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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:51

« L'Algérie est-elle en avance sur les révolutions arabes ou en retard ?».

contestation dans le monde arabe

C'est la question posée aux Algériens quand ils débarquent hors de l'Algérie. Réponse ? Difficile. C'est une question de foi, de réincarnation ou de croyances. Du point de vue chronologique, nous sommes en avance : à l'époque où Moubarak était Moubarak et Benali venait tout juste de changer de femme, nous avons fait ce qu'ont fait les Tunisiens, et le Pouvoir a fait ce que fait Kadhafi : pierres contre blindés, poitrines contre armée. Mais du point de vue du concret, nous sommes en retard : là où les Tunisiens en sont déjà à l'après-Benali, nous en sommes à l'époque du Bourguiba malade. Problème de synchronisation : à l'époque d'octobre 88, nous n'avions pas de portables pour filmer, pas d'El Jazeera pour hurler, pas d'Internet pour contourner la censure. Les morts étaient nombreux mais même eux ne le savaient pas. Du coup, les Algériens se sentent coincés : s'ils optent pour le coup d'Etat médical contre notre Bourguiba, ils risquent la solution d'un Benali algérien. Mais s'ils ne font rien, c'est le frère de Bachar El Assad qui prend le Pouvoir. Cela se complique quand on sait que chez nous, comme l'a dit le chroniqueur, le général Tantaoui est le supérieur du Moubarak local qui est juste vice-président nommé. Est-ce tout ? Un peu non. La formule se complique davantage, sachant que nous sommes dans une monarchie à la marocaine avec un vrai Makhzen pétrolier et que le Pouvoir se transmet en famille par la poignée de main et pas par l'accouplement. A l'instar du Yémen, l'Algérie est accusée de faire dans le tribal ou dans le régional, avec El Qaïda en bas, M'cirda en haut au milieu et du pétrole entre les deux. Pire encore, le Pouvoir a la même posture que Kadhafi : le Président peut dire, sans mentir, qu'il n'est qu'un guide de train ou de touristes et qu'il n'a aucun pouvoir et que le «dégage» contre lui ne signifie rien. Donc la question du «en avance ou en retard ?» ne peut pas être tranchée. Il y a même des moments de grandes lassitudes collectives où nous n'avons ni démocratie, ni dictature, ni Etat, ni régime, ni opposition. Juste du tic-tac national et le regard perdu. Comme si, depuis la guerre des années 90 et l'échec d'octobre 88, on s'est engagé dans un monde parallèle. Peut-être que nous sommes tous morts et que nous le savons pas comme le héros du film «Sixième sens» ? Peut-être que nous allons inventer quelque chose d'autre. Dans tous les cas, on sent très bien chez nous ce désordre des sens.
Notre seule invention sera, et pour longtemps, cette démocratie de façade que beaucoup d'autres dictatures copieront : faux partis, faux pluralisme, pluralisme contrôlé, parti unique à trois
etc. Enfin toute la recette. Aujourd'hui, il apparaît que tous les révolutionnaires arabes nous désignent du doigt quand ils veulent donner l'exemple des erreurs à ne pas faire. Car en erreurs, nous sommes très en avance.

Source Le Soir d’Algérie Kamel Daoud

Le Pèlerin

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:48

Algérie - 50 ans après l’indépendance, Ben Bella règle ses comptes

Ahmed-Ben-Bella 

Décidément, Ahmed Ben Bella n’en finit pas de «surprendre» dans le sens le plus contestable du terme. L’ex-président algérien a sévi encore en déversant son fiel, voire sa haine envers des figures emblématiques de la lutte de Libération nationale.

Boudiaf, Aït Ahmed et Abane Ramdane en particulier. Ben Bella, 94 ans, s’est longuement livré à une périlleuse réécriture de l’histoire de la guerre de Libération, à l’occasion d’une «soirée à bâtons rompus» avec un journaliste de l’hebdomadaire français Jeune Afrique, qui en a publié le contenu dans son édition du 8 au 14 mai 2011. Sans aucun scrupule,  l’ancien président, renversé le 19 juin 1965 par un coup d’Etat militaire fomenté par le colonel Boumediène, s’est attribué toute la gloire de la Révolution et de l’indépendance de l’Algérie. «Le 1er Novembre, c’est moi», décrète-t-il. Hallucinant. Aucun écrit de l’histoire ne mentionne son prétendu rôle central dans le déclenchement de la guerre. 

Quand l’envoyé spécial de Jeune Afrique lui demande de quoi il est le plus fier de son parcours, il répond : «La poste d’Oran où j’ai volé de l’argent. C’est l’OS qui a servi à faire le 1er Novembre.»  A ce sujet, Ben Bella persiste dans ses fanfaronnades en s’attribuant le rôle central dans l’attentat contre la poste d’Oran, en 1949. «Même si je respecte Aït Ahmed, bien qu’il ait été souvent beaucoup plus Kabyle qu’Algérien, l’organisation principale du coup, jusqu’au moindre détail, c’est moi», a-t-il déclaré. Une contrevérité historique. Tous les historiens les plus crédibles, Algériens et Français, attestent que l’attaque de la poste d’Oran a été organisée par Hocine Aït Ahmed, alors chef de l’Organisation secrète (OS). Aït Ahmed qui avait succédé à Mohamed Belouizdad à la tête de l’OS, raconte dans son livre, Mémoire d’un combattant, les détails de l’attaque contre la poste d’Oran. Le rôle de Ben Bella était secondaire. Les archives de la police française, par contre, affirment que c’est Ben Bella qui est à l’origine du démantèlement de l’Organisation en 1951.

Les dérives de l’ancien président, actuellement à la tête du fameux Comité des sages de l’Union africaine, ne s’arrêtent pas là. Personne ne trouve grâce à ses yeux. Tel que rapporté dans l’article de Jeune Afrique, Ben Bella ne cherche pas à «exagérer son rôle ! (sic)», «mais simplement à dire qu’il ne fut pas facile avant le déclenchement de la lutte armée de faire travailler ensemble les divers responsables du soulèvement et que c’est lui (Ben Bella) qui a réussi à aplanir les difficultés».

