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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:56

Pour faire face à la grogne sociale, le gouvernement a recouru à l’augmentation des dépenses publiques.

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En 2011, la Journée internationale du travail prend un relief particulier dans un monde en grande mutation, marqué par les répercussions de la crise financière. En Algérie, le 1er Mai 2011 se déroule dans un contexte particulier, de tension sociale assez forte liée aux préoccupations des salariés en matière d’emploi, de salaires et de conditions de travail. On notera que les mouvements sociaux interviennent à un moment crucial pour le pays où la “révolution” dans les pays arabes, en particulier en Tunisie et en Égypte est suivie de très près par la population et où le risque de contagion n’est pas à écarter. Mais, il est difficile aussi de faire abstraction du fait que la Fête internationale des travailleurs est célébrée au lendemain de la levée de l’état d’urgence, laquelle a généré notamment des promesses de “changements imminents et globaux” et suscité des appels de partis politiques et d’associations à des marches pour réclamer “le changement”.

Dernièrement, Ahmed Ouyahia, qui porte la double casquette de Premier ministre et de secrétaire général du RND, a reconnu que l’Algérie traversait des “crises sociales”. Il a également admis que notre pays connaissait “une crise sociale et non politique”, en accusant cette fois des partis politiques de l’opposition de “transposer les tensions sociales sur le terrain politique”.

Sur un autre plan, M. Ouyahia a été intraitable sur la question relative à la réunion de la tripartite gouvernement-UGTA-patronat qui, selon lui, interviendra “en temps voulu”, puisqu’il n’y a aucune “urgence” pour le moment. De l’avis de certains observateurs, ces aveux traduiraient “une impasse de l’actuelle politique socioéconomique et l’absence d’une vision stratégique concernant des segments porteurs de croissance durable”.

Dans les faits, le gouvernement a opté pour “la paix sociale” pour faire face à la grogne sociale, en recourant à l’augmentation des dépenses publiques. En effet, la loi de finances complémentaire pour l’année 2011 (LFC 2011) prendra en charge les dépenses complémentaires qui seront versées en application des mesures prises, le 22 février dernier, par le Conseil des ministres, en plus des conséquences financières faisant suite à la signature des statuts particuliers de différents secteurs d’activité, dont ceux de la santé et des finances.

Dans une interview accordée dernièrement à l’agence APS, le ministre des Finances, Karim Djoudi, a révélé que la LFC 2011 s’inscrit dans “un contexte économico social caractérisé par la hausse à l’international des prix des différents produits et par la mise en œuvre des différents statuts professionnels des secteurs”. Selon le ministre, la LFC 2011 “vient apporter des correctifs à des décisions exceptionnelles qui seront prises durant un exercice donné” et portera sur les mesures visant la pérennité de “l’aide de l’État qui subventionne une large partie des produits de consommation et qui prend en charge les dépenses liées à la création et au maintien de l’emploi”. En d’autres termes, il sera question de “soutien des prix à la consommation de plusieurs produits vitaux pour la vie quotidienne des citoyens par la baisse de la pression fiscale et la facilitation de l’impôt”. Mais, face à la démarche de l’État qui ne lésine plus sur les moyens financiers, c’est tout le monde qui veut profiter de cette générosité, pour satisfaire les revendications relevant notamment des salaires, des indemnités et des primes.

Les syndicats autonomes montent au créneau - Ils se prononcent sur les mesures prises par les pouvoirs publics

La Journée internationale du travail, devenue Fête du travail, est célébrée annuellement le 1er Mai dans différents pays. Instaurée initialement comme journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail, elle permettait aux travailleurs, organisés en syndicats ou en collectifs, de défendre leurs intérêts communs. Cette année, Liberté a ouvert ses colonnes à cinq syndicats, à l’occasion du 1er Mai : l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) et le Conseil des lycées d’Algérie (CLA). Tous ont répondu à l’exception du secrétaire général de l’UGTA. En guise de réponse, M. Sidi-Saïd nous a fait parvenir un document portant sur le bilan syndical de la centrale UGTA, de 1990 à ce jour, ainsi que les propositions qu’il a transmises en février 2011 au gouvernement.

Source Liberté Hafida Ameyar

Le Pèlerin

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:52

Algérie - L'Armée va réviser sa doctrine de combat

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En vertu des recommandations du Haut Conseil de Sécurité tenu ce mois sous le commandement de Bouteflika, il y aura une augmentation de l’effectif et des dépenses de l’Armée et révision de « la doctrine de combat» de l’Armée

Le Haut Conseil de Sécurité, réuni sous la présidence d’Abdelaziz Bouteflika a décidé d’augmenter le budget alloué à la défense nationale afin de parer contre la détérioration de la situation sécuritaire sur les frontières Est de l’Algérie. Dans ce cadre, le ministère de la Défense Nationale procèdera à l’augmentation de l’effectif des soldats de l’Armée Nationale Populaire et procèdera, également, à l’ouverture de nouveaux concours d’admission aux écoles des forces armées.

Le gouvernement a décidé d’augmenter le budget alloué aux forces de l’Armée et aux services de sécurité, en vertu des recommandations du Haut Conseil de Sécurité, tenu sous la présidence de Bouteflika Abdelaziz, président de l’Algérie et le chef suprême des forces armées. Cette augmentation du budget de la Défense Nationale a été décidée dans la loi de finances complémentaire de l’année 2011 et intervient suite à la décision du Haut Conseil de Sécurité, réuni à deux reprises, le mois d’avril en cours.

Elle intervient également suite à l’augmentation des dépenses de l’ANP à cause de la détérioration de la situation sécuritaire dans le Sahel et sur les frontières de l’Algérie avec la Libye, en plus de l’augmentation des dépenses de la Gendarmerie Nationale.

Ce budget va être alloué à la réalisation de nouvelles bases, de nouveaux forts et des centaines de casernes et points de contrôle sur les frontières de l’Algérie avec la Libye, le Niger, le Mali ainsi que la Mauritanie. Il sera également alloué à l’acquisition de nouveau matériel, notamment des véhicules militaires, pièces de rechanges et équipements supplémentaires, à l’achèvement de la réalisation des casernes en cours de construction, à la réalisation des pistes d’atterrissage pour les avions de chasse dans plusieurs régions dans le sud algérien. Selon les renseignements qu’El Khabar a pu obtenir, l’Armée algérienne procèdera, pour la première fois, à l’amendement de ce qu’on appelle dans le jargon militaire « la doctrine de combat» depuis le déclenchement de la guerre contre le terrorisme dans le début des années 90. La politique de l’Armée sera également revue afin qu’elle soit plus adéquate par rapport aux nouveaux risques, notamment, le déploiement des forces de l’OTAN, pour la première fois de l’Histoire de l’Algérie indépendante, près des frontières Est de l’Algérie, et qu’elle participe à faire face aux actes terroristes et de violence contre les forces occidentales en Libye.

