reprenant les bribes d´informations de la FAF, «seuls deux candidats ont été retenus et avec lesquels la Fédération a engagé des négociations au terme desquelles sera désigné, au plus tard fin juin 2011, le futur sélectionneur de l´Equipe nationale «A». Et c´est ainsi que deux jours après cette réunion, la FAF engage le Franco-Bosniaque pour trois ans. Point de chiffres sur son salaire. Ce qui est normal aussi chez la FAF. Il y a mieux encore, on n´évoque aucune information sur les futurs adjoints de Vahid bien qu´ils aient été également sujet à discussion entre les responsables concernés lors des négociations.
Néanmoins, des sources concordantes indiquent que Hassan Belhadji et Abdenour Kaoua, les ex-adjoints de Benchikha sont maintenus à leurs postes de coachs des gardiens de but au sein du staff technique des Verts et donc avec Vahid.
Par ailleurs, le staff médical de l´Equipe nationale, outre l´assistance des spécialistes d´Aspetar, sera assuré par les Docteurs Mohamed Boughlali et Ali Yekdah et les kinésithérapeutes de la FAF.
Après avoir discuté avec Raouraoua, depuis la CAN et son limogeage de la sélection ivoirienne de football battue par Saâdane et sa troupe, Vahid se voit offrir sa deuxième équipe nationale à driver durant sa carrière d´entraîneur.
Il est vrai que, d´une part, c´est l´ami de Raouraoua et qu´il a plusieurs atouts que certains ne possèdent pas: il connaît le football africain, il a drivé une sélection africaine avec ses vedettes et il n´aura aucun problème de langue en Algérie puisqu´il est, certes, Yougoslave (Bosnie), mais il a bien vécu à Paris où il a, non seulement évolué en qualité de joueur, puis en tant que coach d´un des plus prestigieux clubs de la capital française, le PSG.
Il faut rappeler que Vahid avait d´abord rejeté poliment l´offre de Raouraoua au moment où il s´occupait du Dynamo Zagreb.
Néanmoins, le 6 mai dernier, il explose à la face de son président dans les vestiaires et c´est le divorce. Halilhodzic a manifesté son intérêt pour un retour en France dans une interview dans le quotidien sportif L´Equipe et une autre à la radio RMC. Il est pressenti pour entraîner à Valenciennes avant Lyon, en vain. Il se résigne enfin à discuter avec son ami Raouraoua pour un contrat de 2011 à 2014. Il est utile de savoir qu´en qualité d´entraîneur, il a coaché plusieurs clubs dont en France (AS Beauvais, Lille OSC, Le Stade Rennais et le PSG). Il a également coaché le Raja de Casablanca (Maroc), Trabzonspor (Turquie), Al Ittihad Djeddah (Arabie Saoudite) et le Dynamo Zagreb (Croatie). Il a été sélectionneur de Côte d´Ivoire de 2008 à 2010.
Ainsi, Vahid Halilhodzic aura tout le temps de préparer une Equipe nationale algérienne digne de représenter l´Afrique au prochain Mondial 2014 prévu au Brésil.
Il possède au moins cette chance d´avoir ce temps nécessaire pour bâtir une nouvelle équipe capable de faire bonne figure lors de la CAN 2013 et au Mondial 2014. Déjà, d´ici au mois de novembre prochain, il aura quatre matchs à disputer, deux en amical et deux autres officiels.

Source L’Expression Saïd  Mekki

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:48

L’ouverture des frontières terrestres n’est pas pour demain

algerie maroc

 

 

 

Selon une enquête mise en ligne par l’hebdomadaire marocain, Maroc Hebdo International, entre le 1er et le 22 juin 2011, la moitié des sondés seraient contre l’ouverture des frontières entre les deux pays.

Un sondage qui tombe à point nommé pour conforter la sortie médiatique du Premier ministre algérien qui avait déclaré que l´ouverture des frontières terrestres entre les deux pays «n´était pas à l´ordre du jour» suite à la campagne orchestrée, notamment, par l´agence de presse officielle marocaine MAP qui accusait l´Algérie d´envoyer des mercenaires pour prêter main forte au régime du colonel libyen. «Ces derniers temps, on observe (...) des déclarations de l´agence officielle marocaine et une agitation du lobby officiel marocain aux Etats-Unis pour vouloir impliquer l´Algérie dans l´envoi d´armes et de mercenaires en Libye», avait fait remarquer Ahmed Ouyahia à l´occasion d´une conférence de presse qu´il avait tenue à Alger.
Ce paramètre est-il rentré en ligne de compte pour que le sondage mis en ligne par l´hebdomadaire marocain ait abouti à un tel résultat? Selon toute vraisemblance, les Marocains seraient plutôt partagés sur la question de l´ouverture des frontières: 45,5% d´entre eux se sont tout de même exprimés pour.
C´est le second sondage d´un média de la presse écrite marocaine qui vient confirmer qu´une majorité de Marocains demeure réticente à la réouverture des frontières terrestres entre son pays et l´Algérie. Ce type de constat aurait pu revêtir un caractère anodin s´il ne venait pas renforcer les résultats d´une autre enquête qui confirme cette tendance. Elle a pour particularité d´aller à l´encontre du souhait des autorités du royaume chérifien. Et ce n´est certainement qu´à ce titre qu´il est intéressant de se pencher sur la question qui a été soumise aux lecteurs de l´hebdomadaire marocain.
«Etes-vous pour ou contre l´ouverture des frontières entre le Maroc et l´Algérie?» C´est dans ces termes qui ne souffrent donc d´aucune ambiguïté qu´elle interpelle ceux qui se sont exprimés au sujet de ce «différend» qui mine les relations politiques algéro-marocaines depuis 1994. Il y a tout juste une année, d´après une enquête mise en ligne par le quotidien arabophone Al Alam, organe officiel du parti l´Istiqlal, plus de la moitié des 41.000 personnes sondées, soit 53%, se sont prononcées contre l´ouverture des frontières entre l´Algérie et le Maroc.
Une enquête qui a retenu l´attention des observateurs. Et pour cause. Ce sondage qui est à mettre au crédit d´Al Alam n´est rien d´autre que l´organe officiel de l´Istiqlal. Parti dont le patron est l´actuel Premier ministre marocain, Abbas El Fassi qui, en plus de mener une campagne acharnée en faveur de la réouverture des frontières entre l´Algérie et le Maroc, rêve d´annexer Tindouf...
Les Marocains lui ont répondu non à 53%! Ce qui n´a pas empêché quelques frémissements dans le réchauffement dans les relations algéro-marocaines de se dessiner à travers, notamment, une «initiative de dynamisation des relations qui devrait donner lieu à une «avancée positive» pour l´activation et la consolidation des relations de coopération économique et sociale entre les deux pays», a indiqué le chef de la diplomatie algérienne dans une interview accordée au mois de février dernier à la chaîne de télévision France 24 d´expression arabe. «Le Maroc est en faveur de la normalisation des relations avec l´Algérie et la réouverture des frontières», a affirmé, quelques jours après les déclarations de Mourad Medelci, le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération, Taïeb Fassi Fihri, dans un entretien accordé à l´agence de presse portugaise Lusa.
Deux approches qui différencient les gouvernements des deux pays quant à la mise en oeuvre d´une normalisation globale des relations algéro-marocaines. Le peuple marocain a, quant à lui, pour le moment, les yeux rivés sur le projet de la nouvelle Constitution qui sera soumis à un référendum le 1er juillet 2011 qui s´achemine apparemment vers un Oui massif.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 08:39

