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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 03:28

Algérie – Création d une police de la pêche pour le contrôle de la commercialisation du poisson

poisson algerie

 

Le ministre de la Pêche et des Ressources Halieutiques, M. Abdallah Khanafou, a annoncé, jeudi à Beni Saf (Ain Temouchent), la création prochaine d’une “police de la pêche” qui prendra en charge le contrôle de la commercialisation des produits de mer.

Cette police, qui travaillera en étroite collaboration avec les services des gardes-côtes, sera composée d’inspecteurs qui suivront les différentes opérations de commercialisation, des pêcheries jusqu’aux halles à marées, ”pour contribuer à une meilleure régulation du marché du poisson qui se fait de plus en plus rare”, a précisé M. Khanafou lors d’une visite de travail dans la wilaya.

En visitant le port de Beni Saf, le ministre s’est enquis des travaux de dragage qui ont débuté le 15 août 2010 et enregistrent des retards. Inscrits pour un délai de trois mois et dotés d’une enveloppe de 223,470 millions de dinars, ces travaux, qui concernent également le port de pêche de Bouzedjar, ont connu deux périodes d’arrêt en septembre et décembre de la même année.

Le port de Beni Saf est concerné également par une action d’extension de sa jetée nord en cours d’étude.

Après avoir inspecté un chantier de construction et de réparation navale, M. Khanafou a visité un sardinier, acquis dans le cadre du programme de soutien à la relance économique (PSRE) pour un montant de 39,700 millions de dinars.

Les bénéficiaires ont mis l’accent sur “l’impossibilité de rembourser les crédits bancaires dans les délais fixés à quatre ans, en l’absence de ressources halieutiques”.

Cette situation, prise en compte par le ministère, sera jugulée dès l’achèvement de la mission du bateau scientifique appelé, par la tutelle, à déterminer les endroits exacts de la biomasse. Les chercheurs engagés, dans ce cadre, élaboreront un plan de gestion scientifique des produits de la mer, a-t-il indiqué.

Au niveau de la halle à marrée du port de Beni Saf, qui s’étend sur une superficie de 4730 m2, l’accent a été mis sur les opérations de rénovation de cet espace en vue d’offrir à la profession un meilleur cadre de commercialisation du poisson. La société de gestion compte, notamment, fabriquer des emballages en PVC, acquérir une fabrique de glace et étendre la chaîne de froid, pour exporter les crustacés et importer les matériels d’avitaillement et pièces détachées.

A l’école de formation technique de pêche de Beni Saf, le ministre a instruit les responsables pour la levée des réserves entravant l’exploitation de ce projet dont les travaux sont achevés depuis deux années, a-t-on indiqué.

Par ailleurs, M. Abdallah Khanafou a remis des diplômes de formation en pisciculture continentale à 23 jeunes de la wilaya de Bechar, dans le cadre d’une convention entre l’Ecole de Beni Saf et la Chambre inter-wilaya de Bechar.

Au port de pêche de Bouzedjar, il a inspecté la station maritime de pêche et un portique élévateur, acquis dans le cadre du PSRE

Source Algérie 360
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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 03:23

Les jeunes militants maghrébins espèrent l'ouverture de la frontière entre le Maroc et l'Algérie lors du prochain derby du Maghreb.

algerie maroc

 

Des jeunes venus de toute l'Afrique du Nord se sont rassemblés à Tunis pour partager leur vision commune d'un Maghreb unifié et démocratique.
L'une des premières mesures adoptées par l'Union des jeunes Euro-Maghreb (UJEM) lors de ce forum, organisé du 27 au 30 avril, a été de lier ce programme au football. Elle demandera en effet la réouverture de la frontière entre le Maroc et l'Algérie à l'occasion du match de qualification à la CAN du 4 juin entre les sélections des deux pays.
Le groupe envisage d'organiser un rassemblement des jeunes du Maghreb pour se rendre au Maroc assister à cette rencontre. Ces militants partiront de Tunisie et traverseront l'Algérie avant d'atteindre le Maroc. Ils envisagent de lancer une campagne dans les médias pour donner à cet évènement une dimension pan-maghrébine.
Les participants venus des cinq Etats du Maghreb ont adopté "l'Appel de Tunis", qui contient plusieurs résolutions répondant aux préoccupations des jeunes, notamment en matière économique.
"Aujourd’hui, la jeunesse maghrébine prend son destin en main et elle est décidée à inscrire le projet d'un Maghreb uni et démocratique dans la réalité", a expliqué le porte-parole de l'UJEM, Rabii Leouifoudi. "La rencontre de Tunis a permis de mettre sur pied une coordination des jeunes Maghrébins, réunissant des ONG et des jeunes membres des partis."
"Nous avons lancé l’Appel de Tunis pour un Maghreb uni et démocratique, nous avons appelé à la constitution d’un Conseil consultatif des forces vives et de la société civile du Maghreb, nous avons aussi décidé la création d’un Comité de suivi de la Conférence de Tunis", a-t-il ajouté.
Dans le cadre de ces efforts de suivi, l'Appel de Tunis souligne la tentative d'élaborer une "Charte démocratique maghrébine" qui stipule les droits et les libertés des habitants de la région. Ces jeunes espèrent également mettre en place un Institut maghrébin d’études et de prospectives réunissant différentes compétences du Maghreb, et œuvrer pour l’ouverture des frontières.
"Aujourd'hui, les peuples du Maghreb ont pris la voie d’une vraie transition vers la démocratie, la voie vers la construction d’Etats garants des droits de l'Homme, des libertés, de la dignité et de la consolidation d’institutions pour plus d’égalité et une meilleure gouvernance", a déclaré Sonia Mejri, l'organisatrice de ce rassemblement.
Elle ajouté : "Dans ce contexte, nous nous sommes inscrits, nous les jeunes du Maghreb, dans une démarche pragmatique et opérationnelle pour participer au sort du partenariat et de la coopération entre les peuples de l'Union du Maghreb."
"Ces peuples partagent le passé et le présent, et veulent bâtir ensemble leur futur. Pour toutes ces raisons, il n'est plus acceptable que les frontières entre nous restent fermées", a-t-elle ajouté.
Expliquant l'importance de ce rassemblement à Tunis, elle a souligné qu'il a eu lieu dans un Maghreb qui connaît actuellement une transformation radicale, notamment à Tunis, la ville choisie pour accueillir cette rencontre. De son point de vue, "les valeurs de la révolution sont des valeurs universelles et elles sont revendiquées par les jeunesses qui manifestent depuis des semaines dans le monde arabe."
"L'importance réside dans la présence des jeunesses de tout le Maghreb, acteurs de la société civile, membres d'organisations non gouvernementales, leaders de la jeunesse de partis politiques, intellectuels qui s'associent à l'idée que le Maghreb doit être uni et démocratique", a-t-elle conclu.
Source: Magharebia

