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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:06

Les anciens combattants algériens de l’armée française bénéficient  du même taux que les combattants d’origine française.

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Le montant des pensions des Algériens anciens combattants de l’armée française va être multiplié par 4,25 pour atteindre 71,8 millions d’euros en 2011. L’annonce a été faite, hier, par l’ambassadeur de France à Alger, M. Xavier Driencourt et du directeur du service des anciens combattants à Alger, M. Philippe Pages dans une conférence de presse qu’ils ont animée hier. Les anciens combattants algériens de l’armée française bénéficient à la faveur de la réforme initiée depuis 2002 du même taux que les combattants d’origine française. Leur nombre, recensé, est de 47 500 personnes. Et le bureau d’Alger des anciens combattants de l’armée française accueille depuis sa réouverture en mai 2009, jusqu’à 10 000 demandes de reconnaissance par an. Une moyenne de 80% des demandes est acceptée, a affirmé M. Pages. Le coût de cette revalorisation est de 40 millions d’euros dont la moitié est versée aux Algériens. Elle est applicable automatiquement et à égalité sur le taux sans distinction pour les anciens combattants et aux veuves des anciens combattants. L’ambassadeur a présenté cette décision — revalorisation des pensions — sous un label plein de sous-entendus. “La France n’oublie pas les anciens combattants algériens.” Le bureau d’Alger des anciens combattants reçoit, selon son directeur, 16 000 visites. Le bureau n’est pas fait uniquement pour accueillir les anciens combattants, il fait aussi, à travers les entretiens, un bilan, une expertise que ce soit au plan social ou médical. Un fonds social est d’ailleurs créé pour venir en aide, financièrement, une fois non renouvelable pour certains anciens combattants. Au plan médical, le bureau d’Alger assure les consultations et fait exception par rapport aux anciens combattants résidant en France, par la gratuité des consultations. Par ailleurs, 350 anciens combattants bénéficient d’appareillages orthopédiques. Si pour les pensions des anciens combattants, le film les Indigènes de Bouchareb, ayant certainement joué un rôle, selon l’aveu de l’ambassadeur qui reconnaît qu’il a ému le président Chirac, il n’en est pas de même concernant les victimes des essais nucléaires. En effet, après la reconnaissance, la loi sur l’indemnisation des victimes est très restrictive. Elle limite, dans les critères d’accès au statut de victime, à la période allant de 1960 à 1967 et à la présence dans la région où ont été effectués les essais. Cela sachant que les effets de l’irradiation peuvent apparaître bien plus tard et affecter même d’autres générations étant donné que le sol demeure encore contaminé. Le diplomate n’a pas accepté de discuter de ce sujet. “C’est la loi. Elle est ainsi faite”, s’est-il contenté de dire. Il a, cependant, laissé entendre que d’autres aspects pourraient être ajoutés dans le cas où la commission nationale se réunirait à ce sujet. Selon le directeur du bureau des anciens combattants, 47 demandes ont été déposées dont 30 militaires algériens et français et 17 civils. Les veuves et les ayants droit peuvent bénéficier d’une indemnité, a-t-il précisé. Pour le reste, “rien n’est prévu par la loi”.

Source Liberté Djilali Benyoub

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:03

Gaïd Salah, chef d’état-major de l’ANP, se rend aujourd’hui au Mali.

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Qualifié de ventre mou de la lutte antiterroriste, le Mali se rapproche de l’Algérie pour cordonner la riposte à opposer à ce fléau. C’en est donc fini avec les tergiversations du président malien en ce qui concerne la libération d’otages occidentaux et le paiement des rançons suite à la pression de Sarkozy. Voyant que la menace se fait persistante eu égard aux événements en Libye, le Mali a conclu que le rapprochement avec l’Algérie est inévitable.

La raison en est que l’Armée algérienne est la plus expérimentée dans la lutte antiterroriste et elle est bien équipée en armes et en hommes.

Les Occidentaux, à leur tête les Américains, ont été convaincus de cette réalité qu’ils ont soulignée à plusieurs reprises. C’est l’Algérie qui donne la réplique à cette menace. Et on vient demander conseil au Président Abdelaziz Bouteflika qui a reçu hier à Alger Soumeylou Boubeye Maïga, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et envoyé spécial du président malien, Amadou Toumani Touré. La coordination entre les pays du Sahel, membres du Comité d’état-major opérationnel conjoint qui regroupe l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger, connaîtra une nouvelle impulsion. C’est l’objet de la visite du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, au Mali, à partir d’aujourd’hui.

Cette visite intervient dans le cadre de la tenue d’une réunion extraordinaire du Conseil des chefs d’état-major de ces pays, consacrée à l’examen de la situation qui prévaut actuellement dans la sous-région ainsi qu’à l’évaluation globale des activités et actions mises en oeuvre visant à consolider la coopération, la coordination et la concertation pour faire face aux défis communs en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Cette coopération est sûrement l’un des points discutés par le ministre malien. Il a indiqué qu’il était porteur d’un message du président Touré au Président Bouteflika. Il contient une analyse de la situation régionale et se concentre sur l’évolution et le renforcement des relations bilatérales «dans un contexte extrêmement perturbé où toutes les menaces auxquelles nous étions confrontés se retrouvent amplifiées», dit le ministre. Il a estimé que la situation sécuritaire dans la région du Sahel demeure grave et préoccupante et «nécessite que nous conjuguions encore plus nos efforts pour pouvoir trouver les réponses les plus adéquates à cette situation». Le ministre Maïga a souligné que sa visite à Alger s’inscrit dans l’objectif d’instaurer une sécurité immédiate dans la région mais aussi une stabilité plus globale et plus durable.

La consolidation de la coopération sécuritaire sur la zone frontalière algéro-malienne a été au menu d’une séance de travail coprésidée par les deux ministres. «Nous sommes convenus de consolider les mécanismes qui régissent les relations bilatérales pour que des avancées substantielles soient enregistrées durant l’année 2011 en matière de coopération sécuritaire sur la zone frontalière, de consultations et de coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme», a indiqué Medelci.