Algérie - L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique - 1re partie

generaux algeriens

Mohamed Chafik Mesbah, collaborateur de notre journal, a présenté le lundi 13 juin 2011 au Cidob de Barcelone (Centre des relations internationales et études du développement, think tank que préside Narcis Serra, ancien ministre espagnol de la Défense) une communication intitulée «L’armée algérienne face au défi de la transition démocratique» . Dans cette communication, Mohamed Chafik Mesbah examine passé, présent et perspectives d’évolution de l’institution militaire et services de renseignement dans le pays. Au regard de l’importance du sujet et de l’intérêt des idées développées dans cette communication, nous avons jugé utile de la publier, in extenso, à l’intention de nos lecteurs.
Le président Narcis Serra nous a présenté un modèle théorique, parfaitement élaboré, qui ne souffre pas de contestation lorsqu’il s’applique à des sociétés développées. Le cas est différent, cependant, pour les pays de la rive sud de la Méditerranée qui viennent d’entamer leur processus de transition démocratique. La richesse d’expérience du président Narcis Serra en sa qualité d’ancien ministre espagnol de la Défense nationale, celui de la transition démocratique, ainsi que la rigueur méthodologique de son exposé, celle d’un académicien avéré, explique l’intérêt de cette communication. Il est clair, à cet égard, qu’il existe un grand intérêt à ce que la communication du président Narcis Serra ainsi que son livre intitulé La transition militaire, l’expérience espagnole, disponibles en espagnol et en anglais, le soient en arabe et en français. La courte contribution que je présente, aujourd’hui, ne prétend pas au standard académique. C’est le résultat d’un cheminement intellectuel personnel, laborieusement conduit tout le long d’une carrière militaire marquée par le souci constant de réconcilier dans un projet national fondateur l’armée et le peuple algériens. Cette posture intellectuelle comporte, à l’évidence, une charge émotionnelle. J’assume, sereinement, cette posture délicate. L’objet de cette contribution porte sur l’examen de trois aspects complémentaires liés à la problématique qui requiert notre attention. Il s’agit de soumettre à un éclairage approprié la problématique qui requiert notre attention. Il s’agit, premièrement, de procéder à une genèse rapide de l’évolution de l’armée algérienne, à partir de l’intérieur, notamment avant l’avènement du multipartisme en Algérie. Il s’agit, deuxièmement, de procéder à l’examen de la conduite de l’armée algérienne face aux événements douloureux qui, depuis 1992, ont pris place dans l’imaginaire populaire sous le libellé de «décennie noire». Il s’agira, troisièmement, de procéder à l’étude des perspectives qui s’ouvrent à l’armée algérienne, en rapport avec le nouveau positionnement politique et institutionnel qui, dans le nouveau contexte national et international, pourrait être le sien. Soulignons, avant d’aborder le corps du sujet, que la problématique du rôle de l’armée dans la sphère politique en Algérie s’est posée, de manière récurrente, depuis même le début de la colonisation. Les premières résistances menées contre l’occupant colonial français avaient été conduites par des leaders religieux, chefs guerriers simultanément, la question de la subordination du militaire au civil se trouvant, d’emblée, tranchée. Tout le long de l’évolution du mouvement de résistance politique, du début du siècle au déclenchement de la guerre de Libération nationale le 1er novembre 1954, ce sont des dirigeants politiques civils qui avaient constitué l’interface des autorités coloniales. Ce sont, cependant, des dirigeants de l’Organisation spéciale (OS), structure paramilitaire créée en 1947 par le PPA-MTLD, le principal parti nationaliste algérien, qui avaient déclenché la guerre de Libération nationale, après s’être érigés, de fait, comme instance politico-militaire connue, plus tard, sous l’appellation de «groupe des 22». Ce seront, d’ailleurs, trois principaux membres de ce groupe, les colonels Belkacem Krim, Abdelhafidh Boussouf et Abdallah Bentobal, connus sous la dénomination des «3B», qui se saisiront des leviers de commande du FLN et de l’ALN de guerre. Ils y parviendront après avoir fait abroger, en 1957, par l’instance délibérante de la Révolution algérienne, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), le principe de la primauté du politique sur le militaire. Un principe qui venait juste d’être adopté par le congrès de la Soummam réuni en 1956 avec Abane Ramdane comme figure de proue, lequel Abane Ramdane sera assassiné à l’initiative de ces mêmes «3B». La domination de fait de cette direction militaire sur les instances de la Révolution algérienne ne sera mise à mal que par la création, en 1960, de l’état-major général de l’ALN sous le commandement du colonel Houari Boumediene. C’est cette instance qui parviendra, progressivement, à supplanter les «3B». Il est établi, à cet égard, que c’est l’état-major général de l’ALN qui, depuis la proclamation de l’indépendance nationale en 1962, s’était assuré de la réalité du pouvoir, se servant, cependant, de la couverture politique de M. Ahmed Ben Bella, alors figure emblématique de la Révolution. Cette brève rétrospective historique n’est pas superflue pour comprendre comment l’interférence de l’armée dans le champ politique en est venue à constituer une donnée co-substantielle à la fondation de l’Etat moderne en Algérie. Examinons, à présent, le premier volet de cette contribution. Au lendemain de l’interruption du processus électoral, en 1992, l’armée algérienne, pour son rôle dans l’épisode considéré, avait fait l’objet d’attaques en règle jusqu’à être assimilée, parfois, à une armée de «pronunciamiento », ses chefs étant affublés du qualificatif de «junte» au sens le plus négatif du terme. A l’époque, pourtant, l’origine sociale des officiers généraux et de leurs collaborateurs immédiats était des plus modestes, essentiellement rurale. Leur comportement social n’était pas, particulièrement, ostentatoire, sujet à critique marquée de l’opinion publique. Il ne faut pas, certainement, céder à une forme d’idéalisation excessive de l’institution militaire. Certains chefs militaires, pas la hiérarchie en tant que corps