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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:16

Algérie - Sonatrach, BP, Statoil et JGC montent une alliance à 213 millions de dollars

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Un contrat d’association a été signé aujourd’hui au siège de Sonatrach entre la compagnie nationale, la compagnie britannique BP, la norvégienne Statoil et la japonaise JGC pour la construction d’un centre de compression destiné à stimuler les gisements gaziers d’In Amenas.

Le groupement Sonatrach, BP et Statoil s’allie à la nippone JGC pour la construction d’un centre de compression destiné à «booster» les gisements de gaz d’In Amenas dans le bassin d’Illizi dans le sud-est algérien, en maintenant leur production à huit milliards de mètres cubes de gaz par an sur une période de douze ans.

Le contrat d’association de 213 millions de dollars a été signé aujourd’hui au siège de Sonatrach à Alger. Il comprend la mise en place de deux lignes de compression d’une capacité de 29,7 millions de mètres cubes par jour, installées en amont de l’usine de traitement de gaz ainsi que des équipements auxiliaires. Ce projet entre dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement des champs gaziers d’In Amenas, exploités en association avec la compagnie norvégienne Statoil et la britannique BP. Il vise également à faire produire trois autres «gisements satellites» : à savoir ceux de Hassi Farida, Hassi O. Abecheu et d’Ouan Taredert.

Ce contrat a été conclu après avis appel d’offres lancé en mars 2010 et auquel avaient participé onze entreprises étrangères. Présent à cette cérémonie, Reda Rezoug, manager à Statoil, a affirmé que «les gisements d’In Amenas sont – et le terme n’est pas assez fort – un projet de classe mondiale». Par ailleurs, il a indiqué que Statoil a investi cinq cent millions de dollars dans les projets gaziers d’In Salah et d’In Amenas et que le total des investissements de la compagnie en Algérie s’élève à trois milliards de dollars.

Statoil dispose depuis 2004 d’un bureau de liaison en Algérie. C’est une société norvégienne à capitaux publics qui s’est ouverte, depuis les dernières années, au privé. Cette société a marqué son entrée dans le secteur des hydrocarbures en Algérie par l’acquisition de 50% des parts de BP dans le gisement gazier d’In Salah. Un gisement que Statoil et ses deux partenaires (Sonatrach et BP) entendent développer davantage, ce pourquoi les trois associés avaient d’ailleurs signé, le 11 avril dernier, un contrat de 1,185 milliard de dollars. Des perspectives intéressantes qui font dire au représentant de la compagnie norvégienne que les engagements de Statoil en Algérie sont «irrévocables».

Source maghrebemergent.info

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:13

Algérie - Augmentation de 80 % des indemnités des sages-femmes (FNTS)

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Les sages-femmes bénéficieront d’une augmentation “considérable” de leurs indemnités de l’ordre de 80 %, a indiqué jeudi à Alger le secrétaire général de la fédération nationale des travailleurs de la santé (FNTS), M. Réouabia Salah.

“Cette augmentation sera à effet rétroactive à partir de 2008 et sera appliquée à partir de juin prochain”, a précisé M. Réouabia lors d’une rencontre à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la sage-femme organisée par l’Union nationale des sages-femmes algériennes (UNSFA). Le secrétaire général de la FNTS a ajouté que le régime indemnitaire des sages-femmes sera émis avant le 25 mai et que selon ses estimations “le taux d’augmentation atteindrait les 80%”. La présidente de l’UNSFA, Mme Akila Guerrouche, a exprimé, pour sa part, sa satisfaction pour ce nouveau régime indemnitaire qu’elle a qualifié de “spécifique”.

Source Algérie 360

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:07

 Algérie - Diabète : une progression inquiétante - 3 millions d’Algériens atteints

