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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:06

«Le discours de Bouteflika confirme qu’il n’y a pas une volonté politique de sortie de crise»

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Rachid Tlemçani tente d’analyser le contenu du discours prononcé, vendredi dernier, par le chef de l’Etat. Il note d’abord que ce discours est déconnecté de la réalité algérienne. Selon lui, les révisions des textes, en particulier la Constitution, ne suffisent pas pour enclencher une transition démocratique et, de ce fait, le pouvoir vient de rater le rendez-vous de l’histoire. Le politologue relève également l’absence d’agenda précis pour la mise en œuvre de ces «réformes».

- Après un silence de plusieurs mois, le président Bouteflika a prononcé, vendredi, un discours dans lequel il clarifie sa conception «des réformes politiques» qu’il avait lui-même annoncées. Quelle est votre première appréciation ? Ce discours est-il à la hauteur des attentes d’un changement politique ?

Le président Bouteflika a prononcé un discours à la nation, tant attendu par les Algériens ainsi que par les investisseurs étrangers et les pouvoirs kleptomanes arabes. Les Algériens avaient souhaité, en réalité, entendre leur Président au lendemain des émeutes de janvier dernier. Mais en vain. Bouteflika ne semble réagir ni à la pression de l’opinion publique ni aux groupes financiers de l’économie de bazar et encore moins aux conjonctures internationales. Il a préféré clairement rendre publique sa feuille de route à l’occasion du 2e anniversaire de son 3e mandat. Par un tel choix, son message est clair : «Je ne suis pas responsable de la crise politique.» Il n’a pas rejoint ses concurrents potentiels, Ahmed Ouyahia et Abdelaziz Belkhadem, qui ont affirmé qu’il n’y a «pas de crise politique, mais seulement une situation sociale critique». Les Algériens ont finalement découvert un homme visiblement très éprouvé physiquement et affaibli par la maladie, sa voix était inaudible par moments, ses gestes lents et ses yeux rivés sur son texte. Un discours dont le montage technique (son et image) ne fut pas facile à réaliser. Un discours lu sans conviction apparente, sauf peut-être de «rester en fonction jusqu’au terme de son mandat et au-delà si Dieu lui prête vie», comme le suggère le FLN. On était loin de voir l’homme énergique et fougueux comme ce fut le cas lors de la campagne électorale de 1999, seul face à 6 candidats coriaces, une campagne pendant laquelle il avait promis «fierté et dignité» à un peuple qui venait d’en découdre avec le terrorisme. Une image émouvante et saisissante, celle d’un homme en fin de règne, «trahi par un entourage sans scrupules et un peuple ingrat». Cette image est mise de surcroît en exergue par un discours au contenu en deçà des attentes du peuple ainsi que des groupes politiques gravitant à la périphérie du pouvoir. Ces derniers s’attendaient à un changement profond du gouvernement. On dit souvent qu’on ne change pas une équipe qui gagne. Mais l’équipe au pouvoir a perdu les batailles devant conduire le pays à la modernité et au progrès social. Certains se voyaient déjà ambassadeurs, ministres ou walis… Les luttes de sérail sont devenues plus inextricables ces derniers temps. C’était «un mandat de trop», disent certains.

Quant à la population, elle a attendu impatiemment, tout l’après-midi, ce discours comme durant la période du règne de Boumediène. Elle fut également déçue. Une large opinion s’attendait, au regard du mouvement de protestation qui a surgi au lendemain de sa 3e élection avec plus de 90% des voix, à une démission, comme Liamine Zeroual l’avait fait, ou du moins à un changement du régime politique. Tout compte fait, le président de la République, au lieu de présenter un projet de société pour marquer, entre autres, le 50e anniversaire de l’Indépendance nationale, a annoncé des réformes politiques. Il s’est seulement contenté d’annoncer des révisions de textes, comme si le pays avait besoin de nouveaux textes. Les lois en vigueur sont piétinées par le législateur lui-même et les liges du Pouvoir. Un discours déconnecté de la réalité des Algériens, particulièrement de la jeunesse, et de la géopolitique mondiale. Un non-événement dans un contexte exceptionnel (local, régional et international). Il n’y a pas de volonté politique sérieuse de sortir de la crise, mais de gérer la crise par la ruse et la duperie. Une fois encore, le Pouvoir a raté sa rencontre avec l’histoire, à l’instar des grands hommes qui ont contribué à façonner l’histoire de leur nation.

- Le président Bouteflika a annoncé la révision des textes fondamentaux. Quelle est la logique interne à laquelle obéissent ces réformes ? Ces révisions sont-elles suffisantes pour enclencher la transition démocratique ?

Il a finalement annoncé ses réformes, qualifiées par son entourage de «profondes» et même de «révolutionnaires» pour certains : la révision constitutionnelle, des lois sur les partis politiques, sur les ONG, l’information, sur la gestion des collectivités locales et sur la condition de la femme. Un arsenal législatif et juridique en perspective s’apparentant à une mini-révolution législative, comme ce fut le cas pour la sphère économique sous le règne de Chadli Bendjedid. On connaît aujourd’hui les résultats de cette «révolution économique» : un immense gâchis ! Tout ce changement de textes fondamentaux est annoncé sans une participation réelle des citoyens à l’heure de la «délocalisation» de la prise de décision dans le monde. Ce «lifting» démocratique superficiel a pour but ultime de gagner du temps pour se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible. La consigne donnée d’ailleurs aux pouvoirs kleptomanes, avant qu’il ne soit trop tard, c’est de se mettre à l’abri du vent de liberté qui souffle trop fort dans la région. Chaque clan ou groupe d’intérêt tente de mettre en place une nouvelle configuration politique, entre-temps.

