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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 09:05

Le nombre de morts a augmenté de 77 en février et de 86 en mars, comparé à la même période de l’année écoulée.

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La mouture finale du décret exécutif relatif au permis à points sera soumise la semaine prochaine au gouvernement, a affirmé, jeudi dernier à Alger, le ministre des Transports, Amar Tou. «Le ministère des transports se réunira avec le secrétariat général du gouvernement pour soumettre la mouture finale du décret exécutif relatif au permis à points», a précisé le ministre qui intervenait lors d’une séance plénière au Conseil de la nation, consacrée aux questions orales. L’objectif assigné à une telle mesure est à même «d’inciter le conducteur à opérer un self-control», a-t-il ajouté. Alors qu’on a reculé par rapport à la stricte application du nouveau code qualifié de très sévère par les automobilistes, le gouvernement sort le décret du permis à points. Toutefois, le renforcement de la législation n’a pas permis d’endiguer le phénomène des accidents de la circulation routière. D’ailleurs, le ministre a souligné «la nécessité d’un application rigoureuse du Code de la route». Et, indiquant que «le laxisme enregistré dans l’application du Code de la route entré en vigueur en février 2010 a conduit à une augmentation du nombre de morts sur les routes en février et mars derniers». Plus explicite, il a indiqué que «le nombre de morts a augmenté de 77 en février et de 86 en mars, comparé à la même période de l’année écoulée». Dans ce contexte, il a mis en garde contre une augmentation beaucoup plus importante vers la fin de l’année en cours si la tendance se maintenait. Dans le même ordre d’idées, Amar Tou a annoncé la création prochaine d’une autorité de régulation de la circulation dans les villes.
En précisant que «le texte y afférent était au niveau du secrétariat général du gouvernement». «Le texte juridique portant création et définition de l’organigramme du Centre national du permis de conduire paraîtra prochainement au Journal officiel», a-t-il précisé. Le ministre a également prévu la prochaine création du fichier national du permis de conduire.
Lequel constituera un outil «permettant de contrôler les dépassements parallèlement à l’entrée en vigueur du permis à points», selon lui. En outre, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’une application rigoureuse de l’actuel code de la route.
Le but recherché et de «retrouver les résultats excellents enregistrés en 2010», selon Amar Tou. Qui a souligné par la même occasion que «beaucoup de conducteurs ne respectent pas le Code de la route».

Source L’Expression Mohamed Boufafah

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:55

Les dames lancent le recyclage des ustensiles ménagers

ustensile-de-cuisine-.jpg

 

Elles sont femmes au foyer, et elles ont décidé de faire du recyclage de leurs vieilles bassines, bidons d’huile, boîtes de conserves, ventilateurs en panne et cuillères en bois, une activité artisanale.

Elles s’intéressent à la couture, au raccommodage et à la création de bibelots, de décorations florales et ustensiles ménagers originaux qui ont un point commun : ils comportent tous une vieillerie qu’on n’a pas voulu jeter. Recycler ce qu’on a, c’est économique, certes, mais la vision des femmes Bazine est aussi et surtout liée à la création d’une culture environnementale dans les foyers. Vous l’avez compris, les femmes Bazine, une quarantaine de jeunes et de vieilles dames de cette grande famille du ksar de Ouargla  sont des amies de la nature. Elles ne jettent rien et ont appris à leurs maris et enfants à compter avec le respect de l’environnement. Elles les mettent à contribution dans la collecte du fil d’attache de la brique rouge ou du carrelage, qui servent à confectionner de jolis couffins et paniers.

Ils ramassent pour elles les bidons et autres contenants en plastique qui deviendront à leur tour de beaux paniers à pain, à fruits ou des coffres à bijoux. Les femmes Bazine ont fait le pari de lancer cette tendance et ce mode de vie qui voit en chaque emballage un produit qui reste à la maison et qui ne sera nullement jeté dans la nature. L’exposition organisée dernièrement à la maison de jeunes Houari Boumediène près du ksar de Ouargla a brassé des centaines de visiteurs, et parmi eux des commerçants qui ont été conquis par ces produits faits main.

Source El Watan Houria Alioua

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:51

Algérie - Le mépris, ce carburant de la fronde sociale

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Il vit présentement au jour le jour, ce vieux fonctionnaire qui avait délibérément opté pour le service public.

Il baisse la tête et n'ose plus affronter le regard des autres. Maitre d'école anciennement, il se voit dépassé par nombre de ses élèves. Il eut même la gorge nouée, non pas par l'émotion, mais par le dépit lorsqu'un jour, l'un d'eux lui glissa discrètement une enveloppe dans la poche. Il supposa qu'il s'agissait de la dime de la zakat et c'était malheureusement vrai. La générosité du geste taillada encore dans le vif. Les costumes qu'il s'obligeait à porter lorsqu'il officiait ne sont plus qu'un lointain souvenir. Elégamment portés jadis, forcément ringards aujourd'hui, ils ne vont même plus à son corps décharné. Une discrète virée au marché de la fripe lui permet encore de cacher sa misère. Son sac plastique à rayures plié dans la poche devient un attribut lui collant au corps ; il lui permet encore d'être en rapport avec la frugalité imposée par son maigre revenu. Il se rappelle, non sans amertume, ce temps de pain béni où tout le monde mangeait à sa faim, où il immolait bon an mal an, son mouton de l'Aid. Il s'est fait plus tard à l'offrande des voisins, qu'il acceptait mal au début. Ardent défenseur des constantes nationales, il croyait à l'utopique édification nationale par le seul génie du socialisme spécifique. Structuré dans une kasma FLN, il refaisait le monde jusqu'à en oublier les siens. Il arrivait qu'une fois ou deux il eut à s'attabler avec le Mouhafedh (Commissaire du Parti) ; il se sentait presque l'égal de son directeur de l'Education. Il ne savait pas à l'époque qu'il ne servait la cause que par sa qualité de nègre. Il s'échinait à rédiger d'emphatiques rapports sur les acquis locaux de la révolution en marche. Il se prêtait volontiers aux caprices des uns et des autres pour se défendre, un tant soi peu, de cette francité coloniale. On supposait niaisement, que seuls les fils de caïd ont pu aller à l'école française qui d'ailleurs n'était pas permissive, comme certains seraient tentés de le croire. Aiguillonné, le gros des troupes allait à l'école normale de Bouzarèah ou à l'école des adjoints techniques de la santé de la rue du Traité. Culpabilisé, notre instit se surprenait à prêter allégeance au responsable politique inculte pour s'éviter les regards tors. L'article 120 de sinistre mémoire, annonçait avant l'heure ce qui sera qualifié bien plus tard et sous d'autres cieux, de concept de discrimination positive. Il se rappelle des fastes années où il passait des vacances de villégiature en bord de mer au camp scout de Sidi Fredj ou à Tichy avec la jeunesse FLN. Se contentant parfois d'en parler pour épater les siens, il n'y pense même plus. Espérant ardemment effectuer le rite religieux du Hadj, il n'eut droit qu'à une Omra grâce à un hasardeux tirage au sort. Les frais y afférents étaient pris en charge par la Mutualité de l'Education.

