Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 06:30

Football-Ligue 2 (26e journée) : Le Nasria pour la confirmation

entrainement NAHD

 

Le NAHD, seul aux commandes de la division deux, pourrait mettre un premier pas parmi l’élite, en cas de victoire à Benhaddad demain contre le RCK.

Dans le cadre de la 26e journée prévue demain, les Sang et Or devront jouer leur va-tout pour éviter d’être rejoint par le CSC. Réalisant jusqu’à maintenant une belle série, couronnée par onze matches sans défaite, les poulains de Mustapha Heddane sont bien partis pour accéder parmi l’élite. Les Hafid et consorts ont fait un vrai carton durant cette phase retour. Il leur reste à confirmer durant les cinq derniers matches, à commencer par celui de Kouba.
D’ailleurs, les Nahdistes auront une revanche à prendre, vu qu’ils ont été accrochés à l’aller par le même adversaire. De toute façon, il y aura une grande assistance des deux côtés. Pour le RCK (8e à 9 points du 3e), il n’est pas encore le temps des vacances, même si l’accession s’est éloignée des coéquipiers de Hanifi.
Quant au CSC en baisse de forme depuis des journées, il abordera le match de l’ASMO avec une ferme intention de retrouver la gagne. A huis clos, à Hamlaoui, les Constantinois ont la possibilité de rebondir et reprendre leur fauteuil perdu. Cependant, il faudra gagner et attendre que le NAHD soit ralenti. La troisième équipe, le CAB, aura une tâche plus délicate. En effet, les Cabistes se rendront à Alger pour affronter des Pacistes qui risquent la rétrogradation. Ils devront livrer une vraie bataille, car il y aura en face un adversaire mal en point.
Mathématiquement, certains clubs peuvent arracher l’un des trois billets gagnants. On cite l’O Médéa (4e, qui recevra l’US Biskra. Sur les papiers, les locaux ont largement les moyens pour surclasser Biskra. Si ce sera le cas, l’OM se rapprochera du CAB, si ce dernier reviendra bredouille d’Alger.
Ce qui rapprochera Médéa du trio de tête. C’est la même situation dans laquelle se trouvera l’USMBA face à l’ESM. En bas du tableau, à part le CRT, le nom de l’équipe qui l’accompagnera en division inférieure est loin d’être connu. L’ABM et la JSMS sont obligés d’enchaîner le bon à commencer face au SAM et au CRT. Ce sera le seul moyen pour préserver sa place en ligue 2.
Programme :
Vendredi (16h00):
USMBA ESM

Source Horizons Adel K.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:53

 Algérie - Une réalité sociale occultée par le pouvoir

syndicats autonomes

  

L'engagement massif des travailleurs dans la revendication sociale et leur choix d'en confier l'expression et l'organisation à des syndicats autonomes, sans liens organiques avec le pouvoir, traduisent la «réappropriation par eux des droits aux négociations», comme l'a si justement déclaré Louisa Hanoun, la secrétaire générale et porte-parole du Parti des travailleurs. Des droits dont ces salariés ont décidé de ne plus déléguer la défense à la centrale UGTA, qui de ce fait se retrouve totalement dépassée par la dynamique de lutte sociale dont le monde du travail est la scène.
Cette réalité, les pouvoirs publics persistent néanmoins dans leur refus de la prendre en compte et à vouloir régler la contestation sociale sans établir de dialogue et de concertation avec les syndicats autonomes qui en sont les acteurs agissants et parlants qualifiés, parce que dûment mandatés par l'écrasante majorité des travailleurs engagés dans le mouvement.
C'est ainsi que dans certains conflits, on a vu des responsables publics ouvrir des négociations sur les doléances à l'origine des grèves et sit-in en cours dans leurs secteurs respectifs, non pas avec les syndicats qui les ont initiés, mais avec des instances de l'appareil de l'UGTA ignorées par les contestataires et souvent opposées à l'expression de leur contestation. Il est légitime que cette façon de faire des pouvoirs publics fasse douter les travailleurs sur leur volonté à rechercher l'apaisement social par la voie du dialogue avec des partenaires autres que ceux qu'ils créditent du «politiquement correct».
C'est ce que l'on constate dans le conflit qui oppose le ministère de la Santé à l'intersyndicale autonome. Conflit qui perdure et se durcit surtout parce que Ould Abbas rechigne à accorder à cette intersyndicale le statut de partenaire social avec qui négocier les termes d'un accord et louvoie pour tenter de semer la discorde dans ses rangs et entre elle et ses mandants.
Ce que le pouvoir ne veut pas admettre est que les travailleurs se réapproprient les droits aux négociations. Réappropriation qui signifie que cette couche sociale ne veut plus être confinée à n'attendre de solutions à ses problèmes et à ses conditions de vie que par l'entremise d'une organisation syndicale ayant perdu son âme et sa vocation en se transformant en digne protectrice du pouvoir contre la contestation sociale, aussi fondée soit-elle.
Le dialogue franc et responsable entre les pouvoirs publics et le monde du travail est la seule voie qui peut apporter la paix sociale. Son préalable est que les premiers acceptent de l'organiser et de l'engager avec des partenaires dont l'ancrage et la représentativité sont démontrés. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui pour la centrale UGTA, que ces pouvoirs publics persistent à considérer comme leur interlocuteur exclusif.
Il faut bien que le pouvoir se fasse à la réalité que le temps de la mise du monde du travail sous tutelle syndicale choisie par lui n'est plus de mise. La meilleure façon de prouver qu'il en a conscience serait qu'il ouvre les portes de la prochaine tripartite aux syndicats autonomes, qui ont fait la démonstration qu'ils sont des médiateurs sociaux incontournables dans leurs secteurs d'activités respectifs.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:48

Selon Benmeradi, l’Algérie n’accorde aucun avantage particulier à la France

france-algerie-copie-1

 