Un des enjeux-clés des réformes politiques est la normalisation sécuritaire du champ politique et médiatique pour éviter tout «dérapage» dans le nouvel ordre sécuritaire en gestation.

Comme autre élément important, le président de la République a évoqué le travail parlementaire et législatif. A cet effet, il compte «demander au Parlement de réviser l’ensemble de l’arsenal législatif sur lequel reposent les règles de l’exercice démocratique». Il n’est nullement disposé à dissoudre l’APN. Une assemblée-croupion décriée pourtant par des groupes parlementaires. Elle sera en charge de légiférer sur les nouveaux textes devant mettre en place de nouveaux mécanismes institutionnels, d’une «nouvelle République». Pour cela, il aurait fallu afficher sa disposition à consolider le processus démocratique en ordonnant expressément à la tutelle, par exemple, d’agréer les partis politiques, les ONG ou les syndicats autonomes qui attendent leur sésame depuis des années. En un mot, le déverrouillage de la sphère politique et médiatique est un préalable à toute tentative sérieuse de réforme du régime politique, de l’intérieur ou de l’extérieur.

Autre point important : une commission sera chargée d’amender la Constitution. Quels sont ses membres ? Aucune précision. Selon toute vraisemblance, cette commission aura pour objectif ultime d’avaliser un texte trituré dans les arcanes du pouvoir. Le code communal, en discussion actuellement au Parlement, est une parfaite illustration de cette méthode de travail.

- Dans son discours, le Président a répondu à une partie des revendications des journalistes, à savoir la dépénalisation des délits de presse. Mais il a clairement refusé l’ouverture du champ audiovisuel. Qu’en pensez-vous ?

La dépénalisation des délits de presse n’est plus dissuasive à l’heure des réseaux sociaux et des journaux en ligne. En temps réel, on peut diffuser tout ce qu’on souhaite. Mais l’enjeu médiatique véritable n’est pas la dépénalisation, mais l’ouverture de l’audiovisuel au capital privé. Sur cette question, il y a un fort consensus au sein du pouvoir. On pense que les constantes nationales seront remises en cause. Le discours officiel est tellement déconnecté du vécu des Algériens que le pouvoir a jugé utile de pallier à ce problème en créant d’autres chaînes de TV, de radio et quotidiens. La chaîne publique, face aux évènements qui secouent aujourd’hui le monde entier, s’est discréditée une fois de plus. L’objectif ultime des médias publics n’est plus de diffuser une information plus crédible mais d’amplifier un discours idéologique. Quant aux émissions de divertissement et culturelles diffusées aux heures de grande écoute, elles tendent tout simplement à faire passer les Algériens pour des débiles. L’ouverture de l’audiovisuel est la seule alternative permettant de tirer vers le haut le secteur public. Le pouvoir n’est pas encore prêt à lâcher du lest.

- Quelle est votre appréciation de la réaction de la communauté internationale par rapport à ce discours ?

Je pense que ces réformes seront soutenues par la communauté internationale, y compris l’Arabie Saoudite qui a réussi à occuper la chaise vide du leadership du monde arabe. Si l’Algérie, pays pivot, tombe selon la théorie des dominos, c’est toute la région qui risque de basculer dans une nouvelle direction. La France n’a pas tardé à exprimer son soutien aux réformes algériennes. En marge d’un colloque sur «Le printemps arabe» organisé par son ministère à Paris, le ministre des AE a estimé que les réformes annoncées la veille par le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, vont «dans la bonne direction». Quant aux Américains, la visite de plusieurs hommes à Alger dénote clairement qu’ils ne sont pas en marge du processus en cours.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:01

Les doutes du Président !

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Il a été signalé au chef de l’Etat que des parties de l’autoroute Est-ouest réalisées par des entreprises nationales ne sont pas bonnes.

Le chef de l’Etat veut s’assurer de la qualité des travaux réalisés par les entreprises nationales. «Est-ce que les travaux réalisés par les entreprises nationales sont de mauvaise qualité?», a-t-il demandé aux responsables du projet de l’autoroute Est-Ouest.

Lors de l’inauguration, hier, du tronçon Tlemcen-Maghnia, le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour s’enquérir de la qualité des tronçons routiers réalisés par les entreprises algériennes. «On m’a signalé que des parties réalisées par des entreprises nationales ne sont pas bonnes», a-t-il encore relevé devant une importante assistance. Cette déclaration qui émane du premier magistrat du pays est lourde de sens. Surtout qu’il s’agit d’un mégaprojet entaché par une affaire de corruption. Les travaux de l’autoroute Est-Ouest ont fait couler beaucoup d’encre. C’est pourquoi il a saisi l’occasion sur place pour interpeller les responsables chargés du projet.

Le Président a même demandé l’origine des équipements utilisés. Les responsables ont expliqué que l’outillage appartient à des entreprises étrangères. Pour ce qui est de la main-d’oeuvre, le pourcentage est de 71% algérien et 29% étranger. Les promoteurs ont également expliqué au chef de l’Etat que la mise en circulation routière est «conforme aux normes internationales» et ce, après délivrance par le bureau de contrôle et l’assistance internationale d’une attestation de bonne conformité.

