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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:53

Mise à jour de la ligue 2 - Le NAHD à trois points de l’accession

NAHD

 

Le NA Hussein Dey devra s´imposer aujourd´hui face au CR Témouchent, au stade de Boufarik (16h00), pour composter son billet d´accession pour la Ligue 1, à l´occasion de la mise à jour de la 27e journée du championnat professionnel de football de Ligue 2. Le NAHD (3e, 47 pts), pourrait déloger, en cas de victoire, le CA Batna de sa position de dauphin, et ainsi assurer sa montée au palier supérieur, une saison après l´avoir quitté. De son côté, le CR Témouchent, lanterne rouge avec 22 pts, est déjà assuré de jouer la saison prochaine en division amateur, et n´aura ainsi rien à perdre à l´occasion de son duel face au NAHD, qui reste, faut-il le rappeler, sur une défaite à Batna face au MSPB (1-0).

Source L’Expression

Le Pèlerin

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 05:48

Algérie - Après le départ de Benchikha - Halilhodzic futur sélectionneur?

Vahid-Halilhodzic.jpg

 

La terrible débâcle vécue le 4 de ce mois à Marrakech par l’EN apporte, aujourd’hui, une réponse cinglante aux multiples appréhensions apparues au lendemain du dernier Mondial.

Bien avant le déroulement du match retour Maroc-Algérie, qui s´est déroulé samedi dernier à Marrakech, et qui s´est finalement achevé sur une très large victoire au score des Lions de l´Atlas, la presse sportive algérienne avait déjà le nom de l´entraîneur bosniaque Vahid Halilhodzic, comme possible futur coach des Verts.
L´évocation à Marrakech du nom de l´ex- sélectionneur des Eléphants de Côte d´Ivoire, avait d´ailleurs, beaucoup contrarié et surtout surpris le désormais ex- patron technique de l´EN, en l´occurrence Abdelhak Benchikha.
Aurait-on alors décidé du côté de la Fédération algérienne de football de prendre les devants, avant même d´attendre le déroulement de la manche retour Maroc-Algérie, et prendre contact avec un technicien étranger? Difficile de le savoir, mais le fait que le nom de l´entraîneur Vahid Halilhodzic ait été évoqué de la sorte, alors que les Verts s´apprêtaient à jouer un match très important face aux Lions de l´Atlas, n´est nullement dû au hasard. Beaucoup d´Algériens savaient que l´entraîneur Abdelhak Benchikha pouvait, à tout moment, rendre le tablier, d´autant plus que depuis sa prise en main de l´EN, il faisait face, de manière permanente, à une pression qui n´avait rien à voir avec celle qu´il avait connue auparavant.
Certes, il y a eu le 27 mars dernier à Annaba, cette première courte mais très précieuse victoire des Verts, aux dépens des Lions de l´Atlas. Cela avait d´ailleurs, permis à Benchikha et aux joueurs de l´EN d´entrevoir de nouveau la qualification à la CAN 2012, notamment après avoir connu auparavant deux très sérieux revers, sanctionnés une première fois à Blida par un match nul face à la Tanzanie (1-1), suivi d´une défaite sans gloire à Bangui contre les Fauves de la République de Centrafrique (2-0). Il faut rappeler aussi, qu´au lendemain de la terrible et première sérieuse déroute subie par les Verts à Bangui, quelque chose de très important venait de se produire au sein de l´EN. Et déjà, à l´époque, l´intronisation presque en catimini à la tête des Fennecs de l´entraîneur Abdelhak Benchikha, n´avait nullement fait l´unanimité. Certes, Benchikha avait largement fait ses preuves au CRB et au Club Africain, avant de se voir confier le poste d´entraîneur en chef de l´EN espoirs. Mais était-il réellement ce technicien capable d´insuffler un nouveau souffle à des Verts de plus en plus au bord de la rupture? La terrible débâcle vécue le 4 de ce mois à Marrakech par l´EN, apporte, aujourd´hui, une réponse cinglante aux multiples appréhensions apparues au lendemain du dernier Mondial auquel avaient pris part les Fennecs. La question récurrente concernant le recrutement du technicien étranger de renom comme sélectionneur des Verts, est finalement, une fois de plus, d´actualité. Il faut donc croire que cette fois, si le nom du Bosniaque Vahid Halilhodzic est de nouveau cité, un peu partout depuis peu, c´est que ce dernier tiendrait vraiment la corde aujourd´hui, même si pour l´instant, rien n´a filtré du côté de la FAF, hormis le fait d´avoir rapidement entériné et communiqué via son site le départ officiel de Abdelhak Benchikha.

