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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:59

Algérie - Ressources en eau: La plaine de la Mitidja menacée

Algerie Agriculture Irrigation

 

La plaine de la Mitidja risque de se dégrader, en raison des infiltrations des eaux de mer dans sa nappe et des fortes pressions de pompage sur ses eaux souterraines.

Le ministre des Ressources en eau a en effet attiré l'attention de ses responsables sur le risque de dégradation et aussi d'assèchement de la nappe souterraine de la plaine de la Mitidja. Il l'a fait lors de la réunion d'évaluation du secteur qui l'a regroupé dimanche dernier avec l'ensemble de ses cadres centraux et régionaux.

Pompée en même temps pour les besoins de l'AEP, de l'agriculture et de l'industrie, la nappe a des difficultés à se recharger, selon lui. Pire encore, Sellal fait savoir qu'«il y a de l'eau salée qui est en train de pénétrer dans les sols et de se mélanger aux eaux souterraines». Pour minimiser les dégâts de ces infiltrations, des équipes de l'Agence nationale des ressources hydriques (ANRH) ont, dit-il, «commencé à s'occuper du problème».

Abdelmalek Sellal a aussi ordonné à ses cadres de dépolluer les plages de l'ensemble du territoire national et ce en prévision de la saison estivale. C'est le délégué du groupement régional algérois du secteur qui a poussé le ministre des Ressources en eau à réagir énergiquement contre ce qu'il qualifie de situation d'attentisme et d'absence de rigueur. Chargé de faire une présentation des «acquis» en eau dans cette région qui regroupe 14 wilayas et 448 communes, «le tiers du nombre global des communes du pays», le responsable en question a précisé qu'Alger a elle seule possède 63 plages autorisées à la baignade mais 8 sont fermées pour cause de pollution. Et sur les 53 plages situées dans la wilaya de Tipaza, seules 43 sont autorisées à la baignade. Il fera le tour de la région pour noter l'existence d'un nombre important de plages interdites à la baignade pour cause de pollution. «Il faut être un peu plus rigoureux dans cette affaire, on ne peut plus se permettre de les fermer pour cause de pollution !», s'est exclamé le ministre quelque peu énervé. «Si on ferme, cela veut dire qu'on a échoué !», dit-il. Il ordonne aux responsables de «ne pas interdire la baignade et de régler le problème en amont». Ce que le ministère de l'Environnement n'a pas fait, celui des Ressources en eau tente de résoudre. Il faut reconnaître cependant que si Sellal s'est permis cette «digression», c'est parce qu'il conçoit en premier que si les plages sont polluées, c'est parce qu'elles l'ont été par le déversement d'eaux usées. Et dans ce cas, c'est à son ministère de «nettoyer » ou d'apurer les espaces. Il recommande alors à ses cadres de se «doter impérativement d'un programme rigoureux, fixe et précis pour y procéder». D'ailleurs, il rappelle à l'esprit que «fermée ou pas, polluée ou pas, les gens nagent quand même dans ces plages». Sellal a des exemples tout prêts, la plage Kaâ Essour à Bab El-Oued «qui est en principe fermée mais dans laquelle tout le monde plonge». Il cite aussi le Club des Pins, la résidence d'Etat où habitent tous les membres de la «nomenklatura» ou presque.

Un nouveau décret pour des espaces touristiques et sportifs

«Au Club des Pins, habite zaâma la high (ndlr soi-disant la haute société), alors que c'est un égout à ciel ouvert», fait-il remarquer. «Moralement, c'est inacceptable !», dit-il. Il demande à ce qu'un effort «particulièrement particulier» soit déployé pour «régler le problème par un travail collectif dans le cadre des groupements régionaux».

En prévision du lancement de nouveaux projets par le secteur, le ministre a exhorté par ailleurs, ses cadres à «régler d'abord les problèmes d'expropriation de terrains d'assiette pour utilité publique». La construction du barrage Souk Ethlatha dans la wilaya de Tizi Ouzou est bloquée à ce jour, en raison du refus des familles de quitter les lieux concernés. Il faut à ses yeux, privilégier en premier «des solutions à l'amiable, conformément à la réglementation en vigueur et éviter les contentieux qui gaspillent le temps et l'argent». En cas d'urgence, Sellal rappelle que «c'est le gouvernement qui règle par décret exécutif».

Il rappelle que «tous les textes d'application de la loi sur l'eau ont été finalisés. Tout le dispositif législatif a été ainsi mis en place». Le dernier texte à avoir été adopté la semaine dernière et que le ministre estime «l'un des meilleurs» est un décret exécutif signé par le Premier ministre qui permet l'utilisation de l'ensemble des barrages et des points d'eau du territoire national à des fins sportives et touristiques. Un cahier des charges va être soumis aux promoteurs publics et privés pour créer à ces niveaux des lieux de détente «avec un maximum de précautions pour préserver la nature et l'eau», explique-t-il. Les barrages de Béni Haroun, Taksebt et Djorf Ettorba sont les premiers à être retenus à cet effet.

«Recrutez les emplois assistés»

Le délégué du groupement régional algérois s'est plaint en outre, «du verrouillage de la loi de finances 2010 pour inscrire des projets alors que les choses vont très vite». Le ministre lui rétorque «On n'est pas au Souk El-Fellah, les projets sont inscrits sur la base des grands équilibres du pays. Le secteur a eu 870 milliards DA de projets nouveaux, il reste un milliard à réaliser, c'est important». Il précisera qu'«il n'y a pas de verrouillage, s'il y a des urgences, on peut annuler ou retarder certains projets et en inscrire d'autres. Ce que vous appelez verrouillage est un simple contrôle de la dépense publique».

Le responsable du groupement régional d'Oran posera pour sa part, le problème de la qualité de l'eau desservie par le MAO. «Nous demandons la mise en œuvre de moyens de traitement», dit-il. Il note aussi que des problèmes de gestion ont surgi en raison de la difficulté à contracter des marchés. «Le transfert de chapitre à chapitre n'est pas permis et ça crée des problèmes», a-t-il indiqué. Le ministre lui rappelle que l'eau d'Oran n'est plus aussi salée qu'avant. «La qualité s'est nettement améliorée, l'essentiel est qu'elle est potable. Il faut aller surtout dans le détail pour assurer sa distribution même au niveau des constructions illicites. J'ai appris qu'à Mers El-Kébir, il y a des habitations isolées qui ne sont pas reliées au réseau d'APE, et parfois, ce sont des fosses sceptiques, c'est inadmissible !», reproche-t-il. Il insistera sur une gestion collective et décentralisée des problèmes de l'eau en tant que service public. «C'est la bataille de la qualité du service public global qu'il faut gagner à travers le pays, il faut vaincre la petite médiocrité ambiante», demande-t-il. A la question récurrente relative au manque d'inadéquation entre les moyens humains et ceux matériels, le ministre fera savoir que le recrutement d'ingénieurs se fait localement au niveau de chaque wilaya «notamment ceux qui constituent la police des eaux». Il faut, dit-il, «encourager les cadres locaux, produit de la formation universitaire, le gap est important, il faut le rattraper». Dernières consignes de Sellal «faites un effort pour doper vos services par des emplois assistés, recrutez-en une centaine dans chaque wilaya si vous voulez. J'insiste sur le travail au sein des groupements régionaux. Lisez aussi le Journal officiel pour vous imprégner des textes législatifs et réglementaires».