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 05:03

Tichy sea, sun but no sex

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Vengeance familiale et jalousie pour les uns. Affaire de gros sous pour les autres. La petite ville côtière de Tichy a connu dans la nuit du 5 mai des actes de dégradation de la part d’une partie de la population contre ses huit complexes hôteliers accusés de favoriser le tourisme sexuel. A la veille de la saison estivale, la polémique tombe mal.

Costume bleu nuit, chemise blanche sans cravate, grosse chevalière en or à l’annulaire gauche et mèche de cheveux rabattue sur le côté pour camoufler une calvitie naissante. Hocine Mersel, 65 ans, est le propriétaire de plusieurs biens immobiliers, dont l’hôtel Villa d’Est à Tichy. Il est l’un des hommes les plus riches et les plus influents de la ville. Les plus craints aussi. Hocine Mersel a la réputation d’avoir le bras long et une bonne partie des personnalités importantes de la région dans sa poche. Dans la nuit du 5 mai, son établissement et sept autres ont subi un caillassage et des dégradations de la part d’un petit groupe d’assaillants, lors de la manifestation des Tichiotes qui protestaient contre l’insécurité et la débauche qui se seraient emparées de leur ville.

D’un revers de la main, il balaie les accusations, jure que ce ne sont que des ragots et qu’il n’y a jamais eu de prostitution dans son hôtel. Il reconnaît à demi-mot que la Villa d’Est loue des chambres à huit filles. «Je suis le seul à avoir établi un règlement intérieur. Les filles savent que si elles font monter un client dans leur chambre, elles sont immédiatement renvoyées. Leurs fiches ont été transmises à la police et elles n’ont le droit de fréquenter que la discothèque. Ce qu’elles font en dehors de mon établissement ne me regarde pas», déclare-t-il.

Business des nuits tichiotes

Ces incidents, très vite interprétés par la presse comme un retour à l’ordre moral dans une ville connue pour sa tolérance, ne seraient en fait, d’après lui, qu’un règlement de comptes familial. «Ma famille me jalouse, elle ne supporte pas que l’orphelin que je suis, qui dormait dehors près des ordures, ait bâti une fortune en partant de rien. Ils me détestent malgré tout ce que j’ai fait pour eux et pour cette ville. Quoi que je fasse, on me critique. J’ai d’ailleurs reconnu parmi les caillasseurs un membre de ma famille», affirme-t-il encore. Une allégation reprise par le propriétaire d’un autre hôtel ayant fait, lui aussi, l’objet d’une tentative de caillassage et qui, sous couvert d’anonymat, affirme que «le mouvement de protestation est à mettre sur le compte de certains commerçants qui ne supportent pas de ne pas profiter de l’extraordinaire manne financière que représente le business des nuits tichiotes. Ils essaient d’enrober le tout sous le couvert de la morale, mais en réalité, c’est une question de rentabilité. Il y a un énorme gâteau à partager et ils râlent parce qu’ils n’en profitent pas. Beaucoup parmi ceux qui ont manifesté contre nous louent à prix d’or leurs appartements aux filles et savent très bien à quoi sont destinés ces appartements», souligne-t-il.

Haro sur le tourisme sexuel

Toutes ces accusations sont rejetées en bloc par le collectif des habitants de Tichy, initiateur de l’action du 5 mai et qui demande depuis longtemps la fin du tourisme sexuel que connaîtrait la ville. «Ce n’est pas notre première action. Je rappelle que la première a eu lieu en 1993 et a coûté quatre jours de prison à quatre manifestants. En revanche, c’est la plus médiatique parce que certains médias ont affirmé que notre démarche était téléguidée par des religieux. C’est absolument faux. Nous ne sommes pas contre les hôtels ou les débits de boissons. Nous nous élevons contre ce tourisme que nous ne voulons plus voir dans notre ville, déclare Walid, 33 ans, architecte installé à son compte.

A Tichy, il y a toujours eu des filles et de l’alcool. La ville est connue pour sa tolérance. Mais jusqu’à récemment, tout se passait dans les boîtes de nuit ou dans les chambres d’hôtel, à l’abri des regards. Aujourd’hui, le phénomène a débordé dans les rues et ça, les Tichiotes ne le supportent plus et ne le veulent plus. Nous voulons le retour d’un tourisme familial à Tichy.» Depuis les incidents, la Villa d’Est et tous les autres établissements connaissent une très importante baisse de fréquentation. Les filles qui venaient en discothèque et attiraient de nombreux clients sont parties vers la ville de Boulimat, à 30 km de Tichy, où elles ont été priées de se faire plus discrètes en attendant que les choses se calment. Certaines familles voient d’un très mauvais œil les mariages entre les nouvelles filles qui s’installent en ville avec les enfants de la commune. D’autres condamnent les reconnaissances de paternité qui sont faites par certains jeunes contre de l’argent.