Source www.algerie-dz.com

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:36

Les “présidentiables” dans le starting-block

Ouyahia

 

Une folle rumeur circule dans les milieux diplomatiques depuis le discours du Président Bouteflika. Selon plusieurs sources, la tenue d’une élection présidentielle anticipée en 2012 est ouvertement évoquée dans les hautes sphères du pouvoir, depuis l’intervention télévisée de Bouteflika.

Elle interviendrait juste après le parachèvement des «réformes» annoncées par le Chef de l’Etat, notamment la révision de la Constitution qui aboutira vraisemblablement au retour à la limitation à deux des mandats présidentiels. Pour lui succéder, plusieurs noms circulent. Certains se sont même déjà positionnés comme une alternative possible au départ du président de la République.

«Algérie-Focus.com» dresse la liste des présidentiables, selon leur degré d’implication dans le processus de succession.

Abdelaziz Belkhadem

Le SG du FLN et non moins zélé représentant du Chef de l’Etat a surpris plus d’un par sa récente sortie médiatique sur le site «TSA». Farouche défenseur du dogme présidentiel de Bouteflika, celui qui a annoncé la candidature du Président sortant pour un quatrième mandat a subitement fait marche arrière pour évoquer la possibilité de se présenter à la présidentielle de 2014. Contesté dans son propre camp, Belkhadem aura du mal à convaincre, et les décideurs et les Algériens. Il se présente ainsi comme le candidat du clan présidentiel qui veut s’affranchir du fiasco Saïd Bouteflika. Son CV risque aussi de poser problème aux partenaires étrangers. Belkhadem ne part pas favori, mais qui sait…

Ahmed Ouyahia

Valeur sûre du régime, le SG du RND est connu pour son infidélité chronique. Inamovible, Ouyahia a toujours su ménager les loups en s’appuyant souvent sur les chèvres. Souffrant d’une impopularité légendaire, le Premier ministre ne convainc pas non plus les milieux économiques nationaux et étrangers à cause de ses mesures tristement célèbres basées sur un patriotisme économique qui n’a jamais profité à l’outil de production national ! Ambitieux est carriériste, Ouyahia ne ménagera aucun effort pour aller à “la rencontre de son destin”. Il jouit aussi de la confiance des militaires, qu’on dit derrière sa longévité politique inégalable. Si Ouyahia s’impose en tant que successeur de Bouteflika, ça ne sera que grâce aux militaires.

Mouloud Hamrouche

Brebis galeuse du régime, Mouloud Hamrouche est publiquement soutenu par la France et les Etats-Unis. Présenté comme un «réformateur», l’ancien chef du gouvernement n’est pas très connu auprès de la jeune génération, ce qui peut être un atout pour lui afin de se refaire une virginité. Seul problème, la vieille garde militaire ne le porte pas vraiment dans le cœur et le soupçonne d’avoir mené un double jeu avec le FIS pour évincer l’armée.

Ali Benflis

Candidat malheureux à la présidentielle de 2004, l’ex-patron du FLN attend sagement l’heure de prendre sa revanche. Trahi par son camp, il connaîtra une fin de carrière politique douloureuse. Ali Benflis jouit aussi de la confiance d’une partie des militaires. Mais son retour risquera d’entraîner une vrai crise politique sur la scène nationale, notamment au FLN, qui devra, dans ce cas, effectuer une autre purge pour chasser les redresseurs d’hier, responsables de la mise au placard de Benflis.

D’autres noms circulent aussi comme étant des “pistes possibles” pour remplacer Bouteflika dans le cas d’une présidentielle anticipée, à l’instar de l’ex-chef du gouvernement Sid Ahmed Ghozali, qui a taclé le régime récemment, Ahmed Benbitour ou encore Abdelkader Bensaleh. Autant de rumeurs qui ne font que confirmer qu’une fois de plus, les Algériens sont écartés des décisions importantes et que tout ce qui se décide, se fait à huis clos.

Source Algerie-Focus Khalil Mehdi

Le Pèlerin

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:32

Algérie - Création de chaînes TV privées: une « décision politique » selon Nacer Mehal

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La création de chaînes de télévision privées relève d’une « décision politique », a expliqué jeudi le ministre de la Communication, Nacer Mehal. « Ce n’est pas le ministre de la Communication qui décide de ça (lancement des chaînes TV privées). C’est une décision politique », a t-il clairement souligné au forum d’El Moudjahid.

« Cela dit, je me ferai un plaisir d’appliquer la décision quand elle interviendra ». Le ministre a rappelé dans ce cadre que le chef de l’Etat avait évoqué dans son discours à la nation (15 avril dernier) l’ouverture de chaînes thématiques, annonçant à ce propos la « finalisation » des statuts de la Télévision et de la Radio nationales lundi prochain.

« L’objectif consiste à créer de l’émulation au sein de la Radio et de la Télévision car, jusque-là, on avait un clonage de chaînes », a relevé le ministre, expliquant qu’en dotant chaque chaîne de son propre statut, elles seront indépendantes l’une de l’autre. A titre d’exemple, il a précisé qu’à partir de l’année 2012, il y aura trois journaux télévisés différents sur chaque chaîne, ce qui permet au téléspectateur de disposer d’une palette de programmes et de créer la concurrence entre les chaînes publiques, comme cela se passe dans d’autres pays, a-t-il dit.

Le ministre a aussi annoncé, qu’en plus de l’Agence nationale d’information, Algérie Presse Service, qui bénéficiera de nouveaux bureaux à l’étranger, la Télévision nationale sera dotée de trois bureaux « permanents et structurés » au Caire, à Paris et Washington. « J’exigerai, en tant que professionnel, qu’il y ait beaucoup de présence sur le terrain de l’information à l’étranger », a-t-il indiqué. « On doit professionnaliser davantage la TV, sans faire de procès à quiconque.

