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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:23

Algérie - Changer de Constitution ou changer de système ?

changement 

Après douze ans de règne, Bouteflika dit avoir “espoir que les prochaines élections législatives (…) seront organisées dans une transparence totale (et) déboucheront sur la représentation au Parlement de tous les grands partis de notre pays”.
C’est sur cette perspective, qui sonne comme un aveu concernant le mode de gestion des élections jusqu’ici en vigueur, qu’il fonde la nécessité d’attendre la fin 2012, quelque dix-huit mois encore avant que l’Assemblée et, éventuellement, le peuple, selon “la profondeur” des réformes, ne puissent se prononcer sur la Constitution révisée.
Au demeurant, et pour ce qu’il détient de réalité du pouvoir législatif, le Parlement national ne se fait pas d’illusions sur sa réelle fonction. Il s’acquitte de son œuvre de parapher des décisions de l’exécutif avec l’enthousiasme de l’applaudisseur rétribué. Dans un système qui fait usage systématique du trucage électoral, même la fraude est inégalement dispensée. Que peuvent faire alors des élus à 13% des inscrits contre un exécutif dont le chef a officiellement été plébiscité par plus de 90% des suffrages exprimés ?
Mais, c’est cette assemblée mal élue, et qui, hier matin, a dû suspendre la séance de vote de la loi sur les transports pour… défaut de quorum, qui doit, dès la prochaine session d’automne, examiner “les lois organiques relatives respectivement au régime électoral, aux partis politiques et à la place des femmes dans les assemblées élues”, puis les lois concernant le mouvement associatif, le code de wilaya, l’information, etc.
Tout ce beau travail se fera sur la base d’une synthèse des “vues et propositions des partis et personnalités” consultées et interprétées très probablement par Bensalah, actuel président du Conseil de la nation, un “élu” de nos “élus”.
Les lois qui découlent de ce projet de réformes politiques vont prendre effet, dès l’automne, avant la loi mère donc, qui, elle, nous occupera jusqu’après les prochaines législatives qui, elles, se tiendront en mai 2012.
Le Président, qui, d’un côté, dit que les réformes seront “profondes”, prévoit que le peuple ne se prononcera sur cette révision constitutionnelle que “si elle s’avère profonde”. Dans le cas contraire, elle se suffira de l’aval du Parlement. L’éventualité d’une réforme superficielle n’est donc pas à écarter. Même si, au plan littéraire, on lit l’annonce d’une métamorphose du système.
Cette élocution qui dépasse la pensée du système est une caractéristique du discours du régime. Inaugurées dès 1999, et périodiquement réitérées, les promesses de réformes, les plus profondes, se font toujours attendre. En particulier, celles — réforme de l’état, de la justice, de l’école — dont les commissions concernées ont été installées et leurs conclusions rendues, il y a… plus de dix ans.
Contre la demande de changement, c’est une réforme maison qui est brandie, avec même l’assurance qu’elle se fera.
En fait, le malentendu est dans le fait que ce n’est pas la Constitution qui est à changer. Il est question de sortir d’abord d’un simple système de pouvoir pour aller vers un système politique. Là, on saura le type de Constitution qui nous conviendrait.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr 

Le Pèlerin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:19

Des augmentations de salaires de 70%

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Les médecins généralistes de santé publique bénéficieront  d'une augmentation de salaire de 70% maximum, a annoncé hier à Alger le ministre  de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould  Abbas.  

«Nous sommes parvenus (à nous entendre sur) une augmentation de 70% du salaire net des médecins généralistes», a indiqué M. Ould Abbas lors d'une  réunion de concertation, d'information et de communication avec les représentants du Syndicat national des médecins généralistes de santé publique (SNMG). 

Le ministre a qualifié ce salaire de «salaire de dignité» pour les médecins, qualifiant d'«inacceptable» qu'un médecin généraliste stagiaire débute avec un salaire de 32 000 DA, alors qu'il a eu un cursus bac+7. 

M. Ould Abbas s'est engagé à ce que cette augmentation touche également les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes.  De son côté, le président du SNMG, le Dr Salah Laouar, s'est dit «satisfait» de l'annonce du ministre, soulignant qu'il s'agit du «couronnement de négociations» avec le ministère de tutelle.  Des augmentations arrachées après une série de mouvements de grève et de protestation ayant paralysé le secteur de la santé publique.  

Source Le Temps F.B.

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:16

Énergie nucléaire en Algérie : l’arbre qui cache la forêt ?