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«Ce sont des chiffres effrayants», s’est alarmé le président de la commission santé, affaires sociales, travail et formation professionnelle, à l’APN. Abdelkader Belkacem Kouadri, qui intervenait, hier, lors de la journée parlementaire sur le diabète, organisée à l’Assemblée populaire nationale, dira que, selon les prévisions, le nombre de diabétiques devrait atteindre les 4,2 millions en 2025.
Il a signalé qu’entre 30 et 40% d’entre eux souffrent d’une insuffisance rénale, 70 % d’hypertension artérielle (HTA) et 75 % de maladies cardiaques. Il ajoutera que 30% des diabétiques ont le pied diabétique, 50% d’entre eux ont été amputés durant les cinq dernières années. La moitié ont été amputés des deux membres inférieurs. M. Kouadri note, également, que, selon les statistiques, le nombre d'amputés en Algérie se situe entre 7 800 et 13 000 par an. Le coût du traitement antidiabétique par patient est de
350 000 à 900 000 DA.
Le représentant du ministère de la Santé, Mohamed Belhadj, a, de son côté, fait un état des lieux sur le diabète en Algérie. C’est une véritable maladie de santé publique qui touche la population âgée entre 25 et 45 ans, a-t-il indiqué. Elle progresse rapidement, surtout dans les pays en voie de développement.
Cela nécessite des moyens de prévention primaire. En gros, il estime que la prise en charge du diabète en Algérie pose plus un problème d’organisation que de moyens matériels. Il existe un déficit en personnel de santé spécialisé dans la prise en charge de cette maladie (diététiciens,
podologues …), a-t-il relevé. Evoquant la stratégie nationale de lutte contre le diabète, le Dr Djamila Nadir a indiqué que la progression de cette maladie est inquiétante dans le monde et en Algérie.
Les recommandations ont porté sur la généralisation du dépistage au niveau des établissements publics de proximité, et ce, pour retarder le poids des complications, garantir à tous les diabétiques les soins de qualité, agir sur les causes (obésité, tabac, alcool...).
D’autres mesures s’imposent également, telles que : la sensibilisation des citoyens contre les facteurs de risque, la sensibilisation sanitaire et alimentaire, la disponibilité du médicament pour les malades assurés et non assurés, le suivi périodique du malade afin d’éviter toute complication possible…
Pour le Pr Slimane Khlafa, qui a abordé le diabète sucré, ses causes et ses complications, le taux de sucre dans le sang a jeun et entre les repas varie entre 0,80 et 1,10 g, pendant les repas, il augmente sans dépasser 1,40 g pour revenir à la normale au bout de 2 heures . Le diabète de type 1, le moins fréquent (10 % des diabétiques) touche l’enfant, l’adolescent et l’adulte de moins de 30 ans, tandis que le diabète de type 2, le plus fréquent, touche l’adulte à partir de 35-40 ans.
Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 06:01

Algérie-UE : Alger a décidé de réviser le démantèlement douanier en raison d’un déséquilibre

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Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a souligné, hier, à Alger que le gouvernement algérien a décidé de réviser le démantèlement douanier prévu dans l’accord d’association avec l’Union européenne (UE) en raison d’un déséquilibre dans les échanges commerciaux hors hydrocarbures à l’avantage de la partie européenne.

Le gouvernement «a décidé de réviser le calendrier du démantèlement douanier pour les produits industriels, ainsi que les avantages préférentiels dont bénéficient les produits agricoles et agroalimentaires» afin de limiter les effets négatifs induits par le démantèlement douanier, a précisé le ministre lors d’une séance plénière au Conseil de la nation consacrée aux questions orales. La partie algérienne a effectué «trois rounds de négociations avec la partie européenne pour faire passer les propositions algériennes visant à prendre des mesures exceptionnelles pour protéger les secteurs agricole et industriel de la concurrence et accorder un délai suffisant, soit jusqu’en 2020, pour leur mise à niveau», a-t-il souligné. L’Algérie, a-t-il ajouté, a demandé l’application d’une procédure permettant  au partenaire de recourir à des mesures préventives pendant une période de cinq ans, en plus de trois ans d’exonération, afin que nos entreprises puissent être prêtes à concurrencer leurs homologues européennes.

Dans le cadre de la révision demandée par l’Algérie, la date d’entrée en vigueur de la zone de libre-échange entre les deux parties, prévue initialement en 2017, sera repoussée à 2020, a précisé le ministre. Concernant les échanges algéro-européens, les importations de l’Algérie en provenance de l’UE sont passées de 11,2 milliards de dollars en 2005 à 20,6  milliards en 2010, a indiqué M. Benbada. Au plan financier, le démantèlement douanier a coûté au Trésor public près de 2,5 milliards de dollars depuis l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’UE, a fait savoir le ministre. L’Algérie veille à ce que l’accord d’association «consacre des intérêts mutuels» entre les deux parties, a affirmé le ministre, mettant en exergue «la volonté politique de l’Algérie de faire de l’accord d’association un outil de coopération et de soutien à l’intégration économique entre les deux parties». M. Benbada a, par ailleurs, souligné que la partie algérienne avait également bénéficié, dans le cadre de l’accord, de plusieurs programmes de mise à niveau au profit des entreprises économiques et d’assistance technique au profit du secteur industriel national.

Source El Watan APS

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 05:56

Algérie - Le dernier coup d’Etat

CNCD Ali Yahia Abdennour

Une polémique s’est instaurée dans la presse au sujet des dernières déclarations de maître Ali Yahia Abdennour au sujet de l’état de santé du Président et du rôle de l’armée par rapport à cette situation.