Source Le Quotidien d’Oran Ghania Oukazi

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:56

«Le projet Renault-Algérie est en bonne voie»

Le-projet-Renault-Algerie.jpg

 

 «Le projet Renault-Algérie est en bonne voie», a affirmé, hier, M. Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, dans une déclaration à la presse en marge de l’inauguration du 1er Salon national inversé de la sous-traitance (SANIST).

Il se réfère, à cet effet, à sa récente visite en France qu’il a qualifiée de «positive» et de «très bénéfique», au cours de laquelle ont été abordés des dossiers particuliers et des perspectives de partenariat. «Les entreprises françaises ont admis les règles juridiques algériennes de l’investissement», a-t-il affirmé en déclarant pour lever toute équivoque sur la question ayant trait à un éventuel amendement de la réglementation régissant l’investissement, «j’avais parlé du climat d’investissement dans les règles juridiques où rien n’est annoncé. La seule chose qui est annoncée aujourd’hui c’est de travailler pour améliorer les règlements de fonctionnement. Mais dans les règles générales qui régissent l’investissement, rien n’est annoncé pour le moment».

M. Bouteflika a ordonné d’améliorer le climat des affaires

Concernant les négociations avec le constructeur français Renault pour l’implantation d’une usine de fabrication de voitures en Algérie, M. Benmeradi a indiqué que «le dossier Renault est un dossier très lourd. Il continue à avancer. Les négociations comprennent des aspects technologiques, économiques et commerciaux, a-t-il indiqué, en faisant savoir que des groupes de travail ont été mis en place. Ceux-ci sont en train d’avancer sur l’aspect technologique et commercial, le taux d’intégration et l’aspect économique porte, quant à lui, sur les facilitations et les encouragements que l’Etat algérien peut donner, notamment. «Nous sommes en train d’étudier tout cela point par point pour que le projet soit viable», a-t-il souligné. Revenant à sa récente visite, Benmeradi explique qu’elle avait pour but de débattre de certaines contraintes, qui ont été, à l’occasion, évaluées dans le sens de bâtir un partenariat avec les entreprises françaises. A ce titre, souligne-t-il, son déplacement à Paris, à l’invitation de l’ancien Premier ministre français et vice-président du Sénat, M. Jean Pierre Raffarin, a constitué une occasion pour rencontrer les représentants de quelque 180 PME françaises intéressées par l’investissement en Algérie.

«Nous avons discuté avec eux. Je leur avais annoncé que le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a donné ordre au gouvernement de travailler au cours des prochains mois pour améliorer le climat de l’investissement de manière générale», a-t-il précisé.

L’Algérie importe 3 milliards d’euros de pièces détachées

Sur un autre registre, le ministre de l’Industrie a laissé entendre que l’Etat continuera à soutenir les sous-traitants pour développer un tissu industriel national performant, dans le but de mettre un lien direct entre «les receveurs d’ordre et les donneurs d’ordre» afin de participer à une meilleure intégration de l’industrie nationale. A cet effet, le gouvernement a pris, a-t-il dit, une série de mesures visant à contribuer au développement de la compétitivité des entreprises de sous-traitance telles que l’augmentation de la préférence nationale dans l’octroi des marchés publics à 25% et la mise en place de mécanismes permettant d’obtenir des projets sous forme de gré à gré. L’Etat a également décidé d’aider les entreprises de sous-traitance, possédant un potentiel, à normaliser et à certifier leurs produits et augmenter ainsi leurs parts du marché, a-t-il dit. Des aides financières seront également accordées à ces firmes en vue de s’agrandir et de faire face à la demande nationale. «Des chiffres sont avancés çà et là et qui démontrent que nous importons pour 3 milliards d’euros de pièces détachées chaque année. Le groupe Sonatrach reconnaît lui-même que moins de 1% de ses équipements sont fournis par la sous-traitance nationale», a-t-il souligné.

A propos de la réorganisation des guichets uniques au niveau des antennes de l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI), M. Benmeradi a expliqué que son département ministériel «est en train d’élaborer un dispositif qui permettrait à ces guichets de jouer un rôle et ne plus continuer à être de simples boîtes aux lettres dépourvues de tout pouvoir décisionnel». Il faut dire que la 1ère édition du Salon national inversé de la sous-traitance, placé sous le haut patronage du président de la République revêt un intérêt économique évident pour le secteur industriel et les services, étant donné qu’il réunira pendant quatre jours les principaux opérateurs économiques nationaux. Cet événement organisé par la Chambre de commerce et  d’industrie en partenariat avec le département de l’Industrie est le premier du genre en Algérie.

Source Horizons Karima Alloun.

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:53

Algérie - Le pavé dans la mare lancé par Ali Yahia

CNCD-Ali-Yahia-Abdennour.jpg

 

Dans un premier temps, la CNCD, qui initie des marches et des rassemblements hebdomadaires pour revendiquer le changement et la démocratie, s'était limitée à exprimer le rejet global du régime et de ses hommes. Elle vient apparemment de changer de stratégie en ciblant désormais directement le président de la République. Ce que maître Ali Yahia Abdennour, sa figure emblématique, a clairement fait savoir en lançant un appel à la destitution de Bouteflika par le recours aux dispositions de l'article 88 de la Constitution. Lequel stipule que si le chef de l'Etat n'est pas en mesure d'assurer son mandat, il doit être démis de ses fonctions et remplacé par le président du Sénat.

Pour justification à son appel, Ali Yahia Abdennour avance que, pour raison de santé, le Président serait effectivement dans l'incapacité d'assumer sa charge et que, d'autre part, le bilan désastreux de ses années de pouvoir le rend passible de destitution. Aux yeux de l'avocat, le départ de Bouteflika est désormais « un préalable absolu, un impératif même ». Il devrait, selon lui, être «forcé à passer la main» pour que puisse s'engager un processus d'ouverture et de changement.

Bouteflika est, à l'évidence, malade et amoindri. Mais il reste à prouver qu'il se trouve dans une situation qui rendrait salutaire et donc justifiée la mise en œuvre de l'article 88. Apparemment, maître Ali Yahia semble en être convaincu et il donne pour preuve que «dans son discours à la nation, un exercice très laborieux, le chef de l'Etat a donné l'image pathétique d'un homme épuisé par la maladie, incapable d'assumer ses fonctions».

Cette image a effectivement frappé et fait s'interroger tous les Algériens qui ont vu à la télévision la prestation présidentielle. Tous pour autant n'y ont pas vu la preuve irréfutable de l'incapacité de Bouteflika à assumer ses fonctions. Que l'appel lancé par le président d'honneur de la Laddh les choque par conséquent n'est pas pour étonner.

En jetant ce sacré pavé dans la mare du jeu politique, déjà hautement électrique, Ali Yahia a fait naître questionnements et interrogations. De savoir par exemple si le scénario proposé par lui n'est pas celui qui va être mis en exécution. Du comment aussi une personnalité si engagée dans le combat pour le changement et la démocratie que l'est maître Ali Yahia Abdennour puisse penser que les acteurs à qui il adresse son appel pour destituer Bouteflika agiront après cela pour offrir le pouvoir à une quelconque institution provisoire composée d'adeptes du changement et de la démocratie.