Arme à feu

«Les filles, quand elles accouchent et pour établir des papiers à leur enfant, offrent jusqu’à 50 000 DA à un jeune pour signer un document dans lequel il affirme être le père de l’enfant et lui donne son nom. Cette situation est très mal vécue par les familles», souligne un habitant de la ville. «Ceux qui ont fait ça affirment qu’ils veulent nettoyer la ville alors que c’est faux. Ils le font par jalousie. Ils ne supportent pas notre réussite», insiste Hocine Mersel au bord de la crise de nerfs, qui relate dans les moindres détails la nuit mouvementée qu’il a vécue au milieu de ses clients. Et au cours de laquelle il a fait usage de son arme à feu pour enrayer la tentative d’effraction de la Villa d’Est. «Ils ont d’abord fermé la RN9, puis un petit groupe a décidé de saccager les huit hôtels de la ville. Ils ont commencé par l’hôtel Beau Rivage puis ils s’en sont pris aux autres. Arrivés devant mon établissement, ils se sont mis d’abord à me traiter de “fils de chienne’’ avant de caillasser les baies vitrées qui ont volé en éclats. Il a fallu qu’on emmène les clients présents dans les cuisines pour les protéger, puis ils ont essayé de pénétrer à l’intérieur de l’établissement en forçant la porte à l’aide de barres de fer. A ce moment-là, j’ai sorti mon arme et j’ai tiré en l’air. Ça les a calmés.»

Personnage pittoresque, analphabète né sur les hauteurs de Maâden, un petit village qui surplombe son établissement hôtelier, patriote dans les années 1990, self made man, Hocine Mersel énumère toutes les réalisations que la ville et ses habitants lui doivent. Regard en biais, doigt accusateur, il se lève plusieurs fois de sa chaise quand il s’emporte ou pour citer le nom de quelqu’un qui lui veut du mal. Entreprend de compter à voix haute les tables vides devant le regard interloqué des rares clients, interpelle un serveur, rabroue une fille en bustier bleu qui s’approche de la table et par peur tourne les talons. Décide de nous emmener voir les preuves de la violence de l’attaque et nous fait traverser les cuisines au pas de charge pour se rendre dans l’extension qu’il est en train de construire pour agrandir son hôtel.

Etat responsable

Là, dans une immense pièce, restent les baies vitrées éclatées. «Regardez ce qu’ils ont fait. C’est pourtant des doubles fenêtres, mais elles n’ont pas résisté à la violence des jets de pierres.» Face à cette situation explosive, la wilaya de Béjaïa a décidé de réagir et émis des arrêtés de fermeture à l’encontre de sept discothèques, à l’exception de celle de l’hôtel Syphax, pour non-conformité. Ces arrêtés ont été annulés une semaine plus tard. Les propriétaires s’étant engagés auprès des autorités à entreprendre les travaux nécessaires pour se mettre en conformité. Hamid Aïssani, président d’APC de Tichy depuis 2002 sous l’étiquette FFS, dit comprendre la réaction de la population, mais condamne les débordements qui ont eu lieu.

Pour lui, l’Etat a une grande part de responsabilité dans ce qui s’est passé. Il se demande si le laxisme manifesté par les forces de l’ordre lors de la nuit du 5 mai n’était pas voulu. «Quand je vois une dizaine de personnes bloquer la RN 9, sans qu’elles soient inquiétées par les forces de l’ordre, je suis en droit de me poser des questions sur l’absence de l’Etat sur le terrain…» Reste que pour une ville qui vit en grande partie grâce au tourisme, la saison estivale risque de connaître des ratés. «Les estivants venaient ici pour passer des vacances en toute quiétude, témoigne un hôtelier de la ville. Avec la mauvaise publicité que vient de connaître la ville, il y a des chances que certains préféreront aller se reposer ailleurs…»
Bordj Bou Arréridj : El Gourbi fermé pour une histoire «d’horaire»

Pour un fallacieux alibi, «non-respect d’horaire de fermeture», ni indiqué ni précisé dans un document administratif, le bar-restaurant de l’hôtel Gourbi de Aïn Taghrout (chef-lieu de daïra à 30 km de Bordj Bou Arréridj) est, sur une décision du wali de BBA, fermé depuis le 3 mars. Afin de connaître les raisons exactes de cette décision, Saïd B., le propriétaire de l’établissement, a saisi, par quatre courriers, l’ex-wali. En face : silence radio, y compris de l’actuel wali.

En l’absence de réponse, le propriétaire de l’hôtel voit son investissement de plus de 250 millions de dinars partir en fumée. Mais il prend son mal en patience et se tourne vers le ministre de l’Intérieur et vers le premier responsable du secteur du tourisme. Là encore, pas de réponse. La situation de l’établissement et de ses vingt-trois travailleurs au chômage forcé n’intéresse apparemment personne.

Réalisé dans le cadre de la promotion des investissements, l’établissement ne cesse, depuis la fameuse expédition punitive déclenchée à la mi-journée du 14 juillet 2001 par des jeunes de la localité (voir El Watan n° 3240 du samedi 4 août 2001) qui l’ont incendié, d’attirer les foudres de certains. «Pour m’obliger à ne plus offrir de boissons alcoolisées à mes clients, on veut m’avoir à l’usure. Avec une telle démarche, on cherche ni plus ni moins que ma faillite.

La fermeture de l’établissement situé à la sortie de la ville n’est, qu’on le veuille ou non, basée sur aucun motif valable. D’autant que cette histoire de cabaret n’existe que dans l’esprit de certaines personnes. Lesquelles n’ont certainement pas admis la décision de justice du 6 octobre 2003 me donnant droit à des dommages pour les dégâts occasionnés à mon établissement lors de l’attaque du 14 juillet 2001. Dans des buts inavoués et pour mettre à sac un investissement, résultat de plus de 35 ans d’exil, on utilise ce genre de ficelles et subterfuges», accuse non sans une certaine amertume le vieux Saïd B., qui n’entend pas lâcher prise.
Source El Watan Kamel Beniaiche

Le Pèlerin

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 04:48

Algérie - Le grand retour des halaqate

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A coup de fetwas et de rappels à l’ordre : depuis quelque temps, un peu partout dans les quartiers d’Alger, notamment dans les marchés informels ou à la sortie des mosquées, des pratiquants salafistes s’intronisent animateurs de halaqate au profit des jeunes «désœuvrés».

El Watan Week-end a pu se faire inviter dans une de ces rencontres que le pouvoir surveille de près.

