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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 11:06

C’est le président du Sénat, Abdelkader Bensalah qui a été chargé de mener les consultations avec les partis politiques et les personnalités nationales

 

Bouteflika 2

 

 

rouges qu’il ne faudra pas dépasser. Lors d’un Conseil des ministres tenu hier, il a rappelé que la Constitution dispose, en son article 178, que nulle révision constitutionnelle ne saurait porter atteinte aux caractères patrimoniaux de l’Etat algérien. Il s’agit du caractère républicain de l’Etat, l’ordre démocratique basé sur le multipartisme, l’Islam religion d’Etat, l’arabe langue nationale et officielle, les libertés fondamentales et les droits de l’homme et du citoyen, l’intégrité et l’unité du

territoire national, ainsi que l’emblème national et l’hy

mne national en tant que symboles de la Révolution et de la République.

«Dès lors, hormis

ces constantes nationales, les lois qui seront révisées ainsi que le projet de révision de la Constitution reflèteront les vues et les propositions qui auront été démocratiquement exprimées par la majorité», a-t-il assuré. Le chef de l’Etat a réaffirmé, en outre, que les réformes politiques seront «profondes», mais dans le respect des principes fondamentaux énoncés par la Constitution en vigueur. Une commission compétente sera désignée par le chef de l’Etat pour prendre en charge ce chantier. De même, il désignera une personnalité «nationale» qui dirigera le processus avant septembre. C’est le président du Sénat, Abdelkader Bensalah qui a été chargé par M.Bouteflika de cette mission. Une fois ce travail achevé, un projet de révision de la constitution sera présenté au président de la République. La mouture finale sera soumise au Parlement comme en dispose la Loi fondamentale. Le Président n’exclut pas une consultation du peuple. «Dans le cas où le projet de révision constitutionnelle se révèle profond, le peuple devra, après le Parlement, en disposer en toute souveraineté, par la voie d’un référendum transparent», a-t-il affirmé. Le Président a chargé le gouvernement de préparer les projets de lois au fur et à mesure de leur finalisation. Ainsi, l’équipe Ouyahia aura la responsabilité de «préparer, à la lumière des vues et propositions des partis et personnalités nationales», les projets de lois découlant du programme des réformes politiques. Il s’agit des trois lois organiques relatives, respectivement, au régime électoral, aux partis politiques et à la place des femmes dans les assemblées élues. Il s’agira ensuite des projets de lois relatifs aux incompatibilités avec le mandat parlementaire et au mouvement associatif ainsi que du projet de révision du Code de la wilaya. Le Président a même avancé un calendrier pour l’achèvement de ces chantiers. Il a indiqué que la totalité de ces réformes devra être sur le bureau de l’APN au plus tard, en septembre afin qu’elles soient débattues et votées pendant l’actuelle législature, au début de sa prochaine session d’automne. Sur le plan social, le chef de l’Etat a mis l’accent sur le logement en assurant que ce droit sera «sauvegardé» et «satisfait».

Il a instruit le gouvernement de mettre au point une nouvelle procédure qui «renforcera la transparence et l’équité dans l’accès des citoyens aux aides publiques au logement et à l’attribution du logement public locatif». Selon lui, les assemblées locales élues devront, à l’avenir, être en mesure d’ «assumer leurs responsabilités de gouvernance et d’intermédiation» vis-à-vis des citoyens.

Ce qui changera dans la presse

A la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Président Bouteflika a examiné, lors du Conseil des ministres d’hier, le projet de loi sur la dépénalisation du délit de presse. A ce titre, le chef de l’Etat a chargé le gouvernement, en concertation avec la famille de la presse, de diligenter l’élaboration du projet de loi organique relative à l’information. M.Bouteflika a fait savoir que la future loi consolidera de nouvelles garanties juridiques sur la liberté de la presse. «...nous travaillerons à une modernisation de l’espace médiatique national pour le porter au niveau de notre pluralisme démocratique et des ambitions de notre population, et pour conforter le professionnalisme et l’éthique». A ce titre, il a annoncé la mise sur pied d’une commission indépendante d’experts nationaux dans le domaine des médias audiovisuels, de la communication et de l’information.

M.Bouteflika a évoqué la contribution de l’Etat à l’épanouissement de la presse écrite. Une autorité de régulation des médias sera également instaurée une fois la nouvelle loi sur l’information promulguée. «Je profite de cette occasion pour rappeler au gouvernement qu’il est également chargé de préparer les projets de lois relatives à la publicité et aux sondages médiatiques.»

Source L’Expression Nadia Benakli

La révision de la Constitution se précise. Le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, a tracé les lignes

Le Pèlerin  

 

 

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 11:04

«La mort de Ben Laden va charrier avec elle d’autres actes terroristes plus spectaculaires que les précédents et ouvrira d’autres fronts d’action.»

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Ben Laden est mort, mais le réseau d’Al Qaïda l’est-il pour autant? Cette question taraude l’esprit de bon nombre d’experts et de spécialistes de la lutte antiterroriste. «La victoire contre Al Qaïda n’est pas aussi sûre ou remportée», avertit le directeur de la CIA, Leon Panetta, dans un communiqué rendu public hier. Bien au contraire, il a assuré que des attentats spectaculaires sont prévisibles. «Il est presque certain que des terroristes vont tenter de venger Oussama Ben Laden», a-t-il mis en garde, avant d’appeler les ressortissants américains, établis à l’étranger, à la prudence. La même réaction a été manifestée par l’Union européenne. Le coordinateur de la lutte antiterroriste de l’UE, Gilles de Kerchove, a estimé, hier, qu’il fallait rester vigilant, car a-t-il soutenu, après la mort d’Oussama Ben Laden, le symbole allait probablement continuer d’inspirer des terroristes. Dans le même sillage, le Pr. M’hend Berkouk, directeur du Centre de recherche sécuritaire et stratégique (Crss) et expert consultant au Global Center Terrorism Coopération aux Etats-Unis d’Amérique a indiqué que la mort de Ben Laden n’est pas synonyme de la disparition d’Al Qaïda. Car, la mort de Ben Laden va charrier avec elle d’autres actes terroristes plus spectaculaires que les précédents.