Selon Jeune Afrique, Ben Bella pense en particulier à la coordination et à la cohésion du groupe des pionniers du FLN qui n’allaient pas de soi. D’autant que «parmi eux, il y avait des Kabyles», pensant surtout à Krim Belkacem qu’il trouve, par ailleurs, «courageux».
Encore une assertion lourde de sens venant d’un ancien président de la République algérienne. Cinquante ans après l’indépendance, le premier chef de l’Etat algérien nourrit encore de la rancœur à l’égard du héros de la Révolution algérienne, principal artisan du Congrès de la Soummam, Abane Ramdane. Il ne fait aucun doute pour Ben Bella que celui qu’on surnomme «l’architecte de la Révolution» l’avait empêché d’aller assister au Congrès de la Soummam.
Même le véritable déclencheur de la Révolution, Mohamed Boudiaf, ne trouve pas grâce à ses yeux : «Il n’était pas un véritable combattant. Zéro sur le plan militaire.» Boudiaf se retournerait dans sa tombe. Pas étonnant que ces mots sortent de la bouche d’un ancien sous-officier de l’armée française.

Messali Hadj, un des pères du nationalisme algérien, est réduit par Ben Bella à un homme qui «faisait trop de cinéma. Il jouait trop un personnage avec sa barbe et sa tenue vestimentaire». Pathétique. 
Personne, alors, n’a les faveurs  de Ben Bella ? Si.  Il ne faut pas chercher dans les rangs des maquisards de la Révolution, mais plutôt de l’autre côté de la barricade. Le général de Gaulle. Pour Ben Bella, «l’arrivée au pouvoir de cet homme, qui est au-dessus de tous les autres, ne pouvait qu’être une bonne nouvelle. J’ai pensé tout de suite que c’était une bonne chose», assume-t-il. Faire les louanges de de Gaulle «n’a aucun rapport avec le fait qu’il m’a décoré, lors de la Seconde Guerre mondiale, à Monte Cassino», assure Ben Bella.

Lorsque l’interviewé évoque dans «ses confessions» les révoltes arabes, tunisienne en particulier, il se dit «sceptique» quant à la capacité des Tunisiens à réaliser une révolution. Il hasarde une curieuse comparaison avec les Marocains «qui, eux, sont des vrais combattants et pas des poules mouillées» ! Les Tunisiens seraient-ils génétiquement  incapables de se muer en vrais combattants, alors qu’ils viennent d’ouvrir la voie du changement à toutes les sociétés arabes ?  
Enfin, Ben Bella ne manque pas de rappeler au passage que son père et sa mère «sont tous deux Marocains».

À propos de Bouteflika : «je regrette qu’un homme de son âge ne soit pas encore marié» :

Interrogé sur l’actuel président, Abdelaziz Bouteflika, l’ancien président le considère «comme un petit frère» et espère «qu’il ne lui arrivera rien de mal». Cependant, il ne s’empêche pas de lui reprocher son célibat. Ben Bella regrette qu’«un homme de son âge ne soit pas encore marié», tout en disant qu’«il n’est jamais trop tard pour bien faire». De quoi mettre en colère le locataire d’El Mouradia.

Sur le plan politique, tout en précisant qu’il n’est pas tout à fait d’accord avec Bouteflika sur beaucoup de points, Ben Bella «préférerait autre chose, mais s’il y a des moins et des plus chez lui, pour l’instant c’est le moins mauvais et je m’en contente», confesse-t-il.

Source Le Soir d’Algérie Hacen Ouali

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:46

Du football à la politique

passeports binationaux

 

C’est dans un climat malsain que la question des binationaux s’invite aux débats.

Encore une autre provocation à l’endroit de l’Algérie par la France. Comme pour le football, les Algériens sont a priori les plus visés par la question des binationaux qui semble attiser la polémique du microcosme politique français à la veille d’un important rendez-vous électoral. Si le débat sur l’affaire des «quotas» pour les joueurs binationaux en France est quasiment épuisé, voilà qu’il prend des mesures autrement plus inquiétantes dans la sphère, ô combien sensible, de la politique. En effet nombreux sont ceux qui se saisissent de ce thème à l’instar du député UMP, Claude Goasguen, rapporteur de la mission d’information parlementaire sur le droit de la nationalité, en ciblant de plus belle ces millions de citoyens qui peuplent la France et qui détiennent la binationalité. Notamment, si ce n’est exclusivement que les Maghrébins, particulièrement les Algériens qui forment la première communauté de binationaux. Ainsi, Goasguen, député-maire du XVIe arrondissement de Paris, a déclaré dans La Croix: «Il est certes impossible, comme le suggèrent certains extrémistes, de supprimer la binationalité, mais il faut la limiter», alors que la mission dont il est le rapporteur doit achever ses travaux d’ici à la fin mai après une ultime réunion. «Je souhaite que l’on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d’un registre des binationaux», poursuit-il. «En France, aujourd’hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions. Je souhaite aussi qu’on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays». Finalement, ce sujet a fini par devenir récurrent ces derniers jours et a pris des tournures foncièrement gênante et politiquement incorrectes. A telle enseigne qu’il vient de faire sortir de son silence, le président français Nicolas Sarkozy qui a lancé à Paris un appel à la vigilance face à tous les racismes, à l’occasion de la Journée nationale de l’abolition de l’esclavage, cette «blessure ineffaçable, inexpiable, irréparable». Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a été plusieurs fois mis en cause par des associations de lutte contre le racisme ou par l’opposition de gauche, notamment en 2009-2010 lors d’un débat sur l’identité nationale qui avait donné lieu à des dérapages racistes et que la communauté musulmane de France avait jugés stigmatisant. Et c’est encore sous son règne que la question de la binationalité s’invite au menu des débats politiques. En équipe de France ou en France tout court, l’équation semble la même: réduire les quotas, avec en filigrane cet effroyable non-dit: les titulaires algériens de la double nationalité ne devraient en choisir qu’une, ou devraient voir leurs droits civiques réduits.

