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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 10:09
L'insupportable fardeau de l'Algérie
Monnaie Euro Dinar
 
Pour ceux qui ne le savent pas encore, l'euro aujourd'hui, fait officiellement s'entend, 111.25 DA.
Une question à 111,25 DA: notre pays pourra-t-il supporter toutes les augmentations de salaires qu'il a accordées? En d'autres termes, jusqu'à quand pourra-t-il continuer à payer les salaires qu'il n'a pas hésité à augmenter de manière un peu trop dangereuse? Dix ans? Sept ans? Beaucoup moins?
Nous n'avons pas les données nécessaires nous permettant de définir une limite, mais ce qui ne fait pas de doute c'est que la masse salariale de la Fonction publique est inquiétante à plus d'un égard. Ceci parce que les augmentations de salaires chez nous ont souvent entraîné trois conséquences toutes aussi dangereuses les unes que les autres.
On ne résout pas les problèmes de gestion par les salaires
La première, c'est qu'une augmentation des salaires dans un corps de métiers ou dans un secteur finit toujours par entraîner, chez nous, des demandes d'augmentations dans les autres secteurs ou corps de métiers. Lorsque, par exemple, les enseignants universitaires ont vu leurs salaires augmenter, cela a donné des grèves et des revendications dans pas mal d'autres secteurs, comme l'Education nationale, pour ne citer que celui-là, où l'on s'est mis à exiger des augmentations pour leur corps ou leur secteur aussi. Malheureusement, chez nous, l'Etat a pris la très mauvaise habitude de céder à la pression de la rue. Populisme? Achat de la paix sociale? On dira ce qu'on veut, mais toujours est-il que cette manière de procéder n'a pas et ne peut pas donner des résultats et quand bien même arrive-t-elle à calmer les esprits, elle le fait pour le court terme uniquement car d'autres secteurs et d'autres corps de métiers en viennent eux aussi à exiger des augmentations et...rebelote, et bonjour la série ininterrompue des augmentations! Pour ne rien cacher, l'histoire des augmentations de salaires nous révèle à chaque fois à quel point notre société a perdu la mesure des choses et nous rappelle la triste dégradation des valeurs que nous vivons!
Le seconde conséquence de la hausse des salaires, chez nous, c'est qu'elle est, le plus souvent, aussitôt suivie par une augmentation des prix et donc, sinon d'une détérioration du pouvoir d'achat du moins, d'un blocage de ce dernier. Ce qu'on vous donne d'une main, disent généralement les Algériens, on vous le reprend aussitôt de l'autre. Les justifications? Pas de problème, on peut toujours trouver les raisons qu'on veut du moment qu'il y a toujours des leurres-peuples en place.
La troisième conséquence que nous supportons parfois, suite à une augmentation de salaires, c'est la dévaluation du dinar parce que la dévaluation d'une monnaie constitue aussi une méthode, bien connue, à laquelle recourent les autorités politiques dans certains pays, comme le nôtre, pour tenter d'annihiler, ou du moins, de réduire les effets des augmentations que l'on a eu à concéder eu égard à une conjoncture donnée et non en contrepartie d'une amélioration de la productivité. Et, justement, la semaine dernière, la Banque d'Algérie a procédé à une dévaluation du dinar.
Un coup de sifflet donc pour la course vers l'enfer de ceux parmi les Algériens qui ont déjà des difficultés à joindre les deux bouts car, détrompons-nous, tous les Algériens ne vivent pas à l'aise et tous ne sont pas heureux de vivre!
Il existe malheureusement encore dans notre pays des gens qui font pitié à la misère elle-même. Ceux-là n'ont ni salaires ni augmentations de salaires. On leur accorde juste, lorsqu'on s'en souvient la veille d'élections, quelques misérables dourous qu'on accompagne, bien sûr,d'une grande campagne médiatique pour dire et montrer toute notre générosité alors que, en réalité, le pétrole leur appartient et le gaz leur appartient tout comme ils appartiennent à ceux qui s'en servent 24h sur 24, sans honte et sans retenue. Ils leur appartiennent même un peu plus car, eux au moins, on est sûr qu'ils ont la nationalité algérienne et seulement la nationalité algérienne. Ces gens-là, parfois, ne possèdent même pas de carte d'identité, mais ils ont toujours possédé une carte d'électeur!
Mais on résout les problèmes de salaires par la gestion
Par rapport à l'euro, le dinar a perdu sur trois mois, et suite à la décision politique, 9% de sa valeur. Une vraie chute qui se fera sentir sans doute dans la vie de tous les jours et que ni le gaspillage devenu habituel des fonds publics, ni les subventions irréfléchies, ni les distributions anarchiques de sommes faramineuses, ni les générosités incompréhensibles, ni ces milliards qu'on jette à tout vent ne pourront masquer.
On ne combat pas la misère d'un peuple en jetant l'argent du pétrole par-dessus les hauts balcons du boulevard de la République. Finalement, il y a tout lieu de croire qu'il y a des pays qui savent gérer la pauvreté mais qui perdent le bon sens lorsqu'ils ont à gérer la richesse.
Lorsque nous étions pauvres, nous étions meilleurs gestionnaires, lorsque nous avons eu quelques sous, nous sommes devenus parmi les plus grands dilapidateurs de ce monde et c'est dommage, car nous sommes en train de perdre l'occasion d'utiliser à bon escient notre richesse, nous avons trop pris sur les ressources de nos enfants, et nous agissons d'ailleurs comme si nous n'avions pas de descendance!
La dernière dévaluation, à notre avis en tout cas, semble faire suite aux mauvaises décisions d'augmentations effrénées des salaires qu'a connues notre pays ces dernières années. Des décisions inappropriées parce que, tout comme il ne sert à rien de donner un costume à quelqu'un qui a faim, on ne règle pas des problèmes liés à l'inefficacité de gestion avec des augmentations de salaires. C'est comme s'il suffisait d'augmenter les salaires pour régler les problèmes de gestion alors qu'en réalité, il faut améliorer la gestion pour améliorer la performance et en arriver à augmenter les salaires. Pas l'inverse. C'est malheureusement ce type de décisions inadaptées qui,en reportant la recherche de solution, entraîne toujours une accumulation des problèmes.
Nul ne peut être contre l'augmentation des salaires, mais ce que nous rejetons sans hésiter c'est l'augmentation anarchique et non justifiée c'est-à-dire qui ne s'inscrit dans aucune stratégie et qui, surtout, ne repose sur aucune amélioration de la productivité.
Les ressources financières d'un pays ne sont pas illimitées. Les dilapider est un comportement tout simplement irresponsable. On ne fait pas ici l'apologie du misérabilisme, on en appelle à la rigueur. Rien qu'à la rigueur. Il ne fait pas de doute que tout un chacun doit toucher le salaire qu'il mérite. Il ne fait pas de doute, non plus, que tout un chacun doit aspirer à vivre convenablement.
Mais il est tout aussi facile de comprendre que l'on ne peut vivre à l'aise qu'en travaillant, aussi, lier ces deux propositions entre elles est l'erreur qu'il ne convient pas de faire lorsque l'on ne fournit pas l'effort suffisant car, et cela au moins il faut le reconnaître, plus personne ne fait d'efforts dans notre pays! La rente établie comme institution et l'esprit de rente érigé en idéal dans notre société ont fini par faire de nous des rentiers même lorsque nous n'avons pas de quoi nous nourrir.
A quoi sert cette dévaluation?
Lorsqu'elle est voulue, une dévaluation, nous disait-on à luniversité, peut chercher à réduire l'importation tout comme elle peut aussi viser à impulser les exportations. Ceci est tout à fait vrai et simple à saisir sauf que, encore une fois, lorsqu'on parle des règles économiques (ce que d'autres appellent à tort des lois) il est nécessaire d'avoir une carte de géographie entre les mains. Il faut savoir où et dans quelles conditions socio-politico-économiques on est.
S'il est irréfutable que l'on peut réduire les importations par la dévaluation, il est cependant clair que cela ne peut avoir lieu que lorsqu'on est capable de produire soi-même ce dont on a besoin, ce qui mènerait à la substitution de la production locale aux importations, ce fameux modèle de développement prôné lors des années 1960. Or ceci supposait, à l'époque déjà, deux conditions essentielles. La première c'est qu'il y ait un certain pouvoir d'achat capable de stimuler par la demande une production nationale, de ce côté-ci chez nous le problème ne se pose pas. La seconde c'est qu'il faut qu'il y ait production ce qui est déjà moins évident. De nos jours, il convient d'ajouter une troisième condition, celle d'avoir, non pas n'importe quelle production, mais une production d'une certaine qualité car le citoyen d'aujourd'hui, avec ses exigences et ses attentes, est très différent de celui des années 1960 pour lequel était conçu le modèle en question. A-t-on le niveau de qualité requis? on pose la question tout simplement! Par ailleurs, les temps n'étant plus les mêmes, ce modèle de substitution aux importations ne peut plus marcher à cause de la mondialisation qui empêche tout recours aux barrières tarifaires pour favoriser les produits locaux. En d'autres termes, cette dévaluation ne pourra pas freiner les importations. Pas du tout. Du moins pas tant que nous sommes obligés d'importer ou, c'est selon, tant que nous sommes incapables de produire notre blé, nos médicaments, nos voitures, nos vêtements etc...