social, s’étaient, certes, distingués par des comportements pathogènes qui ont pu contribuer à discréditer la corporation dans sa totalité. Mais ce qui doit retenir notre attention, ce n’est pas l’histoire liée aux modes individuels, c’est la société militaire à travers l’analyse de la structure dite «Commandement» qui est une de ses composantes essentielles. Issus de l’Armée de libération nationale, les chefs militaires de l’époque avaient, pour la plupart, complété leur formation dans les académies nationales et étrangères et il existait une homogénéité interne relativement solide au sein de la hiérarchie. Jusqu’à une heure tardive, une certaine ligne de fracture a bien existé entre officiers dits de l’Armée française et officiers dits de l’Armée de libération nationale faisant se juxtaposer, d’ailleurs, clivages idéologiques et techniques. Cette ligne de fracture s’est, à présent, estompée. Au plan interne, également, la situation, au sein de l’armée, se caractérisait par un tassement vers le bas des grades qui a laissé, parfois, végéter les plus instruits parmi les cadres militaires. Ces clivages ont, peu ou prou, disparus face à la nécessité d’une solidarité active face aux défis majeurs apparus, d’abord, avec l’éclatement du conflit du Sahara occidental, ensuite, avec l’irruption intempestive du Front islamique du salut. Il faut garder à l’esprit, à cet égard, le fonctionnement presque démocratique de l’institution militaire, puisque le ministre de la Défense nationale de l'époque prenait la précaution de réunir, jusqu’à un niveau relativement subalterne, les cadres de l’ANP en vue de requérir leur assentiment suscitant ainsi le consensus qui permettait au Commandement d’avancer les rangs serrés. Cela peut paraître une hérésie pour une institution fondée sur l’obéissance et la discipline. C’est bien selon ce mode, pourtant, que les forces armées portugaises avaient fonctionné pour trouver leur indispensable cohésion face à des événements d’une portée bien exceptionnelle. Toujours à propos de la composante interne de l’armée, il faut noter, d’un point de vue social, que les principaux responsables militaires en 1992, chefs de régions militaires comme commandants de forces, ne disposaient pas des attributs, du prestige social et des avantages qui étaient ceux de leurs homologues, durant le règne du président Houari Boumediene. Il ne faut pas non plus céder aux prénotions. Même sous la présidence de Houari Boumediène, les chefs militaires impliqués dans les processus politiques l’étaient intuitu personae à travers le Conseil de la révolution dont ils étaient membres. Ce n’était pas l’institution militaire, elle-même qui était concernée. Les études fiables sur la composition sociale de l’encadrement militaire en Algérie n’existent pas. Il est difficile, donc, de conforter scientifiquement les constats avancés dans cette contribution. Au vu de l’observation empirique, il est excessif, pourtant, de parler de caste militaire coupée de la société. L’état d’esprit prêté aux chefs de l’ANP, à propos de l’islam, est, également, un préjugé qui ne repose pas sur l’observation scientifique de la société militaire. Affirmer que le Commandement militaire était habité par une haine pathologique vis-à-vis de l’islam, c’est méconnaître les racines sociales et culturelles, essentiellement paysannes, d’où puise sa sève cette composante essentielle de l’armée. Le Commandement militaire est le produit de la société algérienne, pas une excroissance greffée de l’extérieur. Il faut distinguer entre l’analyse scientifique et les jugements de valeur politiciens. Beaucoup d’intellectuels algériens refusent de se libérer des prénotions teintées d’idéologie qui guident leur raisonnement chaque fois qu’il est question de l’armée algérienne. Mais pour revenir au corps du sujet, ce n’est pas sans pertinence que Nacer Djabi, sociologue algérien éminent, s’était livré à l’analyse d’un échantillon de cent ministres du pays pour aboutir à la conclusion que leur profil correspondait, parfaitement, à la configuration de la société algérienne. Pour résumer ce constat, il a eu cette formule décapante de bon sens qui peut, parfaitement, s’appliquer à au Commandement militaire en Algérie : «C’est une élite tout ce qu’il y a de plus normal évoluant dans un système politique anormal.»Comment expliquer, toutefois, que face à l’émergence prodigieuse du FIS, le Commandement militaire ait fait preuve d’un manque de lucidité politique ? Ce n’est, assurément, pas dans le statut social des chefs militaires qu’il faut chercher l’explication. L’ANP, depuis l’indépendance, n’a jamais été, en fait, que l’instrument d’exécution d’une volonté politique incarnée par des chefs qui avaient revêtu l’habit civil. Instruite pour obéir, l’ANP n’a pas exercé le pouvoir directement. C’est pourquoi elle n’a jamais pu accéder, en profondeur, à la compréhension des phénomènes politiques et économiques liés à l’évolution de la société. Elle s’est développée sur la base d’un modèle de formation axé, presque principalement, sur les connaissances techniques. L’encadrement militaire n’a pu accéder, ainsi, à l’intelligence des phénomènes de société que sous forme d’agrégats. Le fameux Commissariat politique de l’ANP, excroissance héritée de l’Armée de libération nationale, servait à délivrer des messages pour l’environnement extérieur plutôt qu’à consolider la formation intellectuelle des cadres militaires. Confrontés à une vacance de fait du pouvoir politique, les chefs militaires, pour affronter la crise qui avait éclaté en 1992, s’étaient trouvés armés d’un patriotisme intuitif mais démunis de la capacité d’anticiper le futur à travers l’accès raisonné à la logique des phénomènes historiques, politiques et économiques. Le président Houari Boumediene qui avait bien retenu la leçon de son différend avec le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) — ou officiaient les «3B» — cantonnait l’armée loin de la politique, s’en servant, seulement, comme d’une arme de dissuasion contre ses opposants politiques. L’ancien ministre de la Défense nationale, le général Khaled Nezzar, rappelait, à cet égard, tout récemment, une formule imagée du président Houari Boumediene : «L’armée c’est le gourdin avec lequel il faut faire peur aux forces réactionnaires !»
M. C. M.
(À suivre)