Si le Président s’est enquis de la performance des entreprises nationales, ce n’est pas pour rien. Il voulait en quelque sorte s’assurer de leurs capacités à mener à bon port les projets prévus dans le nouveau plan quinquennal.

Contrairement aux projets précédents, le gouvernement donne la priorité aux entreprises nationales pour la réalisation des projets. Par ailleurs et à l’instar du l’autoroute Est-Ouest, le Président a fait une tournée à travers les différentes infrastructures culturelles.

Dans la matinée, il a inauguré le complexe de Sidi Boumediene ainsi que le Palais royal El-Mechouar. Peu après, il a procédé à l’inauguration du Musée de l’histoire et celui des arts graphiques islamiques de la mosquée de Sidi Abu Elhassen, ainsi que le Palais de la culture et un théâtre de verdure.

L’habitat était également au menu. Le chef de l’Etat a procédé à l’inauguration de 1100 logements sociaux à Oudjlida. Il faut reconnaître que la wilaya de Tlemcen a été gâtée en matière d’infrastructures.

Des budgets consistants ont été consacrés dans le cadre de la manifestation «Tlemcen capitale de la culture islamique» pour le renouvellement du patrimoine historique. La perle de l’Ouest est ces derniers jours sous les feux de la rampe.

Des délégations étrangères et officielles se sont déplacées pour assister à l’événement dont le coup d’envoi a été donné par le Président.

«L’adaptation de notre culture à la mondialisation constitue un défi qu’il nous appartient de relever. Cette modernisation, plus indispensable maintenant que jamais, doit se faire dans le respect de notre personnalité et de nos valeurs», a-t-il déclaré dans un discours qu’il a prononcé à l’ouverture officielle. Il a rappelé que le Monde musulman fait face aujourd’hui à de nombreux obstacles qui peuvent contrarier sa réalisation comme sphère culturelle stable susceptible de compter dans le concert des nations.

Source L’Expression Nadia Benakli

Envoyée spéciale à Tlemcen,

Le Pèlerin

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:59

Le Président Bouteflika l’a déclaré hier à Tlemcen

 Bouteflika Mohamed VI

 

Le président de la République a affirmé, hier à Tlemcen, qu’il n’existait pas de problème entre l’Algérie et le Maroc, appelant à renforcer la coopération avec ce pays. “Il n’y a pas de problème entre le Maroc et l’Algérie”, a indiqué le chef de l’État lors de l’inauguration du palais royal de Mechouar. “Le problème du Sahara occidental est un problème onusien. Le Maroc est un pays voisin et frère. Il faut coopérer et nous devons coopérer (avec lui)”, a souligné le président Bouteflika, au deuxième et dernier jour de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tlemcen.  Il a encouragé les responsables des musées et autres sites historiques à coopérer avec les pays voisins, notamment le Maroc, qui a conservé son patrimoine culturel. “Les Marocains ont conservé un patrimoine qui a été perdu en Algérie et nous devons le reconstituer avec l’aide des Marocains qui ont su préserver ce patrimoine et aussi avec les Espagnols, lesquels ont un patrimoine andalou extrêmement important”, a recommandé le président de la République. “Il ne faut pas avoir des réticences. Vous faites des recherches où vous pouvez trouver la solution tout de suite, en Espagne, au Maroc”, a indiqué le chef de l’État qui s’adressait aux responsables du secteur.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 07:48

Algérie - Bouteflika, sa santé et les réformes

Bouteflika 2

S’il n’est pas posé sur la place publique, l’état de santé du président de la République est par contre l’objet de toutes les conversations des Algériens. Vendredi soir, ce fut le grand choc : le visage plongé dans son texte, n’arrivant pas à fixer la caméra, Bouteflika lisait d’une voix lente, butant quelquefois sur les mots, tournant difficilement, d’une main tremblante, les pages. Les téléspectateurs ont découvert toute la réalité de la dégradation de la condition physique de leur chef d’Etat que laissaient toutefois deviner, depuis longtemps, ses rares apparitions dans son bureau ou sur le perron de la Présidence, à la faveur d’une audience accordée à un envoyé spécial ou à un ambassadeur ou lorsque étaient annulés des déplacement à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Si la maladie, apparue fin 2005, a été (officiellement) jugulée, les séquelles ou l’évolution du mal n’ont apparemment pas été stoppées. La télévision publique s’est fait un devoir de tenter de «combler le vide» par la diffusion régulière du portrait de Bouteflika lors de l’annonce de ses messages, déclarations, condoléances, etc.

Le pays s’habitua à ses absences, mais il y eut une parenthèse : la campagne électorale qu’il mena pour sa réélection en avril 2009 pour un troisième mandat. Des bains de foule assez intenses dans plusieurs wilayas, la rémission semblait à la hauteur de l’enjeu. La diplomatie du pays a subi la première les contrecoups de cet effacement public, Bouteflika ne supportant plus les longs voyages à l’étranger. La gestion des conflits internes, notamment sociaux, fut du seul fait du gouvernement, mais le chef de l’Etat fut contraint de se manifester en janvier 2011 pour stopper les émeutes populaires : il fit annuler plusieurs mesures étatiques et débloqua de grosses sommes d’argent en direction des jeunes et des chômeurs, mais sans s’adresser à eux. Et cette fois-ci, il est contraint d’apparaître publiquement pour tenter d’endiguer les revendications politiques apparues dans le pays, portant sur un changement de système dans le sillage des révoltes agitant le monde arabe.