Par ailleurs, une dévaluation peut aussi stimuler les exportations. Ceci demeure vrai lorsqu'on ne vit pas aux dépens du pétrole et uniquement de pétrole. Ceci est vrai lorsque l'effort des hommes ne constitue pas moins de 2% des exportations du pays. De ce côté non plus, cela ne marche donc pas chez nous.
Qu'aurons-nous à gagner de cette dévaluation? Rien, absolument rien que la misère qui la suit de près et pour laquelle le prochain hiver s'annonce très rude. Exactement comme la pluie. Ailleurs lorsqu'il pleut, les gens en tirent tous les bienfaits du monde. De la production, à la baisse des prix en passant pas le bonheur des gens, chez nous, lorsqu'il pleut, on n'a que la boue en plus, avec toutes les misères qui lui sont liées. Tout est finalement relatif, n'est-ce pas.
Ceci nous emmène donc à dire, encore une fois, que l'actuelle dévaluation du dinar n'est pas voulue, elle ne peut pas être voulue. Elle n'est que la conséquence obligée des augmentations de salaires consentis jusque-là! Pour ceux qui ne le savent pas encore, l'euro aujourd'hui, fait officiellement s'entend, 111,25 DA.
Source L’Expression Aissa Hirèche
Le Pèlerin
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:21
Après les enseignants des lycées
greve enseignants
À l'école algérienne, une grève s'achève à peine, qu'une autre commence. Le conflit opposant le Cnapest-élargi (Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique) et le ministère de l'Education nationale est terminé, mais un autre risque de prendre le relais.
Cette fois-ci ce sont les  enseignants du primaire et du moyen qui veulent  réinvestir le terrain de la protesta pour demander à la tutelle de revenir sur leur statut. Ils demandent de revoir la classification des enseignants du primaire et des professeurs de l'enseignement moyen, qui disent ne bénéficier d'aucune des dispositions du décret amendé portant statut particulier des travailleurs de l'éducation, notamment celle liée à la reclassification, c'est-à-dire la catégorie 11 pour le primaire et la 12 pour le moyen. En effet, la commission les représentant affiliée justement à l'Unpef (Union nationale des personnels de l'enseignement et de la formation)  réclame, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le droit des enseignants du primaire à passer de la classe 10 à la 11, sans condition préalable, et celui des enseignants du moyen d'accéder à la 12. Les auteurs de ce communiqué déplorent le fait que le ministère de tutelle continue de négliger la revendication principale de cette corporation éducative, relative à la correction du dysfonctionnement contenu dans le statut particulier des travailleurs de l'Education. Les enseignants du primaire et de l'enseignement moyen exigent du gouvernement qu'il leur rende justice, en leur accordant le droit de promotion à savoir : "Passer de la 10 à la 11 pour les enseignants du primaire et de la 11 à la 12 pour ceux des CEM. Le droit d'accéder au grade d'enseignant principal à ceux qui ont 10 ans de travail et à celui d'enseignant formateur pour ceux qui en ont plus". Les autres principales réclamations de ces enseignants, faut-il le rappeler, sont : "l'intégration de tous les enseignants du primaire et du moyen, sans condition, l'uniformisation du mécanisme d'intégration des corps d'enseignement, la promotion verticale des cycles, la régularisation de la situation des ingénieurs dans les cycles primaire et moyen et des adjoints d'éducation à la catégorie 10". Les cadres de l'Unpef parlent également d'une forte mobilisation des adhérents du syndicat qui comptent se réunir les 28 et 29 octobre prochains au  lycée Benteftifa Mohamed à Blida, pour choisir une  date visant l'entame des actions de protestation. Ils menacent de faire entrer en piste également, les PTLT (professeurs technique des lycées techniques). Une autre preuve que rien ne va dans le secteur de Baba Ahmed. Ces derniers s'opposent fermement à la proposition du ministère les obligeant de passer un concours pour avoir droit à des promotions. Rappelons que cette catégorie d'enseignants étaient les premiers à ouvrir le bal des manifs cette année. Ainsi, les organisations syndicales maintiennent l'étau sur les autorités, malgré l'intervention de la présidence de la République pour apaiser la récente tension dans le secteur de l'éducation, enclenchée depuis le 7 du mois en cours et qui a mis en mal la scolarité des élèves.    
Source Les Débats Rebiha Akriche
Le Pèlerin  
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:17
Afin de faciliter la circulation des experts
papiers identite algerie
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a inspecté hier, lors de la première étape de sa visite de travail dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, le barrage excréteur de protection contre les crues de l'oued Mekerra, situé dans la commune de Tabia. Des explications sur cette infrastructure hydraulique réalisée en 36 mois pour un coût de 2,7 milliards DA ont été fournies au Premier ministre. M. Sellal a préconisé la création de pépinières pour protéger les terres avoisinant cet ouvrage. Il a également suivi une présentation sur le système d'alerte contre les inondations dont a bénéficié la wilaya de Sidi Bel-Abbès. Dans ce contexte, le Premier ministre a souligné la nécessité de mettre à la disposition des services de la Protection civile toutes les données concernant ce système d'alerte. Le Premier ministre a inspecté le nouveau pôle urbain à la périphérie sud du chef-lieu de wilaya de Sidi Bel-Abbes. Situé à proximité de l'autoroute est-ouest et la voie ferrée et occupant une superficie de 38,8 hectares, le pôle doit accueillir 20 000 habitants et différents équipements. M. Sellal s'est enquis au niveau de ce pôle, du chantier de réalisation de 1 500 logements location-vente de type F3 et F4 dont les travaux ont été lancés la mi-août dernier. Le Premier ministre a également suivi un exposé sur le projet de 1 500 logements promotionnels publics qui sera concrétisé sur ce pôle dans un délai de 36 mois. Il a insisté, à l'occasion, sur l'aspect architectural moderne sans négliger l'aspect traditionnel. M. Sellal a en outre, pris connaissance de la situation du secteur de l'habitat dans la wilaya qui a bénéficié de 31 094 logements toutes formules confondues, au titre du plan quinquennal 2010-2014 dont 1 200 ont été livrés et 11 900 sont en cours de réalisation.
Sellal a ensuite inauguré une cité universitaire de 2 000 lits. Réalisée au sein du campus universitaire aprés 24 mois de travaux, cette cité a nécessité une enveloppe de plus de 985 millions DA, selon les explications fournies. Cette infrastructure réalisée sur une superficie de 20 000 m2, comporte de nombreux blocs d'hébergement, un restaurant, un bloc administratif ainsi que d'autres commodités. Elle contribuera à améliorer les conditions d'hébergement des étudiants et les rapprocher des instituts universitaires. Sur un autre plan, le Premier ministre a indiqué que des instructions seront données aux consulats d'Algérie à l'étranger, afin d'assouplir les procédures de délivrance de visas aux experts étrangers dans le cadre de la coopération bilatérale et d'échange d'expertises. "Des instructions seront données pour prolonger la durée de vie du visa à 6 mois au lieu de celle en vigueur et qui est de 3 mois au maximum" pour les experts étrangers, afin de leur permettre de faire bénéficier de leur savoir-faire, a déclaré M. Sellal lors de sa visite de travail dans la wilaya de Sidi Bel-Abbes, en réponse aux préoccupations d'un exploitant agricole. Cet exploitant s'est plaint auprès du Premier ministre de la difficulté à faire appel à l'expertise étrangère, en raison de la lourdeur bureaucratique. M. Sellal a appelé, dans ce sens, à mener une "rude bataille" pour combattre la bureaucratie qui constitue, a-t-il dit, le "mal du pays". S'agissant du recrutement, notamment des jeunes, M. Sellal a précisé qu'une décision a été prise lors de la dernière tripartite (gouvernement-patronat-syndicat) pour assouplir les procédures de manière à "inverser le processus", en recrutant d'abord avant de déclarer l'employé au bureau de main-d'oeuvre.
Source Les Débats Aomar F.