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Depuis l’accident de niveau 7 survenu à Fukushima le 12 mars 2011, de même niveau que celui de Tchernobyl, la place et le développement de l’électronucléaire dans l’offre énergétique sont réapparus dans le débat public. Partout dans le monde, notamment en Algérie. Mon propos dans cette chronique est de mettre seulement en perspective pour mon pays, quelques éléments importants de cette problématique.
Pour ce faire, j’essayerai de répondre à trois questions. D’abord, a-t-on les capacités d’exploiter en toute sécurité des centrales nucléaires comme nous le faisons depuis quelques décennies pour des installations de gaz naturel liquéfié (GNL) ou celles des modules de traitement de gaz?  Ensuite pourra-t-on gérer un accident majeur s’il venait à se produire à l’instar, à une échelle plus réduite, de celui de l’explosion du train de GNL de Skikda il y a quelques années ? Enfin en termes de disponibilité et d’affectation de ressources financières, technologiques et humaines pourra-t-on s’engager avec succès sur trois fronts majeurs : celui de l’énergie solaire, celui des énergies carbonées y compris la production de gaz de schistes et celui de l’énergie nucléaire ?
Pour la première question rappelons quelques faits survenus dans le monde et en Algérie. L’échelle Ines de classement des incidents nucléaires compte sept niveaux en partant du niveau 1 portant sur des défaillances dans le respect des règles de sûreté. À tire d’illustration le faible rejet de radioéléments et les dégâts sur le cœur du réacteur de la centrale française de St Laurent des Eaux, survenus le 13 mars 1980, ont été considérés comme accident de niveau 4. L’incident survenu dans la centrale américaine de Three Island le 28 mars 1979 ayant entraîné de graves dommages sur le réacteur et un rejet limité de substances radioactives a été classé de niveau 5. Enfin l’accident qui s’était produit le 29 septembre 1957 sur la centrale russe de Kyshtm avait été classé de niveau 6.
 En Algérie il n’y a pas de centrales nucléaires hormis deux installations expérimentales de recherche (Daria et Aïn- Oussera). Cependant l’opinion publique algérienne garde dans sa mémoire deux exemples des effets dévastateurs du nucléaire : d’abord celui historique des essais atomiques français dans le Sahara qui continuent encore de produire des conséquences  négatives sur les populations et les territoires contaminés. À un degré moindre celui de l’accident de Sétif survenu dans la décennie 1970, suite à un vol de stylos radioactifs à usage industriel, utilisés pour le contrôle des soudures de pipelines. Cet accident a entraîné l’irradiation des citoyens, notamment des écoliers. C’est d’ailleurs à la suite de cet incident  qu’a été mise en place la réglementation algérienne en matière d’utilisation, de stockage et de transport de matériel ou de substances radioactives.
Emettons l’hypothèse que l’on s‘engage malgré tout dans la réalisation d’une ou plusieurs centrales nucléaires avec l’idée d’en confier l’exploitation à des opérateurs spécialisés internationaux puisqu’on le fait déjà pour la gestion de l’eau et les aéroports. Dans ce cas le choix des sites poserait déjà problème : le littoral à sismicité non négligeable devra être évité  et les hauts plateaux et le grand sud ne disposent pas de quantités suffisantes d’eau nécessaires pour les opérations de refroidissement. La deuxième contrainte porterait dans nos capacités à traiter les déchets radioactifs alors que nous avons du mal à recycler les sachets en plastiques et les ordures ménagères. Pour être plus sérieux, cette question est un des gros problèmes non définitivement résolus par les opérateurs de centrales nucléaires, y compris dans les pays développés. Enfin il y a la question du coût de démantèlement des installations obsolètes ou à technologies dépassées, renvoyées assez souvent aux futures générations en termes de risques et de coûts.
Ne lâchons  dons pas la proie pour l’ombre et recentrons nous sur ce que nous pouvons faire en matière de mix énergétique. C’est déjà un grand défi car le recours à l’énergie nucléaire ne devrait pas être l’arbre qui nous cache la forêt. Je vois déjà dans notre panier énergétique deux contraintes majeures à gérer. La première concerne les ressources gazières et la seconde est relative à l’énergie solaire. S’agissant des ressources gazières classiques, il faudra à l’évidence exploiter plus rationnellement les gisements gaziers y compris celui de Hassi Rmel qui a été trop fortement sollicité. Pour les gaz de schistes des mouvements de citoyens et des courants d’opinions en Amérique du Nord et en Europe, nous rappellent les dangers que font  courir sur l’environnement les techniques actuelles de leur production. Il s’agit en l’occurrence de l’injection à haute pression d’eau mélangée à du sable et à des produits chimiques toxiques pour fracturer la roche et libérer ainsi le gaz. Le risque encouru est celui de polluer les sols et les nappes phréatiques. L’Algérie qui dispose d’un potentiel important de réserves de gaz de  schistes se prépare pour en produire. Ainsi la Sonatrach a signé en avril 2011 un accord avec l’ENI pour une étude de faisabilité technico-commerciale en matière de production, d’exploitation des gaz de schistes. Mais on ne peut pas être à la fois client et fournisseur et les conclusions de cette étude sont déjà connues. C’est pour cela qu’il faudra s’en tenir aux dispositions strictes de la loi sur les hydrocarbures. Son article 18 fait obligation aux opérateurs concernés de “préparer et soumettre à l’Autorité de régulation des hydrocarbures une étude d’impact environnemental et un plan de gestion de l’environnement comprenant obligatoirement la description des mesures de prévention et de gestion des risques environnementaux associés aux dites activités”. Pour la deuxième contrainte relative à l’énergie solaire c’est la construction d’une nouvelle industrie dont il s’agit. Cela exigera une mobilisation de ressources humaines, technologiques et financières sans précédent dans le pays.
Pour conclure, j’estime qu’il sera très difficile de s’engager avec des chances de succès, sur ces trois front, sachant qu’en près d’un demi siècle nous n’avons même pas été capables de construire une pétrochimie et une industrie de biens d’équipements pétroliers.

Source Liberté Mustapha Mekideche

Le Pèlerin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:14

Du scénario catastrophe au déficit de ressources

champ solaire algerie

 

Les pouvoirs publics ont opté pour le développement du nucléaire en Algérie. Le choix a été arrêté encore une fois sans qu’un débat élargi sur la question soit ouvert. Le quotidien Liberté, en faisant appel à des contributions et réactions d’experts et de citoyens, aura permis de poser la problématique. L’initiative aura également l’avantage de lancer le débat qui devrait être enrichi et approfondi, tant les enjeux sont extrêmement importants et peuvent hypothéquer l’avenir des générations futures.
En clair, faut-il développer le nucléaire à des fins civiles en Algérie ? Les avis des experts et des citoyens sont partagés sur le sujet, les opposants mettent en avant les risques qu’il fait peser sur la population. En effet, l’incident japonais réveille le sentiment que la filière nucléaire à l’échelle mondiale ne parvient pas à maîtriser l’atome. L’humanité, on vient de l’apprendre, n’est toujours pas à l’abri de catastrophes nucléaires. L’Algérie, proche de l’Europe, n’est pas protégée, à l’instar des autres pays, des méfaits de la propagation de nuages radioactifs, conséquence de potentiels accidents dans l’exploitation des réacteurs, qu’ils soient endogènes ou exogènes (tremblements de terre, tempêtes, crashs d’avions…).
Disposant d’un gisement solaire, parmi les plus importants au monde, de surcroît inépuisable, l’Algérie ne semble pas dans la position d’un pays en manque de ressources énergétiques comme le Japon ou la France.
De plus, beaucoup de contraintes obstruent la marche vers le développement du nucléaire en Algérie. Des ressources en uranium dans le pays pour l’heure limitées, une forte  dépendance technologique à l’égard des fournisseurs de réacteurs, et de technologies du nucléaire, un immense effort de formation étalé sur au moins 20 ans à engager, une incertitude sur la maîtrise du stockage des déchets radioactifs, sans oublier l’exposition du personnel, notamment de maintenance, aux radiations, pouvant entraîner à la longue des cancers, soit autant de freins susceptibles de dissuader l’Algérie d’enfourcher une telle voie.  
Les défenseurs du nucléaire, eux, soutiennent que ce choix est incontournable pour l’Algérie. La satisfaction à long terme des besoins locaux en énergie passe inéluctablement par le développement de cette filière. Pourtant, entre une Algérie “dépotoir” de produits radioactifs ou détentrice d’une industrie  à haut risque et une puissance énergétique dans le solaire, beaucoup d’Algériens n’hésiteraient pas une seconde. En un mot, ils  pencheraient pour le second scénario.
Mais, encore une fois, un débat élargi aux experts et aux membres de la société civile jetterait davantage de lumière dans ce dossier et faciliterait la prise de décision.