Source Le Soir d’Algérie Mohamed Chafik Mesbah

Le Pèlerin

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 08:32

C’est le grand ménage à Béjaïa, à l’assaut des cabarets…

bars a putes

 

 

Une opération coup-de-poing visant une boîte de nuit s’est soldée par l’arrestation de douze jeunes filles. Ces dernières, sans-papiers, sont originaires d’autres wilayas et ont versé dans la prostitution en raison de difficultés sociales et financières.

Les services de sécurité combinés entre gendarmes et policiers ont effectué mardi une opération coup-de-poing dans les boîtes de nuit de la wilaya de Béjaïa. Une descente qui a ciblé plusieurs hôtels, stations balnéaires et autres discothèques, et qui s’est soldée par l’interpellation de plusieurs jeunes filles. A l’hôtel Syphax, l’opération a abouti à l’arrestation de douze jeunes filles. Ces dernières, sans-papiers, sont originaires d’autres wilayas et ont versé dans la prostitution en raison de difficultés sociales et financières.

Ranya, par exemple, originaire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, se prostitue depuis plusieurs années. D’autres viennent d’Oran, Djelfa, Mostaganem et Blida. La prostitution est leur gagne-pain, faute d’avoir fait des études ou trouver un autre boulot. Agées entre 24 et 35 ans, ces jeunes filles ont parcouru le pays à la recherche de boîtes de nuit pour gagner le plus d’argent et tenter de s’assurer un avenir moins difficile. Pour Ranya, c’est la première fois qu’elle fréquenter ces lieux. «Je ne sais plus quoi faire, c’est mon seul gagne-pain. J’ai tout perdu, ma famille, ma dignité. Je n’ai plus rien à perdre à exercer ce métier», explique-t-elle. A Béjaïa, plus de dix discothèques sont situées en ville et des jeunes filles viennent le soir pour tenter de gagner de l’argent en contrepartie de leurs charmes. Mais la mobilisation des services de sécurité combinés, gendarmes et policiers, a réduit l’activité de ces lieux. Depuis le début de l’année, six descentes dans ces lieux de débauche ont été menées par les deux corps de sécurité.

1 000 gendarmes mobilisés pour sécuriser les estivants

La ville de Béjaïa, avec ses côtes enchanteresses, ses stations balnéaires et une population de près de 800 000 personnes, est devenue la destination la plus prisée des touristes de différentes nationalités. Pour une meilleure couverture sécuritaire de cette région, les services de police et de gendarmerie travaillent en étroite collaboration, afin de permettre aux estivants et à la population locale de passer un agréable été agréable.