L’Algérie n’accorde aucun avantage particulier à la France, selon le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, même si les négociations progressent sur certains projets de partenariat.
Hôte hier à l’APN du groupe parlementaire algéro-français, et répondant aux appréhensions et réticences de plusieurs députés, Mohamed Benmeradi a notamment affirmé que l’Algérie n’octroie aucun avantage spécifique hors le cadre réglementaire actuel et n’escompte que le transfert de technologie. Et dans la mesure, selon M. Benmeradi, où notre pays doit profiter de la conjoncture financière favorable où il se trouve pour diversifier davantage son économie et attirer tout investissement direct étranger. Et que, laisse-t-il entendre, la France entend récupérer le terrain perdu face à d’autres investisseurs et partenaires commerciaux européens ou autres. Or, le ministre éludant le caractère contradictoire, des avantages économiques en termes d’exonérations douanières, de bonification de taux d’intérêt et une contribution du Fonds national d’investissement notamment pourraient être accordés aux Français. Et ceci dans le cadre des discussions sur le projet d’implantation d’une usine de fabrication automobile avec le constructeur français, d’une capacité pouvant aller jusqu’à 150 000 véhicules par an, où la partie française aura 49%. Des discussions en bonne voie, selon Mohamed Benmeradi, concernant notamment le taux d’intégration (50 à 75% de la valeur ajoutée de l’usine pouvant être produite en Algérie), la participation de 80 entreprises nationales sous-traitantes éligibles à la mise à niveau ainsi que la possibilité d’exportation de 10% de la production non écoulée même si la question du mode de commercialisation (quel label ?) reste encore en suspens. Néanmoins, un projet qui fait partie des dossiers litigieux traités entre M. Benmeradi et l’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, et dont 60% ont été réglés jusque-là durant trois rounds de discussions. Autres avantages concédés mais non particuliers, la possibilité pour des PME françaises, y compris les Sarl, de bénéficier du management des projets en partenariat. En notant qu’une centaine d’entreprises françaises seront présentes au Forum économique bilatéral prévu les 30 et 31 mai 2011, concomitamment au 4e round de discussions algéro-françaises et à la veille de la Foire internationale d’Alger.

Source Le Soir d’Algérie Chérif Bennaceur
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 09:44

«Autant que possible il faut tenir l’armée loin des démons de la politique» (1re Partie)

Bouteflika et l armee

 