Introduit, il obtenait facilement un lot à bâtir ; il ne put en construire que le rez- de- chaussée. L'étage projeté n'est qu'un spectre métallique fait de rond à béton rouillé. Les enfants qui ont grandi à pas feutrés, le surprenaient par leur voracité matérialiste ; il ne se reconnaît plus dans sa propre progéniture. Le reproche à peine voilé qu'on lui fait est de s'être nourri d'idéaux désuets et d'avoir raté le coche. On lui susurrait de changer de domicile ; mais avec le temps, la demande devint plus pressante. La plus value du domicile qu'il a construit au prix de privations, est en mesure de faire acquérir un logis de moindre standing résidentiel et de monter une affaire. Le couple de vieux pourra toujours se faire à un F3 du parc immobilier dit social où la procuration a, superbement supplanté l'acte de propriété. Si le 24 du mois, date usuelle de paiement des pensions de retraite est déjà éprouvante dans l'encaissement et le décaissement, elle devient cauchemardesque avec l'échéance trimestrielle des charges de l'électricité, de l'eau et du téléphone quand il existe. Heureux encore que les dépenses pour soins courants demeurent à la charge du contribuable par le système de protection sociale encore debout. En rentrant chez lui, il essayera d'emprunter un chemin plus long que d'habitude, évitant ainsi et momentanément les créanciers. Le « pactole » de 20.000 DA, dont on a soustrait le « bakchich » du guichetier de la poste pour service rendu, sera gardé pour reddition de comptes avant sa distribution intégrale en parodiant le geste auguste du semeur. L'alimentation générale emportera une grande partie, le reste, presque rien, lui donnera l'illusion de vivre comme tout le monde. La lecture, jadis autorisée par l'édition étatique, lui permettait de lire deux ou trois ouvrages par mois. Plus maintenant, les restrictions matérielles lui accordent à peine un à deux titres de la presse quotidienne. Cette déshérence est pratiquement identique pour tous ceux qui ont cru servir le pays par le don de soi. Avilis par la chose publique à laquelle ils ont cru, ils subissent en silence son incurie. La prébende qu'ils dénonçaient à cor et à cri, leur fait insolemment le pied de nez. Pour rappel, ce jeune médecin qui au lendemain de l'indépendance, a opté pour la médecine de santé publique ouverte aux plus démunis, s'est vu gratifié au crépuscule de sa vie, d'une pension de retraite de 15.000 DA. Nombreuses ces familles aussi, qui à la disparition du père fonctionnaire furent priées de vider les lieux qui les abritaient quand l'expulsion manu militari n'était pas brutalement instrumentalisée. Le libéralisme sauvage n'a pas fini de faire des victimes expiatoires d'une gouvernance sans sextant. Clé de voûte d'une classe moyenne laminée depuis lors, ce fonctionnaire, jadis adulé, devient l'exemplarité de l'échec social et même familial.

Il aimait revoir ses anciens élèves qui ont gravi l'échelle sociale de la réussite. Il en tirait une légitime fierté ; il se disait qu'après tout, les efforts consentis n'ont pas été vains. Depuis quelques temps, cette vision idyllique a bien changé et hideusement. Au détour d'une ruelle qui débouche sur le boulevard principal de sa ville, il fut surpris par le spectacle qui s'offrait à lui. Une escouade de jeunes, habillés d'une combinaison orange, était affairée à balayer la rue. Jusque là, rien d'anormal si ce n'est les bretelles et la bavette rabattus sur le tronc de chacun. Jurant par sa couleur criante, cette incongrue tenue de travail focalise les regards sur le dossard sur lequel on peut lire : « Agence nationale du développement social- Blanche Algérie ». Ces « damnés » du ruisseau n'ont trouvé pour seule parade à l'humiliation que de dissimuler l'injurieuse inscription. L'ADS, cette honorable institution créée au lendemain du lancement du dispositif du filet social, était censée tracer une politique de promotion sociale pérenne. Ce processus qui devait à l'époque être intérimaire, dans l'objectif d'une relance économique annoncée est, apparemment, apparu comme la solution durable d'un marché du travail dont les contours ne semblent pas se dessiner encore. Si la salubrité publique est une noble mission du cantonnier qui en fait volontairement son métier, elle ne doit pas être imposée à des jeunes amoindris par leur situation socio économique et transformés en hommes sandwichs publicitaires. L'argent déboursé par l'institution qui plus est, provient du Trésor public, ne doit pas servir d'ode homérique pour chanter les vertus d'un quelconque commis de l'Etat dont la mission cardinale est de servir d'abord. Faut-il pour cela stigmatiser par une couleur voyante, cette masse de jeunes vulnérabilisée par le sort qui la frappe et en faire un baveux sujet de discussion pour congénères mieux lotis ? La question demeurera posée tant que les laudateurs de tout bord ne cesseront pas, de faire croire au Chef qu'ils sont plus dignes de ce pays que d'autres ingrats.

Le vieux fonctionnaire, plus aigri que jamais, paraphrasant une vieille sentence « Humiliezhumiliezil en restera toujours quelque chose ! » ne s'empêchera pas de diriger un regard fuyant vers les restes calcinés d'un bureau de poste. Il s'allongera comme de coutume devant son téléviseur pour suivre d'une rétine ondulante, une image surfaite et d'une oreille ossifiée un discours inaudible. Et comme pour tourner le couteau dans la plaie, il apprenait ce jour là que l'un de ses collègues en activité assurait subsidiairement, une fonction de gardiennage nocturne pour tiers à l'effet d'arrondir ses difficiles fins de mois. Après tout, marmonnera-t-il : « Nous, nous avons trimé dans l'honneur ! ».