Le président d’honneur de la LADDH a suggéré que l’armée tire les conséquences de l’impotence du chef de l’Etat. Beaucoup d’observateurs ont jugé ces propos comme un appel à un putsch et comme une violation de la légalité constitutionnelle. Il me semble qu’à ce sujet, il y a des confusions à éviter pour mettre le débat et ses enjeux dans leur contexte historique et politique. La légalité impose d’obéir au pouvoir en place. Lorsque l’armée tunisienne a refusé de tirer sur les jeunes qui manifestaient, elle a désobéi à Ben Ali, chef légal de la Tunisie. En désobéissant, l’armée tunisienne a violé la légalité. Idem pour l’armée égytienne qui a refusé les ordres de Moubarak. Faire appel en Algérie à l’armée pour déposer un président malade et incapable de faire face à la situation n’est pas un appel à un coup d’Etat pour la simple raison que l’expression «coup d’Etat» n’a de sens que dans le cadre de la violation de l’ordre constitutionnel d’un Etat de droit. Or, l’Algérie n’est pas un Etat de droit et, pour des raisons historiques, elle est dans le coup d’Etat permanent depuis l’indépendance.

Si l’histoire se faisait de manière rationnelle, l’armée devrait intervenir, une dernière fois, pour mettre fin au coup d’Etat permanent institué depuis 1962 avec le renversement du GPRA. Juillet 1962, juin 1965, décembre 1978, janvier 1992, septembre 1998 sont autant de dates qui indiquent que l’armée exerce une tutelle sur l’Etat en désignant le président, cela s’appelle «coup d’Etat permanent». Faire appel à l’armée pour une rupture du coup d’Etat permanent n’est pas un appel à un putsch, mais au contraire, une tentative de débloquer la crise née du renversement du GPRA et aussi de la volonté de l’armée de se substituer au corps électoral exerçant en son nom la souveraineté. Pour comprendre cette situation, il faut revenir sur la formation historique du système politique algérien et sur les concepts de légalité et de légitimité.

L’Etat algérien a été créé par l’ALN, dont a hérité formellement l’ANP qui ne voulait pas que, par le jeu constitutionnel, cet Etat tombe entre les mains de courants politiques antipopulaires. C’est pourquoi, l’armée s’est appelée nationale et populaire pour signifier qu’elle n’est pas une institution politiquement neutre. Croyant bien faire, elle a mis sous tutelle l’Etat indépendant pour qu’il soit au service du peuple. Cette position, partagée largement par de nombreux anciens maquisards et nationalistes des années 1950 et 1960, exprime les limites idéologiques du mouvement national. Ces limites appartiennent à l’histoire et la société algérienne ne pouvait transcender ses capacités culturelles pour donner naissance à un Etat de droit. Il est vrai qu’il y a eu des nationalistes qui ont attiré le danger sur les pièges du populisme qui a investi l’armée du pouvoir souverain, mais ils n’ont pas été écoutés et ont été emprisonnés ou exilés. Ce sont, entre autres, Hocine Aït Ahmed, Ferhat Abbas et le commandant Moussa. Leur défaut est d’avoir été en avance sur leur société. Cinquante ans après, malheureusement, l’histoire leur a donné raison.

Dans les années qui ont suivi l’indépendance, la légalité avait pour fondement la légitimité historique incarnée par le Bureau politique du FLN et ensuite par le Conseil de la révolution. Même reposant sur le système du parti unique, le régime à l’époque avait une cohérence politico-idéologique en rapport avec l’histoire. Mais avec le déclin de la légitimité historique (renouvellement des générations et disparition des officiers issus des maquis), la légalité a reposé sur les institutions depuis Chadli Bendjedid, élu et réélu dans le cadre de la fiction du système du parti unique. Cette fiction a volé en éclats en octobre 1988 qui a montré que le FLN n’était pas un parti, mais une annexe de l’administration chargée de gérer la rente symbolique souvent au profit du régime et parfois au profit de ses employés.
Une nouvelle Constitution a vu le jour et le multipartisme a été légalisé. Malheureusement, la Constitution de 1989 n’est pas arrivée à mettre fin au coup d’Etat permanent. Le commandement militaire de l’époque a pensé manipuler les partis pour demeurer la source du pouvoir. Cela a mené au coup d’Etat de janvier 1992 qui a brutalement violé, encore une fois, la légalité. A ce niveau, il faut nous demander qu’est-ce que la légalité et par qui est-elle produite ?

La légalité est le cadre politicio-juridique que se donne un pouvoir pour légitimer les rapports d’autorité par lesquels il se reproduit. Un pouvoir, dès lors qu’il existe, est légal même s’il lui manque la légitimité populaire. Une dictature militaire crée sa propre légalité. Le pouvoir en Algérie est légal du fait qu’il existe et il se donne depuis 1989 pour fondement la légitimité électorale. Le problème, c’est que les élections sont truquées et les campagnes électorales sont à sens unique. Le régime algérien ne survit que grâce au coup d’Etat permanent. Tout système de pouvoir produit sa légalité, c’est-à-dire, il établit des règles qui légitiment les rapports d’autorité. Or en Algérie, la légalité produite par le régime est à géométrie variable puisqu’elle n’est invoquée que pour neutraliser l’opposition. Le pouvoir a toujours violé sa propre légalité, à commencer par l’annulation des élections de décembre 1991, la démission forcée de Chadli Bendjedid, celle de Liamine Zeroual, la modification de la Constitution pour permettre le 3e mandat de Bouteflika. Les activités du DRS pour museler la société civile sont anticonstitutionnelles et donc illégales.