Ce fut le discours à la nation de Tlemcen, par lequel Bouteflika s’engage à faire réviser la Constitution, la loi sur les partis et la loi électorale, mais sans bouleverser le statu quo. En ne se prononçant pas sur la limitation des mandats, sur l’ouverture politique et médiatique et sur des élections anticipées, il affiche une volonté claire de replâtrer le système actuel dont il est l’architecte et le premier bénéficiaire. Cela dans le fond. Mais au niveau de la forme, sera-t-il en mesure, vu son état de santé, de mener à terme et de contrôler tout ce chantier qu’il a ouvert et qu’il entend contrôler de bout en bout, ainsi qu’il l’a déclaré ? Et parallèlement, faire face à la mobilisation des adversaires à ses réformes, tout cela dans un contexte d’exacerbation des revendications sociales et d’aggravation des tensions régionales aux incidences directes sur l’Algérie ? Comme il engage par sa personne toute la nation, le président de la République est tenu de prouver qu’il est en mesure de tenir le gouvernail. Un bulletin de santé régulièrement délivré s’impose aujourd’hui et c’est la première des conditions.

Source El Watan Ali Bahmane

Le Pèlerin

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 07:01

Algérie - Le temps des réformes

changement

 

«Le ciel peut faire des dévots, le Prince fait des hypocrites». Montesquieu

Il y a des symptômes qu'il est préférable de voir et d'analyser. Et lorsque des annonces sont faites par le premier magistrat du pays, qui le fait savoir ici et à nombre de visiteurs étrangers de taille, il est tout aussi préférable de les entendre, d'en tenir compte et essayer d'anticiper ou du moins de ne pas sombrer dans le pathos. L'Algérie est grosse de changement ou de moins aspire à des réformes politiques qui ne peuvent être remplacées par des gains sociaux, des augmentations de salaires et des crédits dont la plupart feront perdre un peu de temps et ne seront jamais, pour beaucoup, remboursés. M. Bouteflika, fidèle à sa démarche héritée depuis longtemps, ne se presse pas tout en allant le plus vite possible vers ce qui est, à l'évidence inéluctable, quoique disent, en se contredisant, les formations d'une majorité qui tantôt apparaît comme un parti unique, lorsqu'il s'agit de soutenir et de commenter le programme présidentiel, tantôt comme une monture à trois chevaux qui tirent chacun dans une direction ou plutôt tâtonnent au petit bonheur. Le MSP, plus «démocrate» que ses deux alliés, demande au président d'aller plus vite, d'ouvrir la pratique politique et les médias lourds, en ayant sa propre vision de l'espace et des missions des assemblées élues. Ce qui est un programme à part entière, différent des procédés et procédures de ladite alliance. Les choses se compliquent lorsque le FLN et le RND prennent, à la manière du crabe, leurs distances avec la rébellion de A. Soltani. Celui-ci ne quitte pas l'alliance et place ses cadres dans une position acrobatique dans laquelle le citoyen ne sait plus si c'est du lard ou du cochon. Le chef du RND estime que le pays ne vit aucune crise, aussi minime soit-elle d'ordre politique, mais serait partant pour des réformes, y compris une révision profonde de la Constitution. Est-ce une position «sociale» ou tout simplement politique venant d'un chef de parti et Premier ministre qui plus est? Le FLN qui a de la suite dans les idées a installé un think tank avec à sa tête Boudjemâa Haïchour, et attend de voir venir, en protégeant ce qui peut l'être, d'un passé révolu. Le président boit du petit lait et doit regarder d'un œil amusé, un tantinet moqueur, des formations qui ont la seule vocation de soutenir ses projets, se perdre en conjectures et pour certains prendre des risques, refuser une éventuelle constituante qui introduirait un facteur de rassemblement, évoquer l'identité nationale dans le style Sarkozy, ne pas traduire devant la justice «ceux qui veulent brûler l'Algérie», etc. L'administration pare au plus pressé, gère des conflits qui ne se comptent plus mais qui «arrosent» de plus en plus, des catégories qui ne se ressemblent pas mais se suivent à chaque concession qui ne règle rien sur la durée. Jamais l'Algérie n'a connu autant de mouvements sociaux, de troubles (routes coupées, APC coupées ou détruites, affrontements pour des bidonvilles, universités en ébullition) et vu un effacement des plus retentissants de l'UGTA qui ne peut même plus jouer au pompier, devant l'ampleur des revendications, des demandes et des octrois. Si l'Algérie n'est pas condamnée à suivre les exemples tunisien, égyptien ou yéménite, parce que les populations refusent, pour la majorité, la violence, l'affrontement et éventuellement toute ingérence, il y a des réformes urgentes, profondes systémiques à réaliser dans le rassemblement le plus large. Le champ politique (pouvoir et opposition), l'ensemble des opérateurs économiques (privés et publics), les acteurs de la Culture, les ONG et les associations représentatives (à l'exclusion des appendices qui émargent, qui prouvent depuis toujours leur absolue inutilité), les personnalités politiques, industrielles et tous les experts ont du travail, beaucoup de travail. Au-delà les labels, des monopoles politiques, dans le respect de tous et des secteurs d'activité, il est tout à fait possible pour les Algériens de construire l'avenir ensemble. Un pacte national, un gros «cahier des charges», négocié en dehors de la rue, mettraient noir sur blanc, des consensus codifiés dans un calendrier. Les réformes politique, institutionnelle, agricole, industrielle, médiatique, celles de l'université, de la santé, de l'enseignement et d'autres chantiers peuvent être prises à bout de bras, dans la négociation franche et sereine, sans exclusion ni stigmatisation.