Source Le Quotidien d’Oran Farouk Zahi

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:45

Elle est filiale d’un groupe libyen

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 A peine 24 heures après la fin de la visite à Washington de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, les États‑Unis ont annoncé que trois entreprises détenues par le gouvernement de Mouammar kadhafi avaient été ajoutées à leur « blacklist ». Parmi elles figure Lafico Algeria Holdings, une filiale basée en Algérie de la Compagnie libyenne d'investissement étranger arabe (LAFIC).
En clair, les États‑Unis interdisent aux sociétés américaines toute transaction avec Lafico et vont geler tous ses actifs sous juridiction américaine. Ces actifs pourraient être redistribués aux insurgés pour les aider dans leur lutte contre le régime de Kadhafi, a annoncé la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.
Les deux autres sociétés concernées sont Dalia Advisory Ltd, basée à Londres et qui gère les revenus pétroliers libyens, ainsi que la Compagnie libyenne de diffusion d'État. Depuis le début de la crise, les États‑Unis ont gelé 34 milliards de dollars d'actifs détenus par le gouvernement libyen.
En Algérie, Lafico est présente dans plusieurs domaines, notamment l’hôtellerie de luxe et le bâtiment. Elle est par exemple associée dans le Sheraton d’Oran et possède une société mixte, Lafider, avec le groupe public Cosider. Conséquence de l’opacité qui caractérise la gestion des entreprises aussi bien du côté algérien que libyen, aucune indication n’est disponible concernant le montant des actifs détenus par Lafico en Algérie.
Concrètement, les sanctions américaines n’impliquent pas un gel des activités de Lafico en Algérie. Elles interdisent uniquement des relations avec cette société. Les hôtels détenus par Lafico en Algérie seront par exemple boudés. Si une entreprise comme Sonatrach ou un groupe étranger exerçant en Algérie entretenaient une relation de travail avec le Sheraton d’Oran, ils risqueraient des sanctions de la part des États‑Unis. Cette décision ressemble à un message adressé au gouvernement algérien : Washington est en désaccord avec sa position sur la Libye.
Source TSA Yazid Slimani

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:41

Algérie - Aller droit au but

changement

 

 

 

Lorsque le lévrier poursuit plusieurs lièvres, il n'attraperait aucun» Maxime des gens de la steppe (1)

Après le discours, du président de la République, annonçant l'amendement de la Constitution, le pays va se confronter aux anciens débats qui ont eu lieu après la révolte des jeunes du 5 octobre 1988, avec cette fois-ci, d'après le niveau actuel du désintérêt affiché par la majorité du peuple Algérien, moins de foisonnement d'idées malgré l'évolution de la société algérienne Pourquoi ? Parce qu'actuellement, nous semble-t-il, on est à la traîne voire en marge de l'actualité en cours, dans le monde arabe, alors qu'avant c'était le peuple Algérien qui créer l'événement. Ainsi, il est canalisé autour de son quotidien alourdi par tant de préoccupations sociales et incertitudes existentielles Pris par les choses de la vie, il est devenu perplexe voire las pour qu'il puisse entreprendre les grands élans émancipateurs a cause justement de cet essoufflement mental. A ce sujet, en milieu rupestre, des ruraux avouent leur résignation devant les taches itératives et disent : liyardjaâ trig yataâb. « Rebrousser chemin, c'est fatigant ».

Cela est observable quand nous regardons derrière nous et qu'on médite le long trajet, jalonné de bonnes et mauvaises choses, traversé pour qu'a la fin nous aboutissons a ce résultat : se retrouver à nouveau qu'on soit obligé de remodeler la Constitution du pays d'autant plus qu'on pouvait le faire, a l'aise, avant et non après les événements en cours dans le monde arabe. Comme il n'est jamais tard de faire les bonnes actions, alors allons droit au but. Puisque le coup d'envoi est lancé, et a Dieu vat, la priorité serait de se concentrer autour des principes essentiels de la Loi fondamentale du pays Vu l'importance de ce sujet d'actualité et d'avenir, a plus d'un titre, pour chaque citoyen et citoyennes, nous estimons que deux amendements fondamentaux, suscitant déjà des controverses, s'imposent en premier lieu au vu de leurs impacts multiples, immédiats et d'avenir, sur le processus d'édification institutionnelle de la gouvernance :

D'abord, quel système de gouvernance serait-il adéquat aux aspirations du peuple dans toutes ses composantes selon leurs ambitions profondes affichées. Et celui, lié à la limitation des mandats présidentiels. Une rapide rétrospective, de notre Histoire notamment après le congrès de Tripoli en 1962, nous a semblé utile d'esquisser avant de traiter les deux points mentionnes ci dessus.

PUISQUE LE CONGRES DE TRIPOLI EST RESTE NON CLOTURE DEPUIS PRES D'UN DEMI-SIECLE CLOTURONS-LE ENFIN

Durant la première crise dite de l'été 1962, inaugurant les luttes intestines, couvées depuis la naissance du nationalisme algérien, entre délégations internes et externes ( une des survivances du fameux congrès de la Soummam en 1956 et des bleuîtes des années de la « paix des braves » ) qui ont assisté au congrès de Tripoli (Libye), le peuple Algérien s'était retrouvé encore une fois en face a des périls, qu'il croyait avoir surmonter grâce a l'obtention de sa souveraineté acquise, après plus de 7 ans de combats acharnés, par referendum du 4 juillet 1962.

La charte dite de Tripoli, enfantée dans la discorde et les médisances entre combattants de la première heure et du dernière minute - une autre malédiction vivace a ce jour -, est un conglomérat de principes doctrinaires, a la mode de l'époque, issus de la guerre froide : panarabisme nasséro-baarhiste, non-alignement, socialisme, anti-impérialisme etc. En un mot cela s'apparente à un défilé des jeux de hasard et de concepts vagues, voire du trompe-l'œil, puisque du copier coller des manigances perfidement effectuées, anciennement, par les politiques des ex protectorats et colonialismes.

A ce propos, la plupart des pouvoirs du monde arabe post indépendant, ont été marqués par ces survivances savérant a l'évidence difficiles de s'en débarrasser, car ils ont été instaurés a la suite de coups d'Etat sinon des élections truquées ou bien les deux à la fois. Cela a rendu toutes les républiques arabes perméables au virus de la dictature aboutissement logique du culte de la personnalité. Notre pays a subit de plein fouet cette façon de gouverner soi-disant pour l'intérêt collectif et que seul le peuple jugerait, historiquement, le mal ou le bien-fondé de ce type de gouvernance mélangeant facéties, apparence de gourou, et « religiosité tombale »

A titre de mémoire, nos notons les événements du 8 mai 1945 ou des milliers d'Algériens ont été massacrés sous la gouvernance du Général de Gaulle sans qu'il le sache parai-il. Après, les socialistes ont mené une atroce guerre faisant des centaines de milles de victimes en tous ages, sans compter ceux des manigances pour faire avorter la révolution novembriste. En vain. En 1958, ledit Général revient au poivoir se vengeant des braillards pieds-noirs qui l'avaient sciemment responsabilisé d'être derrière ce génocide. La suite, tout le monde la connaît.