Le Pèlerin  
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:17
Ces Algériennes qui cherchent mari et qui ne trouvent pas
Algeriangirl.jpg
«Elle a une envie de femme. Envie de quoi ? Mais du Tout, du Grand Tout universel… A ce désir immense, profond, vaste comme une mer, elle succombe, elle sommeille… Elle a dormi, elle a rêvé… Le beau rêve ! Et comment le dire ? C'est que le monstre merveilleux de la vie universelle ; chez elle, s'était englouti ; quedésormais vie et mort, tout tenait dans ses entrailles, et qu'au prix de tant de douleurs, elle avait conçu la Nature. » (1)
C’est une agence allemande, la DPA, qui a donné le chiffre : plus de 50 % des Algériennes en âge de se marier n'ont pas trouvé de mari. Par ailleurs, les statistiques révèlent que 50 % des Japonaises et 60 % des Japonais boudent le mariage. D'une nationalité à une autre d'une culture à une autre, le sujet devient complément et vice-versa. Certes les chercheurs germaniques n'ont fait que scanner la société algérienne et emprunter son langage. Chez nous, une femme sans mari est une femme qui n'a pas trouvé de mari, simplement. Malgré le codage étatique, la « démocratisation » de l'école et le voile intégré et intégral, il y a pénurie en la matière pour accomplir la « moitié de la religion ». On ne nous dit pas combien d'Algériens ne veulent pas être « trouvés » mais logiquement leur nombre ne doit pas être négligeable si on se réfère à la biologie (il naît 105 garçons pour 100 filles) et étant donné qu'il n'y a pas de facteur perturbant tel que l'avortement sélectif ou l'infanticide sexiste qui fait qu'un géant comme la Chine a un manque de femmes estimé à 100 millions. Aux enquêteurs, un chef de service en gynécologie a jugé utile de préciser : « L'impossibilité pour les Algériennes de trouver des maris poussent grand nombre parmi elles, à avoir une vie sexuelle hors mariage. » Il ajoute que la prolifération des actes sexuels hors mariage implique la surconsommation des contraceptifs de tous types monopolisés par les pharmacies. Il interpelle les pouvoirs publics pour mettre la pilule gratuite à la disposition de toutes ces malchanceuses. Raisonnement pragmatique courageux et déconnecté. Certes pourquoi laisser venir au monde des enfants illégitimes dont personne n'en veut et qui vont coûter bien plus cher que tous les moyens de contraception réunis. Rappelons qu'il fut un temps où parce qu'elle a eu des relations hors mariage, la fille était interdite de mariage, vouée à la solitude, au pire à la prostitution ou au crime d'honneur. Déconnecté : l'État -FLN a utilisé la femme algérienne pour obtenir l'Indépendance, l'a renvoyée derrière ses fourneaux avant de la donner en pâture aux intégristes en 1984 avec le code de l'infamie qui l'a dégradée en tant qu'être humain pour en faire une chose, un objet inerte qui peut être accepté, refusé, rejeté avec des rejetons à son image. Contrairement à la Japonaise qui jouit non seulement de lois égalitaires depuis 1945, mais elle peut se marier le matin à l'église et le soir quémander la bénédiction des ancêtres dans un temple. Le célibat ne concerne pas seulement les femmes algériennes, il est planétaire tout sexes confondus. Les experts disent que « c'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un nombre aussi élevé d'individus de tous âges et de toutes conditions ont décidé de vivre en solitaire en « singleton » »Selon le Pew Research Center aux USA, l'âge moyen du premier mariage atteint « le niveau le plus élevé jamais enregistré, avec une hausse de 5ans au cours du demi-siècle passé. »En 1996, le nombre de singletons était de 153 millions, 206 millions en 2006 une augmentation de 33 % en 10 ans. (2) En France, on parle de « célibat-boom », 15 millions de célibataires d'après l'Insee, soit un adulte sur trois dont 60 % sont des femmes. En Corée du Sud, on n'hésite pas à qualifier de bombe sociale les 20 % des femmes qui ne cherchent ni à se marier ni à faire des enfants. Alors que le taux de natalité le plus bas d'Asie se trouve en Corée du Sud, Japon, Taïwan et Hong-Kong, que du beau monde. Pour les sociologues allemands Ulrich Beck et Élisabeth Beck, l'individu est en train de devenir l'unité de base de la reproduction sociale. Pour Toffler, la famille nucléide (père mère enfants) est une construction du 19eme siècle liée à l'industrialisation et il prévoit sa disparition dans une société postindustrielle. Dans les pays occidentaux, ce n'est pas le recul du mariage qui inquiète, mais le fait que ces « singletones » ne veulent pas faire des enfants. L'enquête souligne que la quasi-totalité des Algériennes célibataires vivent sous la protection du père ou du frère. Toutes les études le démontrent quel que soit le pays, ses coutumes et sa religion, le célibat féminin a pris de l'ampleur avec l'accès des femmes à l'université. Certes les causes du célibat sont autant sociales que personnelles, mais quand on est économiquement indépendant, on n'est pas obligé de s'unir à l'autre pour survivre. Dans le règne animal, en général, la femelle fait des petits sans dépendre du mâle pour sa subsistance, les lionnes choisissent le lion qui assure leur protection et en échange, elles chassent pour le nourrir. Selon les statistiques, 34,2 % des femmes trentenaires à Séoul ayant un diplôme universitaire sont célibataires et pour leur grande majorité elles n'ont pas d'enfants. Alors que le taux de fécondité des autres ayant le même âge et sans diplôme est pratiquement égal à celui des Algériennes : 3,64. D'après le sociologue Kim Young-chul, les femmes sont trop « sélectives » : « Aussi longtemps que les femmes adhéreront à l'idée que leurs maris doivent être meilleurs qu'elles dans tous les domaines, il leur sera difficile de trouver quelqu'un ...» Certes, il est légitime qu'une femme cherche un partenaire ayant le même statut qu'elle, mais certaines n'hésitent pas chez nous à faire un mariage au « rabais » et parfois elles acceptent de végéter dans leur cuisine malgré les longues années d'études. D'autres n'ont aucune exigence, se contentent d'une dot symbolique et vont jusqu'à contribuer aux dépenses de la fête au risque d'alimenter les mauvaises langues et subir ce genre de sarcasme: « elle a acheté un mari ». Aux USA, la situation de la femme noire intellectuelle est encore plus préoccupante, le taux de célibat est celui des Algériennes additionné à celui des Sud-Coréennes : plus de 70 % (3). À 40 ans, une Noire a 5 fois moins de chances de se marier qu'une Blanche. La chaine ABC a réuni des experts pour leur poser la question : pourquoi les femmes noires qui réussissent sont souvent célibataires ? » Dans son livre « Is Marriage for white People ? »(Le mariage est-il réservé aux Blancs ?) Ralph Richard Banks, professeur à la Stanford Law School (Californie) qui est lui-même noir, met en cause le rejet des mariages mixtes de la part des Afro-Américaines. Une autre cause aussi importante c'est le nombre des prisonniers noirs, 40% de l'effectif total alors qu'ils ne représentent qu'à peine 15% de la population. Autre facteur, les femmes noires sont deux fois plus diplômées que leurs congénères et même quand elles ne sont pas « sélectives » question mariage, elles échouent à 60 %. « Où il y a mariage sans amour, il y aura amour sans mariage. » disait B. Franklin. Quant aux hommes noirs qui réussissent, ils avouent qu'ils ont le choix entre les Noires, les Blanches, Hispaniques, les Asiatiques. Banks conclut que seule une sur 20 franchit la barrière raciale : « Elles veulent se montrer solidaires des hommes de leur communauté. Pour beaucoup d'entre elles, mariage mixte rime avec trahison. » Parfois les causes sont futiles : « C'est facile de sortir avec un Noir, car il sait que je ne me lave pas les cheveux tous les jours, que je porte un foulard la nuit
…» Pour d'autres, elles veulent des bébés noirs parce qu'elles ont peur d'enfanter un petit blanc et de passer pour la nounou. (4) Pourtant, nous sommes en Amérique où la deuxième femme la plus populaire après Mère Theresa, est une présentatrice noire de la télé qui vaut 1,5 milliard de dollars d'après Forbes Oprah et où la première dame est une Afro-Américaine. Le problème réside sans doute dans la démission paternelle : deux fois plus importante chez les Noirs. Lors de sa première élection, Obama a osé, lui qui n'a pas connu son père, fustiger cette « anomalie ». En France, un juge enquêtant sur les causes de la délinquance dans les banlieues a conclu à un dénominateur commun : l'absence du père. Le garçon frustré du modèle masculin se révolte, se venge en intégrant la bande tandis que la fille gavée du modèle maternel hésite entre l'imiter ou l'éviter tout en évitant de « trahir ». Sur le web, un internaute a écrit : « Pour nous qui sommes Africains-Américains, nous savons que le racisme, la guerre, la drogue l'homosexualité, l'injustice et la pauvreté ont influencé de façon significative notre capacité à engager et à soutenir à long terme des relations monogames.» Le monde arabe aussi n'est pas épargné par le célibat des femmes, dès la fin des années 70, on a observé le recul de l'âge moyen du mariage et vers les années 90, le phénomène a commencé à inquiéter les régimes. C'est que le mariage arabe n'est pas l'union d'une femme et d'un homme, mais de deux familles qui vont pondre une troisième dont la structure est déterminée à l'avance par l'État le régime et la société. Le célibat est un non-sens encore moins celui des femmes, le mariage est le seul canal de reproduction de l'espèce. Même en Arabie Saoudite où les femmes n'ont aucune existence légale à part celle que leur concède leur tuteur, elles sont de plus en plus éduquées, indépendantes financièrement et ne veulent plus être forcées à n'importe quel mariage. Les sociologues saoudiens pointent du doigt cette émancipation qui explique leur refus d'être la seconde troisième ou quatrième épouse. Pour échapper à ce genre d'union, certaines vont jusqu'à chercher des concubins étrangers. « Les femmes sont de plus en plus instruites et ont un emploi alors, elles n'ont plus hâte de se marier afin de bénéficier par le biais de leur mari d'un soutien financier, surtout si leurs parents leur offrent la liberté de voyager et de mener leur vie comme elles le souhaitent… », affirme Wajiha Al-Huwaidar, militante saoudienne des droits des femmes. Pour combattre ces rebelles, un groupe de jeunes a lancé une campagne pour la polygamie avec le slogan : « Prophète des quatre » Eman Al Nafjan, une blogueuse qui écrit sur les problèmes des femmes saoudiennes livre son analyse : « Cette campagne ne sert pas à convaincre les femmes, il y a beaucoup de femmes qui acceptent de telles propositions de mariage.