LIRE TOUT LE DOSSIER EN CLIQUANT ICI

Source Liberté Khaled R

Libecosup@yahoo.fr

Le Pèlerin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:13

8275 milliards de dinars seront dégagés pour concrétiser les différentes mesures annoncées par le chef de l’Etat.

gouvernement

 

Ayant suscité des déclarations controversées, le projet de loi de finances complémentaires 2011 ne prévoit pas de nouvelles taxes ou impôts.
Examiné en Conseil des ministres lundi dernier, le projet de LFC 2011 propose de nouveaux encouragements à l’activité économique, indique un communiqué du Conseil des ministres. Le projet de loi prévoit une hausse de 5 à 10 millions de DA du plafond d’éligibilité des activités économiques à l’impôt forfaitaire unique, le dégrèvement des charges sociales à hauteur de 80% dans les wilayas du Nord, et de 90% dans les wilayas des Hauts- Plateaux et du Sud pour les entreprises qui ont recruté des primo demandeurs d’emploi.
Concernant la dépense publique, le projet en question envisage une augmentation de 25% de la dépense publique qui va passer de 6618 milliards de DA à 8275 milliards de DA. Justifiant une telle augmentation, le communiqué du Conseil des ministres, souligne que l’enveloppe dégagée servira à répondre au besoin d’accompagner en autorisations de programme et de crédits de paiement les décisions prises par le Conseil des ministres en février dernier pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens.
Et de décortiquer: 400 milliards de DA seront réservés pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, les rappels inclus. Continuant à assurer son soutien aux produits de première nécessité ainsi qu’aux produits de large consommation, l’Etat réservera 178 milliards de DA de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l’huile, du lait et du sucre.
Ces subventions passent, ainsi, de 93 milliards de DA à 271 milliards de DA pour l’année 2011. Afin de mettre en application les décisions prises par le chef de l’Etat dans les différents dispositifs destinés aux jeunes, une enveloppe de 39 milliards de DA a été engagée pour l’élargissement du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle des jeunes, l’augmentation du programme de travaux à haute intensité de main-d’oeuvre ainsi que l’augmentation du quota annuel de projets de micro investissements et les nouveaux avantages qui leur sont accordés.
En outre, un budget supplémentaire sera alloué au logement. Des compléments de crédits de l’ordre de 897 milliards de DA sont prévus afin de prendre en charge les décisions liées à la politique publique de logement.

Source L’Expression Tahar FATTANI

Le Pèlerin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:07

Algérie – Football - Maroc-Algérie domicilié au stade de Marrakech

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Le match qui devra opposer la sélection marocaine de football à son homologue algérienne le 4 juin prochain pour le compte de la 4e journée (Gr. D) des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2012, a été domicilié au stade de Marrakech, a annoncé hier la Fédération algérienne de football (FAF) sur son site. «La Fédération royale marocaine de football (FRMF) a confirmé ce jour à la FAF, la domiciliation du match Maroc-Algérie, au stade de Marrakech», précise la même source. Le stade de Marrakech a été inauguré le 5 janvier 2011, il est d’une capacité de 45.240 places dont 36.300 couvertes. Il avait abrité le 9 février dernier le match amical entre le Maroc et le Niger (3-0). Le complexe Mohamed V de Casablanca a été longuement évoqué pour abriter ce derby maghrébin, avant que les dirigeants de la FRMF ne jettent leur dévolu sur la nouvelle enceinte de Marrakech. En prévision de cette rencontre, les coéquipiers de Hassan Yebda effectueront à partir du 20 mai un stage d’une dizaine de jours à Murcie en Espagne. Lors de la 3e journée des éliminatoires, l’Algérie avait pris le meilleur sur le Maroc (1-0), dans un match disputé le 27 mars dernier au stade du 19-Mai 1956 d’Annaba.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:04

«Tout sera finalisé avant la fin de l’année»

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Dans cet entretien (*), le Président de l’Assemblée populaire nationale, M.Abdelaziz Ziari, aborde, bien sûr, le fonctionnement de son institution dans le contexte particulier des nombreuses révisions de lois concernées par la réforme annoncée par le Chef de l’Etat. Il ne s’en contente, cependant, pas. Il va plus loin et donne son avis sur plusieurs autres questions d’actualité. Comme sur la situation que connaît actuellement le Monde arabe et qui, à bien des égards, rappelle ce que notre pays a déjà vécu en 1988 au moment où les pays de l’Est de l’Europe étaient confrontés à la chute du Mur de Berlin. Il dit pourquoi il ne voit pas l’utilité d’aller vers une «Constituante» et l’intérêt qu’il y a à garder le régime semi-présidentiel actuel. Il reconnaît les incidences négatives de l’absentéisme des parlementaires et propose des pistes pour y remédier. Il répond avec franchise sur la transparence des travaux de la commission parlementaire qui vient d’être adoptée et sur la corruption qui gangrène le pays...

