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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:41

Ils ont tout abandonné sous la menace

algerie libye

 

Des Algériens ont dû abandonner tous leurs biens devant l’insécurité en Libye. Sur le chemin du retour, ils étaient délestés de toutes leurs économies et même de leurs portables sous prétexte qu’ils auraient filmé des scènes d’affrontement. Il aura fallu trouver des Libyens de confiance pour les conduire jusqu’aux frontières algériennes.

Les nombreux points de contrôle dressés sur la route menant vers la frontière de Mersa Beriga jusqu’à Ghadamès, à 12 km de Debdeb, sont devenus des “points d’intimidation et de menace”.

Des femmes algériennes rapatriées et qui sont mariées à des Libyens ont préféré garder le silence par peur des représailles contre leur mari resté là-bas. Des femmes mariées avec des Libyens sont rentrées avec leurs enfants pour la plupart sans leur mari. Les autorités libyennes empêchent les Libyens de fuir vers les frontières sous peine d’être exécutés sur place.

“On a fui l’insécurité, mais mon mari est resté pour protéger nos biens. Plusieurs magasins et maisons ont été saccagés et brûlés”, nous dira Fatima, cette Algéroise mariée à un Libyen mais elle garde le silence sur la situation en Libye se contentant de dire : “J’espère le retour au calme pour revenir à mon mari.”

Ils sont plus de 459 Algériens qui sont rentrés par les trois postes frontaliers de Debdeb, Djanet et Tilkoum depuis le 25 février dernier, selon les statistiques de la Protection civile. Sept d’entre eux sont toujours hébergés dans des sites d’hébergement alors que la plupart originaires de Ghardaïa, Oued Souf, Biskra, Ouargla et Illizi ont regagné leur famille.

Mais, selon des Algériens rapatriés, plusieurs d’entre eux ont préféré rester en Libye pour préserver leurs biens malgré l’insécurité et le danger car ils sont devenus la cible des milices de Kadhafi et des révolutionnaires. Des Algériens possèdent des biens dans plusieurs régions en Libye à l’exemple de ce commerçant de Ghardaïa qui est rentré au pays par le poste frontalier  de Debdeb et qui nous a confié qu’il n’avait pas le choix et a été contraint comme  plusieurs de ses compatriotes de tout  abandonner. “Mes biens, même mes effets vestimentaires, sont restés là-bas.” Il travaille dans l’électroménager.

Il avait des magasins et employait des ressortissants étrangers. “Mais j’ai décidé de rentrer au pays sur conseil des amis libyens qui m’ont dit que je risquais ma vie à tout moment, j’ai hésité mais quand j’ai su que des Algériens ont disparu sans trace et lorsque mes magasins ont été brûlés je suis rentré en urgence”, dit-il avec amertume d’avoir perdu le fruit d’années de labeur.

De Benghazi à Ghadamès, le chemin de l’enfer

Ce commerçant nous raconte l’insécurité tout le long du chemin menant aux frontières. “J’étais à bord de mon véhicule immatriculé en Libye mais c’est un ami libyen qui conduisait, j’étais harcelé par des individus armés qui portaient le drapeau vert c’est-à-dire les fidèles de Kadhafi. Ils ont fouillé le véhicule plusieurs fois et je fus soumis à un interrogatoire avant qu’ils prennent mon téléphone portable croyant que j’avais filmé les incidents”, ajoute-t-il.

Les réfugiés préfèrent se déplacer à partir de la mi-journée des villes de Ghadamès et Ghat, frontalières avec la Libye. Nous avons pu enregistrer le flux des réfugiés au niveau du poste frontalier de Debdeb à partir de l’après-midi. “On devait éviter les faux barrages. Des individus armés et souvent encagoulés interceptaient nos véhicules et nous délestaient de nos biens, portables et argent, ils prenaient tout avant de nous libérer”, nous dira un commerçant de Biskra.

Il finira par reconnaître avoir été maltraité par quelques Libyens. “Pas tous, il faut le reconnaître, on devait fuir, la situation s’est dégradée. Moi, j’ai laissé des milliards dans les banques libyennes mais j’avais peur, on nous a humiliés dans les points de contrôle. Ils nous ont dit que vous les Algériens vous avez sali notre pays vous êtes des trafiquants de drogue et maintenant vous êtes des mercenaires ! Alors que nous les Algériens travaillions honnêtement certes, il y a des gens bien mais on souffrait déjà d’être algériens avant ce soulèvement. Plusieurs Algériens se sont vus dépossédés de leurs biens et chassés rien que pour un malentendu avec un Libyen, on vivait dans la peur, il est toujours difficile d’être algérien en Libye”, témoigne-t-il.

Prise en charge psychologique des réfugiés par la PC

La plupart des Algériens rapatriés souffraient dans leur chair, mais aussi leur moral, ce n’est pas facile de quitter une famille ou perdre tout un labeur d’une vie. C’est le cas aussi pour les réfugiés étrangers surtout les Égyptiens et les Asiatiques. Dans ce sillage, on apprend que la Direction générale de la Protection civile a mobilisé des médecins spécialistes en psychiatrie pour la prise en charge psychologique de ces derniers. Des médecins spécialistes en psychiatrie ont été dépêchés sur les sites d’hébergement des réfugiés. Ces médecins au nombre de sept ont été mobilisés dans le cadre du dispositif mis en place depuis le 25 février dernier pour la prise en charge médicale et l’hébergement. Selon le lieutenant, Sofiane Bekhti, le chargé de communication du groupe chargé de la mission, des médecins de  la Protection civile ont effectué des consultations médicales préventives des réfugiés étrangers et algériens. “Une prise en charge médicale mais aussi psychologique” de même qu’il précise que “les médecins de la Protection civile de grade capitaine ont été tous formés dans le module psychiatrie des catastrophes et d’urgence pendant une année et encadrés par le professeur Kacha, directeur du centre psychiatrique de Chéraga. Les médecins nous ont expliqué que les réfugiés visiblement très affectés étaient inquiets sur leur situation et leur avenir”.