«Les groupes et réseaux terroristes actifs ou dormants vont certainement réagir et frapper, dans les plus brefs délais, pour montrer à l’opinion mondiale qu’Al Qaïda est toujours là», a soutenu M.Berkouk.

Selon l’expert, certes Ben Laden représente un symbole pour les réseaux terroristes, mais ils fonctionnent avec un mode opérationnel autonome. A ce titre, l’organisation terroriste Aqmi, activant au Maghreb, notamment au Sahel, est complètement indépendante d’Al Qaïda. Cela est valable, selon lui, aussi bien sur le plan organisationnel que d’action. De fait, le Pr. M’hend Berkouk a relevé que les cibles visées dans ses actions par l’organisation Aqmi ne sont pas les mêmes que celles d’Al Qaïda. «Les alliances entres les différentes organisations terroristes sont plutôt d’ordre idéologique», a fait remarquer le directeur du Centre de recherche sécuritaire et stratégique, avant de relever qu’Al Qaïda et d’autres organisations terroristes affiliées à cette dernière fonctionnent selon les modes opérationnels de la défense occidentale. Donc, il y a une autonomie d’action, a-t-il souligné. Par ailleurs, l’expert en questions sécuritaires internationales a averti quant aux risques de voir Al Qaïda changer de plan d’action et ouvrir, par voie de conséquence, d’autres foyers. Les régions instables sont, selon lui, les plus ciblées. Ainsi, il a prévenu que la prolifération des armes, en quantité et en qualité, dans le Maghreb et les zones du Sous-Maghreb, après le conflit libyen, peut réactiver l’organisation Aqmi et prendre les devants de la scène du terrorisme mondial. Cela a été prévu et souligné par des spécialistes.

«Le Sahel serait, à l’évidence, le nouveau foyer du terrorisme international», a indiqué le consultant au Global Center Terrorism Coopération aux Etats-Unis, estimant, par ailleurs, que l’Algérie qui n’a pas cessé d’appeler à la lutte contre le terrorisme au Sahel, mais aussi de prévenir contre ses risques aussi bien à moyen terme qu’à long terme ne s’est pas trompée. Donc, Aqmi serait en mesure de réactiver ses réseaux et faire de la région du Sahel un nouveau foyer pour le terrorisme international, d’autant plus que toutes les conditions lui permettant d’agir y sont réunies. Et d’ajouter sur un autre plan que la mort de Ben Laden constitue également un gage pour la réélection de Barack Obama. C’est dire qu’il s’agit là d’un véritable exploit pour l’administration d’Obama. Cependant, Slimane Medjahed, ex-conseiller auprès des services de la Sécurité nationale a précisé, quant à lui, que le terrorisme n’est pas activé pour des raisons de politique interne, mais pour des raisons externes. Néanmoins, il a fait savoir que la mort de Ben Laden pourrait constituer un coup fatal pour l’organisation terroriste Al Qaïda. Selon lui, il se pourrait qu’il y ait naissance d’une guerre interne au sein d’Al Qaïda, notamment autour de la succession à Ben Laden à la tête d’Al Qaïda. Formel, Slimane Medjahed a indiqué que la mort de Ben Laden va entraîner plus d’actes terroristes à travers le monde, mais aussi plus de problème à l’intérieur d’Al Qaïda. Tandis que du côté de Salim Berkouk, enseignant en sciences politiques et relations internationales à l’Université d’Alger, l’interrogation qui se pose maintenant n’est pas nécessairement la mort de Ben Laden, mais cette rapidité de l’annonce portant sur sa mort. «Je pense que cette annonce sert beaucoup plus à encourager les forces de l’Otan plongées dans le chaos afghan», a-t-il expliqué, ajoutant que la mort de Ben Laden n’entraîne pas nécessairement la fin d’Al Qaïda.

Source L’Expression Kamel Lakhdar-Chaouche

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 10:44

Les salaires ont augmenté et à des niveaux appréciables dans le secteur public. Et avec des rappels de deux à trois ans.

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Le secteur privé qui semblait, à qualification égale, mieux rémunérateur pour les classes moyennes est dépassé par les dernières évolutions.

Les récentes et importantes augmentations de salaires dans le secteur public qui ont concerné successivement les enseignants du secondaire et du supérieur, différentes catégories de fonctionnaires, les policiers et plus récemment les douaniers, ainsi que les employés de Sonatrach - la liste n'est ni close ni exhaustive soulèvent différentes interrogations. Les premières sont liées à l'importance des augmentations accordées. Le niveau des hausses, cela a été souvent relevé par les commentateurs, a surpris, surtout à l'extérieur des secteurs concernés. Cette observation est renforcée par le fait que ces augmentations de salaires ont été le plus souvent accompagnées d'un effet rétroactif sur deux voire trois années. Le principal « risque » associé à ce processus d'augmentation des revenus des salariés du secteur public est d'abord celui d'une contagion. Pourquoi ces catégories de fonctionnaires là et pas les autres ? Pourquoi les policiers et pas les douaniers ? Pourquoi Sonatrach et pas Sonelgaz ? Les augmentations ciblées et octroyées jusqu'ici au coup par coup vont-elles céder la place à des augmentations généralisées sous les pressions multiples qui semblent se manifester au cours des derniers mois. Le gouvernement ne devrait il pas et ne sera-t-il pas amené, à la fois par souci de justice sociale et pour éviter la multiplication des conflits sociaux, à envisager une nouvelle augmentation du salaire minimum ainsi que de l'ensemble des salaires de la fonction publique ?