Le fait que la CNCD, dont il a été la cheville ouvrière, n'a pas réussi à provoquer une révolution à la tunisienne ou à l'égyptienne n'autorise par maître Ali Yahia Abdennour à suggérer le scénario dont il a fait état dans son appel. Ce scénario n'appelle à rien d'autre qu'à la réalisation d'un «coup d'Etat à blanc».

Le changement est une impérieuse nécessité. Dans l'esprit des Algériens, il doit se produire dans la rupture totale avec le système en place, ses institutions et ses hommes. Non pas en jouant un clan du pouvoir contre un autre.

Oui, le départ de Bouteflika s'impose dans le processus de ce changement espéré, mais aussi celui des politiques et militaires qui perpétuent ce système.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:51

Algérie - Parodie d’ouverture

siege el watan

 

Réformes ou pas, nos médias lourds sont donc loin du compte. Par conséquent, ils cèdent du terrain aux chaînes satellitaires étrangères, sans pour autant réussir à occulter la réalité du pays, déclinée au quotidien, par le son et par l’image, et dans plusieurs langues.

À l’heure où les ressorts du changement politique se mettent en action et au moment, tout au moins, où le chantier des “réformes” annoncées est déclaré ouvert, le débat contradictoire est incontournable, et tout débat ne peut prétendre au minimum requis de sérieux et de crédibilité que s’il est public et de la plus grande transparence. C’est bien pour cela que la gestion des médias lourds reprend sa place parmi les préoccupations majeures du moment.

Vieille revendication de l’opposition mais aussi des intellectuels, des journalistes et des artistes, l’ouverture de l’audiovisuel est plus que jamais un besoin en Algérie. Mais il semble que tous ne parlent pas de la même ouverture. Le gouvernement entend répondre “positivement” à cette demande en permettant enfin aux voix de l’opposition de s’exprimer sur les ondes de la radio et sur les plateaux de la télévision publique. De leur côté, et en guise de suite donnée aux instructions officielles, la radio et la télé agissent comme une sorte de conseil de l’audiovisuel en période de campagne électorale. Elles accordent des tranches horaires égales aux différents acteurs de la scène politique sans distinction, pour la diffusion d’émissions préalablement enregistrées.

Quant à la couverture des activités des partis d’opposition et des syndicats autonomes ou encore la médiatisation de leurs initiatives ou propositions, la radio et l’ENTV n’en ont pas encore reçu l’instruction. Or, c’est bien par cela que commence la véritable ouverture, celle qui permettrait aux rédactions de ces médias de faire leur travail d’information, dans le respect des règles professionnelles et de l’éthique journalistique. Cela passe à la fois par une amélioration de la maîtrise des techniques modernes de l’audiovisuel et par l’implication directe des collectifs rédactionnels quant au choix et au traitement des informations. Cela passe aussi par la levée des obstacles politiques et juridiques qui empêchent, qui, aujourd’hui encore, interdisent toute initiative privée dans ce domaine. Réformes ou pas, nos médias lourds sont donc loin du compte.

Par conséquent, ils cèdent du terrain aux chaînes satellitaires étrangères, sans pour autant réussir à occulter la réalité du pays, déclinée au quotidien, par le son et par l’image, et dans plusieurs langues, depuis Qatar, Londres, Paris, Rabat ou même, depuis peu, Bagdad. Sans parler de YouTube, facebook et Twitter grâce auxquels chaque Algérien est aujourd’hui un “reporter” pouvant diffuser article, photo et vidéo dans le monde entier.

Source Liberté Saïd Chekri

Le Pèlerin

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:48

Algérie - La chute de la valeur du dinar ne trouble pas la Banque d'Algérie

euro dinar

 

Le débat sur la «faiblesse» du dinar est de retour comme à chaque fois que l'euro grimpe. Sa valeur sur le marché parallèle vole de record en record et s'approche au cours des derniers jours du sommet historique de 150 dinars pour un euro. Pour les cambistes ce sera atteint à la veille de l'été. Simultanément, le différentiel avec le taux de change officiel qui se situe autour de 103 dinars pour un euro sur le marché interbancaire des changes au cours de la dernière semaine d'avril n'a jamais été aussi élevé.

Depuis quelques semaines les tentatives d'explication battent leur plein : inquiétudes liées à la montée de la contestation sociale, exportations illégales de capitaux, instauration du Credoc, hausse des salaires et jusqu'à la disparition, fin janvier, des bons de caisse anonymes se disputent la faveur des analyses. Pour l'heure, la chute de la valeur du dinar sur le marché parallèle ne semble pas émouvoir la Banque d'Algérie qui s'est donné pour règle de ne jamais commenter son évolution. La création de bureaux de change, réclamée par les opérateurs économiques et prévue par la réglementation depuis 1997 n'est toujours pas non plus à l'ordre du jour.

La Banque d'Algérie préfère «le flottement dirigé»

Dans le dernier rapport de conjoncture disponible sur son site, la Banque centrale note qu'elle «reste la principale source de devises offertes sur le marché interbancaire des changes où la détermination des cours relève des mécanismes de marché. Elle rappelle qu'elle applique» un régime de flottement dirigé du taux de change du dinar vis-à-vis des principales devises". Un cadre de la Banque d'Algérie traduit pour nous en langage clair. "Le système appliqué depuis le milieu des années 90 consiste tout d'abord à tenir compte de l'évolution des taux de change des monnaies des plus importants partenaires commerciaux de l'Algérie sur les marchés internationaux. On en fait une sorte de moyenne pondérée qui se traduit au cours des dernières années par une dépréciation du dinar par rapport à l'euro qui épouse, en l'atténuant, celle du dollar. On tient compte ensuite du différentiel d'inflation entre l'Algérie et ses partenaires commerciaux qui est en hausse au cours des dernières années et qui est également à l'origine d'une légère dépréciation de la valeur officielle du dinar." Résultat de cette "gestion flexible du taux de change", le dinar a, au taux officiel, perdu plus du tiers de sa valeur par rapport à l'euro au cours des 4 dernières années.

Avec des réserves de change qui représentent à fin 2010 plus de 38 mois d'importation, la "dévaluation rampante" du dinar par rapport à l'euro apparaît comme un paradoxe et un fardeau difficile à porter pour nombre d'acteurs économiques, notamment en raison de la part prépondérante des pays de l'Union européenne dans les importations algériennes. Des voix se sont élevées, notamment au sein des milieux patronaux, insistant sur le renchérissement des biens d'équipement importés ou encore des matières premières nécessaires au fonctionnement de l'appareil productif. Elles sont épaulées par nombre de personnalités ou de responsables économiques dénonçant d'importantes pertes de pouvoir d'achat au cours des dernières années. A l'étape actuelle, ces points de vue ont cependant peu de chance d'être entendus.

Des instruments ciblés

En dépit de la "consolidation de la position financière extérieure de l'Algérie" au cours de la décennie écoulée, le choix de la défense de la valeur du dinar n'est manifestement pas celui des autorités algériennes qui ont préféré au cours des dernières années, pour défendre le pouvoir d'achat des Algériens, recourir à des instruments d'action économique plus ciblés. Une option confirmée par la loi de finances 2011 qui a prévu une cagnotte destinée au soutien des prix de différents produits de plus de 400 milliards de dinars (près de 6 milliards de dollars).Une cagnotte qui devrait gonfler encore à la fois en raison des dernières mesures liées à l'élargissement du dispositif de soutien des prix à de nouveaux produits et également à cause de l'envolée des prix des produits alimentaires de base sur les marchés internationaux.