Les médecins ont dû faire un travail de proximité avec les réfugiés égyptiens surtout effrayés et qui avaient peur de représailles en Algérie à l’exemple de Abir, cette jeune femme égyptienne hébergée à l’auberge des jeunes à In Aménas. Elle a été suivie par une médecin avant de rejoindre son pays avec son mari et ses deux jumeaux Hassan et Hossein. “Ce n’est pas du tout Hassen Chehata, c’est le nom de mon beau-père !” Elle nous confie qu’au début, elle avait très peur de passer la frontière algérienne “surtout quand on a vu des gens en casquette et en tenue militaire, on s’attendait à ce que l’on soit arrêtés ou refoulés vers l’enfer libyen mais Dieu merci, ils nous ont reçus comme si on était de leur famille avec le sourire et nous ont souhaité la bienvenue dans votre deuxième pays, mon mari a éclaté en sanglots quand il a vu ce pompier porter mes jumeaux et leur offrir des gâteaux au chocolat”, raconte cette Égyptienne.

En revanche, des réfugiés asiatiques qui ignoraient leur sort à venir furent aussi suivis psychologiquement par les médecins de la PC d’autant qu’ils voulaient à tout prix regagner leur pays le plus tôt possible, comme c’est le cas de ces 300 Vietnamiens vu que le billet d’avion dépasse les 30 millions de centimes. Ce qui a poussé les agents de la Protection civile qui les encadraient à lancer une campagne de sensibilisation pour les calmer. “Les pompiers mobilisés sont chargés des missions d’intervention, sensibilisation et prévention dans les sites d’accueil et le dispositif mis en place est actualisé au fur et à mesure”, conclut le lieutenant Sofiane Bekhti chargé de communication de la mission.

Source Liberté N.B.

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:27

La manifestation étouffée par la police

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C’est devenu une habitude depuis plus d’un mois. Chaque samedi, Alger la Blanche change de couleur et revêt le costume bleu foncé de la police. Déterminé à maintenir l’interdiction sur les manifestations publiques dans la capitale, le pouvoir a fait, hier encore, dans la démonstration de force.

Pour empêcher la marche à laquelle a appelé la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), il n’a pas lésiné sur les moyens. Le décor est planté dès les premières heures de la matinée. La place du 1er Mai, d’où devait s’ébranler cette marche, est quadrillée. Plusieurs dizaines de policiers et de véhicules antiémeute encerclent les lieux.

Les principaux axes routiers menant vers cette place sont rigoureusement surveillés. Formant des haies sur plusieurs dizaines de mètres, de nombreux policiers bloquent l’accès vers l’arrêt de bus de l’Entreprise de transport urbain (Etusa) et celui des taxis situé à proximité.

Les placettes mitoyennes avec l’hôpital Mustapha Pacha ont été également fermées à l’aide de barrières de sécurité. Seule la chaussée est laissée ouverte à la circulation automobile. Le dispositif étant mis en place, les policiers, boucliers et matraques à la main, attendent, sous une pluie battante, l’arrivée des manifestants prévue à 11h.

Mais ils arrivent un peu tôt. 10h40, environ 150 manifestants font leur apparition sur les lieux. Parmi eux, le président du RCD, Saïd Sadi, et l’infatigable Ali Yahia Abdennour. Aussitôt, les policiers accourent vers eux. Encerclés, les deux hommes sont vite conduits vers l’entrée principale de l’hôpital Mustapha. Après avoir réussi à isoler les deux leaders de la CNCD, les forces de l’ordre reviennent pour disperser les manifestants. Ces derniers tentent d’abord de forcer le cordon de policiers, en vain.

Chargés par les policiers, ils répliquent par des slogans hostiles au pouvoir et demandent un changement du système. «Pouvoir assassin», «Y’en a marre de ce pouvoir» et « Djazaïr, houra, democratia (Algérie libre et démocratique)», scandent-ils. Chassé de la place du 1er Mai, un groupe de manifestants improvise une petite marche vers le quartier de Belouizdad. Ils n’ont quitté les lieux que vers 12h.

Un fait nouveau : les «baltaguia» du régime n’ont pas fait leur apparition cette fois-ci. Les autorités auraient-elles compris enfin le danger de la division de la société algérienne ? Possible. Par ailleurs, selon des responsables du RCD, la police a tout fait pour empêcher Saïd Sadi et Ali Yahia Abdennour d’arriver la place du 1er Mai.

Le véhicule qui transportait les deux hommes d’El Biar vers le lieu de la manifestation a été suivi par la police puis endommagé. «Ils ont (les policiers) fait en sorte à ce qu’ils n’arrivent pas à la place du 1er Mai. Le véhicule qui transportait les deux hommes a été percuté par une Polo de la police et endommagé», explique Boubekeur Darguini, député du RCD. Réagissant à l’interdiction de cette marche, le Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC), une organisation née il y a deux mois, dénonce vigoureusement l’attitude des autorités. «Le Mouvement des jeunes indépendants pour le changement a suivi avec indignation la répression qui s’est abattue sur les citoyens qui se sont rendus ce matin à la place du 1er Mai pour marcher pacifiquement, demandant le départ du régime», affirme le MJIC dans un communiqué adressé à notre rédaction.

L’organisation, ajoute-t-on, «dénonce avec vigueur le recours systématique des autorités à la répression pour étouffer tout mouvement de protestation et condamne la brutalité utilisée par les agents de l’ordre contre les manifestants».  