Pour analyser les récents développements intervenus sur la scène nationale, nous avons sollicité le concours de notre ami Mohamed Chafik Mesbah qui a bien voulu répondre à nos questions à travers l’entretien que nous publions. Voici la première partie de cet entretien.
Le Soir d’Algérie : La conjoncture politique nationale connaît des évolutions importantes qui nous renvoient, cependant, à des interrogations qui se rapportent aux origines de la crise politique que traverse, encore, le pays. Commençons par l’arrivée au pouvoir de Abdelaziz Bouteflika. En 1999, l’actuel président de la République avait accédé au pouvoir grâce à l’appui déterminant du Commandement militaire. Depuis lors, s’est-il affranchi de cette tutelle ?
Mohamed Chafik Mesbah : Sur le plan formel, comme sur le plan pratique, le président Bouteflika s’est, incontestablement, affranchi de cette tutelle. La démission de l’ancien chef d’état-major de l’ANP, le général Mohamed Lamari, a constitué un véritable tournant dans les rapports de M. Bouteflika avec l’institution militaire. Le général Mohamed Lamari, avec sa personnalité exultante, était le seul officier capable de s’opposer frontalement au chef de l’Etat. Ce départ qui a sonné le glas de ce que nous pourrions appeler «le commandement politique» a ouvert, aussi, la voie aux jeunes officiers qui ont pu accéder aux postes de commande dans les unités de feu et des services. Ces jeunes officiers dotés d’une solide formation militaire et technique sont fermés, aussi bien, aux sirènes de la politique. En résumé, l’autorité du président de la République sur la hiérarchie militaire ne souffre pas de contestation. Les propos rapportés par WikiLeaks sur la question ne sont pas erronés.
L’institution militaire a subi des évolutions substantielles depuis l’accession au pouvoir du président Bouteflika. Quel bilan dressez-vous de ces évolutions ?
Redoutable tacticien, le président Bouteflika, sitôt parvenu au pouvoir, a vite fait de comprendre qu’il était urgent de se défaire d’un commandement militaire qui manifestait une trop forte propension à interférer dans le champ politique. Ce choix lui semblait d’autant plus nécessaire qu’il ne lui fallait pas rester tributaire d’une hiérarchie à qui il devait son intronisation. M. Bouteflika a agi, intelligemment, en trois étapes successives. Première étape, de manière pacifique et presque consensuelle, il a poussé vers la sortie les chefs militaires qui pouvaient le plus porter ombrage à son pouvoir, il s’agit des chefs appelés communément «janviéristes» par référence à l’interruption du processus électoral en janvier 1992. Deuxième étape, il a placé les chefs militaires restés en activité dans une position de rivalité potentielle au sommet de la hiérarchie, les contraignant, en permanence, à livrer des combats épuisants et sans fin où ils se neutralisent mutuellement. Troisième étape, il a favorisé l’émergence aux postes de commandement les plus sensibles de jeunes officiers compétents et ne traînant pas d’antécédents professionnels ou moraux fâcheux. Le bilan peut être jugé positif, sauf que l’indispensable clarification de la doctrine de défense, notamment, en matière de définition des rapports de l’armée à la société et de détermination des menaces étrangères, n’a pas suivi.
Pourquoi le DRS a-t-il été soumis à une politique différente ?
Le président Bouteflika, déjà méfiant par instinct vis-à-vis de l’institution militaire, l’a été encore plus par rapport aux services de renseignement. Pourquoi, alors, n’a-t-il pas agi semblablement pour «le corps de bataille» et les services de renseignement ? Premièrement, c’est, vraisemblablement, son état de santé qui l’a conduit à réviser l’ordre de priorités dans sa démarche. La réorganisation des services de renseignement, étant donné les menaces pressantes apparues contre le régime, ne pouvait plus constituer une urgence. Deuxièmement, le président Bouteflika, ne disposant ni de véritables relais politiques pour s’adresser à la population ni d’appareils de coercition efficaces pour les substituer au DRS a dû estimer préférable, selon toute éventualité, de conserver en l’état les services de renseignement pour s’en servir comme arme de dissuasion. Troisièmement, enfin, le président Bouteflika pourrait avoir considéré que le DRS, confronté à des difficultés d’adaptation dans un environnement de plus en plus hostile, finirait par perdre, de lui-même, de son influence. N’oublions pas, également, que le président Bouteflika s’est assuré d’un certain répit en découplant, depuis l’élection présidentielle de 2004, état-major de l’ANP et services de renseignement. L’état-major devenait, en effet, aveugle face à la société politique tandis que le DRS ne pouvait plus disposer du socle de l’état-major sur lequel il avait pour habitude de s’appuyer. Nonobstant toutes ces considérations, M. Bouteflika doit garder présent à l’esprit, néanmoins, l’ambition symbolique qui lui est prêtée de vouloir laisser pour l’histoire l’image du chef de l’Etat qui aura normalisé toutes les institutions du pays, y compris le DRS.
Quelle influence exerce le DRS sur la prise de décision stratégique en Algérie ? S’agit-il, comme il se dit, d’un pôle concurrent au cercle présidentiel ?
Dans le contexte politique et institutionnel actuel, il n’existe aucun contre-pouvoir réel à celui du chef de l’Etat. Au plan formel, le président de la République, aux termes de la Constitution, dispose d’un pouvoir sans limites. Le processus de prise de décision connaît, cependant, sur le plan pratique, de sérieuses défaillances aggravées, à présent, par l’indisponibilité chronique de M. Bouteflika. Il en résulte un fonctionnement atrophié du gouvernement et de l’administration. Le DRS, la force de pesanteur jouant, conserve, certes, une certaine efficacité qui lui permet d’exercer une influence relative sur le cours des choses. Pas au point, toutefois, d’engager une démarche d’obstruction à la volonté du chef de l’Etat. Le DRS ne dispose pas, faut-il le souligner, d’un projet alternatif à celui du président de la République. Il existe bien au sein des services de renseignement, chez de nombreux cadres du DRS, des réminiscences du passé, une réserve de culture patriotique vivace qui les pousse à nourrir du ressentiment face aux scandales de grande corruption ou à cultiver un attachement viscéral à la cause du peuple sahraoui. Cela ne constitue pas la matrice d’un projet alternatif à celui du président de la République.
Comment expliquez-vous que le DRS, service secret militaire, se soit substitué à la police et au juge d’instruction dans les enquêtes sur la corruption au sein de Sonatrach ?
Il ne faut pas se voiler la face. Le DRS est l’héritier des services de renseignement de la période du parti unique, lesquels disposaient d’une expertise éprouvée dans les investigations complexes à propos de ce qui était connu sous le libellé de «crimes économiques». Il est certain que le DRS a, toujours, accumulé la documentation relative aux graves anomalies de gestion. Cette mission de prévention des atteintes à l’économie nationale ressortit des attributions confiées, officiellement, au DRS et n’a jamais été absente du plan de charges des services de renseignement. C’est, d’ailleurs, l’exploitation des données recueillies par ces services de renseignement qui a grandement facilité les enquêtes opérationnelles qui ont été menées. Des enquêtes qui ne pouvaient être confiées à la police, mal outillée pour ces lourdes infractions sur lesquelles, de surcroît, pèsent, parfois, des présomptions d’intelligence avec l’étranger. Dès sa saisine, le juge d’instruction, jusqu’à preuve du contraire, a contrôlé les procédures engagées. C’est ailleurs que se situe le problème. La question pertinente consiste à s’interroger, en effet, sur l’étendue de la marge de manœuvre dont a disposé le DRS à propos d’enquêtes déclenchées avec l’aval du chef de l’Etat, si ce n’est sur son initiative. A présent, c’est la justice qui est en charge de ces enquêtes. A voir le niveau subalterne des responsables mis en cause ainsi que les suites judiciaires réservées, il est permis de supposer que la véritable lutte contre la corruption ce n’est pas demain la veille.
En perspective de cette transition démocratique que vous considérez comme une issue fatale, quel avenir en Algérie, pour le DRS, en termes de missions, de structures et de cadres ?