Par conséquent, demander à l’armée de violer – pour la dernière fois – la légalité illégitime pour sauver le pays d’un tsunami politique, ce n’est pas appeler à un putsch. L’armée a des responsabilités historiques : elle a créé cet Etat, et depuis l’indépendance, elle a refusé qu’il devienne un Etat de droit de peur qu’il échappe à son contrôle. Pour se racheter, pour se réconcilier avec le peuple, elle doit faire le dernier coup d’Etat pour mettre fin au coup d’Etat permanent et pour aider, comme en Egypte, la transition démocratique. C’est la moindre des choses qu’elle doit à ce peuple. Carl Schmitt, philosophe allemand, qui a beaucoup écrit sur la légalité et la légitimité, explique qu’il y a des moments où, face à un danger imminent, le souverain viole sa propre légalité dans une situation d’exception. Pour des raisons historiques, l’Etat algérien est dans une situation d’exception depuis sa naissance.

Pour éviter une confrontation violente avec la population – car l’Algérie n’est pas à l’abri de la fièvre démocratique qui s’est emparée de la région – l’armée devrait mettre fin à la situation d’exception héritée du passé et permettre à un Conseil de transition d’organiser des élections dans un délai de six mois à un an, des élections libres ouvertes à toutes les sensibilités de la société. L’objectif est de créer une nouvelle légalité reposant sur la légitimité populaire. Le dernier coup d’Etat mettra fin à la mystique populiste qui érige l’armée en souverain.  
Les générations nées après l’indépendance sont attachées à leur armée, car elles savent que leurs parents ont souffert pour la créer durant la guerre de Libération nationale. Elle est le seul acquis tangible du mouvement de libération nationale. C’est aux officiers du commandement militaire de montrer qu’ils sont avec leur peuple en prenant deux décisions : la destitution de Bouteflika pour maladie et incompétence, et la dissolution du DRS pour activités illégales.

Source El Watan Lahouari Addi

Professeur des universités

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 05:52

Algérie: le livre de Benchicou a reçu le feu vert pour publication

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Le dernier roman du journaliste et écrivain   Mohamed Benchicou "Le Mensonge de Dieu" a reçu jeudi l'autorisation de publication en Algérie, après une polémique déclenchée dans son pays sur sa  parution, a annoncé le responsable de la maison d'édition Koukou,    Arezki Aït Larbi, dans une déclaration à l'AFP.      

"Le livre va pouvoir être publié. On m'a envoyé le numéro ISBN il n'y a pas une heure", a-t-il expliqué tout en regrettant que l'affaire ait provoqué un tel "tapage sur la place publique".  "J'étais décidé à attendre quelques jours puis à saisir le tribunal, a-t-il dit, expliquant que "l'interdiction d'un livre est du ressort de la justice et non de la Bibliothèque nationale".     

Ainsi, "Le mensonge de Dieu", sera publié en Algérie sous le titre "La ruse de   Dieu", son titre original selon M. Arezki.  Ce livre est un roman de 650 pages, une  grande fresque romanesque relatant les destins croisés d'une famille de combattants et qui entraîne le lecteur sur les traces du peuple algérien de 1870 à nos jours.    

Pour rappel, Mohamed Benchicou, qui n'en est pas à son premier roman, a été emprisonné pendant deux ans pour une affaire de fraude après la publication de son livre "Bouteflika: une imposture algérienne" en 2004.     

Source El Watan.com

Le Pèlerin

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 05:47

Karim Djoudi : le budget de l'Algérie est "soutenable jusqu'en 2014/2015"

gouvernement

 

"Dans nos projections, à moyen terme, le budget de l'Algérie est soutenable  jusqu'en 2014/2015", a déclaré Karim Djoudi à la presse en marge d'une séance  de questions orales au Conseil de la nation.  Selon le ministre des finances, "l'augmentation de la fiscalité non pétrolière  de plus de 20% ces dernières années, permettra d'atténuer l'impact sur le budget de fonctionnement".         

"Aujourd'hui, l'important pour nous, c'est de faire que la ressource  publique soit un levier de la croissance économique, de la création d'emplois  et pour un plus grand équilibre sur le plan social", a-t-il soutenu.   

Pour rappel, le projet de loi de finances complémentaire pour l'année 2011, adopté  lundi par le Conseil des ministres, prévoit une augmentation de 25% de la dépense publique qui va passer de 6.618 milliards (mds) de DA à 8.275 mds de DA.  