Les deux parties se sont accordé sur un agenda, devant permettre d’organiser ces volets de la coopération sécuritaire, qui sera précisé dans les prochaines semaines. Maïga a indiqué que les deux délégations ont procédé à un échange de vues sur l’ensemble des objectifs à fixer à court terme aux relations bilatérales, régionales et aux questions internationales. «Nous pourrons aboutir ensemble à l’instauration progressive d’une sécurité dans l’espace commun de manière à assurer une stabilité plus globale et durable à travers l’harmonisation de nos évaluations, approches et méthodes d’action», a-t-il expliqué.

Medelci et Maïga ont passé en revue la situation en Libye et procédé à une évaluation de la réunion d’Addis-Abeba. «Nous avons enregistré avec beaucoup de satisfaction la participation des deux parties libyennes à la réunion», a affirmé Medelci.

Source L’Expression Ahmed Mesbah

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:54

«Voilà pourquoi l’armée doit prendre ses responsabilités»

CNCD Ali Yahia Abdennour

 

Dans la polémique, il faut toujours être maître de sa pensée et de sa plume, écarter l’ankylose intellectuelle et le dogmatisme, mettre plus de bonne volonté à comprendre son adversaire, conserver intacte l’ardeur combative pour le changement du système politique, et dire quelques mots sur le pouvoir qui développe tous les abus dont le peuple souffre.

La critique doit faire honneur à l’objectivité. L’élite intellectuelle du pays n’a aucun intérêt au changement et veut maintenir le statu quo. Chacun lit entre les lignes, et n’y lit que ce qui lui convient. Il ne faut pas tordre les faits et occulter la réalité. Un journaliste m’a posé la question de savoir qui a amené Bouteflika au pouvoir. C’est l’armée, lui ai-je répondu, qui doit prendre ses responsabilités. Je n’ai pas employé le mot de putsch et je n’ai pas demandé à l’armée de déposer Bouteflika par un coup d’Etat, ou de rejoindre l’opposition ou de dicter sa décision aux institutions de l’Etat chargées d’appliquer l’article 88 de la Constitution, mais de les libérer de la peur qui les écrase pour appliquer la loi, seulement la loi, toute la loi. La voix des consciences libres certaine de bien traduire la pensée des républicains, s’élève pour flétrir ma réponse au journaliste . Toutes les voix ont le droit de se faire entendre, mais il ne faut pas ajouter à l’erreur d’analyse la contrevérité. Comment parler des choses simplement sans simplifier ? Maître Mokrane Aït-Larbi se demande pourquoi j’ai attendu aujourd’hui pour demander l’application de l’article 88 et appeler à la destitution du président Bouteflika. Dans ce milieu semé d'embûches, de pièges, d’interrogations, il ne faut pas s’oublier et se perdre, et considérer qu’entre sa profession de foi et les réalités de la vie, il y a un fossé, voire un abîme. Dans son discours à la nation, le président a donné l’image pathétique d’un homme affaibli, usé, épuisé par la maladie. L’émotion vive et largement partagée par les Algériens et les Algériennes est qu’il faut libérer le président de la fonction qu’il ne peut plus assurer. Le président est-il prêt à céder sa place ? Fidel Castro, qui ne peut rien contre la biologie, a renoncé à exercer le pouvoir parce qu’il n’en a pas les moyens physiques. «Je trahirais ma conscience si j’occupais une responsabilité qui requiert mobilité et dévouement total, ce que je ne suis pas physiquement en condition de fournir. Je le dis sans dramatiser.» Ma peur mais aussi ma colère est de voir le sang de la jeunesse couler, car le président qui ne veut pas quitter le pouvoir est prêt à sacrifier le pays pour lui. Le professeur Madjid Bencheikh, qui s’est exilé depuis plus d’une décennie, et qui vient de temps en temps nous rendre visite, pour s’apitoyer sur notre sort, déclare «qu’il n’est pas admissible d’appeler une nouvelle fois l’armée à la rescousse». Il déplore l’absence d’un bulletin de santé actualisé du président. Trois institutions ont le droit d’agir dans l’application de l’article 88 : le ministère de la Santé peut désigner 5 à 7 professeurs de médecine pour faire un rapport sur l’état de santé du président. Peut-on penser que dans l’état de dictature que traverse le pays, la réponse peut être autre que «état de santé satisfaisant». Le Conseil constitutionnel qui a validé toutes les élections entachées de fraudes électorales massives peut-il proposer au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ? L’immobilisme politique permettra au président de rester au pouvoir jusqu’à 2014. Au journaliste Hakim Laâlam je dirai : J’aime la caricature et les caricaturistes parce qu’ils incarnent la liberté, même quand je suis la cible, parce qu’il faut accélérer la prise de conscience, fût-ce au prix de l’excès et même de l’injustice. Mais faire un raccourci, un court-circuit, ce n’est pas une caricature, c’est une calomnie, ce n’est pas une injustice, c’est une insulte, et je la rejette. Le journaliste Kharroubi Habib du Quotidien d’Oran écrit : «Ali Yahia a-t-il agi en pleine conscience du rôle qu’on a voulu lui faire jouer ?» Il faut avoir le courage et la volonté de faire face aux errements d’une dictature qui infantilise les Algériens et les Algériennes et atomise la société. Il faut insuffler un peu d’air frais dans une société habituée à étouffer sous le culte de la personnalité du chef. Le ministre de l’Intérieur parle de ne reconnaître aucun parti avant la révision de la loi sur les partis politiques. Il devrait veiller à l’application des lois qui existent. Les partis politiques représentent le pluralisme et concourent à son expression. Monsieur Kharroubi Habib, il ne faut pas avoir le mépris de toute référence aux faits de l’histoire politique et intellectuelle, qu’il faut pourtant bien connaître si l’on veut discuter du problème de la maladie du président, de son éventuel départ qui constitue un facteur important dans l’environnement politique et social, dans le débat public pour la fin de la dictature et la liberté. Dans cette fantastique inversion des faits, seuls comptent la représentation, le déguisement, l’illusion. La conduite rationnelle, éclairée, pondérée, modérée d’une action politique ne peut qu’entrer en conflit avec cette agitation fantastique et bouillonne. Agitation qui a pour cause, je le rappelle, la perte de contact délibérée d’une partie de nos élites avec les plus élémentaires principes de la réalité. Je n’aime pas parler de ma personne mais quand vous dites : «Ali Yahia a-t-il agi en pleine conscience du rôle qu’on a voulu lui faire jouer ?», je vous dis : les droits de l’Homme sont inscrits génétiquement et politiquement chez moi. Ils sont présents dans mon esprit et dans mon cœur, et représentent ma seule démarche. Pour s’élever dans les affaires humaines, il faut de l’esprit et du cœur. Dire la vérité avec force, avec constance, avec confiance froisse les sentiments de certains. L’impertinence, cette forme douce de rébellion, pour peu qu’elle serve une cause généreuse, ouvre un champ d’écoute populaire autrement plus efficace que les relais habituels. Monsieur Kharroubi, tout est transparent dans mon comportement et personne n’a la possibilité de me dicter ma conduite. Le rôle de l’armée dans les pays de dictature évolue. En Tunisie, le général Rachid Ameur, conseillé par l’ambassadeur des Etats-Unis, a refusé d’obéir à l’ordre qui lui a été donné par le président Ben Ali de tirer sur les manifestants. Il en est de même en Egypte. L’armée algérienne suscite des interrogations auxquelles elle doit répondre. Elle est le haut lieu de la concertation, de la vue politique où s’affrontent les enjeux idéologiques et les conflits d’intérêts entre les clans du pouvoir. Les signaux captés et décodés par la presse informent chaque président de la République que les décideurs de l’armée détiennent la réalité du pouvoir, qu’ils auront toujours le dernier mot, et qu’il ne lui reste plus, selon la formule consacrée, qu’à se soumettre ou se démettre. La marche des présidents vers et sur les sommets et leur prestige ne durent pas et la descente peut être douce ou brutale. Cette époque est révolue. De nouveaux cadres supérieurs, politisés, reflet des divers courants d’opinion qui traversent la société, d’un niveau intellectuel et militaire élevé, légalistes, sans arrière-pensée de putsch, lors des privilèges qui accentuent les injustices et éloignent le peuple de l’armée, veulent l’émergence d’un pouvoir qui se manifeste de bas en haut de manière démocratique, et désirent servir l’Algérie entière, nation, peuple et Etat. Les officiers des nouvelles promotions souhaitent que l’armée se prépare à se retirer de la vie politique, à se moderniser pour mener à bien ses fonctions de défense de la patrie. L’armée ne portera jamais l'infâme responsabilité de tirer sur la foule. Il ne faut pas que la pensée de ceux qui s’interrogent sur ma demande soit la pensée vide du vide. Il ne faut ni déformer le langage ni le sens des mots. La responsabilité de l’armée dans le problème sérieux et grave de l’application de l’article 88 de la Constitution est qu’elle est la seule force de contrebalancer celle du président de la République, capable de libérer la commission des médecins, le Conseil constitutionnel et le Parlement qui délibéreront alors en toute liberté pour la destitution de Bouteflika.