Le leitmotiv d’une éventuelle réorganisation des services de renseignement pourrait être le suivant : «protéger la société, non pas la contrôler». Trois axes de déploiement peuvent être envisagés. Premièrement, au plan de la doctrine, il s’agira de consacrer la subordination des services de renseignement aux instances politiques. Un plan national de renseignement doit être élaboré par le gouvernement et soumis, dans son exécution, au contrôle du Parlement. Deuxièmement, au plan organique, il s’agira d’adopter une configuration qui prévienne l’exercice monopolistique de la fonction de renseignement. Cette fonction doit être répartie entre différentes structures spécialisées, placées elles-mêmes sous des tutelles distinctes. Naturellement, sans préjuger de la coordination fonctionnelle à instaurer entre ces différentes structures. Troisièmement, au plan humain, il s’agira d’ouvrir, résolument, les portes des services de renseignement à l’élite parmi l’élite du pays pour remplacer une composante humaine, en partie déficiente. Après quoi, il faudra maintenir, sans désemparer, le cap dans cette direction. Cette réorganisation pourra-t-elle se dérouler, pacifiquement, dans un climat de sérénité approprié? Ce sera l’un des défis majeurs de la transition démocratique à venir.
Enfin ! C’est là une vision idyllique des choses que vous envisagez. Que faites-vous du contexte et de l’environnement hostiles au DRS ? Oubliez-vous que l’opinion publique, à tort ou à raison, considère que les services de renseignement sont la source de tous les blocages en Algérie ? Ne pensez-vous pas que le chef du DRS constituera, fatalement, une victime expiatoire lorsqu’il s’agira de passer d’une phase à l’autre dans le processus qui se dessine ?
Sans doute, en effet, faudra-t-il beaucoup de conviction, de ténacité et d’intelligence à ceux qui seront en charge de cette œuvre historique. Il existe, comme vous le soulignez, un contexte et un environnement, au plan national comme international, plutôt défavorable au DRS. L’environnement international, tout d’abord. Les puissances étrangères, concernées par l’état des lieux en Algérie, apprécient que les services de renseignement soient un facteur de stabilisation de la situation interne, en termes de sécurité. Ils préféreraient, cependant, qu’ils ne soient pas agissants contre leurs intérêts essentiels dans le pays. Il existe, également, au plan national, une sourde hostilité contre le DRS de la part de ce qu’il est convenu d’appeler «le cercle présidentiel» constitué de responsables apparents mais aussi d’une pléthore d’hommes d’affaires et de spéculateurs évoluant autour desdits responsables mais dans l’opacité. Les services de renseignement, notamment depuis l’éclatement des affaires de grande corruption, sont considérés par ces hommes d’affaires comme des obstacles à l’accaparement vorace des richesses nationales, des empêcheurs de «tourner en rond». Sur un registre presque analogue, tout ce qui s’apparente à l’opposition tire à boulets rouges sur le DRS, assimilé comme vous le dites à une source absolue de blocage. Il existe, enfin, au sein de l’opinion publique nationale un ressentiment, plus ou moins objectif, vis-à-vis des services de renseignement, hérité des décennies écoulées. Bien que l’influence prêtée aux services de renseignement paraisse exagérée, il serait ridicule de nier ce contexte et cet environnement hostiles. A défaut de recourir à la démarche consensuelle, précédemment décrite, pour engager le processus de réorganisation des services de renseignement, faut-il se résoudre à décapiter ces services et à présenter à l’échafaud leurs cadres ? Cette vision nihiliste de la réforme des services de renseignement est parfaitement infantile. La lucidité et la raison devraient prévaloir auprès des responsables futurs de l’Algérie lesquels devraient s’assurer des voies et moyens à même de garantir l’aboutissement, en parfaite condition, du processus démocratique engagé. Aucune nation, aucun Etat ne peut se passer de services de renseignement adaptés, cependant, au contexte institutionnel de l’époque.
Bien des fantasmes se nourrissent des exploits prêtés aux services de renseignement algériens. C’est ainsi que l’ancien ambassadeur français à Dakar, l’écrivain Jean-Christopher Rufin, affirme, dans son dernier roman Katia, que le DRS est le service de renseignement le plus performant en Afrique du Nord. Faut-il le croire ?
Pourquoi le plus performant au niveau de l’Afrique du Nord seulement ? Il fut un temps où les services de renseignement algériens étaient craints pour leur efficacité partout à travers le monde. Par rapport à leur capacité à contenir les activités d’intelligence étrangère dans le pays et par leur efficience dans l’appui apporté aux mouvements de libération en Afrique et de résistance démocratique en Amérique latine. Sans doute le DRS a-t-il subi le contrecoup de la lutte contre le terrorisme au profit de laquelle il a mobilisé toutes ses ressources. Un potentiel résiduel subsiste, cependant, qu’il suffit de canaliser vers les missions liées aux impératifs stricts de sécurité nationale, en le dotant de moyens logistiques et techniques adéquats.
La conduite de l’armée algérienne en cas de déclenchement d’un soulèvement populaire devenu incontrôlable nourrit toutes les supputations. Quelle est l’hypothèse qui vous paraît la plus probable ?
La réponse exige, sans doute, que soit détaillé, encore plus, le profil des jeunes officiers qui a été évoqué précédemment. Issus des écoles de cadets de la Révolution ou des universités, ces nouveaux chefs militaires sont habités, en effet, par une conviction patriotique qui les prédispose à venir au secours d’une Algérie en péril. Face à une situation de chaos potentiel, l’armée algérienne adopterait un comportement semblable à celui des forces armées égyptiennes. Ce comportement pourrait même pencher encore plus vers les attentes populaires.
Est-ce à dire, a contrario, que la toute puissance prêtée au DRS constituerait, en pareil cas, un obstacle à la volonté populaire ?
Vous pouvez me citer un précédent historique où un appareil de renseignement, aussi puissant soit-il, a pu faire obstacle à la marche impétueuse d’un peuple déterminé et guidé par des leaders charismatiques, convaincus et résolus ? La Savak en Iran, la Pide au Portugal ou la Stasi en Allemagne ? Vous savez ce qu’il en est advenu ! Regardez seulement ces jeunes étudiants qui, tout dernièrement encore, ont pu déborder le service d’ordre mis en place à Alger jusqu’à faire basculer — momentanément, il est vrai — le rapport de forces. Les services de renseignement tout puissants et capables de faire échec — par l’infiltration ou l’affrontement, peu importe — à un véritable soulèvement populaire ? C’est de l’histoire ancienne ! Il ne s’agit pas de disculper ces services de renseignement de leur part de responsabilité dans l’état des lieux décrit dans cet entretien. Il ne s’agit pas de «sanctuariser» ces services et de les glorifier de manière béate. Quoi qu’en pensent les esprits simplistes, nous ne sommes pas, en présence d’une société «infantilisée», nous sommes en présence d’une société désorganisée qui souffre d’un manque patent de leadership. Pour l’heure, hisser à tout bout de champ l’épouvantail du DRS, c’est un procédé spécieux du cercle présidentiel qui cherche à dégager sa responsabilité dans la paralysie qui frappe le pays. Un prétexte commode chez certains leaders de l’opposition soucieux de justifier leur résignation symbolique à une situation de fait. Mais il est permis de s’interroger, ayant à l’esprit l’exemple de Youri Andropov qui, à la tête du KGB puis du PCUS, avait tenté de tout faire pour éviter le naufrage de la Russie et la disqualification irrémédiable de l’appareil soviétique de sécurité et de renseignement, il est permis de s’interroger, en effet, si les services de renseignement en Algérie, leur chef en tête, seront capables de devancer le cours de l’histoire ? C’est l’ANP, corps de bataille, qui, paradoxalement, pourrait être plus réceptive au souffle puissant de l’histoire.
Votre analyse laisse presque suggérer que ce n’est pas sur la puissance du DRS et la force de l’armée que repose le pouvoir du président Bouteflika ?
La réponse devrait être nuancée. Sans doute, le DRS procure un appui au président Bouteflika dans l’exercice de son pouvoir. Nul doute que l’ANP, corps de bataille, ne constitue pas une source de contestation du pouvoir du président Bouteflika. Mais il faut convenir, lucidement, que la résignation des élites nationales, politiques et intellectuelles suivie de la normalisation de presque la totalité des formations politiques sont pour beaucoup dans la consécration du pouvoir du président Bouteflika. La difficulté pour ces élites d’établir un contact réel et permanent avec la société réelle devrait les interpeller sérieusement. Comment, en effet, ne pas être frappé par ce fossé qui sépare la société réelle des leaders traditionnels de l’opposition ? Pourquoi les retombées en termes de mobilisation et d’organisation de la population restent aussi limitées, malgré ce potentiel de contestation indéniable qui agite la société algérienne ? Rien ne sert, à cet égard, de rejeter la faute sur un pôle de pouvoir quel qu’il soit. L’histoire nous enseigne, depuis la nuit des temps, qu’il n’existe pas de vrai antidote à la volonté d’un peuple déterminé.