Ce que ce groupe cherche à faire, c'est de convaincre les hommes de se marier avec des femmes plus âgées
… Les hommes saoudiens souhaitent se marier avec de jeunes vierges pas avec des femmes âgées ou divorcées. Mais le problème est que nous avons beaucoup de femmes âgées qui ne sont pas mariées. Les hommes ne sont pas intéressés par ce type de femmes. Et les jeunes filles, quant à elles, ne veulent pas faire office de seconde épouse… Ces hommes polygames veulent juste du bon temps, alors ils épousent une femme. Parfois cela ne dure qu'un mois, puis ils divorcent sans que personne, pas même la première épouse, ne soit au courant de quoi que ce soit… Il arrive aussi que la femme tombe enceinte ou que le couple soit réellement amoureux, mais c'est rare. »(5) La polygamie est autorisée dans tous les pays musulmans à l'exception de la Turquie et de la Tunisie, quasi généralisée en Afrique noire, mais on a constaté que là où il y a un développement social et économique, elle recule. Les anthropologues parlent d'esclavage féminin : plus il y a d'épouses plus il a de la main-d'œuvre pour le travail de la terre. Ce qui explique que la polygamie en Afrique est mieux tolérée par les victimes qui voient en elle un moyen de les soulager de leur dur quotidien jalonné par les mutilations sexuelles, les viols, les génocides, le sida et en prime des codes misogynes. Au Mali, menacé par les islamistes, sauvé par la France des droits de l'homme, il fallait attendre la naissance d'un nouveau code qui concède enfin le statut d'humain à la Malienne et pour interdire aux Maliens de marier leur fille à 13 ans. Pour contrer cette « épidémie » du célibat féminin qui touche tous les pays arabes, on organise des mariages collectifs, on alerte les prédicateurs officiels, on découvre le cauchemar de la dot, on débloque des fonds pour des prêts des dons afin d'alléger le poids des festivités matrimoniales. En 1992, les Emirats arabes unis ont offert des primes pour encourager les hommes, trop séduits par des étrangères, à préférer leurs compatriotes. Egypte Jordanie Qatar Bahreïn Yémen pays du Golf Palestine Soudan et même l'Iran qui a réservé 1,3 milliard de dollars de ses excédents pétroliers pour créer le Fond matrimonial en 2006… Nos émigrées semblent miraculeusement épargnées par le phénomène, l'une d'elles sur le web écrit : « Moi j'ai 31 ans, je ne connais ni n'ai jamais fréquenté aucun homme de ma vie. Les seules demandes en mariage que j'ai reçues viennent de l'étranger d'hommes que je n'ai jamais vus et qui ne m'ont probablement jamais vue, bref on sait la seule chose qui les intéresse, mais moi je refuse d'épouser un homme qui ne s'intéresse qu'à un titre de séjour… Je pense donc que je ne me marierai probablement jamais et Dieu sait à quel point je souhaiterais fonder une famille et avoir des enfants. »Une autre ajoute : « Je vis au Canada depuis 5 ans, j'ai 42 ans…j'en ai vu des vertes et des pas mûres. Physiquement, je suis normale, j'ai réussi à me frayer une place dans ce pays…Allah sobhanou m'a tout donné sauf un mari… Nos hommes et malheureusement pour nous, ont découvert que dans ce pays des femmes peuvent s'offrir pour une nuit, alors pourquoi en prendre une pour la vie ? Et certaines de nos femmes font autant… » On constate certaines similitudes avec les Afro-Américaines sauf que la barrière est plus religieuse que raciale. Pourtant, si certaines de nos expatriées redécouvrent l'Islam, d'autres n'hésitent pas à s'affranchir du dogme pour se marier. Au Québec, les chiffres révèlent que les Maghrébines sont plus nombreuses à se lancer dans des mariages mixtes que les Maghrébins. En France où le mélange génétique concerne ¼ à 1/3 de la population, il y a autant de musulmans que de musulmanes qui franchissent le pas.

Les sociétés changent de l'intérieur même quand l'extérieur garde son apparence figée. Darwin s'est trompé ainsi que Freud, toutes les études anthropologiques le démontrent : dans des conditions similaires et sans élément perturbateur comme la peur, les femmes agissent comme les hommes. Si la femme ne pèse pas lourd sur l'échiquier arabe, son célibat sème la panique chez les régimes arabes sauf chez l'exception algérienne où le système ne se projette pas dans un avenir algéro-algérien, son existence est liée à la rente pétrolière et aux profits pour l'ailleurs
… La famille musulmane ne se contente pas d'être seulement patriarcale, elle est aussi « étendue, patrilinéaire, patrilocale, patriarcale, endogame et occasionnellement polygame ». Ce modèle affirment les études est orienté vers un type de reproduction qui favorise le nombre, les « hiérarchies du genre et des générations » pour des sociétés segmentaires d'après Philippe Fargues. En un mot telle famille tel régime, mais la machine a commencé à grincer à la fin des années 80. Une génération est passée subissant cette paralysie sociale pour finir par tout rejeter sans rien rejeter, n'est-t-elle pas la cause du printemps arabe et de ses dérives ? Certes c'est dans les pays les plus démocratiques que la condition féminine se porte bien sans pourtant atteindre l'idéal. Le féminisme ne fait plus recette, a échoué dans l'essentiel : le pouvoir a toujours un seul genre, le plus mauvais des masculins. Le blocage existe dans les écarts de salaires, la sanction « maternité » pour les promotions, l'image poupée Barbie véhiculée dans les médias sans oublier la crise économique qui touche en premier les plus vulnérables, les femmes et ceux du bas de l'échelle. L'instruction a ouvert les yeux de la femme sur l'anomalie de sa situation et elle use consciemment ou inconsciemment du seul moyen en son pouvoir : la reproduction de l'espèce. Todd dans son livre « Après l'Empire », souligne que si la guerre est une affaire d'hommes, les enfants sont une affaire de femmes. Historiquement, si aucun élément extérieur n'intervient, les guerres, les conflits, les génocides entrainent toujours une diminution du nombre d'enfants au lieu d'une augmentation afin de compenser les pertes en vie humaine. Dans les jardins zoologiques, les animaux ne se reproduisent qu'avec l'aide de la science, la nature a horreur des situations « anormales ».

Parmi les 50 % d'Algériennes qui ont eu la chance de trouver un mari, combien ont subi la pression de leur famille pour se lier, combien taisent la violence conjugale par peur d'être répudiée et se retrouver à la rue, combien acceptent un mari polygame parce qu'elles ne voient aucune issue à leur malheur à moins de sacrifier les enfants, combien sont-elles celles qui ont brisé leur carrière pour se retrouver dépendante de la seule volonté de l'époux comme le stimule le code de la famille, combien sont-elles celles qui ignorent que leur conjoint a concocté un mariage religieux et qui deviendra officiel le jour du partage de l'héritage
…? Dans son livre « Les Algériennes Victimes de la Société Néopatriarcale» l'historien et anthropologue, Mahmoud Bennoune écrit dans son introduction : « En 1978, plus de 15 ans après l'indépendance, j'ai interviewé une douzaine de collègues femmes de l'université d'Alger au sujet de leur vie quotidienne .La plupart d'entre elles m'ont répondu en utilisant la même expression : elles se sentaient vivre dans une « prison » et leurs « maris », « frères » et « pères » leur apparaissaient comme des « geôliers ». Celles qui avaient pu faire un séjour d'études à l'étranger insistaient sur la morosité de leur vie quotidienne plus que les autres. » 35 ans plus tard, c'est pire avec l'émergence du terrorisme qui les a ciblées en premier et un code sexiste qui a fait exploser le nombre des répudiations. Et pour celles qui ont eu la chance de faire un séjour d'études à l'étranger, elles prennent généralement un billet sans retour avec la complicité du « mari » du « frère » et du « père ». Les psychologues ont constaté que le célibat est un choix dans 2 % seulement des cas, c'est-à-dire 98 % le subissent. 2 % c'est aussi le pourcentage des enfants surdoués. Le célibat « inné » a donc la même probabilité d'existence que le génie. S'il devient la règle au lieu de l'exception c'est que la fracture est abyssale, les inégalités démentes. D'après Aristote c'est les catégories intermédiaires qui stabilisent les systèmes politiques or elles n'existent pas dans le monde arabe qui n'est constitué que de dominants et dominés liés tacitement : les premiers redistribuent le pain de la rente et les autres s'occupent de leur sphère privée en gommant la politique de leurs préoccupations. Aujourd'hui le pain et la famille sont menacés, le contrat ne tient plus et c'est la panique à bord. Comment faire pour rattraper des siècles de retard, survivre à la crise mondiale et se préparer aux dangereux virages, aux mutations à venir ? Dans Sultanes Oubliées, l'historienne Fatima Mernissi ne cache pas son pessimisme : « Nous, habitants des médinas-démocraties, sommes en train de tourbillonner entre ciel et terre, cosmonautes malgré nous, sans combinaisons ni masques à oxygène, lâchés dans cette danse planétaire, la face nue et les paumes ouvertes. À cette différence, qui est loin d'être négligeables : c'est que nous, les femmes, devons faire toutes ces pirouettes avec le voile en plus.»