Source Le Soir d’Algérie Ali Yahia Abdennour

Le Pèlerin

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:51

Algérie - Encouragement à l’emploi : De nouvelles mesures dans la loi de finances complémentaire

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Le gouvernement va prendre dans le cadre de la loi de finances complémentaire pour 2011 de nouvelles mesures incitatives pour encourager la création d’emploi, à travers les micro-entreprises et d’autres qui cibleront les patrons d’entreprises.

C’est ce qu’a précisé le DG de l’Ansej (Agence de soutien à l’emploi des jeunes) hier lors d’une journée d’étude sur la formation et l’emploi organisée par le Conseil de la nation.

Selon M. Mohamed Tahar Challal, après une exonération de trois années sur les impôts sur le bénéfice  des sociétés (IBS), sur l’IRG (Impôt sur le revenu global) et sur la TAP (Taxe sur l’activité professionnelle), les jeunes entrepreneurs se verront, pour leur accorder plus d’aisance financière, dans la loi de finances complémentaire en préparation «une exonération dégressive qui commencera à partir de la quatrième année. Ainsi, le bénéficiaire commencera par payer uniquement une partie de son imposition, de l’ordre de 50% et 70% les deux années suivantes.

Quant aux employeurs, en sus des encouragements classiques, ils se verront gratifier par le gouvernement eux aussi d’une prise en charge de 80% de leurs charges patronales pour l’intégration de primo demandeurs d’emploi. Ce taux sera de 90% «lorsque le recrutement intervient dans les zones du Sud», précise M. Challal.

Le DG de l’Ansej qui a eu à expliquer les outils publics visant à encourager l’emploi en Algérie, a cité l’Anem, la Cnac et bien entendu l’agence qu’il représente. Les mesures introduites depuis le 22 février dernier  par le président de la République en faveur des jeunes ont été de nouveau clarifiées avec «l’introduction grâce à l’Ansej de nouveaux métiers dans la nomenclature du registre de commerce au profit des jeunes plombiers, vitriers...». L’Ansej a, depuis peu, introduit «une décentralisation dans le traitement des dossiers» et ce en «déléguant ses prérogatives à des annexes qui activent sur le plan local», dit-il.