Le ministre explique cette augmentation par le besoin d'accompagner  en autorisations de programme et de crédits de paiements les décisions prises  par le Conseil des ministres en février dernier pour préserver le pouvoir d'achat  des citoyens, répondre à la demande particulière d'emplois de la jeunesse et  promouvoir davantage le développement de l'outil économique productif.                 

"La croissance de la dépense de fonctionnement est justifiée fondamentalement  par la constitution d'une provision complémentaire au titre de paiement des  régimes indemnitaires", a-t-il indiqué.         

Cette augmentation a été également rendue nécessaire, a-t-il poursuivi,  par "le besoin d'accompagner les décisions prises par le Conseil des ministres en février au bénéfice des jeunes pour favoriser la création d'emplois, soutenir  en termes de bonification des taux d'intérêts des crédits accordés dans le cadre  de l'aide à l'accès au logement, faciliter l'accès au financement et à la diversification des sources de financement".  

Source El Watan.com

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:06

Algérie - Session de la CEF de la FNTR - Les retraités menacent d’investir la rue

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Sages....Mais point trop n'en faut

 

Il y a moins d’une quinzaine de jours, les retraités ont menacé de sortir dans la rue «pour faire entendre leurs voix», à défaut d’un autre moyen de pression qu’ils ne possèdent plus : la grève. C’est ce qu’on a appris hier du rapport d’activité du secrétariat fédéral de la Fédération nationale des travailleurs retraités (FNTR-UGTA), dont les travaux de la première session ont eu lieu hier au siège de la Mutuelle des matériaux de construction de Zéralda.
Malgré une revalorisation annuelle qualifiée de «conséquente » qui est de l’ordre de 10%, annoncé le 1er-Mai par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, les retraités sont toujours en colère. Certes, le secrétaire général de l’UGTA a promis de prendre en charge les revendications des retraités, notamment la question relative au «règlement définitif du cas des pensionnés d’avant-1984», mais pour les retraités, «cela demeure insuffisant, eu égard à l’érosion du pouvoir d’achat, due à la flambée incontrôlable des prix de tous les produits de consommation». Le rapport d’activité lu à l’occasion est révélateur de la grande colère des retraités. «Aujourd’hui, ces citoyens (retraités, ndlr), au crépuscule de leur vie continuent d’être confrontés à un mur de silence de la part de nos partenaires sociaux. (…) Comment peut-on parler de pouvoir d’achat, quand 360 000 pensionnés perçoivent une retraite de moins de 10 000 DA, un chiffre représentant le seuil de pauvreté selon le Cnes, soit 25% des retraités quand on sait que les enfants n’ont pas tous pu trouver un emploi et qu’ils vivent aux crochets de leurs parents. (…) Au total, près de 945 000 sur 1 594 950 pensions, soit 60% de l’effectif de pensions de droit direct et indirect, sont inférieures au SNMG. Le montant mensuel moyen de la pension de retraite étant à peine 16 500.00 DA», lit-on dans ledit document. Face à cette situation qualifiée de «grave», les membres de la commission exécutive fédérale (CEF) de la FNTR tirent la sonnette d’alarme et interpellent les pouvoirs publics : «La colère de nos retraités est encore plus légitime quand de hauts responsables de la Sécurité sociale déclarent sur les ondes d’une chaîne de radio nationale que les retraités ont eu leur part en bénéficiant de 60% de revalorisation, et ce depuis l’an 2000. Ce responsable sait-il que ce taux est l’addition de revalorisation de 12 années, ce qui représente une augmentation annuelle de 5% par an, c'est-à-dire un gain mensuel variant entre 60 et 150 DA, pour plus de 70 % de pensionnées. Sait-il que ces retraités sont sortis à l’époque avec des salaires de base supérieure à 4 ou 5 fois le SNMG, qui était alors de 4 000 DA ? Il n’y a pas si longtemps, le prix d’achat d’un kilogramme de viande représentait deux heures de travail. Aujourd’hui, il faut le salaire de deux journées pour ce même kilo de viande. Le coût de la vie a été multiplié par cinq, tandis que la valeur du dinar a été dévaluée par 10», ajoute-ton. C’est dans cette optique que les membres de la CEF revendiquent «le relèvement des pensions et des allocations de retraite par l’attribution d’une pension de retraite minimum équivalent au montant du SNMG pour tout retraité percevant moins de 10 000 DA mensuellement et ayant travaillé 15 années au moins, l’actualisation de toutes les pensions supérieures à 15 000 DA, attribuées entre 1984 et 2005 par l’octroi d‘une augmentation de 30%, l’attribution d’une allocation minimum de retraite équivalent à un montant de 5 000 DA, la validation pour toutes les catégories de retraité au cours de laquelle ont été remplies les obligations du service national, l’octroi d’un même montant de la majoration pour conjoint à charge pour tous les retraités». En somme, la réunion d’hier mercredi se veut comme un cri de détresse voire un appel du pied aux hautes autorités du pays pour éviter «l’irréparable». Dans le cas contraire, les retraités, «toujours en colère», n’écartent aucune «éventualité pour faire entendre leurs voix».
Source Le Soir d’Algérie - Abder Bettache

Le Pèlerin

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:00

Algérie - Loi de finances complémentaire 2011 : La préservation du pouvoir d’achat, en point de mire

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Les pouvoirs publics maintiennent le cap du développement socio-économique à travers la loi de finances complémentaires 2011 adoptée ce lundi, en conseil des ministres, ces derniers ont consacré une importante augmentation des dépenses publiques, pour l'amélioration des conditions de vie du citoyen.