A propos de rôle et de statut de l’armée, cela ne vous semble pas paradoxal que cette institution soit interpellée par M. Ali Yahia Abdennour, président d’honneur de la Ligue algérienne des droits de l’homme, qui lui demande de destituer le président Bouteflika ?
Il ne faut pas prendre au mot maître Ali Yahia Abdennour, homme des plus respectables s’il en fût. C’est sur le mode symbolique qu’il faut décrypter son message : «Vous, militaires, qui avez intronisé M. Bouteflika, aidez-nous à le faire partir.» Dans le cadre bien entendu de la Constitution. Au demeurant, maître Ali Yahia Abdennour, parfaitement avisé, ne peut ignorer que ce qui est en cause c’est le système lui-même. A quoi bon le départ de M. Bouteflika si le système doit perdurer ? Entout état de cause, l’hypothèse d’une initiative de l’armée sous la forme imaginée par maître Ali Yahia Abdennour a peu de chances de se vérifier. En premier lieu, à l’exception notable du chef du DRS, les chefs militaires qui ont intronisé le président Bouteflika ne sont plus en activité. Ils ne peuvent plus agir sur la chaîne de commandement militaire. En deuxième lieu, les jeunes officiers qui, désormais, détiennent les leviers de commande ne sont plus dans une logique d’interférence dans la sphère politique. De surcroît, il n’existe pas, parmi eux, de figure charismatique capable d’audace et susceptible d’exercer un effet d’entraînement sur l’ensemble de la chaine de commandement. Le seul cas de figure qui pourrait se présenter c’est bien donc le scénario égyptien où l’armée, sans prendre ellemême l’initiative, viendrait appuyer un soulèvement populaire devenu non maîtrisable. C’est tant mieux ainsi, il faut, autant que possible, tenir l’armée loin des démons de la politique.
A propos de pôles de pouvoir, l’ancien ambassadeur américain à Alger, Robert Ford, estimait impossible de déterminer qui détient, réellement, le pouvoir en Algérie ?
L’ambassadeur Robert Ford était bien avisé lorsqu’il envisageait cette problématique. En fait, il existe, en Algérie, deux réalités juxtaposées. Une réalité formelle, tout d’abord. A se référer à la Constitution, à examiner l’organisation théorique des pouvoirs en Algérie, le régime est hyper présidentiel avec prime au chef de l’Etat dispensé, pour ses décisions, de l’aval préalable du Parlement. Une réalité pratique, ensuite. L’indisponibilité chronique du président de la République aidant, il n’existe plus de centre de décision centralisé en Algérie. Le Premier ministre, par exemple, dispose d’un pouvoir virtuel, seulement virtuel, sur les membres du gouvernement. Le président de la République, seul dépositaire du vrai pouvoir, ne l’exerce pas, pour autant. Il en résulte un effritement du pouvoir avec impact préjudiciable sur la cohérence et l’efficacité de la démarche stratégique de l’Etat.
La stabilité politique et institutionnelle de l’Algérie peut-elle être, aujourd’hui, menacée par un mouvement islamiste d’extraction populaire ?
Le mouvement islamiste, dans sa forme plébéienne radicale, à l’image de ce que fut le FIS, a vécu. C’est une nouvelle direction que ce mouvement a prise, désormais, s’appuyant sur la prédication et prônant l’éloignement par rapport aux attraits matériels, jugés condamnables, de la vie moderne. La conquête du pouvoir politique n’est plus un objectif prioritaire, c’est la conquête des esprits qui est au cœur du combat que mènent ces nouveaux islamistes. A court terme, il n’existe pas de menace majeure sur la stabilité politique et institutionnelle du pays. Encore que dans le cas d’une élection libre et transparente, la victoire de ce mouvement islamiste s’il venait à être structuré — il ne s’agit guère ici de Hamas — pourrait provoquer la surprise. A moyen et long termes, si, en termes de mauvaise gouvernance, de précarité et d’injustice, le statu quo persiste, ce mouvement finira par cueillir, comme un fruit mûr, un pouvoir qui tombera, fatalement, dans son escarcelle.
Dans l’une de vos récentes interventions dans la presse, vous avez évoqué l’hypothèse selon laquelle le président Bouteflika, pour s’assurer de garanties après son départ, pourrait frayer la voie au pouvoir à un tel mouvement islamiste. Si le suffrage populaire en décidait ainsi, faudra-t-il, de nouveau, déjuger le choix du peuple algérien ?
Absolument pas, les thèses «éradicatrices» appartiennent à un passé révolu. L’exclusion politique n’est plus de mise en Algérie comme partout ailleurs dans le monde arabe. Pour mieux étayer la réponse dans le cas présent, élargissons, cependant, le champ de la réflexion. Supposons que, désormais, la préoccupation du chef de l’Etat porte, d’une part, sur le besoin de disposer d’un répit pour préparer une sortie qui lui soit la plus favorable et, d’autre part, sur l’impératif de négocier les conditions d’un départ qui ne lui soient pas préjudiciables dans l’avenir, pour lui et pour sa famille. Revenons plus en détail sur les hypothèses qui peuvent se présenter dans ce contexte fermé. Deux cas de figure au total. D’une part, les pôles de pouvoir qui se chevauchent, actuellement, à l’intérieur du système pourraient être tentés de privilégier la création d’un poste de vice-président de la République à la faveur de la prochaine révision constitutionnelle pour adouber un successeur au président Bouteflika coopté à l’avance. C’est, évidemment, compter sans l’état d’exaspération de la population laquelle devrait réagir violemment. Ne nous attardons pas trop sur l’effet contre-productif, puisque ce n’est pas la perspicacité politique, de toute manière, qui domine en ces sphères. D’autre part, le président Bouteflika pourrait être tenté par la conclusion d’un «deal» avec un nouveau parti islamiste populaire qui serait créé à la faveur de la révision de la loi sur les partis. Ce deal comporterait l’octroi de garanties, après son départ, au président Bouteflika ainsi qu’à sa famille. En contrepartie de quoi, le président Bouteflika s’engagerait à mettre en place un cadre juridique et organisationnel qui permettrait à ce nouveau parti islamiste d’accéder, légalement, au pouvoir. Comme une politique d’éradication comparable à l’expérience passée en Algérie — faut-il le souligner à nouveau — est inconcevable, c’est dans la perspective de la durée que ce parti islamiste pourra accéder au pouvoir. Pour le reste, il ne s’agit d’être ni pour ni contre cette perspective, c’est au titre de la réflexion que le cas de figure est évoqué.
Vous êtes, personnellement, opposé à cette éventualité ?
Quelle importance s’il s’agit d’un point de vue émis à titre personnel ? Sur le plan du principe, qui pourrait, sans craindre le ridicule, contester un choix populaire, librement exprimé ? Un électeur islamiste est un électeur algérien, l’équation est aussi banale. Observez ce qui se passe dans le monde arabe avec cette attention focalisée sur le modèle turc, n’y trouvez-vous pas matière à illustrer l’incongruité de toute forme d’exclusion de l’islam, cette dimension identitaire essentielle des sociétés musulmanes ? C’est, donc, sur le plan opératoire que l’équation mérite un examen plus attentif. L’idéal, aurait été, en effet, qu’une telle éventualité intervienne après la conclusion d’un pacte politique qui garantisse la pérennité du système démocratique. Nonobstant l’expérience spécifique de l’Algérie, il aurait été utile, sans doute, de tirer les enseignements des situations similaires vécues à travers le monde. Depuis que l’Algérie – cela fait vingt ans, sinon plus – est confrontée à la crise, n’aurait-il pas été plus judicieux d’envisager des garanties pour que le fonctionnement démocratique des institutions, grâce à un équilibre approprié des pouvoirs, ne puisse jamais être entravé ? Bien sûr que l’émergence d’un mouvement islamiste comparable à l’AKP turc aurait été la plus favorable des issues pour l’Algérie. Bien sûr qu’une société civile organisée, disciplinée et imbue de patriotisme, à l’instar de ce qui est vérifiable pour la société civile en Turquie aurait été une progression salutaire en Algérie. Bien sûr que l’évolution de l’armée vers un statut professionnel irréversible avec mobilité régulière aux postes supérieurs de commandement et un retrait plus marqué par rapport au champ politique aurait été un dénouement heureux pour l’Algérie. Bref, comme la politique n’est pas affaire de sentiments, il eut fallu que de véritables et puissants leviers soient mis en place pour éviter que l’accès d’un parti islamiste ne conduise à l’instauration d’un Etat théocratique reniant les fondements du système démocratique. Où sont ces institutions et ces hommes capables d’assurer le fonctionnement harmonieux du pays en pareil contexte ? Il eut fallu trouver chez les gouvernants actuels ou passés de l’Algérie, les doses nécessaires d’intelligence, de conviction et de courage qui, au demeurant, déterminent le destin des hommes d’Etat ?
Source Le Soir d’Algérie