Bien entendu «un front national» qui fédère, peut être considéré comme une douce rêverie par de gros intérêts pointés si souvent par l'Exécutif, par ceux qui estiment que le pouvoir est un bien personnel, légitime qui ne saurait être objet d'une quelconque participation extérieure à l'alliance de trois, ni soumis aux règles de l'alternance, au jeu des compromis porteurs et à l'inclusion des talents, des intelligences et des compétences.

Ce qui se passe, chaque jour, dans le pays démontre indiscutablement qu'il faut de vrais changements avec les Algériens. Ces derniers, comme tous les peuples, ne demandent qu'à être informés, cultivés, politisés, éduqués, respectueux des lois et des institutions, ambitieux pour le pays et l'avenir de leurs enfants. Pour cela, il faut attaquer les maux à la racine, dès les crèches dont le nombre est ridicule, dans la légitimité et la légalité des institutions représentatives qui ne doivent rien à voir avec l'achat et la vente des postes. De vrais syndicats seraient les partenaires et le vis-à-vis responsable des pouvoirs publics pour que la rue soit une exception et non plus la règle, désormais admise.

Les petites mesurettes, la perte du temps que l'on croit gagner, l'attrait forcené de la rente, l'autoritarisme, la répression et la stigmatisation des esprits libres et critiques ont démontré leur nocivité pour le pays. Il est temps de passer à autre chose, au temps des réformes.

Source Le Quotidien d’Oran Abdou B.

Le Pèlerin

Source Le Quotidien d’Oran

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:57

Algérie - Bouteflika table sur la naïveté des Algériens

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Pour Bouteflika, homme d'Etat qui a fait du refus d'agir sous la pression un principe cardinal, son discours à la nation prononcé vendredi a dû être une épreuve cuisante pour son ego, sachant qu'il allait être interprété comme lui ayant été imposé par une situation et des évènements l'ayant contraint à déroger à ce principe. Ce qui est la réalité vraie qu'il a voulu masquer en tentant, au long de son intervention, d'entretenir l'illusion que les annonces faites par lui dans ce discours se situent dans le prolongement de l'ensemble des actions engagées sous son autorité depuis son accession au pouvoir.

Les Algériens ne sont pas dupes de cette présentation occultant le fait que les réformes auxquelles leur Président a dû se résoudre lui ont été dictées par la montée des périls qu'affrontent le système et le régime dont il est le symbole.

Cela étant, les changements et réformes dont Bouteflika a dévoilé les directions vont-elles calmer l'effervescence sociale et politique qui a cours dans le pays ? Pas sûr, pour la raison que la majorité des citoyens ne croient pas en des changements et des réformes dont le pouvoir est seul source et artisan. Et c'est bien ce que Bouteflika a fait entendre en assignant pour cadre de réflexion et de mise en œuvre à ces changements et réformes, celui d'une commission et d'un Parlement dans lesquels l'opinion citoyenne dans ses diversités existantes sera forcément marginale.

Ce n'est pas de cette façon que les forces politiques et sociales ainsi qu'une grande partie de l'opinion publique conçoivent le processus qui doit conduire au changement politique dans le pays. Celui décliné par le chef de l'Etat sera, non sans raison, dénoncé par beaucoup comme n'étant qu'une démarche visant à substituer aux véritables exigences de changement qui émanent de la société et des acteurs sociopolitiques, celles que le pouvoir a décidé d'octroyer sans risque pour les fondements du système. Une révision de la Constitution, celle de la loi électorale, celle sur les partis et les associations, ainsi que du code de wilaya, de l'information et une nouvelle loi sur la condition de la femme peuvent effectivement constituer le socle pour une avancée démocratique dans le pays.

A la condition, comme l'a demandé Abdelhamid Mehri, que le tout fasse l'objet d'un débat national ouvert à toutes les opinions et que soient mis en place des mécanismes pour en suivre et contrôler l'application. Au lieu de cela, il semble que l'on s'achemine vers des révisions dont seul le pouvoir décidera de l'amplitude et du contenu. Il est fort à craindre qu'avec les réformes annoncées par le chef de l'Etat, l'Algérie ne fera pas l'économie de troubles politiques.

Le pays est dans une situation qui appelle à des remises en cause révolutionnaires que le pouvoir en place et ses gens refusent. A tort ou à raison, des Algériens ont cru que Bouteflika avait mesuré la profondeur des changements dont ils sont en attente et qu'il était en capacité d'en interpréter la nature et de leur donner une réalité en bousculant les résistances qui, dans le pouvoir, s'opposent à ces changements. Beaucoup vont déchanter quand ils s'apercevront que ce qu'il aura apporté comme changement s'avérera être une «cuisine» du pouvoir destinée à pérenniser le système au prix d'un «lifting démocratique» superficiel.