Ce qui nous intéresse, c’est l’avenir », a poursuivi le ministre. Pour ce qui est des programmes de la Télévision nationale, il a estimé qu’elle ne devrait pas se limiter aux programmes du mois de Ramadhan, appelant ainsi à « libérer l’imagination et la créativité pour créer un effet d’émulation et aboutir à la qualité ».

Assurant qu’il donnera tous les moyens à la Télévision nationale, M.Mehal a exhorté les producteurs à « s’engager davantage » et ne plus considérer la télévision publique comme « une vache à traire ». Par ailleurs, abordant la question de la diffusion de la presse écrite, le ministre de la Communication a annoncé que ce secteur sera pris en charge pour assurer le droit à l’information à tout citoyen algérien quel que soit le lieu où il se trouve sur le territoire national. En ce sens, il a annoncé un projet de rotative à Bechar (sud-ouest du pays) pour lequel les moyens de réalisation ont été dégagés, ainsi qu’un projet d’imprimerie à Tamanrasset (extrême sud).

Source algerie-plus.com

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:28

Plus de 110 entreprises françaises attendues

france algerie

 

La coopération algéro-française, dont les deux pays en font un suivi rigoureux depuis la fin de l’année dernière, sera encore au cœur d’un rendez-vous prévu à la fin du mois prochain. Plus d’une centaine de patrons d’entreprises françaises rencontreront leurs homologues algériens pour discuter affaires et éventuellement nouer des partenariats mutuellement bénéfiques.

Le directeur de la mission économique Ubifrance en Algérie, co-organisatrice du forum de partenariat Algérie-France, M. Alain Boutebel, a déclaré avant-hier à Alger que plus de 110 entreprises françaises vont prendre part à ce forum prévu du 29 au 31 mai à Alger.

«Nous en sommes à 113 entreprises françaises, sans compter les filiales (une quinzaine) aux côtés de 350 entités algériennes qui se sont inscrites pour prendre part à ce forum», a indiqué à l’APS M. Boutebel, pour lequel ce rendez-vous économique est «unique dans sa conception».

Selon lui, c’est «la première fois que des entreprises répertoriées dans un catalogue pourront se contacter en ligne selon le profil ou l’activité recherchée».

«A compter du 6 mai, toutes les entreprises répertoriées dans ce catalogue auront la possibilité d’accéder, grâce à une clé qui leur sera fournie, à cette base de données renseignant sur les secteurs, les activités et autre domiciliation des entreprises», a annoncé par ailleurs M. Boutebel.

Il s’est félicité à l’occasion de la «bonne entraide» qui a prévalu entre Ubifrance et les autres partenaires, dont les chambres de commerce, les organisations patronales et les banques de sous-traitance, pour organiser ces assises économiques.

Ces dernières permettront, selon lui, aux PME françaises d’accompagner les entreprises algériennes dans leur développement dans une dizaine de secteurs, tels que la santé, les énergies renouvelables, les équipements mécaniques et la sous-traitance.

Commentant l’annonce par le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi, mardi dernier, après son retour de la visite qu’il a effectuée en France la semaine d’avant, d’une «refonte du système juridique» pour améliorer le climat des affaires et relancer l’investissement en Algérie, M. Boutebel a estimé que cela va dans le sens d’un ajustement du cadre juridique de l’investissement conformément aux ambitions des pouvoirs publics algériens.

«Sans toucher à la règle 51/49 % qui reste une mesure souveraine, qui existe même dans des pays comme la Chine, cet accompagnement pourrait concerner les PME qu’on devrait rassurer par une stabilité du cadre juridique et des mesures incitatives comme la facilitation douanière», a-t-il expliqué, ajoutant que les remarques formulées lors de la dernière visite ministérielle à Paris «n’avaient pas pour objectif de porter un jugement sur la portée de la règle des 51/49 %».

«L’Algérie détermine librement l’environnement juridique susceptible d’attirer le niveau d’investissement utile au développement économique du pays, à la croissance, à la création de valeur ajoutée voire de richesse nationale», a-t-il dit.

Le forum d’Alger s’inscrit dans la stratégie des autorités algériennes de dynamiser les changes et de créer des partenariats de type gagnant gagnant à travers le rapprochement des entreprises des deux rives de la Méditerranée. Notons que la coopération économique algéro-française devrait connaître un nouveau souffle à la faveur de la dynamique enclenchée, depuis novembre dernier notamment, et de l’échange de visites, que ce soit entre les représentants officiels des deux pays ou les hommes d’affaires.

Source Le Jeune Indépendant M.B.

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:16

Entretien avec Rachid Grim, politologue

guerre belkhadem ouyahia

Dans cet entretien, nous avons tenté d’aller au fond des questions d’actualité qui interpellent la société dans toutes ses composantes ainsi que le pouvoir politique. Connu pour ses nombreuses contributions, Rachid Grim, politologue, directeur à l’Institut de recherche à l’Université de Tizi-Ouzou, a bien voulu se prêter à une série de questions portant sur les préoccupations citoyennes du jour — les luttes sociales pour tout dire — leur impact sur le pouvoir exprimé à travers ses réponses aux revendications des différents corps sociaux : augmentations des salaires, soutien aux prix de produits de large consommation et autres subventions.

Celles-ci ne visent, nous dit-il, qu’à gagner du temps pour le système en achetant la paix sociale. Pendant ce temps, se précisent les luttes ouvertes de succession à travers une réforme annoncée de la Constitution dans le dessein de perpétuer le système voulu par un président «à la santé défaillante mais très lucide». Au sommet du sérail politique, les partis de l’Alliance affûtent leurs armes. Que dire du MSP qui se redécouvre une vocation d’opposant au système ? Quant à l’opposition, «divisée, traversée par l’adversité», elle n’est pas encore prête à constituer l’alternative, selon le politologue, alors que la «société civile commence à relever la tête et à mettre au placard toutes les organisations du passé…»

Le Soir d’Algérie : C’est un contexte bien particulier dans lequel est aujourd’hui le régime : séisme politique dans les pays arabes et, au plan interne, une agitation sociale permanente. Quel regard portez-vous sur cette réalité ?