18,5% des chômeurs sont issus de l’université

La journée organisée par le Conseil de la nation a traité de «l’inadéquation de la formation par rapport au marché», comme l’explique un expert. On note à ce titre une grande proportion parmi les chômeurs d’universitaires (18,5%) alors que ce taux est de «8% dans les pays de l’OCDE», explique-t-il. Les universitaires sont censés être «les plus aptes à se prémunir des retombées de crises», constate M. Benarab, de l’université de Constantine, le problème réside, selon lui, «dans l’absence de qualité dans l’enseignement universitaire, ce qui ne permet pas l’absorption de ces nouveaux diplômés par le marché».

Ces distorsions ne sont pas propres au seul palier universitaire, ajoute un autre intervenant, il «se pose aussi aux secteurs de l’Education et à la Formation professionnelle».

Des critiques bien reçues par le ministre de la Formation professionnelle, présent aux débats.

Mais en tant que connaisseur, le DG de l’Ansej qui a déploré que les jeunes promoteurs ne connaissent rien d’un «bon de commande ou d’une facture», a conseillé aux lauréats de «bien choisir les bons métiers» qui sont demandeurs sur le marché. Or, force est de constater qu’une bonne partie des universitaires chez nous est «issue des filières des sciences humaines».

Il faut signaler tout de même cette initiative salutaire de l’université de Constantine qui vient de lancer la «première licence en entreprenariat» et qui touche onze étudiants. Cela va mieux imprégner nos jeunes entrepreneurs des rouages de la micro-entreprise, un monde dont ils sont loin de connaître la réalité. Cinq jeunes modèles ayant réussi dans l’aventure de la création de micro-entreprise ont été invités par l’Ansej à cette journée de réflexion.

Source Horizons K. Daghefli.

Le Pèlerin

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 08:47
La revalorisation sera effective en juin

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L’ambassadeur de France à Alger a fait savoir que la loi sur les essais nucléaires n’est pas discriminatoire envers les Algériens.

La France consacre enfin le principe d’égalité. Les anciens combattants étrangers seront mis sur le même piédestal que les Français. Leur pension sera revalorisée à partir du mois de juin prochain. Ils percevront la même pension que touche un ancien combattant français. Ce n’est pas de l’intox. La décision a été annoncée par l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, lors d’une conférence de presse consacrée à ce dossier. «Cette augmentation sera effectuée automatiquement par les services de la trésorerie générale pour l’étranger, sans qu’aucune démarche de la part des pensionnés ne soit nécessaire», a expliqué l’ambassadeur. Les Algériens seront les plus grands bénéficiaires vu leur nombre important. «Ils sont estimés à 47.500 personnes», a avancé l’ambassadeur en précisant qu’ils sont tous vivants. Mettant l’accent sur cette décision, le diplomate précise: «C’est un acte de reconnaissance de la France envers les anciens combattants». Se référant au langage des chiffres, M. Driencourt a fait savoir que pour l’application de cette décision, la France a débloqué un budget de 71,8 millions d’euros pour l’année 2011. Ce montant a quintuplé par rapport aux années précédentes. Faisant une comparaison, l’ambassadeur de France a indiqué que ce montant était de 6,3 millions d’euros en 2002 puis il a atteint 52 millions d’euros en 2007. En l’espace de sept ans, poursuit le diplomate français, le montant dégagé par la France a triplé. «C’est la preuve que la France n’oublie pas ses anciens combattants en Algérie», a-t-il encore précisé. L’ambassade de France invite toute personne qui ne s’est pas inscrite à se présenter au siège des anciens combattants à Alger pour bénéficier d’une pension. Les bénéficiaires pourront faire, eux aussi, comme c’était le cas depuis le 1er janvier 2007 des demandes visant à aligner le nombre de points d’indice de leur pension, et ce, en application des évolutions de la réglementation intervenus dans ce domaines. En cas du décès du combattant, la France assure le bénéfice de la pension à la veuve bénéficiaire. Selon M.Driencourt, elles sont au nombre de 11.000 veuves à avoir bénéficié de cette pension. L’ambassadeur a également évoqué le dossier des victimes des essais nucléaires. M. Driencourt a fait savoir que la loi sur les essais nucléaires n’est pas discriminatoire envers les Algériens. «Ils sont traités au même titre que les Polynésiens», a-t-il affirmé en précisant que 47 demandes ont été introduites jusqu’à présent depuis l’adoption de cette loi. Interrogé sur la question du visa Schengen, l’ambassadeur a esquivé le sujet. «Je suis le dossier à travers la presse», a-t-il indiqué.

Source L’Expression Nabil Belbey

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:58
Algérie - Depuis quatre mois, la protestation n’a épargné aucun secteur comme des abcès trop mûrs

 

 

besoin de democratie et mieux vivre

 

Le vent de la contestation souffle sans répit sur le pays depuis le début de l’année en cours emportant sur son chemin différents secteurs, même les plus paisibles jusqu’à l’heure.

La protestation enclenchée contre la hausse soudaine des prix de certaines matières de première nécessité en janvier ne s’est pas éteinte avec la baisse de ces derniers, mais est allée crescendo, dans un effet domino.

Après la contestation des jeunes le 5 janvier dernier, la révolte a, en effet, repris de plus belle pour démontrer que le mal du citoyen algérien ne se limite pas simplement à son appareil digestif. Son intérêt va vers les droits fondamentaux mondialement reconnus et constitutionnellement institués. Les manifestants vont de la revendication de l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle, à l’incarnation des principes de liberté et de démocratie jusqu’à la démission du système en place.

Le corps médical, éducatif, administratif, sécuritaire, économique, certaines organisations non gouvernementales et partis politiques ont tous rejoint ce mouvement qui a suscité la mobilisation sans précédent, de forces sécuritaires. L’Etat n’a pas lésiné sur les moyens sécuritaires, humains et matériels, pour maîtriser la situation. La première marche du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a suscité, à elle seule, la mobilisation de milliers de policiers, selon le président de ce parti, Saïd Sadi. Ainsi, durant plusieurs semaines, le samedi était synonyme, pour le commun des Algériens tout comme pour les hautes autorités, de journée de protestation.