Entretien réalisé par H. M.
(À suivre)

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 08:05

Vers une grève des vétérinaires

greve-des-veterinaires.jpg

 

Les ports, les aéroports ainsi que les abattoirs risquent de connaître une paralysie totale. Et pour cause : le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (SNVFAP) n’exclut pas le recours à une démonstration de force.
«Le conseil national consultatif aura à définir l’ampleur des protestations et leur durée», lit-on dans un communiqué rendu public.Portant la signature de son secrétaire général, Dahmane Mohamed, le communiqué du Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique rendu public au lendemain de la réunion du bureau national en date du 11 mai dernier en son siège à Alger, fait état de deux principaux points. Il s’agit du projet de régime indemnitaire et de l’avant-projet du statut des vétérinaires appartenant aux collectivités locales. C’est d’ailleurs autour de ces deux questions que le SNVFAP a appuyé son argumentaire en convoquant une réunion extraordinaire du conseil national consultatif. Pour le secrétaire général du SNVFAP, «la responsabilité de cette situation incombe entièrement à la direction générale de la Fonction publique». «Nous avons donné suffisamment de temps à la Fonction publique pour le règlement de ce problème, mais à notre grande déception, rien de concret et de satisfaisant n’a été fait. Malgré nous, nous risquons de bloquer toute l’Algérie, à savoir les ports, les aéroports, les abattoirs et autres services techniques », dira le secrétaire général du SNVFAP. Et d’ajouter : «C’est la base qui nous pousse à agir de la sorte. Le ministère de tutelle a fait son travail, mais la responsabilité du blocage incombe à la direction générale de la Fonction publique.» Dans ledit communiqué, le SNVFAP a fait état du «rejet à l’unanimité des membres du bureau national des propositions de la Fonction publique qui ne répondent pas aux attentes des vétérinaires, vu le danger, la pénibilité, le risque et les contraintes de ce métier ainsi que la lourde responsabilité pour préserver la santé publique et l’économie nationale». Pour rappel, en 2008, 1 136 vétérinaires ont observé une grève qui a touché 40 wilayas et a mené à l'arrêt de l'activité au niveau de 319 abattoirs de viandes rouges et de 393 autres de viandes blanches. La grève a, par ailleurs, paralysé toutes les activités de contrôle et de dépistage au niveau des postes frontières, des ports et des aéroports. La chaîne de contrôle des viandes s’est trouvée directement touchée par ce débrayage. Il est à rappeler qu’à cette époque, les revendications qui ont présidé à la naissance de ce mouvement de protestation des médecins vétérinaires sont liées à la fermeture des portes du dialogue par la tutelle.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 08:01

Le projet Renault avance, en attendant la technologie

projet-Renault.jpg

 

Les choses commencent à s’éclaircir concernant le projet d’implantation d’une industrie automobile en Algérie, un partenariat avec le constructeur automobile français Renault. Bien qu’un accord entre le gouvernement et le constructeur français soit imminent, selon le ministre de l’Industrie, M. Benmeradi, les négociations pourraient prendre beaucoup plus de temps que prévu. «Mieux vaut tard que jamais», dit l’adage. Le projet est d’une importance capitale pour le pays et son économie car, au-delà de l’apport immédiat (production et emploi), l’Algérie cherche d’abord le transfert technologique et le savoir-faire. «Notre objectif est d’arriver à un taux d’intégration d’au moins 50%, c’est-à-dire que 50% de la valeur du véhicule sera produite en Algérie», avait souligné le ministre de l’industrie la semaine dernière.Conscients de l’ampleur du projet mais également de sa complexité, les pouvoirs publics comptent aussi entamer une opération de mise à niveau particulière visant à adapter le tissu industriel au projet ainsi que ses besoins. Sur ce point, le ministre avait reconnu que, malheureusement, les sous-traitants nationaux «manquent de savoir-faire et travaillent sans le respect des normes». C’est pour cela que le ministère a décidé de les accompagner dans le processus de certification.Outre cette opération qui s’est imposée d’elle-même, le gouvernement est appelé à retenir cette leçon et à en tirer les enseignements nécessaires. Notre tissu industriel nécessite une refonte globale de manière à l’adapter et le mettre en synchronisation avec les aspirations économiques du pays.
Dans ce cadre, il serait peut-être indispensable d’associer le secteur privé dans le projet en question. Chose qui n’a pas été évoquée encore. Outre ces considérations, il faut relever tout de même cette volonté des pouvoirs publics de s’engager dans un projet porteur tout en mettant en relief l’impératif de faire de cet investissement un facteur déterminant dans la relance de l’industrie d’une manière générale. Globalement, ce qui est à retenir des détails qu’on avance au compte-gouttes sur ce dossier est le fait qu’aujourd’hui,
l’industrialisation du pays devrait passer inéluctablement par un transfert technologique graduel, composer avec un secteur privé libéré, accompagné et soutenu sur tous les plans. L’Algérie, par ailleurs, a toutes les chances de concurrencer d’autres pays sur ce plan (attraction des investissements étrangers), pour peu qu’on ouvre les portes et on négocie intelligemment la plus grosse part de transfert technologique. Les avantages sont connus, il faudrait maintenant connaître les objectifs.

Source La Tribune Smaïl Boughazi
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 07:57

Un commissaire européen aujourd’hui à Alger

Stefan-Fule.jpg

 