Communiqué de la coordination nationale pour le changement et la démocratie :

La CNCD tient à saluer, une nouvelle fois, les citoyennes et citoyens qui ont répondu à l’appel de la cinquième marche qui devait s’ébranler de la place du 1er Mai à celle des Martyrs, malgré les interdictions, la désinformation des médias lourds, les recrutements ostentatoires des baltaguis et la répression des forces de sécurité qui s’est traduite par des blessés, parmi eux, une parlementaire et de nombreuses interpellations.

Cette nouvelle marche du 12 mars est un nouveau message de détermination des citoyens qui activent quotidiennement sur le terrain.

Les manœuvres de déstabilisation de la CNCD par les tentatives d’instrumentalisation de certains de ses membres qui viennent de lancer un nouveau parti politique pour le maintien du système sont la démonstration que le régime ne cherche que sa reproduction. Les patriotes algériens lutteront de toutes leurs forces contre toutes les manœuvres visant à pérenniser le système. Leur mobilisation a un but : le changement radical du système et non le changement dans le régime.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 07:02

Algérie - Les 36 millions de Meursault

alger retour au calme Le calme à Alger

 

Pourquoi les Algériens qui se révoltent un par un, ne se révoltent pas tous en même temps ? Question de base, trois mois presque après la fuite du Dictateur de Tunis, suivi par la démission du Pharaon de l'Egypte. Que se passe-t-il chez nous ? Pourquoi les Algériens, grands détenteurs de la légitimité révolutionnaire, initiateurs fervents des coups d'Etat, descendants immédiats de la décolonisation ne se sentent pas intéressés par le jeu de dominos ? Où est passé l'ego révolutionnaire qui nous a valu le classement de meilleur peuple de colériques et manifestants dans le monde arabe ? Les observateurs satellitaires du monde entier se posent cette question sur ce peuple-là, exactement. Les réponses sont donc nombreuses et vont de l'explication par la peur, à celle par la fatigue, en transitant par celle, inexplicable de «peuple content de son régime dans l'ensemble mais pas dans le détail». On en choisira une : celle d'un ami du chroniqueur qui explique la situation algérienne par le déplacement massif de la population vers l'Ailleurs absolu et irréversible. Détaillons : selon cet ami, tous les Algériens ou presque ne vivent plus en Algérie, même ceux qui y vivent physiquement, ligotés à leurs sols par la chaussure et les impossibilités diverses. «Tout le monde est parti il y a des années».

Les Algériens sont donc des harraguas collectifs, ne vivent plus dans le pays pour demander à le changer ou à le démocratiser. Ils sont donc ailleurs, dans la tête ou par les rames et les pieds. On ne peut pas parler donc d'un projet collectif dans un arrêt de bus, une salle d'attente ou un hangar de transit. Certains sont partis vers le Nord, d'autres vers les profondeurs de leurs âmes. Du coup, personne ne voit l'utilité de faire la révolution dans un pays provisoire ou de mourir alors qu'il veut partir.

Le dernier souvenir d'une volonté nationale remonte en effet à vingt ans et, depuis, des gens sont morts, d'autres n'arrivent pas à naître et des derniers ont des cabas dans le regard. Du coup, encore une fois, tout le monde est spectateur : c'est comme lorsqu'on voit une dispute dans une gare alors que le souci numéro un est le bagage, le sandwich ou le ticket de train. Cette sensation est donc nationale et a fini par émietter la volonté de changer en une volonté individuelle de s'en sortir. Le pays n'est plus un projet de tous mais un empêchement pour chacun. Du coup, les révolutions sont de l'ordre du chacun pour soi : gardes communaux, médecins, avocats, architectes, chômeurs, travailleurs de Sonatrach, journalistes, femmes, lycéensetc. Le passé est commun à cause des morts, mais l'avenir est solitaire à cause des enfants de chacun. «Aujourd'hui Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais plus. J'ai reçu un télégramme de l'asile «Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués.» Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.». C'est la phrase du roman de chacun. Prononcée par 36 millions d'étrangers assis l'un à côté de l'autre. Des Meursault sans Camus, fabriqués par meurtre de soi et de l'autre, dans un monde absurde et sous un soleil sans raison.

Source Le Quotidien d’Oran Kamel Daoud.

Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:59

Algérie - Comment Aït Ahmed tente de sauver Bouteflika

ait ahmed

 

Tout est dans l’incroyable dédoublement de Mostefa Bouchachi. L’ancien Bouchachi – dont il convient, en dépit de tout, de respecter le parcours et l’opinion — avait le verbe haut et le regard déterminé. Le 1er février, il clamait : «Le régime sait qu’il est dictatorial. (…) Il faut qu’il accepte le passage à une transition démocratique… Nous ne voulons pas un remaniement du gouvernement qui serait synonyme d’un changement à l’intérieur du système…»(1) Six semaines plus tard, le nouveau Bouchachi contredit l’ancien et :