Notes :
(1) Catherine B. Clément (La Jeune Née)
(2) Rapport d'Euromonitor International (organisme d'analyse des marchés à Londres)
(3) New York Times
(4) Jeuneafrique.com : Etats-Unis : pas de « mariage blanc » pour les Africaines-Américaines
(5) www.guysen.com/ article_4-mari
Source Le Quotidien d’Oran, Mimi Massiva
Le Pèlerin
 
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:15
Des textes juridiques seront révisés
paperasse a la corbeille 
Longtemps considérée comme une des priorités du gouvernement, l'amélioration du service public et par extension, l'accueil du citoyen au sein de différentes administrations, est un projet désormais en " route".
Le gouvernement s'attelle en effet, à préparer le terrain pour la révision des textes juridiques en relation avec le service public pour les réactualiser. C'est ce qu'a indiqué, hier à Sidi Bel-Abbès, le ministre chargé de la Réforme du service public, Mohamed El-Ghazi. "Nous sommes en train de préparer le terrain pour réviser les textes en relation avec le service public dans les différents secteurs d'activités pour les réactualiser", a indiqué le représentant du gouvernement à l'APS en marge de la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Sidi Bel-Abbès. "Cette opération est la première étape dans la série de réformes de l'administration publique afin de lui redonner sa place et son rôle et ainsi redonner confiance aux citoyens", a précisé le ministre considérant que les sorties sur le terrain et les rencontres avec la société civile étaient autant de "précieuses occasions " pour s'enquérir de près des préoccupations de la population à travers le pays. Le ministre avait par ailleurs, déclaré mardi à Alger, lors d'une visite à travers des structures du secteur de l'emploi et de la sécurité sociale implantées dans la capitale, qu'une série de mesures est en cours d'élaboration dans le but d'améliorer le service public, notamment s'agissant de la prise en charge des jeunes demandeurs d'emplois et des retraités. "Ces mesures sont de nature à renforcer la relation de confiance entre le citoyen et l'administration", avait-il précisé avant de mettre en relief le souci du secteur de l'emploi "de veiller à la réforme du service public au mieux des intérêts du citoyen qui souffre de la bureaucratie et même quelques fois de certaines entraves". La question de l'amélioration du service public n'est toutefois pas " nouvelle ", puisque le président de la République avait déjà évoqué cette nécessité lors du conseil des ministres du 3 février 2011." A présent que les fruits des efforts consentis sont chaque jour plus visibles, il importe de continuer à répondre aux besoins de notre peuple avec une prise en charge affinée des urgences et une qualité de service et de prestations publiques meilleures ", avait souligné le chef de l'Etat. le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait pour sa part, souligné juste après sa nomination au poste de Premier ministre, que l'amélioration du service public pour gagner la confiance du citoyen est " l'objectif suprême " de l'Exécutif. Dahou Ould Kablia avait dans la foulée instruit les walis à œuvrer dans ce sens. Après le dernier remaniement ministériel, un nouveau département a été créé exclusivement à cet effet et qui a pour nom, ministère auprès du Premier ministère, chargé de la Réforme du service public, A l'occasion du Conseil des ministres du 29 septembre, le président Bouteflika a réiréré l'exigence en insistant sur la nécessité impérieuse, pour toutes les institutions de l'Etat, d'être "en permanence" à l'écoute de la société et de développer les "canaux appropriés" de dialogue et de concertation. " Cette mission requiert obligatoirement une administration efficace et transparente basée sur un service public moderne et de qualité, débarrassée des nuisances de la bureaucratie ", avait-il relevé, ajoutant que le citoyen "doit pouvoir compter sur l'agent public et lui faire confiance ".   
Source Les Débats Sofiane Aït Mohamed
Le Pèlerin  
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:14
Des produits qui coûtent les yeux de la tête
habitat construction 
Un appartement F2 dans une commune des plus modestes coûte jusqu'à 7 millions Da, c'est à dire 700 millions de centimes. Le prix peut quadrupler ou bien quintupler lorsqu'il s'agit d'un appartement de même superficie, situé dans une grande ville comme la capitale, où le prix de l'immobilier atteint des sommes astronomiques.
Acheter un logement cash est devenu une utopie pour un citoyen issu de la classe moyenne. Les prix sont tellement élevés que le projet de prétendre à un logement, par le biais d'une transaction économique, est devenu quasi impossible pour beaucoup de catégories sociales.
Du coup, les citoyens de la classe moyenne se rabattent,  inexorablement (et quand les conditions le leur permettent) vers d'autres moyens pour pouvoir bénéficier d'un toit décent. Plus de la moitié des Algériens en âge de procréer ont formulé, officiellement, au moins une demande, dans l'une ou l'autre des différentes formules d'acquisition d'un logement. Toutefois, la sélection est de taille, au point où des commissions spéciales, présidées par le chef de Daïra ou par le wali délégué (pour les communes de la wilaya d'Alger), chargées de mener à bout cette mission ont été créées. Elles sont composées, entre autres, des représentants de différents organismes, dont celui de l'office de promotion et de gestion immobilière Opgi, la sûreté de la Daïra, le président de l'APC …etc. En dépit des efforts consentis par l'Etat, à travers, le département de l'habitat et de l'urbanisme et par le biais des différents  programmes de réalisation de logements, dans le cadre social ou dans le cadre du logement aidé, la frénésie du logement reste toujours inapaisable. La demande sur le logement est plus fortement exprimée dans les grandes villes qu'en zones rurales. La raison de cette disproportion réside dans la tendance à l'urbanisation à outrance de la population algérienne, elle même expliquée par les phénomènes  d'exode. Les chances, en effet, de dénicher un travail dans les grandes villes, sont autrement plus importantes que dans les zones rurales ; où l'activité économique demeure, quoiqu'on en dise, rudimentaire. Comme partout ailleurs dans le monde, le premier, sinon le seul facteur qui entrave l'évolution des individus est le chômage. Un poste de travail est, certes,  source de stabilité… Mais ce n'est pas vraiment le cas, chez nous, car même si le citoyen accède à un travail, il risque d'être longtemps confronté à de nombreux autres écueils, dont la cherté de l'immobilier et le coût des loyers ne sont pas des moindres.
Blanchiment d'argent
Une première réponse est dans ce constat, que l'immobilier est devenu un créneau de prédilection pour tous ces nouveaux milliardaires à la fortune douteuse désirant blanchir leur gain. Interrogée, une responsable au sein d'une banque, sise à Alger-Centre  accepte de faire part de son analyse. Pour notre interlocuteur tout est inhérent à l'offre et à la demande. " Ce n'est pas la demande en matière d'immobilier qui manque en Algérie bien au contraire, celle-ci est disponible ".  Pour elle, les choses sont simples: " si une marchandise, quelque soit sa nature, est chère, c'est qu'il y a une forte demande sur elle et cela veut dire que les gens l'achètent à outrance ". Mais, plus grave, elle affirme que le phénomène criminel du blanchiment d'argent a joué un grand rôle dans cette spirale de la surenchère que connaît l'immobilier en Algérie. Selon notre interlocutrice, il y a des gens qui disposent d'impressionnants capitaux, des plus douteusement acquis, et qui ne peuvent pas les utiliser ailleurs, ni même les investir dans d'autre secteurs. Pour notre source, le secteur de l'immobilier se présente comme étant un secteur de prédilection pour ses nouveaux riches d'un genre assez particulier. C'est ainsi donc, que les détenteurs de ce genre de capitaux se lancent dans une course vertigineuse à l'achat de toutes sortes de biens immobiliers : appartements dans plusieurs wilayas du territoire national, des villas de grand standing, des locaux commerciaux, des centres commerciaux (modifiés et remodifiés capricieusement), lots de terrain à travers tout le territoire national. Il s'agit là, de transactions économiques qui se concluent à coups de plusieurs dizaines de milliards de centimes. Cet engouement frénétique et quasi-pathologique sur le patrimoine immobilier national, notamment dans le secteur privé, a eu des répercussions des plus néfastes : les prix des logements et des terrains, jusque dans les contrées les plus reculées, sont prohibitifs et hors de portée pour la majeure partie des citoyens.
Il faut dire que la concurrence est sauvage. La surenchère dans ce domaine et la libération anarchique des prix ne semblent pas faits pour voir le marché se normaliser de sitôt.
Des transactions conclues en liquide
La majorité des transactions économiques rentrant dans le cadre du blanchiment de l'argent des détenteurs de capitaux se font en liquide.
" Aucune de ces transactions ne devrait passer par les banques activant sur le territoire national !" tel est la règle de ce genre d'opérateurs immobiliers.