En adoptant la démarche pour le «changement» qui est la sienne, Bouteflika a pris le risque de jouer sur la «naïveté» des Algériens. Il a peut-être perdu l'opportunité de prémunir le pays d'une convulsion aux conséquences imprévisibles.

Source Le Quotidien d’Oran par Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:54

Algérie - Affaire Djezzy: Vimplecom veut discuter directement avec le gouvernement algérien

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Le groupe russo-norvégien Vimplecom qui a absorbé Orascom Telecom Holding de Naguib Sawiris ne désespère pas de pouvoir négocier directement avec l'Etat algérien du sort de Djezzy.

Vimplecom qui a clos définitivement l'opération du fusion-rachat des actifs Wind Telecom de Sawiris pour 6 milliards de dollars, ce qui en fait au prix d'une dette cumulée de 20 milliards de dollars le sixième opérateur mondial, cherche à trouver un arrangement avec le gouvernement algérien. Ce dernier a pourtant réaffirmé de manière constante qu'Orascom Telecom Holding était son seul interlocuteur dans l'opération de rachat de l'opérateur Djezzy, sur lequel l'Etat algérien a décidé d'exercer un droit de préemption. Selon Alexander Izosimov, PDG de Vimplecom et donc propriétaire des actifs d'Orascom Telecom, le dossier Djezzy reste dans le statu quo, il n'est ni pire, ni meilleur. Le patron de Vimplecom répondait implicitement à des propos de Naguib Sawiris qui a déclaré jeudi dernier qu'il était très pessimiste sur la possibilité de voir Vimplecom mener des pourparlers avec le gouvernement algérien et les réussir. Khaled Bichara, le PDG d'Orascom Telecom a surenchéri en réaffirmant qu'en cas de blocage des pourparlers, il y aurait recours à l'arbitrage international. Au début du mois d'avril, Naguib Sawiris avait annoncé que Vimplecom avait demandé une suspension de la procédure d'arbitrage afin de tenter de négocier une solution amiable avec le gouvernement algérien.

Arbitrage suspendu

Dans une déclaration à la chaîne Al Arabiya, Sawiris a indiqué que cette suspension de plusieurs mois avait pour but de donner une opportunité aux nouveaux propriétaires de parvenir à une solution à l'amiable «On s'est dit que peut-être qu'ils ont des reproches à nous faire car nous sommes égyptiens. Nous espérons que les nouveaux propriétaires auront plus de chance que nous» avait-il déclaré. Ce passage du relais à Vimplecom avait suscité des interrogations sur les raisons qui poussent les dirigeants de Vimplecom à croire que le gouvernement algérien qui a jusque-là refusé de parler avec eux du sort de Djezzy pourrait changer d'avis. Cette option de discussion avec Vimplecom avait été rejetée récemment, une énième fois, par Karim Djoudi, le ministre des Finances. «Nous avons, en ce qui concerne (le rachat) Orascom Telecom Algérie (OTA), un seul interlocuteur en matière de licence, en l'occurrence OTH», la maison mère d'OTA. Le ministre répondait très précisément à une question sur la possibilité d'associer le nouveau propriétaire d'OTH dans ces discussions.

«Le dialogue aura lieu»

A moins d'une intrusion de la diplomatie russe dans le dossier de Djezzy, rien n'indique que la position de l'Algérie pourrait changer Sauf si le cabinet chargé d'estimer Djezzy préconise au gouvernement algérien d'autres montages qu'un rachat à 100% de Djezzy. Il faut rappeler que lors de la visite de Medvedev à Alger, le patron de Vimplecom faisait partie de la délégation, mais que les autorités algériennes n'ont pas changé d'attitude. La volonté du patron de Vimplecom d'engager des négociations malgré le scepticisme affiché par Sawiris est-elle le reflet d'un possible nouvel engagement de la diplomatie russe dans le dossier ? Difficile d'y répondre. Mais Alexandre Izosimov a répondu au pessimisme de Sawiris en déclarant : «Tous les commentaires sur le sujet sont des points de vue purement personnels et non des faits La semaine prochaine nous allons commencer à rechercher le dialogue. Nous n'avons aucune indication que la situation ait empirée et pas d'indications non plus qu'elle se soit améliorée Nous continuons à penser que le dialogue aura lieu».

Source Le Quotidien d’Oran Salem Ferdi

Le Pèlerin

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:50

Algérie - Les grands projets économiques du Président

Algerie

 

Le Président Bouteflika l’a dit clairement dans son discours prononcé la veille de la Journée du savoir. Il assure que des actions d’ordre économique seront entreprises dans les meilleurs délais. Il ne veut pas jouer l’extra time. Le premier magistrat du pays compte aussi en finir avec la corruption, devenue monnaie courante dans ce secteur.

«Le président de la République reconnaît que la corruption devient un danger pour la sécurité nationale, dévalorisant le travail et l’intelligence, touchant tous les secteurs (administrations, entreprises)...», a souligné le professeur Abderrahmane Mebtoul, économiste et expert international.

Bouteflika a instruit le gouvernement d’élaborer un programme national d’investissement destiné aux entreprises économiques opérant dans tous les secteurs et en concertation avec tous les opérateurs économiques et sociaux.