Pour concrétiser ce plan spécialement conçu pour la saison estivale, la Gendarmerie nationale a mobilisé près de 1 000 gendarmes, et près de 500 policiers ont été appelés pour couvrir cette belle ville côtière du pays. Une sortie avec les éléments de la Gendarmerie nationale dans cette ville de la petite Kabylie nous a permis d’en savoir plus sur ce plan spécial «vacances». La GN a mis en place son plan «Delphine», et la police, son «Plan Azur». Mardi dernier, notre petite tournée a pris le départ du siège du groupement de la GN de Béjaïa où les éléments de la SSI sont déjà mobilisés pour une longue journée. Leur mission est de contrôler tous les axes de la ville, y compris les plages et les édifices touristiques qui connaissent une grande affluence d’estivants, venus de plusieurs wilayas du pays. Les plages d’El Mghra, de Tichy et de Capritour, sont hautement sécurisées par la mobilisation de prés de trente éléments par plage. La présence de ces éléments rassurent les estivants et leur permet de profiter de la mer jusqu’à des heures tardives, d’autant que des brigades permanentes ont été installées sur ces lieux de détente. Aussi, les plages sont prises d’assaut par des milliers d’estivants venus d’Alger, Aïn Defla, Blida, Mostaganem, Chlef, Tébessa et même du sud du pays.

Boulimat, Cap Carbon, Boukhlifa, Yemma Gouraya, des lieux féeriques

Loin de Tichy, d’autres lieux relevant de la wilaya de Béjaïa sont également pris d’assaut. Il s’agit du Cap Carbon, Boulimat, Yemma Gouraya et Boukhelifa. où les gendarmes veillent de jour comme de nuit pour que les estivants savourent la beauté des lieux. Pour cela, le groupement de la GN de Béjaïa a mobilisé trois sections de SSI de trente gendarmes motards ainsi que d’autres accompagnés de leurs chiens. L’objectif est de traquer les consommateurs de cannabis, empêcher les agressions, mais surtout faire échec à toutes tentatives d’attentats terroristes qui peuvent cibler les plages ou les stations balnéaires de la ville. A la plage Boukhelifa, des dizaines de gendarmes guettent le moindre geste de personnes suspectes, prêts à intervenir en cas de problème. Au total, près de sept points de contrôle sont installés par les gendarmes au niveau des plages. Prenons le cas de la plage Boukhelifa où les gendarmes contrôlent une surface de prés de 7 km de longueur. «Depuis l’entrée en vigueur du plan Delphine, nous n’avons enregistré aucun incident grave, à l’exception de celui qui s’est produit il y a plus de dix jours, lorsque des habitants mécontents de la présence de personnes voulant créer un lieu de débauche ont saccagé quelques véhicules», explique un adjudant-chef de la GN.

Six descentes et 162 personnes interpellées depuis janvier

Les éléments de la police de Béjaïa sont très actifs depuis le début de l’année. Ils ont effectué six descentes et procédé à l’arrestation de 162 personnes. Mobilisés aux quatre coins de la ville, ces éléments de la police judiciaire ont contrôlé plusieurs milliers de personnes avant le début de la saison estivale. Selon le commissaire principal de Béjaïa, la ville est totalement sécurisée. «Béjaïa est parmi les villes les plus sécurisées du pays. En ce qui concerne les chiffres, seules 131 infractions ont été enregistrées en l’espace de cinq mois», affirme-t-il. Une sécurité et une stabilité qui s’affirment avec le temps, mais surtout avec la mobilisation d’un dispositif sécuritaire très important.

Source Le Jour d’Algérie – S.A.

Le Pèlerin

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:21

 Algérie - Le statut de la promesse dans le système

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On raconte, avec un certain unanimisme, que le président-directeur général d’Air Algérie aurait été limogé pour avoir promis une forte augmentation de salaires au personnel de cabine.
Remarquons qu’il ne les a pas augmentés. Il aurait donc été démis pour une promesse ! Or, chacun sait les chances qu’un serment de responsable algérien a pour se réaliser. On peut même dire que, dans notre pays, ne se réalise que ce qui n’a pas été promis. Si donc tel est le cas — que Bouabdallah ait été débarqué pour une promesse —, ce serait bien la première fois qu’on juge un cadre sur ses engagements. Et ce serait parfaitement injuste dans un système totalement fondé sur les privilèges du discours creux et de la parole non tenue.
Si on devait destituer tous les dirigeants qui ont trop promis, l’ancien P-DG d’Air Algérie viendrait en dernier. Révoqué par un régime qui a osé faire des promesses à répétition, chiffrées en millions de logements, en millions d’emplois, en centaines de milliers d’arbres, en centaines d’hectares de nouveaux jardins, en milliers de tonnes de poisson, en millions d’hectolitres de lait, en milliers de kilomètres de routes et d’autoroutes, en dizaines de stations de métro, Bouabdallah est en droit d’engager un recours en annulation pour non-respect de la jurisprudence nationale en matière de gestion : promettez, promettez, il en restera toujours quelque chose.
Au moment où l’on recrute, et juste pour redorer le blason d’un football fondamentalement médiocre, un Vahid pour plus de huit milliards de dinars par an, on en licencie un autre, gestionnaire de son état, qui en a promis beaucoup moins à des milliers d’employés !
Bouabdallah n’a fait qu’une seule erreur : il a oublié que depuis le “Printemps”, les augmentations de salaires en Algérie sont une affaire politique et n’ont plus de fondement managérial. Il suffisait pourtant juste de remarquer qu’au temps où l’on faisait des promesses, il n’y avait jamais de réévaluations salariales mais que celles-ci ont subitement commencé à pleuvoir sans même être annoncées ! Même le ministre de la Poste a eu la naïveté de démentir une revalorisation des salaires des postiers parce qu’elle n’a pas été promise, avant d’être invité à assister à son officialisation télévisée !
Même la tripartie, théoriquement conçue pour étudier la manière équitable de redistribuer les revenus du travail entre l’état, les entreprises et les ménages, ne s’est réunie que pour constater le fait accompli et s’en… féliciter.
Jusqu’ici, le sommet s’était arrogé le monopole de la promesse. Et pas seulement la promesse sociale, puisqu’il nous a promis jusqu’à la “dignité recouvrée” de l’Algérien et la “paix retrouvée” de ses contrées ! Maintenant, il veut s’approprier la décision dans ses moindres démembrements, jusqu’à la fiche de paie individuelle.
Ce rapatriement de la décision de base vers le sommet ne sert qu’à une chose : gagner le temps de revenir sur sa dernière promesse : la réforme pour une Constitution démocratique.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr   