Option confirmée également par l'importance des hausses de salaires consenties au cours des derniers mois. Quoi de plus ciblé en effet et de plus "pratique" que des augmentations de salaires octroyées au coup par coup suivant les priorités de l'heure. Le risque essentiel que comporte cette démarche à l'heure actuelle est celui d'une contagion des revendications sociales et de pressions en faveur d'une généralisation des hausses de salaires qui pourrait provoquer un emballement de l'inflation. Ce n'est pas pour l'heure l'hypothèse retenue par les locataires de la villa jolie qui prévoient dans leur dernier rapport de conjoncture une hausse des prix en baisse par rapport aux 2 dernières années et limitée à un peu plus de 3% en rythme annuel en 2011.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Taleb

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:45

Algérie - Dans un communiqué rendu public hier, Hamoud Boualem acquiert une source d’eau minérale

hamoud-boulem.jpg

 

Hamoud Boualem a annoncé la signature de l’acquisition de la société d’eau minérale, Alma, située dans les montagnes de Kabylie qui surplombent la vallée de la Soummam, c’est ce qu’a indiqué un communiqué de l’entreprise. Cette acquisition permet à Hamoud Boualem de devenir un acteur majeur des eaux en bouteille en Algérie.

“Alma renforce parfaitement notre activité actuelle en Algérie. Cette nouvelle source complète notre portefeuille de produits et nos marques”, a déclaré Chekib Hafiz, président du conseil d’administration de la SPA Hamoud Boualem. “Cette nouvelle acquisition stratégique nous amène un outil industriel moderne et des capacités de production additionnelles pour mieux répondre à la demande croissante des consommateurs pour nos produits”, a conclu le responsable

Source Liberté

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:33

 

Algérie - De la stratégie du choc à la stratégie du pire

contestation dans le monde arabe

 

La stratégie du choc comme on l’a vu a permis aux dirigeants algériens d’instaurer, dès le lendemain de l’indépendance, un système politique hermétique qui ne laissait place à aucune alternative démocratique. Par la suite, en jouant toujours sur cette stratégie du choc, les tenants du pouvoir algérien ont réussi à pérenniser ce système. Il faut dire aussi que l’Algérie est allée, depuis son indépendance à tout récemment, d’un choc à l’autre, ce qui a permis à ceux qui ont toujours décidé du destin de ce pays d’imposer toutes les réformes qu’ils voulaient, des réformes qui n’étaient malheureusement, la plupart du temps, nullement au service des citoyens et de la nation, mais seulement en faveur de la sauvegarde des intérêts des oligarques qui étaient et qui sont toujours au pouvoir.