Rachid Grim : Quel que soit le qualificatif que ceux qui nous gouvernent appliquent aux évènements qui se déroulent dans le pays depuis le mois de janvier dernier, nous sommes bel et bien entrés dans une période d’incertitudes. L’Algérie, même si nos gouvernants, comme pour conjurer le sort, disent le contraire, est bel est bien partie prenante de ce que vous appelez le séisme politique arabe et ce que d’autres qualifient de printemps arabe. Nos gouvernants refusent systématiquement de parler de revendications politiques de la part des jeunes et des moins jeunes qui ont investi la rue. Pour eux, il ne s’agit que de revendications à caractère social. Il y a bien entendu du vrai : la revendication sociale existe bel et bien : logements, emploi, pouvoir d’achat, école, université, mal vie, hogra, et bien d’autres choses. Mais elle n’est pas la seule : la revendication politique est présente partout ; elle est essentielle et permanente, même si elle ne s’exprime pas directement en tant que telle. Nous la retrouvons dans les revendications des étudiants – qui finalement ne font rien d’autre que de remettre en cause tout le système scolaire et universitaire qui a mené le pays directement dans le mur. Quoi de plus politique ? Si on étudie de très près les revendications des différents corps professionnels, on y trouvera en filigrane la remise en cause de tout le système, qui a mené le pays dans la situation catastrophique dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. Et cela nos gouvernants commencent à le comprendre et à craindre ses conséquences sur la pérennisation du système. Le pouvoir sait qu’il devra lâcher du lest pour se maintenir. Il espère comme cela gagner du temps et jouer sur les divisions de l’opposition démocratique (partis, syndicats et associations de la société civile) pour reprendre la main. Gagner du temps, c’est le leitmotiv du pouvoir. Céder sur des broutilles, pour gagner le temps nécessaire à se refaire une virginité, telle est sa démarche. Mais même quand il fait semblant de lâcher du lest, le pouvoir s’y prend de telle manière qu’il ne peut pas être crédible. L’exemple effarant est donné par le Président lui-même qui, dans son discours à la nation, avait promis plus de démocratie et plus de pouvoirs, à la représentation populaire ; et quelques jours plus tard, il fait voter contre l’avis de tous les partis présents à l’APN – moins bien entendu le FLN et le RND - un code communal à l’exact opposé de ses promesses.

Ne vivons-nous pas un grand paradoxe, à savoir d’un côté une coalition gouvernementale qui explose avec le vote du code communal par une assemblée discréditée, une opposition démocratique réprimée et qui n’arrive pas à mobiliser et le peuple qui se préoccupe plus de son quotidien. Votre analyse sur une telle réalité... ?

La coalition gouvernementale – FLN/RND/MSP — n’a jamais été rien d’autre qu’un rassemblement fait de bric et de broc, créée dans le seul but de servir le maître du jeu : le Président. Tant que son état de santé lui permettait de rester le maître, les trois partis étaient aux ordres. La situation présente est quelque peu différente : tout le monde sait maintenant que la porte de la succession est ouverte. Et que cette succession ne pourra plus se faire, comme elle avait été imaginée par le pouvoir — y compris par les trois partis de la coalition. Il ne peut plus y avoir – grâce en soit rendue aux révolutions tunisienne et égyptienne — de succession familiale. Chacun essaie donc de se placer pour, le moment venu, participer à la course et essayer de la gagner. C’est évident pour le parti islamiste, avec Aboudjerra Soltani qui devient un «opposant» pour se refaire une virginité et prétendre faire partie de ceux qui pourront participer à la course finale pour le pouvoir. C’est tout aussi évident pour les deux autres partis, dont les chefs se marquent à la culotte : chacun prétendant être le plus légitime, pour succéder au zaïm. Dans un pays «normal», l’opposition démocratique devrait tirer un énorme avantage de cette situation et se préparer à la prise du pouvoir. Mais pour cela elle devra être crédible. Ce qui n’est absolument pas le cas. Non seulement elle est réprimée par le pouvoir qui l’empêche de marcher et de s’exprimer, mais surtout elle est tellement désunie que personne ne peut croire qu’elle pourra être une alternative au pouvoir. Et non seulement elle est désunie, mais les partis qui la constituent développent entre eux une adversité plus grande que celle qu’ils développent vis-à-vis du pouvoir. Et c’est bien ainsi que l’opinion publique perçoit la situation. Les islamistes par ailleurs ne sont pas en meilleure posture. Le MSP, devenu par son entrisme, un parti de gouvernement, est perçu de la même façon que ses partenaires de la coalition. Même si l’on doit se méfier de la puissance de ses satellites de la société civile (femmes, étudiants, associations caritatives, etc.) qui ont fait un énorme travail de pénétration en profondeur de la société, le parti ne semble pas encore prêt à prendre le pouvoir et gérer – seul – le pays. Pour l’instant, il constitue un appoint pour les deux partis de la famille révolutionnaire, et il s’en contente. Il est en train de faire l’expérience du pouvoir et de se préparer aux futures échéances. Ce qu’Aboudjerra Soltani avait posé comme objectif politique suprême de son parti – être majoritaire à l’APN en 2012 – n’est pas encore près de se réaliser. Le jeu actuel du parti, qui fait de l’opposition, tout en restant au gouvernement, n’a pas d’autre signification que de montrer qu’il existe en dehors de la coalition et qu’il en est indépendant. Une manière de se rappeler à son électorat pour les prochaines échéances. Et le peuple dans tout ça, il continue de manger son pain noir et de rêver à des lendemains meilleurs (pour beaucoup, en dehors du pays). Pour lui, il s’agit avant tout de survie. L’Algérien est connu pour sa patience légendaire. Jusqu’au moment où la goutte déborde… Et la goutte est en train de déborder. Ce ne sont pas les milliards de dinars que le président et son gouvernement sont en train d’injecter dans les salaires, le soutien des prix, les projets de logements et autres, qui vont régler leurs problèmes de mal-vie, de hogra, d’emplois, de scolarité, de santé, etc. D’ailleurs, cette énorme masse monétaire qui est injectée pour tenter de juguler la revendication sociale risque de se transformer très rapidement en une inflation à deux chiffres. Avec ses conséquences catastrophiques sur le pouvoir d’achat déjà à ras terre de l’immense majorité de la population.

En dépit des dénégations, les insurrections dans le monde arabe rejaillissent sur le pouvoir, obligé de faire des concessions pour acheter la paix sociale. C’est «l’union sacrée» face aux périls. Mais le président Bouteflika lors de son discours du 15 avril à Tlemcen est apparu à bout de souffle mais pas à bout d‘arguments...