«Nous ne faisons rien dans la clandestinité. Il s’agit de la pratique de notre religion et il est de l’obligation de chaque musulman de propager l’Islam et ses préceptes, et de rappeler les musulmans à la foi d’Allah», annonce d’emblée akh (frère) Moussa*, animateur de halaqa dans la banlieue est d’Alger. Si les halaqate, sorte de cours cycliques et thématiques – les théologiens considèrent que c’est un «rappel» – traitant des préceptes de l’Islam sont fortement recommandées par les oulémas, elles inquiètent toutefois plusieurs spécialistes. Car par une pratique biaisée à huis clos, ces rencontres présentent un risque d’endoctrinement et de déviation des lois de la charia qui mènerait à «la radicalisation des idées et au ralliement de certains groupes islamistes extrémistes», selon les termes d’un spécialiste de la lutte antiterroriste. «Sans pour autant stigmatiser ces groupes – car il y en a qui le font de bonne foi –, la surveillance est de rigueur», tranche-t-il.

Selon certains animateurs, la raison du retour des halaqate serait liée à la levée récente de l’état d’urgence. «Aujourd’hui, nous ne craignons plus les interpellations, car avant, nous étions assimilés aux terroristes et on pouvait facilement être interpellés et jugés pour apologie du terrorisme ou de soutien aux terroristes», poursuit notre interlocuteur. Pour d’autres, ce succès correspond à un repositionnement en vue de la réappropriation du champ politique. «Nous avons reçu des garanties du ministère de l’Intérieur quant à l’agrément de notre parti (ex-FIS) mais sous une autre appellation. Ce qui explique ce soutien sans condition des milieux islamistes au président de la République : sur toutes les lèvres, revient ainsi “Rebbi ykhalina Bouteflika“».

Machination ?

Même si la semaine dernière, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a exclu cette éventualité. Selon le quotidien Le Soir d’Algérie, le président Bouteflika aurait signifié clairement que le FIS relève de l’histoire ancienne et qu’aucun parti de mouvance islamique ne sera agréé sous aucune forme. Pour d’autres sources, ce retour n’est qu’une machination du pouvoir : une carte que l’on pourrait brandir pour étouffer toute réclamation de changement. Les halaqate que les Algériens avaient connues à la fin des années 1980 étaient l’essence même de l’ex-FIS, le principal pourvoyeur de fidèles et de sympathisants. A l’instauration de l’état d’urgence, les mosquées ont été placées sous haute surveillance, notamment celles dites salafistes. Les portes des mosquées n’étaient ouvertes que pour la prière et tout rassemblement à l’intérieur était formellement prohibé.

La pratique des halaqate a alors presque disparu et les réseaux salafistes se sont organisés en communauté où les «étrangers» et les «curieux» étaient exclus des rencontres, les enseignements dispensés dépassant le stade de l’initiation. Avec l’avènement de la charte sur la réconciliation nationale, le retour des terroristes repentis a donné lieu à une reprise timide de l’activité des halaqate. Depuis le début de l’année, alors que le pouvoir est occupé par les mouvements sociaux, «les réseaux islamistes ont profité de l’occasion pour se réorganiser», analyse un de nos interlocuteurs spécialistes dans la lutte antiterroriste.

Cheikh Ferkous

Selon une source sécuritaire, «le ministère de l’Intérieur a commis une bévue en promettant effectivement à quelques émissaires l’agrément d’un parti islamiste et la reprise de la politique. Or, dans les circonstances actuelles, conclut-il, il est impossible d’admettre une telle démarche.» Pour mieux comprendre, nous avons participé à une de ces halaqate. L’accès se fait sur invitation et le processus pour en décrocher une est long, d’autant que nous n’avons pas voulu cacher notre identité de journaliste. Il faut soit connaître l’animateur qui se charge personnellement de vous intégrer dans son «cycle de formation», ou être recommandé par un participant, garant de vos bonnes intentions. Moussa a 36 ans. Ce vendeur informel, kamis, barbe fournie et moustache rasée, a longtemps fréquenté les mosquées dites salafistes de la capitale et dit admirer cheikh Ferkous, une référence pour de nombreux Algériens. «Je refuse qu’on me traite d’islamiste, je suis musulman», se défend Moussa. Nous sommes un dimanche, il est 19h50 après la prière d’el maghreb.

Premier rendez-vous de la semaine dans une cave d’immeuble réaménagée en appartement. Moussa accepte «exceptionnellement» que nous assistions à sa halaqa. Tout de suite après les formalités d’usage, la récitation de la Fatiha et quelques prières, Moussa, en bon prédicateur, lance le sujet du jour : «Aujourd’hui, nous parlerons d’el houkm errached (la bonne gouvernance) et à l’aune de ce qui se passe dans le monde arabe, il est de notre devoir d’expliquer aux musulmans ce qu’est la gouvernance ou bien el khilafa.»

«Rétablir la charia»

L’assistance est composée de huit jeunes, âgés entre 16 et 22 ans. La plupart ont quitté l’école et travaillent avec Moussa au marché informel de la cité. Durant son plaidoyer, Moussa n’a de cesse de faire l’éloge des dirigeants arabes et surtout de… Bouteflika. «Même si le hakem (le gouvernant) est corrompu ou mauvais, l’essentiel est qu’il soit musulman. L’Islam nous interdit formellement de le contrarier et de s’opposer à lui, nous devons lui obéir», assène-t-il à ses élèves. Et d’évoquer des faits marquants de l’histoire des musulmans. Que toute tentative de renverser le gouvernant relève de l’atteinte à la cohésion de la oumma (la nation), une fitna ! Pour l’instant, le prêche n’a rien de tendancieux. Mais excédé par les questions d’un de ses auditeurs plus curieux que les autres, Moussa laisse soudain passer un étrange discours. «Nous devons combattre el moufssidine et rétablir la charia comme seul mode de gouvernance», martèle-t-il. La halaqa dure une heure, puis il est temps de regagner la mosquée pour la prière d’el icha. Le cours terminé, Moussa prend son élève en aparté puis revient vers nous pour nous expliquer doctement. «C’est ça le problème des jeunes aujourd’hui, ils n’écoutent pas ! Ils sont très curieux et la curiosité perturbe le bon déroulement de l’apprentissage, car ils remettent tout en cause et doutent parfois de nos paroles.»

