Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 08:03

“Le manque d’argent liquide dans les bureaux de poste est dû aux récentes augmentations des salaires des fonctionnaires et autres employés.”

algerie poste

 

“Le manque d’argent liquide dans les bureaux de poste est dû aux récentes augmentations des salaires des fonctionnaires et autres employés.” Telle est la réponse donnée par le ministre de la Poste et des Technologies de la communication et de l’information, Moussa Benhamadi, lors d’une conférence de presse, hier, en marge de la rencontre TIC/emploi au Cercle national de l’armée à Béni-Messous, à Alger. Il a estimé également que les rappels massifs des salaires sont, en grande partie, responsables de cette situation caractérisée par une forte demande. Situation aggravée, selon lui, par le fait que les employés “cherchent souvent à retirer la totalité de leur argent des comptes”.

Le ministre a reconnu que les augmentations des salaires allaient, par conséquent, engendrer une poussée inflationniste et notamment le nombre important de billets en circulation. “Il faut aller vers d’autres solutions, comme l’utilisation des chèques et des cartes magnétiques pour les paiements. Cela diminuera le nombre d’argent qui circule dehors et, notamment, l’inflation”, a-t-il-dit. Il a appelé les commerçants à accepter les chèques des clients et à introduire des appareils magnétiques pour le paiement par carte dans leurs commerces. Le ministre a annoncé qu’un dispositif à usage magnétique sera placé dans plusieurs entreprises publiques, comme les centres-payeurs des télécoms, Mobilis, Sonelgaz, Naftal… Et les citoyens pourront régler leurs factures par chèque ou par carte. Interrogé sur le nouveau billet de 2 000 DA qui sera mis en circulation prochainement, le ministre a confirmé l’existence de cette nouvelle coupure. Il a expliqué que le billet de 2 000 DA “contribuera au rafraîchissement de la monnaie en circulation et sera plus disponible”.

Selon lui, la Banque d’Algérie augmentera également la production des billets de 1 000 DA et remplacera progressivement tous les billets usés de 200 DA.

Évoquant le retour de l’entreprise Eepad sur le marché des TIC, le ministre a reconnu qu’aucun consensus n’a été trouvé. “Algérie Télécom a fait des propositions intéressantes pour résoudre les problèmes de l’Eepad, mais celle-ci a refusé. Cette affaire est un drame pour le secteur des TIC”, a-t-il regretté.

Source Liberté Nabila Afroun

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 07:56

Algérie - L’impatience du patient

Alger Chomeurs en colere

Le temps est une abstraction puisque création de la conscience qui déplie le déroulement des événements dans sa tête. Mais ceux-ci existent, d’où le problème des humains, à l’exception des politiques, qui ont toujours du mal à les fusionner en un seul point. Fidèle ministre, El Hadi Khaldi a expliqué, à propos des réformes prochaines, que le président Bouteflika allait les faire de toute façon et n’agit pas sous la pression des manifestations en Algérie et dans le monde arabe. Bien sûr, ce n’est qu’une coïncidence que n’auront soulevé que les esprits pervers. Mais les mêmes esprits se rappellent qu’à l’époque du président Chadli, on disait que le président Boumediène allait ouvrir le champ politique mais qu’il n’en n’avait pas eu le temps, il est mort avant. Et que toujours à l’époque Chadli, après les émeutes d’Octobre 1988, on disait aussi que le Président allait ouvrir, question de temps. Il a fallu des émeutes nationales et des morts pour arracher des acquis, qui sont encore aujourd’hui les seuls.

Le temps c’est comme le pétrole, on peut en perdre puisqu’on en a. Petit calcul : Boumediène est resté 13 ans au pouvoir, Chadli 13 ans et Bouteflika y est depuis 12 ans. A eux trois, ils totalisent 38 ans de pouvoir. 38 ans pendant lesquels ils n’ont pas eu le temps. Mais qu’ont-ils fait ? C’est là où leurs arguments sont avancés : le président Bouteflika devait d’abord ramener la paix avant d’ouvrir ; Boumediène devait d’abord donner à manger à son peuple avant d’ouvrir ; Chadli devait d’abord améliorer d’abord les services et la qualité de vie. Finalement, le seul qui voulait ouvrir était Boudiaf, mais il n’en n’a réellement pas eu le temps. Mais maintenant qu’on ne meurt plus, qu’on a un démodulateur et qu’on a mangé, qu’est ce qu’on fait ? On attend le Président. Il devrait bientôt distribuer de l’oxygène. L’appel d’offres vient d’être lancé. Un gros marché.