Le président n’est pas seulement à bout de souffle. Il est aussi à bout d’arguments. Ses seuls arguments sont ceux de la manne financière dont il dispose (et qu’il ne doit qu’à l’augmentation du prix du pétrole, depuis son élection en 1999 !). Acheter la paix sociale, il le peut effectivement. Mais pas pour très longtemps. L’argent n’est pas inépuisable et les conséquences des décisions prises, et appliquées, d’injecter de telles masses dans le soutien des prix de produits de large consommation, l’augmentation des salaires des fonctionnaires, etc. seront très vite désastreuses. Tous ses projets économiques – du moins jusqu’à présent – ne sont pas des projets de développement et de création de richesses. Il était nécessaire d’investir dans les équipements publics de base. Mais ceux-ci coûtent de l’argent et ils n’en rapportent pas. Et ils n’entraînent pas un vrai développement économique. Jusqu’à maintenant, l’investissement créateur de richesses est absent des réalisations du président. Tout ce qu’il pourra faire à partir de maintenant – en admettant qu’il donne un autre cap à sa politique économique – n’aura pas de résultat immédiat, qui pourra faire patienter une population qui plonge de plus en plus dans la pauvreté. Il ne mettra pas fin aux émeutes de la misère, qui ne feront que s’accentuer. D’ailleurs, la politique des pouvoirs publics qui consiste à répondre par la positive à toutes les revendications violentes de la rue a pour conséquence de démultiplier celles-ci. Il ne me semble pas que le président ait devant lui assez de temps pour renverser la vapeur et tenir toutes ses promesses de lendemains meilleurs pour le peuple algérien. D’ailleurs, même s’il le voulait, il ne le pourrait pas dans les conditions actuelles. Il ne dispose pas du personnel politique et des managers capables de concevoir et mettre en œuvre une politique économique nouvelle et porteuse d’avenir. Le gouvernement Ouyahia, comme les précédents d’ailleurs, a montré ses limites. La grande majorité du personnel politique et de gestion de l’économie n’a pas d’autre compétence que celle de savoir bien plier l’échine. Des courtisans qui n’ont d’autres objectifs que celui de durer et de profiter de la rente. Ce n’est pas de lui que pourra venir la solution à la situation gravissime que connaît le pays depuis des décennies.

Au vu de son état de santé, les supputations reprennent de plus belle quant à sa succession. L’après-Bouteflika estil d’ores et déjà lancé, selon vous ?

Oui ! L’après Bouteflika est déjà lancé. La seule question qui se pose est celle de savoir si c’est lui qui préparera et mettra en application la procédure pour sa succession, ou si celle-ci viendra d’ailleurs. Il me semble que, malgré sa santé physique visiblement défaillante, le Président a gardé intactes ses facultés mentales. Il sait pertinemment qu’il n’ira pas vers un quatrième mandat. Il sait qu’il doit tout faire pour pérenniser le système qu’il a mis en place ; ne serait-ce que pour protéger ses proches des revanchards de tous bords. Il a annoncé dans son discours à la nation sa décision de réformer la Constitution. Je pense que cette annonce est le prélude à la préparation constitutionnelle de sa succession ; bien entendu, une succession en faveur du maintien du système en place. On sait que la Constitution actuelle organise la succession (en cas de décès ou d’incapacité totale) en faveur du président du Conseil de la nation, qui sera chargé d’organiser —sans pouvoir lui-même s’y présenter — les élections présidentielles. C’est une procédure qui n’arrange pas le président : compte tenu de la scène politique actuelle et des dérapages que l’on voit déjà poindre, une telle succession sera très difficile, pour ne pas dire à problèmes. Il n’y aura ni consensus ni même une majorité nette pour départager les différents partis (y compris ceux de la coalition qui deviendront des adversaires irréconciliables). L’armée sera même peut-être obligée d’intervenir directement, pour éviter le pire ou même pour imposer un candidat. Tout milite donc pour que le président, très rapidement, impose une nouvelle Constitution qui organise au mieux sa succession, pendant qu’il est encore au pouvoir. Il s’agit d’une véritable course contre la montre ; et contre tous ceux qui – et ils sont nombreux, au sein même du pouvoir — essayeront de freiner des quatre fers. Dans cette perspective, le MSP (ou Hamas), parti de la coalition, se redécouvre une vocation d’opposant au système et se lance dans la revendication d’un régime parlementaire. Lucidité ou opportunisme politique ? Et l’un et l’autre ! D’une part, c’est de l’opportunisme parce qu’il est apparu à tout le monde, MSP compris, que la succession de Bouteflika est lancée. Le parti islamiste se positionne donc sur la ligne de départ, comme ses deux compères de l’Alliance. S’il se positionne comme opposant – tout en se gardant bien da quitter l’Alliance et donc, le gouvernement –, c’est pour indiquer qu’il est différent des deux autres et qu’il prend ses distances. Un message subliminal à son électorat qu’il sait très déçu par ses positions depuis dix ans. Par ailleurs, le HMS est très lucide. Il sait qu’un régime présidentiel ne lui est pas favorable. Celui-ci exige un candidat, donc un président, qui a une très forte personnalité ; qui plus est reconnu comme telle, y compris par ses adversaires. Cet homme n’existe pas au sein du parti islamiste. Celui-ci est encore très divisé, malgré la scission de Menasria et de son groupe. Aboudjerra Soltani sait que la seule chance du parti d’exister encore et d’arriver un jour au pouvoir, il ne la devra qu’à la voie parlementaire. Seul un régime parlementaire lui permettra de vivre, de se développer et de devenir un jour majoritaire, pour pouvoir former un gouvernement. La voie qu’a suivi l’AKP de Turquie. C’était d’ailleurs le sens de sa déclaration à l’issue des dernières élections législatives, quand il prédisait que son parti deviendra majoritaire aux élections de 2012.

Les réformes politiques annoncées par Bouteflika sont confiées pour leur conduite et leur application au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales (!) qui prend acte et qui ne se prononce sur aucun échéancier. Une telle démarche vous paraît-elle crédible ?