Mais en dépit de l’annonce officielle de la levée de l’état d’urgence, toutes les tentatives de marche, voire de certains rassemblements ont été fermement réprimées dans la capitale.

La montée insistante de la tension a fait l’objet de plusieurs spéculations et lectures sociales et politiques. On s’interrogeait dès lors si l’Algérie ne serait pas en train d’importer la révolution égyptienne et tunisienne, si le système algérien ne risquait pas de connaître le même sort que celui de ces deux régimes. «Non. Pas d’importation de la révolution. Le système algérien n’est pas égyptien ou tunisien», soutenaient les officiels ainsi que certains partis politiques à l’image du Parti des travailleurs (PT).

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait estimé, pour sa part, lors d’une émission télévisée lancée dans le cadre de l’ouverture des médias aux débats libres et contradictoires, que la crise en Algérie n’est pas politique mais sociale. Une déclaration sans doute à vocation protectrice du système en place.

Le mouvement de protestation qui a été enclenché principalement par des jeunes n’a pas manqué de s’étendre à d’autres secteurs jusqu’à n’en épargner quasiment aucun et aussi engendrer la création d’organisation ad hoc. Il s’agit entre autres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (Cncd), le comité des chômeurs, celui des médecins résidents et autres.

L’encadrement de la société civile : la pièce manquante

Les événements encore en cours dans le pays font preuve, une nouvelle fois, du problème d’encadrement de la société civile. Les associations censées jouer un rôle d’envergure dans l’organisation des masses, notamment juvéniles, brillent par leur absence. Les quelque 81 000 associations réparties au niveau national et enregistrées au niveau du ministère de l’Intérieur sont fermement absentes sur le terrain de l’actualité. Et dire que l’organisation de la société civile est perçue comme un pilier de la Constitution d’une société saine et citoyenne. En effet, à l’exception de certains partis politiques et syndicats qui ont adhéré au mouvement et tenté de l’encadrer, les associations «apolitiques» sont nettement absentes. Intervenant à l’issue des événements du 5 janvier dernier, le commandant général des Scouts musulmans algériens (SMA), Nourredine Benbraham, a affirmé que l’organisation qu’il préside a apporté sa contribution afin que le calme règne dans les rangs des jeunes révoltés. L’absence des associations sur le terrain social a fait que toute une jeunesse est livrée à elle-même sans espaces d’expression et d’échange alors que le mouvement associatif joue un rôle important dans l’allégement des souffrances de cette catégorie, ainsi que son intégration dans la société.

La santé et l’éducation toujours malades

Les prochains jours ne s’annoncent pas paisibles pour le secteur de l’Education et de la Santé. Deux domaines qui connaissent depuis déjà une année des bouleversements paralysants qui ont duré plusieurs mois.

Aussi bien les enseignants que les médecins ont repris le travail après les promesses de leurs tutelles respectives. Les praticiens et praticiens spécialistes de la santé publique sont montés au créneau pour dénoncer le retard dans la satisfaction de leurs revendications. L’actuel ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, nommé à la tête du secteur en mai 2010 en succession à Saïd Barkat, a effectivement pu absorber la colère des médecins.

Pourtant, ces derniers ne veulent plus rien céder et réclament une prise en charge concrète de leurs revendications en particulier la promulgation d’un statut particulier. Ce dernier, à maintes reprises reporté, n’a toujours pas vu le jour. La même lenteur dans la satisfaction des revendications est aussi dénoncée par les enseignants et corps communs de l’éducation nationale. A la tête du secteur depuis plus de quinze années, Boubekeur Benbouzid, n’a toujours pas réglé la question du régime indemnitaire, de la gestion des œuvres sociales et des autres problèmes qui pénalisent le secteur. Sa façon de faire est fortement critiquée par les syndicalistes et pédagogues.

La carotte et le bâton

Afin de calmer les esprits et ramener les citoyens furieux à «la sagesse», le gouvernement algérien a recouru à deux méthodes prédominantes : mesures d’apaisement et répression.

En effet, une série de mesures à caractère social et économique se sont succédé depuis les prémices de la révolte. Réfutant l’idée que soit calqué chez nous le modèle révolutionnaire de nos voisins tunisien, égyptien ou encore libyen, l’Etat algérien a préféré prendre une série de mesures favorisant l’insertion des jeunes dans le monde du travail, et, par ricochet, la promotion de leur statut social. Aussi certaines catégories, sans doute plus fermes et tenaces, ont pu obtenir satisfaction de leurs revendications respectives.

Il y a lieu ici de revenir sur l’exemple des enseignants contractuels lesquels ont réussi à faire plier le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, devant leur unique et non négociable revendication qu’est l’intégration à leur poste de travail sans concours ni condition.

Après une attente qui semblait interminable et surtout sans résultats, les enseignants contractuels ont décidé de camper devant les locaux de la présidence de jour comme de nuit jusqu’à satisfaction de leur demande. Même démarche entreprise par les gardes communaux. Ces derniers ont, pour leur part, refusé de bouger de la place des Martyrs. Ils ont ainsi forcé la main du ministre de l’Intérieur, lequel avait pourtant déclaré à maintes reprises désavouer leur mouvement. Les gardes communaux ont aussi suspendu leur protestation suite à la promesse de la tutelle de prendre en charge leurs doléances. Pour ce qui est des contractuels, la titularisation n’a concerné qu’environ 60% des quelque 20 000 que compte le secteur de l’Education. Ainsi sont-ils des centaines d’ingénieurs exclus de la décision de titularisation en dépit des années d’expérience qu’ils ont accumulées. Cela dit, pour les contractuels, la protestation est toujours d’actualité.

Il est à noter toutefois que les autorités concernées n’ont donné leurs accords aux revendications de ces corps respectifs, qu’après avoir été mises au pied du mur. Ni la répression, ni le recours à la violence, ni le dénigrement de ces mouvements n’ont affaibli les protestataires.