Source El Watan Chawki Amari

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 04:49

A bientôt à Casablanca

Algerie-1-Maroc-0.jpg

 

A la faveur de son laborieux succès, hier au stade de Annaba, face à la redoutable sélection marocaine par la plus petite des marges (1-0), l’Algérie se relance dans la course pour la phase finale de la CAN 2012 de football. Les quatre équipes du groupe (Algérie, Maroc, Tanzanie et RCA) occupent la même position avec 4 points chacune. Sans trop convaincre, les Verts se sont contentés donc de l’essentiel qui va leur permettre de poursuivre l’aventure avec plus de sérénité, même si le match retour entre l’Algérie et le Maroc, prévu en juin prochain à Casablanca, s’annonce explosif. Hier, les hommes de Benchikha, faut-il le souligner, l’ont remporté avec leurs tripes en livrant une véritable bataille aux Marocains nettement supérieurs sur le plan collectif.

Malgré la défection en toute dernière minute de Karim Ziani qui, après avoir ressenti des douleurs, a laissé sa place à Ghezzal, les Verts ont entamé la partie tambour battant. Revigorés par une présence exceptionnelle du public, qui a pris d’assaut les gradins du stade du 19 Mai de Annaba dès la matinée, les hommes de Abdelhak Benchikha sont entré, en effet, directement dans le vif du sujet. Et c’est par l’entremise du Sochalien Ryad Boudebouz que les Verts ont ouvert les hostilités. Sur un coup franc direct de Boudebouz dévié par un défenseur adverse, la balle est allée s’écraser sur la transversale (4’). Un corner qui va apporter du nouveau puisque bien exécuté par le Sochalien, la balle est brossée par Yebda avant qu’elle ne soit interceptée de la main par un défenseur marocain. Du coup, les Algériens bénéficient d’un penalty (pourtant limpide) que les Lions de l’Atlas ont contesté.

Hassan Yebda, qui a sorti hier une superbe partie, se charge de son exécution et donne précocement aux Verts l’avantage au score (6’). Ce fut le scénario idéal pour les Verts qui ont continué la première période avec une certaine aisance psychologique, malgré les tentatives des Marocains de déclencher des offensives dangereuses. Avec un Chemakh difficilement contrôlable, un Taârabt très mobile et un Boussoufa ingénieux, l’attaque marocaine a mis en péril la défense algérienne à plusieurs reprises. Comme ce fut le cas pour le pensionnaire d’Arsenal, Merouane Chamakh, qui s’est retrouvé à deux reprises face à face avec M’bolhi, mais la concrétisation lui a cruellement fait défaut (16’ et 22’). Les débats sont très musclés de part et d’autre, ce qui a contraint l’arbitre à siffler plusieurs coups francs non sans attribuer un carton jaune à Souleïmani, après un jeu brutal contre Boudebouz.

Les Verts auraient pu terminer cette première période avec une avance sécurisante n’était le lamentable ratage de Ghezzal qui, à l’intérieur de la surface de réparation, a tiré sur le gardien (38’). L’arbitre mauricien a envoyé les deux équipes aux vestiaires avec ce léger avantage pour les coéquipiers de Lemmouchia. En seconde période, les Marocains sont revenus avec de meilleures intentions, histoire de refaire leur retard au score. Dès la reprise, ils se sont imposés, ils ont dominé sur tous les compartiments. Les Verts étaient franchement dépassés par les événements à un point qu’on avait l’impression que les Lions marocains jouaient chez eux. Plusieurs opportunités de but se sont offertes aux Marocains et la plus nette demeure celle intervenue à la 67’quand un cafouillage dans les six mètres de M’bolhi nous a donné des sueurs froides. Et la sortie du défenseur Antar Yahia, pour cause de blessure quelques minutes plus tard, accentuera les appréhensions des supporters algériens. Il a été remplacé par Carl Medjani.

Sentant le roussi, Benchikha demande à ses joueurs de monter et tenter ainsi de presser plus haut. Une stratégie qui a relativement porté  ses fruits, sachant que les Lions sont devenus moins dangereux. Les dix dernières minutes seront toutefois laborieuses pour les Algériens qui ont eu vraiment du mal à contenir leurs adversaires.

Il ne restait que le cœur pour les Verts afin de préserver le score. Toutes les tentatives (peu dangereuses) des Marocains ont été déjouées par le portier M’bolhi. Les Algériens ont finalement tenu bon et remporté laborieusement les points de la victoire qui les relance dans cette épreuve qualificative à la CAN.

Fiche technique :

-Arbitrage : R. Seechurn, Vallyvian et Zooton (Iles Maurice)

-But : Yebda (6’, SP) Algérie.

-Averts. : Lacen, Mehdi (Algérie). Souleïmani, Hermèche  (Maroc)

-Algérie : Mbolhi, Mehdi, Mesbah, Anthar Yahia (Medjani 71’), Bouzid, Lemmouchia, Lacen, Yebda (Hdaj Aissa 88’), Ghezzal, Boudebouz (Belhadj 81’), Djebbour

-Entr : Abdelhak Benchikha

-Maroc : El-Miaghri, Bassir, Benatia, El-Kantari, Souleïmani, Hermèche,  Belhinda, Khardja, Boussoufa, Taarabt (El Arabi 72’), Chamakh.