Source L’Expression Bachir Boutebina

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:44

Algérie - Le Parc national de Taza à Jijel renferme 87 plantes médicinales

biodiversite-Parc-national-de-Taza-Jijel.jpg

 

Quatre-vingt-sept (87) plantes médicinales, sur les 414 espèces végétales identifiées, ont été recensées au Parc national de Taza (PNT-Jijel), selon des responsables de ce parc. Mises en relief dans deux guides réalisés par cet établissement, ces espèces végétales montrent la richesse et la diversité de la flore de la région forestière de Jijel où l’on pense que cet éventail est à « réapprécier » à la hausse du fait du nombre global d’espèces existantes. Des études universitaires, réalisées sur la flore du parc, n’ont exploré ni l’usage et propriétés des plantes, ni le savoir traditionnel correspondant à chaque espèce, précisent les auteurs de ces guides. « Est réputée médicinale toute plante renfermant un ou plusieurs principes actifs capables de prévenir, soulager ou guérir des maladies », souligne-t-on.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:42

L’Algérie encourage la culture de l’arganier

arganier.jpg

 

Négligée pendant des années, les autorités algériennes ont décidé d’encourager et de développer la culture de l’arganier. Comparé aux Maroc, nous accusons énormément de retard.
Créer un réseau de connaissances sur l’arganier, multiplier les écrits scientifiques sur cette plante aux vertus exceptionnelles, élargir le périmètre d’expérimentation et organiser une rencontre internationale pour en débattre entre chercheurs et spécialistes (octobre 2011 en Algérie) sont parmi les mesures prises, a annoncé, hier, Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, à l’ouverture d’une journée d’étude sur l’arganier qui s’est tenue au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Appuyées par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, ces mesures visent à valoriser l’arganier et à entre autres développer sa culture dans d’autres régions du pays. Les richesses naturelles de l’arganier sont incontestables. Cet arbre, qui résiste aux conditions climatiques les plus extrêmes, possède de grandes vertus économiques (cosmétiques, pharmaceutiques, esthétiques et alimentaires). A Tindouf, il occupe les lits de quelques oueds dans la hamada, la population le considère comme une ceinture verte contre la désertification. Aussi, l’arganier protège et retient les sols grâce à ses puissantes racines. Chacune de ses parties est utilisable. Le bois dur est utilisé comme charbon ou en menuiserie, ses feuilles et ses fruits sont un excellent fourrage pour les caprins, après l’extraction de l’huile, les tourteaux peuvent servir de nourriture pour le bétail, l’amande contient une huile de très bonne qualité diététique... Pour toutes ces raisons, le développement de la culture de cette arbre dans d’autres régions que celle d’origine est une nécessité. L’arganier marocain occupe une superficie de 828 300 ha, en Algérie, l’on parle de 90 000 ha seulement. L’arganier, explique l’universitaire Fatiha Abdoun, est une espèce rare endémique entre le Maroc et l’Algérie. Son existence au Sahara occidental est signée les années vingt par Emberger alors que, son étude écologique n’est entreprise que des années plus tard. «Contrairement à l’arganier marocain, nous ne disposons pas de beaucoup de connaissances sur l’arganier algérien. Nos informations sont disparates et sporadiques. Il a été découvert en 1924 mais très peu d’études ont été faites pour des raisons historiques», dit-elle. Sensibiliser, connaître, informer et éduquer sont ainsi indispensables pour encourager la culture de cet plante aux vertus exceptionnelles. Pourvu de caractéristiques tropicales, les chercheurs et les scientifiques classent l’arganier aujourd’hui parmi les plantes méditerranéennes. Cette journée d’étude, qui a regroupé des experts de différentes régions du pays, a été organisée dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement qui coïncide avec le 5 juin et dédiée cette année aux forêts.

Source Le Soir d’Algérie Irane Belkhedim

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:38

La nouvelle procédure est déjà en application

passeport-algerien

 