Donner l’exemple

Puis, poussé par le désir de se justifier, il ajoute : «Je ne tente pas d’influencer ses idées, mais je me dois de le corriger. Je ne peux pas leur permettre de perturber le bon déroulement de la séance. Nous sommes là pour apprendre dans la sérénité et dans le calme. La halaqa n’est pas un lieu de débats.» Ecouter et apprendre, telle est sa devise. Le mercredi, nous sommes invités à une autre halaqa. Cette fois-ci, l’heure et l’endroit ont changé. Après salat el icha, chez akh Youcef. Youcef, 38 ans, ex-militant du FIS, est vendeur de téléphones portables et accessoires dans la banlieue sud d’Alger. Il mis à la disposition de Moussa un de ses locaux. L’endroit est discret et loin des regards. A l’ordre du jour : comment les musulmans devraient se comporter dans la société ? «Il doit donner l’exemple, se réveiller tôt, assister à salat el fedjr, retrousser ses manches et travailler, être aimable avec ses clients, leur sourire et leur faire la discussion, les ramener à la raison et au droit chemin en cas de déviation», énumère-t-il en évoquant versets coraniques, hadiths et en citant les cheikhs El Albani et Ben Baz, guides suprêmes du courant salafiste. Mais Moussa ne s’arrête pas là.

«Vous devez être des exemples dans vos quartiers, empêcher les dérives, sensibiliser vos amis, vos voisins, vous devez aussi intervenir pour faire respecter la charia, mais faites-le dans le calme et intelligemment», leur conseille-t-il d’un ton ferme.

Imam fonctionnaire

La scène nous rend perplexe. Moussa détend l’atmosphère d’un sourire et de sa voix redevenue soudainement calme. Il n’est pas le seul animateur du quartier. Merouane est l’autre maître d’une halaqa destinée exclusivement aux expérimentés, où les thématiques prennent une autre tournure et traitent des grandes questions théologiques. «Le débat est de haut niveau, nous assure-t-il, puisque leur spécialité est la fetwa.» Officiellement en Algérie, il n’existe pas de mefti ou de conseil de la fetwa, laissant un vide pour les prêcheurs de tous poils. Merouane, considéré comme une sommité dans les milieux salafistes «modérés» pour avoir fréquenté d’éminents prédicateurs de la péninsule arabique et avoir fait le djihad en Albanie, prêche et lance des fetwas sans se référer à une quelconque entité religieuse.

«Vous savez, ces gens-là sont très écoutés et ils ont des adeptes partout. L’imam de la mosquée est réduit à un fonctionnaire qui ne connaît rien et cela nous pose problème», confie un haut responsable au ministère des Affaires religieuses qui a requis l’anonymat. Nous avons bien tenté d’entrer dans une halaqa animée par Merouane, mais ce dernier a refusé. «Je sais très bien ce que vous cherchez, ne vous inquiétez pas; nous ne sommes pas des terroristes…» Et devant notre insistance, de couper court par un : «Désolé mon frère, c’est pour les initiés uniquement.»
*Les prénoms ont été changés
Source El Watan Zouheir Aït Mouhoub

Le Pèlerin

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:17

Pour des ordonnances de moins de 2 000 DA

securite sociale algerie

 

L’ensemble des titulaires de la carte Chifa pourront, avant la fin du mois, bénéficier du système du tiers payant. L’opération sera, dans un premier temps, expérimentée dans quatre wilayas avant de toucher les autres d’ici août prochain.
Les malades chroniques, les retraités, les invalides et les assurés sociaux à revenus limités ne seront plus les seuls à prétendre au remboursement des médicaments via le système du tiers payant. Les autres catégories seront désormais concernées. Ils ne payeront désormais que 20% des ordonnances prescrites par leur médecin et seront dispensés de se déplacer à la Cnas pour se faire rembourser. Le remboursement ne concernera cependant que les ordonnances de moins de 2 000 DA et à concurrence de deux ordonnances par trimestre et par personne. Au- delà de ce seuil fixé par la Cnas, le remboursement se fera par le biais du système actuel. Dans un premier temps, la nouvelle mesure sera expérimentée au niveau des wilayas du Grand Sud, les wilayas de Blida, de Guelma et de Sidi-Bel- Abbès. Elle ne sera généralisée qu’à partir du 1er août prochain. En parallèle, la Cnas annonce l’élargissement du système du tiers payant à une nouvelle liste d’actes médicaux essentiels en dehors des consultations avec une revalorisation dans le cadre du dispositif du médecin traitant. La caisse d’assurances prévoit également le conventionnement des médecins et pharmaciens biologistes exerçant au niveau d’un laboratoire d’analyses de biologie médicale dans le cadre du système du tiers payant. Le conventionnement concernera une liste d’actes essentiels de biologie médicale sur prescription des médecins traitants et des médecins spécialistes conventionnés. Il est également prévu, dès le 1er juillet, l’introduction d’une mesure ayant pour but l’encouragement de la production nationale de médicaments. Les pharmaciens bénéficieront d’une majoration de 20% sur le montant de chaque ligne de médicament prescrit pour lequel ils délivrent un produit fabriqué en Algérie. Une mesure en droite ligne de l’actuelle incitation de la promotion de la production pharmaceutique nationale, qui est actuellement constituée d’une majoration de 20% du montant de l’ordonnance remboursée accordée aux pharmaciens à la condition qu’ils réussissent à délivrer pour l’ensemble des médicaments prescrits, des médicaments fabriqués en Algérie.
Source Le Soir d’Algérie Nawal Imès

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 15:53

“L’Algérie a perdu entre 20 et 30 milliards

Mohamed Seghir Babes

 