-Entr : Eric Gerets

Source El Watan Slimane Mekhaldi, Tarek Aït Sellamet

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 10:17

Les paramédicaux reprendront, à partir du début du mois prochain, le chemin de la protestation.

paramedicaux-en-greve.jpg

Le Syndicat national des paramédicaux (SAP) qui a tenu son conseil national, jeudi dernier, a décidé d’une grève illimitée à partir du 11 avril prochain. Selon le secrétaire général du SAP/M. Lounès Gachi, le ministre de la Santé «n’a pas tenu ses engagements». «Le ministre nous a assurés lors de notre rencontre du 24 février dernier que notre statut serait bientôt promulgué, cependant nous avons d’autres revendications qu’il n’a toujours pas satisfaites, notamment celle liée à la réintégration des paramédicaux suspendus pour cause d’activité syndicale», a dénoncé le porte-parole des paramédicaux. Pis, selon ce dernier, le ministre de la Santé fait «dans la provocation». «Il convoque des personnes qui ne sont pas représentatives pour négocier avec elles», a indiqué M. Gachi. Le Syndicat des paramédicaux, qui a mis fin à sa grève illimitée, le 24 février dernier, après engagement de la tutelle de satisfaire les revendications émises, réclame la promulgation de son statut avec introduction du système LMD dans la formation, la classification à la catégorie 11 ainsi qu’une revalorisation salariale.

Source Le Soir d’Algérie S.A.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 10:08

Algérie Maroc sur Canal Algérie

ENTV.jpg

 

La rencontre Algérie-Maroc sera diffusée en direct par Canal Algérie, a annoncé la première chaîne de télévision algérienne.

Bonne nouvelle pour tous les supporters de l’étranger : Canal Algérie annonce finalement qu’elle diffusera le match Algérie-Maroc dimanche, en direct d’Annaba ! Ce choc de la troisième journée des éliminatoires de la CAN Orange 2012 sera également retransmis sur l’ENTV, la Chaîne 4 Amazigh, A3, Al Jazeera Sports et Medi1Sat.

Source Footafrica365.fr

Le Pèlerin

 

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 10:03

«Oua dja’alna min el ma koulou cha’ian hayyan»

«...Et nous avons créé, à partir de l’eau, toute chose vivante»

hammam-melouane.jpg

 

Le 22 mars a vu la célébration de l’eau partout dans le monde et en Algérie. Parmi les défis les plus sûrs pour l’humanité, la disponibilité de l’eau dans le futur. Au plan mondial, la question de l’approvisionnement en eau devient chaque jour plus préoccupante. Le constat unanimement partagé est simple: déjà précaire dans certaines régions du globe, la situation ne pourra qu’empirer dans les années à venir. Le formidable essor démographique que va, en effet, connaître notre planète dans les vingt-cinq prochaines années, va nécessairement s’accompagner d’une explosion de la consommation en eau et d’une dégradation de sa qualité. Face à ce risque vital de pénurie d’eau, les rencontres internationales se multiplient pour tenter de développer au niveau mondial une vision partagée de la gestion des ressources en eau. Aujourd’hui, à l’échelle mondiale, les hommes prélèvent environ 3800 kilomètres cubes d’eau douce chaque année pour leurs différents usages. Aujourd’hui, un tiers de l’humanité vit dans une situation dite de «stress hydrique», avec moins de 1700 mètres cubes d’eau douce disponibles par habitant et par an. L’eau douce est donc une denrée rare. Pourtant, à l’échelle de la planète, elle semble ne pas manquer: environ 40.000 kilomètres cubes d’eau douce s’écoulent chaque année sur les terres émergées, lesquels, partagés entre les 6 milliards d’individus vivant sur Terre, devraient fournir 6600 mètres cubes d’eau douce à chacun. Mais si ces réserves sont globalement suffisantes pour répondre à l’ensemble des besoins, elles sont réparties de façon très inégale à la surface du globe. Neuf pays seulement se partagent 60% des réserves mondiales d’eau douce: le Brésil, la Russie, les États-Unis, le Canada, la Chine, l’Indonésie, l’Inde, la Colombie et le Pérou. À cela s’ajoute le fait que la répartition de la population est elle aussi très hétérogène ce qui augmente encore parfois les disparités. D’un pays à l’autre, les situations peuvent donc être très dissemblables. Ainsi, par exemple, entre la bande de Ghaza, en Palestine, très pauvre en eau douce (59 mètres cubes par habitant et par an), et l’Islande, où la ressource est pléthorique (630.000 mètres cubes par habitant et par an), le rapport est de un à dix mille. Le manque d’eau est structurel dans le vaste triangle qui s’étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c’est-à-dire dans plus de 20 pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient: chaque habitant y dispose en moyenne de moins de 1000 mètres cubes d’eau douce par an, une situation dite de «pénurie chronique».