Risque inflationniste

De nombreux commentateurs ont déjà soulevé par ailleurs le problème du risque inflationniste que représentent de telles injections de revenus dans le circuit économique. Risque renforcé par le fait que ces augmentations de salaires et ces «rappels» importants ont bénéficié la plupart du temps à des fonctionnaires qui par définition ne produisent pas en contrepartie de biens et de services marchands, mais plutôt des services publics dispensés de façon gratuite à la population. Le risque était envisagé à la mi-avril par le ministre des Finances lui-même. M. Karim Djoudi notait que «c'est grâce à un effet de stérilisation d'une partie des revenus distribués par l'Etat que nous pouvons escompter en 2011 un taux d'inflation contenu aux environs de 4%». Selon le ministre, l'augmentation de la demande interne de consommation résultant du versement des salaires au titre des régimes indemnitaires et statuts particuliers avec rappel sur 2008, 2009 et 2010, «suppose un risque inflationniste». Cependant, «les risques d'inflation associés seront fortement atténués par les opportunités d'épargne pour l'accès au logement et à l'investissement productif». L'augmentation spectaculaire des importations de véhicules depuis le début de l'année en cours ne semble pas pour l'instant donner raison à M. Djoudi

Le nouvel eldorado

Les évolutions récentes en matière de distribution de revenus n'ont bien sûr pas que des aspects négatifs ou inquiétants. Elles peuvent également être porteuses de quelques espoirs. Il y a quelques mois, le premier responsable d'une banque privée nous confiait : «Chez nous la rémunération moyenne d'un cadre se situe aux alentours de 100 000 dinars.

Ce sont des entreprises comme les nôtres, grâce au niveau des salaires que nous distribuons, qui contribuent au développement des classes moyennes». Depuis de nombreuses années, il semblait en effet généralement admis que la reconstitution des classes moyennes algériennes, laminées depuis le début des années 90 par l'effondrement du secteur public productif et la stagnation des rémunérations dans la fonction publique, ne pouvait venir que du secteur privé national. Dans son compartiment national aussi bien que dans son segment étranger, ce dernier semblait seul capable de rompre avec l'égalitarisme traditionnel du secteur public algérien et de rémunérer la qualification professionnelle de ses cadres suivant des standards comparables aux pays voisins, souvent cités en exemple dans ce domaine. Ce pronostic semble en partie déjoué par les évolutions des toutes dernières années voire des derniers mois. Maître de conférences dans une grande école publique de création récente, Malek B, la cinquantaine, ne nous cache pas que ses revenus « dépassent largement 150 000 dinars mensuels, compte tenu de quelques extras dans le secteur privé qui représentent environ un quart de ce montant ». La revalorisation substantielle des salaires dans l'enseignement supérieur , pour ne prendre que cet exemple,permet à près de 40 000 enseignants d'accéder à un niveau de revenu qui est désormais égal ou supérieur dans beaucoup de cas aux salaires versés, à qualification égale, dans le secteur privé. Le mouvement amorcé au début de la décennie écoulée en faveur des cadres supérieurs des administrations centrales semble dans la période récente s'élargir aux effectifs beaucoup plus nombreux des cadres des secteurs publics de l'enseignement, de la santé, de la justice voire à certaines catégories de fonctionnaires. Les classes moyennes algériennes devront-elles finalement leur salut au secteur public ?

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Taleb

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 10:38

Algérie - Presse algérienne: Une liberté conditionnée ?

siege el watan

 

L’Algérie, à l’instar des autres pays dans le monde, célèbre, aujourd’hui, la Journée internationale de la presse. Lieu de débat, outil de combat ou instrument de pouvoir ; on ne fini pas de discuter, de nos jours de la place et du rôle des médias. Ce qui est certain, c’est que cette journée est propice pour évaluer les avancées, les contraintes et les faiblesses de ce secteur des plus névralgiques.

Et là, nul ne pourra remettre en cause l’apport de la presse dans l’émergence de la culture démocratique de notre pays, du moins pour ce qui est de la presse privée, appelée également presse « indépendante ». Certes, cette corporation a parfois manqué de professionnalisme, mais peut-on le lui reprocher quant on sait qu’elle est née dans la douleur et a fait face à l’obscurantisme à un âge précoce.

La commémoration de cette journée nous fera revivre des moments des plus douloureux. La corporation journalistique, meurtrie dans la chair et dans le sang, a payé un lourd tribut lors de la décennie noire.

À la mémoire, nous reviennent ceux et celles qui sont tombés sous les balles assassines des intégristes. Après la décennie noire au moment où la corporation s’attendait à une meilleure situation, aux meilleurs conditions de travail et à moins d’entraves, notamment d’ordre juridique dans l’exercice du métier, c’est le contraire qui s’est produit. Le mépris et la dénégation ont été le lot des journalistes.

Il a été même confectionné des articles tels les 144 et 144a du Code pénal de 2001 qui prévoient de lourdes amendes et des peines de prison, notamment une peine de cinq ans, pour ce qui est qualifié de délits journalistiques. Constat : Plus d’une centaine d’affaires de presse ont été enregistrées en 2005. De nombreux procès se sont terminés par la condamnation. Pas moins de 20 journalistes ont subi des peines de prison ferme.