«Une action sérieuse sera engagée en direction de l’entreprise économique, publique ou privée, en ce sens qu’elle constitue, par excellence, la source génératrice de richesse et d’emploi dans le but d’assurer son développement et sa modernisation», a-t-il précisé. Il met en relief la promotion et la mise à niveau de l’entreprise. Ces deux opérations tendent essentiellement à «consolider la croissance économique du pays, à hisser le niveau de productivité et améliorer la compétitivité». Car les changements s’imposent dans la sphère économique, le président Bouteflika a ainsi instruit son staff gouvernemental aux fins d’«élaborer un programme national d’investissement destiné aux entreprises économiques, tous secteurs d’activités confondus, en concertation avec tous les opérateurs économiques et sociaux».

S’agissant du programme d’investissements publics pour la période 2010-2014 et pour lequel 286 milliards de dollars ont été alloués, le Président Bouteflika a particulièrement mis l’accent sur le secteur de l’habitat, compte tenu de sa sensibilité. Ce secteur, enchaîne le chef de l’Etat, enregistre «un effort incommensurable consenti depuis 2000 à ce jour à travers la satisfaction d’une grande partie de la demande et la réduction de la protestation».

Et de noter, dans ce sens, que l’actuel programme quinquennal prévoit la réalisation de 2 millions de logements dont plus d’un million seront livrés avant 2014. «Nous avions engagé successivement deux gigantesques programmes d’investissements publics à tous les niveaux. Le troisième programme est en cours de réalisation» a ajouté M. Bouteflika.

Un simple retour en arrière nous renseigne que ces programmes ont «porté leurs fruits». Le déficit en logements, en dépit des constructions, a été aussi évoqué par le premier magistrat du pays.

Ce manque «a été considérablement pallié par la réalisation, tous les cinq ans, d’un million de logements et le chômage a été également résorbé dans une large proportion». Les jeunes sans emploi ont troqué leur statut de chômeurs au profit des jeunes en quête de projets. «Les différents dispositifs de soutien destinés aux jeunes et aux sans-emploi désirant créer leurs propres micro entreprises ont été également renforcés», a rappelé le Président.

Source L’Expression Fouad Irnatene

Le Pèlerin

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:41
22 chars chargés de symboles

 

 

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La grande parade qui a eu pour théâtre la ville des Zianides, vendredi, à la veille de l’ouverture officielle de la manifestation «Tlemcen capitale de la culture islamique», a drainé beaucoup de monde. Des familles, des artistes invités, des étudiants et surtout des jeunes qui n’ont pu, hélas, pour la plupart, que suivre de loin le spectacle. Ils étaient tellement nombreux qu’ils ne manquaient pas de créer une véritable cohue au passage des troupes d’exhibition.

 

Ces dernières offraient un véritable kaléidoscope du riche patrimoine de la civilisation de l’Islam qui s’est étendue des fins fonds de la Presqu’île arabique aux portes de l’Europe à l’ouest et en Asie à l’est. Les vingt deux chars – en fait 24 si l’on inclut au passage ceux des artistes qui ont confectionné le spectacle et qui ont fermé la marche –  ont sillonné la ville des Zianides, l’illuminant, lui donnant une note de fraîcheur, de gaîté, par des couleurs multiformes. Les youyous fusaient à l’approche des chars. On s’amuse même à «reconnaître» les Ibn Batouta, Ibn Sina, Abas Ibn Farnas (notre Icare arabe). Le conquérant de l’Andalousie Tariq Ibn Ziad avait son propre piédestal. Les camions flambant neufs de la société nationale, SNVI, se sont ébranlés à partir du nouveau Palais de Justice qui devait être inauguré le lendemain, en passant par la Place de la Libération et la rue du 18-Février vers la Place Imama, terminus, fin de l’exhibition. Ces engins aux couleurs bigarrées charriant des siècles d’Histoire ont pu, d’une manière toute simple, retracer les épopées de l’Islam, ses savants, ses arts, son folklore, ses effets vestimentaires. Chacun symbolise qui un thème, qui une période de l’Histoire (les grandes conquêtes), un  domaine de prédilection, la science, les mathématiques, la médecine, l’astronomie, l’architecture…Un char est spécialement dédié aux deux lieux sacrés de l’Islam la Kaaba ainsi que la Mosquée d’al Aqsa. Un autre à l’évocation des noms d’Allah. Rien n’est laissé au hasard ; tout est emblématique, l’équitation, l’armure…Il faut montrer « toute l’étendue du patrimoine matériel et immatériel de l’Islam », son essence, sa philosophie.C’est une véritable armée de techniciens décorateurs, d’artistes, de danseurs, de calligraphes qui ont été derrière cette prouesse artistique qui restera gravée dans les mémoires. 596 artistes, des maquettistes, des décorateurs, des infographes y ont travaillé d’arrache pied affinant le moindre détail. 39 équipes techniques, des Libanais, des Syriens, des Italiens, le must des spécialistes en matière de décor.  Les Algériens n’ont pas été «exclus» puisque vingt techniciens spécialisés en jeux de lumières et effets spéciaux ont contribué  à la confection et à l’habillage des chars aux côtés des 33 techniciens sortis de l’Ecole des Beaux-Arts et des 35 artisans locaux. Les concepteurs disent qu’ils ont été largement influés par les expériences passées, l’année de la culture arabe organisée à Alger en 2007 et le second festival africain de 2009. C’est un grand faste qui est étalé mais à la mesure de ce qu’a été la civilisation musulmane. Les responsables qui n’ont pas voulu laisser l’événement sombrer dans e solennel, l’officiel ont tout fait pour que le spectacle se «jette» dans la rue, associe tous les citoyens qui ont été sensibles à cette invite.