L’eau, une source de conflits entre nations

Au cours du XXe siècle, la population mondiale est passée de 1,7 milliard d’individus en 1900 à plus de 6 milliards en l’an 2000. Mais alors que la population triplait, la consommation en eau de l’humanité était multipliée par plus de six, soit une augmentation deux fois plus importante! Le formidable essor de la consommation en eau est, en effet, dû non seulement à cette démographie galopante, mais aussi à l’augmentation de la demande moyenne en eau par habitant, une conséquence de l’accès de plus en plus facilité à l’eau potable, et de l’exceptionnel développement industriel et surtout agricole qu’a connu le XXe siècle. Car pour subvenir aux besoins alimentaires d’une population sans cesse croissante, il a fallu augmenter les surfaces agricoles et intensifier l’agriculture. La moyenne mondiale de consommation d’eau par jour est de 137 litres. Les écarts entre les pays sont très importants. La consommation d’eau est de 781 litres. Le Canada possède 3% des réserves mondiales d’eau potable, les Américains, en 2006, ont consommé près de 600 litres par habitant, la consommation moyenne des Français est estimée à 137 litres par personne. En Argentine elle est de 341 litres.Au Royaume- Uni elle est de 95 litres. Seuls 38% de l’eau qu’il utilise proviennent de ses propres cours d’eaux.(1)
Les perspectives en matière d’eau douce ne sont pas réjouissantes puisque, de l’avis général, sa raréfaction semble inéluctable. Or, un pays qui manque d’eau est un pays qui ne peut ni nourrir sa population, ni se développer. D’ailleurs, la consommation en eau par habitant est désormais considérée comme un indicateur du développement économique d’un pays. Selon une étude des Nations unies, l’eau pourrait même devenir, d’ici à 50 ans, un bien plus précieux que le pétrole. C’est dire toute l’importance de cette ressource que d’aucuns appellent déjà «l’or bleu». Avoir accès à l’eau est donc devenu un enjeu économique puissant à l’échelle planétaire, qui pourrait devenir l’une des premières causes de tensions internationales. Il est vrai que plus de 40% de la population mondiale est établie dans les 250 bassins fluviaux transfrontaliers du globe. La situation n’est pas récente. En 1503 déjà, Léonard de Vinci conspirait avec Machiavel pour détourner le cours de l’Arno en l’éloignant de Pise, une cité avec laquelle Florence, sa ville natale, était en guerre. Des chercheurs américains ont également montré que depuis le Moyen-Âge, les désordres sociaux en Afrique orientale coïncidaient avec les périodes de sécheresse. Aujourd’hui encore, les contentieux à propos de l’eau sont nombreux à travers le monde, notamment au nord et au sud de l’Afrique. Au Proche-Orient Israël draine l’essentiel de l’eau du Jourdain: un colon consomme 10 fois plus d’eau qu’un Palestinien. L’Égypte, entièrement tributaire du Nil pour ses ressources en eau, doit néanmoins partager celles-ci avec dix autres États du bassin du Nil. Quant à l’Irak et à la Syrie, ils sont tous deux à la merci de la Turquie

L’eau est-elle un droit naturel ou un produit marchand?

La perception de la valeur de l’eau a progressivement évolué au cours des deux dernières décennies. A Mar del Plata en Argentine en 1977, l’eau fut définie comme «bien commun», un bien donc auquel chacun devait pouvoir accéder pour ses besoins primordiaux. Mais à cette conception idéale et proprement publique de l’eau, s’est progressivement substituée, au fur et à mesure de sa raréfaction, une vision beaucoup plus marchande: en 1992 à la conférence de Dublin, l’eau fut cette fois clairement déclarée «bien économique». Par la suite, lors du premier Forum mondial de l’eau, en mars 1997 à Marrakech (Maroc), les experts exprimèrent leur crainte que l’eau ne devienne, comme le pétrole, une denrée monnayable et chère à courte échéance, et l’enjeu de nouvelles guerres. Aujourd’hui, le constat est unanime parmi les experts qui diagnostiquent une crise grave si les gouvernements n’améliorent pas leur gestion des ressources en eau. Tandis que la Commission mondiale de l’eau, plaidait pour une large privatisation de ce secteur à l’échelle mondiale, de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) condamnaient cette vision «technico-économique et marchande» et prônaient l’accès à l’eau comme un «droit fondamental de l’homme», gratuit ou tarifé à prix coûtant. Selon le Conseil mondial de l’eau, d’énormes investissements seront donc nécessaires pour moderniser l’existant et créer de nouveaux équipements (usines de production, réseaux de distribution, stations d’assainissement), mais aussi pour développer de nouveaux systèmes d’irrigation. Ces investissements ont été évalués par le Conseil mondial de l’eau à 180 milliards de dollars par an pour les 25 prochaines années, contre 75 milliards de dollars actuellement investis chaque année. Le défi majeur du XXIe siècle en matière d’eau sera donc vraiment d’assurer la rentabilité de la gestion de l’eau, tout en garantissant aux plus pauvres le droit d’accéder à cette ressource vitale.(2)