L’Algérie et l’Union européenne (UE) ont aujourd’hui un rendez-vous plutôt tendu. La diplomatie primera, mais la visite qu’effectue aujourd’hui à Alger Stefan Füle, commissaire à l’Elargissement et la Politique européenne de voisinage, sonne déjà comme un prélude à une chaude explication entre responsables européens et algériens.Dans l’agenda envoyé aux rédactions par la représentation de la Commission européenne en Algérie, le responsable européen à des rendez-vous plutôt sympathiques. Il s’entretiendra, bien sûr, avec le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Il aura des entrevues avec les ministres des Ressources en eau, du Commerce et des Finances. Il sera reçu - c’est le clou de la visite - par Ahmed Ouyahia. Il aura, avant de reprendre l’avion pour Bruxelles, un rendez-vous protocolaire avec Abdelaziz Ziari, président de l’APN.Ceci pour les images de télévision et les crépitements des appareils photographiques. Mais l’essentiel est ailleurs. Pour anticiper sur son voyage et créer de bonnes conditions d’un séjour «calme», le Tchèque a publié dans le Quotidien d’Oran une contribution où il tente de minimiser le fossé qui ne cesse de se creuser entre les deux parties, notamment sur le plan économique. En la matière, les derniers litiges apparus sur l’accord d’association, paraphé en 2003 par les deux parties, fait figure de point de discorde.«L’accord d’association n’a jamais été conçu comme le produit miracle qui, une fois en vigueur, permettrait une arrivée massive d’investisseurs européens et ouvrirait toutes les portes du marché de l’UE. Il n’est pas non plus le seul remède au chômage des jeunes», écrit-il.Mais il se trouve que dans ce dialogue de sourds, il n’y a pas que le démantèlement tarifaire qui pose problème. La circulation des personnes - bloquée depuis des années - et les dossiers liés à la sécurité sont autant de litiges à régler. Avec force arguments, Stefan Füle tente pourtant de donner raison à l’Algérie sur bien des dossiers sensibles. «Les Européens ont du mal à imaginer ce que les Algériens ont enduré pendant cette époque. Pendant des années, les médias européens n’ont vu l’Algérie qu’à travers le prisme des violences ; ils ont négligé la réalité des Algériens qui essayaient de mener une vie normale parmi d’énormes difficultés et qui aspirent profondément à une vie meilleure et en paix», écrit-il encore. Mais juste avant de reprocher à l’Algérie son rejet, du moins pour l’instant, de la politique européenne de bon voisinage. Cette visite du commissaire européen, la deuxième en l’espace d’un an, survient à un moment où dans la rive nord de la Méditerranée, la chasse à l’émigrant africain fait figure de stratégie. Ce sont donc ces sujets - et d’autres encore, à l’image de la situation en Libye - que le commissaire européen à l’Elargissement va aborder avec les responsables algériens. Il animera, ce matin, une conférence de presse conjointe avec Mourad Medelci. 

Source La Tribune Ali Boukhlef

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 07:47

Comment endiguer le marché informel qui gangrène l’économie nationale et fait fuir les investisseurs étrangers?

informel-algerie.jpg

 

Difficile de trouver la panacée pour atténuer l’impact négatif de ce fléau sur la situation économique du pays.

Le gouvernement Ouyahia a opté pour les mesures incitatives après avoir essayé la manière forte qui a montré ses limites. Ainsi, parmi les dispositions fiscales, des mesures ont été introduites dans la loi de finances complémentaire au titre de l’exercice 2011 pour pousser les commerçants qui exerce dans la sphère parallèle à régulariser leur activité auprès des services fiscaux et de l’administration du commerce.

Le gouvernement prévoit entre autre la mise en place de sites aménagés à leur intention. Ils seront soumis à un régime fiscal préférentiel. Ils auront de ce fait droit à une défiscalisation durant les deux premières années de leur activité. Ils bénéficieront durant la troisième année d’un abattement fiscal de 70%, de 50% la quatrième année et de 25% la cinquième année.

Ils auront donc largement le temps pour avoir pignon sur rue et être en règle avec le fisc et les autres administrations. Selon chiffres officieux, il y aurait quelques 600000 commerçants exerçant dans le marché informel. Près de 70000 d’entres eux sont des grossistes. Ces chiffres reste cependant à confirmer.

Le ministre de l’agriculture avait affirmé dans l’une de ses conférences de presse que 70% du commerce des fruits et légumes était l’apanage de l’informel. Les seuls chiffres officiels datent de 2003. Un rapport du Conseil national économique et social (CNES) avait cité l’existence de 700 marchés illégaux recensés à l’échelle nationale, sur une superficie de 2,7 millions de mètres carrés.

L’office national des statistiques avait en outre souligné dans l’une de ses notes sur l’emploi qu’une personne sur deux travaillait dans l’informel. Le président du Forum des chefs d’entreprises, Reda Hamiani avait soutenu quant à lui que marché informel représente une part de 30 voire 40% de l’économie nationale. Une étude réalisée par cette organisation patronale quantifie la valeur de ce marché.

La part de ce secteur est d’environ 600 milliards de dinars, soit 17% de l’ensemble des revenus primaires nets des ménages algériens. C’est dire l’ampleur d’un phénomène qui nuit gravement à l’économie nationale même si les ménages y trouvent leurs comptes avec les prix concurrentiels affichés dans ces zones de non droit qui échappent à tout contrôle.

Ces marchés sont surtout connus pour écouler les produits contrefaits que ce soit les vêtements, le linge de maison, les chaussures en passant par la nourriture et différents biens de consommation alimentaires et non alimentaires.

Cette connexion entre ces deux pratiques frauduleuses a des effets pervers sur le développement économique du pays. De nombreuses entreprises étrangères qui avaient manifesté leur intérêt pour le marché algérien avaient décidés de ne pas s’y implanter en raison des proportions alarmantes de ces fléaux.

Les commerçants de l’informel seront-ils attentifs aux mesures prises dans la LFC pour leur permettre de revenir à la légalité ? Rien n’est moins sûr. Travailler dans la clandestinité serait plus juteux. Ces mesures doivent donc s’accompagner d’une compagne de sensibilisation pour éveiller un comportement citoyen de ces commerçants.

Source Le Financier Yasmine Idjer

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:47

La saison estivale compromise ?

plage-souillee.jpg

 

Les événements ayant secoué le monde arabe, notamment la Tunisie, pourraient naturellement relancer la « destination Algérie » et rentabiliser le secteur du tourisme. Or, les autorités en charge de ce volet semblent passer à côté.

Et pour cause, l’opération de nettoyage des plages de l’Algérois n’est pas encore enclenchée et les autorisations pour l’exploitation des espaces ne sont toujours pas attribuées, ceci pour certaines dites plages populaires telles que la plage colonel Abbes et El Houas. D’autres sont formellement interdites à la baignade en raison des travaux, à l’image de la plage de Aïn Taya.

Considérée comme la vitrine de la wilaya de Tipaza, la plage colonel abbès subjugue pas moins de 8 millions d’estivants chaque année. Une destination de prédilection particulièrement pour les wilayas limitrophes. Plusieurs centaines de bus y arrivent quotidiennement en provenance de Médéa, Blida et Aïn Defla pour profiter de la fraîcheur de cette plage à caractère populaire par excellence.

Le retard accusé dans le réaménagement de cette plage qui s’étend sur 3 kilomètres pourrait compromettre la prochaine saison estivale qui débutera le 1er juin. Ajoutons à cela l’avènement du ramadhan pour le début du mois d’août et du fait que les estivants interrompent leurs vacances. Ça va se bousculer sur les plages dès le début de juin puisque les examens de fin de cycles sont programmés cette année un peu plutôt que d’habitude.