Source L’Expression Salim Benalia

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:36

L’UE dépêche son émissaire à Alger

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Le commissaire européen chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Steffan Fûle, arrivera à Alger la semaine prochaine.

Les tractations se poursuivent. Le texte de l’Accord d’association entre l’Algérie et l’UE sera de nouveau sur la table. Le commissaire européen chargé de l’élargissement et de la politique européenne de voisinage, Steffan Fûle, arrivera à Alger la semaine prochaine pour en discuter avec ses interlocuteurs algériens. C’est ce qu’a indiqué la chef de la délégation européenne à Alger, Mme Laura Baeza, lors d’une réception organisée lundi à l’occasion de la journée de l’Europe. C’est la seconde visite que le commissaire chargé de l’élargissement effectue en Algérie en moins d’une année. Alger et Bruxelles veulent en finir avec les dossiers qui fâchent, notamment la question du démantèlement tarifaire.
Le ministre du Commerce a annoncé jeudi que le gouvernement a décidé de réviser le démantèlement douanier prévu dans l’Accord d’association avec l’Union européenne. En raison d’un déséquilibre dans les échanges commerciaux hors hydrocarbures à l’avantage de la partie européenne, le gouvernement revoit ses objectifs.
Le ministre du Commerce a expliqué que cette décision concerne beaucoup plus les produits industriels, ainsi que les avantages préférentiels dont bénéficient les produits agricoles et agroalimentaires afin de limiter les effets négatifs induits par le démantèlement douanier. Le gouvernement algérien a exprimé à maintes reprises son mécontentement quant aux résultats de l’accord. Sur le plan financier, l’Algérie a enregistré des pertes énormes. «Le démantèlement douanier a coûté au Trésor public près de 2,5 milliards de dollars depuis l’entrée en vigueur de l’Accord d’association avec l’UE», a fait savoir le ministre du Commerce. S’exprimant sur le sujet devant les sénateurs, Mustapha Benbada a indiqué que les importations de l’Algérie en provenance de l’UE sont passées de 11,2 milliards de dollars en 2005 à 20,6 milliards en 2010. Un seuil alarmant pour le gouvernement.
A l’inverse, les exportations de l’Algérie souffrent de difficultés d’accès vers le marché européen. Ces questions seront certainement au menu de la visite qu’effectuera l’émissaire européen la semaine prochaine. Il faut relever que l’UE a du mal à accepter les propositions de l’Algérie.
M.Benbada a indiqué que l’Algérie a effectué «trois rounds de négociations avec la partie européenne pour faire passer les propositions algériennes visant à prendre des mesures exceptionnelles pour protéger les secteurs agricole et industriel de la concurrence et avoir un délai suffisant, soit jusqu’en 2020, pour leur mise à niveau».
L’Algérie a dû exercer un forcing auprès de l’UE. Les deux partenaires vont affiner la semaine prochaine leurs discussions. «Cette visite s’inscrit dans le cadre des discussions que nous avons sur la mise en oeuvre de cet accord», a déclaré l’ambassadrice de l’UE.
Faisant un point d’évaluation sur l’Accord d’association, Mme Baeza s’est montrée satisfaite. «La coopération entre l’UE et l’Algérie se déroule bien et les projets mis en oeuvre avancent à un bon rythme», a-t-elle affirmé. Pour preuve, elle a cité quatre nouveaux programmes de grande importance approuvés en 2010 et début 2011 pour un montant d’environ de 96, 5 millions d’euros. «Leur mise en oeuvre est en cours de démarrage», a-t-elle assuré.
Il s’agit des programmes d’appui à la politique sectorielle de l’enseignement supérieur, au secteur de l’eau et de l’assainissement et enfin, celui de la santé.
De même, une convention de financement de la deuxième phase du programme d’appui à la mise en oeuvre de l’Accord d’association a été signée en avril dernier.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 06:05

Algérie - Les agences de Nedjma prises d'assaut

nedjma.jpg

 

 

Depuis le 4 du mois en cours et du début de la promotion de l'opérateur de téléphonie mobile, Nedjma, qui propose pour 2.000 DA un pack constitué d'un téléphone portable, d'une carte SIM et d'un crédit de 2.000 DA avec un bonus de 4000 DA, les agences commerciales de cet opérateur, notamment celles du boulevard de la Soummam, Bir El Djir et de l'avenue Mekki Khelifa à Maraval, sont prises d'assaut. Chaque jour, les files d'attente commencent à se constituer à partir de 5 h du matin, nous confie un citoyen qui déplore le manque d'organisation et notamment l'anarchie qui règne devant ces agences, au point où le personnel de sécurité semble dépassé. Toutefois et afin d'éviter les dépassements, le personnel d'accueil a opté pour une liste numérotée et à chaque fois qu'un client arrive, il est inscrit immédiatement et attend son tour. Des citoyens rencontrés sur place considèrent que cette ruée est inutile, étant donné que cette promotion devra durer un mois et, par conséquent, il est du devoir civique de chaque citoyen d'attendre des conditions plus propices afin d'éviter tout spectacle désolant.

Source Le Quotidien d’Oran S.C.

Le Pèlerin

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:24

Les binationaux devraient choisir passeports-binationaux.jpg

 

À moins d’un an de l’élection présidentielle française, l’immigration continue de figurer au rang des priorités de la droite plus que jamais bousculée par l’héritière de Jean-Marie Le Pen.