En effet, il n'est un secret pour personne, que quiconque verse de l'argent liquide dans un compte bancaire devrait justifier, au besoin et sur la base de preuves tangibles, son origine. Il s'agit là, d'un procédé bancaire imposé à toutes les structures et les établissements bancaires activant à l'échelle nationale. Le procédé entre dans le cadre de la lutte contre la fraude et toutes sortes de blanchiment d'argent. En effet, le simple fait de se présenter pour mettre de l'argent mal-acquis dans un compte bancaire suscite des interrogations, voire des soupçons qui peuvent être, à l'origine d'une enquête enclenchée par les brigades économiques et financières des forces de sécurité, en vue de déterminer les conditions dans lesquelles cet argent a été acquis. Cela représente, en effet, un énorme risque pour les prévaricateurs qui ne peuvent pas se permettre de laisser des traces pour une éventuelle enquête. D'où, le recours aux transactions en liquide. Les quelques hommes de finance et autres banquiers interrogés ont fait état de quelques défaillances du système financier national. Un cadre dans une entreprise financière nationale a expliqué que la loi régissant certaines transactions économiques présente des brèches, à travers lesquelles "  des gros poissons de la pègre ! " peuvent passer sans trop de difficultés. Tel serait le cas dans le domaine de l'immobilier ; où les brèches seraient suffisamment grandes pour laisser libre passage aux grosses pointures du blanchiment d'argent. En effet, lorsqu'une transaction immobilière est conclue, entre deux individus, l'acheteur qui paye " cash ! " n'aura aucun empêchement pour conclure la transaction en question auprès d'un notaire et pour retirer, ensuite, les différents documents inhérents à la propriété tels que l'acte de propriété, le plan cadastré…etc. Notre interlocuteur relève que cette situation profite beaucoup plus aux sujets mafieux, qui s'en sortent plutôt bien pour blanchir leur argent et introduire ainsi leurs fonds dans le circuit économique légal. A la question relative au rapport entre  blanchiment d'argent et cherté de l'immobilier en Algérie, la réponse dont nous fait part un autre interlocuteur, cadre des contributions du côté d'El Hamiz, à l'est d'Alger est des plus limpides. En effet, comme les sommes d'argent qui devraient être blanchies de la sorte ne se comptent pas par millions, mais par centaines de milliards, une même personne se doit (!) d'acheter plusieurs biens immobiliers. C'est delà donc que découle, entre autres, le phénomène des maisons vides, inoccupées, au moment où des millions d'Algériens qui ne demandent qu'à acheter, en toute légalité, quelques parcelles de terrain ou une habitation, à des " prix honnêtes, abordables et à portée du citoyen moyen ".
La version des agences immobilières
Les  quelques propriétaires des agences immobilières interrogés à propos de ce sujet, ont extrapolé le débat sur une tout autre piste. Pour les agences immobilières, le problème de la cherté de l'immobilier en Algérie est dû à deux facteurs prépondérants. Le premier facteur est lié au manque d'assiettes foncières. " Il est vraiment difficile de trouver des assiettes de terrain à même de servir de socle pour la réalisation de bâtisses, notamment lorsqu'il s'agit des grandes villes du pays, à l'image de la capitale et même au niveau des autres grandes villes. " explique Karima, agent immobilier exerçant dans une agence à Tizi Ouzou.
A en croire les propriétaires des agences immobilières,  le deuxième facteur à l'origine de l'envolée des prix de l'immobilier, est lié au déficit accusé en matière de matériaux de construction, notamment le ciment. En effet, les plus récentes statistiques font état d'un déficit estimé entre 3 à 5 millions de tonnes par an. La production locale tourne au tour de 18 millions de tonnes dont 11,5 millions sont produites par les entreprises publiques. Cette pé-nurie retarde bien des chantiers du Btph. La rareté, réelle d'abord, est récupérée et systématisée par la spéculation. Les effets néfastes sont nombreux et certains, car le déficit en produits de construction, induit des surcoûts extrêmement contraignants. Autant de facteurs qui ne font qu'aggraver la situation en se répercutant, en bout de chaîne, sur les prix du logement.
La solution…acheter un «appart» en Espagne
Le cadre algérien, qui a économisé durant toute sa vie, souvent livré à lui-même, se trouve actuellement convoité par les agences immobilières de certains pays européens. Entre deux castes, ce malheureux cadre est livré à une aliénation sociale quasi inévitable. Il ne peut prétendre à aucune des formules d'aide au logement, puisque son salaire, relativement élevé, ne le lui permet pas, et il ne peut pas prétendre à l'achat d'un logement, car les prix de ces derniers dépassent la fiction. Mohamed B., cadre administratif dans une Daïra de la wilaya d'Alger, a accepté d'apporter son témoignage. " Tenez ! Prenez mon cas par exemple. Je suis cadre et ma femme est professeur à l'université. Nous touchons tous les deux un salaire qui ne nous permet pas de souscrire à une formule du logement social pour l'acquisition d'une maison. Mais en contrepartie, nous ne pouvons pas acheter une des maisons proposées à la vente par les différentes agences immobilières. Nous sommes ainsi pris entre les courants et nous nous trouvons acculés à vivre en location au jour le jour " déplore-t-il.
Toutefois, conjoncture oblige, cette frange de la société algérienne est actuellement convoitée par les agences immobilières de certains pays européens, dont l'économie a été déstructurée par la crise des " subprimes " de l'année 2008. L'Espagne, pour ne citer que ce cas, s'avère être une véritable aubaine pour cette catégorie de salariés. Après l'éclatement de la bulle immobilière dans ce pays Ibérique, des centaines de milliers de citoyens espagnols, surendettés, se sont vu expulsés de leurs maisons ; lesquelles sont récupérées par les banques créditrices. Ces même banques activant avec des agences immobilières, se sont, dès lors, mises à la recherche d'une éventuelle clientèle qui pourrait sauver la mise en achetant ce patrimoine immobilier évalué, par les experts, à plus d'un millions d'unités. Et comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit l'adage, la classe moyenne algérienne se trouve privilégiée de par la " propreté " du capital qu'elle propose, justifié par  les états de salaires. La conformité des som-mes d'argent proposées par les cadres algériens avec les postes d'emploi qu'ils occupent, ne présente aucun obstacle d'ordre juridique chez les banques ibériques ; contrairement aux blanchisseurs d'argent, alléchés par l'offre, mais incapables de défendre la source de leurs avoirs.       
Source Les Débats Azouaou Mahrez
Le Pèlerin  
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 09:07
Algérie - Les réserves de change algériennes placées à l’étranger menacées ?
reserves de change en dollars
Les pays développés connaissent une crise d’endettement sans précédent, la crise mondiale enclenchée depuis 2007/2008, malgré une légère reprise, n‘étant pas terminée. Cela a-t-il un impact sur les placements algériens à l’étranger ? Tel est l’objet de cette brève présentation.
Les réserves de change algériens estimées à 190 milliards de dollars non compris les 173 tonnes de réserves d’or.
1.- La stabilité financière dans le monde reste sous la menace d'un changement de cap de la politique monétaire aux Etats-Unis et de l'endettement massif des pays riches, a estimé le FMI le 09 octobre 2013 à Washington dans son rapport pour 2014 suggérant pour la première fois de faire contribuer les plus fortunés et les multinationales à la réduction des déficits. Le Fonds monétaire international prévoit un endettement record des pays riches en 2014 en estimant environ 4.500 milliards de dollars d'avoirs dissimulés par des particuliers dans des paradis fiscaux. En moyenne, la dette publique des pays développés devrait atteindre le "pic historique" de 110% de leur produit intérieur brut (PIB) en 2014, soit plus de 75.000 milliards de dollars à prix constant 2011, soit 35 points de plus qu'en 2007, selon le FMI dans son récent rapport. Le Japon aurait un ratio de dette/PIB de 242,3% suivi par la Grèce (174%), l'Italie (133,1%) et le Portugal (125,3%). Les Etats-Unis, devraient eux voir leur endettement progresser à 107,3% de leur PIB en 2014 et la France à 94,8%. La Chine aurait un ratio d'endettement de 20,9%. Encore que les pays du BRICS – la nouvelle coordination politique entre le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et aussi l’Afrique du Sud, fortement connectés à l’économie mondiale, connaissent une relative récession et un retour à l’inflation depuis 2012. Ces ratios alarmants avec la récente expérience américaine suscitent de véritables inquiétudes sur l’avenir de l’économie mondiale.
Les pays développés replongeront en récession si les Etats-Unis ne parviennent pas à relever le plafond légal de leur dette, avait estimé le 16 octobre 2013 l'OCDE, qui regroupe les 34 Etats les plus industrialisés du globe. "Si le plafond de la paralysait l'Etat fédéral depuis plus de deux semaines et relevant par la même occasion le plafond de la dette, évalué à 16700 milliards de dollars le 16 octobre 2013. Rappelons que les plus gros placements en bons de trésor américains sont effectués actuellement dette n'est pas relevé --ou mieux, supprimé, nos estimations suggèrent que la zone couverte par l'OCDE retombera en récession l'année prochaine tandis que les pays émergents connaîtront un ralentissement brutal", avait averti le secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques, Angel Gurria. Cependant, il ne fallait pas être un grand expert financier pour prévoir que les démocrates et républicains allient s’entendre sur un minimum pour éviter le défaut de paiement des USA puisque le Congrès américain a finalement abouti à un accord, mettant un terme aushutdown qui par la Chine et qu’un retrait entraînerait une chute vertigineuse du dollar en déclin Au plus tard en 2016, le commerce mondial s’organisera de manière équilibrée autour des trois devises que sont le dollar (qui représenterait plus que 35-40% des transactions mondiales, contre 80% en 2008 ), l’euro (30-35%) et le yuan (10%)», selon une analyse récente du Laboratoire européen d’anticipation politique (LEAP).Et tout dépendra de l’attitude des pays du BRICS vis à vis du dollar US. Se pose cette question : quel impact pour l’Algérie ?