Tout se passe comme si les institutions politiques algériennes n’ont cherché qu'à persévérer leur survie pour permettre la récolte de plus en plus de prébendes. Partis politiques et institutions politiques pluralistes ne sont en réalité que des coquilles creuses au service d’un pouvoir qui a mis le pays en coupe réglée. C'est pourquoi toutes les transformations politiques, quels que soient leurs impacts sur la scène et dans la vie institutionnelle, n'organisent pas l'alternance et ne constituent pas une transition vers la démocratie. Le passage à la démocratie, qui n’est qu’une démocratie de façade, ne résulte ni de l'action de forces démocratiques ni d'options démocratiques. Cette démocratie de façade n’a été adoptée que pour dépasser les blocages qui ont conduit à l'explosion populaire d'octobre 1988. La suite on la connaît, il y a eu la décennie noire et toute l’abjection qui l’a caractérisée. Malheureusement, aucune leçon ne semble avoir été tirée de tous les drames qu’a connus l’Algérie. Bien au contraire, encouragés par l’extraordinaire embellie financière due à l’envol des cours du pétrole sur les marchés internationaux, les démons du passé ont de nouveau réinvesti le terrain, les mêmes réflexes se sont remis en place, et tous les ingrédients qui ont mené à octobre 1988 et par la suite à la fameuse décennie noire se sont reconstitués. Le parti unique est en train de refaire peu à peu surface par le fait d’une classe politique qui ne pense ni au bien-être de ce peuple ni à la pérennité de ses institutions, une classe politique dont la survie immédiate est la seule préoccupation, une classe politique tellement hors jeu qu’elle n’a rien trouvé de mieux à faire que de cautionner une révision constitutionnelle qui nous a renvoyés trente ans en arrière et on a le culot avec ça de venir claironner publiquement qu’il n’y a pas de crise politique en Algérie. J’ai déjà écrit à propos de cette révision constitutionnelle et du troisième mandat présidentiel il y a quelque temps de cela, un article qui s’est révélé prémonitoire à plus d’un titre(1) : «Je crois qu’avec ces élections historiques, nous sommes arrivés à un tournant décisif de l’histoire de l’Algérie, exactement comme en 1947 lorsque la léthargie des partis politiques de l’époque a conduit à la création de l’OS et par la suite à celle du CRUA. Ces dernières élections viennent de mettre en évidence l’impossibilité du front démocratique à s’organiser en une véritable alternative politique. Il faut donc à l’Algérie un sursaut historique à la mesure de l’événement qui vient de se produire. Il faut à l’Algérie un nouveau personnel politique, de nouvelles figures capables de créer la rupture avec l’ancien système et ses réflexes rentiers. Il faudrait une révolution politique capable de mener à une rupture épistémologique au sens politique du terme, c'est-à-dire une rupture avec les conceptions politiques du passé. Ceci dit, je ne suis ni politicien ni politologue et je ne sais ni quand ni comment cette rupture va se faire, mais s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que cette rupture se fera tôt ou tard. La seule question est comment elle va se faire ? Espérons seulement que nous n’aurons plus jamais à revivre octobre 88, ni les événements qui lui ont succédé.» Cette rupture a effectivement eu lieu, mais pas chez nous ni même dans le sens que j’aurais pu imaginer. Quand j’ai écrit ces lignes, les révolutions qui viennent de secouer le monde arabe n’étaient même pas envisageables. En effet, jusqu’à cet extraordinaire réveil arabe impulsé par une gifle assénée à un pauvre bougre qui ne demandait qu’à gagner honnêtement sa vie en colportant des légumes, gifle qui a déclenché une réaction en chaîne, un tsunami balayant des régimes qu’on croyait définitivement inamovibles, jusque-là donc, je n’aurais pas un seul instant imaginé que le peuple tunisien, le peuple égyptien et encore moins le peuple yéménite de gandouras vêtu avec un coutelas à la ceinture et la joue déformée de kat, ces peuples qui semblaient si résignés pour les uns et à moitié drogués pour les autres pouvaient se soulever en un seul homme pour dire «Ben Ali dégage !» ou encore «Moubarak ou Saleh irhal», faisant preuve d’une conscience politique aiguë et brisant définitivement le mur de la peur et de la terreur. J’ai toujours pensé que la révolution viendrait de notre pays, des Algériens connus pour être un peuple frondeur et même violent. Malheureusement, c’était sans tenir compte des poly traumatismes et des dégâts qu’ils ont engendrés entachant durablement et de façon indélébiles les esprits, occasionnant une régression incommensurable dans les mentalités et les comportements des Algériens. Les chocs successifs vécus par les Algériens ont été tels qu’on peut même parler de névrose traumatique. Ce terme de névrose traumatique est apparu en 1882 et désignait un ensemble de troubles névrotiques consécutifs à la frayeur éprouvée lors des accidents de chemin de fer. Ce terme s'est peu à peu étendu pour désigner tout trauma psychique consécutif à des agressions telles que la guerre, les attentats et les catastrophes naturelles. Le sujet peut être uniquement spectateur et ne pas avoir été en danger réel, cependant, cet évènement peut modifier la personnalité du sujet qui devient plus inhibé intellectuellement, physiquement et sexuellement. Le sujet recherchera alors la sécurisation et la dépendance envers autrui. Ainsi, toute situation traumatique peut amener une régression et pousser le sujet à rechercher la sécurisation et la dépendance envers autrui. Après un choc massif on peut donc facilement régresser pour redevenir des enfants. Freud dans Les cinq psychanalyses(2) écrit que «dans le rêve et dans la névrose, se retrouve l’enfant avec toutes les particularités qui caractérisent son mode de penser et sa vie affective (…) et nous y retrouvons encore l’homme primitif sauvage tel qu’il nous apparaît à la lumière des recherches archéologiques et ethnographiques». Par ailleurs, Freud(3) croit qu’il y a une correspondance entre les stades de développement de l’humanité et ceux de l’enfance. «Nous trouvons, dit-il, qu’aussi bien dans le temps que par son contenu, la phase animiste correspond au narcissisme, la phase religieuse au stade d’objectivation, caractérisé par la fixation de la libido aux parents, tandis que la phase scientifique a son pendant dans un état de maturité de l’individu qui est caractérisé par la renonciation à la recherche du plaisir et par la subordination du choix de l’objet extérieur aux convenances et aux exigences de la réalité.» Le choc traumatique peut parfaitement mener à une névrose traumatique et faire en sorte que toute une nation puisse retomber pratiquement dans l’enfance, la ramenant ainsi à une étape de son évolution qui correspondrait à celle qualifiée par Freud de phase religieuse caractérisée par la fixation de la libido aux parents, phase entièrement sous l’emprise de l’irrationnel et des interprétations occultes qui peuvent ouvrir la voie devant des gourous et des charlatans de toutes espèces et permettre à ces mêmes charlatans et gourous de se poser en messie ou encore en sauveur providentiel, transformant les masses en une espèce de horde primitive plus encline à suivre les gourous ou les leaders qui prétendent les protéger. L’instrumentation de ces traumatismes et des régressions qu’ils ont occasionnées a permis au pouvoir algérien de perpétuer son emprise sur un peuple qui est redevenu par la force des meurtrissures qu’il a subies un grand enfant ne recherchant que la satisfaction immédiate de ses besoins les plus élémentaires. Ce pouvoir l’a d’ailleurs très bien compris puisqu’il vient de s’engouffrer avec force dans cette brèche des revendications populaires allant dans le sens de toutes les revendications. Aujourd’hui, les Algériens, échaudés par une violence dont ils viennent à peine de se remettre, infantilisés, fatigués de lutter contre des moulins à vent, contre un système qui arrive à chaque fois à rebondir, sont devenus démissionnaires. Ils ont abdiqué et n’aspirent plus qu’à essayer de tirer le maximum de dividendes, le maximum de profits et de bénéfices de cette gouvernance, de ce pouvoir prêt à tout pour se maintenir et même à acheter toute une nation s’il le faut pour sauvegarder ses intérêts, un pouvoir qui d’ailleurs ne lésine pas devant le prix à payer pour s’acheter une paix sociale. Cette stratégie malheureusement n’est pas viable à long terme, elle peut momentanément faire taire les griefs et les revendications, mais elle ne fait qu’aggraver la situation parce que ce qui est donné aujourd’hui n’aura plus aucune valeur dans une année ou deux sans plus, c’est le tonneau des Danaïdes qui ne pourra jamais être rempli inflation oblige. Cette stratégie du pire est en train de transformer le pays en un gigantesque bazar et les Algériens en un immense tube digestif, de grands enfants totalement décérébrés, les condamnant à n’être que des consommateurs effrénés sans aucune contrepartie productive. Ou encore en une véritable horde primitive. D’un point de vue phylogénétique et si l’on en croit le point de vue de Freud dans Totem et tabou(Paris, Payot, 2001), pour qu’une société puisse accéder au stade de la civilisation, elle doit dépasser le stade de la horde primitive. Dans cet ouvrage, l’hypothèse de Freud est qu’avant l’avènement de la civilisation, l’humanité vivait en hordes ou encore en tribus (la horde primitive correspondrait à la société originelle). Pour Freud, ce qui caractérisait ces hordes, c’est la toute puissance du père qui s’exprimait par la possession par celui-ci de toutes les femmes de la tribu ou de la horde. Freud, s'inspirant d'une conviction de Darwin, suppose donc à l'origine de l'humanité une horde primitive, groupement humain sous l'autorité d'un père tout-puissant qui possède seul l'accès aux femmes. Il présuppose alors que les fils du père, jaloux de ne pouvoir posséder les femmes, se rebellèrent un jour et le tuèrent, pour le manger en un repas totémique. Une fois le festin consommé, le remords se serait emparé des fils rebelles, qui érigèrent en l'honneur du père, et par peur de ses représailles, un totem à son image. Afin que la situation ne se