Bonne nouvelle pour les citoyens désireux de renouveler leur passeport ou leur carte d’identité. Le mythique carton vert a laissé place à un nouveau formulaire. Les daïras n’exigent plus la nationalité pour le renouvellement des documents. Seuls les primo demandeurs continueront à fournir un certificat de nationalité.
Les daïras n’ont pas tardé à mettre en application les récentes décisions du ministère de l’Intérieur. Elles ont revu à la baisse le nombre de documents exigés pour le renouvellement du passeport ou de la carte d’identité. A la daïra de Hussein Dey, la couleur est annoncée à l’entrée. Un guichet y est installé. Un agent débordé par les sollicitations réussit à garder un semblant d’amabilité pour répondre aux nombreux citoyens. A onze heures, l’affluence est toujours importante. Les questions sont les mêmes : que faut-il pour renouveler le passeport ? Faut-il la nationalité ? Ma carte d’identité s’est déchirée, que faire ? Sans état d’âme, le préposé à l’accueil répond, oriente et tend des coupons de papier sur lesquels sont notifiées les listes des documents nécessaires. La daïra de Hussein Dey a, en effet, tout prévu : des petits imprimés détaillant la liste des documents nécessaires pour chaque document sont systématiquement donnés aux demandeurs de renseignements. Les citoyens, visiblement satisfaits d’apprendre que la suppression de la nationalité était déjà en vigueur, découvraient en même temps le nouveau formulaire qui remplace le fameux carton vert. Différent de ce dernier, le nouveau formulaire composé de cases au recto et au verso est divisé en deux grands chapitres, celui réservé à l’état civil du demandeur puis celui relatif à des renseignements sur les parents de ce dernier. Nouveauté curieuse, le demandeur devra à l’avenir renseigner sur le nombre de ses épouses. C’est muni de ce document, dûment légalisé, et de la «short list» de papiers administratifs que devra se présenter le demandeur pour obtenir le fameux document biométrique. A la daïra de Hussein Dey, les dépôts se font après prise de rendez-vous. Le numéro de téléphone est mis à la disposition des demandeurs. Changement de décor à la daïra de Sidi M’hamed : le préposé à l’accueil ne fait pas preuve d’un sens très aigu de l’écoute. C’est à peine s’il répond aux questions des demandeurs et pourtant ce n’est pas l’affluence des grands jours. Peu avant midi, le siège de la daïra est quasi désertique. Les préposés aux guichets semblent pressés de quitter les lieux pour la pause de midi. Qu’à cela ne tienne, les citoyens avides d’informations sur la suppression des documents à force d’insister finissent par avoir l’information pour laquelle ils se sont déplacés. Ils ne repartiront peut-être pas réconciliés avec une administration pas encore tout à fait débarrassée de ses vieux réflexes mais ils seront soulagés de ne pas devoir fournir une interminable liste de documents pour un simple renouvellement de document.

Source Le Soir d’Algérie Nawal Imès

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:35

La paix sociale au prix fort

ca-bouge-en-Algerie.jpg

 

Présenté hier à l’APN par le ministre des Finances, Karim Djoudi, le projet de loi de finances complémentaire pour 2011 sera largement «débattu» par les députés, à l’inverse des précédents projets de LFC qui, d’ordinaire, passaient sans l’aval du Parlement.

Conçue pour couvrir financièrement les mesures socioéconomiques décidées ces derniers mois par les pouvoirs publics aux fins de contenir la grogne sociale, la LFC 2011 ne devra pas connaître  de couacs à l’APN, d’autant qu’elle ne charrie aucune nouvelle taxe ou nouvel impôt.

A dire vrai, les dispositions qu’induit ce texte constituent en substance autant de mesures sociales déjà entérinées et même mises en pratique par le gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres de février dernier, faisant suite aux émeutes qu’a connues le pays au début de l’année. Ainsi, pour contenir le malaise social et neutraliser par la même toute velléité de révolte politique ou autre, l’Etat use tout simplement de ressources financières publiques puisées de la seule manne pétrolière, dont les cours sont pour l’instant dopés. Dans cet ordre d’idées, le projet de loi de finances complémentaire pour 2011 autorise une hausse globale de la dépense publique de l’ordre de 25%, comparativement à la loi de finances initiale.

Au titre de l’exercice en cours, les dépenses passent ainsi de 6618 à 8273 milliards de dinars, essentiellement pour accompagner en autorisation de programme et de crédits de paiement les décisions prises par le Conseil des ministres en février dernier, en vue de pallier la baisse du pouvoir d’achat des citoyens, d’atténuer le chômage des jeunes et de soutenir l’outil économique. Aussi, les dépenses charriées par le projet de la LFC 2011 couvrent notamment les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, pour un total de 400 milliards de dinars et les subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l’huile, du lait et du sucre, qui passent ainsi de 93 milliards de dinars à 270 milliards de dinars pour l’année 2011. S’agissant du soutien à l’emploi, la LFC 2011 prévoit un montant de 139 milliards de dinars destiné notamment à l’élargissement du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes et à l’augmentation du quota annuel des projets de micro entreprises.