2.- Certes il faut déplorer le manque de communication sur le rendement réel des réserves de change algériens (190 milliards de dollars non compris les 173 tonnes de réserves d’or) tenant compte de l’inflation mondiale, des différentes opportunités de l’utilisation de ces réserves : fonds souverains, investissement tant local qu’à l’étranger, placements dans des banques centrales ou au niveau de banques internationales cotées dites AAA, ou encore laisser les hydrocarbures sous terre afin d’éviter l’épuisement car ces réserves ont été dues essentiellement aux exportations d’hydrocarbures, l’économie algérienne étant mono-exportatrice. C’est tout un débat national, car propriété de toute la population algérienne, qu’il s ‘agit d’initier sans passions. L’Algérie a placé environ 86% de ses réserves à l’étranger 98% depuis 2010 garantis par les Etats. Mais ce taux était inférieur, une partie avait été placé dans des banques internationales cotées AAA dont certaines ont fait faillite. L’Algérie a-t-elle été concernée ? Au sein de cette masse, plus de 45% des réserves sont placées en bons de trésor américains, 45% en obligations européennes avec un taux fixe de 3% avant 2011 selon le gouverneur de la banque d’Algérie ayant engendré une recette de 4,7 milliards de dollars, mais ayant connu une baisse entre 2012/2013 fluctuant entre 2 et 2,25%. Le reste est placé en autres monnaies (livre sterling- yen japonais) et en droit de tirages spéciaux (DTS) auprès du FMI d’un montant de près de 9 milliards de dollars y compris le prêt de 5 milliards de dollars à un taux inférieur à 1%. Une très crise d’endettement aux USA déprécie certes la valeur de ces bons, en fonction de la durée du placement. Mais il faudra être également attentif également au rendement des placements en obligations européennes dont le montant est presque équivalent. On peut discuter donc de l’opportunité des placements en Algérie. Mais je dois souligner qu’elles sont garantis tant par les Etats que par le FMI, sauf faillite généralisée de la première puissance économique mondiale et par voie de conséquence de l’économie européenne représentant à eux deux en 2012, plus de 45% du produit intérieur brut, 25% pour l’union européenne pour une population de 500 millions et 20% pour les USA pour une population ne dépassant pas 400 millions sur 7 milliards d’habitants au niveau de notre planète. Le taux est de plus de 50% du PIB mondial si l’on inclut le Japon. En effet, en 2012 les plus gros contributeurs au PIB mondial sont l’Union européenne qui forme un quart du PIB mondial, les États-Unis, un cinquième du PIB mondial et la Chine, 10 % du PIB mondial. Je précise qu’existe tout un débat pour dépasser cet indicateur du PIB, pouvant avoir un fort taux de croissance avec paradoxalement un niveau élevé de pauvreté et de chômage, l’indice de développement humain (IRH) incluant l’éducation de la santé, complété par la répartition du revenu et du modèle de consommation par couches sociales, étant un indicateur plus objectif.
3.- Aussi, évitons tant toute autosatisfaction source de névrose collective mais également toute sinistrose, que l’Algérie allait perdre la majorité de ses placements, environ 90 milliards de dollars aux USA, qui est pour l’instant une utopie à moins d’une déflagration de l’économie mondiale qui emporterait toute l’économie algérienne dont 98% de ses recettes en devises proviennent des hydrocarbures connectés à la croissance de l’économie mondiale. Comme cette déclaration euphorique où sans donner la structuration tant par catégories socio professionnelles que par secteurs, (souvent désherber ou faire et refaire les trottoirs), des emplois permanents ou d ‘une durée très limitée, devant différencier les emplois créateur de valeur ajoutée, de ceux non créateur de valeur qui bénéficiant d’un transfert de rente, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale lors du colloque récent Marseille le 06 octobre 2013, a déclaré je le cite : "Depuis 2008, Algérie a permis la création d’une moyenne de 700.000 emplois/an, soit environ 4 millions de postes depuis cinq ans". Or, Le premier ministre Abdelmalek Sellal en affirmant devant la Tripartie le 10 octobre 2013 que les emplois existants sont créés surtout par la dépense publique et que cela ne peut continuer nuance fortement ces propos idylliques (voir-AFP du 24/10/2013- (1). Les étrangers ont dû rêver face à la crise mondiale qui touche leurs pays avec un taux de chômage inégalée, ont du se demander comment l’Algérie a pu réaliser ces recettes miracles qui contredisent toutes les lois économiques et sourire face à ces contrevérités, pour ne pas contredire un officiel algérien. Ayant assisté à de nombreux séminaires internationaux en présence de ministres en fonction des pays en voie de développement, j’ai pu constater toujours, bien que défendant les intérêts de leurs pays, ils l’ont fait avec intelligence. Encore des effets d’annonce déconnectés de la réalité (1). En effet, tant au niveau international qu’au niveau local, les étrangers et les Algériens connaissent parfaitement la réalité. Comment peut-on affirmer ce nombre impressionnant alors que le taux d’emploi est fonction de la croissance du tissu productif lui-même fonction de la dynamique de l’entreprise, taux approchant celui de la croissance de la population active ne créant pas des emplois fictifs par décrets ou en majorité dans l’administration via la dépense publique. C’est que le tissu industriel algérien actuel, sur lequel le gouvernement souhaite fonder la relance économique est en réalité insignifiant, la part du secteur industriel étant de moins de 5% dans le produit intérieur brut. Il s’agira de livrer périodiquement à l’opinion publique des informations transparentes, avec des messages simples et clairs afin d’éviter toute dénaturation, la manière dont on gère les fonds publics renvoyant à l’urgence d’un Etat de droit, devant dépasser cette mentalité bureaucratique du secret de polichinelle. L’objectif stratégique est de bien utiliser ces réserves de change, richesse artificielle, qui ne sont qu’un moyen de développement- la thésaurisation comme acte de précaution n’ayant jamais créé de richesses- d’éviter de dépenser sans compter pour des raisons de prestige ou de distribution de revenus sans contreparties productives.
Les actuelles entreprises étatiques étant souvent obsolescentes expliquant le peu d‘effets des assainissements répétées de plus de 50 milliards de dollars entre 1971/2012, 70% étant revenues à la case de départ, à l’image où l’on déverse de l’eau dans un réservoir troué, il s’agira de promouvoir de nouveaux projets à valeur ajoutée , au sein de grands ensembles économiques, les espaces euro-méditerranéens et euro-africains par l’intégration de l’Afrique du Nord, pont entre l’Europe et le continent Afrique, condition d’atténuation des tensions sociales au niveau du continent. Cela doit s’inscrire forcément dans le cadre des filières internationalisées, permettant à l’Algérie de s’insérer harmonieusement au sein des nouvelles mutations économiques mondiales, grâce à une transition maîtrisée par l’Etat régulateur, stratégique en économie de marché. 
 (1) Interview du professeur Abderrahmane Mebtoul à l’agence France presse – AFP- 14 octobre 2013: "l’Algérie peine à remédier au chômage des jeunes"
Source Le Matin Dz Abderrahmane Mebtoul,
Professeur des universités
Le Pèlerin
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 16:11
Economie - Pétrole : les cours se replient
petrole algerie nord
Les prix du pétrole reculaient, hier, en cours d’échanges européens, les investisseurs s’attendant à une nouvelle forte hausse des stocks de brut aux Etats-Unis, premier consommateur mondial d’or noir.
Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 109,34 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 64 cents par rapport à la clôture de mardi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance perdait 1,09 dollar, à 97,21 dollars, après avoir atteint 97,10 dollars, un plus bas depuis le 1er juillet dernier. Le département américain à l’Energie (DoE), qui reprend son calendrier  habituel après avoir été paralysé par la crise budgétaire aux Etats-Unis, devait donner hier le niveau officiel des stocks pétroliers aux Etats-Unis lors de la semaine terminée le 18 octobre.
Selon les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires, les réserves de brut auraient augmenté de 1,7 million de barils tandis que les stocks d’essence et de produits distillés (dont le fuel de chauffage et le gazole) auraient diminué de respectivement 100 000 barils et 1,1 million  de barils. Mais l’association professionnelle API, qui a publié mardi ses propres statistiques, a fait état d’une plus forte hausse des stocks de brut de 3 millions de barils. De plus, «des chiffres sur l’emploi américain plus faibles qu’attendu ont éveillé les craintes sur la demande» énergétique dans le premier consommateur de pétrole au monde, expliquaient les analystes.