Ces condamnations ne sont pas sans susciter les plus vives réactions des ONG internationales de protection de la liberté de la presse. La dernière, date du mois dernier, à l’occasion de la visite en Algérie de Frank La Rue, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression. Celui-ci a dressé un rapport critique sur la situation de la presse et des libertés publiques en Algérie. «La diffamation doit être dépénalisée.

C’est une priorité », a-t-il martelé. La corporation, mais aussi la société civile algérienne condamne, également, cet état de fait réclamant plus de liberté d’expression. Cela ne pourrait être interprété qu’en tant que simple reconnaissance envers une presse qui a pourtant payé un lourd tribut durant les années 90. Qu’y a-t-il de plus légitime que de revendiquer, maintenant, une liberté de presse?

En définitive, le « beau » voyage dans le temps tant espéré par les professionnels des médias à la faveur de la loi d’avril 1990 et l’article 40 de la Constitution de 1989, ne s’est jamais réalisé tant le chemin à emprunter était tellement épineux : accès à l’information verrouillé, arsenal juridique contraignant.

Récemment, le président de la République Abdelaziz Bouteflika a annoncé que la nouvelle loi sur l’information complétera la législation actuelle, notamment à travers la dépénalisation du délit de presse.

Le chef de l’État a affirmé que la liberté d’expression est une réalité que reflètent nos médias de par leur diversité et par l’audace dans le ton qui les caractérise.Voila qui réjouira, d’emblée, la corporation journalistique en attendant sa concrétisation sur le terrain.

Source Le Courrier d’Algérie Amokrane Hamiche

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 10:34

Algérie - Un nouveau régime indemnitaire pour les fonctionnaires des finances

Siege du ministere des Finances

 

Les fonctionnaires de l'administration des finances ont désormais un nouveau régime indemnitaire. C'est le cas des fonctionnaires relevant des administrations des douanes, l'inspection générale des finances, du fisc, du Trésor, de la comptabilité et des assurances, du budget, des domaines, de la conservation foncière et du cadastre. Les décrets consacrant de nouvelles indemnités mensuelles ont été promulgués. Ces textes, qui viennent d'être publiés dans le Journal officiel, prennent effet depuis janvier 2008. Les fonctionnaires des douanes bénéficient des indemnités mensuelles liées au risque, à l'astreinte, à la recherche opérationnelle et à l'intervention. Leur indemnité de risque est fixée à 40% du traitement. L'indemnité d'astreinte varie quant à elle de 35% et 40%, selon le poste. L'indemnité de recherche opérationnelle et d'intervention varie entre 10 et 15% du traitement, selon les postes. Une indemnité de risque exceptionnel et d'astreinte fixée à 20% a été aussi instituée au profit des personnels assimilés de l'administration des douanes. Les fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques à l'inspection générale des finances bénéficient des indemnités d'astreinte et de fonction, de contrôle, d'audit opérationnel et d'expertise. L'indemnité d'astreinte et de fonction est fixée à 35% du traitement. L'indemnité de contrôle, d'audit opérationnel et d'expertise est fixée à 30% du traitement. Les fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques à l'administration fiscale bénéficient des indemnités des services financiers fiscaux, des opérations fiscales, de caisse et valeurs. L'indemnité des services financiers fiscaux varie entre 30 et 40% du traitement, selon les grades. L'indemnité spécifique des opérations fiscales est fixée à 25% du traitement. L'indemnité de caisse et valeurs est servie aux responsables de caisses ainsi qu'aux agents de constatation et aux contrôleurs désignés pour exercer les activités liées à la caisse dont les montants varient entre 4 000 et 5 000 DA, selon le poste. Les fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques à l'administration du Trésor, de la comptabilité et des assurances bénéficient des indemnités de vérification et de contrôle comptable, de maîtrise comptable et de caisse. L'indemnité de vérification et de contrôle comptable varie entre 30% et 40% du traitement, selon le poste. L'indemnité de maîtrise comptable est fixée à 25% du traitement. L'indemnité de caisse varie entre 4 000 et 6 000 DA, selon le poste. Les fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques à l'administration chargée du budget bénéficient des indemnités d'astreinte budgétaire et de disponibilité permanente, d'encadrement de l'allocation et du suivi de la ressource publique.

L'indemnité d'astreinte budgétaire et de disponibilité permanente varie entre 30 et 40% du traitement, selon le poste. L'indemnité d'encadrement de l'allocation et du suivi de la ressource publique est fixée à 25% du traitement. Les fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de l'administration chargée des domaines, de la conservation foncière et du cadastre bénéficient des indemnités de technicité domaniale et foncière, de risque et d'astreinte et de caisse. L'indemnité de technicité domaniale et foncière varie entre 30% et 40% du traitement, selon les postes. L'indemnité de risque et d'astreinte servie aux fonctionnaires des domaines et de la conservation foncière est fixée à 25 % du traitement. L'indemnité de caisse, fixée au montant de 4000 DA, est servie aux agents de constatation, aux contrôleurs et aux inspecteurs désignés pour exercer les activités liées à la caisse auprès des inspections des domaines et des conservations foncières. Les fonctionnaires du cadastre bénéficient des indemnités de campagne et de technicité cadastrale et de risque. L'indemnité de campagne et de technicité cadastrale varie entre 30 et 40% du traitement, selon les grades. L'indemnité de risque des fonctionnaires du cadastre est fixée à 25% du traitement. Il est enfin à préciser que toutes ces indemnités sont soumises aux cotisations de sécurité sociale et de retraite.