Au regard de cet accroissement conséquent de la dépense publique, le déficit budgétaire prévu par le projet de loi de finances complémentaire pour 2011 se creuse fortement par rapport à la loi de finances initiale, passant ainsi de 3355 milliards dinars à 4693 milliards de dinars dans la LFC, soit un ratio de 33,9% par rapport au PIB. A l’origine de cette aggravation du déficit global, il y a bien entendu la hausse des dépenses de fonctionnement prévues, à hauteur de 857 milliards dinars, hausse justifiée principalement par les diverses mesures d’apaisement social. De même, le budget d’équipement marque aussi un fort accroissement, soit 797 milliards de dinars, également destinés à répondre à des besoins sociaux, tels que le programme additionnel de logements sociaux et ruraux.

Avec un prix de référence du baril de pétrole fixé à 37 dollars, soit nettement en deçà des cours actuels du marché, il va sans dire que le déficit autorisé à travers la LFC 2011 sera couvert par les avoirs engrangés dans le Fonds de régulation de recettes (FRR), fonds qui sera lui-même compensé par la bonne tenue des cours pétroliers durant les quatre premiers mois de l’année (un prix moyen de 111 dollars), selon les explications du ministre des Finances. Toutefois, s’il n’y a pas lieu de trop s’alarmer quant au creusement du déficit budgétaire, celui-ci étant surtout artificiel, force est en revanche de s’inquiéter des effets à long terme du recours accru à la ressource financière publique, sachant que l’économie nationale dépend étroitement du pétrole et que dans l’état actuel des choses, la soutenabilité de la dépense publique ne couvre pas plus de trois ans.

Source El Watan Akli Rezouali

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:30

“Pas de retour du crédit à la consommation”

assouplissement-credit.jpg Un coup oui, un coup non...!

“Il n’y a pas d’inscription de retour au crédit à la consommation”, a annoncé, hier, le ministre des Finances, Karim Djoudi. Intervenant en marge d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) consacrée à la présentation et au débat autour de la loi de finances complémentaire (LFC) 2011, le ministre motivera le non-retour au crédit à la consommation par deux contraintes. Il s’agit, dira-t-il, du “soutien à la consommation nationale ainsi que la protection des ménages du surendettement”. La protection des ménages constitue aussi une préoccupation des pouvoirs publics, dira M. Djoudi, selon qui la Banque d’Algérie se penche sur la mise en place d’une centrale des risques pour la protection des ménages. Fondamentalement, la décision du gouvernement concernant le crédit à la consommation s’explique par “un choix politique et économique avant tout”, note encore M. Djoudi.
Toutefois, le retour reste intimement lié à l’apparition d’une production nationale. Interrogé, en outre, sur les décisions prises lors de la dernière tripartite au profit des entreprises algériennes, le ministre dira qu’elles sont intégrées dans le projet de la loi de finances complémentaire pour 2011. “Les décisions de la tripartite sont inscrites dans la loi de finances 2011 avec deux éléments importants. Le premier est relatif au crédit documentaire (Crédoc) et le deuxième au soutien aux PME”, a-t-il déclaré. Plus précis, le ministre dira que “la première mesure prise en charge par ce projet de LFC 2011 concerne le Crédoc, consacré comme seul mode de financement pour la revente en l’état et allégé pour les entreprises de production et de transformation qui auront la possibilité de l’utiliser ou de recourir à la remise documentaire”.
L’autre mesure inscrite dans le projet de LFC-2011 est relative au transfert libre “qui passe, selon une décision de la tripartite, de 2 millions de DA à 4 millions de DA”, lance le ministre, avant d’évoquer la deuxième catégorie de mesures qui est liée à la “possibilité, pour l’État, de soutenir les PME, à la fois dans le cadre d’un différé de paiement et dans des bonifications des taux d’intérêt”. Interrogé, en outre, à propos du déficit budgétaire prévu par la loi de finances complémentaire (LFC) pour 2011, estimé à 34% du PIB, le ministre dira qu’il sera “théoriquement couvert sans le recours au Fonds de régulation des recettes (FRR)”. Et de noter : “Nous avons établi la LFC 2011 sur la base d’un baril de brut à 37 dollars alors que, sur les quatre premiers mois de l’année, nous sommes sur une moyenne de 111 dollars le baril, cette différence ira dans le FRR.”
Le ministre, qui expliquera que son département prévoit une croissance de 11% de la fiscalité pétrolière et de 20% de la fiscalité ordinaire, a fait observer que la LFC 2011 prévoit une croissance des dépenses de fonctionnement et d’équipement de 25%, engendrant un déficit prévisionnel de 33,9%, même si le déficit budgétaire réel doit être autour de 10 à 11%, lance le membre du gouvernement. Évoquant les raisons de cette hausse, il a expliqué que les dépenses de fonctionnement ont augmenté notamment en raison de la “révision à la hausse du régime indemnitaire et la compensation supplémentaire des prix du sucre, de l’huile, des blés et lait, des dépenses sans lesquelles la fiscalité pétrolière aurait couvert plus de 50% du budget de fonctionnement”. “Mais, le plus important pour nous, c’est que la fiscalité pétrolière couvre de plus en plus les dépenses de fonctionnement”, spécifie-t-il.