Les cahiers des charges portant la rénovation de l’éclairage public et les postes de contrôle saisonniers de gendarmerie et de police sont prêts mais les travaux demeurent à l’arrêt, car jusque-là la commune de Douaouda n’a toujours pas reçu le budget nécessaire pour démarrer les travaux. Une dizaine de fiches techniques ont été soumises à la wilaya de Tipaza mais sont restées sans réponse. L’opération nécessite d’après le P-apc de Douaouda, Allal Benferhet, pas moins de 200 millions de DA.

Pour ce qui est du programme lié à l’exploitation des espaces, ceci ne se fait plus au niveau des APC, a indiqué le premier responsable de la commune. Ce sont les domaines de l’Etat, d’après lui, qui organisent les enchères cette année. « Rien ne nous a été dévoilé jusque-là.Tout ce que nous savons c’est qu’ils tardent. Auparavant les choses étaient déjà réglées avant la fin du mois d’avril ».

Considérée comme la plus pauvre des communes de la wilaya, Douaouda connaît durant l’été la multiplication des petits métiers. Ceux-ci drainent la petite criminalité qui prévaut dans cette plage à longueur de l’année. « Quand il y a la rente, le crime diminue. La commune de Douaouda serait contrainte d’entamer le minimum de travaux avec son budget assez limité ».

Néanmoins les contraintes ne sont pas uniquement d’ordre technique ; il faut dire que la présence des femmes et filles aux moeurs légères donne un décor inhospitalier à l’endroit, c’est le moins que l’on puisse dire. Les constructions délabrées érigées sur la plage et les bouteilles d’alcool éparpillées sur les sables nous renseignent assez sur la débauche qui règne en cet l’endroit le jour comme la nuit.

À quand l’application de la nouvelle loi sur la commune ?

Il est toujours attendu par contre la mise en branle de la nouvelle loi sur la commune. C’est en effet le souhait émis par le P-APC de la commune de Douaouda. Ceci lui permettra à ses dires de prendre des initiatives sans attendre l’aval du wali. Il citera à titre d’exemple un projet qui lui tient à coeur, celui de créer un marché hebdomadaire de vente de voiture.

Il a expliqué que la demande relative à la création de ce projet a été soumise à la wilaya il y a déjà 3 ans mais elle est demeurée sans réponse. Ce projet a pour but selon lui de mettre un terme, sinon de limiter les atteintes aux moeurs et aux agressions polluantes qui contribuent à dégrader le fragile écosystème du littoral algérien, sans pour autant omettre les agressions perpétrées à l’encontre des passants et des usagers de la route et qui s’amplifient en dehors de la saison estivale.

300 personnes ont été interpellées l’année dernière par la gendarmerie relevant de cette commune pour implication dans des affaires d’atteinte aux personnes et aux biens. Il ne se passe pas deux semaines sans que les gendarmes ne mettent la main sur des gangs qui sèment la terreur parmi les visiteurs du lieu.

La plage colonel Abbes semble devenir un terrain de prédilection pour les malfaiteurs qui ne reculent a priori devant rien pour dépouiller leurs victimes souvent sous menace d’armes blanches. Les malfrats agissent souvent vite et choisissent des victimes isolées pour les voler avant de prendre la fuite, confie un gendarme rencontré au siège de l’APC, vraisemblablement venu pour discuter sur le sujet avec le P-APC.

Source Le Courrier d’Algérie Rebiha Akriche

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 15:37

Algérie - Révision de la Constitution - Bensalah se fait désirer

Bensalah.jpg

 

La commission de révision de la Constitution débutera ses travaux la semaine prochaine. Première étape : écouter les doléances de chacun. Les partis politiques seront les premiers à faire leurs suggestions.

Un mois jour pour jour depuis le discours télévisé à la nation du chef de l’Etat et plus de dix jours après le dernier communiqué du Conseil des ministres détaillant les réformes politiques à venir, les consultations entre Abdelkader Bensalah et les partis politiques n’ont pas débuté officiellement. C’est ce qu’affirme le président du mouvement El-Islah, Djamel Benabdesslem, joint hier par téléphone. «Aucun contact n’a été engagé avec notre parti. Pour l’heure, nous attendons comme tout le monde», fait-il remarquer. Selon lui, les récentes rencontres du président du Conseil de la nation avec les partis de l’alliance présidentielle (FLN, RND et MSP) ne sont que des «consultations préliminaires». Et d’ajouter : «Nous ne trouvons aucun inconvénient et n’avons pas de parti pris» à l’égard de cette initiative personnelle, pourtant très décriée par certains acteurs politiques. Selon Djamel Benabdesslem, son parti «répondra favorablement» à l’invitation de Bensalah afin d’enlever toute «excuse ou autre argument» au pouvoir qui ne manquera pas le cas échéant de mettre sur le dos des partis de l’opposition un éventuel échec du dialogue, dit-il. «Nous irons au dialogue sans a priori et sans calcul afin de soumettre nos propositions. Si le pouvoir les prend en considération, tant mieux, et si c’est le contraire, on aura fait acte de pédagogie», soutient celui qui entend mener son parti lors des prochaines élections législatives. Car, aujourd’hui, et malgré une expérience d’une vingtaine d’années d’apprentissage en matière de démocratie, la classe politique toutes tendances confondues n’arrive pas à accepter ses différences en faisant de la tolérance une vertu cardinale dans le débat politique. On continue encore aujourd’hui à considérer comme adversaire celui qui ne partage pas ses idées. Il en fait son ennemi numéro un qu’il s’acharne de combattre non pas par des idées claires ou par la force des arguments, mais par l’invective, l’insulte et la calomnie. On peut fermer les yeux sur ce genre de pratiques dont usent les parasites de la scène politique tant que cela se limite au monde virtuel. Connaîtra-t-on, à l’issue de ces consultations élargies, une vraie réforme constitutionnelle ? Les propositions de la commission attendues en diront plus. La commission de révision de la Constitution débutera ses travaux la semaine prochaine, indique-t-on.
Première étape : écouter les doléances de chacun. Les partis politiques seront les premiers à faire leurs suggestions. Ses membres qui seront désignés dans les jours à venir vont écouter les doléances de chacun. La commission s’attelle à mettre en œuvre un calendrier qui s’étalera sur un mois. Dans un premier temps, la commission compte recevoir en premier les partis politiques. Ils seront auditionnés soit par ordre de création ou par ordre alphabétique.
Les personnalités nationales dont la liste est en cours de finalisation seront à leur tour consultées séparément. La commission devra, en tout cas, rendre ses propositions de révision de la Constitution à la fin de septembre. En octobre, une première mouture sera rendue publique par le chef de l’Etat. Le texte sera ensuite soumis à référendum après les élections législatives. Trois partis, le FFS, le RCD et Ennahda, ont d’ores et déjà indiqué qu’ils ne participeront pas à ces consultations.

Source Le Jeune indépendant Mahmoud Tadjer

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0