L’Expression: Monsieur le président, comment appréciez-vous, dans le contexte actuel marqué par les événements survenus au Maghreb et dans certains pays arabes, la série de réformes annoncées par le chef de l’Etat?
Abdelaziz Ziari: Je voudrais d’abord vous remercier pour l’occasion que vous me donnez de m’exprimer sur ce sujet important et apporter ma modeste contribution pour éclairer l’opinion publique sur les objectifs des réformes annoncées par le chef de l’Etat lors de son dernier discours à la Nation. Commençons par situer ces réformes dans le contexte actuel avec ce qui se passe dans le Monde arabe. Dans ce domaine, nous avons été les précurseurs. D’ailleurs ce qui s’est passé chez nous après 1988 est comparable beaucoup plus à ce qui s’est passé dans les pays de l’Europe de l’Est après la chute du Mur de Berlin. C’était le passage à une nouvelle phase historique qui est celle du pluralisme. Donc, à ce moment-là déjà, nous avons été à l’avant-garde des mouvements que connaît aujourd’hui le Monde arabe. En effet dès la fin des années 1980, nous avons été à l’avant-garde de ce que l’on considère aujourd’hui comme étant des mouvements d’émancipation politique dans les pays arabes. J’espère seulement que ces mouvements d’émancipation dans le Monde arabe ne soient pas détournés de leurs objectifs initiaux. Aussi la situation aujourd’hui en Algérie, n’est pas du tout comparable avec ce que vivent certains pays de la région. Ce sont des faits il ne s’agit pas de langue de bois, mais d’une vérité historique que vous-mêmes aviez vécue en tant que journalistes et responsables d’un journal des plus importants du pays. Aujourd’hui, nous sommes en train d’approfondir le processus démocratique. Une ouverture démocratique faite dans des conditions d’improvisation à l’époque, sans préparation et dans la précipitation qui nous ont valu les dix années tragiques, sanglantes qu’a connues le pays. Cette situation a constitué un frein à l’évolution naturelle de ce processus démocratique. Ensuite, il y a eu la phase de rétablissement de l’autorité de l’Etat et de poursuite de la lutte antiterroriste. Après cela, une période a été consacrée à la stabilisation, à la sécurité et au renforcement des institutions. S’ajoute à toutes ces étapes la réconciliation nationale, qui fait partie des objectifs principaux du président de la République. Nous sommes arrivés aujourd’hui à une conjoncture plus favorable à l’approfondissement et à la poursuite du processus de démocratisation. L’autre aspect important des réformes annoncées par le chef de l’Etat réside dans le fait qu’elles annoncent une nouvelle phase qui s’ouvre après la levée de l’état d’urgence et où le chef de l’Etat a également accordé une grande importance à la nécessaire liberté de la presse. Pour être plus didactique je dirais que les réformes annoncées visent à donner à la représentation populaire, que ce soit au niveau des assemblées locales, de wilaya ou au niveau de l’Assemblée nationale ou du Conseil de la nation, toutes les prérogatives, dans le respect, bien entendu, de l’équilibre des pouvoirs. Il est indispensable que ces espaces de représentation, de médiation et d’intermédiation puissent jouer pleinement leur rôle et assumer conjointement leurs fonctions dans un rapport équilibré. L’Etat ce n’est pas seulement un Exécutif avec son administration. L’Etat, c’est l’ensemble des institutions locales et nationales et l’ensemble des pouvoirs. Je crois que c’est là l’objectif de cet approfondissement du processus démocratique. Les lois à réviser constituent le socle de l’exercice de la démocratie qui s’exprime à travers les partis, à travers le suffrage universel et à travers tous les espaces d’expression. Ce qui a été abordé par le chef de l’Etat est la pierre angulaire de l’édifice démocratique. Le cadre institutionnel a été mis en place. Il s’agit maintenant de cerner ses imperfections et ses manques pour améliorer le fonctionnement de cet édifice afin que le citoyen algérien se sente le mieux représenté possible. Il faut surtout que son choix et ses préoccupations soient pris en charge par ceux dont la mission institutionnelle est de trouver une solution à ses problèmes. Voilà comment je situe l’importance des réformes annoncées. Je ne terminerai pas sans dire qu’il est souhaitable que tout le monde participe à la réflexion et à l’élaboration de ces modifications et améliorations. Le président de la République a été clair à ce sujet. Qu’il s’agisse des partis représentés au sein de ces institutions ou pas, tout le monde est appelé à participer pour parvenir à des décisions qui représentent un consensus minimal. Contrairement à ce que disent certains, il ne s’agit nullement d’une tentative ayant pour but de gagner du temps. C’est une procédure qui est engagée sans une quelconque pression de la rue, mais parce que le moment est venu et que la conjoncture nationale et internationale s’y prête.
Une année seulement nous sépare de la fin du mandat de l’Assemblée nationale populaire. Les réformes politiques annoncées par le chef de l’Etat dans son dernier discours à la Nation préfigurent un agenda chargé pour votre institution. Pensez-vous avoir le temps suffisant pour l’honorer dans les meilleures conditions?
Je ne partage pas ce point de vue. Le président de la République a répondu clairement. Puisqu’il s’agit de lois, il a dit que nous avons une année encore d’activité pour l’actuelle législature. Les réformes nécessitent des débats, de la concertation et une large consultation. Je vais être plus précis: nous avons le temps car notre souhait est d’arriver, avec l’Exécutif, à faire en sorte que l’ensemble de ces lois soit adopté avant la fin de l’année en cours, les vacances parlementaires ne durant qu’un mois. Personnellement, je ne ménagerai aucun effort pour faire participer l’ensemble des acteurs de la vie politique dans les délais comme annoncé par le Chef de l’Etat. Il faut convaincre certains d’entre eux qu’il s’agit d’un travail d’intérêt national pour le présent et le futur. Il faut s’écarter des jugements préétablis et du refus systématique. Nous souhaitons que cet approfondissement des réformes procède de la volonté des partis et de tous les représentants des citoyens et de la société. Rien n’a été dit sur le contenu, dans la mesure où il résultera du débat et de la participation la plus large. Pour la révision de la Constitution, le chef de l’Etat a dit qu’il pouvait la soumettre aux Algériens par la voie référendaire ou par voie parlementaire.
Le Président a parlé d’une commission avec des représentants des partis politiques et des experts en la matière. Il faut peut-être rappeler qu’il s’agit d’une première dans l’histoire de l’Algérie, depuis la Constituante de 1963. Jusque-là, les projets de révision de la Constitution n’étaient pas le fait de travaux d’une commission formellement installée avec la participation des représentants des partis.
Dans quel ordre de passage voyez-vous les autres révisions de lois (électorale, des partis politiques, Code de l’information, dépénalisation du délit de presse, etc.)?
Les projets peuvent s’effectuer en parallèle. Cela ne se passe pas dans la même commission avec les mêmes acteurs. Commençons à discuter sur le contenu des différentes lois et mettre en place un dispositif qui aboutira à la révision constitutionnelle.
Nous nous concerterons avec l’Exécutif pour voir si un certain nombre de ces lois peuvent émaner sous forme de propositions de lois, ou, sous une forme conjointe.
Quant à la révision de la Constitution vous savez qu’elle relève de la décision du président de la République qui fixera lui-même l’agenda dans ce cas précis. Ma mission, en tant que président de l’Assemblée populaire nationale, est de veiller, lorsque ces lois seront devant le Parlement, à ce que la consultation la plus large ait lieu avant leur adoption. Y compris avec des partis qui ne siègent pas à l’Assemblée nationale.