La nationalité, un de ses thèmes favoris, vient de faire son entrée dans les préoccupations de l’UMP, le parti au pouvoir. Pays d’accueil et d’intégration comme se vante de le rappeler souvent ce même parti, la France compte des millions de citoyens détenant une autre nationalité. Les Maghrébins, les Algériens à leur tête, forment la première communauté de binationaux. Alors que la gauche milite pour donner des droits politiques aux immigrés résidents, comme le vote aux élections locales, la droite veut les en dessaisir. Le député UMP, Claude Goasguen, rapporteur de la mission d’information parlementaire sur le droit de la nationalité, estime qu’il faut limiter la binationalité ou en tout cas les droits politiques des binationaux, dans un entretien paru lundi dans La Croix. “Il est certes impossible, comme le suggèrent certains extrémistes, de supprimer la binationalité, mais il faut la limiter”, déclare le député-maire du XVIe arrondissement de Paris, alors que la mission dont il est le rapporteur doit achever ses travaux d’ici à la fin mai après une ultime réunion.
“Je souhaite que l’on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d’un registre des binationaux”, poursuit-il. “En France, aujourd’hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions. Je souhaite aussi qu’on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays”, souligne-t-il. Interrogé sur les conséquences concrètes pour les gens concernés, Claude Goasguen répond : “Cela veut dire qu’on demanderait aux gens de choisir entre deux nationalités. Ou bien qu’on aille vers une limitation des droits politiques. Car il est tout de même gênant qu’une personne puisse voter en France et dans un autre État. En procédant ainsi, un binational se retrouverait en quelque sorte avec une nationalité et demie.” Avant Claude Goasguen, l’ancien ministre de l’Immigration, Éric Besson, avait tenté de promouvoir le concept de “hiérarchie des appartenances”, faisant que l’appartenance à la France relègue en arrière-plan l’autre. Son idée a fait long feu. Selon l’historien de l’immigration, Patrick Weil, la double nationalité “est le produit direct d’un phénomène qui s’est développé surtout dans la deuxième partie du XXe siècle : l’égalité hommes-femmes. Auparavant, la femme perdait sa nationalité lorsqu’elle épousait un homme d’une autre nationalité : maintenant elle la conserve et ses enfants récupèrent à la fois la nationalité de la mère et du père. La France, elle, a toujours accepté la double nationalité, comme le Royaume-Uni. Après la Première Guerre mondiale, lors de la réintégration de l’Alsace-Moselle dans la République française, certains Allemands installés dans la région voulaient devenir Français tout en gardant aussi leur nationalité d’origine. Cela n’a posé aucun problème. Cela marquait notre confiance en nous-mêmes”, a-t-il rappelé à l’occasion de l’affaire des quotas dans le football. Par exemple, un Franco-Algérien, résidant en France, ne peut pas se réclamer juridiquement de la nationalité algérienne quand il est en France. C’est une pleine nationalité française qui lui donne les mêmes droits que tout autre Français. L’acquisition de la nationalité française, relativement facile, se fait par le droit du sang (un parent français), le droit du sol (naissance ou résidence sur le territoire français) ou par le mariage. Certains étrangers la possèdent sans même le savoir. D’autres l’ont acquise sans même parler la langue du pays. Sur les 30 000 jeunes étrangers qui acquièrent, chaque année, la nationalité en vertu du droit du sol, 27 000 en font la demande, entre 13 et 16 ans, mais 3 000 l’acquièrent automatiquement et ne l’apprennent souvent que plus tard. Sous quelques conditions, un étranger peut acquérir la nationalité française après cinq ans de résidence en France.
C’est une règle générale qui admet des dérogations. Les Algériens nés avant le 1er janvier 1963 peuvent ainsi demander la réintégration sans attendre cette durée de cinq ans.

Source Liberté Ameur Ouali

Le Pèlerin

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:09

Algérie - Ben Bella : «Bouteflika le célibataire, Ait Ahmed plus kabyle qu’algérien, Boudiaf zéro militaire»

Ahmed-Ben-Bella.jpg

 

Guerre d’indépendance, 1er novembre 1954, célibat de Bouteflika, Boudiaf, Abane, Ait Ahmed, révolution arabe...L’ex président algérien, Ahmed Ben Bella, 94 ans, s’est longuement confessé à l’envoyé spécial de l’hebdomadaire Jeune Afrique, Renaud de Rochebrune, dans sa villa sur les hauteurs d’Alger. Dans son édition du 8 au 14 mai 2011, l’hebdomadaire publie les confessions du premier président algérien Ahmed Ben Bella recueillis dans le cadre de la préparation d’un ouvrage sur la guerre d’indépendance. Florilèges.

Il faut croire que dans cet article de Jeune Afrique intitulé « Une soirée avec Ben Bella», l'ancien président ne manie pas la langue de bois. Pour la précision, ces confessions n’ont pas été recueillies sous la forme d’un entretien questions-réponses, mais plutôt sous la forme d’une interview informelle.

Révolution arabe

L’ex-président qui a été renversé le 19 juin 1965 par un coup d’Etat militaire fomenté par Houari Boumediene juge que le monde arabe est une région «  en ébullition » et estime « naturel » que les peuples s’agitent pour « dépoussiérer » les régimes en place.

Pour autant, Ben Bella récuse le terme révolution pour qualifier les événements dans le monde arabe, particulièrement en ce qui concerne la Tunisie et l’Egypte.

Tunisiens et Marocains

Visiblement, l’ex-président nourrit peu d’estime à l'égard des voisins tunisiens pas plus qu'il ne porte dans son coeur Habib Bourguiba, premier président de Tunisie, renversé en novembre 1987 par le général Ben Ali.

Des Marocains, en revanche, Ben Bella dit qu’ « eux sont des vrais combattants » et « pas de poules mouillées ». L’allusion aux Tunisiens est très claire. Les Tunisiens apprécieront.

Le régime algérien

Ben Bella dit ne pas souhaiter que le régime algérien soit ébranlé à l’instar de ce qui s’est passé ailleurs dans le monde arabe. En Tunisie, en Egypte, au Yémen ou en Libye. « Je le voudrais pas », confesse-t-il.