Source Liberté Nadia Mellal

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:27

Algérie - Energie du futur, l’Algérie et le nucléaire, questions en suspens

r-acteur-nucl-aire-2.jpg 

champ solaire algerie

Echaudés par l’affaire Fukushima, alors que l’Allemagne a tranché contre et que les Etats-Unis réfléchissent encore sur le recours au nucléaire, en Algérie on parle plutôt de la promotion et du développement de cette énergie à des fins civiles.

A moins de trois mois de la tragédie de Fukushima au Japon dont l’étendue des dégâts nous laisse penser sans ambages aux étendues aussi sinistres que similaires de ceux de Tchernobyl en avril 1986 dont les répercussions se font ressentir à ce jour aussi bien dans les régions de la Polésie (au nord de l’Ukraine, ndlr) qu’en Biélorussie (situées non loin de la station) tant sur les végétaux que sur les animaux frappés d’anomalies criardes.

L’être humain n’a pas été non plus épargné par ce drame : Les malformations et maladies génétiques occasionnées sont tout autant importantes et selon certains scientifiques d’autres pays européens en ont été affectés particulièrement par les sinistres nuages radioactifs qui ont provoqué des pathologies conséquentes dont les plus identifiées ont été les tumeurs à la tyroïde. Par effet tache d’huile, faut-il déjà envisager le pire à Fukushima dont le pays a déjà eu affaire à pareille catastrophe et que Hiroshima et Nagasaki s’en souviennent à ce jour ? Difficile à dire toutefois ; il paraît plus qu’évident que des conséquences se feront ressentir dans cette région.

Et qui sait, à long terme un ressentiment des Japonais vis-à-vis des autorités de leur pays, dont la sismicité est notoire. Comment n’ont-ils pas envisagé ce risque ? Et comment l’AIEA n’a-t-elle pas vu les choses venir et d’ajouter sur sa liste des pays interdits du nucléaire civil les pays sismiques ? Autant de questions qui nous ramènent d’abord aux conséquences immédiates du drame de Fukushima. En Allemagnen la chancelière ne parie plus sur cette source d’énergie qui couvre pourtant 20% des besoins des allemands, elle est en faveur de la fermeture des centrales germaniques. Du côté nord-américain, la centrale de la Californie est passée sous la loupe des experts à cause de sa proximité avec le littoral (150m) et son emplacement sur la faille San Andréas, la plus active de la Californie. Chez nous, on compte développer son nucléaire pour réduire sa consommation des énergies fossiles, augmenter sa production en électricité et sa consommation en eau potable via le dessalement de l’eau de mer. Ces Objectifs, l’Etat compte les atteindre en ayant recours au nucléaire.

A travers des accords de partenariat avec plusieurs pays, à savoir l’Argentine, la chine, la France les Etats-Unis, l’Afrique du sud et prochainement la Corée du sud.

Même si au demeurant le principe de ses ambitions est tout a fait louable au regard de l’importances entre autress de la disponibilité de l’eau dans les robinets, néanmoins et face au risque que représente ces centrales sur non seulement l’Algérie, mais aussi sur toutes les régions de l’Afrique et de la méditerranée, le jeu en vaut-il la chandelle ? Pas si sûr !

Source Le Jour d’Algérie Djaouida Abbas

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:22

L'Algérie est-elle une voie singulière ou une exception arabe ?

changement

 