«La démission de Abdelaziz Bouteflika n’est pas nécessaire… Je pense qu’il faut être pragmatique : c’est un changement qui peut se faire avec le pouvoir. On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera.»(2) Que s’est-il passé entre les deux personnages ? Il y eut l’irruption d’un homme : Hocine Aït Ahmed, le fondateur du Front des forces socialistes, qu’on dit adversaire acharné de la caste militaire et infatigable partisan de la réconciliation avec les islamistes. De son exil suisse, Aït Ahmed saisit immédiatement après la chute de Ben Ali et les premiers affolements de Bouteflika, les conséquences catastrophiques qu’aurait un départ du président algérien : ce serait la fin du projet de «réconciliation» caressée depuis Sant’Egidio ; le tête-à-tête insoutenable avec les généraux ; l’émergence d’une Algérie nouvelle à la construction de laquelle les islamistes et les «réconciliateurs» n’auraient pas pris part et dans laquelle, craint-il, les généraux continueraient d’exercer le pouvoir. Le chef du FFS sait que Bouteflika reste indispensable pour la famille «réconciliatrice». Depuis 1999, il existe, en effet, un accord non écrit entre le président Bouteflika, les partis signataires du contrat de Sant'Egidio et les chefs islamistes de l'ex-FIS pour exécuter l'accord de Sant'Egidio (rétablissement de l'ex-FIS et retour à la case 1992). Cette convention secrète, régulièrement bloquée par la caste militaire, repose essentiellement sur Bouteflika. Elle devait être mise en application dès l'entame du troisième mandat de Bouteflika. Tenue secrète durant plusieurs années, la transaction fut dévoilée publiquement par le chef de l’Armée islamique du salut, Madani Mezrag, en juillet 2007 puis par son adjoint Ahmed Benaïcha, l’ancien «émir» de la branche armée du FIS, en décembre de la même année, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad : «Dès sa réélection en 2009, Bouteflika prononcera une amnistie générale et permettra au FIS de retourner sur la scène politique ; oui, le champ sera rouvert aux enfants du Front dans le cadre d’un parti politique», avait déjà révélé, en décembre, Ahmed Benaïcha, l’ancien «émir» de la branche armée du FIS, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad. L’ancien chef terroriste, en plus de reconnaître l’existence de l’arrangement politique entre l’ex-FIS et le président, avait ajouté : «Il y a en ce moment plusieurs initiatives pour donner corps à cette solution politique qui va faire l’objet d’un consensus entre les nationalistes et les islamistes. » Cette solution politique, Benaïcha l’appelle «solution finale», celle qui solderait le contentieux de 1992 né de l’annulation des législatives remportées par les islamistes et de la dissolution du FIS. Elle prévoit une réhabilitation totale et publique du parti dissous et un progressif transfert de pouvoir.

L’enjeu Bouteflika

Aussi, la fragilisation de Bouteflika à la suite de la chute de Ben Ali et de Moubarak avait-elle alarmé les islamistes, les réconciliateurs et tout un insoupçonnable monde La riposte devenait capitale. Seul moyen : faire capoter le mouvement de protestation, affaiblir la CNCD et, surtout, jeter une bouée à Bouteflika. Le 4 février, Hocine Aït Ahmed donne ordre au FFS et au RAJ de quitter la CNCD. Le 20, il fait la même demande à Mostefa Bouchachi, un des fondateurs de la CNCD, proche du FFS, qui se retire. La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) a bien éclaté, sous l’influence des partis politiques, entre partisans de Sant’Egidio et «éradicateurs », autour de l’enjeu Bouteflika : le changement se fera-t-il avec ou sans Bouteflika ? Mais Aït Ahmed avait surtout compris que Bouteflika avait besoin d’un appui partisan pour se redéployer. Cet appui viendra d’Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN et cosignataire du contrat de Sant'Egidio. Le 16 février, Mehri adresse une lettre ouverte à son «frère» Bouteflika lui proposant une sortie de crise et lui demandant d'employer l'année qui sépare l'Algérie du 50e anniversaire de son indépendance à «préparer le changement pacifique souhaité». Cette «transition démocratique» formulée par Sant'Egidio suppose donc le maintien de Bouteflika à son poste au moins jusqu’en juillet 2012 ! Immédiatement, et dans un geste «spontané», Hocine Aït Ahmed adresse une lettre à Mehri dans laquelle il le félicite pour son initiative politique et l’assure du soutien du FFS : «Je veux t’assurer de l’importance et de l’intérêt que je porte à ta contribution. Elle représente, dans la crise actuelle, une initiative forte et pertinente, écrit Hocine Aït Ahmed. Je suis heureux, sans être vraiment surpris, de noter entre nous, des convergences essentielles, dans l’analyse politique de la situation du pays.» La mise en scène est parfaite. Le leader du FFS prend soin de faire part de son accord pour le répit accordé à Bouteflika : «Le cinquantenaire de l’indépendance verra de nouveau le peuple algérien fier de son passé et rassuré sur son avenir.» C’est le moment de revenir à Mostefa Bouchachi. C’est à l’aune du projet Mehri-Aït Ahmed, inspiré par El-Mouradia, qu’il s’exprime désormais. Libéré de son devoir de réserve, il se dévoile alors et appuie le délai accordé à Bouteflika dans ledit projet : «Nous savons tous que personne ne souhaite de vacance de pouvoir dans ce pays, nous savons tous à quel point c’est dangereux, surtout dans un pays comme l’Algérie, cela peut nous mener tout droit vers une situation à la libyenne. (…) On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera. [la démission de Abdelaziz Bouteflika] n’est pas nécessaire à mon avis, à partir du moment où il accepte cet accord.» Qu’en pense alors le chef de l’Etat ? Une «source proche de la présidence» annonce dans un article «autorisé» du Jeune indépendant(3), que «le pouvoir en place semble apprécier la position et les propositions du FFS (…) qui n’a jamais abandonné ses luttes pacifiques, des personnalités nationales et historiques en association avec d’autres personnalités et hommes politiques sincères, (qui) peuvent constituer le nœud gordien de la renaissance nationale. Un profond changement politique, économique, constitutionnel est nécessaire aujourd’hui (…) Selon une source proche du dossier, le président Bouteflika «doit préparer l’Algérie à un véritable changement politique et constitutionnel avec la participation de l’ensemble de la classe politique et des personnalités nationales telles que Aït Ahmed, Mehri et Hamrouche. Le pays doit arriver à faire naître la deuxième République algérienne. (…) L’élection présidentielle pluraliste devrait être annoncée pour le 5 juillet 2012, date de naissance de la deuxième République démocratique et sociale !» Comprenons donc que le projet Mehri est accepté. Que faire alors des généraux ?