Selon ce projet de loi, la dépense publique va passer à 8.275 milliards de DA (équivalent de 115 milliards de dollars), contre 6.618 milliards de DA, prévus par la loi de finance initiale 2011, soit une augmentation de 25%. Les pouvoirs publics expliquent cette augmentation par le besoin d'accompagner en autorisation de programme et de crédits de paiements les décisions prises par le Conseil des ministres en février dernier pour préserver le pouvoir d'achat des citoyens, répondre à la demande particulière d'emplois de la jeunesse et promouvoir davantage le développement de l'outil économique productif.
Ces dépenses comprennent 400 mds de DA pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, et 178 mds de DA de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l'huile, du lait et de sucre, portant ainsi cette subvention de 93 mds de DA à 271 mds de DA pour l'année 2011.
La LFC 2011 prévoit aussi 139 mds de DA pour l'élargissement du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle des jeunes, l'augmentation du programme de travaux à haute intensité de main d'œuvre (Tup-imo) ainsi que l'augmentation du quota annuel de projets de micros investissements et les nouveaux avantages qui leurs sont accordés.
Pour le logement, le texte approuvé prévoit également des compléments de crédits de 897 mds de DA d'autorisations de programme pour la prise en charge des décisions liées à la politique publique de logement, dont le relèvement à la hausse du programme quinquennal de construction de logements sociaux qui passe de 800.000 à 1million d'unités, dont 410.000 logements seront lancés en avance.
L'enveloppe supplémentaire allouée au secteur du logement comporte aussi le relèvement du programme quinquennal d'aide aux logements ruraux qui passera de 700.000 à 900.000 unités ainsi que la réalisation de 50.000 logements promotionnels aidés (LPA) réservés aux jeunes. Des compléments de crédits de 67 mds de DA sont inscrits au titre de cette loi de finances complémentaire, destinés aux secteurs de l'industrie, de l'hydraulique, des travaux publics, du rail ainsi qu'aux programmes communaux de développement. Outre les dispositions de la LFC 2011, les deux derniers plans quinquennaux qui mobilisaient respectivement 17.500 milliards de DA et 21.214 mds de DA pour le développement socio-économique du pays traduisent, outre l’intérêt accordé à l'amélioration des conditions de vie de la population, l'aisance financière "appréciable" que l'Algérie investit résolument dans le développement économique et humain.

Source Horizons

Synthèse Karima Alloun.

Le Pèlerin

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 08:52

Renaître au printemps

greve enseignants

 

Puisque mai est tout en fleurs, les jeunes gens renaissent et multiplient les bonheurs.
Pour les gens âgés, en principe assagis par les expériences de la vie, ils se rappellent avec nostalgie leurs douces années printanières et essayent de transmettrent les riches enseignements du passé aux jeunes gens d'aujourd'hui jouissant peu du plein air campagnard durant cette saison symbolisant le renouveau et la renaissance ainsi que les rencontres amoureuses, l'éclosion de la vie, la gaieté, et toutes les voluptés liées a la floraison des idées fertiles.
Malheureusement, privés du bien-être moral, beaucoup de ces jeunes se retrouvent polarisés autour d'autres attraits et plaisirs, d'ordre matériel défoulant leurs multiples complexes existentiels refoulés, tels que le football, l'Internet, les jeux violents, la drogue pour ceux qui peuvent l'avoir, le gain immédiat, la luxure, etc., leur procurant un semblant d'apaisement individuel et collectif, genre feu de paille, qui, de plus, les engouffrent dans les attentes de jours meilleurs et les espoirs insensés car sans lendemains.
Ainsi, afin qu'ils puissent se décomprimer, ils n'hésiteraient nullement a saisirent les moindres occasions des mouvements de masse afin d'exprimer leur pathétique besoin de jouir tout autrement de la vie. A l'évidence, leur existence devient de plus en plus intenable et difficile a assumer pour cause des blocages générés par la mauvaise gouvernance de la part des régimes arabes, du golfe a l'Atlantique, par rapport a ceux des autres pays qui leur sont proches, ayant d'autres cas, situés en rive nord de la Méditerranée.