«L'exception vient toujours de la raison de la règle».Joseph Joubert, écrivain français
De nos jours, l'Algérie vit au rythme du tambour battant des réformes politiques exigées par les circonstances et la conjoncture actuelles dans lesquelles baigne le monde arabo-musulman. Des réformes réelles pour certains, des calfeutrages esthétiques pour les autres, un ravalement de façade aux yeux de l'opposition et une évidence pour les masses populaires. En réalité, lesdites réformes semblent buter sur la pierre d'achoppement du huis clos de l'élite politique et son semblant de mépris à l'égard des bas-fonds de la société. Mais ce qui attire plus l'attention est que la provenance de cette tendance au rafistolage institutionnel vient principalement des entrailles du régime politique qui, sous la pression de la rue, s'est tardivement engagé sur la voie des réformes en levant en premier lieu l'état d'urgence instauré depuis 1992, exigence largement galvaudée mais en vain par les partis d'opposition et la société civile depuis très longtemps.
En effet, notre pays semble être sur le plan régional au-devant des préoccupations des puissances occidentales car d'une part, il est un barrage contre l'immigration clandestine provenant des pays du Sahel et d'autre part il incarne un point d'ancrage stratégique de lutte contre le terrorisme islamiste après le 11 septembre 2001, donc la tentation est grande de voir ce pays engagé dans une voie qui permettrait un contrôle certain de la région. En ce sens, un autoritarisme sous façade politique intéresserait plus l'Occident que le virage islamiste qu'aurait fait miroiter les années 90. Toutefois, les aspirations citoyennes exprimées depuis belle lurette par la rue algérienne pourraient à s'y méprendre interpréter la caducité de la structure du régime algérien et son incompatibilité avec les exigences de la société. Dans cet esprit, des réformes placebo venant d'un régime politique dont l'ossature est totalement en déliquescence ne sauraient en aucune logique fomenter un saut modernisateur pouvant déboucher sur une démocratie réelle.
L'expérience des événements d'Octobre 88 a mis les masses devant le fait accompli, celles-ci sont extrêmement désabusées et ne croient plus aux promesses d'une nomenclature rodée aux manigances. Le deuxième scénario du changement est celui qui pourrait sourdre de l'extérieur du régime politique, c'est-à-dire, directement de la population, et cette perspective risque de faire sombrer le pays dans le chaos car au risque de tomber dans le réductionnisme sociologique, la société paraît être mal préparée pour tirer un trait définitif sur le régime politique actuel et aller de l'avant car démembrée, déchiquetée et déstabilisée par une décennie de terreur, elle aurait du mal à se frayer seule, une voie dans l'arène de la lutte démocratique. Le troisième scénario et qui pourrait être conçu par la société civile et les partis démocratiques de l'extérieur du régime politique en se basant une alternative citoyenne viable est à n'en plus douter la panacée idéale pour le cas algérien. Mais en dehors de tous ces pronostics, existe-il réellement une exception algérienne? Un modèle de démocratie ou d'évolution spécifiquement réservé au cas de notre pays. La réponse à cette problématique suscite tas d'autres questions, comme par exemple, celle des frontières entre l'exception arabe et le cas algérien. Certes, l'Algérie a étrenné les habits de la démocratie avant les autres pays arabes mais actuellement elle semble être terriblement en retard. En effet, les masses sont lassées des discours démagogiques des officiels du régime mais ne savent pas s'y prendre aux situations nouvelles qui se présentent devant elles, l'Algérie manque d'élite et d'avant-garde intellectuelle, la population est perdue et ne savait à quel ciel se vouer, contrairement à la Tunisie où dès les premiers balbutiements de la révolution du Jasmin, la société civile s'y est fortement impliquée. Donc, la praxis sociale prouve à satiété, si l'on veut, cette terrible défaillance entre les masses populaires et l'élite politique dans notre pays. Dans cet ordre d'idées, l'on saurait dire qu'il n'y a pas une exception algérienne mais un syndrome ou pire un symptôme algérien de défaitisme social.
L'air de temps ne ment plus: le despotisme dans le monde arabe est enterré à vie, on serait volontiers tenté de parler de sociétés émergentes qui ressemblent fort à un croisement opportun de volonté populaire et de contingences spatio-temporelles. La démocratie semble en effet être née de cette patience germinative qui sourd d'aussi bien les tréfonds de la plèbe que des profondeurs des classes moyennes en créant une certaine osmose avec les exigences de la modernité. A dire vrai, les plus grandes révolutions sont faites par des idées simples, c'est en cela même que réside le génie propre des masses.