Camille Sari, professeur à la Sorbonne, spécialiste des questions financières, fin connaisseur des économies du Maghreb,  a présenté hier lors d’une séance dédicace organisée à la librairie du Tiers-monde son dernier ouvrage : Algérie et Maroc : quelles convergences économiques ? Il plaide, dans ce livre, paru aux éditions Cabrera, pour une monnaie unique entre l’Algérie et le Maroc le dinarham, utilisé dans les échanges commerciaux entre les deux pays, les dépenses touristiques en Algérie pour les Marocains et au Maroc pour les Algériens. Ce qui évite de passer par l’euro, le dinar et le dirham restant utilisés dans ces deux pays. L’intégration  économique maghrébine, selon lui, est inéluctable : lorsque les recettes tirées du pétrole et du gaz, les recettes touristiques au Maroc et en Tunisie s’amenuiseront, ces pays seront contraints de jouer avec leurs complémentarités économiques. La non intégration économique au Maghreb coûte 2 à 3% du PIB, le surarmement en raison du conflit du Sahara occidental également 2 à 3% du PIB. Le Maghreb est la zone économique où le commerce inter États, c’est-à-dire entre les pays membres s’établit à 2 à 3%. Dans l’Union européenne, il est de 60%. La meilleure démarche pour avancer dans cette intégration est de laisser de côté le différend politique et de favoriser les échanges économiques.
Sur les fonds souverains, il a estimé que l’Algérie a perdu entre 20 à 30 milliards de dollars faute d’avoir choisi cette option. Des sociétés comme Siemens avaient vu, en raison de la crise financière mondiale, leurs actions baisser. L’Algérie aurait dû profiter de cette opportunité pour acquérir des parts dans ces sociétés. Et de ce fait pouvoir influencer leurs décisions

Source Liberté Khaled R.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 15:51

Inflation intenable à moyen terme   cartel du commerce

 

Les récentes décisions, prises par le gouvernement et qui se traduisent par des mesures financières dans la loi de finances (LFC) 2011, ne sont pas tenables sur le moyen terme. C’est ce qu’on est tenté de comprendre à la lecture des dispositions de cette loi de finances complémentaire répercutée par Algérie Presse Service. “Le projet de LFC 2011 met en garde contre la poursuite d’un tel profil budgétaire, sur le moyen terme, et relève qu’un tel scénario pourrait se traduire par un effet d’éviction du marché, de l’économie réelle avec des pressions sur les taux d’intérêt débiteurs, des tensions inflationnistes avec les risques d’érosion du pouvoir d’achat des ménages et des tendances à l’emballement de la dette publique interne”. Il est utile d’expliquer, à ce sujet, que le profil budgétaire de 2011 indique que la dépense publique de l’état connaîtra une forte hausse à travers la LFC 2011. En ce sens que la dépense publique progresserait de 25% comparativement à la loi de finances initiale pour 2011, “sous l’effet combiné d’un accroissement de 24,9% pour les dépenses de fonctionnement et de 25% pour les dépenses d’équipement, alors que les recettes budgétaires ne s’accroîtraient que de 6,8%”.
Dans ce cadre, le projet de loi de finances complémentaire 2011 a prévu 4 291 milliards de DA aux dépenses de fonctionnement contre 3 434 milliards de DA dans la loi de finances initiale, soit une progression de 857 milliards de DA. Il est expliqué à ce sujet que “cette hausse dans les dépenses de fonctionnement est imputable, principalement à la constitution d’une provision de 400 mds de DA pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, et 177 mds de DA de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l’huile, du lait et du sucre, portant ainsi cette subvention de 93 mds de DA à 270 mds de DA pour l’année 2011”.
Une dotation additionnelle de près de 47 mds de DA pour le renforcement du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) des jeunes, l’augmentation du programme de travaux à haute intensité de main-d’œuvre (Tup-imo) avec une incidence budgétaire de 40 mds de DA pour l’ouverture de 18 000 nouveaux chantiers sont également au programme. Devant ce cas de figure, le projet de LFC 2011 note que les dépenses de fonctionnement atteignent un niveau dont la couverture par les produits de la fiscalité hors pétrolière n’est plus que de 35%, et relève que ces produits “couvriront de moins en moins les dépenses de fonctionnement”.
Autrement dit, la couverture de cette dépense viendrait éroder les produits de la fiscalité pétrolière destinés, en principe, au financement des programmes d’équipement publics. Dans ce contexte, il est noté que “la dépense de fonctionnement demeurera tendue du fait que de nouveaux statuts particuliers paraîtront en 2011 et probablement au-delà, ce qui aura une incidence directe sur le niveau des rémunérations à venir et de la prise en charge des rappels depuis janvier 2008”. Dans le même temps, il est expliqué que les équilibres budgétaires seront tendus en 2011, “au regard du déficit du Trésor estimé à 4 693 mds de DA dont la résorption nécessiterait un prix du baril de pétrole à 137 dollars”. Toutefois, “ces équilibres demeurent soutenables, si l’on se réfère à l’épargne publique accumulée, à fin décembre 2010 qui est de l’ordre de 4 843 mds de DA augmentée des flux financiers prévisibles pour 2011 de l’ordre de 1 700 mds de DA”. En outre, le déficit budgétaire, prévu par le projet de loi de finances complémentaire pour 2011 “s’aggraverait fortement” sous l’effet de la dépense publique à 33,9% du PIB. Le projet de LFC pour 2011 prévoit un déficit de 4 693 milliards DA (mds DA), soit un ratio par rapport au PIB de 33,9%, contre 3 355 mds DA dans la loi de finances initiale. Par ailleurs, des révisions ont été introduites par le projet de budget pour 2011. Il s’agit, entre autres, du prix du baril du pétrole brut qui passe de 60 dollars dans la loi de finances pour 2010 à 90 dollars dans la LFC 2011. “Cette correction se réfère au prix moyen annuel d’exportation observé en 2010 (79,9 dollars/b) et à la tendance du marché pétrolier en 2011”, selon le projet, qui souligne que le prix à l’exportation du brut s’est situé, en moyenne, à 106,9 dollars/b au 1er trimestre de 2011.