Pour le prétexte absurde voire insensé, de ces intrigues du genre laissons à l'Histoire à l'Histoire ( ?) et le temps au temps, nous ne cessons de fuirent les réalités et de subirent, toutes générations confondues, les conséquences de ces menées, non-dits, et autres cachotteries préjudiciables a l'ensemble de la mémoire collective de la nation. Cependant, il est encore temps de mettre un terme à ce passage a vide qui dure depuis des décennies. Le présent est plus intéressant que le passé. Non ! L'avenir est plus important des deux. Alors, que les nouvelles générations clôturent enfin les chemins tortueux et qu'elles choisissent sans hésiter ceux menant droit aux buts. Pour ce faire, seule une deuxième révolution pacifiée, s'inscrivant dans la philosophie de l'authenticité et la pureté de la première, pourrait enterrer définitivement les scories d'hier.

SEULE LA REVOLUTION PACIFIQUE DES MENTALITES POURRAIT ACCOMPLIR LA DEMARCHE D'ALLER DROIT AUX OBjECTIFS PRINCIPAUX

Ce qui s'est passé au mois de janvier 2011 en Tunisie, dirigé depuis plus d'un demi-siècle par un parti soi-disant constitutionnel se rapprochant du socialisme par nostalgie de l'époque PMF (Pierre Mendés France) requinqué selon la convenance du pouvoir sans partage, genre stalinien, dénote de cette vogue tiers-mondiste intervenue après la seconde guerre mondiale. En fait, de l'opportunisme politico idéologique.

En ce qui concerne notre pays, ni la nature de l'occupation étrangère, typiquement coloniale, encore moins le combat mené afin d'acquérir l'indépendance, ne sont pas du tout identiques aux autres pays notamment maghrébins. En effet, le but visé par la révolution du 1er novembre 1954 était cristallin car il correspondait aux désirs du peuple Algérien décidé d'en finir avec cet assujettissement conjugué au culte de la personnalité en vogue durant des décennies a l'époque dont les survivances sont honteusement exploitées a ce jour. Le slogan : à bas le culte de la personnalité qu'il avait écrit, tout juste après l'indépendance, sur tous les murs des villes et villages, dénote de son ras-le-bol a l'encontre de cette mystification dégradante.

Aux temps actuels, ce genre de gouvernance est désuet et, qu'en plus, il provoque des révolutions sanglantes. Celles de la Libye (dont son guide a demande ce mercredi l'intervention de la Russie, ainsi soudoyée, comme du temps du front de refus et de la résistance dont tout le monde connaît le triste sort), l'Egypte, du Yémen, de la Syrie (dirigée par des forces en train de s'entêter et d'affirmer en charabia genre baathiste que les manifestants s'entretuent et tuent tous les syriens et que les auteurs sont des étrangers ! ?) etc., dénotent ces raz-de-marée qui vont s'accentuer durant les prochaines années. Donc, l'essentiel est de prédire afin d'éviter un tant soit peu la hauteur des vagues La meilleure manière de le faire, c'est cessez de tourner en rond. A ce propos, chez nous, des langues de bois ne cessent de tergiverser autour des modes de gouvernance qui conviendraient le mieux au tempérament du peuple Algérien comme s'il est unique dans son genre.

Pour les uns, attaché aux intérêts verticaux compartimentés, c'est celui présidentiel qui leur convient ; pour les autres, tentés par la rupture avec ce système opaque, c'est celui parlementaire ou les rôles sont bien définis par le peuple et assumés pour le seul intérêt du peuple, qui conviendrait le mieux à la situation actuelle et celle d'avenir. Par conséquent, ce dernier régime nécessite d'avance un haut niveau pertinent de connaissance liée aux responsabilités individuelles et collectives

Avant tout, cessons de se prendre pour le nombril du monde, et de mépriser voire insulter par des obscénités, du genre titiller l'ego nationaliste, les gens d'autres pays d'autant s'ils sont en train de souffrir le martyr a cause des dictatures. Le mieux et le bon sens commandent la tempérance, des paroles, y compris quand on est attaqué à tort. Cela dit, il serait pertinent d'être bien placé pour influencer ses prochains. En principe, l'Algérie a été toujours à la hauteur en ce sens. Innovons de nouveaux ressorts voire devançant les enjeux et défis liés à la bonne gouvernance désormais objectif principal des peuples arabes éveillés. A ce propos, multiplions les commentaires et points de vue autour du projet de la Constitution qui, espérons le, ne serait pas pondue hâtivement

Alors, pour le moment, un régime parlementaire ou celui présidentiel ? Le bon sens plaide pour le premier choix. Pourquoi ? Selon les déclarations du régime en place affichant les multiples progrès réalisés dans tous les domaines, il serait préférable d'opter pour la gouvernance parlementaire. Sinon à quoi auraient servi ces progrès ? Sauf s'il s'agit que de la poudre aux yeux Avec l'instauration d'une deuxième république, type parlementaire, le renouvellement des mandats présidentiels est résolu de facto. Sinon, il y'a une contradiction flagrante !

NOTE :

1 - Le sloughi est originaire des steppes d'Asie mineure. Jadis, chez nous, c'était le compagnon du nomade dont il s'en servait pour chasser lapins et lièvres ainsi que de l'utiliser comme gardien de cheptel, notamment ovin, menacé par la présence des chacals qui redoutaient sa présence, la rapidité d'attaque, et ses crocs acérés. A la fin de la saison printanière, les anciens éleveurs de la steppe Algérienne, nomadisants avec leurs familles, goûtaient avec plaisir la chair braisée, notamment celle du lièvre, appréciée pour son arôme et sa succulence. Majestueux, calme, le sloughi chasse à découvert en pleine vitesse et aisance. Ce canidé, hors du commun, .est plein d'amabilité à l'encontre de son maître. Il est aussi connu pour sa patiente, le silence, et la noblesse de l'âme. Le racé jappe rarement. Il vit discrètement et d'une propreté remarquable

Durant l'époque coloniale, un concours de chasse au chacal a été organisé par l'administrateur. Des Caïds et gros propriétaires terriens ont été conviés avec leurs sloughis. Un cuisinier de l'administrateur est également invité avec son lévrier. Alors son maître lui dit : Sloughi, c'est ton jour. Le cuisinier racontât que le sloughi avait dit oui, je suis prêt ! Son ami, interloqué, qui écoutait cette drôle d'histoire, lui dit : Hein ? il t'a répondu ? Non, bien sur, mais c'est comme il a parlé puisque il a hoché sa tête de haut en bas !!!