Isoler les généraux

Les «confidences» d’El-Mouradia à notre confrère le Jeune Indépendante laissent planer aucune équivoque. La «deuxième république » projetée par le tandem El-Mouradia-Sant’Egidio est définie en opposition à «première République qui a pris le pouvoir en 1962 (et qui) a échoué dans son entreprise. Le GPRA et la Constituante ont été dissous par les partisans du ko». Autrement dit, revenir à 1962, au GPRA de Benkhedda et effacer le putsch de l’armée de Boumediène («les partisans du ko») qui a installé Ben Bella de force. Revenir à une Algérie sans militaires, offerte à un pouvoir civil, cette Algérie pour laquelle s’est battu Aït Ahmed ! Comprenons par là que «deuxième république» sera donc une république sans généraux. On nage en pleine hypocrisie : c’est Bouteflika qui était l’un des agents les plus zélés du putsch militaire de 1962 contre le GPRA ! Qui tirera les marrons du feu si ce scénario vient à voir le jour ? Il est à craindre que ce ne soit Bouteflika. Ce qui intéresse Bouteflika dans le plan des partis de Sant’Egidio, c’est qu’il épouse parfaitement son propre plan : laisser la succession à son frère. Car, contrairement aux illusions répandues ici et là, le président n’a pas renoncé à son projet de faire élire Saïd Bouteflika, en dépit des révoltes arabes. Le rapprochement avec les partis de Sant’Egidio sert sa stratégie de niveler le terrain pour son petit frère ; lui enlever le poids de l’armée ; lui offrir un «parti majoritaire » à la place du FLN (remisé au placard) et du RND (dissous ?) ; agréer de nouveaux partis qui lui serviraient de «soutiens satellites» ; organiser des législatives anticipées pour le mettre sur selle avant l’échéance 2014… C’est tout cela qu’annonce le Jeune Indépendant.

1. El Watan1er février.

2. Entretien mercredi 9 mars par le site Maghreb Emergent (CNCD, Pouvoir, agenda du changement : Me Bouchachi s’explique sur tout).

3. Le Jeune Indépendant, mercredi 9 mars 2011.

Source Le Soir d’Algérie Mohamed Benchicou

Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:57

La réunion secrète de Bouteflika

bouteflika

 

Abdelaziz Bouteflika a présidé, mercredi dernier au siège de la présidence, une importante réunion avec les plus hauts responsables de l’Etat. C’est ce que nous avons appris de source sûre.

Ont pris part à cette réunion, restreinte et hermétiquement tenue au secret, le président du Sénat Abdelkader Bensalah, le président de l’Assemblée populaire nationale Abdelaziz Ziari, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le président du Conseil constitutionnel Boualem Bessaïeh et le ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République, Abdelaziz Belkhadem. Ce conclave a duré toute la journée, nous précise notre source. «Il n’y avait aucun ordre du jour préalable à cette réunion. Et puis, le président a l’habitude de convoquer ce genre de réunions pour consulter, se faire informer ou coordonner des actions. Il y a quelques semaines, il avait par exemple fait de même avec l’ensemble des responsables des services de sécurité, sans que cela soit rendu public.» Mais tout de même, le contexte ainsi que la nature des interlocuteurs de Bouteflika, cette fois, autorisent de légitimes interrogations. Car, en convoquant, ainsi, l’état-major des institutions nationales, en la présence de surcroît du président du Conseil constitutionnel, cela signifie que Bouteflika s’apprête à prendre quelques décisions d’importance. C’est d’autant plus plausible que, toujours selon notre source, Bouteflika a tenu une seconde réunion avec les mêmes responsables, moins Ouyahia, dès le lendemain, jeudi. Dans l’entourage des «Six», l’on avance plusieurs hypothèses. «Il a été question, bien sûr, de la situation générale du pays, de l’évolution de la situation en Libye aussi», croit savoir un proche de Belkhadem. Une autre source évoque, quant à elle, «la volonté de Bouteflika d’octroyer plus de prérogatives aux élus locaux à travers le nouveau code communal qui sera soumis dimanche à l’Assemblée». Ceci, tandis qu’une autre «indiscrétion», avance, elle, des hypothèses un peu plus «osées» : «Si le président convoque ces cinq hauts responsables de l’Etat, c’est qu’il prépare une décision majeure. Et dans ce cas, il ne pourrait s’agir que d’une élection législative ou peut-être aussi locale anticipée ou alors d’une révision de la Constitution.» Il faudrait d’ailleurs rappeler que la révision de la Constitution a été annoncée par Bouteflika lui-même, en 2008 puis en 2009. Après avoir éliminé, le 12 novembre 2008, l’article 74 de la Constitution qui limitait le nombre de mandats présidentiels à deux et qui l’empêchait de se présenter à la présidentielle d’avril 2009, Bouteflika s’était publiquement et à plusieurs reprises engagé à procéder, au cours de son actuel mandat, à une autre révision. «Une révision en profondeur », précisait-il en plus. Car, pour lui, l’actuelle Constitution ne détermine pas, de façon nette, la nature du régime en Algérie. «Nous ne sommes ni dans un régime présidentiel, ni dans un régime parlementaire», ne cesse-t-il de se plaindre, lui qui dispose pourtant de prérogatives d’un régime ultra-présidentiel ! Son projet, et c’est de notoriété publique, est d’accroître la prééminence de la fonction présidentielle sur l’ensemble des institutions institutions pour en faire la seule et exclusive source de pouvoir. Or, la conjoncture internationale qui a spectaculairement évolué en ce début 2011 rend plus que jamais improbables les tentations dictatoriales de cette nature. Est-il alors en train de chercher une formule «habillée», moins choquante en tout cas, pour faire avaler la pilule ?