Le Pèlerin

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:14

L’envers du décor des hôpitaux d’Algérie

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Manque d’hygiène, dégradation du matériel, délabrement des installations…, la situation dans nos hôpitaux est tout simplement scandaleuse. Maintes fois dénoncée, décriée, elle doit pourtant être rappelée encore et encore pour peut-être réussir à déclencher un déclic et surtout éviter qu’elle ne se banalise.
En Algérie, l’hygiène dans les hôpitaux est un sujet d’actualité qui fait couler beaucoup d’encre car la situation y est déplorable. Ce problème se pose aussi bien dans le secteur public que privé où les règles d’hygiène et de sécurité les plus élémentaires ne sont pas respectées. La plupart, pour ne pas dire toutes les structures de santé publiques et privées offrent un tableau des plus sombres.
Les promesses sans lendemain des différents ministres qui se sont succédé à la tête de ce département n’ont pas fait évoluer les choses, et ce, malgré le budget colossal qui est alloué chaque année au secteur.
Ainsi, être admis dans un hôpital public en Algérie est synonyme de «cauchemar». «Plutôt crever que se faire soigner dans un hôpital public», disent la plupart des citoyens, sans pour autant remettre en cause la compétence de nos médecins. Le constat est alarmant. Au sein de nos hôpitaux, moustiques, mouches, cafards, rats cohabitent avec… les patients ! Pis encore, parfois des chats s’invitent à l’intérieur même des services.
Ce manque patent d’hygiène est, malheureusement, à l’origine de plusieurs infections. D’ailleurs, c’est devenu fréquent de voir un malade sortir de l’hôpital avec une infection qu’il n’avait pas à son admission. Les différents ministres qui ont été nommés à la tête du secteur ont pu constater, au cours de leurs visites, cette situation alarmante.
Toutefois, malgré ce constat, aucune mesure concrète, n’a été prise pour que notre pays ait, enfin, des hôpitaux dignes de ce nom.
Pourtant, il y a presque un an, le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, s’était «engagé» à faire de l’humanisation des hôpitaux en matière de prise en charge du malade, son cheval de bataille.
Il s’était également «engagé» à «améliorer les conditions de travail des médecins et à mettre en place tous les moyens pour une meilleure prestation en faveur des malades». Son prédécesseur, Saïd Barkat, avait, lui aussi, affirmé que l’Etat avait «doté l’ensemble des services hospitaliers d’appareils de haute technologie, conformément aux normes internationales».
Selon lui, le matériel acquis est de «dernière génération». «Je mets à votre disposition tous les moyens humains et matériels que vous demanderez, mais par ailleurs je veux qu’il y ait des améliorations et des résultats», avait-il averti.
Néanmoins, une simple virée dans les grands hôpitaux de la capitale, Mustapha-Pacha, Béni Messous et Lamine-Debaghine (Bab El-Oued), prouve que la réalité est tout autre…

La face cachée du plus grand hôpital de la capitale

Lors d une virée à l’hôpital Mustapha-Pacha, en compagnie de quelques médecins, nous avons pu constater l’état de dégradation de la plupart des services.

Nous avons commencé notre virée par le service de médecine interne qui a été récemment rénové. Si, à l’intérieur, il est plus ou moins propre, une montagne de détritus nous accueille à l’entrée. Il est 15h, le service est quasiment vide. Le surveillant est absent, son bureau est fermé. «Son téléphone est le seul qui fonctionne dans le service», nous signale-t-on. «L’absentéisme est un problème récurent», note un médecin. «L’hôpital marche bien avec le nouveau directeur, il veut vraiment changer les choses, mais on le bloque. En tant que médecins, nous ne voulons pas être complices d’un pareil système de santé», souligne un médecin. Nous nous rendons ensuite dans le service des urgences. Des sacs de sable et de ciment sont posés devant la porte du service.
A l’intérieur, c’est l’anarchie totale. Des malades allongés sur des brancards dans le couloir, attendent leur transfert dans les salles. De l’autre côté de ce service, nous constatons la présence d’égouts à ciel ouvert juste sous la fenêtre d’une salle de ce service. Sans oublier les moustiques, rats et toutes sortes de bestioles qui n’ont pas à se trouver dans une structure hospitalière. A cause de cela, «on craint de se faire soigner dans un hôpital algérien», nous lance un médecin.
Nous poursuivons notre périple et nous atterrissons au service de gynécologie. Des rats, des moustiques, le bâtiment est en état de dégradation très avancée, l’ascenseur est bloqué, le stérilisateur… rouillé et une odeur infecte et répugnante se dégage d’une salle. Dans les salles réservées aux femmes enceintes, on trouve des matelas par terre, faute de places pour tout le monde. Le décor est loin de refléter ce que devrait être un service de gynécologie.
En face de la salle où une dizaine de femmes sont allongées…, des ordures débordent des poubelles ! Juste à côte, «un chantier» est lancé pour rénover une partie du service. «Venez voir dans quelles conditions les femmes algériennes accouchent, dans quelles conditions nos bébés naissent», nous dit un médecin. «Vous voyez l’état des hôpitaux du Nord du pays, donc vous pouvez imaginer un peu à quoi ressemble un hôpital dans le Sud», a-t-il ajouté. «On nous accuse souvent de ne pas faire notre travail, alors que le moindre moyen pour accomplir notre mission n’existe pas. Donnez-nous des moyens dignes d’un hôpital ensuite vous jugerez. Il m’est arrivé de travailler avec des gants de taille 8, alors que je porte la taille 6. Parfois, en pleine opération chirurgicale, on voit des moustiques au dessus du champ. Alors qu’un bloc opératoire doit être désinfecté», témoigne un autre médecin. Ce dernier nous a raconté qu’un malade, le pied en sang, a été contraint de se déplacer seul entre deux services sur une distance de plus de cent mètres.
Source Infosoir Brahim Mahdid