Les troupes de Mauritanie, du Cameroun, du Maroc ou de Bordj Menaïel, Sidi Bel Abbès étaient longuement ovationnées. On répétait, à tue-tête, de concert avec les artistes le refrain «Yahia ouled Bladi» entrecoupé d’applaudissements nourris au final. Les Tlemcéniens regrettaient vraiment déjà que cette symphonie de couleurs et de sons fut si brève. 

Source Horizons K. Daghefli.

Le Pèlerin

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 06:38

Corruption, Bureaucratie, Barons de l’informel

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De tous les chantiers mis en oeuvre par le président de la République, celui des réformes annoncées dans son discours de vendredi est certainement le plus ardu.

Il y a ceux qui y voient déjà un formidable espoir. Les sceptiques qui en veulent toujours un peu plus et les plus dangereux qui tenteront à tout prix de s’y opposer. De quel côté le vent tournera? Abdelaziz Bouteflika ne se pose pas la question. Des obstacles, il y en aura, il ne l’ignore point. Il fait preuve d’une détermination farouche à mettre en oeuvre ce qui va vraisemblablement marquer son troisième mandat: arrimer l’Algérie au wagon des nations avancées.

Ce qui est certain, c’est que l’Algérie ne peut s’offrir le luxe de mener séparément des réformes économiques sans entamer celui des réformes politiques en profondeur qui la propulseront au rang de société industrialisée auquel elle aspire. Il ne peut, en effet, y avoir de développement sans que les jalons d’une démocratie véritable - où le citoyen doit trouver son compte - ne soient posés pour donner naissance à une société plus juste ou moins inégalitaire. Le moment y est propice. Le front social est en ébullition: toutes catégories socioprofessionnelles confondues. A de nombreuses reprises, le chef de l’Etat a été sollicité pour arbitrer et mettre fin à des bras de fer et des conflits qui se allaient tout droit dans le mur. Et c’est donc tout à fait naturellement qu’un discours fort de sa part était attendu. Tous les rouages de l’Etat ont été ciblés jusqu’à ce qui a fait son socle: la Constitution.

Le diagnostic est sans appel: l’Algérie est un grand corps malade, il faut attaquer le mal à la racine. Le chef de l’Etat a donné le coup de starter. Un obstacle de taille se dresse sur le chemin de cet immense chantier: la bureaucratie. Un des fléaux les plus féroces qui gangrène l’administration et les institutions algériennes et qui a fait le terreau de maux non moins terribles: la corruption et la spéculation qui ne laissent aucun répit au pouvoir d’achat des algériens à travers une récurrente flambée des prix que nul responsable, qu’aucune mesure ne sont arrivés à juguler. Ont-elles à ce point la peau dure pour défier et tenir la dragée haute aux institutions de l’Etat? Les poches de résistance persistent. «Peut-on affirmer que tout va pour le mieux?» s’est interrogé le président de la République. «A l’évidence non! Des fléaux sociaux tels la corruption, le népotisme et le gaspillage sévissent et l’État s’emploie à les combattre avec vigueur et détermination. Voilà une autre bataille qu’on ne peut remporter qu’avec la participation de toutes les catégories de la population, car tout ce qui est réalisé l’est pour vous, avec vous et grâce à vous», a déclaré le chef de l’Etat. Les lois qui seront mises en oeuvre seront-elles suffisantes pour lutter efficacement contre ces fléaux? Y aura-t-il suffisamment de femmes et d’hommes pour veiller à leur stricte application sans sourciller et sans être tentés par l’appât du gain facile et de l’argent sale? La corruption, la spéculation et les barons de l’informel sont comme des poissons dans l’eau et braconnent au sein de l’économie nationale. Jusqu’à quand? D’importantes mesures seront prochainement prises qui insuffleront un nouvel élan à la gestion de nos programmes et à la dynamisation de l’appareil de l’État. Elles viendront conforter la lutte contre la bureaucratie et les dysfonctionnements enregistrés au sein de notre administration et faire face à toute atteinte aux deniers publics. Une concertation sera engagée cette année au niveau local avec les citoyens, les élus, le mouvement associatif et l’administration pour définir les objectifs d’un meilleur développement local et les adapter aux attentes de la population», a souligné le premier magistrat du pays. Toutes les forces vives de la nation doivent se mobiliser pour la réussite de ce chantier.

«Cette mission ambitieuse et décisive pour l’avenir de notre pays exige l’adhésion de la majorité, la participation de toutes les forces politiques et sociales et la contribution des compétences nationales. Elle requiert aussi un Etat fort, capable d’instaurer une plus grande confiance entre l’administration et les citoyens. Un État reposant sur une administration compétente et crédible et un système judiciaire placé sous la seule autorité de la loi. Cette mission nécessite surtout que nos instances élues puissent jouir d’une légitimité incontestable», a précisé le président de la république. La bataille contre ces maux qui rongent la société algérienne est l’affaire de tous. Elle sera implacable. La victoire ou la défaite seront collectives.

Source L’Expression Mohamed Touati

Le Pèlerin

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