Source Le Quotidien d’Oran Ali Brahimi

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:40

Tout Alger est malade d’un abandon meurtrier et tragique

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Pourtant, cela se passe à quelques mètres des responsables concernés et des décideurs. La capitale, c’est la façade de l’Algérie. Pour celui qui n’a pas visité Alger depuis un peu plus de deux années, tout est terne et désastreux.
Bien sûr, certains tenteront de mettre cet état dans le registre des dommages collatéraux des travaux du tramway. Seulement, le problème ne réside pas là uniquement.
L’exemple de l’avenue Che Guevara est assez édifiant pour remettre au goût du jour le désastre qui se profile progressivement. Pourquoi laisser empirer une situation et engager par la suite des fonds colossaux pour la corriger quand on peut la prendre en charge à moindres frais dans le présent ? La question reste posée. Les immeubles poussiéreux qu’on aperçoit de loin, et qui se dressent au voyageur par mer, sont ternes et laids. Toute la façade a besoin d’un ravalement digne de ce nom. Les balcons tombent aussi en ruine et mettent en péril la vie des passants. Une question de sécurité qui doit être prise en ligne de compte au même titre qu’une menace terroriste.
Sur le boulevard qui longe le front de mer, en plus d’abriter de beaux immeubles avec une identité et une beauté architecturales insolites, on trouve également la majorité des institutions névralgiques du pays. Il est malheureux de constater que toute la rambarde longeant ce boulevard et donnant sur le port est en train de pourrir et de céder en douceur. Le béton est avili et non entretenu, éventré partout. Quant à la ferronnerie enjolivant cet immense balcon qui offre une merveilleuse vue sur la Méditerranée, son état de santé n’est pas très reluisant. Cassé, sali, rouillé, tordu par endroits, tels sont les caractéristiques de ce qui sert de décoration à la rampe de la célèbre capitale maghrébine et méditerranéenne.
L’un de ces spectacles impressionnants, c’est sans doute ce prestigieux ascenseur séculaire, probablement laissé à l’abandon depuis des années jusqu’à devenir un véritable boulet, un fardeau au lieu d’être un bijou de décoration, la fierté des Algérois et des Algériens. Un ascenseur qui permet d’éviter aussi bien des tracas et des détours à la circulation piétonne, puisqu’il relie le boulevard Che Guevara au port directement sans escaliers et sans détour aucun. Sa remise en marche ne devrait pas coûter les yeux de la tête et son investissement est bien plus rapporteur, faut-il le concéder.
Un spectacle désolant que le commun des mortels ne remarque pas ou feint de ne pas voir. Préoccupés par les aléas de la vie et les tracas du transport, les Algérois ne se donnent plus le temps de regarder ces dommages et ces failles impardonnables et déshonorantes. Pour une capitale aussi renommée, c’est presque un blasphème.
Source la Tribune Mohamed Ouanezar

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:38

L’Algérie n’est plus ce qu’elle était

contestation dans le monde arabe

 

Elle est tellement fragilisée qu’elle ne serait plus en mesure de résister à d’éventuelles pressions extérieures. C’est ainsi qu’on parle de plus en plus, ces derniers jours, de la réouverture de la frontière algéro-marocaine dans un avenir plus ou moins proche, sans plus d’explications. Certaines sources font état de fortes pressions des Etats-Unis et de la France pour obliger l’Algérie à agir en ce sens afin de permettre à leur protégé marocain de recevoir une bouffée d’oxygène qui l’aiderait grandement à faire face à la crise économique qui frappe le royaume de plein fouet. Rabat n’offrirait rien en contrepartie de ce geste.
Pour rappel, des terroristes marocains avaient attaqué en 1994 un hôtel touristique de Marrakech, tuant plusieurs touristes. Le roi Hassan II avait immédiatement accusé les services algériens d’être les commanditaires de l’attentat. Il a alors décidé d’instaurer le visa pour nos ressortissants et procédé à l’expulsion manu militari de milliers de touristes algériens. Un geste qu’il regrettera amèrement. En représailles, Alger décide de fermer les frontières terrestres entre les deux pays, décision qui aura des répercussions très négatives sur l’économie marocaine. Constatant la gravité de son geste, le Maroc demande de façon récurrente à l’Algérie de réviser sa position. Il ne retire pas pour autant ses accusations contre nos services et ne présente pas d’excuses pour les exactions dont ont été victimes les touristes algériens.
Dans un geste de bonne volonté, Alger propose à Rabat une négociation sur tous les dossiers en litige. On sait par exemple que des propriétaires terriens algériens ont été dépossédés de leurs terres lors de la Guerre des sables, en 1963, et d’autres en 1975, à la suite de l’agression monarchiste contre le peuple sahraoui. De même que l’Algérie avait expulsé de façon injuste et irréfléchie des ressortissants marocains à la même époque. Malheureusement, le pouvoir marocain refuse les négociations globales et ne s’attache qu’à un seul point : la réouverture des frontières sans condition.
Si Alger venait, par malheur, à se plier à cette exigence, cela signifierait l’abandon des intérêts des citoyens algériens spoliés par le trône. Cela signifierait offrir au Maroc 6 milliards d’euros par an contre un plus grand flux de drogue, d’alcool frelaté et de marchandises contrefaites en provenance de ce pays, pour rappeler les propos de Yazid Zerhouni lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Ce serait une véritable forfaiture contre l’Algérie.
Source El Watan Tayeb Belghiche

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:36

Des réformes au rabais

Bouteflika 2

 

Tout d’abord au niveau du parrainage organique de ces réformes : le chef de l’Etat a chargé officiellement le président du Sénat, Abdelkader Bensalah, de piloter ces réformes. Un choix qui ne fait pas consensus au sein de la classe politique et de la société civile, qui auraient souhaité voir nommé à ce poste une personnalité indépendante à la mesure de l’importance de cette mission qui exige un profil au-dessus de toutes les contingences partisanes et claniques. Parallèlement à la nomination de M. Bensalah, dont le rôle consiste à servir d’interface entre l’institution présidentielle et les partis et les associations qui seront conviés au débat en vue de l’enrichissement du projet de révision constitutionnelle, le chef de l’Etat a annoncé la mise en place prochaine d’une commission technique ayant pour mission de formuler des propositions sur le projet de réforme constitutionnelle qui sera soumis au débat. Cette commission sera ouverte aux partis politiques et à la société civile ainsi qu’aux experts en droit constitutionnel. En attendant la définition des prérogatives de chacune de ces deux structures, on s’interroge déjà s’il n’y a pas doublon entre les missions qui seront assignées à M. Bensalah et celles de la commission ad hoc qui sera mise en place.