reproduise pas, et pour ne pas risquer le courroux du père incorporé, les fils établirent des règles, correspondant aux deux tabous principaux : la proscription frappant les femmes appartenant au même totem (inceste) et l'interdiction de tuer le totem (meurtre et parricide). L’Algérie malheureusement n’est pas encore au bout de ses peines et la société algérienne, traumatisée par une suite d’événements qui l’ont laminée, malmenée par un système qui l’a définitivement infantilisée, risque fort de continuer encore longtemps à vivre en «horde primitive» déstructurée, parce qu’elle n’a pas de relais sociaux sur lesquels s’appuyer. C’est une société qui n’a pas encore réussi à faire sa mue. Par cette œuvre, Freud résume le «grand mythe» scientifique qu’il a construit et étayé par de nombreux exemples pour expliquer la naissance de l’humanité, c’est-à-dire de la socialisation. Ainsi, l’origine de la socialisation, l’avènement de la civilisation humaine doit, selon cette hypothèse, passer par le meurtre du père. Si on transpose ce mythe à notre époque contemporaine, en supputant que même les sociétés modernes ne peuvent évoluer, s’émanciper sans cette condition sine qua non qui est «le meurtre symbolique du père». Cette transposition peut alors parfaitement s’appliquer notamment aux régimes totalitaires où le peuple n’est rien de plus qu’une abstraction, livré au bon vouloir de ses gouvernants. Dans ces régimes, «le père symbolique» pourrait être le chef de l’Etat qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs, muselant par la force brutale toute velléité d’opposition et d’émancipation, ou encore une oligarchie politique se partageant le pouvoir au détriment de toute la nation. Quant aux enfants de «ce père symbolique», ils seraient représentés par le peuple maintenu dans une quasi-servitude au moment où ce chef d’Etat et l’oligarchie politique qui l’entoure font main basse sur toutes les richesses. Le bien-fondé de cette hypothèse est en train de se vérifier aujourd’hui de façon spectaculaire par ce qui vient de se passer en Tunisie, en Égypte et ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux, à la télévision, en Libye. Les enfants de ces nations se sont révoltés contre les abus de pouvoir du chef de l’Etat, ce «père symbolique» qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs et toutes les jouissances que la nation pouvait offrir en maintenant le peuple (les fils symboliques) dans l’indigence pour ne pas dire la servitude. Mais il n’y a pas que ces deux révolutions qui sont entrain de se dérouler sous nos yeux qui permettent de vérifier le bien-fondé de cette hypothèse. En effet, l’histoire vient renforcer cette thèse d’une manière plus éloquente encore. En effet, l’avènement de la société moderne, de la démocratie et des droits de l’homme, l’avènement d’une société juste et égalitaire n’a pu advenir qu’au prix d’une révolution sanglante, en l’occurrence la révolution française, et ce, après le «meurtre» du «père symbolique» de la nation : le roi Louis XVI. De même, les Russes n’ont pu s’affranchir de la servitude du tsarisme qu’après, là aussi, le meurtre du «père symbolique» de la nation : le tsar Nicolas II. C’est à ce prix que ces nations ont réussi à s’émanciper et à sortir de la servitude dans laquelle les maintenait leur système politique. Ainsi, aucune émancipation sociale ne peut advenir sans une révolution qui mènerait vers un ordre nouveau. Sans cette révolution, la société ne peut rester qu’une «horde primitive» gouvernée par un père omnipotent, omniprésent et omniscient. S’agissant de la société algérienne, il y a eu certes une révolution qui a essayé de débarrasser le pays de la dictature de ce «père symbolique». La révolution d’octobre 88 était en effet une tentative qui a failli mettre définitivement à mal le système politique qui a gouverné l’Algérie sans partage de l’indépendance jusqu’à l’avènement de cette date, mais c’était compter sans la capacité qu’avait ce système à se redéployer pour renaître. En effet, ce système est toujours là, plus présent qu’il ne l’a jamais été, et le parti qui est à l’origine des malheurs de cette nation est lui aussi toujours debout et plus arrogant que jamais. L’Algérie malheureusement n’est pas encore au bout de ses peines et la société algérienne, traumatisée par une suite d’événements qui l’ont laminée, malmenée par un système qui l’a définitivement infantilisée, risque fort de continuer encore longtemps à vivre en «horde primitive» déstructurée, parce qu’elle n’a pas de relais sociaux sur lesquels s’appuyer. C’est une société qui n’a pas encore réussi à faire sa mue. L’Algérien, prisonnier de son quotidien, ne sait pas encore s’organiser en société civile pleinement consciente de ses droits. En fait, les jeunes pourraient bien être la seule force de changement possible comme ça a été le cas en Tunisie, en Égypte, comme c’est le cas aujourd’hui en Libye, au Yémen et même tout récemment an Syrie. En Algérie, les jeunes, qui totalisent à eux seuls près de 60% de la population, n’ont pas connu, pour la majorité d’entre eux, la guerre d’Algérie et ses affres. Ils n’ont pas connu le parti unique et ses malversations spoliatrices. Pour ce qui est de la décennie noire, la plupart d’entre eux étaient trop jeunes pour pouvoir s’en faire une idée précise. Cette jeunesse n’est heureusement pas encore corrompue, elle est encore saine et n’aspire qu’à mieux vivre, mais vivre où ? Dans une société qui les renie et qui ne leur reconnaît aucun statut ? Cependant, malgré ce constat, force est de se rendre à l’évidence : la jeunesse algérienne ne bouge pas et ne bougera peut-être pas. Il ne faut surtout pas se méprendre sur ce silence de la jeunesse algérienne aujourd’hui devant ce qui se passe dans la rue arabe. Ce silence ne veut nullement signifier que la jeunesse algérienne est satisfaite de son sort et qu’elle accepte cette gouvernance, qu’elle est inconsciente ou encore «crétine» et donc incapable d’avoir une vision sociétale ou une quelconque aspiration politique. Ce qui se passe dans ce pays, c’est qu’il n’y a pas de communication, il n’y en a jamais eu d’ailleurs, entre les adultes et les jeunes. Ce qui se passe, c’est que cette jeunesse a toujours été marginalisée, infantilisée, abrutie par un système éducatif qui n’a jamais œuvré dans le sens de l’excellence et du développement de l’esprit critique. Par ailleurs, la jeunesse algérienne n’a plus confiance dans ses aînés, lesquels, s’ils ne sont pas corrompus, sont totalement démissionnaires. Si cette jeunesse ne bouge pas, c’est parce qu’elle a fait son deuil d’une vie décente dans ce pays et n’aspire qu’à une seule chose : fuir ce pays et si possible le plus loin possible. En effet, consciente des conditions de vie qui lui sont imposées, des restrictions auxquelles elle est quotidiennement confrontée et de la quasi-inexistence d’infrastructures d’accueil qui répondent à ses besoins. Livrée à elle-même, réduite à squatter les porches des immeubles, ou à rester adossé à longueur de journée aux murs des quartiers, pour faire face et pour ne pas succomber aux autres formes mortifères d’affirmation de soi, cette jeunesse, à qui on a confisqué même les rêves, cette jeunesse qui ne rêve plus n’a malheureusement plus qu’une seule idée en tête, en fait le seul rêve que ce système a échoué à lui confisquer : fuir ce pays, quitter l’Algérie dans le but d’une situation meilleure en Europe, au Canada ou même en Australie. Voilà les raisons essentielles qui font que la jeunesse algérienne ne bouge pas. C’est comme si elle ne se sent pas du tout concernée par ce qui se passe dans ce pays. Les Algériens, toutes catégories d’âge confondues, n’aspirent qu’à une seule chose : mettre le plus de distance possible entre eux et ce pays. Même les mieux nantis ne veulent plus vivre dans ce pays de la désespérance. Combien d’universitaires ou encore de cadres parfois très bien rémunérés ont-ils déjà fui ce pays ? Pourquoi la plupart de ceux qui nous gouvernent ou de ceux qui le peuvent envoient-ils leurs enfants faire leurs études à l’étranger en leur faisant bien comprendre de tout faire pour ne plus revenir dans ce pays où la mal-vie a atteint le plus haut degré de la désespérance ? Je ne sais pas vraiment d’où viendra le salut de l’Algérie ; le dernier discours du président de la République n’a pas répondu à cette question et est bien en deçà des attentes et des espérances quant à un véritable changement. J’ai bien peur que nous sommes partis pour rester le seul peuple dans tout le monde arabe à ne pas bouger, à ne pas vouloir changer cet ordre établi pour une société plus juste, plus équitable, une société où le mot démocratie ne sera plus un vœu pieu. Pourquoi ? Parce que la désespérance a atteint, dans ce pays, des seuils dont il est difficile de revenir. Je l’ai déjà dit, aucun Algérien ne veut plus vivre dans ce pays, le pays du FLN. Rien ne pourra donc se faire tant que ce parti restera au pouvoir ou même tant que ce parti existera. Si on veut redonner de l’espoir à ce peuple, à cette nation, il faut une refondation totale du système politique algérien, il faut que ce glorieux sigle : FLN, Front de libération nationale, ce sigle pour lequel un million et demi d’Algériens sont tombés au champ d’honneur, soit restitué à ses pères fondateurs et remis au musée de la révolution algérienne. Personne ne peut ni n’a le droit d’instrumentaliser le sang des chouhada à des fins purement politiciennes, de même que personne n’a le droit d’instrumentaliser la religion pour arriver au pouvoir. La religion et le FLN appartiennent à tous les Algériens et ne peuvent servir à quiconque d’alibi politique. Pour terminer, j’ajouterai juste pour rappel que même si la démocratie n’est pas un système politique parfait, qu’elle est le moins mauvais des régimes politiques, jusque-là, c’est le seul système politique véritablement viable. Tous les autres modes de gouvernance ont montré leurs limites. Il n’y a qu’à voir quels sont les pays les plus riches et les plus avancés de la planète pour souligner l’intérêt pour une nation d’opter pour ce système politique qui ouvre la voie aux libertés individuelles, au respect des droits de l'homme, et où personne n’est au-dessus de la loi.