Avant la violence des révolutions, il existe d'abord la force des révolutions qui s'articule généralement sur la toute-puissance abrasive de la conscience citoyenne. En réalité, ladite conscience est le levain nourricier de la réforme générale à laquelle aspire la société en son ensemble car une révolution quelle que soit son envergure et son ampleur est en première instance mentale dans la mesure où elle est une restructuration perpendiculaire et horizontale de l'architecture sociétale. C'est dans cet esprit qu'il aurait fallu concevoir le changement en tant que révolution. Ainsi y-a-t-il quelque chose d'inexorablement commun entre les idées de changement et le changement des idées. Il est certain que le retour impératif au point d'équilibre social nécessite en premier lieu une refondation intégrale de l'armature sociale. Lequel retour dans le monde arabe en général et en Algérie en particulier fut plus que convulsif car les systèmes politiques sont figés dans une entropie politico-social des plus rétrogrades où les autocraties vieillissantes jouent plus en survivances qu'en relances. Les oligarchies géronotocratiques sont, de nos jours, un peu partout dans l'espace arabo-musulman détotémisée, désacralisée, et décrédibilisée, les peuples sont ainsi sortis de leur ornière de soumission en défaisant la bimbeloterie complexe des archaïsmes politiques en tout genre. Ce qui relève beaucoup plus d'un pari réussi que d'une tentative de désengorgement désespérée du couvercle hermétiquement fermé de la dictature. Cet engagement citoyen en faveur de l'ouverture démocratique tout azimut a, en effet, fait empreinte et impression sur l'évolution des mentalités. En ce sens, l'immersion sans précédent de la culture revendicative avec de fortes doses d'engagement politique, couronnées de slogans tranchants tels que «dégage!!» a, d'une façon ou d'une autre, dépoussiéré les vieux grimoires des luttes de décolonisation nationale, les masses rechignant à entrer dans l'avenir à reculons, n'attendent ni la bénédiction occidentale ni encore moins leur aide afin de réagir aux vagues du despotisme qui réfrènent leur épanouissement.
C'est comme si, en quelque sorte, l'histoire les a subitement détrompés. Cet occident-là n'agit au demeurant qu'en fonction de ses intérêts propres, en dehors de l'éthique des chartes des droits de l'homme, le plus souvent en dehors de la légalité internationale ainsi que dans le mépris du principe stipulant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, sinon comment pourrait-on expliquer l'invasion de l'Irak en 2003 sous la fumeuse propagande de possession d'armes de destruction massive et assister aujourd'hui à l'intervention en Libye des forces onusiennes afin de protéger soi-disant les civils et constater en même temps leur mutisme dévergondé devant la répression du régime tyrannique du Damas. La politique de deux poids, deux mesures dans les relations internationales a pesé lourdement sur l'éclosion subite de la conscience citoyenne dans le monde arabe. Dans la foulée, l'on saurait dire que les réactions en chaînes face aux dictatures sont un sursaut de dignité et un appel d'assistance aux peuples en danger de mort politique, sociale, économique et plus que tout autre chose d'inertie civilisationnelle car les condamner à cet état de fait est en lui-même un contresens historique dérisoire et relève plus de sous-interprétation de la capacité de ces masses-là à prendre à bras le corps les défis de leur temps. C'est pourquoi, la volonté de se modeler du dedans en procédant à leur cure sociale et à leur purge politique s'avère plus que primordiale voire nécessaire et inéluctable pour des espaces géographiques longtemps mis sous le boisseau de la régression démocratique.
De même voit-on ces chocs en retour induits par les satrapes arabes qui ne cessent de remonter à l'assaut d'une quelconque brèche démocratique dans un semblant de virulence paranoïaque effrayant, il semble toutefois que dans cette lutte serrée pour la mainmise des espaces d'expression, les régimes arabes se rabattent sur les télévisions d'État comme moyen idéal de propagande et de rumeurs étatiques mais ne se battent par là que pour un solde pour tout compte de survie, car tout porte à croire que l'ère de l'autoritarisme est révolu. En ce sens, les peuples refusent de donner procuration à d'autres pour vivre et penser à leur place. Ainsi assiste-on tout uniment au refaçonnage des espaces d'influence dans le monde arabo-musulman, la Turquie laïque, digne héritière de l'empire Ottoman se pose en modèle iconoclaste de modernisme que les masses arabes tentent de calquer et le stéréotype iranien, en dépit de ses terribles imperfections et tares diverses subjugue les larges couches sociales. C'est pourquoi, l'inéluctabilité d'apparition de puissances tutélaires au niveau régional semble aller de soi, le décentrage des équilibres de forces dans le monde arabe a fait, en sorte que d'un côté, la Tunisie et l'Égypte soient les pionnières de la symphonie révolutionnaire et d'autre part, la Turquie et l'Iran, des pays stratégiques se situant en dehors de l'espace arabe proprement dit et pouvant, le cas échéant, incarner un prototype spécifique sur lequel se viabilisent des réformes politiques.
L'on pourrait dire, à cet effet, que les masses arabes sont tenues en laisse par le renouveau de leurs sociétés. Leur imaginaire et leur esprit cherchent des voies de salut et des pistes d'envol leur permettant de décoller aussi bien politiquement que socialement.
Ces simplifications, pourrait-on dire, sont simplistes mais il n'en demeure pas moins que le substrat réel et substantiel de ces révoltes est profondément enraciné dans ces aspirations profondes des citoyens arabes à rompre définitivement avec toute idéologie ou arrimage politique quels qu'ils soient puisque les sociétés ne sont peut être jamais davantage au faîte d'elles-mêmes que quand elles aspirent et touchent à ce qui les dépassent; or pour reprendre le mot de Wenenbug dans son ouvrage «la bildung ou l'imagination de la société», le génie et l'imagination sont incarnés particulièrement par cette instance par laquelle l'esprit transgresse et outrepasse ses limites, tout en ne pouvant jamais se représenter l'illimité que dans la figure de sa propre finitud En ce sens, la rue arabe a réussi à arracher les voeux de son imaginaire des griffes des dictatures