Source Le Quotidien d’Oran Salim L.

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 10:31

Energies renouvelables: L’Algérie capable de produire 100% de son électricité

eolienne adrar

 

Tous les besoins en énergie électrique peuvent être satisfaits à long terme grâce à de bons investissements en énergies renouvelables. Ceci ne tient pas du miracle ou de l’utopie mais c’est scientifiquement fondé, a affirmé hier le d irecteur du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Maiouf Belhamel

Pour arriver à une consommation à 100% propre, une nouvelle dynamique sera mise en place dans les deux prochaines décennies.

«Les perspectives de développement des ENR en Algérie pourraient (…) permettre, à un horizon relativement plus éloigné (2050-2070), de couvrir la totalité de nos besoins en électricité d’origine renouvelable et envisager son exportation vers l’Union européenne», a-t-il déclaré à l’APS. Et de poursuivre que ce scénario «n’est pas du tout utopique».

Les potentialités de l’Algérie en la matière sont «certainement beaucoup plus importantes» par rapport aux perspectives de développement affichées dans le cadre du programme de développement des ENR adopté récemment par le gouvernement, a-t-il, en outre, assuré.

A cet effet, les objectifs tracés dans le cadre de ce programme sont «tout à fait réalistes et réalisables à l’horizon affiché (2030), en tenant compte des technologies actuelles disponibles sur le marché et des moyens financiers (…) dont dispose actuellement notre pays», estime le même responsable.

«Bien évidemment, si les conditions essentielles seront réunies, c’est-àdire, si les moyens financiers, humains et organisationnels seront mis en oeuvre (…) les objectifs de ce programme seront atteints à l’échéance fixée», a-t-il réitéré.

La nouvelle dynamique

Pour advenir à couvrir les besoins en électricité en énergies propres, «une nouvelle dynamique sera mise en place pour démarrer ce processus». «C’est quatre fois un quinquennal. Je crois personnellement que c’est un temps tout à fait raisonnable» pour la mise en oeuvre du programme, tient à souligner Maïouf Belhamel.

Concernant le programme de recherche destiné à accompagner la mise en oeuvre du programme national des ENR, le directeur du CDER a expliqué que la démarche choisie pour son exécution est de signer des conventions avec les entreprises du ministère de l’Energie et des Mines, d’un côté, et les instituts et laboratoires de recherche universitaires, de l’autre, pour travailler dans «un cadre approprié et réglementaire».

Il s’agit, selon lui, de «la meilleure manière de préparer l’insertion des chercheurs dans le secteur socio-économique ». Ainsi, plusieurs conventions sont déjà signées. La première d’entre elles est conclue avec l’APRUE (Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie) sur le programme de diffusion et d’industrialisation du chauffe- eau solaire.

Une autre convention est signée avec le CREDEG (Centre de recherche et développement dans l’électricité et le gaz-filiale Sonelgaz) en matière d’électrification rurale. Un troisième accord est passé avec CEEG (Centre d’engineering de l’électricité et du gaz-filiale Sonelgaz) concernant la diffusion des kits photovoltaïques. Le CDER s’est aussi associé avec Rouïba Eclairage (également filiale Sonelgaz) à propos de la future usine de production de modules photovoltaïques.

Côté coopération scientifique et technique, un programme de travail intense est mis en place en collaboration avec toutes les universités nationales voulant toucher aux thématiques liées aux ENR.

Le CDER tend la main à tous les autres centres et labos

Sur ce volet, le CDER se propose d’aider les laboratoires de recherche à mieux s’équiper dans la première phase de développement, qui s’étend jusqu’à 2013, afin d’aider les jeunes doctorants à finaliser leurs thèses liées aux thématiques des ENR dans de bonnes conditions.

Il s’agit de l’objectif primordial du CDER en matière d’accompagnement des centres et laboratoires universitaires, insiste M. Belhamel, qui reconnaît que le nombre actuel de doctorants demeure «vraiment insignifiant pour les besoins de l’université elle-même et de la recherche permanente ».

Ainsi, le CDER vise à l’horizon 2030 d’atteindre 3.000 chercheurs permanents dans le domaine des ENR et les applications qui y sont liées, rappelle-t-il, ajoutant que le nouveau système d’enseignement supérieur LMD (licence, master, doctorat) devrait permettre de réaliser cet objectif.

«Le nouveau système LMD va clarifier et améliorer encore davantage la progression par sa transparence, la qualité et les niveaux de spécialisation pour gagner en efficacité dans la prise en charge des projets qui nécessitent de plus en plus de spécialisations performantes», explique-t-il.

Quant à la coopération scientifique et technique internationale, le directeur du CDER a précisé que ses fondements mis en place avec des pays amis devraient être renforcés encore davantage avec d’autres pays «qui partagent la volonté et l’approche» de l’Algérie dans le développement des énergies renouvelables.

Dans cette optique, la coopération internationale que l’Algérie veut développer «exige la qualité et la stabilité des chercheurs pour asseoir des collaborations mutuellement profitables et pérennes et des relations humaines irréprochables qui ne sont pas basées que sur des considérations financières», souligne on fine le directeur du CDER.

Source Le Maghreb K.Issam

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 10:25

Le dernier roman de Mohamed Benchicou interdit en Algérie

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Le dernier roman du journaliste et écrivain algérien Mohamed Benchicou, “Le mensonge de Dieu”, publié le 5 mai en France aux éditions Michalon, vient d’être interdit en Algérie, a annoncé lundi à l’AFP l’auteur, dont c’est le quatrième livre censuré dans son pays.