Le Pèlerin

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:12

“Regardons l’avenir avec confiance !”

jp chevenement

La rencontre avec les journalistes a duré moins de 30 mn. M. Chevènement a évoqué le réchauffement des relations bilatérales avec ce petit point sur l’histoire en préférant parler de “conscience”  plutôt que de “repentance”. “L’avenir est plus long que le passé”, a-t-il estimé.

Peut-on définir une frontière entre une visite officielle et une visite informelle ? Bien qu’il n’ait aucun rang dans le gouvernement français, Jean-Pierre Chevènement, sénateur et président de l’Association France-Algérie (AFA), a eu droit à un accueil et un protocole dignes d’un officiel. Véhicule de la présidence de la République, il est reçu par Abdelaziz Belkhadem, SG du FLN, et néanmoins représentant personnel de Bouteflika, Chérif Rahmani, ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, et Mohamed Seghir Babès, président du Cnes. D’autres audiences sont prévues aujourd’hui et demain dont l’une avec le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Pour une visite de 5 jours, le calendrier est très chargé. Les relations algéro-françaises le sont aussi.
Ainsi après Raffarin et Juppé, Jean-Pierre Chevènement est en visite à Alger. Après son déplacement de septembre dernier où il avait été reçu par le chef de l’état lors d’une entrevue qui aura duré plus de 4 heures, Jean-Pierre Chevènement revient en Algérie dans un climat plus détendu caractérisé par un réchauffement des relations algéro-françaises. L’ancien ministre de la Défense française, qui a démissionné en 1991 pour ne pas cautionner le massacre du peuple irakien dans une guerre qu’il considérait “disproportionnée”, est toujours partisan d’une politique arabe plus équilibrée de la France. Lors de sa conférence de presse animée hier au sein de la villa Clarac à El- Mouradia en présence de responsables de l’ambassade de France en Algérie, le président de l’AFA est d’abord revenu sur les objectifs de sa visite.

Anciens, actuels et futurs membres du gouvernement
“Mon souci et de multiplier les contacts avec la société algérienne du monde de la culture, de l’économie, de la politique des membres du gouvernement actuel des anciens et même des futurs membres de l’Exécutif, en fait il s’agit d’élargir les horizons le plus possible”, a déclaré M. Chevènement avant d’aborder les relations bilatérales. “Je me réjouis beaucoup du réchauffement qui se produit entre l’Algérie et la France, il y a eu quelques incidents de parcours. Il faut regarder vers l’avenir avec optimisme, il n’y a pas de crise entre Paris et Alger et pour ma part, à chaque fois que je viens, je contribue à l’amélioration des relations entre les deux pays”, a-t-il encore souligné. Qualifié de “véritable ami de l’Algérie”, M. Chevènement est également considéré comme un membre actif des réseaux d’amitié algéro-français dont le rôle n’est pas négligeable dans les relations bilatérales. “L’association est un réservoir de bons militants qui visent à développer la coopération et l’amitié et cet objectif on doit continuer à le promouvoir”, un but qu’il s’est d’ailleurs fixé au lendemain de la nomination à la tête de cette structure. Sur tous les dossiers privilégiant les échanges de vue “approfondis” et les démarches “constructives” entre l’Algérie et la France, l’association “est là pour faire avancer les choses, la relation spontanée entre Français et Algériens donne à nos liens économiques leur force, leur facilité, par la proximité des décideurs”, a-t-il dit.

“Conscience” plutôt que “repentance”
En annonçant la tenue d’un colloque Algérie-France à la fin 2011, M. Chevènement veut maintenir le cap surtout que beaucoup de dossiers sont en phase de règlement aujourd’hui. Reste la question liée à l’histoire et qui a constitué l’un des points d’achoppement entre Alger et Paris durant ces dernières années, le responsable de l’AFA a eu une approche différente de celle du président Sarkozy. Ainsi répondant à une question sur le refus de la France de présenter des excuses officielles au peuple algérien pour les crimes commis durant les 132 ans de colonisation, M. Chevènement opposera le mot “conscience” à “repentance”. “La repentance est une suggestion imprégnée d’esprit chrétien. Du point de vue de la République française qui est une république laïque, je préfère le travail de la conscience”, a déclaré le sénateur du Territoire de Belfort. “Je pense que la France doit être consciente de ce qui s’est passé entre nous”, mais a-t-il estimé aussi, “nous avons tous à faire un travail de conscience, le colonialisme, je l’ai déjà dit, est inacceptable. Il faut se tourner vers l’avenir, nous avons beaucoup de choses à faire ensemble, l’avenir est plus long que le passé”, dira-t-il, avant de réaffirmer la détermination de l’AFA de “continuer à organiser le contact entre algériens et français”.