Un conseil «d’urgence» sur l’emploi

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a présidé, jeudi dernier, un très long conseil interministériel sur «la nouvelle politique de l’emploi», avons-nous appris de source gouvernementale. «Ce CIM s’était exclusivement penché sur la préparation de tous les textes d’application, très nombreux et nécessaires à la concrétisation des dernières mesures prises par le Conseil des ministre.» Des mesures qui impliquent en outre de très nombreux secteurs comme celui de l’emploi, mais aussi ceux de l’agriculture, de l’habitat, du tourisme, de la pêche, de l’industrie, de la PME PMI, etc. «C’était quasiment un conseil de gouvernement. Car, et en plus du nombre de secteurs que cela concerne, le gouvernement a été chargé de simplifier la procédure habituelle pour que l’ensemble des textes soient prêts à très court terme.» Il convient de préciser, en effet, qu’en temps ordinaire, une telle procédure prend six mois en moyenne.

Ouyahia convoque son conseil pour le 7 avril

Ahmed Ouyahia a convoqué la réunion du conseil national de son parti, le RND, pour les 7 et 8 avril prochain à Zéralda. Il convient de rappeler que la dernière session de ce conseil remonte au mois de mars 2010, date depuis laquelle Ouyahia ne s’était plus exprimé en public.

Source Le Soir d’Algérie Kamel Amarni

Le Pèlerin

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 09:52

Une nouvelle marche aujourd’hui à Alger

  Alger premier pas

 

Les marches sont maintenues pour poursuivre le combat pour le changement du système politique en Algérie.

Infatigable ! La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD tendance partis politiques) s’apprête à tenter, ce matin, de marcher à nouveau dans la capitale, Alger.

Malgré la répression féroce de ses actions et la propagande abjecte l’ayant ciblée depuis sa création, la CNCD se montre toujours déterminée à poursuivre son combat pour «le changement du système qui prend en otages l’Algérie et les Algériens depuis 1962».

En effet, l’organisation veut maintenir la pression sur le régime qui, après la tempête des deux derniers mois (janvier et février), revient à sa véritable nature en rejetant toute ouverture du champ politique. Pour cette nouvelle action, la CNCD décide de revenir à l’itinéraire initial qui a été retenu pour les marches du 12 et du 19 février dernier : de la place du 1er Mai vers la place des Martyrs.

La coordination pourra-t-elle marcher cette fois-ci ? Il suffit juste de voir le dispositif policier mis en place aux quatre coins de la capitale pour connaître la réponse. A l’instar des précédentes actions, cette marche sera sans nul doute interdite. Déployées depuis le début du mois de janvier dernier, des dizaines de véhicules de police n’ont jamais quitté les principales places d’Alger. Comme lors des dernières manifestations, la machine répressive sera renforcée dès les premières heures de la matinée pour empêcher tout rassemblement. Mais cette fois-ci, la police reçoit même l’instruction d’utiliser «la force légale» contre les manifestants. C’est le directeur général de la DGSN, Abdelghani Hamel, qui a donné, jeudi dernier, cet ordre à ses éléments. «En cas de besoin, les services de la police peuvent utiliser la force légale pour mettre un terme à des agissements illégaux», déclare-t-il lors d’une cérémonie organisée au niveau de l’Ecole supérieure de la police d’Alger. Outre la mobilisation des milliers de policiers, les autorités encouragent aussi des jeunes désœuvrés à utiliser la violence contre les manifestants.

Ces jeunes, rémunérés paraît-il par on ne sait qui, se baladaient avec des armes blanches et s’attaquaient aux marcheurs au vu et su des forces de l’ordre. L’un d’eux a même blessé à la main, samedi dernier à El Madania, le président du RCD, Saïd Sadi. Le comble !

L’agresseur n’a même pas été arrêté. Pourtant, au lieu de les livrer à de pseudos «jeunes des quartiers» – car la place du 1er Mai et la place des Martyrs appartiennent à tous les Algériens –, la police a pour mission de protéger aussi les manifestants.

En tous cas, il n’est pas exclu qu’aujourd’hui encore que les mêmes modes opératoires seront reconduits pour intimider ceux qui répondront présents à l’appel à la marche lancé par la CNCD. Parallèlement à la marche d’Alger, la coordination appelle aussi à l’organisation d’actions similaires dans d’autres wilayas à l’intérieur du pays.

Source El Watan Madjid Makedhi

Le Pèlerin

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:02

Nouvelle ville de Boughezoul - Ce sera aussi un centre de savoir

boughezoul

La ville nouvelle de Boughezoul «est un projet structurant qui va contribuer grandement à l’essor socioéconomique des régions steppiques», a affirmé hier à Médéa le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Chérif Rahmani.

Cette mégalopole «servira également de trait d’union entre le Sahara et les villes du Nord du pays», a indiqué le ministre, soulignant que la ville nouvelle de Boughezoul «n’est pas conçue en tant qu’entité urbaine isolée et dépourvue de vocation, mais comme une agglomération futuriste, innovante, créative et attractive à la fois».

M. Rahmani, qui suivait un exposé sur le projet présenté par le directeur général de l’Entreprise de gestion de cette nouvelle ville, a estimé, dans ce contexte, que «la future mégalopole sera un centre de rayonnement qui va influer positivement sur son environnement immédiat, mais au-delà aussi de ses limites géographiques». Le projet, a-t-il ajouté, «va marquer, dans sa conception actuelle, le passage de l’Algérie vers l’ère des énergies renouvelables et des technologies non polluantes». L’approche écologie adoptée dans ce sens, tant sur le plan des normes de construction, des technologies qui seront utilisées et du caractère des structures devant être implantées sur ce site, traduit, selon le ministre, «la volonté affichée par l’Etat d’amorcer ce passage vers le développement durable et d’opter progressivement pour les énergies renouvelables».

Le ministre a rappelé, à ce propos, que «cette option écologique est très bien accueillie y compris par certains partenaires de l’Algérie», évoquant, dans ce contexte, «le don d’un montant de 10 millions de dollars US, fait récemment par le Centre international de l’environnement pour la réalisation de l’un des trois Instituts de recherche prévus dans la nouvelle ville de Boughezoul». M. Rahmani a annoncé, par ailleurs, le début de concrétisation d’un projet de Centre de recherche, sous la tutelle du ministère de la Défense nationale. Le ministre s’est enquis, lors de sa visite de travail et d'inspection, de l’état d’avancement de certains chantiers entamés à la périphérie du site d’implantation de cette mégalopole.