A titre d’exemple, les puissants groupes Veolia et Suez se sont vus déléguer, à 80%, la gestion de l’approvisionnement en eau en France. La gestion de l’eau fait l’objet d’un business aux enjeux financiers colossaux. Le documentaire Water Makes Money, diffusé sur Arte le 22 mars montre les manoeuvres des multinationales contrôlant cette filière.(3) Il est pourtant une autre catastrophe, voire même une véritable guerre contre des innocents, qui fait des ravages et qui mobilise si peu médias, opinion publique et responsables politiques. Il est urgent de le rappeler au moment où l’on célèbre dans la plus grande discrétion la Journée mondiale de l’eau. En effet, l’eau insalubre provoquerait, selon les estimations les plus récentes, 3,6 millions de victimes chaque année! Cette mortalité a bien une cause identifiée, les maladies hydriques, notamment le choléra, la typhoïde, les hépatites et la diarrhée qui, à elle seule, tue 1,5 million d’enfants chaque année dans le monde. Mais il ne s’agit que d’une hécatombe silencieuse. (...) 95% de la croissance démographique d’ici 2050 se produira dans des pays en développement. Dans ces pays, 80% des eaux usées sont rejetées sans traitement, provoquant une pollution dangereuse pour l’homme. On estime même que dès 2025, 22% de l’humanité vivra dans des régions de «grande pénurie». Pour le programme des Nations unies pour le développement (Pnud), 90% de nos voisins du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord seront touchés!(4)

Qu’en est-il du futur?

En terme de prévision, il semble désormais acquis que le réchauffement climatique en cours va encore accentuer ces inégalités. C’est du moins ce que prédisent tous les experts (...) Les experts estiment que les seuils correspondant à ce qu’il est possible de prélever au milieu naturel sont déjà dépassés en de nombreux lieux. Ils prévoient même l’épuisement, dans les 30 ans à venir, de plusieurs nappes importantes, dont l’exploitation s’est intensifiée: +144% en 30 ans aux États-Unis, +300% en 10 ans en Arabie Saoudite, +100% en 10 ans en Tunisie; en Chine, en Inde et en Iran, les prélèvements se sont aussi accrus. Le gaspillage d’eau domestique, notamment, peut être grand. Enfin, le problème de l’eau dans le monde n’est pas uniquement quantitatif, il est aussi qualitatif. Les rejets d’eaux usées et d’effluents sont importants, et polluent et dégradent les écosystèmes aquatiques de façon impressionnante parfois. Alors que l’irrigation absorbe déjà aujourd’hui 70% des prélèvements mondiaux, une consommation jugée très excessive, celle-ci devrait encore augmenter de 17% au cours des 20 prochaines années.

Que fait l’Algérie dans ce domaine?

Sans conteste, la disponibilité de l’eau pour le consommateur est due à l’investissement massif des pouvoirs publics dans le domaine de mise en oeuvre de barrages, de stations de traitement voire de mise en place d’usines de dessalement comme appoint. L’Algérie manque d’eau. En 2001, la situation avait atteint la cote d’alerte. Le gouvernement s’est alors engagé dans un vaste programme d’investissements. Treize stations de dessalement de l’eau de mer sont en cours de réalisation. Treize barrages sont également en cours de construction, ce qui portera, avec les 57 existants, les capacités de mobilisation des eaux superficielles de 5,4 milliards de m3 à 7,2 milliards de m3. Plus au sud, des travaux sont effectués pour permettre le transfert des eaux souterraines de la nappe albienne du Sahara sur une distance de 750 km, entre Adrar et Tamanrasset. Le mégaprojet de transfert d’eau d’In Salah vers Tamanrasset, sur une distance de 750 km, doit couvrir les besoins en eau potable, estimés à 50.000 m3/j de l’agglomération de Tamanrasset et de ses environs ainsi que des projets de centres de vie situés sur le tracé. A l’horizon 2030, le projet débitera 100.000 m3/jour. Il comprend la réalisation de 48 forages en deux phases, 6 stations de pompage, une adduction en double canalisation de 1 258 km, un réseau de collecte d’eau de 100 km. En outre, les travaux portent sur l’édification de 8 réservoirs châteaux d’eau, un réservoir de tête de 50.000 m3, un réservoir terminal de même capacité, ainsi qu’une station de déminéralisation de 100.000 m3/jour, en raison de la salinité de l’eau. Le ministre des Ressources en eau a inauguré le 15 mars, la première partie du mégaprojet de transfert d’eau potable de In Salah-Tamanrasset Cet approvisionnement correspond aux besoins d’une population de 340.000 habitants, avec une dotation unitaire de 265 litres/jour/habitant. Le projet gigantesque permettra à terme la création de nouvelles agglomérations de quelque 10.000 habitants chacune, tout au long du tracé du transfert. De nouvelles villes seront bâties autour de cités de fonctionnaires chargés, notamment de l’entretien et de la gestion des installations de transfert de l’eau.(5)

L’eau et l’électricité:

Outre ses utilisations pour les usages domestiques et pour l’irrigation, l’eau a permis de produire de l’énergie électrique et ce dès les années vingt du siècle dernier. On apprend ainsi qu’en 1938 il y avait 7 centrales à vapeur qui produisaient 288 millions de kWh. Sur ce total on comptait quelques centrales hydro-électriques avec des débits non régularisés. Les petites centrales au fil de l’eau produisaient 50 millions de kWh. Il fut alors décidé d’édifier de nouveaux barrages à la fois pour irriguer et produire de l’énergie électrique aux pieds des barrages comme à Kherrata, Oued Agrioum avec une production de 110.000 kWh et aux Chutes de Oued Djendjen avec une production de 140.000 kWh. Au total, avec les constructions faites entre 1938 et 1950 c’est en tout une douzaine d’usines avec près de 431 millions de kWh dont 230.000 kWh pour les centrales de Petite Kabylie. Vers 1950, la production totale était de 750 millions de kWh dont 60% étaient hydroélectriques (431 millions de kWh). Ces centrales hydroélectriques ont permis d’économiser la consommation de charbon. A titre d’exemple, la centrale électrique du barrage du Hamiz de 2 millions de kWh a permis d’économiser la production de 1800 tonnes de charbon.(6)

On le voit, il y a 70 ans, les économies d’énergie étaient une réalité et la plupart des barrages érigés avant 1962 étaient hydroélectriques. Peut-on convertir la cinquantaine de barrages que nous avons construits, en barrages hydroélectriques? C’est l’une des voies du développement du durable. Le coût de l’eau est dérisoire ce qui explique son gaspillage. Il faut 4 m3 d’eau pour avoir une bouteille d’eau minérale! Cela ne peut pas durer si on veut réellement avoir une politique de préservation des ressources et si on veut aller vers le développement durable. Seule une stratégie d’ensemble nous permettra de maximaliser nos ressources, rationaliser nos besoins, faire des choix de consommation, bref, préparer l’avenir. C’est cela le type de langage qu’il faut tenir aux jeunes en les invitant à investir aussi les filières technologies (ingénieurs et techniciens) et non pas en leur disant démagogiquement que vous êtes l’avenir, vous êtes les meilleurs, au contraire il faut les inviter au travail, à la sueur, aux veilles technologiques, susciter en eux la mentalité de pionniers bref, les armer scientifiquement pour la conquête du monde autrement qu’en leur servant des soporifiques insipides dont notre télévision a le secret.

1.http://www.economie-d-eau.com/consommation-eau-pays/

2.http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/mondial/07_marche.htm

3.«Water Makes Money»: le business de la gestion de l’eau en accusation Le Monde Télévison 22.03.11

4.Alain Boinet, La bataille de l’eau Le Monde 23 mars 2011

5.http://www.tamanrasset.net/modules/ newbb/viewtopic.php?topic_id=3626&forum=8

6.http://www.alger-roi.net/Alger/documents_algeriens/synthese_1945_1946/synthese_45_46_sommaire.htm

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Ecole nationale polytechnique

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:58

Alors que le monde arabe est endeuillé par la répression des révoltes démocratique

Tlemcen-algerie.jpg

 

Le 16 avril prochain, les festivités de Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011, débuteront officiellement. Cet événement va se dérouler dans un climat très particulier dans le monde arabe. Plusieurs pays de la région, notamment la Libye, la Tunisie, l'Égypte, le Yémen, la Syrie et Bahreïn, connaissent ou ont connu ces dernières semaines de violents mouvements de protestation de leurs populations qui réclament plus de démocratie. A chaque fois, ces mouvements ont été réprimés dans le sang, faisant plusieurs morts, et même comme en Libye des milliers de morts.

L'Algérie, où doit se dérouler la manifestation, n'échappe pas à la règle. En janvier, de violentes émeutes ont fait plusieurs morts et depuis, la population multiplie les mouvements de protestation sectoriels dans la rue pour dénoncer la mal‑vie et la corruption.

Dans ce contexte, un événement comme la célébration d'une capitale de la culture islamique, peut‑il se dérouler selon son programme initial, sans prendre en compte ce qui se passe dans la région qu'il représente (Conakry en Guinée est capitale de la culture islamique 2011 pour l'Afrique et Djakarta en Indonésie pour l'Asie) ? Des pays comme la Libye et le Yémen seront‑ils représentés par le pouvoir officiel ou par des délégations issues des rangs des insurgés ? Jusqu'à présent, le ministère de la Culture ne s'est pas exprimé concrètement sur le sujet, précisant seulement qu'il souhaitait, comme prévu, la participation de la Tunisie et de l'Égypte.

A ces questions s'ajoute la façon dont l'évènement a été organisé et planifié en Algérie. L'Algérie, toujours friande de démontrer qu'elle possède encore une certaine aura culturelle et intellectuelle dans le monde arabe, a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Le budget engagé par l'État s'élève ainsi à 10 milliards de dinars, soit 100 millions d'euros, selon le chiffre avancé par la ministre de la Culture, Khalida Toumi. L'État a rénové pour l'occasion plusieurs sites, a financé la construction de projets hôteliers, d'un palais de la culture, d'un centre d'études andalouses, d'un théâtre de verdure... Une telle débauche de moyens paraît disproportionnée alors que les contractuels réclament en vain depuis des mois leur intégration dans le secteur de l'éducation, que les chômeurs manifestent devant les bureaux de l'Anem dans tout le pays et que les révoltes du logement se succèdent semaines après semaines.