“La ministre de la Culture Khalida Toumi a demandé à ce que ne soit pas octroyé le numéro d’ISBN au roman ainsi que le dépôt légal du livre, ce qui revient à interdire sa publication”, poursuit le directeur du journal algérien Le Matin, quotidien d’opposition qu’il avait fondé en 1991 et qui est suspendu depuis 2004.

“J’avais déposé ma demande (de publication) le 19 janvier dernier”, précise-t-il. “Aucune explication n’accompagne cette censure car elle est contraire à l’article 38 de la Constitution algérienne qui garantit la liberté de création”, souligne l’écrivain, qui avait été emprisonné pendant deux ans, après la publication de son livre “Bouteflika: une imposture algérienne”, en 2004.

“La censure touche en Algérie toutes les catégories de la création et les Algériens ne peuvent créer qu’en dehors de leurs frontières”, déplore-t-il, relevant que l’interdiction de son roman intervient “à la veille de la journée mondiale pour la liberté d’expression”.

“J’ai alerté les instances internationales de cette interdiction, l’Unesco, Pen International, Reporters sans frontières”, souligne Mohamed Benchicou, qui vit entre l’Algérie et la France et se trouve actuellement à Paris pour la sortie de son ouvrage.

“Le mensonge de Dieu” doit en revanche être autorisé au Maroc et en Tunisie, où la censure a été levée depuis la révolution du jasmin, dit-il.

“L’Algérie reste aujourd’hui le dernier carré de la censure au Maghreb et nous sommes en recul par rapport à il y a 30 ans en Algérie”, regrette l’auteur de 59 ans.

Ce roman de 650 pages est une grande fresque romanesque, porté par un souffle épique, où l’écrivain retrace les destins croisés d’une famille de combattants et entraîne le lecteur sur les traces du peuple algérien de 1870 à nos jours.

Source Algérie 360 AFP

Le Pèlerin

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 05:59

Le seuil de la revalorisation prochainement fixé

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Le ministre du Travail, de la Sécurité sociale et de l’Emploi, Tayeb Louh rassure la catégorie des retraités que leurs pensions et allocations seront revalorisées à partir du mois de mai, conformément à la réglementation, soulignant que le seuil de l’augmentation sera fixé incessamment. Une annonce qui coïncide avec la célébration de la fête internationale des travailleurs. Il convient de souligner que le dossier des pensions sera traité par le conseil d’administration de la caisse de la sécurité sociale lequel devra effectuer des propositions qu’il soumettra à l’appréciation du premier responsable du secteur. Pour rappel, alors que la fédération nationale des retraités affiliée à l’UGTA a demandé un relèvement de 10 à 12 %, l’Etat a finalement accordé durant l’exercice 2010 une valorisation de 7%. Depuis l’année 2000, un cumul de taux de revalorisation de 60% a été enregistré. Par ailleurs, le ministre du Travail, qui était hier l’invité de la radio chaîne II, est revenu, également, sur les tenants et les aboutissants de la nouvelle loi sur la sécurité sociale adoptée récemment par les parlementaires. Selon le premier responsable du secteur, le niveau des cotisations à la sécurité sociale restera stable d’autant « qu’aucune baisse ou augmentation n’est envisagée ».  Les abattements sur les cotisations de 80% décidés au profit des entreprises économiques qui se situent au nord du pays et 90% pour celles du Sud, s’inscrivent, précise M. Louh, dans le cadre de la promotion de l’emploi des jeunes. Il s’agit, selon lui, de mesure incitative pour booster la création d’emplois. Pour ce qui est du remboursement des médicaments, l’intervenant a tenu à préciser que le système algérien est le plus bénéfique pour les assurées si on le compare à celui appliqué dans les autres pays, y compris les plus développés.

D’après lui, le système algérien est le « meilleur en matière de prise en charge au niveau mondial. Il y a des pays qui ne remboursent pas les médicaments au delà de 50%, d’autres se limitent à 15 et au mieux à 35% alors que chez nous, le remboursement se fait à hauteur de 80 et 100% selon les cas ». A cela s’ajoute l’actualisation régulière de la nomenclature des médicaments remboursables. Evoquant les principaux amendements introduits dans la nouvelle loi en question, le ministre a cité entre autres l’élargissement du système du tiers payant pour renforcer le transport sanitaire et assurer un bon déroulement de l’opération du dépistage précoce du cancer du sein. Dans ce cadre, les femmes qui ont un revenu peuvent être désormais des ayants droit contrairement à ce que stipule la loi précédente. Outre cela, la présente loi prévoit également l’approvisionnement supplémentaire du fonds d’aide et la prise en charge des assurées ayant une faible bourse. M. Louh a également parlé de l’assurance voyage indiquant que la CNAS ne prendra en charge que les assurés n’ayant pas contracté une assurance auprès des agences assurance voyages.

Source Horizons W.O.H.

Le Pèlerin

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 06:56

La fête du monde du travail en Algérie : dépasser l'immobilisme

changement

 

 

 

 

Le monde célèbrera le 01 mai 2011 la fête du Travail et force est de reconnaître que l'UGTA du travail ne représente qu'elle-même, une structure bureaucratique avec un capital immobilier immense, des privilèges pour ses dirigeants dont la majorité sont députés, sénateurs, et siégeant dans des conseils d'administration vivant avec les ministres à la résidence algéroise du Club des Pins loin des préoccupations des travailleurs.