Il s’agit, en l’occurrence, des chantiers de voie de contournement aménagée sur les bordures du lac de Boughezoul, ainsi que le chantier de surélévation de la digue sud de ce plan d’eau. Par ailleurs, le ministre a souligné, mercredi à Aïn Oussara, l’impérative nécessité «d’enraciner chez les jeunes scolarisés la culture des nouvelles technologies pour leur permettre d’être à la page des évolutions scientifiques», en marge d’une une cérémonie de remise d’une cinquantaine de micro-ordinateurs au lycée Cheikh Bouamama offerts par la fondation Déserts du monde.

A Djelfa, le ministre a inspecté un Centre d’enfouissement technique (CET) nouvellement mis en exploitation et dont la réalisation a coûté 250 millions de dinars. Les travaux de décontamination du site d’une décharge publique confiés à une société algéro-française ont été également inspectés par le ministre.

Source Infosoir R.N. /APS

Le Pèlerin

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 08:00

Il sera sans intérêt pendant 2 ans

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Le crédit bonifié à concurrence à hauteur de 1 million de dinars par hectare accordé aux fellahs pour la création des exploitations agricoles sera à un taux zéro pendant les deux années de sa mise valeur.

C’est ce qu’a affirmé, hier, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, en marge de la journée d’information organisée à l’institut national de recherche en agronomie (INRA) d’El-Harrach (Belfort) .«Le taux d’intérêt sera fixé à 1 % à partir de la 3e année, à 2% pour la 4e et à 5 % pour la 5e ».

Les modalités d'application du crédit bonifié destiné à la création de nouvelles exploitations agricoles et d'élevage devraient être finalisées avant la fin du mois. «Nous sommes en train de finaliser les normes d’application avec la BADR», a indiqué également le ministre. Toujours dans le cadre de ces nouvelles mesures, Benaïssa a expliqué que les concessionnaires bénéficiaires d’une parcelle de superficie inférieure à 10 hectares peuvent solliciter, auprès de la BADR un crédit bonifié ne dépassant pas 1 million de dinars par hectare.

Ils peuvent également bénéficier des autres avantages pour la création des exploitations agricoles dans le cadre de la politique du renouveau rural. Pour ce qui est du domaine privé non exploité, il s’agit, selon lui des dispositifs facilitant l'accès au foncier agricole. Le propriétaire n’ayant pas d’attestation de propriété doit délivrer un certificat de possession par l’APC ou un titre de propriété par voie d’enquête foncière fixé par la loi n° 07 -02 du 27 février 2007. Pour bénéficier du crédit bonifié, il doit se rapprocher de la BADR muni de l’attestation de validation du projet et du certificat de propriété et confirmé dans un cahier des charges, consigné par lui-même et le directeur de l’ONTA. Dans le cadre de l’appui technique, une autre mesure est importante à noter : « Les agriculteurs peuvent bénéficier d’une étude approfondie à titre gratuit, élaborée par le Bureau national études pour le développement rural et peuvent solliciter un accompagnement assuré par l’Entreprise algérienne de génie rural (Eagr). Le ministre a appelé, à cet effet, les conseillers agricoles, les vulgarisateurs, les chambres d’agriculture et les radios locales à traduire ces connaissances pour mieux orienter les fellahs sur le terrain. «Toutes les structures locales sont appelées à communiquer et à vulgariser ces informations et ce, dans le but de la valorisation des terres non exploitées, mais aussi d’inciter ceux qui n’ont pas de terres à accéder au régime de la concession». Les concessionnaires bénéficiaires de parcelles de superficies supérieures à 10 hectares, sont libres de négocier les crédits auprès de la BADR dans le cadre de la législation en vigueur du 23 février 2011. Des journées de sensibilisation autour de ces mesures seront lancées, le 19 mars, à travers toutes les wilayas du pays, même dans les régions les plus reculées, a annoncé le ministre.

Source Infosoir Samia Lounes

Le Pèlerin

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 07:27

Ce que le pouvoir ne pourra pas acheter

besoin de democratie et mieux vivre

 

Peut-on envisager un changement du système sans se pencher sur le terrible héritage des violences des années 1990 ? Non, selon les proches des victimes et des forces qui ont participé à la lutte antiterroriste. Vérité, justice et dignité demeurent des revendications qui transcendent les clivages... et les générations. 

Les violences massives des années 1990 ne cessent de rattraper l’actualité – et la conscience – nationale. L’inédite démonstration de force des gardes communaux à Alger, la semaine dernière, revendiquant dignité et un meilleur statut social en regard de leurs sacrifices, en est un émouvant exemple. Mais ils ne sont pas les seuls, et les colères remontent aux oreilles chauffées de l’Etat, de partout : les patriotes démobilisés, les familles de victimes du terrorisme abandonnées, les proches de disparus harcelés, les licenciés «politiques», les internés des camps du Sud…

Les revendications de ces catégories – officiellement englobées dans «les victimes de la tragédie nationale» – semblent connaître un nouveau souffle au profit du tsunami de contestations qui secoue le pays - et toute la région. Même spécifiques à chacune de ces douleurs, on retrouve souvent des motifs communs, comme la dignité, la reconnaissance d’un statut, la demande de la vérité et de la justice. C’est dire que l’armada de textes d’applications de la charte pour la paix et la réconciliation – «approuvée» par référendum en septembre 2005 – et la propagande n’ont pas réussi à cicatriser des plaies béantes. Comme le font souligner les associations de victimes auteur d’une contre-charte en septembre 2010, la charte pour la paix et la réconciliation «ne peut être considérée comme le texte fondateur d’une paix solide et d’une réconciliation saine et durable.