Chevènement rencontre Réda Malek, Saïd Sadi et Mouloud Hamrouche
Abordant la situation interne de l’Algérie et tout en évitant de s’y ingérer, M. Chevènement a fait état des entretiens qu’il a déjà eus avec des personnalités de l’opposition. S’il a évité de donner des détails sur sa rencontre avec Réda Malek, ancien Chef du gouvernement qu’il qualifie de “vieil ami”, M. Chevènement a, en revanche, évoqué brièvement la teneur de ses discussions avec le président du RCD, le Dr Saïd Sadi et l’ancien Chef du gouvernement, Mouloud Hamrouche. “Saïd Sadi est moins optimiste actuellement, je le connais depuis longtemps, il était plus optimiste qu’il ne l’est maintenant à propos du processus de réformes politiques en cours. Quant à M. Hamrouche, il tend plutôt pour le 50/50”, a-t-il révélé. “Je m’intéresse à tout ce qui se passe en Algérie et nous sentons que les choses commencent à bouger mais je pense aussi qu’il est naturellement souhaitable que les peuples aspirent à une démocratie qui les fasse participer à la prise de décision”, a-t-il estimé, avant d’évoquer la fameuse UPM qu’il considère être à “la fois anticipatrice et prématurée”. “Je suis aujourd’hui partisan d’une Europe qui se tourne plutôt vers le Sud que vers l’Est car le mouvement démocratique arabe ne peut que nous réjouir”, a-t-il conclu.
Cette visite, qui s’achèvera demain, aura-t-elle un impact positif sur l’avenir proche des relations entre les deux pays. M. Chevènement y croit. Il l’a dit en tant que président de l’AFA et il a souhaité comme le ferait tout responsable politique dans un habit officiel. Les relations algéro-françaises dépassent le cadre institutionnel. Du côté français, il semble qu’on ne ménage aucun effort dans le cadre des réseaux d’amitié. Mais qu’en est-il du côté algérien ? Depuis la disparition de Larbi Belkheir qu’on qualifié de “M. bons offices”, les relations algéro-françaises demeurent orphelines d’un personnage de la trempe du “Cardinal” malgré quelques tentatives timides qui n’arrivent pas à décoincer la machine des réseaux.

Source Liberté Salim Tamani

Le Pèlerin

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 05:03

Les tribunaux paralysés ?

Greve-generale-des-avocats.jpg

Tous les procès programmés pour la journée d’aujourd'hui au niveau des différents tribunaux relevant de la cour d’Alger n’auront pas lieu. La cause ? Les avocats affiliés au barreau d’Alger observeront une grève de vingt-quatre heures. La décision prise samedi dernier sera mise en exécution aujourd’hui.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - A l’origine de cette démonstration de force, la revendication du retrait immédiat du projet de loi portant organisation de la profession d’avocat présenté, il y a quelques jours, par le ministre de la Justice devant la commission des affaires juridiques et administratives de l’Assemblée populaire nationale (APN). Lors de l’assemblée générale des avocats d’Alger affiliés au barreau d’Alger, qui constitue, faut-il le rappeler, une des principales forces de frappe de l’Union des barreaux d’Algérie, il a été décidé à l’unanimité des présents le recours au boycott de toutes les audiences programmées ce jour. «Si cette démarche ne trouve pas l’écho escompté, une marche, dont l’itinéraire n’a pas encore été définitivement fixé, est envisagée», avait plaidé la majorité des participants à la réunion de samedi dernier. Ce mouvement de protestation risque de prendre de l’ampleur dans les prochains jours et de s’étendre à l’ensemble du territoire national. «C’est notre dernière chance. Soyons unis et défendons ce dernier espace qui est celui de la liberté d’expression et du droit de la défense», avait déclaré Mustapha Bouchachi, lors de son intervention. Il ajoutera : «Ce projet ne reflète nullement l’intention du pouvoir qui a entamé, depuis quelques jours, des consultations dans le but d’engager des réformes. Nous avons à la fois une responsabilité morale et historique. Il faut la saisir.» Pour sa part, l’avocat Brahimi avait considéré, qu’«il y a véritablement danger qui guette la profession. A l’époque du parti unique, on avait plus de droits dans l’exercice de notre métier que ce qui est écrit dans le nouveau projet». En somme, tous les intervenants ont plaidé pour «le retrait pur et simple dudit document » et dans le cas contraire, «les robes noires assumeront leurs responsabilités». Selon des sources très au fait du dossier, le projet de loi régissant l’exercice du métier d’avocat prévoit dans l’une de ses dispositions que «le parquet général peut s’autosaisir pour enclencher des poursuites judiciaires contre les avocats si ces derniers sont au centre d’un incident intervenant lors de l’audience ». L’incident en question pourrait être la conséquence d’un différend d’approche entre, d’un côté, l’avocat et le président de la séance et de l’autre côté, entre l’avocat et le représentant du ministère public. Ce qui n’a pas laissé indifférents les avocats. Pour certains, il s’agit, sans aucun doute «d’une mauvaise interprétation » du texte en question, pour d’autres, «c’est une atteinte grave aux droits de la défense». En somme, pour un grand nombre d’entre eux, cette disposition n’est autre que la «photocopie du texte de 2001 (largement décrié par les avocats, ndlr) qui a comme principal objectif de mettre l’avocat sous la coupe du parquet». Pour rappel, l’article 48 de ce projet propose tout simplement d'accorder au procureur général le droit de saisir le conseil de discipline de l'Ordre des avocats. Il introduit, en outre, une disposition (article 53) qui fait obligation au bâtonnier de notifier toute décision du conseil de discipline, non seulement au ministre de la Justice et à l'avocat objet de la plainte, mais aussi au procureur général. Une autre modification (art. 54) permet au procureur d'introduire un recours contre une décision du conseil de discipline, un droit habituellement réservé à l'avocat, objet de la plainte et au ministre de la Justice. Pour rappel, l’exercice du métier d’avocat est régi par un texte plutôt libéral de janvier 1991. Enfin, les avocats de la capitale sont décidés plus que jamais à faire barrage à la démarche du garde des Sceaux.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

Le Pèlerin

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