L’économie américaine a créé 148 000 emplois en septembre, alors que les analystes s’attendaient à 180 000 postes supplémentaires. Et après la publication de ces chiffres mitigés mardi, la Maison-Blanche a affirmé que la paralysie de l’Etat fédéral en octobre empêcherait la création de 120 000 emplois aux Etats-Unis.
Source El Watan APS
Le Pèlerin
 
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 15:45
Elle investit les secteurs du textile, de l'industrie et du médicament en Algérie
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La France demeure le 1er fournisseur de l'Algérie avec plus de 6 milliards de dollars
Niche économique en jachère depuis le début des années 1990 avec «l'invasion de la friperie chinoise», l'industrie du textile offre des potentialités insoupçonnées.
«Les Etats-Unis d'Amérique ne seront jamais le premier partenaire commercial et économique de l'Algérie», a tranché sec, un diplomate américain expliquant ce fait par des raisons géographiques et culturelles. Ce qui n'est pas vrai, par ailleurs, puisque dans l'agenda de l 'Oncle Sam, l'Afrique du Nord dont fait partie l'Algérie est une plate-bande de la France. Entre puissants, on s'entend, on ne broute pas dans les mêmes prairies. C'est donc la France qui «comble le vide». Sans grand tapage médiatique, les entreprises françaises entament une véritable offensive en Algérie. Elle investit les secteurs du textile, de l'industrie et du médicament. Hier, lors du colloque sur les nouvelles technologies pour l'industrie du textile organisé par UbiFrance à Alger, les entreprises françaises ont étalé leur savoir-faire dans le domaine des machines industrielles destinées au secteur du textile et exprimé leur désir de nouer des partenariats avec les entreprises algériennes de confection. Niche économique en jachère depuis le début des années 1990 avec «l'invasion de la friperie chinoise», l'industrie du textile offre pourtant des potentialités insoupçonnées en Algérie. Une main-d’œuvre très peu coûteuse, une proximité avec le marché européen, un marché interne florissant et de grandes perspectives pour une industrie synthétique à base d'hydrocarbures.
Selon des estimations établies par des industriels, la capacité de production oscille entre 20 et 25 millions de mètres linéaires/an, alors que la demande globale est évaluée à 200 millions de mètres linéaires/an. Ce qui doit donner des ailes aux entreprises françaises. Le même engouement a été constaté dans le secteur du médicament. Toujours en pointe, UbiFrance a orienté les entreprises françaises vers le secteur de l'industrie pharmaceutique en Algérie.
Aussi, cet organisme, très actif, a organisé un colloque en septembre 2012 sur le marché pharmaceutique algérien. «Ce marché repose à près de 70% sur les importations; ces dernières ont sensiblement augmenté (0.8%) par rapport à 2009. Les autorités algériennes cherchent depuis quelques années, à réduire la facture d'importation en favorisant la promotion du médicament générique produit localement», lit-on dans l'annonce au colloque qui a été organisé d'ailleurs en septembre 2012. Un an plus tard, Sanofi investit le marché Algérie. God Job pour UbiFrance! En effet, à la fin de septembre dernier, le laboratoire français Sanofi a entamé les travaux de construction de sa nouvelle usine de médicaments en Algérie.
Implantée sur une superficie de 6,6 hectares au sein du pôle pharmaceutique et biotechnologique de la ville de Sidi Abdellah, cet investissement, le plus grand de la firme française en Afrique a été estimé à 70 millions d'euros. Le site industriel, dont la mise en exploitation est prévue pour 2017, devrait avoir une capacité de production et de distribution de 100 millions d'unités par an, soit environ 80% des volumes distribués par Sanofi en Algérie.
Objet de toutes les polémiques, le marché du médicament est estimé bon an mal an à 1 milliard de dollars. Au plan industriel, la domination française est incontestable. Du marché automobile avec l'usine de fabrication de véhicules Renault à Oran et le marché juteux des transports, notamment dans les tramways. Cette dynamique a connu un réel ressort depuis la visite du président François Hollande, en décembre 2012 en Algérie, sous le sceau d'un «nouvel âge et une continuité». Les deux pays ont convenu alors de dynamiser leurs relations économiques par le biais de partenariats interentreprises de type gagnant-gagnant.
Les 430 entreprises françaises présentes en Algérie emploient plus de 35.000 personnes sans compter les emplois indirects. La France demeure le 1er fournisseur de l'Algérie avec plus de 6 milliards de dollars et son 4e client avec près de 5 milliards de dollars, selon les chiffres des Douanes algériennes. Cependant, les experts économiques estiment que les deux pays sont loin des objectifs. La raison? Beaucoup de contraintes dont le fléau bureaucratique de l'administration algérienne qui étouffe d'abord les Algériens eux-mêmes.
Source L’Expression Brahim Takheroubt
Le Pèlerin
 
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 15:14
Elle entraînera de fortes hausses des prix
euro dinar 
La mesure était prévisible en raison notamment des lourdes dépenses à caractère populiste destinées au maintien de la paix sociale (soutien des prix, subventions, etc.).
Les prix des produits et services importés, qui avaient déjà subi de fortes hausses depuis l’instauration du crédit documentaire comme mode de paiement imposé à toutes les opérations d’importation, sont appelés à renchérir encore davantage durant les prochains mois. Outre les lourdes commissions que les importateurs doivent payer aux banquiers chargés de mettre en place les formalités de crédit documentaire, ils devront subir les dommages d’une dévaluation sans précédent du dinar, décidée en catimini par le Conseil de la monnaie et du crédit en juin 2013.
Cette décision, qui a commencé à prendre effet en juillet 2013 avec une dévaluation qui a subitement fait passer la valeur du dinar par rapport à l’euro de 98 à 102, s’est graduellement poursuivie pour atteindre, à la fin de ce mois d’octobre 2013, un record de dévaluation jamais atteint : un euro pour 112 DA. Cette baisse considérable de la parité du dinar par rapport aux devises fortes (10% en à peine 4 mois) se traduira fatalement par une hausse toute aussi conséquente des produits et services qui seront prochainement importés. Le pays important massivement toute une panoplie de produits, les Algériens devront donc se préparer à payer nettement plus cher, aussi bien les articles de consommation que les matières premières destinées aux usines. Seuls échapperont à ces hausses les produits soutenus par l’Etat au prix d’un plus lourd sacrifice budgétaire.
La forte dévaluation décidée par le Conseil de la monnaie et du crédit était en réalité prévisible, ne serait-ce qu’au regard de l’inflation qui a dangereusement bondi à la faveur des hausses massives de salaires octroyées à l’ensemble des travailleurs algériens, auxquelles se sont ajoutées de lourdes dépenses à caractère populiste destinées au maintien de la paix sociale (soutien des prix, subventions etc.). Un discours alarmiste sur le danger d’une telle situation et la nécessité d’y remédier au plus tôt au moyen d’une politique monétaire rigoureuse a été dispensé par le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque d’Algérie pour donner crédit à une éventuelle dévaluation du dinar, jugé trop fort par rapport à l’état général de notre économie. La pilule avait d’autant plus de chance d’être avalée qu’elle intervient dans un contexte de très forte dégradation de notre balance des paiements, causée comme on le sait par un net déclin des exportations d’hydrocarbures et des dépenses d’importation en constante hausse.
Les produits importés plus chers
Outre les effets induits par la dévaluation du dinar – la hausse des prix des produits et services importés – il faut s’attendre à ce que cette poussée inflationniste soit exacerbée par une importante augmentation de la demande intérieure générée par les massives augmentations de salaires, facilement octroyées ces derniers mois à une pléthore de fonctionnaires et de travailleurs du secteur public économique pour calmer un front social en ébullition. Le surcroît de pouvoir d’achat ainsi obtenu sera évidemment déversé sur le marché des biens de consommation, qui ne sera, à l’évidence, pas capable de répondre à une aussi forte et subite demande. La pénurie de certains produits déjà constatée a toutes les chances d’atteindre une gamme encore plus large de marchandises pour la simple raison que le crédit documentaire exige la disponibilité immédiate des moyens de paiement requis pour chaque transaction.
La forte dévaluation du dinar aura pour conséquence de réduire le pouvoir d’achat de produits étrangers dont pâtiront surtout les petits importateurs qui ne disposent pas d’un grand pouvoir de négociation avec leurs fournisseurs. Des baisses consistantes de prix sur les marchandises importées en mesure d’enrayer l’effet de la dévaluation du dinar ne sont donc pas à espérer. Ce sont ainsi de sérieuses pertes de pouvoir d’achat que les importateurs vont subir du fait de ce nouvel effondrement de la parité du dinar. Des pertes que ces derniers se dépêcheront, évidemment, de compenser en vendant plus cher les produits importés.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets – hausses des prix sur les marchés internationaux, explosion de la demande de devises sur le marché parallèle et tension sur la demande intérieure de produits de consommation résultant des augmentations de salaires – les prix des marchandises et services importés (à l’exception de ceux soutenus par l’Etat) vont désormais s’inscrire dans une logique de hausse pouvant atteindre des niveaux insoupçonnés. Les bénéficiaires d’augmentations de salaire se verront ainsi reprendre d’une main les avantages que l’on leur avait octroyés d’une autre.
Source El Watan Nordine Grim
Le Pèlerin
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