Concrètement, comment comptez-vous organiser la participation des partis qui ne sont pas dans la représentation nationale?
C’est très facile. Les lois sont d’abord étudiées dans des commissions. Il y a au sein de ces commissions des représentants de tous les partis qui sont représentés à l’Assemblée. Il suffira d’inviter les partis qui ne sont pas représentés à l’Assemblée à rejoindre la commission, de développer leur point de vue et de faire leurs propositions. C’est vous dire que sur le plan de la mise en oeuvre, cela ne pose aucun problème pratique au niveau de l’Assemblée.
C’est pourquoi nous comptons multiplier les journées parlementaires si nécessaire. Précisément pour faire participer le plus grand nombre possible aux côtés des députés.
Ils peuvent être militants de partis non représentés au Parlement; ils peuvent venir d’autres courants, politiques, de la société civile, etc.
Et au moment de l’adoption de ces lois?
La consultation consiste à prendre en charge toutes les préoccupations. Des recoupements seront nécessaires. De toute manière, on ne va pas inventer un modèle d’exercice de la démocratie uniquement pour l’Algérie. Il y aura des propositions qui seront faites. Prenons l’exemple de la loi électorale, chacun peut avoir une proposition. Tous les pays du monde considèrent que la proportionnelle est la forme la plus démocratique. C’est celle qui permet même à un petit parti d’avoir un député. Je ne crois pas que les petits partis puissent être contre la proportionnelle, sauf s’ils sont tout à fait suicidaires. Le point le plus important est d’oeuvrer pour qu’il n’y ait aucune contestation sur la régularité, la transparence et la légalité des opérations électorales. Que toutes les parties proposent des mécanismes dans ce sens, mécanismes inédits et que nous ne connaissons peut-être pas? Des mécanismes qui, tout en assurant la régularité, la transparence, la légalité et le contrôle dans les élections, viendront également améliorer la loi électorale. Ceci dit, mon souhait est que la formule la plus démocratique soit acceptée. La principale difficulté que j’ai constatée dans l’exercice de cette démocratie et du pluralisme est de faire admettre aux minorités politiques qu’elles sont minoritaires. Mais le suffrage universel est impitoyable. Je précise qu’être minoritaire ne signifie nullement être exclu de la vie politique. Il faut plutôt continuer à participer pour pousser le pays de l’avant plutôt que de chercher comment le bloquer.
Que répondez-vous à ceux qui réclament la dissolution de l’actuelle Assemblée nationale et à ceux qui veulent une «Constituante»?
Il y une partie qui ne cesse de réclamer la Constituante depuis la fin de la première constituante. D’ailleurs, un certain nombre de revendications deviennent un alibi car on sait qu’elles n’aboutiront pas. Elles ne sont, en réalité, avancées que pour s’opposer. Une Constituante c’est aussi des élections qui doivent se dérouler avec les mêmes partis et dans les mêmes conditions d’élection qu’une Assemblée législative. Nous estimons qu’il n’y a aucune raison d’aller vers une Constituante. Parce que la voix du peuple est plus importante qu’une Constituante. Un référendum donne beaucoup plus de légitimité lorsqu’il s’agit de grands changements constitutionnels que n’importe quelle Constituante qui, elle, n’aboutirait, qu’a une espèce de compromis entre les partis. On choisit la Constituante quand on veut changer de République lors de grands bouleversements et qu’il n’y a plus d’institutions en place. Prenons l’exemple d’un pays que nous connaissons bien: la France. En 1958, elle a changé de République sans opter pour la Constituante. C’est la voie du référendum qui a été choisie. Pour de grands changements, le référendum reste préférable. Ceci dit, il y a des partis qui ont leur point de vue et qui veulent peut-être des changements radicaux de la nature de l’Etat. Nous, pour notre part, nous sommes dans un Etat républicain, pluraliste, stable et on voit les choses sous cet angle-là.
Des voix revendiquent un régime parlementaire, d’autres veulent un système présidentiel et certains enfin préfèrent le semi-présidentiel. Quel est votre avis?
Mon point de vue sur cette question est celui de mon parti. Nous avons un système semi-présidentiel qui fonctionne avec un pouvoir exécutif fort. Mais il y a une réelle séparation des pouvoirs dans les textes, même si dans la pratique c’est différent. Certains oublient que l’Assemblée nationale a le droit de censurer le gouvernement. Elle a le droit de rejeter un programme du gouvernement. Elle a le droit d’interpeller le gouvernement, d’accepter ou de ne pas accepter des lois. Le vrai système présidentiel est un système différent. Le vrai système présidentiel est celui qui existe aux Etats-Unis ou dans la plupart des pays de l’Amérique latine qui ont une totale et réelle séparation des pouvoirs. Dans une séparation réelle des pouvoirs, l’Assemblée ne censure pas le gouvernement. Elle ne dispose pas de motion de censure pas plus que le président n’a le droit de dissoudre ces Assemblées. C’est cela le régime présidentiel pur. Je ne vois pas aujourd’hui la majorité des députés ou des partis, car c’est la majorité qui décide, opter pour ce type de système qui ne correspond pas à notre réalité. Le système parlementaire peut être, de mon avis, théoriquement séduisant. Mais c’est un système qui risque rapidement de tourner à une espèce d’Etat tribalo-régionaliste où les pressions locales et régionales deviennent prédominantes.
N’oublions pas que dans le système présidentiel, le président de la République incarne l’unité de la nation et l’unité du peuple. L’objectif du Président dans ce système semi-présidentiel dans lequel nous sommes, est dans l’avenir de mieux équilibrer le rapport des différents pouvoirs et au besoin d’arbitrer sans changer le modèle institutionnel. Cela permettra à chaque pouvoir de jouer pleinement son rôle, sans s’autocensurer, ni se faire vampiriser par l’autre.
Comment expliquez-vous, M. le président, que la quasi-totalité des lois adoptées lors de cette législature émanent du gouvernement et non pas des députés? L’Exécutif n’a-t-il pas la mainmise sur le législatif?
C’est l’occasion d’en parler. Dans l’ensemble des pays où ce type de système fonctionne, l’essentiel des lois procèdent des projets du gouvernement. Pourquoi? Le gouvernement a pour mission de mettre en application une politique. C’est le gouvernement qui s’aperçoit des manques et des nécessités des lois dont il a besoin pour exécuter son programme. L’identification de ce qui nécessite une législation procède donc de lui. Mais cela n’empêche pas l’Assemblée d’en faire autant. N’oubliez pas que nous sommes dans une même famille politique. Nous ne sommes pas dans une Assemblée opposée au gouvernement. Nous travaillons ensemble pour le programme de l’Exécutif que l’Assemblée a approuvé. Il y a eu des propositions de lois que nous avons discutées, conformément au règlement intérieur, avec l’Exécutif. Sur ces mêmes propositions, l’Exécutif avait engagé des projets de loi qui s’avèrent plus larges et plus complets que ces propositions de lois. A l’Assemblée, il y a une majorité très stable avec un gouvernement qui en est issu. La paternité des lois n’est pas, donc, l’essentiel pour nous. L’essentiel pour nous est la production des lois et que soit remplie la mission de légiférer. Le vrai problème qui se pose est que beaucoup de lois existent mais ne sont pas mises en oeuvre par l’Exécutif. Il y a un grand nombre de lois qui ont été votées, mais qui attendent, à ce jour, leurs textes d’application. Il y a deux aspects dans cette question: d’abord le besoin de légiférer exprimé, notamment, par le gouvernement qui est sur le terrain et qui s’aperçoit être entravé par telle ou telle loi, ou, même par l’absence de loi; vient ensuite l’exécution de ces lois.