(1) Qui est cet Algérien dont on parle ? Le Quotidien d’Orandes 26, 27 et 28 avril 2009

(2) Freud S. (1954), Les cinq psychanalyses, Paris, PUF.

(3) Freud S. (1965), Totem et tabou, Paris Payot.

Source Le Soir d’Algérie Mohamed-Nadjib Nini

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:25

Algérie - nouvelles technologies de l’information  Le troisième ALSAT sera intégré et réalisé à Oran

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Le nouveau satellite ALSAT.2B sera intégré et réalisé au Centre de développement spatial (CDS) à Oran. Un défi qui sera relevé par des jeunes ingénieurs algériens. C’est ce qu’a annoncé le directeur général de l’Agence spatiale algérienne (Asal).

 «La même équipe de jeunes ingénieurs algériens qui a travaillé sur le satellite ALSAT.2A, lancé le 12 juillet dernier, relèvera, cette foisci, le défi en réalisant le nouveau ALSAT.2B. Il sera intégré au Centre de développement spatial à Oran», a précisé Azzedine Oussedik, directeur général d’Asal, hier en marge de l’Atelier national ALSAT.2A-Utilisateurs tenu à Alger. Pour lui, l’Algérie aurait ainsi franchi «un palier d’autonomie dans la réalisation de système spatial». S’agissant de ALSAT.2A, il affirmera que depuis son lancement, «nous avons pris près de 10 000 produits images sur le monde entier et 1 500 sur l’Algérie». Des images versées dans différents secteurs tels que l’agriculture et le développement rural, les travaux publics, le transport, l’habitat et l’urbanisme, l’aménagement du territoire et l’environnement, la cartographie et la culture. «Ces images régulières nous renseignent sur la situation du terrain en termes de ressources, de risques et de dégâts. Elles permettent ainsi une intervention rapide et la mise en place de mesures préventives», explique-t-il encore. Pour sa part, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a assuré que l’objectif de cette technique spatiale est «purement économique». «Le satellite ALSAT.2A fournit des images qui permettront de suivre l’évolution des différents projets et leur développement avec précision et apporte ainsi des solutions pour les activités industrielles et économiques », a-t-il souligné. Rappelant que cette technique s’inscrit dans la stratégie e-Algérie, le ministre a précisé que «les prix appliqués par l’Asal sont inférieurs de plus de 20% par rapport aux prix internationaux ». Organisé par l’Asal, l’Atelier national ALSAT.2A-Utilisateurs vise à promouvoir l’imagerie satellitaire dans tous les secteurs utilisateurs et à encourager son utilisation. «Les experts et les différents utilisateurs ont développé des études pilotes sur les images d’ALSAT.2A. Ils vont se définir les priorités accordées en vue de rentabiliser le satellite d’ici 5 ans, durée de vie minimale du satellite», dira le directeur général d’Asal.

Source Le Soir d’Algérie Rym Nasri

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 09:04

Le secret médical, entre WikiLeaks et Cheb Mami

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Samedi 26 novembre 2005. Le président Abdelaziz Bouteflika est évacué en urgence à l’hôpital parisien du Val-de-Grâce. Il avait vomi des caillots de sang et son état de santé s’était sensiblement dégradé.

Le chef de l’Etat est admis dans un premier temps à l’hôpital militaire de Aïn Naâdja, le mieux équipé du pays, et se voit confié aux soins de l’un des meilleurs chirurgiens sur la place d’Alger : le professeur Messaoud Zitouni. Un communiqué officiel relayé par l’ENTV est aussitôt rendu public : «Suite à des troubles au niveau de l’appareil digestif, Son Excellence, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, a subi ce samedi un contrôle médical à l’hôpital Aïn Naâdja à Alger. Sur indication des médecins qui l’ont examiné, le chef de l’Etat s’est déplacé ce même jour à Paris pour subir un bilan médical plus approfondi.»

Très vite, un diagnostic des plus formels est annoncé : le Président serait atteint d’un «simple» ulcère hémorragique. Un diagnostic qui ne manquera pas de susciter les rumeurs les plus folles auprès d’une opinion en proie au doute et plus que jamais acquise à la «théorie du complot», surtout depuis l’assassinat du président Boudiaf.

Trois semaines après son admission, le chef de l’Etat réapparaît enfin sur le petit écran, amaigri et le visage fade. Bouteflika quittait le Val-de-Grâce et poursuit sa convalescence dans un palace parisien, l’hôtel Le Meurice. Dans l’intervalle, il se fend de quelques mots qui se veulent rassurants : «Le peuple n’a pas du tout à être inquiet. Nous n’avons rien à cacher. Nous avons tout dit en totale clarté et en toute transparence. On ne peut être responsable d’un peuple et d’une nation et vouloir cacher des choses pour lesquelles nous devons rendre compte à Dieu», avait-il déclaré d’une voix faiblarde. Le professeur Zitouni lui emboîte le pas en soutenant mordicus qu’il s’agit bel et bien d’un ulcère hémorragique. «Cela a nécessité une intervention chirurgicale assez bénigne puisqu’elle n’a pas duré plus d’une heure», a-t-il attesté, avant de préciser que «cela a nécessité une période de suivi postopératoire de 30 jours et, de ce fait, nous sommes tout à fait dans les normes». Il glissera au passage que les rumeurs et les spéculations qui avaient entouré cette affaire n’avaient «aucune base, ni scientifique ni éthique».

Les Algériens découvrent un spectre

Le fait est qu’un professeur de renom, Bernard Debré, chef du service urologie à l’hôpital Cochin, avait exprimé de vives réserves quant au diagnostic officiel avancé. Dans un entretien au Parisien en date du 16 décembre 2005, il déclare : «Quand on a un ulcère simple à l’estomac, cela se traite en quelques jours. Quand on a un ulcère hémorragique, cela peut se traiter soit médicalement avec une fibroscopie, soit exceptionnellement en chirurgie, mais dans cette hypothèse-là, le postopératoire ne dure pas plus de six jours. Il est donc disproportionné qu’il soit encore à l’hôpital», avait supputé le professeur Debré avant de se laisser aller à ce verdict : l’illustre patient souffrirait d’un «cancer de l’estomac avec des complications, c’est-à-dire qu’il a des ganglions, des métastases». Debré concluait, catégorique : «La seule chose qu’on sache : ce qu’on nous dit sur sa santé ne peut pas être vrai.» Un sentiment partagé aujourd’hui encore par un large secteur de l’opinion.