Source Liberté Nadia Mellal

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 15:47

Algérie - Ben Bella et les “c…ries” de l’expérience politique algérienne

ben-bella-attaque-bouteflika.jpg

 

“Même si j’ai été le chef de la Révolution algérienne, ma mère et mon père étaient tous deux Marocains.” Voici le cadeau d’anniversaire offert à la Révolution par le premier président de l’Algérie pour ses cinquante ans d’Indépendance, dans un entretien à Jeune Afrique.
On ne fera pas l’affront à Ben Bella de l’excuser pour son âge. Même si le discours est d’une navrante indigence, on sait que l’auteur n’a jamais intellectuellement brillé.
Ce qui devait être particulièrement pénible quand on a eu à souffrir le compagnonnage d’esprits comme Aït Ahmed, Boudiaf, Khider ou… Il semble avoir gardé deux qualités de cette expérience : la haine de l’intelligence et l’inclination à la conjuration.
Pourvu que “rien ne lui arrive (à Bouteflika)”, mais Boudiaf “zéro en militaire” et Aït Ahmed “plus kabyle qu’Algérien” ! Même si le tirailleur de la 5e RTM (tirailleurs marocains) n’a jamais dépassé le grade d’adjudant que Boudiaf, le tirailleur algérien avait obtenu avant lui. Même si c’est Madjid (pseudonyme d’Aït Ahmed), le Kabyle qui a pris en charge l’insertion à l’OS de Ben Bella, l’Algérien de plein exercice. Mais, aujourd’hui, ces deux là ne peuvent pas lui assurer un siège de président de comité des “sages” de l’UA pour une illusion d’existence politique internationale !
Au demeurant, il a toujours été plus suspect, aux yeux de notre police politique, d’être kabyle que d’être ressortissant d’un tiers pays arabe !
Et Ben Bella a toujours été plus Arabe qu’Algérien. Et pour l’époque, être Arabe, c’est obéir à Nasser. Devenu président, l’ancien chef des services secrets et correspondant du FLN au Caire, Fethi El-Dib, le rejoignit à Alger, dès l’indépendance, sous la “couverture” d’ambassadeur d’égypte à Alger.
Plus récemment, il fut Irakien, au point d’aller voter pour l’ultime élection de Saddam Hussein et mériter les largesses du bourreau de Bagdad.
Remarqué par de Gaulle comme sous-officier de l’armée française, certains disent qu’il fut secrètement promis par le général à la direction. Et pas seulement les mauvaises langues, puisque c’est Jean Méo, son ancien chargé de mission (1958-1962), qui révélait que “de Gaulle avait programmé, en juin 1958, la mise au pouvoir de Ben Bella dans quatre ans, avec l’espoir de conserver 70% du pétrole et d’avoir la mainmise sur le Sahara”.
Revoilà le dictateur déçu, recouvrant la nationalité marocaine des “vrais combattants” et réglant ses comptes avec la Tunisie, base-arrière du FLN-ALN et les Tunisiens pionniers de la révolution démocratique en cours dans la région, qu’il traite de “poules mouillées”.
Rien d’étonnant : les Algériens n’ont jamais encore choisi leur président depuis l’indépendance ; pas plus que les moudjahidine n’avaient choisi leurs chefs après le Congrès de la Soummam. Sinon, l’Algérie n’aurait jamais entendu un de ses ex-présidents narguer ainsi son peuple : moi, le Marocain qui ait conduit votre Révolution et présidé votre état.
Et c’est justement à Oujda, au Maroc, qu’a été conçu ce système du “coup d’état permanent”.
Misère sémantique d’un discours qui use jusqu’au terme de “c..eries” mise à part, c’est un ancien chef d’état qui nous sert ici, en guise de bilan de cinquante ans d’Indépendance, le produit intellectuel d’une lamentable expérience politique.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr  

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 15:27

Air Algérie risque la paralysie

ultimatum-Air-Algerie.jpg

 

Les représentants de douze sections syndicales de la compagnie de transport aérien Air Algérie, affiliées à l’UGTA, se sont réunis, hier à Alger, en dépit du refus catégorique de l’administration de leur accorder la salle de maintenance située à l’aéroport d’Alger. Ils menacent de recourir à un débrayage national dans un délai d’une semaine si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
La réunion d’hier fait suite à celle tenue le 14 avril dernier à Alger, autour des mêmes préoccupations.

Finalement, c’est à l’extérieur, sous un palmier, que la réunion des douze syndicats d’Air Algérie (affiliés à l’UGTA) a eu lieu à l’aéroport d’Alger. A l’ordre du jour : le «marasme» qui affecte le climat de travail au sein de l’entreprise, mais également la non-reconnaissance du secrétaire général du syndicat et du Conseil de participation, dont le mandat a expiré en… 2004. Les syndicalistes menacent de recourir à un débrayage national si la centrale syndicale continue de leur «refuser le droit d’élire» leurs organes représentatifs et si le directeur général de l’entreprise «persiste à poursuivre le plan de restructuration de l’entreprise en l’absence d’un débat avec les travailleurs». Pendant près de deux heures, les secrétaires généraux des sections syndicales des pilotes, du technique spécifique, du technique support, du fret, des œuvres sociales, du DIT Kouba, de la DOS, du personnel navigant commercial, du catering, du DOA sol, du DRCA et du siège ont mis l’accent sur la nécessité de «renforcer les rangs des travailleurs et d’aller au plus vite» vers une conférence nationale dans l’objectif d’élire un secrétaire général afin «de joindre l’action à la parole», a indiqué le secrétaire général du syndicat des pilotes.

Pour lui, la situation au sein de la compagnie «est très précaire et nécessite la conjugaison des efforts pour réclamer, dans la légalité et le calme, un cadre serein de négociation dans le seul but de préserver le pavillon national des turbulences». De ce fait, tous les syndicalistes ont exprimé, souligne-t-il, leur refus de reconnaître la légitimité au secrétaire général nommé, selon lui, par la centrale syndicale il y a plus d’une année. «Nous avons retenu le principe d’aller vers une conférence nationale que la centrale syndicale, depuis le début de l’année, refuse d’autoriser. Nous laissons une semaine aux responsables pour nous donner une réponse favorable. Dans le cas contraire, nous allons nous réunir, au plus tard à la fin de la semaine prochaine pour décider d’un débrayage dont la nature sera déterminée ultérieurement», a déclaré M. Bensaber, secrétaire général de la section des pilotes.