Évidemment, il n'est pas question de dénigrer l'importance de la culture et les actions indispensables qui doivent être menées en ce sens par le gouvernement, ni d'affirmer qu'une manifestation culturelle ne peut exister sans dimension politique. Parfois effectivement la culture doit rester déconnectée de la politique. Mais étant donné l'ampleur du changement qui est en marche dans le monde arabe, il est difficile de le concevoir dans ce cas précis.

Bien sûr, l'évènement est planifié depuis déjà plusieurs années et il aurait été difficile de le stopper net dans sa phase finale, notamment après l'investissement du monde culturel et universitaire national et des différents pays participants. Mais il reste qu'il se dégage un goût amer de la manifestation.

Jusqu'à présent, le ministère de la Culture ou les responsables de l'ISESCO (l'Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture) qui organisent l'évènement, n'ont pas commenté l'actualité ni évalué ses conséquences sur la manifestation, ou sur des aménagements nécessaire de son programme. L'ISESCO a seulement condamné le régime de Kadhafi pour sa répression contre la population libyenne qui manifeste. « Le massacre des innocents est totalement contraire aux valeurs islamiques et aux principes du droit international », at‑elle ainsi affirmé en annulant son accord de coopération avec la fondation internationale Kadhafi pour le développement.

Source TSA Yazid Slimani

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:52

Algérie - Bricolage, répression et paix civile

la-vie-en-algerie.jpg

 

Monter, de nuit, une baraque pour justifier sa demande de logement. Si le procédé est contrarié, c’est l’émeute. Se trouver une place dans les rues dédiées au commerce informel. Et si l’on en est chassé, c’est l’émeute. Se procurer un quota de billets d’entrée pour le match de l’équipe nationale, sinon c’est l’émeute.

Chaque jour, ici ou là, un début d’incendie appelle l’intervention des troupes. Il suffit de prendre la route pour croiser ou dépasser un convoi de forces de l’ordre en partance ou de retour d’une intervention. Alliant sa traditionnelle politique de répression à la nouvelle pratique de “paix contre petites affaires”, l’état oscille désormais entre matraque et permissivité. Des sous par-ci, des coups par-là : ainsi va la paix civile, en Algérie.

Les gardiens de parkings sauvages, un moment pourchassés, ont fini par être tolérés ; aujourd’hui, c’est une institution qui fait partie du système urbain national. Les chalets provisoires mis en place pour répondre à la situation d’urgence née du séisme de 2003, invariablement légués par leurs occupants logés à des “héritiers”, remplissent désormais une fonction définitive d’antichambre au relogement.

La disponibilité pour la manifestation sonore est instrumentalisée par le pouvoir quand il peut lui faire exprimer le soutien exalté de la jeunesse à ses dirigeants. Sous forme de baltaguia traquant d’autres manifestants ou sous forme d’expédition sonore et improvisée allant confirmer la réussite nationale, réduite à un score de match, à Oumdurman. Ce qui fait que, comme aujourd’hui, à Annaba, les rencontres de l’équipe nationale de football sont surchargées d’un double enjeu politique et sécuritaire. On ne peut pas toujours user de la fougue juvénile dans le sens qu’on veut. Elle se retourne parfois dangereusement contre l’ordre public. Les autorités le savent pourtant et leurs appréhensions sont parfois difficiles à cacher, comme le montre cet “appel au fair-play”, lancé avant-hier par la FAF.

La quantité d’argent investi dans ce “onze” est la mesure de la dimension mobilisatrice que le populisme politique lui a confiée. Cette façon de faire de l’équipe nationale un véhicule de promotion de la gestion politique du pays a fait qu’elle constitue, aujourd’hui, et contrairement à ce que prétend la réforme du championnat de football, la seule équipe professionnelle du pays. Avec ses multiples produits dérivés, ses joueurs surpayés, ses nombreux sponsors…

Dans l’intention de favoriser la revendication sociale pour enrayer son éventuelle jonction avec la revendication politique, le pouvoir s’investit dans le financement conjoncturel et sélectif de la paix civile. Mais loin de s’assurer ainsi l’économie d’une répression, celle-ci semble croître, malgré la franchise du commerce informel, malgré une gestion qui court après le cycle bidonville-émeute-logement et d’autres manifestations du couple infernal business-violence. Les petits arrangements de circonstance peuvent provisoirement calmer un quartier ou une catégorie sociale et les exploits d’un dream-team triomphant peuvent, parfois, et pour un temps, plonger les Algériens dans un état de communion euphorique. Mais rien ne saurait remplacer une politique de développement qui ferait du loisir, de la culture et du sport des activités nationales à part entière, libérées de l’emprise politicienne.