La persistance de la violence, ces dernières années, montre que la charte de 2005 n’a pas atteint le but affiché par ses promoteurs. Il n’en pouvait être autrement avec un texte qui prône l’oubli et consacre l’impunité, s’inscrivant ainsi dans la tradition du régime de déni de l’histoire et de la mémoire, et de mépris des attentes et des besoins du peuple algérien en général et des victimes en particulier». Et c’est cette «tradition du régime» qui se révèle avec précision dans sa gestion du passif des violences massives. «Pour préserver l’unité sacrée de la nation, il a fallu passer par des raccourcis, éviter les règlements de comptes, juguler les profondes dissensions idéologiques qui ont brisé longuement le corps social et maintenir la cohésion des forces de sécurité», assure-t-on officiellement.

Traumatisme

Dans l’esprit des hauts cadres du système, «justice» équivaut à «règlement de compte», et «vérité» signifie «se déjuger». Sans oublier que la non-continuité de l’Etat n’est pas le principe le plus marquant de nos dirigeants. C’est dans cet esprit que la volonté d’occulter puis de «gérer» à la hussarde la décennie des violences (qui se poursuivent à une autre échelle d’intensité) a été adoptée et imposée à la société. Et les catégories de victimes ne sont pas les premières à faire jonction entre les colères actuelles et leurs revendications : les autorités puisent dans ces mêmes violences l’un de leurs arguments favoris pour casser les mouvements de contestation.

«La société est fatiguée par tant de violence, la société ne veut pas replonger dans le chaos des années 1990…» disent-ils. Mais si le moindre sondage renseigne effectivement sur le profond traumatisme de la société, il n’en demeure pas moins que, d’un côté, la dynamique contestataire semble intacte (l’actualité le prouve) et que, d’un autre côté, les dénis de justice, d’équité et de vérité, exacerbés par les violences massives, restent aussi fortement ressentis par la société. La Coalition d’associations de victimes (CFDA, SOS Disparus, Djazairouna et Soumoud) estimait la semaine dernière que «la revendication de vérité et de justice ne concerne pas uniquement les victimes directes des violations des droits de l’homme commises durant le conflit des années 1990. Comme le respect des droits de l’homme et des libertés publiques, l’égalité sociale et la lutte contre la corruption, la vérité et la justice sur les crimes du passé concernent l’ensemble de la société algérienne. Elles sont une question centrale dans la lutte pour la fin du régime actuel, la démocratie et la mise en place d’un Etat de droit dans notre pays».

Source El Watan Adlène Meddi

Le Pèlerin

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 18:57

Les formations politiques n’offrent pas l’environnement adéquat pour la promotion de la femme.

femmme algerienne rurale 

Les femmes sont utilisées comme des cartes par les partis politiques, pour eux, c’est un moyen de garantir davantage de voix lors des échéances électorales.

Les participantes aux travaux du 1er forum des femmes élues à Tanger, sont unanimes sur ce point. Lors d’un atelier organise, hier, sur la représentativité politique des femmes, les intervenantes ont tous reconnu que les partis politiques ne contribuent pas suffisamment a l’implication de la femme dans la vie politique. Bien au contraire, ils s’en servent pour accroître leurs chances lors des élections. «Nous sommes pour eux une carte, un alibi pour remplir les listes électorales», a estime Odette Mouyoyo, maire adjoint de Libreville, au Gabon. Cette élue considère que l’appartenance a un parti politique est une passerelle pour les femmes afin qu’elles puissent s’imposer sur la scène. Cependant, elle précise que les formations politiques n’offrent pas l’environnement adéquat pour la promotion de la femme. «Il faut se battre à l’intérieur du parti pour être en tête de liste ou être élu au sein de la hiérarchie», a-t-elle affirme. Même constat avance par mme Brigitte Rasamoelina, vice- président du congré de la transition de Madagascar et présidente nationale du parti ampela manao politika. «On fait appel aux femmes juste pour applaudir les décisions prises», a-t-elle lance en préambule.

Développant ce constat, cette responsable explique que rarement les femmes sont associées à la prise de décision. Même si elle est présente en force au niveau de la base, la femme demeure marginalisée au niveau des instances dirigeantes. «Quand il s’agit des postes clés, l’homme est toujours privilégié par le parti», a-t-elle dénoncé.et d’ajouter: «les hommes n’offrent pas de cadeau, il faut se battre pour imposer ses idées et réclamer l’égalité entre les hommes et les femmes».

La problématique de la représentativité politique de la femme a été approfondie et longuement débattue par les participantes. Malgré le fait que les femmes représentent la moitie de la population dans les pays africains, sa participation à la prise de décision est marginale. Pour quelle raison? En premier lieu, l’environnement politique et social n’est pas en sa faveur. En second lieu, les tabous, les obligations familiales, l’absence d’une prise en charge pour la formation sont autant d’entraves à sa participation à la vie politique. Par ailleurs, les participantes ont examine la question des quotas. Elles estiment que cette politique est une arme à double tranchant. Certes, ce système encourage la femme à intégrer la vie politique, mais il risque en même temps de lui porter préjudice.à cet effet, les partis politiques peuvent faire du remplissage et pratiquer le clientélisme en présentant des femmes candidates dans des circonscriptions non importantes ou dans des positions non éligibles sur les listes électorales. De plus, les partis ne choisissent pas les candidates pour leur compétence et leur expérience mais simplement pour respecter la loi.

En fait, la promotion de la femme en politique dépend de la volonté des états à aller vers l’égalité des sexes. Seules la constitution et la loi peuvent accélérer les choses et contraindre les partis a franchir le pas vers plus d’égalité en faveur des femmes.

Source L’Expression Nadia Benakli

Le Pèlerin envoyée spéciale a Tanger

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