Au journaliste de Jeune Afrique, il dit qu’un scénario de rupture n’apporterait rien de bon à l’Algérie. « Nous avons quelqu’un qui est là, je préfère que cela reste comme ça ». Ce quelqu’un est évidemment le président Bouteflika, au pouvoir depuis 1999.

Tout de même, Ben Bella n’accorde pas à un blanc-seing Bouteflika, celui là même qui avait activement participé à son renversement en juin 1965. « Il y a des moins et des plus chez lui, pour l’instant, c’est le moins mauvais, et je m’en contente. »

Selon Ben Bella, l’Algérie est « pays pas facile » et « diriger les Algériens, c’est vraiment pas facile ».

Bouteflika célibataire endurci

Si Ben Bella considère Abdelaziz Bouteflika « comme un petit frère » et souhaite « qu’il ne lui arrive rien de mal », il ne manque pas au passage de lui reprocher son célibat endurci. Ben Bella regrette, en parlant de Bouteflika, qu’ « homme de son âge ne soit pas encore marié », mais précise qu’ « il n’est jamais trop tard pour bien faire ».

Abdelaziz Bouteflika, 74 ans, jamais marié ? Ce n’est pas tout à fait vrai. A la vérité, le président algérien s’est déjà marié secrètement, mais ce sujet reste le tabou des tabous.

Abdelaziz Bouteflika s’est marié en août 1990 avec Amel Triki, fille d’un diplomate algérien, en poste pendant de longues années au Caire. La cérémonie s'est déroulée un vendredi, dans un appartement situé sur les hauteurs d'Alger. La mère de Bouteflika y était présente ainsi que des membres de la famille de l'épouse. Mais celle-ci y était absente.

Toutefois, cet épisode de la vie du chef de l’Etat algérien est rarement évoqué publiquement. Sauf une seule fois, en février 2000, lors d’un entretien accordé à une journaliste libanaise.

Interrogé pour savoir s’il était marié ou non, Bouteflika avait répondu sèchement : « Je ne suis pas marié ! » Depuis cet entretien, le mariage secret de Bouteflika n'a jamais été évoqué publiquement. Le directeur du Matin, Mohamed Benchicou, a relaté ce mariage dans son livre paru en février 2004, « Bouteflika, une imposture algérienne ».

La marocanité d’Ahmed Ben Bella

Ahmed Ben Bella n’a jamais gardé secret sur ses origines marocaines. A plusieurs reprises, il avait affirmé sa nationalité marocaine. Au journaliste de Jeune Afrique, il ne dit pas moins lorsqu’il évoque la construction du Maghreb et la réouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc.

« Il faut faire le Maghreb, clame-t-il. Les frontières doivent être ouvertes. Et c’est tout à fait possible. Comment pourrais-je penser autrement alors, que même si je suis né en Algérie, même si j’y ai vécu, même si j’ai été le chef de la révolution algérienne, ma mère et mon père étaient tous deux marocains. »

Né à Maghnia en 1916, Ahmed Ben Bella a été naturalisé algérien après l’indépendance de l’Algérie en juillet 1962.

L’Organisation spéciale (OS)

Créée en 1947 par le PPA-MTLD de Messali Hadj, cette organisation secrète s’est illustrée en avril 1949 par l’attaque de la poste d’Oran. Deux personnes se sont illustrées par ce coup d’éclat : Ahmed Ben Bella et Hocine Ait Ahmed, fondateur du FFS (Front des forces socialistes).

Qui des deux était le véritable instigateur de ce coup d’éclat ? Pour les historiens, l’attaque de la Poste d’Oran a été organisée par Hocine Ait Ahmed, chef de l’OS. Hocine Ait Ahmed l’a d’ailleurs rappelé dans son livre « Mémoires d'un combattant ».

Dans ses confessions faites à Jeune Afrique, Ahmed Ben Bella réécrit l’histoire à sa manière. Il confesse que « même si [il] respecte Ait Ahmed » qui a été souvent « beaucoup plus kabyle qu’algérien », c’est bel et bien lui, Ahmed Ben Bella qui a été le véritable organisateur de l’attaque de la Poste d’Oran. « Jusqu’au moindre détail, c’était moi », dit-il.

L’insurrection du 1er novembre 1954

Autre confession intime de Ben Bella : le déclenchement de l’insurrection du 1er novembre 1954. « Le 1er novembre, c’est moi », clame-t-il au journaliste de Jeune Afrique. Si Ahmed Ben Bella faisait partie des neuf chefs historiques qui ont créé le FLN, il ne revendique pas moins un rôle prépondérant au sein de cette organisation qui a déclenché l’insurrection.

Abane Ramdane

Plusieurs décennies après la guerre d’Algérie, Ahmed Ben Bella nourrit encore de l’animosité à l’égard d’Abane Ramdane, héros de la révolution algérienne, principal artisan du congrès de la Soummam tenu en août 1956.

Pour Ben Bella, Abane l’avait empêché d’assister à ce fameux congrès au cours duquel a été bâti la doctrine de la guerre de libération. Si Ben Bella nourrit encore des reproches à Abane, il ne désapprouve pas moins son assassinat au Maroc en décembre 1957 par ses amis du FLN.

Mohamed Boudiaf

S’il ne s’étale pas, dans l’entretien accordé à JA, sur la personnalité de Mohamed Boudiaf, un des dirigeants du FLN, assassiné en juin 1992 six mois avoir été rappelé en janvier 1992 par l’armée pour assurer la présidence de l’Etat, Ahmed Ben Bella dit que Boudiaf était un véritable combattant, mais « zéro sur le plan militaire ».

Là encore, l'ex-président algérien ne manque pas de décocher une flèche en direction de Mohamed Boudiaf, celui-là qu'il a banni avant de le condamner à la peine de mort.

Arrêté le 23 juin 1963 pour s'être opposé à Ben Bella, Mohamed Boudiaf avait été interné dans une prison du sud algérien sur ordre du président Ahmed Ben Bella avant d'être condamné à mort en 1964.