Source Le Quotidien d’Oran Kamal Guerroua

Le Pèlerin

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 07:20

Algérie - Il fallait donner la RASD pour «acheter» le match

conference sadaane

Reviens Sadaane...!

 

Nous n'avons pas réussi le 4 juin (quatre à zéro). Ni le 5 octobre (500 morts contre un seul Président dégommé). Ni le 12 février (des centaines de manifestants contre des milliers de policiers et des milliards de spectateurs). Ni le 05 juillet 62 pour toutes les raisons connues. Ni le 19 juin 65 (Benbella est chassé mais c'est Boumediène qui meurt, ensuite ; Benbella libéré, Boumediène est enfermé dans sa tombe)). Les dates collectives heureuses sont rares.
Que s'est-il passé hier au Maroc pour les Algériens ? Rien : quand ce sont les vieux qui jouent avec le Maghreb, ce sont les jeunes qui perdent les matchs. L'ego révolutionnaire algérien a pris un coup avec la révolution tunisienne, il a été démodé par la révolution égyptienne, il vient d'être réduit en poudre par la suprématie marocaine. C'est d'ailleurs le seul pays que nous continuons à traiter de haut, avec ce narcissisme régional qui nous fait croire à un droit d'aînesse post-colonial. Le seul pays que nous pouvons faire «chanter» avec une fausse frontière et le seul voisin qui se préoccupe encore des conjugaisons d'Ouyahia ou des avis de décès de fabricants de l'armée des frontières.
Aujourd'hui, ce voisin vient de nous donner la dernière raclée sportive majestueuse. Cela a du bon : cela permet de réveiller un peu le peuple et de le ramener à l'essentiel : on ne peut pas cacher un échec avec un ballon et faire oublier un Bouteflika avec un M'bolhi.
Face à la menace de révolte, certains ont cru bon de jouer sur l'émotion des matchs de qualification au mondial contre l'Egypte et ont tenté de créer une sorte de parti Oum Dourmane. Ce parti vient d'être dissous à coups de pieds et ses membres présumés reviennent au sol, à pied, et n'ont rien à faire désormais. Un «rien» politiquement terrible, stratégiquement prompt à tous les coups d'Etat, lit vertical des révolutions et vide que ne peuvent combler que la décapitation et la destruction.
Le système.dz a réussi à isoler le CNCD, à payer les chômeurs, à promettre des logements et à corrompre les espoirs, mais il ne peut pas acheter un match. Même Moubarak n'a pas pu offrir un tel cadeau à son fils. Cela se vend rarement et reste très aléatoire comme promesse. Du coup, on s'imagine notre triste sort : on ne sait plus rien faire, ni match, ni révolution, ni jeu, ni Etat, ni réformes, ni exode. C'est un pays qui ne prend plus son pied, mais celui des autres, au bas de la colonne vertébrale.
Saadane a réussi un peu à faire oublier l'ennui national, mais cela n'a pas suffi. Aujourd'hui, on est en plein dedans du vide national, sans but, ni filets, ni gardien, ni rien et cela se comprend : les vieux DZ ont réussi à faire vieillir ce peuple de jeunes, à le vider de ses élans, à lui faire attendre l'au-delà avec plus de ferveur qu'il n'attend le sourire de la belle voisine, à le talibaniser, à le «doubler» au point où son équipe nationale semble jouer du cricket dans des stades de foot.
Ce fut donc un beau match avec le Maroc : il montre de quel côté se trouve le zéro, qui en est l'auteur, qui y est enfermé, qui le trace au-dessus de nos têtes, qui le multiplie à l'infini et qui veut nous faire croire que c'est un huit qui a oublié de serrer sa ceinture.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

Le Pèlerin

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