Non ! Absolument pas ! Le ministre de l’Intérieur et de Collectivités locales n’a absolument pas le profil d’un réformateur. Toutes ses déclarations publiques – qui sont souvent apparues comme des dérapages verbaux – militent pour cette affirmation. Rappelons-nous que, s’agissant du contenu du projet de nouveau code communal, il avait tonné que le gouvernement ne le retirera pas et qu’il le fera passer sans en dénaturer la philosophie. Ce qu’il a fait ! DOK est un soldat discipliné. Il obéit au chef. Et rien qu’à lui. Ce qu’il a fait pour le code communal, il le fera pour tous les autres textes à «réformer» : code de wilaya, loi sur les partis, loi électorale, Constitution. Il mettra dans ces «réformes» exactement ce que le Président voudra qu’il y mette. C’est-à-dire presque rien qui ira dans le sens d’une réelle démocratie et qui établira les bases d’une vraie alternance. Ould Kablia n’est ni l’homme du renouveau (n’oublions pas qu’il est toujours le président de l’association des anciens du MALG, association tournée vers le passé et non pas vers l’avenir) ni un porteur d’idées capable d’aller de l’avant. Or, pour réformer, il faut être tourné vers l’avenir, ouvert sur sa société et porteur d’espoir. Et l’homme n’a aucune de ces caractéristiques. Le fait qu’il ait accepté la «mission» que lui a confiée le Président sans pour autant fixer un échéancier signifie bien qu’il ne va rien changer au déroulement tranquille des choses : il n’y a rien de très pressé, semble-t-il nous dire.

Marches interdites, meetings dispersés, le pouvoir n’hésite pas à recourir aux grands moyens de répression. Qu’est-ce qui lui permet une telle arrogance ?

Ce qui lui permet cette arrogance, c’est la manne financière qu’il a entre les mains. Tant qu’il disposera d’autant d’argent et qu’il pourra en faire ce que bon lui semble, sans jamais en être comptable, il aura cette arrogance. D’autant plus que pour l’instant, il y a du répondant au niveau de certaines couches sociales désespérées. Les sans-logements espèrent bénéficier de logements sociaux qui ne leur coûteront rien ; les sans-emplois espèrent qu’un miracle aura lieu avec tous les emplois aidés promis ; les salariés attendent leur tour pour une augmentation conséquentes. Sans parler de ces contre-manifestations de jeunes «baltaguia» organisées pour montrer que, hors du Président, il n’y a pas de salut. Il faudra certainement ajouter cette peur que les Algériens ont de l’inconnu : qui est capable de remplacer le Président, si celui-ci s’en allait ? Cela donne de l’assurance aux tenants du système. C’est d’ailleurs beaucoup sur ce thème que les tenants du système répondent aux revendications des marcheurs du samedi : Sadi n’est même pas capable de faire l’unanimité dans son propre douar ! Aït Ahmed est sénile et il préfère les rives du lac Léman à son pays ! Benbitour, il ne représente rien ! Personne, y compris dans le sérail, n’a assez de carrure pour remplacer notre zaïm ! Et ça marche ! Ecoutez autour de vous les remarques des uns et des autres, quand vous abordez ce sujet ; vous y découvrirez cette peur de l’inconnu, sur laquelle surfe le pouvoir.

Les animateurs du «changement pacifique et démocratique» du système ont rendu publique une plate-forme politique qui évoque les modalités de transition. Votre lecture à ce propos ?

C’est exactement ce que l’on entend depuis des lustres. Un changement par une Constitution nouvelle qui donnerait plus de libertés, plus de contre-pouvoirs, plus de… C’est toujours le même problème : on pense qu’il suffit de changer les textes pour que tout s’arrange. Le pôle démocratique dans toute sa diversité (et les adversités qui le traversent) oublie que la démocratie est avant tout une culture. Et que les plus beaux textes du monde, s’ils ne sont pas appliqués ne restent que des textes. C’est le citoyen qui fait la démocratie, pas les textes. Or, le citoyen – dans sa majorité le plus silencieuse – n’a vu de la démocratie qu’une cacophonie portée par tous les courants. Les islamistes se disent des démocrates qui ont gagné les élections législatives, dont on les a spoliés ; alors qu’ils ont eu et ont encore le même comportement de prédateur que le FLN qu’ils combattaient. Les élus des autres partis dits démocratiques se sont avérés être exactement identiques à ceux du FLN (d’ailleurs beaucoup d’entre eux en sont issus). Ce que les partis du pôle démocratique ont montré est absolument l’égal de ceux qui gouvernent le pays depuis son indépendance. Je pense sincèrement qu’à ce jour, personne dans l’opposition démocratique n’est prêt pour une transition qui mènera à une vraie démocratie. Je ne mets pas en doute la sincérité, ni le courage, de ceux qui mènent le mouvement de revendication politique, mais je doute de leur capacité à aller de l’avant et à prendre en main la destinée du pays. Je leur souhaite pourtant de réussir, car au moins eux, ont montré une volonté de se battre pour le changement, que l’on ne voit pas ailleurs.

Que vous inspire le débat sur le changement du système de l’intérieur pour certains ou de l’extérieur pour d’autres acteurs politiques ?

Saïd Sadi l’a essayé et il s’en est mordu les doigts. Il avait pensé pouvoir faire évoluer de l’intérieur le système mis en place par l’actuel Président, en rejoignant le gouvernement. Non seulement, il n’a rien pu changer, mais il a fait preuve d’une naïveté politique qui le poursuit aujourd’hui encore et qui le décrédibilise en tant que recours possible pour la succession. Sans compter que la participation du RCD au gouvernement a contribué à le démythifier en tant que LE PARTI de l’avenir démocratique de l’Algérie ; le parti vraiment citoyen. Il n’a réussi qu’à faire la démonstration contraire : ses ministres étaient autant khobzistes que ceux du FLN, du RND ou du HMS. Et qu’il n’y avait rien de plus important pour eux que le koursi !

Voilà plus de deux mois que la crise libyenne perdure et prend des proportions imprévues. Quelle analyse faites-vous de la polémique quant à la position de l’Algérie ?