Il faut dire que la dernière apparition publique du chef de l’Etat à la faveur de son discours à la nation, le 15 avril dernier, était loin d’être rassurante, et ceux qui avaient des doutes sur son état clinique étaient désormais fondés à penser au pire à Dieu ne plaise… Le président de la République apparaissait amoindri, affaibli, la voix à peine audible et le geste lent en égrenant les feuilles de son long discours. Il faut reconnaître aussi que depuis son premier gros coup de pompe en novembre 2005, la communication officielle a été désastreuse sur ce dossier (comme sur bien d’autres). Les informations étaient chichement distillées, et les Algériens étaient complètement désemparés. Un fait illustre parfaitement, si besoin est, la mauvaise gestion, du point de vue com’, de cette affaire : après un mois de black-out, il a fallu que les nouvelles première main en provenance du Val-de-Grâce viennent de… cheb Mami. Dans une déclaration à l’AFP, le Prince du raï (converti, depuis, en «obstétricien musclé») raconte : «Il m’a ouvert la porte, il a marché jusqu’à son fauteuil (…) Je lui ai dit que j’étais très inquiet, j’avais entendu les rumeurs. Il m’a répondu : “Les rumeurs, ça reste des rumeurs” (…) On n’a pas parlé de sa maladie. J’ai entendu les rumeurs, je me suis dit : il n’y a pas de fumée sans feu, il est très malade, et j’ai trouvé quelqu’un de normal, comme d’habitude.»

Un tabou d’état ?

Et puis voilà que WikiLeaks vient de tout remettre sur le tapis. Dans un câble daté du 3 janvier 2007 et rendu public par l’agence Reuters (dépêche du 24 février 2011), l’ancien ambassadeur américain, Robert Ford, rapporte les confidences d’un médecin proche de Bouteflika qui lui aurait tenu ces propos : «Un médecin, au fait de la santé du président Bouteflika, nous a affirmé dans la plus stricte confidentialité que le Président souffrait d’un cancer – comme cela était largement soupçonné – mais qu’il était actuellement en rémission, autorisant le Président à remplir sa fonction.» Dans un autre câble, en date du 19 décembre 2007, le même ambassadeur Ford rapporte la teneur d’une entrevue qu’il a eue avec le Dr Saïd Sadi. Voici ce qui ressort du télégramme en question : «Sadi nous a affirmé qu’il a eu une conversation récente avec le général Toufik Mediène et Mediène a reconnu que tout ne va pas bien avec la santé de Bouteflika et l’Algérie de manière générale».

Un autre câble WikiLeaks, daté du 25 janvier 2008, fait état cette fois d’un échange entre Robert Ford et son homologue français, Bernard Bajolet. Ce dernier aurait avoué : «La santé de Bouteflika est meilleure et il pourrait vivre encore plusieurs années. Son rétablissement et son regain d’activité lui donnent plus de poids sur l’armée.»  A l’occasion d’une interview à Reuters en mars 2008, Abdelaziz Bouteflika n’a pas manqué de revenir sur la rageuse polémique soulevée par son (énigmatique) dossier médical : «Tout le monde sait que j’ai été malade et que j’ai dû subir une sérieuse convalescence. Mais maintenant, j’ai repris mes activités normalement et je ne pense pas que cette question devrait engendrer des commentaires ou des calculs, qui sont plus ou moins fantaisistes», asséna-t-il en tentant de rabattre le caquet à ses contradicteurs qui rejettent vigoureusement la thèse du «malade imaginaire».

Alors, quel est l’épilogue de cette affaire ? Jusqu’à quand la mystérieuse maladie du Président restera-t-elle un secret d’Etat (un secret curieusement partagé néanmoins par les autorités médicales du Val-de-Grâce et le cabinet Sarkozy). Si Bouteflika lui-même reconnaît qu’il s’astreint à un devoir de transparence sur cette question, alors qu’il rende public son bulletin de santé. Les Algériens, nous semble-t-il, ont le droit de savoir ce qu’il en est de la capacité de leur Président – Que Dieu lui prête longue vie ! – à tenir le gouvernail jusqu’au terme de son mandat sous peine de voir sa maladie, réelle ou imaginaire, paralyser l’Etat...

Source El Watan Mustapha Benfodil

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:18

La Banque d’Algérie réfute la thèse de l’inflation

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La création et l’émission du nouveau billet de 2000 DA n’est ni une conséquence ni un vecteur d’inflation, ont soutenu les cadres de la Banque d’Algérie (BA), lors d’une cérémonie de présentation de ce nouveau billet, hier, au siège de cette institution à la villa Joly à Alger.

«Il n’y a pas eu de création de monnaie, donc il ne peut s’agir d’une réponse à d’éventuelles tendances inflationnistes, car la masse monétaire demeure la même», nous ont, en effet, affirmé les économistes de la BA. Selon leurs dires, le nouveau billet de 2000 DA ne constitue qu’une simple opération de subdivision de la valeur de la monnaie fiduciaire existante, ce pourquoi il ne découle pas d’un contexte d’inflation, ni il n’induit de quelconques poussées inflationnistes. Abondant dans le même sens, le directeur général de la Caisse générale de la BA, Abbas, dont la signature figure sur le nouveau billet aux côtés de celle du gouverneur, nous explique que cette nouvelle émission de monnaie découle d’une approche globale de la Banque d’Algérie visant à assurer «une meilleure fluidité des transactions».

La création d’un nouveau billet à forte valeur «n’a rien à voir avec l’inflation, dont le taux reste maîtrisé», nous a précisé M. Abbas,  évoquant, en guise d’argument, la circulation en Europe d’un billet de 500 euros, qui équivaut à plus de trois fois le SNMG en Algérie. Selon notre interlocuteur, la mise en circulation du nouveau billet de 2000 DA, prévue pour le 28 du mois en cours, découle d’une simple logique «d’évolution de la composition de la monnaie fiduciaire».

Et de rappeler en ce sens que la circulation fiduciaire est passée de 4 billets et un volume de 2 milliards de dinars en 1964 à plus de 2000 milliards de dinars actuellement.

La part de la monnaie fiduciaire, c’est-à-dire les billets de banque, précisent au demeurant les économistes de la BA,  représente quelque 25% de la masse monétaire globale. Interrogé, par ailleurs, sur le retrait des anciens billets de 200 DA, le DG de la caisse générale de la BA nous a affirmé que l’opération est en cours et que le billet de 200 DA, de type 1983, devrait en principe disparaître de la circulation vers la fin de l’année en cours.

De son côté, M. Hamlat Abdelaziz, directeur général de l’Hôtel des monnaies, structure en charge de l’impression des billets, a tenu à préciser que la nouvelle coupure de 2000 DA est assortie d’éléments de sécurité des plus fiables et des plus modernes, tels qu’un filigrane, une  bande holographique et un fil de sécurité. En termes d’effigies, le nouveau billet est dédié à la science, la technologie et le développement, avec en outre les figures de l’Emir Abdelkader et de Jugurtha, tandis que, à l’inverse des autres billets, les images d’animaux n’y figurent pas. Enfin, à la question de savoir quelle est l’ampleur de la contrefaçon des billets en Algérie, le DG de l’Hôtel des monnaies s’est contenté de nous répondre que les faux billets ne représentent qu’une part négligeable de la monnaie en circulation.

Source El Watan Akli Rezouali

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