Cela pour dire qu’aussi bien Benbouzid que Ould Kablia ont cédé devant les revendications socioprofessionnelles des travailleurs de leurs secteurs après des épreuves de force de longue haleine. En effet, les manifestants dans les rues de la capitale depuis le début de l’année en cours ont toutes été réprimées par la violence. Depuis des mois, Alger vit sous une couleur bleu marine. Ce n’est pas le reflet de la mer, mais les véhicules de police installés à chaque coin.

Pourquoi barricader la place des Martyrs ?

Une clôture en ferraille est en cours d’installation autour de la place des Martyrs à Alger. Cette placette qui a constitué la place de plusieurs rassemblements, dont celui imposant des gardes communaux, sera désormais interdite d’accès, notamment aux manifestants. Sans doute cette clôture facilitera aux autorités la maîtrise des événements. Ainsi la place, dont le nom se réfère aux martyrs qui ont sacrifié leur vie pour la liberté du pays, n’accueillera plus les personnes réclamant la liberté d’expression et de manifestation pourtant instituée par la Constitution algérienne et les chartes internationales approuvées par l’Algérie.

Les corps de sécurité

Le syndrome de la contestation n’a pratiquement épargné aucun secteur. Cette protesta s’est, en effet, propagée aux corps les plus sensibles de l’Etat, voire ceux connus pour promouvoir sa politique. Les gardes communaux, les pompiers, les ex-contractuels de l’ANP, les Patriotes et les GLD sont montés au créneau pour réclamer l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles, et surtout une reconnaissance de leurs sacrifices.

Les étudiants ont forcé le cordon sécuritaire

Alors que la plupart des mouvements de manifestation ne sont pas parvenus à forcer le cordon sécuritaire mobilisé par les pouvoirs publics, les étudiants ont, eux, réussi à marcher dans la capitale. Ils étaient des milliers, une masse forcément incontrôlable, à répondre à l’appel à manifester lancé par la Coordination nationale autonome des étudiants (Cnae). Malgré la force à laquelle a recouru le dispositif sécuritaire mobilisé à l’occasion, les étudiants ont réussi à aller de l’avant et réussi là où des organisations syndicales et politiques ont échoué avant eux. La sortie dans la rue des étudiants vient chapeauter une grève qui a duré environ trois mois. Cette grève dure encore dans certaines universités. Les étudiants qui ont décidé de reprendre les cours, affirment qu’ils le font le temps de passer les examens du premier semestre pour éviter une année blanche. Et le retour à la contestation dans le milieu estudiantin est toujours possible. Il est à noter que les étudiants réclament l’amélioration de l’université algérienne. L’organisation estudiantine ne compte pas s’arrêter là, puisque des rassemblements et marches sont prévus dans les jours à venir et ce, en parallèle avec un renforcement des rangs des manifestants via notamment les réseaux sociaux sur Internet.

Source Infosoir Mina Adel

Le Pèlerin

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:52

Algérie - L’APN et l’impossible lutte contre la corruption

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“Le mécanisme d’évaluation par les pairs” de l’Union africaine avait déjà fait sourire plus d’un. L’institution suppose que les dirigeants africains, globalement acquis à la pratique de l’enrichissement des clans, puissent se désolidariser d’un des leurs et lui refuser le quitus de la gestion éthique des affaires de son État. Elle ne peut, en fait, constituer qu’une instance d’autoévaluation forcément complaisante destinée à contrarier le constat éclatant des institutions internationales, ONG et autres experts sur l’effet désastreux de la nature prédatrice de la plupart des régimes africains sur le développement de leur pays.

Les parlementaires africains n’ont donc pas voulu être en reste des pouvoirs réels ; ils ont institué, eux aussi, un “mécanisme” continental de blanchiment moral : “Le réseau parlementaire africain de lutte contre la corruption.”

Et comme, bien entendu, il compte une section algérienne, censée exprimer l’engagement de notre Parlement dans la lutte contre le fléau des détournements et malversations, celle-ci a organisé, avant-hier, la présentation du dispositif légal et judiciaire de répression de la corruption en Algérie. Mais, sans donner d’explication sur l’écart entre la richesse de cette armada juridique et l’explosion des faits de corruption au cours d’une décennie fertile en produits législatifs et réglementaires et en incantations autour du thème de la moralisation de la gestion des deniers publics.

“Dès 1999, le président Abdelaziz Bouteflika avait fait part de sa détermination à lutter contre la corruption”, déclare, à cette occasion, un vice-président de l’Assemblée nationale.

Cette détermination a été apparemment sans effet, voire d’effet contraire à sa finalité, puisque le même vice-président reconnaît une augmentation significative du phénomène dans notre pays.

Discourir sur les moyens de lutte contre la corruption après avoir rejeté une proposition d’enquête sur l’ampleur et les causes d’un fléau qui sanctionne le développement national et menace la cohésion sociale ne peut constituer qu’un subterfuge de… détournement de l’attention populaire sur un phénomène qui hypothèque le développement et le progrès politique du pays. Alors que la question est de s’expliquer sur la recrudescence du pillage politique des ressources nationales, l’APN, organe de contrôle de l’usage de la richesse nationale, s’interdit le diagnostic et pérore sur le remède.

Au-delà de la fonction mystificatrice de ces “mécanismes” continentaux, il serait irréaliste d’attendre des systèmes africains qu’ils s’investissent dans l’abolition de ce qui est le fondement de leur survie : la maîtrise de la répartition de la rente. Leurs personnels y sont attachés parce qu’ils leur assurent une permissivité envers les pratiques prévaricatrices.

Dans ce domaine comme dans d’autres, la loi, si pertinente soit-elle, est sans effet sur la logique systémique. Faute de justice indépendante, elle est neutralisée ou actionnée en fonction de la volonté politique. Elle sert à monter la garde sur le domaine de corruption qui sera alors sélectivement ouvert aux appétits autorisés.