En plus, ces modes de gouvernance qualifiés de tiers-mondistes - au fait par rapport à quel critère d'ordre moral ? -, se comportant itérativement et excessivement pareils a des obsédés par le règne sans partage conjugué au culte de la personnalité , aiguillonnant les masses juvéniles d'aller, tête baissée, en direction des futilités et ennuis de la vie et, de ce fait, cela encourage lesdits régimes de régner a sens unique et, donc, créent , arbitrent et tempèrent, en même temps, les contradictions et ardeurs sociales et politiques afin de maintenir en l'état, et au profit de ceux multipliant les mystifications politicardes, les rapports de force ainsi bâtis autour des mythes insidieusement entretenus et propagés auprès des composantes d'un même peuple et entre les peuples arabes notamment les jeunes et leurs élites toutes générations confondues.
Durant plus d'un demi- siècle la plupart des régimes arabes n'ont cesse de mystifier les jeunes et leurs élites
D'après la télévision libyenne, un bombardement, visant le guide libyen, a été effectué par l'aviation des forces armées du NATO détruisant, samedi passé, le domicile de la famille de son fils mort avec ses trois enfants. Ce drame est intervenu, en cette saison de prédilection aux jeux d'enfants, parmi les autres tueries de jeunes libyens disparus et blessés par milliers. Vraiment, il n'existe pas d'égal à l'aveuglement de la dictature liée au goût maléfique du pouvoir politique ! Au fait, le soi-disant guide libyen, n'avait-il pas pensé tout ce temps passé que cela pourrait arriver un jour ? A l'avenir, et A Dieu ne plaise, une nouvelle étape sanglante se profile pour le peuple Libyen. Dés maintenant, prions pour tous ses jeunes enfants, afin qu'ils échappent a cette folie meurtrière programmée en cette saison ou les jeunes gens aiment vivre et non mourir. C'est trop horrible voire injuste.
Terrible et triste printemps pour l'ensemble de la jeunesse arabe, dont la Libye pays des lilas aux fleurs de couleur bleuâtre indescriptible ; celle de la Syrie pays du pistachier et du cèdre aux odeurs ensorcelantes suscitant le calme et les émanations du parfum de la liberté ; du Yémen pays de l'océan indien, berceau des encens en tous genres, et les fabuleux contes de la reine de Saba et les merveilleuses histoires d'Aladin lues par tous les jeunes du monde.
Prions pour tous les pays arabes afin qu'ils ne soient plus dirigés par des cognations, entourées des meutes de laudateurs clientélistes, confondant leur destin personnel avec celui des peuples n'ayant pas su imaginer, pour leur plupart, la manière de s'en débarrasser au plus vite de ces potentats. En revanche, la Tunisie et l'Egypte sont parvenus en moins d'un mois d'y mettre fin aux itératifs replâtrages, effectués par les stratèges des anciens systèmes et, donc, en train de rénover totalement le cadre et le contenu des lois constitutionnelles axées sur l'avenir de la jeunesse. En effet, seule la révolution des mentalités, serait capable de consolider les bases de la gouvernance démocratique selon, toutefois, le niveau de la prise de conscience dans la jeunesse arabe
Les Jeunes du monde arabe ne cessent de répéter la devise des jeunes tunisiens
A ce propos, chez nous, des bambins crient à la sortie des écoles : Chaâb yourid iskat nidham. Évidemment, ils ne comprennent rie ou peu ce que ces mots signifient. A titre de comparaison, durant la période coloniale, la veille du déclenchement du 1er Novembre 1954, d'autres gamins attirés par d'autres images telles les formes des étoiles incrustés magiquement sur les tronc d'arbres, pierres, etc., ainsi que des tamas (serpents géants) descendus du ciel pour faire peur aux colons et tant d'autres histoires a dormir debout. Pourtant, cela a éveillé la conscience collective nationale de l'époque.
Malheureusement, cette forme de fétichisme fut exploitée, comme celles durant des siècles, par les forces combinées algéro-coloniales enfonçant le peuple algérien dans les mythes di genre baraka a la zaouïa. En Afrique du nord, le maghzen alaouite au Maroc a exploité ces prédisposition a la religiosité tombale : tandis qu'en Algérie elle ressuscité sous les coups de l'anxiété des lendemains d'autres fétichismes liés a la dévotion des cheikhs de la zaouïa. En Libye, après une monarchie basée sur la Zouia et la ziara des tribus nomades dont sa capitale s'appelant également Zaouïa, du temps de l'empire ottoman, aujourd'hui en face aux survivances qui ont provoqué la révolution sanglante en train de faucher le vert et le sec. En tout cas, les prochaines semailles augurent déjà de merveilleuses récoltes. En vérité, si le grain de blé ne meurt pas, il ne produira nullement de beaux épis.