Source Liberté Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:48

Algérie - Allègement annoncé des dossiers administratifs

administration-algerienne.jpg

 

De nouvelles mesures d'allègement des procédures d'obtention de différents documents administratifs seront prises «dans les prochaines semaines», a annoncé samedi le directeur général des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Mohamed Talbi. «Un train de mesures d'allègement des dossiers administratifs sera annoncé dans les prochaines semaines», a dit M. Talbi lors de l'émission «Service public» de la radio nationale chaîne III. Il a expliqué que ces mesures prévoyaient notamment la suppression de pièces administratives dans les dossiers de délivrance de la carte nationale d'identité et du passeport, ainsi que la simplification des formulaires à remplir pour l'obtention de ces deux documents.

Refusant de donner plus de détails sur les pièces qu'il est prévu de retirer, il a indiqué que les mesures englobaient aussi des «réductions de délais» pour la délivrance de la carte d'immatriculation automobile (carte grise) et du permis de conduire. Le responsable central a en outre fait état de la poursuite de la numérisation de l'état civil pour l'étendre, à terme, à toutes les communes du pays, ainsi que la mise en application prochaine de dispositions visant à améliorer l'accueil des citoyens dans les différentes administrations, y compris par le renvoi ou la mutation des agents jugés indélicats.

M. Talbi a confirmé, à l'occasion, la suppression de l'extrait de naissance spécial, le fameux 12 S, du dossier de demande de la carte nationale d'identité, et son remplacement par l'extrait ordinaire n°12. Le premier document reste cependant exigé pour le passeport, a-t-il dit.

Source Le Quotidien d’Oran R.N.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:15

Rencontre de football Algérie-Maroc - Paris se prépare

algerie CAN 2010

 

Les Algériens de France attendent avec impatience le match qui opposera aujourd’hui l’équipe nationale de leur pays d’origine au Maroc.

Une ferveur sportive, semblable à celle qui a prévalu lors des Coupes du monde et d’Afrique, règne dans certains quartiers populaires parisiens. De Clichy à Ménilmontant, en passant par le quartier arabe de Barbès Rochechouart jusqu’à Belleville, les cafés et les bars s’attendent à être envahis par des centaines de supporters des deux pays. Ces derniers préfèrent voir le match en groupe qu’en solitaires. Au Soleil, un café algérien réputé pour la diversité de sa clientèle, on a mis les bouchées doubles. Un deuxième grand écran a été installé dans la salle pour permettre aux clients de suivre confortablement le derby maghrébin.

En effet, lors de la précédente Coupe du monde, il était difficile de trouver où mettre son pied dans ce café transformé, durant près d’un mois, en une arène de football. Les caméras de télévision affluaient de partout pour faire des reportages sur les supporters.

Quelques mètres plus loin, d’autres cafés se préparent au rendez-vous. Les écrans bien fixés et les tables bien rangées pour dégager plus de place aux clients. «Mais attention, avertit le patron d’un autre bar, ça n’a rien à avoir avec le match qui a opposé l’Algérie à l’Egypte. Ce jour-là, on a été littéralement envahis». Et d’ajouter : «Ce soir, il y aura des Algériens et des Marocains. Ils regarderont ensemble le match dans l’entente et la bonne humeur. Et que le meilleur gagne.»

En effet, l’esprit sportif semble prédominer dans les deux communautés. «Aucun enjeu politique n’est à l’ordre de ce match, analyse Khaled, Algérien gérant d’un supermarché. Les Marocains sont nos amis et nos frères. Nous travaillons ensemble et nous avons des liens familiaux. S’il y a des problèmes politiques entre les deux Etats à cause notamment du problème du Sahara  Occidental, ce n’est pas le cas chez les deux peuples qui cultivent des relations d’amitié depuis toujours.»

Iliès, un marchand ambulant, espère que le match de ce soir sera une occasion pour faire la fête entre Maghrébins. «Nous devons nous montrer civilisés et accueillir les supporters marocains au stade d’Annaba comme il se doit et conformément à nos traditions d’hospitalité et de bienveillance.»

Du côté marocain, le même esprit de fraternité et d’amitié règne. Pour Ali, boulanger dans le quartier des Maraîchers dans le XXe arrondissement de Paris, jouer au Maroc ou en Algérie est en réalité la même chose. «Personne ne doit se sentir étranger dans le pays de l’autre, compte tenu des liens historiques entre les deux peuples». Ali compte d’ailleurs déployer les deux drapeaux sur sa vitrine pour montrer son attachement aux deux pays. «Mon épouse est de Tlemcen. Mes enfants connaissent bien et l’Algérie et le Maroc. Je souhaite juste que l’Etat algérien ouvre les frontières, car ce sera plus facile pour nous de rallier Maghnia depuis Oujda. Voilà ce que j’attends vraiment de ce match. Qu’il soit une bonne raison pour casser les barrières qui nous séparent».

Source El Watan Yacine Farah

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0