Voila donc quelques confessions qui ne devront pas valoir quelques sympathies supplémentaires à l'ancien président algérien, Ahmed Ben Bella

Source DNA

Le Pèlerin

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:05

Pour un taux de revalorisation 2011 de 30%

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I

l était que temps que la FNTR (Fédération nationale des travailleurs retraités, affiliée à l’UGTA) sorte de son silence et réponde aux demandes de plus en plus pressantes des retraités de plusieurs wilayas du pays, demandes dont Le Soir retraite s’est fait l’écho depuis plusieurs semaines. Pouvoir d’achat laminé, conditions de vie désastreuses pour la majorité des 2 millions de retraités, faible taux des revalorisations annuelles, montants variables de la majoration pour conjoint à charge, etc. La FNTR a saisi l’occasion de la réunion de sa commission exécutive le 4 mai dernier pour lancer un appel au gouvernement à l’effet de prendre en compte les revendications des retraités les plus démunis.
La FNTR a écrit au chef de l’État lui demandant d’intervenir pour revaloriser les pensions de retraite de 30%. S’exprimant mercredi dernier en marge de la session ordinaire de la Commission exécutive fédérale (CEF), le chargé de l’information de la FNTR a justifié cette démarche par le fait que 25% des retraités ont des pensions dont le montant est inférieur à 10 000 DA par mois, soit 500 000 retraités qui perçoivent une pension inférieure au salaire national minimum garanti (SNMG) fixé à 15 000 DA. Visiblement, l’instruction du président de la République de ne laisser aucun retraité avec une pension de moins de 10 000 DA n’a pas été appliquée par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Cette revendication avait déjà été soumise au conseil d’administration de la Caisse nationale des retraites (CNR) réuni en mars. Évoquant l’incapacité de la CNR à prendre en charge financièrement une telle augmentation, la CNR a rejeté cette demande qui lui aurait coûté au moins 600 millions de dinars. «Le pouvoir d’achat des retraités dégringole de jour en jour en raison notamment d’une inflation galopante. Cela sachant que la majorité des retraités prennent encore leur grande famille en charge», a plaidé le chargé de l’information de la FNTR. La revendication de la FNTR est soutenue par le secrétaire général de l’UGTA, qui a promis dans son allocution d’ouverture de la réunion de la CEF de la FNTR de prendre en charge les revendications des retraités et de plaider leur cause auprès du chef de l’État. «Tous les travailleurs qui ont réclamé des hausses salariales ont obtenu gain de cause. Il n’y a que les retraités qui n’ont pas bénéficié d’augmentation. Pourtant, les ressources financières pour cette opération existent», a ajouté le chargé de l’information de la FNTR, relevant que les réserves accumulées par le Fonds national de réserve des retraites (FNRR) dépassent les 200 milliards de DA. Pour rappel, ce fonds sous tutelle du gouvernement, et donc non géré par la CNR, est alimenté par la fiscalité pétrolière, à hauteur de 2% chaque année. «L’Etat doit aussi rembourser l’argent avancé par la Caisse nationale des retraites (CNR) pour financer les départs en retraite des travailleurs dans le cadre des licenciements massifs durant les années de crise économique. La CNR a avancé 400 milliards de DA pour cette opération », précise la FNTR.
Un montant minimum des pensions à hauteur de 100% du SNMG
Outre la revalorisation conséquente des pensions de retraite, la FNTR demande que le montant minimum de la pension de retraite soit relevé à hauteur de 100% du SNMG, soit 15 000 DA par mois. Actuellement, ce montant est fixé par la loi à 75% du SNMG. 360 000 retraités, soit 25% du nombre global, sont concernés par cette revendication. Les statistiques de la CNR révèlent que 37% des retraités perçoivent certes plus de 10 000 DA, mais le montant de leur pension est inférieur au SNMG. «Près de 945 000 sur 1 594 950 pensions, soit 60% de l’effectif des pensions de droit direct et indirect, sont inférieures au SNMG», peut-on lire dans le communiqué de la FNTR, qui précise que le montant mensuel moyen de la pension de retraite est à peine de 16 500 DA. Selon la FNTR, 80% des retraités sont démunis et font partie des couches sociales défavorisées. Dans le rapport d’activité de la FNTR, on peut y lire notamment qu’«aujourd’hui, ces citoyens, au crépuscule de leur vie, continuent d’être confrontés à un mur de silence de la part de nos partenaires sociaux. (…) Comment peut-on parler de pouvoir d’achat, quand 360 000 pensionnés perçoivent une retraite de moins de 10 000 DA, un chiffre représentant le seuil de pauvreté selon le Cnes (Conseil national économique et social), soit 25% des retraités quand on sait que les enfants n’ont pas tous pu trouver un emploi et qu’ils vivent aux crochets de leurs parents. (…) Au total, près de 945 000 sur 1 594 950 pensions, soit 60% de l’effectif de pensions de droit direct et indirect, sont inférieures au SNMG. Le montant mensuel moyen de la pension de retraite étant à peine 16 500 DA». Toujours dans le même document : «La colère de nos retraités est encore plus légitime quand de hauts responsables de la Sécurité sociale déclarent sur les ondes d’une chaîne de radio nationale que les retraités ont eu leur part en bénéficiant de 60% de revalorisation, et ce, depuis l’an 2000. Ce responsable sait-il que ce taux est l’addition de revalorisation de 12 années, ce qui représente une augmentation annuelle de 5% par an, c'est-à-dire un gain mensuel variant entre 60 et 150 DA, pour plus de 70% de pensionnés. Sait-il que ces retraités sont sortis à l’époque avec des salaires de base supérieurs à 4 ou 5 fois le SNMG, qui était alors de 4 000 DA ? Il n’y a pas si longtemps, le prix d’achat d’un kilogramme de viande représentait deux heures de travail. Aujourd’hui, il faut le salaire de deux journées pour ce même kilo de viande. Le coût de la vie a été multiplié par cinq, tandis que la valeur du dinar a été dévaluée par 10.» C’est pour prendre en compte la cherté de la vie et par justice sociale que la FNTR demande en plus «l’actualisation de toutes les pensions supérieures à 15 000 DA, attribuées entre 1984 et 2005 par l’octroi d’une augmentation de 30% ; l’attribution d’une allocation minimum de retraite équivalent à un montant de 5 000 DA ; la validation des années du service national pour toutes les catégories de retraités sans condition d’âge ; et l’octroi d’un même montant de la majoration pour conjoint à charge pour tous les retraités». Est-ce que la FNTR sera entendue ? Les pouvoirs publics gardent le silence, alors que la colère de centaines de milliers de retraités ne cesse de s’élever de toutes les wilayas du pays. Ils ont multiplié ces dernières semaines les rassemblements devant les sièges des wilayas et de l’UGTA et rien ne semble les arrêter. Ils n’excluent pas de manifester dans la rue pour faire aboutir leurs revendications.
Source Le Soir d’Algérie Djilali Hadjad