Par contre, en Tunisie plus ou moins épargnée de ce genre d'idolâtrie gourou, la jeunesse est en train d'arroser le plant de la révolution. La célèbre école de Zitouna a Tunis porte le nom de l'olivier symbole mythique des Carthaginois révolutionnant le caractère Maghrébin. Ainsi, à travers leurs différentes prédispositions existentielles, les pays du Maghreb, à chacun ses ardeurs, sont en train de s'engager dans la voie du changement. Le plus sincère et audacieux réussira à accomplir son parcours plus que les autres. C'est ainsi !
À l'avenir les jeunes élites s'en ficheraient des mythes fallacieux
En d'autres termes ils vivront en cadence avec l'évolution des époques. Ces trois dernières décennies, formant une étape décisive sur tous les plans, ont été riches en événements auprès de l'ensemble des pays arabes avec toutefois des différences en terme de vélocité imaginative. En Algérie, depuis les années 1990, on n'a pas cessé de tourner en rond, malgré quelques acquis arrachés dont la liberté de la presse plusieurs fois estropiée au gré des gouvernants. Le projet d'adaptation de la Constitution en vigueur, aux enjeux et défis d'avenir, comporterait-il des semences du renouveau et du dynamisme souhaité ? Espérons-le. En attendant, les communiqués de soutiens foisonnent et les volontés s'affichent vis-à-vis de la l'initiative présidentielle
Dans un autre ordre d'idées a sens unique, le défunt Chérif Messaâdia, apparatchik pur de l'ex parti unique, avait émis un conseil, a l'intention de ses ouailles - genre moustaches touffues et tètes en pain de sucre - des années 1980, en les termes suivants : Pourquoi gratter a l'avance un abcès dormant ? Cela dénote du mépris à l'encontre de la prévoyance alors qu'il vaut mieux prévenir que guérir. L'Algérie, n'a bénéficié, dans la durée, ni de l'un ni de l'autre des remèdes.
Aujourd'hui, les sincères jeunes élites algériennes sont, à nouveau, face à ce dilemme que leurs aînés ont laissé en l'état. En tout cas, plusieurs, parmi cette jeunesse, espèrent des modifications profondes et surtout qu'elles soient rationnelles et non factuelles voire imitées. En effet, bouleverser de fond en comble les états d'esprit qui nous ont menés a cette léthargie, nécessiterait d'autres ardeurs et d'intelligences. En toutes saisons. Juillet 2012, serait propice a tourner la page d'une époque afin d'inaugurer une autre. Celle de la glorification de l'Algérie. Uniquement. A propos d'époque, un fait nouveau va propulser le monde musulman encore plus vers le chemin de la Démocratie loin des anciennes manigances .combinées aux intérêts des USA et les systèmes en place chez les pays arabo-musulmans. Il s'agit de la mort violente de Oussama Ben Laden avec quelques membres de sa famille. Il est utile de rappeler que Ben Laden était un richissime constructeur, des bases - Al Kaida en arabe - militaires US dans le golfe, qui a bénéficié des faveurs du bouclier US pour sa participation dans la guerre contre l'ex URSS en Afghanistan Quittant ce pays, a demi ruiné en dollars et santé, il a construit une « autre plate-forme » de combat : L'intégrisme islamiste international se déclinant en plusieurs mycéliums (absence de racines et de chlorophylle) préférant les lieux isolés et « humides » !
Les USA, pour leur part, avaient élu un président genre Cow-boy pécheur flingueur converti au néo conservatisme intégriste se voulant représenter le Messie ressuscité avant l'heure. Et c'est le choc. Comme du temps de Geronimo - nom de l'opération Ben Laden -, d'Al Capone, de Che Guevara, et enfin Saddam Hussein - pendu le jour du sacrifice dans la religion musulmane pour mieux enfoncer le clou -,  Tous, ont collaboré d'une façon ou d'une autre, avec l'Armée US ! Ils ont forcé l'admiration des citoyens et, surtout, citoyennes nord américaines attirées par les fantasmes enfouis dans leurs tripes. Durant un certain temps, l'effigie de Ben Laden va rapporter gros aux marchands des sensations et plaisirs refoulés. A nos dépens malheureusement. Comme toujours.
Cependant, l'abondante médiatisation de la disparition du Ben Laden - en vérité un épouvantail dénudé voire décédé moralement depuis longtemps qui serait difficilement remplaçable en termes d'aura - va inaugurer une nouvelle étape, apolitique, au profit de la religion musulmane libérée de la surenchère et des amalgames. En d'autres termes, plus de gourous affabulateurs mi-politiciens mi-opportunistes. La Démocratie est en train de prendre le relais d'une époque embrouillée. Ainsi va le Monde. Cheminant constamment en direction de la pensée libérée !
Au fait, a l'occasion de la journée du 3 mai, bonne chance aux amoureux et amoureuses de la liberté d'expression ainsi que celle de la presse, notamment indépendante, célébrée cette année dans un contexte national propice a toutes les renaissances et espoirs d'avenir.

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

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