Faut-il voir dans cette organisation bicéphale un partage des tâches entre ces deux structures, la première ayant une vocation politique et la seconde technique ? Pourront-elles cohabiter ? Les sensibilités politiques plurielles – M. Bensalah est issu du Rassemblement national démocratique (RND) – qui traverseront ces deux structures ne risqueront-elles pas de déteindre sur leur cohésion et les résultats de leurs travaux ? Tout comme se posera inévitablement, au moment des arbitrages, la question déterminante de la rédaction du projet de mouture finale issue du débat public qui sera soumise aux instances exécutives et législatives. Quelles sont les propositions qui seront retenues : celles qu’aura recueillies M. Bensalah ou celles de la commission technique ? Ou les deux à la fois ? Selon quel dosage et quelle alchimie politique ? Ne sommes-nous pas dans le même schéma d’organisation bicéphale du Parlement : de la chambre basse et de la chambre haute, la seconde ayant pour vocation non déclarée de rééquilibrer les rapports de force et les «déviations» qui pourraient survenir dans les délibérations de l’APN.

Désaveu

Concernant les lois et le contenu des réformes qui seront introduites dans les textes soumis à débat, au plan du timing et selon le calendrier présidentiel établi, elles se déclinent en deux catégories. Il y a toute la batterie de lois qui ont un lien avec les réformes politiques envisagées : loi sur les partis, loi électorale, code de l’information…, des textes à propos desquels le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Abdelaziz Ziari, vient de déclarer dans un entretien au quotidien L’Expression que leur adoption interviendra avant la fin de l’année. Et il y a le projet de révision constitutionnelle dont le président Bouteflika a préféré retarder l’échéance de son adoption. Ce texte sera soumis au prochain Parlement ou, au besoin, adopté par voie référendaire.

Cette décision de différer l’examen et l’adoption du projet de loi de révision constitutionnelle est-elle justifiée par des considérations objectives d’efficacité et de recherche d’un consensus le plus large possible nécessitant du temps et des compromis politiques sur des questions si sensibles et déterminantes qui touchent aux fondements du système politique et de l’Etat ? Ou bien considère-t-on que ce débat est prématuré et politiquement inopportun car il pourrait remettre en cause les équilibres et les rapports de forces politiques et institutionnelles en place ? On préfère la prudence à l’aventure. Amender la loi électorale ou les autres lois citées ne changera rien à la nature du système. Des réformes à moindre frais, c’est la démarche qui semble retenue. La logique aurait voulu que les réformes soient entamées par la révision constitutionnelle qui est censée baliser le terrain pour les réformes politiques à engager. On a emprunté le chemin inverse.

Politiquement parlant, le fait de priver le Parlement actuel du privilège de débattre et d’adopter le projet de révision constitutionnelle pour le confier au prochain Parlement pourrait être perçu comme une marque de désaveu pour l’actuelle Assemblée et une reconnaissance de son illégitimité. L’argument du temps tient difficilement la route quand on voit les exemples autour de nous, dans la région, en Tunisie ou en Egypte, où le délai fixé pour la révision de la Constitution, qui a constitué le premier acte politique fondateur des nouveaux systèmes démocratiques nés des révolutions populaires dans ces pays, relève des chantiers politiques d’urgence. Le président Bouteflika cache-t-il des cartes dans sa manche ? Est-il sincère dans son engagement d’aller vers des réformes profondes qui ne pourront à l’évidence qu’être l’œuvre d’une Assemblée représentative et légitime ? Sa décision de zapper, pour ce dossier, l’actuelle APN, décriée y compris par des partis qui siègent en son sein, ne relève-t-elle pas d’autres calculs politiques ?

Source El Watan Omar Berbiche

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:34

A chaque époque, ses professions

cyber cafe algerie

Les premiers métiers apparus suite à l’introduction des TIC en Algérie sont l’employé de cybercafé et le vendeur d’accessoires de téléphonie mobile.
Au moment où des métiers disparaissent sous l’effet des mutations que connaît notre pays, d’autres font leur apparition dans tous les secteurs, notamment les tout nouveaux, comme les Technologies de l’information et de la communication (TIC). Il faut dire que la spécialisation au travail se généralise de plus en plus.
A titre d’exemple, l’informaticien a des tâches bien précises aujourd’hui au sein de l’entreprise : soit il s’occupe de la maintenance, soit il est chargé de la gestion du réseau ou du développement de programmes informatiques.
Bien évidemment, chacune des tâches correspond à un métier à part entière. Mais quelles sont les professions nées des changements qu’a connus l’économie nationale, ces dernières années ? Comme il est difficile de les énumérer toutes, l’on va s’intéresser à celles du secteur des TIC. Un secteur qui emploie entre 200 000 et 300 000 personnes, selon certaines estimations. Les premiers métiers apparus suite à l’introduction des TIC dans notre pays sont l’employé de cybercafé et le vendeur d’accessoires de téléphonie mobile. C’est que les cybercafés et les boutiques de vente de téléphones portables ont poussé comme des champignons dès l’avènement de l’Internet et de la téléphonie mobile au début de la décennie 2000. Le besoin de recruter une main-d’œuvre spécialisée s’est fait tout de suite ressentir. Mais comme il s’agissait d’un créneau nouveau, les employeurs ont été contraints de former au préalable leurs nouveaux employés qui se comptaient principalement parmi les diplômés universitaires.
Au fil des années, de nouvelles technologies ont été introduites et de nouveaux métiers ont ainsi vu le jour, à l’instar du Webmaster, de l’infographe, du réparateur de téléphones mobiles, de l’administrateur réseau, du télévendeur et du développeur de logiciels, entre autres. Pour les exercer, les entreprises n’étaient pas très exigeantes au début. Elles demandaient juste aux postulants d’avoir quelques notions en informatique. Au retour, elles leur proposaient des salaires tout juste moyens.
Mais les choses ont changé avec le temps. Aujourd’hui, les infographes, les Webmasters ou les administrateurs réseau sont très bien rémunérés. La raison ? Elle est toute simple : la demande dépasse de loin l’offre. En effet, les entreprises peinent à trouver sur le marché du travail la main-d’œuvre qu’elles cherchent sachant que les diplômés en infographie, en gestion des sites Internet et des réseaux informatiques sont peu nombreux.