Le Pèlerin

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:51

Ils s’élèvent contre le tourisme sexuel qui porte atteinte à leur sécurité et dignité.

prostituees maisons closes

Les derniers événements qui ont secoué la municipalité de Tichy, continuent de susciter des réactions. Hier, un groupe de citoyens de cette localité nous a rendu visite pour expliquer clairement sa position. «Nous assumons pleinement le mouvement de protestation dans notre ville», ont-ils déclaré n’omettant pas au passage d’afficher leur détermination à aller jusqu’au bout de leur logique. «Il s’agit du fléau de prostitution qui porte sérieusement atteinte à notre dignité et nous allons le combattre jusqu’à son éradication», assurent-ils non sans relever l’absence de l’autorité de l’Etat. Laquelle absence «nous a amenés à jouer le rôle du gendarme». «C’est par contrainte» ont-ils précisé faisant allusion aux événements de la nuit de jeudi à vendredi derniers. Remontant aux premiers balbutiements de son mouvement, le groupe de citoyens a rappelé toutes les démarches pacifiques initiées jusque-là et de manière plus récurrente ces dernières semaines. «Nous avons, des années durant, revendiqué pacifiquement l’application de la loi, qui n’autorise pas la prostitution, mais la contrepartie des pouvoirs publics n’est pas venue», assènent-ils. «Nous n’avons pas été écoutés, c’est comme si nous nous adressions à un mur», regrettent-ils. Réalistes, ils affirment «être loin de défendre une quelconque idéologie en réaction aux accusations de «velléité intégriste» allant jusqu’à préciser que «beaucoup d’entre nous ne font pas la prière et ne fréquentent pas les mosquées». «Nous ne sommes pas contre la consommation d’alcool ni le tourisme au sens noble du terme, mais nous ne permettrons plus jamais la prostitution sous nos fenêtres», disent unanimement les membres de ce groupe, qui affirment avoir participé au rassemblement de protestation, jeudi dernier, qui a tourné au saccage des établissements hôteliers. «Nous sommes des habitants de Tichy et nous nous élevons contre le tourisme sexuel qui porte atteinte à notre sécurité et dignité», précise l’un d’entre eux. «Nous ne sommes contre personne et encore moins contre les activités réglementées», ajoute un autre, avant de relever que «ceux qui ont la charge de veiller à la sécurité des habitants et des estivants sont absents sur le terrain», allusion claire à «l’inefficacité des services de police dans cette affaire de lutte contre les fléaux sociaux». Muni de preuves qui démontrent clairement les dépassements de la gent féminine, le groupe d’habitants de Tichy réfute toute confusion de son mouvement. «Nous sommes pour le tourisme avec tous les services inhérents» indiquent-ils allant jusqu’à préférer «les dîners dansants en lieu et place des cabarets source de tous les maux que nous dénonçons aujourd’hui». C’est dire la lucidité des animateurs du mouvement qui conclut par «une invitation pressante aux estivants», les assurant «de séjours autrement plus sécurisés dans des meilleures conditions morales».
Les actions de saccage survenues dans la nuit de jeudi à vendredi derniers ne sont pas sans provoquer la réaction de la Chambre de commerce et d’industrie de Béjaïa (CCI Soummam). Cette dernière a condamné énergiquement et fermement «ces agissements extrêmes, antidémocratiques, antiéconomiques et antisociaux». Il y a lieu de rappeler que dans la nuit de jeudi à vendredi derniers, plusieurs établissements hôteliers ont fait l’objet de saccages dans le sillage d’un rassemblement de protestation initié par une partie des habitants de cette localité. Les exploitants des hôtels ont réagi par un dépôt de plainte contre 25 personnes citées nommément.

Source L’Expression Arezki Slimani

Le Pèlerin

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 06:44

Algérie - Femmes battues : Briser le mur du silence

femme-battue

Elles sont des dizaines de centaines à souffrir en silence. Meurtries, dans leur chair et leur âme, elles finissent par s’adapter, bon gré, mal gré, à la maltraitance qu’elles subissent quotidiennement, avec le consentement de toute la famille. Silence, on bat, humilie, corrige le « sexe faible ». Leur tort, c’est d’être femme.

En effet, de nombreuses femmes paient, aujourd’hui, leur statut de femmes qui fait d’elles, dans bien des cas, des êtres vulnérables, bonnes à être tabassées. L’ère de l’esclavagisme est révolue depuis plusieurs siècles.

Mais le phénomène s’obstine à la ressusciter ! La violence contre les femmes, bien qu’elle reste un sujet tabou qui ne dépasse pas le cercle familial tend, ces dernières années, à dépasser les murs de la maison, pour faire tache d’huile, dans une société qui se cache derrière de faux signes de modernité et d’émancipation. Selon un récent rapport de la police algérienne, plus de 7.500 femmes ont subi diverses formes de violences, durant les seuls premiers dix mois de l’année 2010, à l’échelle nationale. Les actes de violence envers la femme vont du harcèlement sexuel, au viol, en passant, bien entendu, par des coups et blessures.