Le pouvoir en interdisant les associations représentatives et dialoguant qu'avec l'UGTA dialogue en fait avec lui même dans un monologue lassant expliquant qu'en cas de tensions sociales, les citoyens se retrouvent directement en confrontation avec les forces de sécurité sans aucune intermédiation.

Cette situation en l'absence de concurrence est inséparable du monopole presque intégral que l'on trouve tant au niveau économique en termes d'allocation d'investissement en majorité public et non en nombre) que politique. Si l'on, s'en tient à la télévision officielle algérienne, le monopole dans l'information ( ENTV-A3 Canal Algérie) autant d'ailleurs que les partis FLN/RND/MSP qui ne sont en fait que l'éclatement de l'ancien parti unique des années 1980 ,et avec leur tous leurs satellites y compris l'UGTA ,et les innombrables micro partis créés artificiellement par l'administration. Selon les observateurs tant nationaux qu'étrangers, le système reposant sur la rente est sensiblement le même depuis les années 1970 ayant changé de formes mais pas de nature. Rappelons les taux de participation selon les données officielles du Ministère de l'Intérieur des élections législatives du 17 mai 2007 et des élections locales du 29 novembre 2007 du 17 mai 2007 où le FLN/RND/MSP/UGTA et toutes leurs organisations ont appelé à un vote massif. Pour les élections législatives, les inscrits ont été de 18.760.400 et le nombre de suffrages exprimés divisé par le nombre d'inscrits ce qui donne : 7,01% pour le parti du FLN, 3,15% pour le RND et 2,94% pour le MSP soit un total de 13,10%. Pour les élections locales APC les inscrits représentaient 18.446.626 (étrange - soit une diminution des électeurs entre l'intercale de trois mois de 313774, le Ministère de l'intérieur ayant invoqué l'assainissement des fichiers) par rapport aux inscrits, le FLN représente 11,40%, le RND 7,73% et le MSP 5,09% soit un total 24, 52%. Le FLN représente 11,36%, le RND 8,68% et le MSP 4,56% soit un total de 24,60% presque semblable à l'APW. La moyenne arithmétique, élections législatives et locales, des partis du FLN/RND et MSP donne ainsi 18,85% soit à peine le un cinquième des inscrits.

Quelles leçons tirer de cette démobilisation populaire ? La première leçon fondamentale est la prise en compte tant des mutations mondiales qu'internes à la société algérienne avec le poids de la jeunesse qui, parabolé, a une autre notion des valeurs de la société. Cela se constate à travers la baisse progressive du poids des tribus, des confréries religieuses et de certaines organisations syndicales (dont l'UGTA), du fait de discours en déphasage par rapport aux nouvelles réalités mondiales et locales. La deuxième leçon est l'urgence de revoir le fonctionnement du système partisan et de la société civile. En effet, la Constitution de 1989 et la loi du 5 juillet de la même année ayant consacré et codifié le droit des citoyens à créer des partis politiques, un nombre considérable de formations politiques ont vu le jour, souvent sans véritable programme, ni perspectives sérieuses, se manifestant ponctuellement principalement à l'occasion de rendez-vous électoraux du fait des subventions de l'Etat (instrumentalisation de l'administration). En raison des crises internes qui les secouent périodiquement, du discrédit qui frappent la majorité d'entre eux, de la défiance nourrie à leur égard et à l'endroit du militantisme partisan, les formations politiques actuelles, même ceux siégeant dans la coalition gouvernementale, sont dans l'incapacité aujourd'hui de faire un travail de mobilisation et d'encadrement efficient, de contribuer significativement à la socialisation politique, le marché politique, me semble-t-il, devant être conçu comme axe central de la restructuration et de laisser, dès lors, les règles du jeu politique et le nombre d'acteurs qui s'y adonnent, se fixer de manière concurrentielle. Quant à la société civile, sa diversité, les courants politico-idéologiques qui la traversent et sa relation complexe à la société ajoutent à cette confusion, qui est en grande partie liée au contexte politique actuel, et rendent impératif une réflexion qui dépasse le simple cadre de cette contribution. Constituée dans la foulée des luttes politiques qui ont dominé les premières années de l'ouverture démocratique, elle reflètera les grandes fractures survenues dans le système politique algérien. Sollicitée à maintes reprises, et à l'occasion d'échéances parfois cruciales, et souvent instrumentalisée à l'instar des micro-partis créés artificiellement, elle manifestera souvent sa présence d'une manière formelle et ostentatoire, impuissante presque toujours à agir sur le cours des choses et à formuler clairement les préoccupations et les aspirations de la société réelle. Or, une restructuration efficace n'a de chance de réussir que si les associations ne soient pas au service d'ambitions personnelles parfois douteuses. Cette situation explique que l'Algérie actuellement est en plein syndrome hollandais. Le syndrome hollandais est apparu en 1970 et fait référence aux difficultés rencontrées par l'économie hollandaise suite à l'exploitation, dans les années soixante, des réserves de gaz naturel du gisement de Slochteren. L'augmentation des exportations produit un excédent commercial et importer des biens/services devient alors plus avantageux que de les produire localement ce qui peut produire une réduction de la production nationale et donc une plus forte dépendance aux importations, un accroissement du chômage et la généralisation de la corruption (gain facile).