Le Président a consacré indirectement à ce problème un long développement dans son discours à la nation. Il en ressortait que l’Algérie s’opposait frontalement «aux ingérences étrangères» dans les conflits à l’intérieur des pays arabes. La lecture est claire : «Touche pas à Kadhafi !» Non pas que Bouteflika ait un quelconque atome crochu avec le dictateur de Tripoli (personne ne l’a, me semble-t-il, entendu dire du bien de lui) mais Bouteflika connaît trop bien la théorie des dominos (il était ministre des AE quand les Etats-Unis de son ami Kissinger appliquaient cette théorie sur le front du Sud-Est asiatique) pour rester réellement neutre devant le risque de chute de Kadhafi. Après lui, ce sera le tour de qui ? D’ailleurs, il suffit de voir quels autres pays arabes soutiennent Kadhafi pour se rendre compte que ce sont ceux qui se sentent les plus menacés par la rue : Syrie et Yémen. Mais de là à ce que le régime algérien aide militairement Tripoli, j’espère bien que ce n’est pas le cas. Et que ce ne le sera jamais le cas. Ce serait vraiment trop grave. D’autant qu’à lire ce que vient de publier le quotidien El Watan du 25 avril, sur les tentatives répétées du zaïm de Tripoli de déstabiliser l’Algérie, y compris militairement, il serait criminel pour le président d’aider son alter ego de Tripoli.

Si l’on part de l’hypothèse que certaines officines occidentales avaient mis en plan la création d’un foyer de tension à la frontière est de l’Algérie pour l’affaiblir, partagez-vous ce point de vue et quels seraient selon vous les risques à venir ?

Mais bien entendu que des officines étrangères ont toujours travaillé à déstabiliser toute la région du Sahel et du Sahara du sud ; c’était leur intérêt et il n’y a rien de plus normal à ce qu’il le fasse. C’est plus à la réaction algérienne, qui jusque-là semble avoir été à la hauteur, qu’il faut s’intéresser. Les services de sécurité du pays ont toujours été à la hauteur, concernant ce problème. Même la diplomatie avait un temps été en phase avec les vrais intérêts du pays. Mais depuis un certain temps, depuis le positionnement du mouvement Al-Qaïda dans la région, les choses semblent avoir évolué en défaveur de l’Algérie. La diplomatie semble en panne ; et même les services de sécurité semblent piétiner, bien que leur engagement pour sécuriser la bande sud, et maintenant sud-est, du pays ait beaucoup crû. Le danger est bien réel - à Dieu ne plaise — de voir cette région sud de l’Algérie devenir, sous l’effet conjugué des officines dont vous parlez, des djihadistes d’Al-Qaïda, des gouvernements des pays limitrophes et même de certains chefs touareg, algériens ou non algériens, une véritable poudrière. Une poudrière qui pourra aller même jusqu’à une tentative de sécession d’une partie de cette région. Ce qui avait été un moment l’objectif de Kadhafi, dans sa recherche effrénée de grandeur et de leadership.

Tensions et troubles permanents à l’intérieur, pressions à l’extérieur, l’optimisme doit-il rester de rigueur malgré tout ?

Optimiste, oui ! Mais d’un optimisme volontariste ! Celui qui exige qu’on ne baisse pas les bras ; qu’on continue de se battre envers et contre tous ! Celui qui fera que nos étudiants réussissent dans leur combat pour un avenir meilleur. Celui qui les poussera à faire jonction avec les revendications politiques ! Un optimisme qui se base sur le dur combat des syndicats autonomes, et qui commence à donner ses fruits ! Et qui les fera se rassembler sous la même bannière pour revendiquer un avenir meilleur au-delà de leurs propres chapelles. Un optimisme que nourrit une société civile qui commence à relever la tête et à mettre au placard toutes les organisations khobzistes du passé (UGTA comprise) et qui se tourne résolument vers des lendemains meilleurs. La démocratie est à ce prix !

Source Le  Soir d’Algérie Brahim Taouchichet

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:04

250 000 unités seront réalisées par des entrepreneurs privés nationaux», annonce le président de l’AGEA

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Les entrepreneurs privés algériens bénéficient d’une part considérable du marc

hé public dans le cadre du programme inscrit au titre de la période 2010-2014 pour lequel l’Etat a débloqué une enveloppe financière dépassant les 240 milliards de dollars.

«L’Etat nous a ouvert l’espace de dialogue avec les différents départements ministériels. Nous avons tenu des séances de travail et les choses avancent notamment avec les secteurs de l’industrie, l’Habitat, des mines», a déclaré le président de l'Association générale des entrepreneurs algérien (AGEA), Mouloud Khelloufi, en marge d’une réunion du bureau national tenue, jeudi dernier au siège de l’association.

« On a ouvert les portes aux investisseurs nationaux et on va procéder à la mise à niveau pour 20 000 entreprises. En tant qu’Association, on a tablé sur 1 700 entreprises alors que nous n’avons que 745 membres mais on va prochainement ouvrir les portes aux adhésions. Çe sera probablement à la fin du mois de mai », a-t-il expliqué concernant le volet de mise à niveau.

Au sujet des réalisations en bâtiment, il a indiqué qu’entre 150 et 200 entreprises de l’AGEA bénéficieront du programme de réalisation de 2 millions de logements. « Ce sont les entrepreneurs capables de réaliser

1 000 logements et plus qui  sont appelés à se présenter dans le cadre de ce programme », a-t-il précisé. Si on fait les comptes, on trouvera que cette Association participera dans la réalisation d’au moins 200 000 logements ce qui représente 10% du programme prospecté  pour 2014 (2015 pour M. Khelloufi puisque ce n’est qu’en 2011 qu’ils ont été sollicités pour ce programme). L’ambition des entrepreneurs, à ses yeux, est d’atteindre 250 000 à 300 000 logements.

Le président de l’AGEA a également affirmé que le ministre de l’Habitat s’est montré réceptif aux préoccupations des entrepreneurs privés nationaux et a promis de trouver les moyens de régler le problème de la lenteur de l’administration dans les formalités et le payement « parce qu’on est appelé à construire vite et bien ». Il suggère de trouver les solutions au niveau local sans obliger les investisseurs à intervenir à des niveaux supérieurs. Selon ce responsable, les matériaux de construction existent sur le marché national. «Il suffit de ne pas spéculer sur les prix», a-t-il averti. Cependant, le problème qui le préoccupe est comment trouver la main-d’œuvre.

«On aura besoins de 2 ou 3 millions de travailleurs», a-t-il estimé.  Pour qualifier au moins la main-d’œuvre qui existe et celle qui pourrait la joindre, il recommande d’assurer une formation spécifique à l’intérieur des chantiers. Pour ce qui est des mines, M. Khelloufi a affirmé que le directeur de ce secteur a ouvert les portes aux investisseurs nationaux et a promis de régler le problème des agréments.