Des lois qui déterminent l’avenir de toute une nation ont été adoptées avec juste le quorum exigé. N’y a-t-il pas, M. le président, urgence à lutter contre le phénomène de l’absentéisme des députés?
Je partage totalement ce point de vue. Le phénomène de l’absentéisme au Parlement est un problème à résoudre. En ma qualité de président de l’Assemblée, je n’ai de prérogatives que celles fixées par la loi. Je ne dispose pas de moyen spécifique pour obliger les députés à être présents à toutes les séances. Il est vrai qu’il faudra remédier à cette situation. Des propositions existent dans ce sens. J’espère qu’elles seront examinées prochainement. Mais sachez que je ne suis pas à la tête d’une administration, mais à la tête d’une Assemblée nationale. Les députés sont responsables devant leurs partis et devant le peuple. S‘il y a une discipline à mettre en place, il appartient aux partis de le faire. Pour moi, la sanction devrait être celle que doivent prendre les partis au moment de la réélection pour empêcher les députés qui s’absentent de se représenter. S’il m’était possible, j’aurais proposé de supprimer certaines indemnités aux députés absents. Comme par exemple les indemnités de logement ou autres, mais je n’ai pas les moyens légaux pour ce faire. Ce sont des cas qui doivent être prévus dans l’avenir par le règlement intérieur qui est une loi votée par les députés. Ceci dit, le travail essentiel de toutes les assemblées de la planète se passe dans les commissions où se fait le travail de fond. Aussi je considère l’absence des députés dans les commissions comme impardonnable. Par contre, ils s’absentent à l’hémicycle, mais sont présents dans les débats des commissions, cela est moins grave. C’est ce qui est plus important à mon avis. Je dois souligner aussi que les citoyens suivent beaucoup les débats qui sont retransmis en direct par la télévision nationale. Et c’est pour cela que nous avons soumis une proposition au président de la République qui a donné son accord, pour créer une chaîne thématique parlementaire en partenariat avec la télévision algérienne. Il s’agit d’un projet qui est finalisé et qui attend seulement l’aval du gouvernement.
Monsieur le président, les Algériens pourront-ils suivre à la télévision les auditions de la commission d’enquête parlementaire qui vient d’être installée?
Je ne m’engage que sur les choses sur lesquelles j’ai autorité. J’étais l’un des premiers à vouloir créer cette commission d’enquête. Cette commission doit traiter d’un problème qui est celui de tous les Algériens. Ce n’est pas une affaire dans laquelle on cherche des coupables. C’est un problème national qui a failli déstabiliser notre pays alors qu’il venait à peine de sortir d’une douloureuse tragédie. C’est pour cela que je considère que l’Assemblée nationale doit enquêter. Mais l’Assemblée nationale ne fait pas d’enquêtes administratives, judiciaires ou policières. Elle fait une enquête parlementaire sur une affaire qui aurait pu avoir des conséquences graves. L’objectif de cette commission est de dévoiler toutes les raisons et toute la mécanique qui a abouti à ce désordre dans le commerce de ces produits de première nécessité et de clarifier le rôle ainsi que la responsabilité de tout un chacun. On veut savoir et quand on le saura on le dira. Je suis de ceux qui feront tout pour que les conclusions de cette commission soient rendues publiques et elle se fera dans toute la transparence possible. Pour ce qui est des procédures des auditions, la commission a mandat pour toutes formes d’investigations et personne n’a le droit de refuser de se présenter à ses auditions. Toutes les autorités doivent répondre aux sollicitations de la commission. Sur le plan des techniques propres à toute enquête, la commission peut avoir recours à des experts. L’Assemblée mettra à la disposition de la commission tous les moyens dont celle-ci aura besoin pour bien mener ses investigations. Moi-même j’ai été saisi par des acteurs économiques qui se disent prêts à aider cette commission en lui fournissant tous les éléments en leur possession qui seront nécessaires pour mener à bien l’enquête.
Une fois les conclusions établies, s’il s’avère que des mesures législatives ou réglementaires doivent être prises, il faudra les prendre. Ceci dit, les travaux de la commission sont prévus à huis clos. Cependant, et dans la limite de mes attributions, je n’hésiterai pas à faire assister des personnes extérieures à la commission, et je vous promets de le faire, dans le cas, je précise bien, où la publicité des travaux de la commission est autorisée. Et si les faits établis par la commission nécessitent l’intervention du pouvoir judiciaire, le dossier lui sera transmis bien entendu. Mais ce n’est pas à l’Assemblée d’en juger.
S’agissant de la corruption, envisagez-vous d’organiser un débat sur ce fléau?
Je ne pense pas un seul instant que les responsables de ce pays ne souhaitent pas lutter contre la corruption. Le problème est que la corruption est diverse. Elle se situe à différents niveaux. C’est quelque chose qui s’est largement «démocratisée», compte tenu de ce que nous avons vécu dans les années 1990. La libéralisation a créé des envies, des appétits qui ont incité beaucoup de gens à s’enrichir par tous les moyens, les uns plus illégaux que les autres. En termes de loi, je crois que tous les dispositifs existent. Par ailleurs nous sommes le premier pays en Afrique du Nord à avoir mis en place à l’Assemblée un groupe parlementaire contre la corruption. Cela prouve notre détermination à oeuvrer dans ce sens. Je vous rappelle cependant que les grands dossiers ont été mis à jour par les services de l’Etat. Mais, dans ce phénomène, il y a le corrupteur et le corrompu qui sont les deux acteurs et le problème est l’absence de plainte. Car le corrupteur et le corrompu sont d’accord. La corruption sévit à plusieurs niveaux. Et en particulier ce phénomène a pénétré dans le service public: ça commence par le simple fonctionnaire qui a «privatisé» le service public. Mais il existe d’autres niveaux bien sûr. On a procédé plusieurs fois à la révision du Code des marchés publics. Si on l’a fait autant de fois, c’est qu’à chaque fois apparaissent des aspects à revoir, car malheureusement, la corruption se fait le plus souvent au détriment des deniers publics, et, il ne faut pas se faire d’illusions, plus le secteur public s’élargit, plus cela favorise les tentations de corruption. C’est pour cela que je suis de ceux qui pensent que le secteur public en matière économique doit avoir une dimension limitée à ce qui a un caractère vital et stratégique pour le pays.
Des juristes pensent qu’une bonne partie de la solution se trouve dans la loi. Pour eux, tant que le corrupteur et le corrompu sont tous deux pénalement poursuivis, on ne viendra jamais à bout du fléau...
Si on applique à la corruption, ce qui a été fait dans certains pays pour les repentis dans le droit commun, c’est-à-dire accorder au corrupteur l’avantage du repenti qui bénéficie de l’immunité pour, effectivement, l’encourager à alerter les autorités, pourquoi pas? C’est une formule qui faudra inclure dans le droit algérien et l’adapter. Cela fait partie des principes de base qu’il faut peut-être remanier.
Moi je suis d’accord pour cela, étant quelqu’un qui est férocement contre la corruption. Je ne suis pas contre cette formule, pourvu qu’elle ne devienne pas une porte ouverte à des règlements de compte et à des accusations gratuites.
(*) L’entretien a été réalisé avant le Conseil des ministres de lundi dernier