La situation est dramatique et les statistiques avancées restent en deçà de la réalité, en l’absence de plaintes déposées par la victime qui favorise l’option d’étouffer l’affaire ou encore « laver le linge sale en famille », pour ne pas être la risée du quartier. Oser déposer une plainte contre son père, son frère ou son mari est carrément un blasphème pour l’Algérien.

Les chiffres relatifs aux femmes battues même s’ils sont loin de refléter le cauchemar vécu par cette catégorie et les sévices subis, montrent d’ores et déjà que le fléau va crescendo et évolue dangereusement puisque durant les six premiers mois de l’année 2008, les femmes ayant subi des violences étaient au nombre de 2.675 pour passer à 4.409 en 2009, selon les statistiques des services de la sûreté nationale. Ce constat a été mis en évidence dans un rapport d’enquête de l’Office national des statistiques et une enquête financée par l’Unicef et publiée en 2009, qui font ressortir que 67,9% des Algériennes acceptent les violences conjugales. La maltraitance des femmes s’exercent donc principalement au sein de la famille qui reste le réceptacle de plus de 80% des violences subies par la femme, puis intervient le milieu professionnel qui représente un taux de près de 15%. La journée internationale de l’Elimination de la violence à l’égard des femmes est un non évènement, pour de nombreuses femmes en situation de détresse. Les statistiques font ressortir, en fait que le conjoint vient en tête du palmarès, puis le fiancé, le frère, l’oncle, le fils et enfin le père. Les mêmes données révèlent également que l’âge des victimes de violences varie entre 18 ans et 75 ans, et 4.183 d’entre elles, sont mariées, 2.033 célibataires, 726 divorcées, 494 veuves.

La maltraitance des femmes ne se limitent pas seulement aux coups et blessures et va jusqu’à toucher sa dignité. C’est que les violences psychologiques constituent, aujourd’hui, 86% des cas, suivies des agressions physiques avec 68% et des cas socioéconomiques avec 56%, c’est du moins ce qui ressort du bilan dressé, récemment par 18 centres d’écoute sur les violences contre les femmes, sur une période d’une année.

Le réseau « Balsam », constitué de 13 centres d’écoute, à l’échelle nationale a recensé ainsi, en juillet 2009, 147 cas de violence et 547 autres en juillet 2010. L’analyse des appels a montré que 65% des victimes de violences sont des femmes mariées, les divorcées représentaient 10% des cas et les veuves seulement 1% des cas. Les célibataires constituent 23% des victimes. En outre, même si pour la moitié des cas l’activité n’est pas déclarée, il n’en demeure pas moins que les violences rapportées concernent, dans 14% des cas, les femmes qui ont un travail régulier et 5% un travail informel.

Certaines statistiques font état de dix mille femmes qui sont battues, chaque année en Algérie, et plus de 40.000 nouveaux mariés qui ont divorcé en 2009. Le foyer familial n’est plus pour la sœur, l’épouse ou la mère, cet espace qui lui procure la sécurité et le bien-être, encore moins cet havre de paix dont elle ne cessait de rêver depuis son jeune âge.

Combien sont-elles, aujourd’hui, à se confiner dans leur mutisme, en attendant des jours meilleurs qui les aideraient à briser le joug de leur tortionnaire. Pour Faïza, universitaire, divorcée après une année de mariage, le comportement violent de son ex-mari ne pouvait que révéler le manque de civilité et d’un complexe nourrit durant plusieurs années. C’est le cas également de Souad, mère de deux enfants qui refuse de déposer plainte contre son mari, pour violence conjugal, de peur de briser son foyer. La mort dans l’âme, elle préfère le calvaire de son mari que d’être séparée de ses enfants.

En attendant de briser le mur du silence, des centaines de femmes continuent à vivre un calvaire au quotidien.

Les cellules d’écoute face à la détresse féminine

Les numéros verts pour dénoncer la violence à l’égard des femmes se sont multipliés, ces dernières années afin de « voler au secours » de dizaines de femmes qui subissent des sévices indélébiles tant au plan physique que moral. En effet, une nouvelle culture tend à s’installer dans la société, à travers la prolifération de centres d’écoute des femmes violentées.

Après, l’initiative lancée, en 2003, par l’UGTA, notamment par certaines femmes syndicalistes, pour prêter assistance aux femmes victimes de harcèlement sexuel en milieu du travail et ceux lancés par quelques associations féminines, c’est au tour du ministère délégué, chargé de la Famille et de la Condition féminine de se doter d’une ligne verte, pour contribuer à la prise en charge des femmes victimes de maltraitance. Ce dernier, néanmoins, annoncé, en grande pompe, en 2010 et qui devait voir le jour, durant l’année, en cours, n’est toujours pas opérationnel en raison, apprend-on, auprès du ministère, de problèmes, liés principalement à l’absence de l’équipe pluridisciplinaire, censée assurer la mission d’écoute et d’orientation des femmes qui appellent.

Il faut dire qu’en l’absence de structures de prise en charge de cette frange de la société, dans notre pays, d’une part et le poids de la mentalité algérienne qui fait passer sous silence la maltraitance de la femme, conjuguée à l’analphabétisme qui touche un nombre non moins important de la population algérienne, la consécration de numéros verts peut être perçue comme une bouffée d’oxygène pour des centaines de femmes qui prennent leur mal en patience, dans l’espoir de voir le bout du tunnel, d’autant plus que le recours à la consultation d’un psychologue ne fait pas partie des mœurs algériennes. L’importance de ce service, en fait, est confirmée par le nombre d’appels qu’ils reçoivent quotidiennement. Le centre d’appel d’Alger des femmes en détresse a réceptionné, durant l’année 2010, près de 500 appels, un chiffre révélateur de la détresse de ces femmes dont les droits sont bafoués chaque jour que Dieu fait.

Source elmouhdjahid.com Samia D.

Le Pèlerin

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