Internet, ce gisement d’emplois !
De tous les métiers qui ont fait leur apparition suite à la généralisation de l’utilisation de l’Internet en Algérie, ceux de développeur de sites Internet et de Webmaster sont les plus connus.

Pour les exercer, il faut bien évidemment maîtriser l’outil informatique. «C’est le strict minimum», commente Sid-Ahmed, 33 ans, qui exerce en tant que Webmaster dans un média national. «Mais cela ne suffit pas pour gérer un site Internet, encore moins le concevoir», précise-t-il.
Et d’ajouter : «Il faut aussi avoir des notions en programmation Web et en sécurité informatique pour pouvoir faire face aux problèmes qui surgissent régulièrement.»
Pour acquérir ces notions, une formation de 3 à 4 mois s’impose. Il semblerait que de plus en plus d’écoles privées proposent des formations accélérées dans ces spécialités. Selon notre interlocuteur, les métiers de Webmaster et de développeur de sites Internet sont déjà très demandés sur le marché et le seront davantage à l’avenir. «La preuve est que les entreprises ne lésinent pas sur les moyens quand il s’agit de recruter des personnes qualifiées», souligne Sid-Ahmed. Le salaire minimal d’un Webmaster ou d’un développeur de sites Internet est de 30 000 dinars/mois, selon notre interlocuteur. «Certains, qui travaillent pour le compte d’entreprises étrangères, gagnent jusqu’à 300 000 dinars/mois», poursuit-il non sans relever qu’il est très courant de rencontrer des Webmasters ou des développeurs de sites qui travaillent dans deux ou trois entreprises en même temps. Mais quelle est la différence entre les deux métiers ? «Le Webmaster se charge de l’administration du site Internet conçu par le développeur», répond Sid-Ahmed, tout en faisant remarquer que la conception de sites Internet coûte plus cher que leur administration : «Le prix du dernier site conçu est de 100 000 dinars. La conception nécessite un travail de deux à trois mois.»
Toutefois, le métier de développeur se trouve d’ores et déjà menacé par les CMS, ces logiciels Web qui permettent de créer des sites dynamiques en toute simplicité. Ils sont notamment proposés par Joomla, WordPress et Drupal. «Il s’agit de sites clés en main. Il suffit juste de les doter de contenus pour qu’ils soient fonctionnels», explique Sid-Ahmed qui ne s’inquiète pas, pour autant, de la prolifération de ces sites. Pour lui, il y aura toujours du travail pour les Webmasters, «notamment dans notre pays où le créneau de conception et de gestion des sites Web reste encore vierge». «Les jeunes ont tout à gagner en se formant dans cette spécialité», conclut-il.

Quand travailler dans un cybercafé faisait rêver…
Ce métier était très prisé au début de la décennie 2000. Il faut dire qu’à l’époque, le chômage touchait de larges pans de la société et qu’Internet, cette toute nouvelle technologie de la communication, était inaccessible pour beaucoup.
Ils sont plus de 5 000 à travailler dans les différents cybercafés implantés à travers le territoire national, selon des statistiques non officielles. Diplômés pour la plupart, ils n’ont pas vraiment choisi cette profession. «C’est le chômage qui m’a poussé à l’exercer franchement», affirme à ce propos Belkacem, 32 ans. «A ma sortie de l’université, j’ai frappé à toutes les portes dans l’espoir de trouver un emploi stable. Sans résultat.
Et quand un proche m’a proposé de travailler dans un cybercafé, je n’ai pas hésité une seule seconde à accepter l’offre. Et pourtant, le salaire n’était pas intéressant du tout, car il ne dépassait pas les 4 500 dinars», explique ce licencié en sciences de l’information et de la communication, qui a travaillé pendant trois ans dans un cybercafé du chef-lieu de la wilaya de Bouira.
Qu’à cela ne tienne, le métier était très prisé au début de la décennie 2000 ! Il faut dire qu’à l’époque, le chômage touchait de larges pans de la société, dont particulièrement les jeunes, et que l’Internet, cette toute nouvelle technologie de la communication, était inaccessible pour beaucoup. «Travailler dans un cybercafé, c’était faire d’une pierre deux coups : avoir une rentrée d’argent et accéder gratuitement à Internet, ce qui, à l’époque, était un véritable luxe», explique Belkacem. Mais les choses ont changé depuis.
Aujourd’hui, la profession n’est plus attrayante, car les salaires proposés sont modestes (ils varient entre 12 000 et 15 000 dinars) d’une part, et la charge de travail est importante, de l’autre. «Tu commences le boulot à 10h et tu termines à minuit, voire 1h du matin. Aussi, tu ne peux te reposer que lorsqu’il y a une coupure d’électricité ou de téléphone», note à ce sujet Belkacem.
«De plus, Internet n’est plus un luxe de nos jours», poursuit-il, non sans reconnaître que certains ont su quand même tirer profit de ce métier pour nouer des relations amicales ou amoureuses avec des personnes vivant en Europe, «ce qui leur a permis de prendre le large».
Malgré tout, notre interlocuteur, qui exerce désormais dans un établissement public du secteur des télécommunications, ne regrette pas son expérience : «Si c’était à refaire, je le referais franchement car j’ai appris pas mal de choses.»