Source L’Expression

Interview réalisée par Ahmed FATTANI, Zouhir MEBARKI et Tahar FATTANI

Le Pèlerin

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 13:59

Algérie - Bouteflika coupe la poire en deux

Bouteflika Oran

 

 

Il a été reproché au président de la République de n'avoir pas fixé un calendrier aux réformes annoncées par lui dans son discours à la nation du mois d'avril écoulé. Omission que d'aucuns dans la classe politique et des analystes ont interprétée comme révélatrice de son intention de gagner du temps, avec l'espoir qu'interviennent des évènements sur les scènes nationale et internationale qui atténueraient les pressions s'exerçant sur le pouvoir pour le pousser à opérer des changements auxquels il rechigne.
Bouteflika a été sensible à cette réaction et a voulu dissiper les craintes qu'elle exprime en dévoilant en Conseil des ministres l'échéancier des réformes projetées. C'est ainsi que l'on sait maintenant que les réformes politiques concernant le régime électoral, la loi sur les partis, la place des femmes dans les assemblées élues, celles du code de l'information et du code de wilaya, seront finalisées et adoptées avant la fin de l'actuelle législature ; que la révision de la Constitution sera, elle par contre, soumise au prochain parlement qui sortira des élections législatives de 2012.
D'une certaine façon, le chef de l'Etat a admis le bien-fondé de la suspicion que l'opposition nourrit à l'égard de la légitimité de l'actuelle Assemblée nationale en décidant de faire ratifier la révision de la loi fondamentale par celle qui lui succédera, en faisant valoir que celle-ci sera issue d'élections organisées dans une transparence totale, qui permettront de déboucher sur la représentation au Parlement de tous les grands partis de notre pays.
Il n'a pas pour autant entendu l'appel à sa dissolution et à l'organisation d'élections législatives anticipées que lui ont lancé certains segments de cette opposition. Du moment que Bouteflika ne veut pas d'une Constituante qui suppose la mise au rancart de tout le dispositif institutionnel existant, le calendrier des réformes et de la révision constitutionnelle, dévoilé par lui se veut cohérent. La ligne de conduite qui fonde la démarche du chef de l'Etat est celle qui veut qu'il faut bien que les prochaines élections législatives se déroulent selon les modalités et dispositions des réformes, nécessite la loi électorale, celle sur les partis et celle sur la place des femmes dans les assemblées élues. Pour ce faire, le passage par l'actuelle Assemblée nationale s'impose donc, aussi discréditée qu'elle soit aux yeux de beaucoup.
Sachant que le bien-fondé de la démarche choisie par lui n'apparaîtra pas évident à ses détracteurs, le Président a formulé l'assurance que le gouvernement est instruit d'avoir, au préalable au dépôt des projets de lois concernant les réformes sur le bureau de l'Assemblée nationale, à recueillir en tant que de besoin les suggestions et propositions des partis politiques et du mouvement associatif.
Peu sûr pourtant que cet engagement présidentiel fera renoncer l'opposition à sa récusation de l'option qui est celle de Bouteflika à faire des réformes, dont au final il décidera seul du contenu et qui seront conceptualisées dans le seul cadre d'instances institutionnelles où la prépondérance du pouvoir s'imposera en dernier ressort.
Les personnalités nationales et les partis politiques dont le Président a promis qu'ils seront consultés sur les réformes politiques, du moins ceux dont les avis peuvent avoir de l'influence au sein de l'opinion publique, refuseront de toute évidence de participer à un processus dont ils n'approuvent pas la pertinence et qu'ils soupçonnent de conduire à la pérennisation d'un système et d'un régime, au détriment du changement radical auquel ils appellent de leurs vœux et par leurs propositions.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 05:04

Dans les milieux gouvernementaux, on se dit «satisfait de la gestion des actions de contestation estudiantine»