D’autres syndicalistes ont fait état de «la situation d’anarchie» en matière de gestion des fonds des œuvres sociales de la compagnie par des personnes «dont la représentativité est contestée». D’ailleurs, précise-t-on, les représentants du personnel navigant ont refusé de siéger avec le secrétaire général du syndicat de l’entreprise au sein de la commission de révision du régime de travail, il y a à peine quelques jours. «Une réaction qui a poussé la direction générale à le remplacer par le directeur des ressources humaines avec lequel un protocole d’accord a été signé.» Pour de nombreux participants à la réunion d’hier, «cette désorganisation des plus hautes structures représentatives a ajouté au malaise déjà profond qui secoue la compagnie. L’absence de débat a fait naître d’innombrables îlots de contestation qu’il sera difficile de contenir. C’est en profitant de cette situation délétère et anarchique que la direction générale a réussi à procéder à la restructuration tant décriée de certaines activités de la compagnie». La première victime de cette restructuration, révèlent nos interlocuteurs, a été l’activité maintenance dont le personnel mène depuis quelques jours des actions de protestation ; la dernière : un arrêt de travail d’une heure organisée vendredi dernier à l’aéroport d’Alger. Hier, les syndicalistes ont exprimé leur solidarité et se sont entendus pour conjuguer leurs actions de protestation.

Il est important de préciser que la réunion d’hier fait suite à celle tenue le 14 avril dernier à Alger, autour des mêmes préoccupations, «dans le but évident de défendre les droits des travailleurs et la survie du pavillon national», lit-on dans le communiqué affiché dans les structures d’Air Algérie et qui a sanctionné la rencontre. Dans cette déclaration de quatre pages, signée par les secrétaires généraux de douze sections syndicales de l’entreprise, il est exigé l’annulation de toutes les décisions prises par le Comité de participation depuis le 31 août 2009, parmi lesquelles «le plan de restructuration qui a fait naître un organigramme pléthorique qui a conduit aux difficultés énormes dans lesquelles se débat la compagnie». Les syndicalistes ont également demandé l’abrogation de l’accord salarial qualifié de «honteux» et «n’ayant pour seul effet que le sentiment d’injustice pour une large frange des travailleurs de la compagnie», avant d’interpeller les autorités sur la nécessité de «reconsidérer le démembrement opéré au pavillon national, en l’absence de débat et d’un cadre légal de participation des travailleurs». Pour eux, «l’heure est grave. La compagnie est menacée dans sa pérennité comme elle ne l’a jamais été». Ils ont, de ce fait, appelé l’ensemble des travailleurs «à se concerter pour mettre fin à la descente aux enfers que vit le pavillon national ces dernières années».

Source El Watan Salima Tlemçani

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 15:12

Algérie - Lutte contre l’inflation: Le CNES pour le report des gros investissements

reserves de change en dollars

Les pouvoirs publics devraient décaler la mise en oeuvre de certains investissements dans les infrastructures pour absorber les effets inflationnistes contenus dans les dépenses publiques, a préconisé, hier, le président du Conseil national économique et social (Cnes), Mohamed Seghir Babes.

Si l’inflation en Algérie a atteint les 3,9% l’année écoulée, que seraitelle en 2011, à l’aune des augmentations de salaires, les mesures prises pour l’amélioration du pouvoir d’achat, les facilitations relatives à l’accès au logement et au travail décidées par les pouvoirs publics ? Sans aucun doute, les incidences ne pourront être qu’importantes.

La poussée inflationniste est inévitable, d’où l’impérative de mettre en place des instruments efficaces permettant de diminuer, un tant soit peu, l’impact aussi bien sur le Trésor public que sur les bourses des citoyens.

Car, si l’inflation n’a pas été contenue, la facture des ménages serait plus salée. Autrement dit, la situation financière des Algériens reviendrait au point de départ. À cet égard, Mohamed Seghir Babes a plaidé, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, pour une série de mesures en vue de faire face à cette situation.

Rappelant que le projet de Loi de Finances Complémentaire 2011 prévoit une augmentation de 25% de la dépense publique, soit plus de 23 milliards de dollars, destinée essentiellement à la prise en charge des récentes mesures portant sur l’amélioration des conditions de vie, l’invité de la rédaction a affirmé que le gouvernement devrait procéder à «un arbitrage dans le sens d’un lissage du budget d’investissement».

«Le gouvernement devrait reconsidérer certains aspects liés aux actions qu’il doit engager dans les prochaines années notamment en matière de la masse des investissements dans les infrastructures qui constituent, en effet, un effort de rattrapage », dit-il.

«Il ne s’agit pas d’arrêter les investissements dans les infrastructures, mais de les décaler dans le temps pour permettre d’absorber les effets inflationnistes potentiels contenus notamment dans les augmentations de salaires», tient à souligner le président du Conseil national économique et social.

Selon lui, le risque inflationniste induit par ces décisions demeure dans «des limites contenables et gérables sur les trois à quatre prochaines années». Toutefois, la prise en charge de ce risque est adossée à «des prélèvements sur la rente pétrolière et gazière». Dans ce sens, il estime nécessaire de trouver les moyens d’aller vers «une économie de l’offre au lieu d’une économie de la demande et changer complètement de régime de croissance économique».

Si Mohamed Seghir Babes préconise le décalage de certains gros investissements afin de contenir l’inflation, le premier argentier du pays, en l’occurrence Karim Djoudi, en marge d’une séance de questions orales à l’APN, avait proposé la transformation des rappels au titre du régime indemnitaire de 2008, 2009 et 2010 en épargne, dans la perspective d’utiliser celle-ci (l’épargne) notamment dans les dispositifs de soutien à l’accession au logement.

«Les banques ont tout intérêt à profiter de cette masse d’argent mais doivent être plus actives en termes de mobilisation de l’épargne», avait-il préconisé.

Source Le Courrier d’Algérie Hamid Mohandi

Le Pèlerin

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