Source Horizons Samira B.

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:02

Nouveau défi pour les entreprises de réalisation

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Est-ce la sortie du tunnel pour le métro d’Alger ? Bien que son inauguration ait été annoncée à plusieurs reprises puis reportée, allongeant le retard dans la réception du projet, cette fois-ci, on est tenté de croire que ce sera la bonne. Le métro devrait être mis en circulation le 1er novembre prochain, à l’occasion de l’anniversaire du déclenchement de la Révolution. Les entreprises engagées dans le projet ont été instruites de mettre les bouchées doubles pour être au rendez-vous.

Source Liberté Nadia Mellal

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 06:56

Benbouzid l’a annoncé officiellement

benbouzid

 

L'examen du baccalauréat aura bel et bien lieu le 11 juin, il ne connaîtra aucun report. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l'Éducation nationale, Boubekeur Benbouzid, jeudi en marge d'une séance plénière de l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales. Le ministre qui expliquera que les cours prendront, fin le 12 mai prochain dans les lycées, pour préparer l'examen du baccalauréat, a précisé que les élèves en classes d'examen, tous cycles scolaires confondus, bénéficieront d'un mois de vacances pour réviser leurs cours. Sollicité à propos de la relation de son secteur avec les différents syndicats, M. Benbouzid notera que le ministère “traite avec tous les syndicats sans exception dans le cadre de la loi”. “On veillera à la concrétisation de tout ce qui a été décidé au profit des travailleurs de l'éducation notamment en matière d'œuvres sociales”, fera remarquer le membre du gouvernement qui précisera qu'il œuvrera à trouver une solution finale au dossier des œuvres sociales qui reste posé depuis 20 ans. “Ce dossier sera discuté au gouvernement. Des élections transparentes et démocratiques seront organisées avec la participation des fonctionnaires du secteur pour la formation d'une commission chargée de la gestion de ce dossier”, dit-il. Questionné, en outre, à propos de la révision des salaires des travailleurs de l'éducation, M. Benbouzid qui a noté que les salaires sont arrêtés à l'échelle nationale, fera observer que les travailleurs du secteur ont déjà bénéficié d'augmentations. En outre et à une question sur la formation des enseignants, le ministre a expliqué qu’il est question de la formation de plus de 214 000 enseignants du primaire et du moyen, et  que cette formation s'inscrit dans le cadre de la stratégie de réforme du secteur qui vise à atteindre 90% de la formation universitaire au profit des enseignants tous cycles confondus

Source Liberté Nadia Mellal

Le Pèlerin

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 06:39

Algérie - L’UGTA et le train de l’histoire

ugta

 

La fête du 1er Mai, demain, aura un drôle de goût au siège de l’UGTA. Complètement à l’écart de la contestation sociale, la première centrale syndicale du pays ne semble pas avoir trouvé le moyen de sortir de l’immobilisme qui la frappe. A tel point que dans un entretien accordé, hier à l’APS, son secrétaire général, M.Abdelmadjid Sidi Saïd, ne trouve rien d’autre, pour défendre son organisation, que de se dresser en «victime». Pour lui «l’UGTA oeuvre dans la discrétion» et c’est pourquoi «elle est victime de son silence». L’argument manque de poids et confirme en même temps que le puissant syndicat des années 1970 cherche toujours sa voie dans l’Algérie pluraliste. Pourquoi oeuvrer dans la discrétion? Pourquoi s’obliger au silence? Et surtout, pourquoi cet aveu de faiblesse que de se placer en «victime»? Sauf à donner aux propos de Sidi Saïd un ton accusateur, la seule raison qui reste est celle d’avoir «raté le train de l’Histoire». Depuis sa création le 24 février 1956, l’UGTA a vécu trois phases dans son histoire. La première étant bien entendu, celle de la période coloniale en pleine guerre de Libération nationale. Une phase historiquement importante. Elle peut, en effet, revendiquer haut et fort la réussite de la grève des huit jours décidée par le FLN en janvier 1957. Il n’en demeure pas moins que les Algériens ne représentaient qu’une infime partie de la population active durant cette période. Ce n’est pas les 500 cheminots algériens, les 500 instituteurs algériens et les 400 postiers algériens ni même le total de 100.000 adhérents officiellement revendiqués pour l’époque qui pouvait faire la différence dans un pays où tous les postes de maîtrise étaient entre les mains des colons. Par contre et une fois l’indépendance acquise, l’UGTA a connu une période faste. Celle de «l’industrie industrialisante» et avec elle l’émergence du monde ouvrier algérien. C’était l’ère du «socialisme spécifique» qui s’était doté d’un «syndicalisme spécifique». Un syndicalisme qui se défendait d’être «revendicatif» et qui avait pour particularisme d’être une «organisation de masse» du FLN au même titre que les «fellahs» qui vivaient «la révolution agraire» dans leur propre «organisation de masse». Tout comme les fonctionnaires étaient carrément «exempts» de représentation syndicale. La troisième et dernière phase a commencé, comme une maladie silencieuse, dans les années 1980 avec la restructuration des entreprises publiques pour se déclarer brutalement dès l’ouverture économique au début des années 1990 marquées notamment par l’abolition du fameux SGT (statut général des travailleurs). Là, les événements se sont précipités. Est-ce les événements qui ont été trop rapides ou est-ce l’UGTA qui a été trop lente? Une chose est sûre, l’Ugta ne s’en est pas encore remise. La libéralisation de l’économie a mis à nu l’obsolescence des moyens de production du secteur public ainsi que l’incurie (distribuer des bénéfices avec un bilan déficitaire) qui régnait dans son mode de gestion. Il faut y ajouter également l’éclosion du secteur privé et la privatisation des entreprises publiques. Depuis, une «dévitalisation galopante» n’a plus lâché l’UGTA. Celle-ci n’a réagi à aucune de ces mutations et ne s’est redéployée dans aucun des autres secteurs «syndicalisables». C’est ainsi que des syndicats autonomes sont venus investir tous les espaces restés vides. Dans la Fonction publique notamment avec un potentiel de plus d’un million et demi d’adhérents. C’est là précisément que la contestation sociale est la plus présente. Si elle ne se ressaisit pas à temps, c’est le «silence»...éternel qui attend l’UGTA. La fête aura demain, en effet, un drôle de goût au 1er mai!

Source L’Expression Zouhir Mebarki

Le Pèlerin

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