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La dernière marche des étudiants, à Alger, confirme que le ministère de l’Intérieur et la DGSN ont donné des instructions bien claires aux brigades antiémeute : à part l’utilisation des armes à feu et bombes lacrymogènes, tous les moyens sont bons pour empêcher les étudiants de battre le pavé. La veille même de l’action de protestation à laquelle avait appelé la Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE), toutes les rues, ruelles et placettes de la capitale avoisinant le palais du gouvernement, la Présidence et la Grande-Poste – d’où devait s’ébranler la marche – étaient quadrillées par un gigantesque dispositif sécuritaire. Pour tester l’efficacité de leur dispositif de vigilance, les policiers ont arrêté deux étudiants en possession de quelques tracts de la CNAE, durant la journée du 1er mai.
Selon plusieurs témoignages de délégués des étudiants autonomes, plusieurs bus transportant les étudiants de plusieurs wilayas ont été empêchés d’atteindre Alger. «Des milliers de policiers ont assuré le bouclage complet de la capitale. Aucun coin n’a été épargné. C’était le cas de la place des Martyrs, la rue Larbi Ben M’hidi, la place de la Grande-Poste, la rue Didouche et le boulevard Mohammed V. Même les gares routières de Tafourah et de Caroubier n’ont pas été épargnées pat l’excès de zèle des policiers. Imaginez ! Même les bus universitaires ont été interdits de passer par Alger-Centre», a expliqué un étudiant de Bouzaréah.

Dès le début de la matinée d’avant-hier, les forces de l’ordre avaient la mainmise sur tout ce qui était aux alentours du point de départ de la marche, tel qu’annoncé par les organisateurs. «Les policiers ont procédé à la fouille de centaines de jeunes, qui n’étaient pas forcément des étudiants, et vérifié leurs identités. Ils obligeaient les citoyens à circuler et à ne pas s’arrêter, quelle que soit la raison», précise un autre étudiant. Et d’ajouter : «Ils voulaient tout simplement nous isoler et nous tabasser à huis clos.»
Dès leurs premières tentatives de marcher, les étudiants ont été confrontés à une stratégie de dispersion appliquée par les forces de l’ordre. «Plus d’un millier d’étudiants ont pu quand même se rassembler devant la fac centrale, mais carrément encerclés par la police. Près de 5000 autres camarades ont été divisés en petits groupes et maîtrisés par les policiers qui les ont empêchés de rejoindre le rassemblement», a constaté un membre de la CNAE, agacé, avant de lâcher : «La police a réprimé violemment notre action tout en essayant de soigner son image devant l’opinion publique nationale et internationale.» «Les éléments antiémeute ont exercé une pression terrible sur nous. Ils ont mis en place un cordon de sécurité ; ils ont tabassé plusieurs de nos camarades. Les policiers tapaient sur leurs boucliers pour créer une diversion et assommer les manifestants à coup de pied et de matraque dans des parties sensibles du corps», a-t-il encore lancé.

Par ailleurs, un délégué de la CNAE de l’université de Béjaïa a dénoncé des «agressions verbales perpétrées par plusieurs policiers contre les étudiantes et les étudiants pour les intimider et les humilier». Cet avis est partagé par un autre, du comité autonome d’Alger, qui affirme : «La police a voulu faire peur aux étudiants pour les dissuader de continuer le combat estudiantin légitime. Des policiers prenaient les noms des étudiants et les filmaient tandis que d’autres policiers en civil provoquaient les meneurs des étudiants.»
Pour répondre à toutes ces accusations, le chargé de la communication de la DGSN, Djilali Boudalia, se dit «satisfait de la manière avec laquelle ont été gérées les actions de contestation estudiantine jusque-là». «Depuis le début du mois de janvier, les instructions du général Hamel sont claires : maîtriser les foules pacifiquement sans utiliser même pas les moyens conventionnels pour sauvegarder l’ordre public», a-t-il indiqué. «Les unités républicaines de sécurité sont formées pour contenir les manifestants sans les violenter. Nous avons évité au maximum la confrontation avec les étudiants. C’est une manière étudiée : laisser les étudiants exprimer leurs revendications puis les disperser», a martelé M. Boudalia. Concernant les éventuels dérapages des forces de l’ordre dénoncés par les étudiants, notre interlocuteur a donné ces éclaircissements : «Les blessures enregistrées des deux côtés ont été causées par les bousculades inévitables pour disperser la foule. Les violences verbales de certains policiers restent des cas isolés, punis par la DGSN. Pour ce qui est des vérifications d’identité, c’était pour empêcher les intrus de sévir malhonnêtement en profitant de la marche des étudiants, que nous respectons.» «Je ne détiens aucune information affirmant ou infirmant le blocage de bus d’étudiants venus d’autres wilayas», a-t-il conclu. 
Source El Watan Samir Ghezlaoui

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 11:11

Algérie - Le projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2011 adopté

reserves de change en dollars

 

Le projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2011, adopté hier par le Conseil des ministres, prévoit une augmentation de 25% de la dépense publique qui va passer de 6,618 milliards (mds) de dinars à 8,275 mds de dinars. Cette augmentation a été rendue nécessaire par le besoin d’accompagner en autorisation de programme et de crédits de paiement les décisions prises par le Conseil des ministres de février dernier pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens, répondre à la demande particulière d’emplois de la jeunesse et promouvoir davantage le développement de l’outil économique productif, selon le communiqué du Conseil des ministres. Ces dépenses comprennent 400 mds de dinars pour les régimes indemnitaires des fonctionnaires, y compris leurs rappels, et 178 mds de dinars de subventions supplémentaires pour la stabilisation des prix du blé, de l’huile, du lait et du sucre, portant ainsi cette subvention de 93 mds de dinars à 271 mds de dinars pour l’année 2011. Pour le logement, le texte approuvé prévoit également des compléments de crédits de 897 mds de dinars d’autorisations de programme pour la prise en charge des décisions liées à la politique publique de logement, dont le relèvement à la hausse du programme quinquennal de construction de logements sociaux qui passe de 800 000 à un million d’unités, dont 410 000 verront leur lancement avancé. Le communiqué du Conseil des ministres indique que dans sa partie législative, le projet de loi de finances complémentaire ne comporte aucun nouvel impôt ou taxe ni augmentation d’impôt et taxe. Bien au contraire, souligne le texte, il propose de nouveaux encouragements à l’activité économique.

Source Liberté

Le Pèlerin

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