La corruption n’est pas un phénomène parapolitique ; c’est une composante du système politique.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr 

Le Pèlerin

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:47

2011, un tournant : Quelles perspectives économiques et financières pour l’Algérie ?

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L’année 2011 a toutes les chances d’être considérée comme un tournant dans la politique économique et financière du pays. Elle l’est déjà sur le plan économique puisqu’elle représente la deuxième année du programme 2010-2014.

L’on peut même avancer que c’est au cours de cette année que ce plan atteindra sa vitesse de croisière d’autant plus que le cours du prix du baril se situe à des niveaux inespérés. C’est parce qu’il en est ainsi, que l’Algérie a profité de cette embellie financière pour conforter et élargir sa politique sociale ; cette approche est imposée par le climat ambiant, tant au niveau national qu’international. Elle va donc avoir un impact considérable sur le plan financier à court et à moyen termes.

En effet, les mesures prises, par exemple, en matière d’emploi, des jeunes en particulier, et de valorisation du pouvoir d’achat, outre leur intérêt sur le plan strictement conjoncturel, vont s’inscrire inévitablement dans la durée, comme l’a laissé entendre récemment le ministre des Finances qui a déclaré que la loi de finances pour 2011 va pérenniser le soutien de l’Etat à l’emploi et au niveau de vie des citoyens. Cette loi va aussi prendre en charge toutes les augmentations des salaires et des indemnités décidées cette année.

Le seul dispositif en faveur de l’emploi des jeunes va mobiliser environ 190 milliards de dinars. Ce qui veut dire que la loi de finances complémentaire pour 2011 va être conséquente et probablement celle qui aura battu les records en matière de dépenses publiques. Il faut rappeler que la loi de finances complémentaire pour 2010 a intégré les augmentations de salaires et revenus de la Fonction publique à hauteur de 600 milliards de dinars. Ce qui représente une très forte évolution des dépenses publiques du montant du budget de fonctionnement de 2010. Toutes ces augmentations constituent des droits acquis qui ne peuvent être touchés que par le temps et…l’érosion monétaire, c’est-à-dire l’inflation. Globalement, les salaires et revenus ont connu une formidable progression, avec des rappels au 1/8/2008. L’Algérie n’a jamais connu depuis son accession à l’indépendance une telle progression. L’on peut même ajouter que peu de pays dans le monde ont vécu une telle situation.

Certes, l’on peut comprendre la légitimité d’une telle revalorisation : équité sociale, redistribution de la richesse nationale dans un esprit de justice (malheureusement cette richesse provient de la vente des hydrocarbures, ressources éphémères) et renforcer la paix et la cohésion sociales. Cependant, cette revalorisation n’a pas de contrepartie économique et moins encore n’a pas été permise par des prouesses en matière de productivités et autres …C’est beaucoup plus le citoyen qui profite de cette revalorisation que l’économie. En effet, il voit son pouvoir d’achat considérablement revalorisé. Par conséquent, il va dépenser plus pour améliorer son existence quotidienne. La demande, notamment de produits alimentaires, va connaître une très forte poussée face à une offre relativement rigide, ce qui va inévitablement encourager les importations. Dans ces conditions, les pressions inflationnistes seront exacerbées et  le chiffre de 3,5% d’inflation, fixé par la loi de finances pour 2011 a toutes les chances d’être dépassé. En effet, le ministre des Finances vient d’annoncer qu’il sera de 4 % en 2011 (en augmentation de 0,5 % par rapport aux prévisions établies, il y a juste quelques mois de cela).

Malheureusement, l’inflation en Algérie progresse depuis 2009, poussée par la pression des prix des produits alimentaires, et les mesures prises pour valoriser le pouvoir d’achat, sans aucun lien avec l’efficacité, vont sans aucun doute lui donner un coup de fouet. Il serait vraiment bien naïf de croire que les Algériens vont surtout épargner et ne songeront pas à améliorer leurs conditions d’existence.

Même en épargnant pour, par exemple, acheter des logements, cela aura pour incidence de relancer fortement la demande dans un secteur déjà sous pression (cela impliquera des importations massives de matériaux de construction : ciment, rond à béton…) Ils vont même contourner la suppression du crédit à la consommation pour acheter des voitures… En un mot, l’augmentation des salaires, avec pour corollaire une très forte revalorisation du pouvoir d’achat, produira inévitablement une relance conséquente de l’inflation face à une offre rigide.

Cette terrible équation doit être traitée avec toute la rigueur possible pour éviter que l’Algérie connaisse l’engrenage de la spirale salaires/prix. Cet engrenage est mortel car il étouffe l’économie. Une double voie s’offre aux pouvoirs publics. D’abord, il faut faire en sorte que les investissements publics prévus pour renforcer les capacités productives produisent rapidement des effets pour relancer  et augmenter l’offre.

Ensuite, il faut réussir à transformer cette revalorisation des salaires en efficacité économique : incitation à produire plus et moins, par exemple. Mais surtout, il faut être exigeant en matière de discipline pour influer positivement sur les rendements et l’amélioration de la productivité. Cette toile de fond permet de faire une observation à savoir que le soutien des prix des produits de large consommation qui s’élève à 300 milliards de dinars environ, ne saurait être pérennisé car cela reviendrait à soutenir indéfiniment la consommation contre la production. C’est un objectif contradictoire par rapport à celui de développer les capacités productives. Et puis, n’est-il pas opportun de réfléchir au nouveau code car si la revalorisation des salaires est indiscutable, et constitue un droit acquis, elle doit permettre de déboucher, normalement, sur un réexamen sérieux et radical de la politique de subventions qui touche outre les produits de large consommation mais aussi l’eau, l’électricité, le gaz, l’agriculture…Une politique coûteuse et inefficace sur le plan économique. Elle peut même s’avérer un handicap au développement. Enfin, est-il besoin de rappeler que l’Algérie doit s’auto-discipliner en se dotant des mécanismes pour instaurer une politique salariale, digne d’une économie de marché.