La télévente en quête d’employés
Le lancement des centres d’appel en Algérie en décembre 2007 a généré des centaines d’emplois.
En 2008 déjà, le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication parlait de 2 000 postes de travail créés, particulièrement dans la télévente, un service de vente à distance qui utilise les techniques de télécommunication ou de radiodiffusion.
Ce créneau a permis à de nombreux jeunes de faire leurs premiers pas dans le monde du travail. Selon des responsables de centres d’appel implantés à Alger, la quasi-totalité des recrues se comptent d’ailleurs parmi les nouveaux diplômés et les étudiants. Mais à dire vrai, il n’est pas indispensable d’être bachelier ou licencié pour être recruté au poste de téléopérateur ou télévendeur. «Ce qui est vraiment exigé des candidats, c’est d’avoir une bonne maîtrise de la langue française et une force de persuasion», révèle le gérant d’un centre d’appel qui a ouvert ses portes à Alger en 2009.
Toutefois, les employeurs ont du mal à garder leurs employés. «Pratiquement tous les mois, il y a des changements d’effectifs», nous a-t-on confié. Pis encore, les centres d’appel peinent à trouver la main-d’œuvre dont ils ont besoin comme en témoignent les annonces qu’ils publient régulièrement dans la presse nationale. A quoi est due cette situation ? Selon les témoignages de certains télévendeurs, le travail est très fatigant et n’est pas bien rémunéré. «Tu travailles du matin jusqu’au soir sans répit pour un salaire de 25 000 ou 30 000 DA, alors que tu peux gagner le double ailleurs en travaillant moins. Pis encore, on te met une pression terrible», nous a-t-on déclaré à ce propos.
Dans le même registre, un confrère a rapporté, il y a quelques mois, le cas d’un employeur qui n’avait pas jugé utile d’assurer ses employés, lesquels n’ont pas hésité à le dénoncer auprès de l’Inspection du travail. Fort heureusement, ces pratiques ne sont pas propres à tous les centres d’appel. «Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac», nous a-t-on fait remarquer. Certains proposent de bien meilleures conditions de travail, mais ils ne parviennent pas toujours à stabiliser leurs effectifs.
Et pour cause : après avoir acquis une bonne expérience, les téléopérateurs décident le plus souvent de changer de profession. «Pour eux, le métier de téléopérateur n’est pas valorisant, ils préfèrent tenter leur chance ailleurs», nous a-t-on expliqué.

Flexy, un créneau qui rapporte
Le rechargement électronique des puces de téléphonie mobile est un créneau de plus en plus attrayant. Depuis son lancement, ce service plus couramment appelé Flexy, connaît un engouement qui ne faiblit pas. C’est pourquoi la quasi-totalité des bureaux de tabac et des taxiphones le proposent. Dans certaines régions du pays, il est disponible même chez l’épicier ou le boulanger du coin ! Il faut dire qu’il assure des gains sûrs et conséquents. «Sincèrement, je gagne beaucoup plus d’argent avec Flexy qu’avec les cabines téléphoniques», révèle le gérant d’un kiosque multiservices situé à quelques encablures du siège de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Alger-Centre. Selon lui, Flexy est un métier à part entière dans les grandes villes dans la mesure où «une famille de 3 à 4 membres peut vivre avec, sachant que les revenus quotidiens sont en moyenne de 1 000 dinars nets».

Source Infosoir Kamel Imarazène

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:31

La matraque pour les médecins

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Les médecins, dentistes et pharmaciens résidents ont marché hier à Alger et promettent de marcher encore et encore, jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites. D’El-Mouradia où ils se sont rassemblés jusqu’à la place du 1er - Mai, ils ont manifesté pacifiquement et se sont surtout ingéniés à scander des slogans exprimant leur ras-le-bol.
Brutalisés par la police antiémeute qui les a empêchés de se rapprocher de la présidence — ils devaient tenir à partir de 11h un sit-in place Mohamed- Seddik-Benyahia à El Mouradia —, un premier groupe de résidents est poussé à descendre plus bas où ont été bloqués leurs camarades. Bien plus nombreux ainsi, ils n’ont pas tardé à briser le cordon de sécurité et à marcher tout au long de l’avenue de Pékin et de celle de l’Indépendance, jusqu’au Champ-de-Manœuvres où ils se sont rassemblés encore une fois devant le CHU Mustapha. En plus de ceux d’Alger, des médecins, des dentistes et des pharmaciens résidents sont venus d’Oran, Blida, Tizi-Ouzou… Ils étaient presque un millier et les policiers — le dispositif n’était pas si important en tout cas — n’ont pu les contenir. Et même si la marche a perturbé la circulation sur ces deux axes, les klaxons des automobilistes ont ajouté à l’ambiance des blouses blanches : «Résidents civilisés, pas besoin de policiers !» scandent les protestataires. En marchant, ils ont scandé d’autres slogans, exprimant leur ras-le-bol : «Y en a marre, ça suffit ! Fierté, dignité, grève illimitée ! Ya la el aâr, wizara bila karar (quelle honte, un ministère qui ne décide pas). Et hormis l’incident qu’a provoqué un chauffard qui conduisait un véhicule de l’entreprise DHL, lequel s’est précipité sur la foule, la manifestation s’est terminée dans le calme et il n’y a eu aucun débordement. Les résidents ne démordent cependant pas, ils décident d’aller jusqu’au bout de leurs revendications et disent qu’ils marcheront encore une fois. «Nous tiendrons des AG pour débattre de la suite à donner à notre mouvement mais ce qui est sûr, c’est que nous passerons à la vitesse supérieure, marche sur marche, jusqu’à satisfaction de nos revendications. Et c’est possible de le durcir un peu plus en séchant les gardes», avertit le Dr Mohamed Sahnoun Omar, médecin résident à l’hôpital Zmirli, l’un des porte-parole du collectif des résidents. Cette marche marque le début de la sixième semaine de la grève illimitée. Les délégués des résidents affirment qu’ils n’ont, jusqu’ici, perçu aucune volonté chez la tutelle de régler le problème. «Les ministères de la Santé et celui de l’Enseignement se rejettent la balle et personne, en dépit de plusieurs réunions tenues avec des responsables des deux départements, ne veut signer le moindre engagement », a regretté le même délégué. Ces derniers, rappelons-le, revendiquent l’annulation du service civil (tout en étant en formation, des médecins résidents sont affectés obligatoirement dans des structures sanitaires du Sud ou dans des contrées isolées pour une durée allant de 1 à 4 ans, l’Etat vise à doter ces structures en nombre suffisant de spécialistes), la clarification de leur statut et des moyens pour travailler correctement. «Qu’ils enlèvent l’obligation sur le service civil et laissent le choix aux résidents d’aller ou pas dans ces régions. Et puis, là-bas il n’y a pas les moyens de travailler, ni plateau technique ni encadrement, et parfois même pas un logement de fonction. Qu’ils nous donnent les mêmes droits que les fonctionnaires affectés là-bas, notamment la prime de zone, et beaucoup ne vont pas refuser d’y aller», suggère une résidente. Et de s’indigner : «Il y a aussi un problème dans le système d’évaluation. Ils nous imposent un examen après quatre ans d’exercice, ce qui est injuste. Pourquoi ne pas établir un carnet où seront mentionnés tous les gestes médicaux accomplis par le résident et l’évaluer sur cette base. Par cet examen, passent plutôt les pistonnés. »

Source Le Soir d’Algérie  Lyas Hallas

Le Pèlerin

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