Cela peut concerner également d'autre ressources naturelles comme cela a été le cas de l'Espagne avec la découverte de l'or en Amérique Latine qui aussitôt épuisé a conduit l'Espagne à une récession de plus de deux siècles. Le budget de l'Etat est ainsi essentiellement alimenté par une fiscalité pétrolière comme l'économie algérienne ,98% d'exportation les hydrocarbures et 75% des besoins es ménages et entreprises importés moyenne 2007/2010. Cela explique que malgré le pré- programme 1999/2003 (7 milliards de dollars US), le programme 2004/2009, dont le montant selon le communiqué du conseil du gouvernement de novembre 2007, à 200 milliards de dollars US, et le nouveau programme 2010/2014 de 286 milliards de dollars dont 130 sont des restes à réaliser du programme 2004/2009 les résultats sont mitigés. Et à ce jour aucun bilan n'a été dressé par les pouvoirs publics se contentant de relater les réalisations physiques à dominance d'infrastructures (70% de ces dépenses) sans se préoccuper des coûts et des impacts réels. Aussi sans une gouvernance renouvelée revalorisant le travail et l'intelligence posant la problématique d'une transition démocratique véritable, qui aurai un impact positif sur le développement économique il y a fort à parier que des tensions sociales de plus en plus fortes se manifesteront dans les années à venir en Algérie au niveau interne que l'on calme transitoirement par la distribution de rente pour une paix sociale fictive, versement de salaires sans contreparties productives ne pouvant que conduire à terme à l'inflation que l'on comprime artificiellement par des subventions et au niveau international par un isolement croissant de l'Algérie. Et en cas de malaise social occultant les dysfonctionnements de la société, en fait la refondation de l'Etat, du fait que le blocage est d'ordre systémique, (taux officiel de croissance, de chômage, d'inflation artificiels gonflés par la rente des hydrocarbures) la mentalité bureaucratique est d'installer des commissions de pondre des lois. Or l'Algérie comme c'est le cas de la corruption qui prend une ampleur inégalée depuis l’indépendance politique, a les meilleurs lois du monde mais que contredisent quotidiennement les pratiques sociales. L'objectif stratégique est de garantir une participation citoyenne active et non formelle, pour éviter le divorce Etat/citoyens. L'important est de tirer les leçons, afin de débloquer la situation politique, économique et sociale caractérisée par le statu quo et l'immobilisme, en fait la panne de la réforme globale. En d'autres termes, la réforme devrait renvoyer pour une efficacité réelle à la refondation de l'Etat algérien pour plus de libertés au sens large, à savoir le respect des libertés économiques , la décentralisation , la commune devant passer du stade de collectivités locales providences à celui de collectivités entreprises responsables citoyennes, politique syndicales, culturelles, des droits de l'homme, la protection de la femme et de l'enfance, et le renforcement du dialogue des cultures par la symbiose des apports de l'Orient et de l'Occident au sein de l'espace euro méditerranéen et arabo africain, espace naturel de l'Algérie.

Source Le Quotidien d’Oran Abderrahmane Mebtoul

Le Pèlerin

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 06:52

Algérie - Hausse de 40% des importations de véhicules

port alger commerce

 

 

L'importation des véhicules en Algérie a connu une hausse importante durant le 1er trimestre 2011, comparativement avec la même période de l'année écoulée. Selon l'APS qui cite le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes, l'Algérie a importé 88.027 véhicules durant le 1er trimestre 2011, contre 62.771 unités à la même période en 2010, soit une hausse de 40,24%.

Les mêmes sources indiquent que la facture des importations des véhicules a également augmenté, passant de 62,4 milliards de DA durant les trois premiers mois 2010 contre 79,9 milliards de DA durant la même période 2011, selon les chiffres provisoires du Cnis. La quarantaine de concessionnaires présents en Algérie ont importé 83.746 véhicules durant les trois mois 2011, en hausse de près de 43%, pour une valeur de 74,2 milliards de DA contre 58.654 unités et une valeur de 56,3 milliards de DA à la même période 2011. Les importations des véhicules par les particuliers ont connu aussi une hausse de près de 4%, passant à 4.281 voitures durant le 1er trimestre 2011, contre 4.117 unités à la même période 2010. Mais en termes de valeur, le Cnis relève une baisse, puisque le montant des importations des particuliers a atteint 5,73 milliards de DA, contre 6,08 milliards de DA. Après une baisse de près de 24% en 2009, qui s'explique essentiellement par la suppression du crédit à la consommation en 2009 et les taxes introduites en 2008 par l'Algérie afin de réguler le marché de l'automobile, les importations des véhicules ont repris leur tendance haussière. Les chiffres du Cnis soulignent qu'en 2010, l'Algérie avait importé 285.337 véhicules, contre 277.881 unités en 2009, en hausse de 2,68%, due essentiellement à l'augmentation de plus de 4% des importations des concessionnaires.

 Toutefois, la facture des importations a baissé de 5,14% passant de 285,3 milliards de DA en 2009 à 270,6 milliards de DA l'année écoulée. La loi de finances complémentaire 2008 avait institué une taxe payable par les acquéreurs des véhicules neufs, qui oscille entre 50.000 et 150.000 DA en fonction de la cylindrée et la carburation du véhicule, ainsi qu'une redevance de 1% payable par les concessionnaires automobiles sur leur chiffre d'affaires annuel.

Ces taxes sont destinées à soutenir les prix de transport public en commun et à réguler le marché de l'automobile en Algérie dont le parc automobile s'élève à 5,5 millions d'unités. D'autre part, et selon l'Agence nationale du développement de l'investissement (ANDI), les discussions avec les constructeurs français Renault et allemand Volkswagen pour réaliser une usine de fabrication de véhicules en Algérie, «sont très avancées et (les projets) vont se concrétiser durant les années à venir et 2011 sera consacrée au parachèvement des formalités». A ce propos, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi, a indiqué, la semaine dernière à Alger, que le dossier de Renault «continue à avancer».

Source Le Quotidien d’Oran Djamel B.

Le Pèlerin

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