Source Horizons Salah Mouhoubi

Le Pèlerin

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:38

Algérie - Le «dégages» remplacé par le «va te soigner!»

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C'est le titre proposé par un ami : «D'octobre 88, à l'article 88». C'est à propos de la dernière recette proposée par le vénérable Ali Yahia Abdenour, figure charismatique des droits de l'homme en Algérie. Explication : l'article 88 a été la dernière piste trouvée pour «dégager» Bouteflika pour cause d'incapacité physique à gouverner. Le dernier discours, destiné, selon la notice, à prouver que Bouteflika est vivant, a fini par prouver qu'il est réellement malade. Le discours l'a été par ses «coupures», ses raccords évidents, sa voix basse, la main tremblante et le regard usé, plus que par ce qu'il a promis. Après les premières impressions, les Algériens ont gardé une seule : le président de la République est au-delà de la fatigue normale. Du coup, un autre, aussi âgé mais moins vieux, a ouvert la brèche : un coup d'Etat à la tunisienne, propose Ali Yahia. Le rapport avec octobre 88 ? Il est évident pour tous : à l'époque, on voulait chasser l'armée du Pouvoir et on a fini par chasser Chadli. Article 88, on chasse le 4ème Chadli du Pouvoir mais en appelant l'armée à nous aider. Que faut-il en comprendre ? Pas de quoi juger de la solution de Ali Yahia Abdenour. Le militant exprime presque un désespoir et un retour à la lucidité : on ne peut pas faire la révolution avec le peuple mais avec l'armée. On ne peut pas démocratiser sans militariser. On ne peut pas réussir une révolution si l'armée est de l'autre côté. Pour certains, il s'agit de pragmatisme révolutionnaire, formule «alliance stratégique». Pour d'autres, il s'agit d'un atavisme : on est encore et pour quatre éternités dans le schéma du «si ce n'est pas l'armée, c'est du bavardage».

Pour d'autres, il s'agit d'un échec : entre Octobre 88 et l'article 88, c'est à peine si nous avons bougé d'un centimètre en direction de l'idée de la souveraineté du peuple. C'est presque une défaite de l'esprit : on accepte que l'armée vote et élit, mais on lui demande de le faire avec plus de professionnalisme. On lui propose une solution et on lui explique que c'est un bon moyen. L'article 88 est donc une loi partagée : le texte explique qu'un Président malade ne peut pas être un président, mais recourir à l'article 88 prouve aussi que nous sommes tous malades, que nous ne sommes pas sains et pas guéris et que l'Algérie est encore à soigner. Autant que l'idée qu'elle se fait de la démocratie. Il y a un aveu de faiblesse et un désespoir stratégique ou un excès de politesse quand, dans le cadre de l'esprit révolutionnaire, on remplace le «dégages» du peuple par le «va te reposer» de l'armée et de ses médecins.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 07:23

Faut-il taxer les automobilistes ?

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Le wali d’Alger, Mohamed Kebbir Addou, a lancé, il y a plusieurs mois, l’idée d’une taxe pour accéder à la ville.

La circulation à Alger n’est jamais fluide, même en dehors des heures de pointe. Les automobilistes sont souvent contraints d’avancer pare-choc contre pare-choc sur plusieurs centaines de mètres. «Je passe jusqu’à deux heures dans les embouteillages. Si je réussis à échapper à la circulation du centre-ville de Bachedjerrah, je suis coincé sur la Moutonnière. Le barrage, installé là, réduit les passages, obligeant les automobilistes à patienter plusieurs minutes. C’est la même chose, malheureusement,  que ce soit à l’aller ou au retour», constate un résident de la cité des Eucalyptus, indigné par des travaux du métro qui bloquent tout le centre-ville de la commune, devenue un chantier à ciel ouvert.

A Bachedjerrah, mais aussi à Bab El Oued, El Biar, Draria et sur toutes les routes de l’est ou de l’ouest d’Alger, c’est tout le temps les bouchons. «La ville d’Alger est l’une des plus embouteillées au monde. Les routes sont bloquées. C’est pas moins de 50 barrages filtrants», relève un résident de Zéralda, obligé de quitter son bureau le soir. Les causes de ces embouteillages sont bien évidentes : dos-d’âne surdimensionnés, nombre excessif de sens giratoires, les routes pratiquement inchangées malgré le déplacement massif de la population et la présence de vendeurs informels qui occupent les trottoirs, obligeant des piétions à marcher sur la chaussée. Les mesures prises pour en finir avec les encombrements n’ont pas eu l’effet escompté. Après la «ligne bleue» qui visait à favoriser le covoiturage, le wali d’Alger, Mohamed Kebbir Addou, a lancé, il y a plusieurs mois, l’idée d’une taxe pour accéder à la ville. Annoncée lors d’une session de l’APW d’Alger, l’initiative n’a connu aucune suite et les journaux qui s’en sont fait l’écho ont reçu des précisions de la wilaya d’Alger.

Le système de taxe, en vigueur dans les pays anglo-saxons, n’est pas souhaitable à Alger, ont soutenu les élus de l’APW d’Alger, étonnés par l’initiative annoncée par Mohamed Kebbir Addou. Les différentes réformes n’ont pas été retenues et la ligne bleue lancée quelques mois auparavant a été vite abandonnée. Les Algérois, dont certains ont même été verbalisés par des gendarmes soucieux d’appliquer la réglementation de la wilaya, ne l’ont pas respectée. «La ligne bleue est contraire à la loi. Le décret interministériel du 15 juillet 1974, cosigné par les ministres des Transports, de l’Intérieur et des Travaux publics ne prévoit pas cette couleur. Même situation pour les dos-d’âne et les clous installés à tout va au mépris de la réglementation», s’étonne M. Lazouni, président de l’association Tarik Essalama.

Source El Watan Nadir Iddir

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